Aller au contenu principal
Aller au contenu principal
Guide psychologue 202613 minMis à jour 17 juin 2026Cas chiffré 45 000 €

Psychologue libéral : micro-BNC ou frais réels en 2026 ?

Vous vous installez et votre comptable, un confrère ou un forum vous disent l'inverse l'un de l'autre ? C'est l'arbitrage le plus consulté du psychologue libéral — et il tient en réalité dans une seule règle : celle des 34 %. Restez au micro-BNC tant que vos frais réels sont sous 34 % de vos recettes ; passez au réel (déclaration contrôlée 2035) au-delà. Et comme le cabinet d'un psychologue est léger (loyer, RC pro, supervision, formation, tests, logiciel de RDV), le micro-BNC gagne le plus souvent, en prime de sa simplicité. Le seuil 2026 est à 83 600 €, vos soins sont exonérés de TVA, et — point clé — quel que soit le régime, votre caisse reste la CIPAV. On déplie chaque axe, et on tranche sur un cas chiffré à 45 000 €. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

RÉGIME FISCAL DU PSYCHOLOGUE 2026

Micro-BNC ou réel : chiffrer le bon régime sur vos vraies recettes

Audit pour psychologue libéral : on compare micro-BNC et réel sur vos chiffres, on calcule votre point de bascule à 34 %, on vérifie votre TVA (soins exonérés, activité mixte) et on prépare la suite (prévoyance, PER, retraite CIPAV). Cabinet 100 % indépendant.

  • Comparatif micro vs réel à l'euro
  • Calcul du point de bascule à 34 %
  • TVA des soins vérifiée
  • Cabinet 100 % indépendant

SEUIL MICRO-BNC 2026

83 600 €

ABATTEMENT MICRO

34 %

POINT DE BASCULE

34 % des frais

CAISSE RETRAITE

CIPAV

TVA SUR LES SOINS

exonérée

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE VERDICT EXPRESS·2 MIN

Micro-BNC ou réel : le verdict en 30 secondes

La règle des 34 %, c'est tout ce qu'il faut retenir

  • La règle unique : restez au micro-BNC tant que vos frais réels sont inférieurs à 34 % de vos recettes ; passez au réel (2035) dès qu'ils les dépassent.
  • Pour un psychologue, le micro gagne le plus souvent : vos charges (loyer, RC pro, supervision, formation, tests, logiciel de RDV) sont légères et passent rarement la barre des 34 %.
  • Le seuil 2026 : micro-BNC jusqu'à 83 600 € de recettes (et non plus 77 700 €), abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €).
  • La TVA : vos soins sont exonérés (article 261, 4-1° CGI). Pas de TVA à facturer ni à récupérer. Les activités de formation/conseil, elles, sont à 20 %.
  • La caisse ne bouge pas : micro ou réel, vous restez à la CIPAV. Le régime fiscal ne change pas votre caisse de retraite.

« Je débute en libéral : micro-BNC ou frais réels ? » C'est, de loin, la question la plus fréquente du psychologue qui s'installe — et celle sur laquelle un comptable, un confrère et un forum d'entraide vous donneront trois réponses différentes. Bonne nouvelle : la vraie réponse tient dans une seule règle, celle des 34 %. Le micro applique un abattement forfaitaire de 34 % censé couvrir tous vos frais ; le réel déduit vos charges réelles. Donc tant que vos vrais frais restent sous 34 % de vos recettes, le forfait du micro est plus généreux — et plus simple. Au-dessus, le réel l'emporte. Le reste de ce guide ne fait que dérouler cette bascule — et on la chiffre, sur le cas de Léa, à 45 000 € de recettes.

Un mot sur ce que vous êtes, juridiquement, parce que cela cadre tout le reste. Le psychologue exerce une profession libérale à titre protégé (loi n° 85-772 du 25 juillet 1985, article 44 : le titre est réservé aux titulaires d'un Master 2 de psychologie ou d'un diplôme permettant le recrutement comme psychologue dans la fonction publique hospitalière, avec enregistrement ADELI/RPPS auprès de l'ARS). Mais il n'y a ni ordre professionnel, ni monopole d'actes : pas de charge, pas de droit de présentation. Fiscalement, vous relevez des bénéfices non commerciaux (BNC), au titre de prestations de services — d'où le choix micro-BNC ou déclaration contrôlée.

Micro-BNC contre réel : la synthèse. Au micro, l'abattement de 34 % remplace TOUS vos frais. Pour un psychologue à cabinet léger, ce forfait est presque toujours plus généreux que ses vraies charges — le micro gagne, et il est plus simple. C'est l'inverse de l'ostéopathe ou du kiné, dont le cabinet plus lourd fait basculer plus souvent au réel.
CritèreMicro-BNCRéel / 2035
Seuil de recettes≤ 83 600 € (2026-2028)> 83 600 € (obligatoire) ou sur option
Frais déductiblesForfait de 34 % (min. 305 €)Frais réels + amortissements
Déclaration2042-C-PRO + livre des recettes2035-SD + annexes 2035-A/B
ComptabilitéUltra-allégée (souvent sans comptable)Caisse + registre des immobilisations
CSG déductible 6,8 ptsNonOui (art. 154 quinquies CGI)
Madelin / PER pro déductibleNon (PER perso possible)Oui (art. 154 bis CGI)
Déficit possibleJamaisOui (imputable sur le revenu global)
Gagnant si…Frais réels < 34 % (cas le plus fréquent)Frais réels > 34 % (installation, gros investissement)

La règle en une phrase

Restez au micro tant que vos frais réels sont inférieurs à 34 % de vos recettes. Rien de plus à comprendre. Et comme le cabinet d'un psychologue est léger, ce seuil est rarement franchi : le micro est le bon choix dans la majorité des cas. Le détail chiffré est au §5, et le cas complet à 45 000 € au §6.
§ 2LES 3 AXES·2 MIN

Régime ≠ caisse ≠ structure : trois axes à ne pas mélanger

Neuf psychologues sur dix qui s'installent butent sur le même malentendu, et il leur coûte du temps, parfois des honoraires de comptable inutiles : on confond trois questions distinctes. Le régime fiscal, la caisse sociale et la forme juridique sont trois axes indépendants qui se combinent librement. On peut très bien être en entreprise individuelle, au micro-BNC et à la CIPAV en même temps — c'est même le cas le plus courant.

Le démêlage clé

Régime fiscal ≠ caisse sociale ≠ forme juridique

  • Axe fiscal — micro-BNC ou réel : comment vous êtes imposé. C'est le seul vrai arbitrage du quotidien, et l'objet de ce guide.
  • Axe social — la caisse : la CIPAV pour votre retraite. Elle ne change pas selon que vous êtes au micro ou au réel.
  • Axe structure — EI, EURL, SASU, SEL : comment vous êtes organisé juridiquement. C'est une autre décision, traitée dans notre guide dédié au statut.

On l'entend pourtant à chaque rendez-vous : « si je passe au réel, je change de caisse », ou « l'auto-entrepreneur, c'est pas du BNC ». Les deux sont faux. Changer de régime fiscal ne touche jamais votre affiliation à la CIPAV : seules l'assiette et la façon de calculer vos cotisations évoluent. Et le choix de la structure (rester en EI ou créer une société) est une décision encore différente, qui dépend de votre niveau de bénéfice et de vos objectifs — pas de votre régime micro/réel.

Idée reçue n°1 : « auto-entrepreneur » ≠ « micro-BNC »

On les emploie comme synonymes ; ce sont deux choses différentes. « Auto-entrepreneur » (ou micro-entrepreneur) désigne d'abord un mode de cotisation sociale : le micro-social, un forfait prélevé sur le chiffre d'affaires encaissé via le guichet de l'URSSAF, sans déduction de frais ni régularisation. « Micro-BNC » désigne le régime fiscal : l'abattement de 34 %. Au régime « classique » de travailleur non salarié, vos cotisations CIPAV sont au contraire calculées sur votre revenu réel, avec régularisation. Deux axes distincts — et un point qu'on ne vous dit pas toujours : cotiser sur une base plus basse, c'est moins de droits à une retraite CIPAV déjà modeste.

Pour le choix de votre cadre d'exercice (EI, EURL, SASU, voire SEL) et la question du passage en société, voyez nos guides statut juridique du psychologue : EI, EURL ou SELARL et BNC ou SELARL : à partir de quel bénéfice basculer en société.

§ 3LE MICRO-BNC·2 MIN

Le micro-BNC du psychologue : seuil 83 600 €, abattement de 34 %

Le micro-BNC est le régime que la plupart des psychologues ont par défaut, sans toujours l'avoir choisi. Il tient dans deux chiffres : un seuil de recettes et un taux d'abattement.

Le micro-BNC en 30 secondes

  • Qui ? Le psychologue dont les recettes ne dépassent pas 83 600 € (seuil 2026-2028) — régime appliqué par défaut.
  • Comment ? Un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €) remplace l'ensemble de vos frais. Vous êtes imposé sur les 66 % restants.
  • La paperasse ? Réduite au minimum : un simple livre des recettes et un report sur la 2042-C-PRO. Ni 2035, ni comptabilité, ni amortissement — souvent sans expert-comptable.
  • La contrepartie ? Aucun frais réel déductible, aucun déficit possible — un atout si vos charges sont sous 34 %, un handicap au-dessus.

Le seuil 2026 : 83 600 € (et non plus 77 700 €)

Le micro-BNC s'applique tant que vos recettes annuelles ne dépassent pas un seuil. Longtemps fixé à 77 700 € (revenus 2023 à 2025), il a été relevé à 83 600 € pour les revenus 2026 à 2028 par la loi de finances pour 2026 (publiée au Journal officiel le 20 février 2026). Si vous lisez encore « 77 700 € » quelque part, c'est périmé. Ce seuil est révisé tous les trois ans, indexé sur la première tranche du barème de l'impôt sur le revenu (article 102 ter CGI). En clair : vous relevez du micro en 2026 si vos recettes de 2024 ou de 2025 ne dépassaient pas le seuil applicable. La première année d'activité, le seuil est proratisé au nombre de jours d'exercice.

Recettes appréciées HT… mais HT = TTC pour vous

Le seuil et l'abattement s'apprécient sur les recettes HT. Comme vos soins sont exonérés de TVA (voir le §7), vos honoraires encaissés sont déjà « hors taxe » : pour vous, HT = TTC. Vous retenez vos recettes encaissées dans l'année, hors débours et hors rétrocessions versées à un confrère. Attention si vous avez une activité mixte: les recettes de formation ou de conseil, soumises à TVA, s'apprécient quant à elles en HT au sens strict.

L'abattement de 34 % (minimum 305 €)

C'est le cœur du régime : sur vos recettes brutes encaissées, l'administration applique un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €), censé représenter l'intégralité de vos frais professionnels. Vous êtes imposé sur les 66 % restants, ajoutés à vos autres revenus au barème de l'IR. La contrepartie : aucun frais réel, aucun amortissement, aucune cotisation Madelin/PER professionnelle déduits en plus du forfait. Tout l'enjeu est de savoir si vos vrais frais sont en dessous ou au-dessus de ces 34 % — et, pour un psychologue, ils sont le plus souvent en dessous (voir le §5). La déclaration se résume à reporter vos recettes brutes sur la 2042-C-PRO et à tenir un simple livre des recettes.

Le micro de plein droit en début d'activité, et l'ACRE

L'année de votre installation et la suivante, faute de recettes de référence sur les deux années antérieures, vous relevez du micro-BNC de plein droit. S'y ajoute, en début d'activité, l'ACRE : une exonération partielle et dégressive de vos cotisations sociales la première année (conditions à vérifier). Pour un psychologue qui démarre avec une file active réduite et peu de charges, c'est confortable. Mais si l'installation s'accompagne de dépenses lourdes (aménagement, mobilier, achat de patientèle, tests, emprunt) qui dépassent 34 %, vous pouvez opter pour le réel dès l'année 1 (voir le §4 et le §9).
§ 4LE RÉEL·3 MIN

Le réel (déclaration contrôlée 2035) : ce qu'un psychologue déduit vraiment

Le régime du réel — son nom officiel est la déclaration contrôlée — repose sur une soustraction toute bête : votre bénéfice imposable, c'est vos recettes encaissées moins vos dépenses professionnelles réelles (article 93 CGI). On parle de comptabilité « de caisse » : on enregistre ce qui est effectivement encaissé et décaissé dans l'année. Fini le forfait : chaque euro de charge réelle vient en déduction. Pour le psychologue, ce régime n'est gagnant que dans des situations précises, car son cabinet est léger.

Le réel est obligatoire dès que vos recettes dépassent le seuil du micro (83 600 € en 2026) deux années consécutives (article 96 CGI). Il est aussi accessible sur option en dessous du seuil — le cas du psychologue dont les frais réels d'une année dépassent l'abattement de 34 %.

Les formulaires

La liasse 2035 et ses annexes

  • 2035-SD : la déclaration principale, qui récapitule le résultat fiscal (article 97 CGI).
  • Annexe 2035-A : le détail des recettes et des dépenses par nature.
  • Annexe 2035-B : les plus et moins-values, le tableau des amortissements et la détermination du résultat.
  • Le bénéfice obtenu est ensuite reporté sur la 2042-C-PRO pour être soumis au barème de l'IR.

Les frais réellement déductibles d'un psychologue

Au réel, voici les principaux postes qu'un psychologue peut retrancher de ses recettes. Cette liste est volontairement légère — c'est tout l'enjeu : ces postes dépassent rarement 34 % des recettes. Pour le détail complet, poste par poste, voyez notre guide charges déductibles du psychologue libéral : la liste 2026.

Mémo express

Ce que contient la 2035 d'un psychologue

  • Loyer du cabinet (souvent partagé, ou quote-part du domicile affectée à l'activité), charges, électricité, internet.
  • RC professionnelle, supervision et analyse de pratique, formation continue, documentation et tests psychométriques.
  • Logiciel de prise de rendez-vous, abonnement de téléphonie, fournitures, petit mobilier (le petit matériel inférieur à 500 € HT se déduit immédiatement, article 39 CGI).
  • Cotisations URSSAF et CIPAV, frais de comptabilité — eux-mêmes déductibles, donc à intégrer dans le calcul des 34 %.
  • Le cas échéant : achat de patientèle à amortir, intérêts d'emprunt d'installation, aménagement du cabinet (amortissement).

Les deux leviers réservés au réel (et invisibles au micro)

Au-delà des charges courantes, le réel ouvre deux déductions impossibles au micro, et qui rapprochent d'autant le seuil de bascule : la CSG déductible à hauteur de 6,8 points (article 154 quinquies CGI) et les cotisations Madelin et PER du travailleur indépendant (article 154 bis CGI), déduites du bénéfice professionnel. Le micro, lui, ne déduit rien de tout cela : le forfait de 34 % est réputé tout couvrir. Nuance utile : au micro, vous pouvez tout de même alimenter un PER individuel déductible de votre revenu global (article 163 quatervicies CGI) — mais pas le plafond Madelin pro.

Achats en TTC : pas de récupération de TVA

Comme vos soins sont exonérés de TVA (§7), vous ne facturez pas de TVA mais vous ne la récupérez pas non plus : votre mobilier, votre matériel et votre loyer se déduisent ou s'amortissent pour leur montant TTC, le coût TTC étant pour vous une charge définitive. C'est une simplification (pas de déclaration de TVA sur les soins), mais ce n'est pas un cadeau : vous payez la TVA sans jamais la récupérer.
§ 5LA RÈGLE DES 34 %·2 MIN

La règle des 34 % : le calcul qui tranche tout

On y est : la seule formule à retenir de tout ce guide. L'abattement du micro étant de 34 %, le réel ne devient gagnant que si vos frais réels dépassent 34 % de vos recettes. En dessous, le forfait du micro est tout simplement plus large que vos vraies charges.

Le point de bascule micro / réel

Seuil de bascule = Recettes × 34 %

Frais réels < 34 % des recettes  →  MICRO gagnant (et plus simple)
Frais réels > 34 % des recettes  →  RÉEL gagnant

Exemple à 45 000 € de recettes :
45 000 € × 34 % = 15 300 € de frais
→ tant que vos frais sont sous 15 300 €, le micro gagne.
  • Abattement micro-BNC :34 % (minimum 305 €)
  • Point de bascule à 45 000 € :15 300 € de frais
  • Cas le plus fréquent (psychologue) :frais 15 à 25 % → micro gagnant

Source : art. 102 ter CGI. La règle compare le forfait de 34 % à vos vraies charges. Pour affiner, intégrez au réel la CSG déductible (6,8 pts) et vos cotisations sociales, qui gonflent les charges déductibles et abaissent un peu le seuil réel de bascule.

Le différenciateur : psychologue ≠ ostéopathe ou kiné

La même règle des 34 % s'applique à tous les BNC, mais le résultat n'est pas le même selon le métier. Un ostéopathe ou un kiné qui s'installe doit financer un local en centre-ville, une table, du matériel et un aménagement à amortir, souvent un emprunt : ses charges franchissent facilement 34 %, et le réel gagne plus souvent (voir le même arbitrage côté ostéopathe). Le psychologue, lui, a un cabinet léger : un bureau, deux fauteuils, une RC pro, de la supervision et de la formation. Ses charges tournent typiquement autour de 15 à 25 % des recettes. Au final, pour le psychologue le micro l'emporte presque toujours— exactement l'inverse de l'ostéopathe.

Une nuance honnête, parce qu'un bon conseil ne survend rien : la règle des 34 % tranche d'abord la base imposable. Pour être tout à fait exact, il faut aussi tenir compte du fait qu'au réel vos cotisations sociales et votre CSG déductible viennent s'ajouter aux charges, ce qui abaisse légèrement le seuil réel de bascule (le réel peut donc gagner un peu avant 34 % de charges « courantes »). À l'inverse, le micro vous épargne un comptable et une comptabilité. Le bon réflexe reste de chiffrer les deux scénarios chaque année avec votre conseil, surtout les années où vous engagez une dépense exceptionnelle.

Hagnéré Patrimoine

Micro ou réel : on tranche sur VOS chiffres en 45 minutes

Un CGP indépendant calcule votre point de bascule à 34 %, intègre CSG déductible et cotisations, et compare les deux régimes à l'euro — sans biais commercial.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 6CAS CHIFFRÉ·3 MIN

Cas chiffré : Léa, psychologue à 45 000 € de recettes

Prenons Léa, psychologue libérale, 45 000 € de recettes annuelles (soins exonérés de TVA). On compare sa base imposable au micro et au réel dans deux scénarios : un cabinet léger (charges à 20 %), puis une année d'installation (charges à 40 %). Le point de bascule, on l'a vu, est à 45 000 × 34 % = 15 300 € de frais.

Scénario 1 · cabinet léger (charges à 20 %)

Léa, 45 000 € de recettes, 9 000 € de frais réels

Léa partage un cabinet, paie sa RC pro, sa supervision, sa formation et son logiciel de RDV : ses frais réels s'élèvent à 9 000 €, soit 20 % de ses recettes — bien sous les 15 300 € du seuil de bascule.

  • Au micro-BNC : abattement 34 % → base imposable = 45 000 × 66 % = 29 700 €.
  • Au réel : base imposable = 45 000 − 9 000 = 36 000 €.
  • Verdict : le micro affiche 6 300 € de base imposable en moins — et sans comptable. Le micro gagne nettement.

L'économie d'impôt dépend de sa TMI : à 11 %, ces 6 300 € de base en moins représentent environ 693 € d'impôt épargné ; à 30 %, environ 1 890 €. Dans les deux cas, le micro est plus avantageux et plus simple.

Scénario 2 · année d'installation (charges à 40 %)

Léa, 45 000 € de recettes, 18 000 € de frais réels

Cette année-là, Léa s'installe dans son propre cabinet : aménagement, mobilier, achat de quelques tests, intérêts d'un petit emprunt et premiers loyers à 100 %. Ses frais réels grimpent à 18 000 €, soit 40 % de ses recettes — cette fois au-dessus des 15 300 €.

  • Au micro-BNC : base imposable = 45 000 × 66 % = 29 700 € (le forfait ignore vos vraies charges).
  • Au réel : base imposable = 45 000 − 18 000 = 27 000 €.
  • Verdict : le réel affiche 2 700 € de base imposable en moins, avant même de compter la CSG déductible et les cotisations Madelin/PER qui creuseraient encore l'écart. Le réel gagne cette année-là.

Léa a donc intérêt à opter pour le réel l'année de l'installation, puis à réévaluer : une fois les investissements amortis et les frais redescendus sous 34 %, le micro peut reprendre l'avantage. D'où la règle qu'on répète à Léa : on refait le calcul tous les ans.

Synthèse du cas Léa (45 000 € de recettes)

Point de bascule : 45 000 € × 34 % = 15 300 € de frais

Scénario 1 — frais 9 000 € (20 %) :
  Micro : base 29 700 €   |   Réel : base 36 000 €   →  MICRO (−6 300 €)

Scénario 2 — frais 18 000 € (40 %) :
  Micro : base 29 700 €   |   Réel : base 27 000 €   →  RÉEL (−2 700 €)

Bases imposables avant IR, ordres de grandeur pédagogiques simplifiés (hors effet de la CSG déductible et des cotisations Madelin/PER au réel, qui accentuent l'avantage du réel). Ne vaut pas simulation personnalisée.

Le même psychologue, deux années différentes. Tant que les frais restent sous 34 % (15 300 € ici), le micro gagne ; au-dessus, le réel. La photo change chaque année — d'où l'intérêt de refaire le calcul.
Scénario 1 (frais 20 %)Scénario 2 (frais 40 %)
Recettes45 000 €45 000 €
Frais réels9 000 €18 000 €
Base micro-BNC (66 %)29 700 €29 700 €
Base réel (recettes − frais)36 000 €27 000 €
Régime gagnantMicro (−6 300 €)Réel (−2 700 €)

Dans les deux cas : la caisse et la TVA ne bougent pas

Quel que soit le régime retenu par Léa, deux constantes : ses soins restent exonérés de TVA (article 261, 4-1° CGI) et elle reste affiliée à la CIPAV pour sa retraite. Le choix micro/réel ne joue que sur l'impôt (et, indirectement, sur l'assiette de ses cotisations), jamais sur sa caisse ni sur sa TVA.

Note de méthode : comment lire ces chiffres

Les deux scénarios de Léa comparent des bases imposables, avant application du barème de l'IR : ce sont des ordres de grandeur pédagogiques volontairement simplifiés, pas une simulation personnalisée. Ils ne tiennent pas compte de la CSG déductible ni des cotisations Madelin/PER (qui, au réel, creuseraient encore l'avantage du réel quand il gagne), ni de votre situation familiale exacte. Surtout, ces calculs sont une photo d'une année: vos recettes et vos frais bougent, et le bon régime avec eux. Une projection sur vos propres chiffres, refaite chaque année, vaut toujours mieux qu'un cas-type — c'est précisément le travail qu'on mène en rendez-vous.
§ 7LA TVA·2 MIN

La TVA du psychologue : soins exonérés, mais activité mixte à 20 %

Bonne nouvelle, et elle simplifie l'arbitrage micro/réel : vos consultations sont exonérées de TVA. Les soins dispensés aux personnes — diagnostic et traitement des troubles psychologiques — par un psychologue titulaire du titre sont exonérés au titre de l'article 261, 4-1° du CGI, sous condition de diplôme. Cette exonération a été étendue aux psychologues, psychanalystes et psychothérapeutes par l'article 10 de la loi de finances pour 2018 (loi n° 2017-1837 du 30 décembre 2017 ; doctrine BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10).

Ce que cela change concrètement

  • Vous portez la mention « TVA non applicable, article 261-4-1° du CGI » sur vos notes d'honoraires.
  • Vous ne facturez aucune TVA sur vos consultations, et vous ne la récupérez pas sur vos achats : mobilier, matériel, loyer restent à votre charge en TTC.
  • La franchise en base de TVA (article 293 B) est sans objet pour vos soins, déjà exonérés : pas de seuil à surveiller de ce côté.

Attention : l'activité mixte (formation, conseil) est soumise à 20 %

L'exonération vise les soins aux personnes, pas tout ce que fait un psychologue. Les activités hors soins — formation, coaching ou conseil en entreprise, expertise judiciaire, animation de stages ou d'ateliers, supervision facturée à une structure — sont, elles, soumises à la TVA de 20 %. Un psychologue à activité mixte est donc partiellement assujetti : il facture la TVA sur ce volet, peut récupérer la TVA au prorata sur les dépenses correspondantes (prorata de déduction), et surveille pour ces seules recettes le seuil de la franchise en base (article 293 B). Ne dites jamais que vos soins sont à 20 %, ni que vous êtes totalement exonéré si vous avez une part de formation ou de conseil.

C'est l'exact inverse du géomètre-expert ou de l'avocat, assujettis à la TVA de 20 % sur l'essentiel de leur activité et qui, eux, récupèrent la TVA sur leurs investissements. Pour le psychologue, l'option à la TVA d'une SCI qui détiendrait les murs du cabinet (article 260, 2°) n'a aucun intérêt, puisque l'exploitant n'est pas assujetti pour ses soins et ne récupérerait rien.

§ 8LA CAISSE·2 MIN

La caisse ne bouge pas : micro ou réel, vous restez à la CIPAV

C'est la confusion la plus fréquente, et celle qui coûte le plus cher en stress inutile : changer de régime fiscal ne change pas votre caisse de retraite. Le psychologue libéral est affilié à la CIPAV (régime de base CNAVPL par points + régime complémentaire CIPAV par tranches), au micro comme au réel. Seules l'assiette et la façon de calculer vos cotisations diffèrent.

Pourquoi le psychologue est resté à la CIPAV

  • La LFSS 2018 (loi n° 2017-1836 du 30 décembre 2017, article 15) a restreint la CIPAV à une liste limitative de professions (article L.640-1 CSS). De nombreux libéraux non listés ont basculé vers le régime général des indépendants, via un droit d'option ouvert de 2019 à 2023.
  • Le psychologue figure dans la liste de l'article L.640-1 CSS → il reste à la CIPAV de plein droit, sans avoir eu à opter pour quoi que ce soit.
  • Depuis 2023, les cotisations sont recouvrées par l'URSSAF (guichet unique), mais c'est la CIPAV qui gère vos droits et vous versera votre pension. « Payer à l'URSSAF » ne veut pas dire « être au régime général ».

La seule exception : le président de SASU ou de SELAS

Ce n'est pas le régime fiscal qui peut vous sortir de la CIPAV, c'est la structure. Si un psychologue exerce en SASU ou en SELAS comme président, il est assimilé salarié (article L.311-3 CSS) et relève alors du régime général (CNAV + AGIRC-ARRCO), pas de la CIPAV. À l'inverse, en EI, en EURL ou comme gérant de SELARL, vous êtes TNS et restez à la CIPAV. C'est l'axe « structure », distinct de l'axe « régime fiscal » (voir le §2 et notre guide statut).

Une caisse notoirement faible : à compenser

La CIPAV est réputée peu généreuse au regard des cotisations versées. Quel que soit votre régime fiscal, le constat est le même : votre future pension obligatoire sera modeste rapportée à vos revenus d'activité. D'où deux priorités patrimoniales, indépendantes de l'arbitrage micro/réel : une prévoyance Madelin solide et une épargne retraite personnelle (PER, assurance-vie). Le détail dans nos guides retraite CIPAV du psychologue : montant réel et solutions, PER psychologue libéral et le pilier retraite du professionnel libéral.
§ 9OPTION & VL·2 MIN

Versement libératoire, option et changement de régime

Deux questions reviennent une fois la règle des 34 % comprise : faut-il opter pour le versement libératoire de l'impôt, et comment passe-t-on (ou revient-on) du micro au réel ? On répond aux deux.

Le versement libératoire : utile seulement si vous êtes imposable

Le versement libératoire de l'impôt sur le revenu est une option réservée aux micro-entrepreneurs, sous condition de revenu fiscal de référence (le RFR de l'avant-dernière année ne doit pas dépasser un plafond par part de quotient familial). Pour une activité libérale BNC, il consiste à payer l'IR sous forme d'un prélèvement forfaitaire d'environ 2,2 % du chiffre d'affaires, réglé en même temps que les cotisations sociales via l'URSSAF.

Le bon réflexe sur le versement libératoire

Le VL n'a d'intérêt que si vous êtes effectivement imposable. Pour un psychologue dont le foyer est peu ou pas imposé (TMI 0 ou 11 %, conjoint à charge, début d'activité), payer 2,2 % du chiffre d'affaires peut revenir plus cher que l'impôt calculé au barème sur la base après abattement de 34 %. À l'inverse, à TMI plus élevée, il peut faire gagner en simplicité. C'est un calcul à faire chaque année. Les plafonds de RFR et le taux exact sont à vérifier à la source (impots.gouv.fr, service-public.fr).

Passer au réel, ou y renoncer : c'est réversible

L'option pour la déclaration contrôlée se matérialise par le simple dépôt de la liasse 2035 dans le délai légal, sans formalisme particulier (article 102 ter, 5 CGI). Elle est valable un an et reconduite tacitement tant que vous restez sous le seuil du micro. Pour revenir au micro, il suffit de renoncer à l'option avant la date limite de dépôt de la déclaration suivante, tant que vos recettes restent sous le seuil. Il n'y a pas de verrou pluriannuel irrévocable. Au-dessus du seuil deux années consécutives, le réel devient obligatoire.

Mémo express

À retenir sur l'option

  • Changer de régime ≠ changer de caisse : micro ou réel, vous restez à la CIPAV.
  • Engagement annuel et réversible : on peut basculer au réel l'année d'une grosse dépense, puis revenir au micro.
  • Pas d'OGA, pas de majoration : depuis les revenus 2023, la non-adhésion à un organisme de gestion agréé n'entraîne plus de majoration de 25 % du bénéfice (article 158, 7-1° CGI) — l'adhésion à une AGA a perdu son intérêt fiscal.
§ 10AU-DELÀ DU RÉGIME·3 MIN

Au-delà du régime : prévoyance, PER, hauts revenus et cession

Une fois ce choix tranché, la plupart des psychologues qu'on accompagne découvrent que l'impôt n'était pas le vrai sujet : sur la durée, ces questions patrimoniales pèsent bien plus que les 600 à 1 900 € d'impôt en jeu. Indépendantes du régime fiscal, elles découlent surtout de la faiblesse de la CIPAV et du profil de revenus.

Prévoyance et PER : les deux priorités

La prévoyance Madelin d'abord : en cas d'arrêt de travail, votre couverture obligatoire est mince. Un contrat déductible (au réel) comble le trou pour un coût modeste. Le PER ensuite, pour compenser une CIPAV faible : au réel, vous déduisez vos versements au titre du plafond Madelin TNS (article 154 bis CGI) ; au micro aussi, vous pouvez déduire un PER individuel de votre revenu global (article 163 quatervicies CGI), dans le plafond de droit commun. Attention toutefois à rester réaliste : l'efficacité du PER est proportionnelle à votre TMI — très intéressant à 41-45 %, plus modeste à 11-30 %, la tranche de la plupart des psychologues. Détails dans PER psychologue libéral et la prévoyance Madelin du libéral.

Revenus irréguliers : un sujet à part entière

Files actives variables, saisonnalité, mix salarié/libéral : le psychologue connaît souvent des revenus en dents de scie. Au-delà du choix micro/réel, des leviers de lissage existent (système du quotient de l'article 163-0 A CGI pour un revenu exceptionnel, modulation des versements PER, épargne de précaution). On y consacre un guide entier : lisser des revenus irréguliers de psychologue.

Hauts revenus et cession de patientèle

Pour la minorité de psychologues à hauts revenus (cabinet plein, activité mixte soins + formation/conseil), l'arbitrage dépasse le micro/réel : passage en société, choix EI/EURL/SASU/SEL, arbitrage rémunération/dividendes, PER au plafond, immobilier. Voyez psychologue à hauts revenus : défiscaliser intelligemment, réduire légalement ses impôts en BNC et le pilier optimisation fiscale du professionnel libéral.

La cession de patientèle : plus-value pro à 18,6 % de PS

Le jour où vous cédez votre patientèle (cession libre, sans droit de présentation puisque vous n'êtes pas officier ministériel), la plus-value est une plus-value professionnelle. Selon votre situation, elle peut être exonérée d'IR (recettes sous 90 000 €, article 151 septies CGI ; valeur de cession sous 500 000 €, article 238 quindecies CGI ; départ à la retraite, article 151 septies A CGI). Mais les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la plus-value à long terme, même en cas d'exonération d'IR (ne pas confondre avec les 17,2 % des revenus du capital).

Aller plus loin : et une fois l'impôt optimisé, que faire de l'épargne ?

Le bon régime fiscal vous fait gagner quelques centaines d'euros par an ; ce que vous faites de votre épargne dans la durée pèse bien davantage. Une fois la question micro/réel tranchée, deux chantiers prennent le relais : placer son épargne avec un couple rendement/risque adapté à un revenu parfois irrégulier, et structurer son patrimoine sur le long terme. Nos guides que faire de son épargne quand on est psychologue libéral et gestion de patrimoine du psychologue libéral détaillent ces étapes, et celui sur l'achat des murs du cabinet en SCIaborde l'immobilier professionnel — sans oublier que, pour un psychologue exonéré de TVA, l'option TVA d'une SCI de murs n'a, elle, aucun intérêt.

En résumé

Ce qu'il faut retenir de l'arbitrage micro / réel

  • Une règle : micro si frais < 34 % des recettes, réel au-delà. Pour un psychologue, le micro gagne le plus souvent.
  • Seuil 2026 : 83 600 € de recettes, abattement 34 % (min. 305 €).
  • TVA : soins exonérés (261, 4-1° CGI), formation/conseil à 20 % (activité mixte).
  • Caisse : CIPAV, inchangée par le régime fiscal (sauf SASU/SELAS = régime général).
  • L'enjeu de fond : une retraite CIPAV qui sera maigre, à compenser par la prévoyance, le PER et l'épargne — bien plus déterminants que le choix micro/réel.
Méthode documentée

Un cabinet indépendant pour votre stratégie de psychologue

Une fois le micro/réel tranché : prévoyance, PER calibré sur votre TMI, placement de l'épargne, préparation d'une retraite CIPAV qu'on sait modeste. Cabinet indépendant, sans produit-maison.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
ACCOMPAGNEMENT

Clarifier son régime fiscal de psychologue avec un CGP indépendant

Cabinet pluridisciplinaire : comparatif micro-BNC vs déclaration contrôlée sur vos chiffres, calcul du seuil de bascule, optimisation des frais réels si le réel est justifié, et préparation de la prévoyance et de la retraite CIPAV. Une vision globale et chiffrée pour le psychologue.

  • Bilan patrimonial offert
  • Cabinet 100 % indépendant
  • Comparatif micro vs réel à l'euro
4,7/5sur Trustpilot (26 avis)

Optimiser sa fiscalité de psychologue avec un CGP indépendant spécialiste des professions libérales

Pas de produit-maison, pas de biais commercial. On compare micro-BNC et réel sur vos chiffres, on calcule votre seuil de bascule, on optimise vos frais déductibles si le réel est justifié et on prépare la suite : prévoyance Madelin, placement de l'épargne, retraite CIPAV.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • CGI — micro-BNC et déclaration contrôlée

    Art. 102 ter CGI (régime micro-BNC : abattement forfaitaire de 34 %, minimum 305 €, seuil de recettes 83 600 € pour 2026-2028, révision triennale ; son 5 régit l'option pour le réel, valable un an, reconduite tacitement). Art. 92 et 93 CGI (BNC, détermination du bénéfice au réel, comptabilité de caisse). Art. 96 CGI (champ de la déclaration contrôlée, obligation au-delà du seuil deux ans de suite ou sur option). Art. 97 CGI (souscription de la 2035-SD, annexes 2035-A et 2035-B). Art. 99 CGI (livre-journal recettes-dépenses, registre des immobilisations). Art. 158, 7-1° CGI (fin de la majoration de 25 %). Doctrine : BOI-BNC-DECLA-20-10, BOI-BNC-DECLA-10. Service-public.fr F32919 (versement libératoire, condition de RFR).

  • TVA des soins et activité mixte

    Art. 261, 4-1° CGI (exonération de TVA des soins dispensés aux personnes par les psychologues titulaires du titre, sous condition de diplôme), exonération étendue aux psychologues par l'art. 10 de la loi de finances pour 2018 (loi n° 2017-1837 du 30/12/2017) ; doctrine BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10 → mention « TVA non applicable, art. 261-4-1° du CGI », pas de récupération de TVA. Art. 293 B CGI (franchise en base pour les activités accessoires hors soins — formation, conseil en entreprise, expertise, ateliers — soumises à 20 %, activité mixte = prorata de déduction).

  • Titre protégé, caisse CIPAV et structure

    Loi n° 85-772 du 25/07/1985, art. 44 (titre de psychologue protégé : Master 2 de psychologie ou diplôme de recrutement comme psychologue dans la FPH ; profession libérale à titre protégé, sans ordre ni monopole d'actes). Art. L.640-1 CSS (liste limitative des professions affiliées à la CIPAV ; le psychologue y figure). Art. 15 de la loi n° 2017-1836 du 30/12/2017 (LFSS 2018 : périmètre CIPAV, droit d'option 2019-2023 non applicable au psychologue). Art. L.311-3 CSS (président de SASU/SELAS assimilé salarié, régime général). Art. L.223-1 (EURL) et L.227-1 (SASU) du Code de commerce. Loi n° 90-1258 du 31/12/1990 et ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (SEL, ouverte aux professions à titre protégé ; applicabilité au psychologue à confirmer).

  • Leviers du réel, plus-values et cadre 2026

    Art. 154 quinquies CGI (CSG déductible 6,8 points, au réel). Art. 154 bis CGI (Madelin et PER du TNS, plafond maximal 88 911 € en 2026). Art. 163 quatervicies CGI (PER individuel déductible du revenu global, accessible même au micro). Art. 151 septies, 238 quindecies, 151 septies A CGI (exonérations de plus-value professionnelle de cession de patientèle ; PS 18,6 % dus même en cas d'exonération d'IR au départ à la retraite). Art. 719 CGI (droits d'enregistrement 0/3/5 %). Art. 163-0 A CGI (système du quotient, revenus exceptionnels). LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : PS 18,6 % sur les plus-values professionnelles). LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026 : seuil micro 83 600 €). PASS 2026 = 48 060 €.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation, et ne se substitue pas à l'avis de votre expert-comptable ou de votre conseil. Le choix entre micro-BNC et déclaration contrôlée doit faire l'objet d'une étude individualisée (montant de vos recettes, niveau réel de vos charges, TMI, part éventuelle d'activité mixte, projet de retraite et de cession). Les cas chiffrés sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés, et ne valent pas simulation personnalisée. Les chiffres et taux cités sont à jour au 17 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP). Le seuil de recettes du micro-BNC, indexé tous les trois ans, le taux et les conditions de RFR du versement libératoire, ainsi que les paramètres de cotisations CIPAV 2026, sont à confirmer à la source (impôts.gouv.fr, urssaf.fr, lacipav.fr).

Foire aux questions

Tout sur le régime fiscal du psychologue : micro-BNC ou réel seuil, règle des 34 %, TVA, caisse et versement libératoire.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des psychologues : micro ou réel, le seuil 2026, le point de bascule à 34 %, la TVA des soins, la caisse CIPAV inchangée, le versement libératoire et le PER au micro. Réponses sourcées et à jour 2026.