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Guide commissaire de justice 202616 minMis à jour 25 juin 2026Mère-fille 1,25 %

SPFPL de commissaire de justice : structurer vos parts de SEL et optimiser vos dividendes

Vous voulez racheter un office, ou faire remonter la trésorerie de votre SEL sans la fiscaliser à 31,4 % ? La SPFPL de commissaire de justice est la holding qui le permet : depuis l'ordonnance 2023-77 (décret 2024-874), elle peut détenir jusqu'à 100 % d'une SEL. Les dividendes y remontent à environ 1,25 % d'IS via le régime mère-fille, de quoi rembourser un emprunt d'acquisition (LBO) bien plus vite qu'en nom propre. Cette page traite le montage opérationnel et le point cotisations. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE SPFPL 2026

Savoir si la SPFPL a un sens chez vous et chiffrer le gain net annuel

Audit de votre SEL de commissaires de justice : régime mère-fille, effet de levier au rachat d'office, intégration fiscale, apport-cession et transmission. Cabinet 100 % indépendant : on chiffre le gain réel et on vous dit franchement où la règle des 10 % peut mordre.

  • Audit de votre SEL et de votre projet de rachat
  • Chiffrage du gain mère-fille net de frais
  • Montage d'acquisition d'office à effet de levier
  • Cabinet 100 % indépendant

MÈRE-FILLE EFFECTIF

1,25 %

PFU DIVIDENDES 2026

31,4 %

EXONÉRATION DIVIDENDES

95 %

INTÉGRATION FISCALE

0,25 %

CADRE COMMISSAIRE DE JUSTICE

Décret 2024-874

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1DÉFINITION·3 MIN

La SPFPL de commissaire de justice : la holding réservée à votre profession

Votre SEL d'office dégage 130 000 € de dividendes excédentaires et vous voulez les réinvestir, ou racheter l'étude d'un confrère qui part. Sortis sur votre compte personnel, ces dividendes partent à 31,4 % d'impôt : il ne vous en reste qu'environ 89 000 € pour travailler. Logés dans une SPFPL, les mêmes dividendes ne supportent qu'une friction d'environ 1,25 % : près de 128 000 € restent disponibles pour rembourser un emprunt d'acquisition, financer les murs de l'office ou capitaliser. Sur une décennie, l'écart se chiffre en centaines de milliers d'euros de capacité d'investissement.

C'est tout l'objet de cette page : le montage opérationnel de la holding réservée aux commissaires de justice — comment la SPFPL détient vos parts de SEL, fait remonter les dividendes à 1,25 % via le régime mère-fille, finance le rachat d'un office en LBO, et le vrai point cotisations qu'on ne vous dit pas toujours. Le choix de structure en amont (BNC, SEL ou SEL + SPFPL) est posé dans l'optimisation fiscale du commissaire de justice. Mais avant de chiffrer quoi que ce soit, posons les bases : c'est quoi, au juste, une SPFPL ?

La SPFPL de commissaire de justice en 30 secondes

La SPFPL de commissaire de justice (Société de Participations Financières de Profession Libérale) est la holding réservée à votre profession qui détient vos parts de SEL. Trois usages : on capitalise les dividendes de la SEL à 1,25 % d'IS au lieu de 31,4 % de PFU grâce au régime mère-fille, on rachète un office à crédit en remboursant avec ces dividendes quasi défiscalisés (l'effet de levier), et on prépare la transmission via le pacte Dutreil (exonération de 75 %). À garder en tête : elle n'efface pas automatiquement les cotisations sociales.

Dans les faits, la SPFPL est une holding « pure » dont l'objet est de détenir des parts ou actions de SEL de commissaires de justice (sociétés d'exercice libéral), sans poser elle-même d'acte ni percevoir d'émoluments. Elle ne signifie pas, n'exécute pas, ne dresse pas de constat : elle détient. Et c'est justement parce qu'elle ne fait que détenir qu'elle a droit au régime mère-fille — toute la mécanique part de là.

SEL et SPFPL : deux étages à ne pas confondre

En pratique, vous logez votre (ou vos) SEL de commissaires de justice sous une SPFPL : c'est la holding qui devient l'associée de la SEL, et c'est vous qui tenez la holding. Elle prend la forme d'une SARL (gérant majoritaire au statut TNS), d'une SAS (président assimilé salarié), d'une SA ou d'une SCA. La SEL, elle, reste l'étage opérationnel : c'est elle qui exploite l'office, encaisse les émoluments tarifés (significations, exécutions, constats, ventes judiciaires) et les honoraires d'activités accessoires (recouvrement amiable, ventes volontaires), et supporte l'IS — condition indispensable du levier mère-fille.

SEL ≠ SPFPL : ne pas confondre les deux étages

La SEL exerce l'activité de commissaire de justice et encaisse les émoluments. La SPFPL détient les parts de SEL et fait remonter les dividendes. Ce sont deux sociétés distinctes, à deux étages : l'exploitation en bas, la holding en haut. C'est cette superposition qui crée tout l'intérêt fiscal. Pour le socle générique de la SPFPL, valable pour toutes les professions, voyez notre guide complet de la SPFPL de la profession libérale ; cette page se concentre sur les spécificités commissaire de justice.

Le cadre 2026 : ordonnance 2023-77 et décret 2024-874

Le commissaire de justice est un officier public et ministériel nommé par le Garde des Sceaux, issu de la fusion des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires au 1er juillet 2022 (ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016, qui a institué la Chambre nationale des commissaires de justice). Pour l'exercice en société, historiquement, les SPFPL reposaient sur la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. Depuis le 1er septembre 2024, le régime des SPFPL est gouverné par le Livre V de l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, complété, pour le commissaire de justice, par le décret d'application n° 2024-874 du 14 août 2024. Changement majeur de la réforme : une SPFPL peut désormais détenir jusqu'à 100 % des droits d'une SEL de commissaires de justice, et un commissaire de justice (ou sa société d'exercice) peut être actionnaire majoritaire de la SPFPL contrôlant la SEL.

SPFPL ≠ holding patrimoniale libre

La SPFPL de commissaire de justice a un objet limité : détenir des parts de SEL de commissaires de justice et des activités accessoires dédiées. Ce n'est pas une holding patrimoniale dans laquelle on loge tout type d'actifs (résidence locative, portefeuille titres libre, participations sans lien avec l'exploitation). Un montage qui vise encore les anciens articles de la ordonnance 2023-77 (ex-loi 90-1258) trahit une documentation non mise à jour depuis le 1er septembre 2024. Pour comprendre la logique d'une holding à objet libre — qui ne remplace pas la SPFPL ici —, voyez monter une holding patrimoniale.
§ 2LE LEVIER SIGNATURE·4 MIN

Le régime mère-fille : 1,25 % au lieu de 31,4 %

Si vous êtes sur cette page, c'est sans doute pour ce chiffre-là. Quand vous sortez des dividendes de votre SEL directement vers votre compte personnel, vous subissez le PFU à 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026). Quand ces mêmes dividendes remontent vers une SPFPL, ils ne supportent qu'une friction d'environ 1,25 %. Dit autrement : sur 100 € de dividende, le fisc vous en prend 31,40 € si vous vous les versez, et 1,25 € seulement s'ils montent dans la holding.

Comment marche l'exonération de 95 %

Le mécanisme repose sur le régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI). Lorsque la SEL de commissaires de justice remonte des dividendes à la SPFPL, 95 % de ces dividendes sont exonérés d'IS. Seule une quote-part de frais et charges (QPFC) de 5 % reste imposable à l'impôt sur les sociétés (25 %). L'imposition effective est donc de 5 % × 25 % = 1,25 % (doctrine BOFiP BOI-IS-BASE-10-10-20).

Le calcul à l'euro près sur 100 000 € de dividendes

AVEC SPFPL (regime mere-fille)
  100 000 EUR de dividendes SEL -> SPFPL
  95 000 EUR exoneres + (5 000 EUR x 25 %) = 1 250 EUR d'IS
  => friction de 1,25 %

EN DIRECT (dividendes verses au commissaire de justice)
  100 000 EUR x 31,4 % (PFU 2026) = 31 400 EUR d'impot
  => 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS

ECART = 31 400 - 1 250 = 30 150 EUR / an

Soit, après environ 2 000 à 3 000 € de frais de structure annuels, environ 27 000 à 28 000 € de capacité de réinvestissement supplémentaire chaque année — tant que les fonds restent dans la holding.

Avec ou sans SPFPL : la remontée de 100 000 €

Le tableau ci-dessous met côte à côte les deux scénarios sur 100 000 € de dividendes distribuables. La colonne de gauche, c'est ce que vous gardez en vous versant les dividendes en direct ; celle de droite, ce qui reste capitalisé dans la holding pour un projet.

Remontée de 100 000 € de dividendes avec et sans SPFPL. La holding préserve près de 30 150 € de capacité de réinvestissement supplémentaire — sous réserve que les fonds restent capitalisés dans la SPFPL.
Sur 100 000 € de dividendesSans SPFPL (versés au CJ)Avec SPFPL (mère-fille)
Régime applicablePFU 31,4 % (12,8 IR + 18,6 PS)Art. 145 / 216 CGI
Friction fiscale≈ 31 400 €≈ 1 250 € (5 % × 25 %)
Cotisations sur la part > 10 %Possibles en sus0 tant que non redistribué
Disponible pour réinvestir≈ 68 600 €≈ 98 750 €

Les 5 conditions à respecter

Ce 1,25 % se mérite : le régime mère-fille n'est jamais acquis d'office. Cinq conditions cumulatives, et c'est souvent la troisième — la pleine propriété — qui piège :

Les 5 conditions du régime mère-fille (art. 145 CGI). La pleine propriété est le piège le plus fréquent : un démembrement des parts fait perdre l'exonération de 95 %.
ConditionExigencePiège à éviter
Seuil de détentionAu moins 5 % du capital de la SELEn dessous de 5 %, pas de régime mère-fille
Durée de conservationEngagement de conserver les titres 2 ansUne revente avant 2 ans remet en cause l'exonération
Nature des droitsTitres détenus en pleine propriétéLe démembrement (usufruit/nue-propriété) exclut le régime
Régime d'impositionMère et fille soumises à l'ISUne SEL restée à l'IR ferme la porte
CapitalCapital intégralement libéréUn capital non libéré bloque l'éligibilité

Attention : ce n'est pas de l'argent dans votre poche

La friction de 1,25 % ne vaut que tant que les fonds restent dans la SPFPL (réinvestis, capitalisés, ou affectés au remboursement d'un emprunt). Le jour où vous sortez cet argent vers votre compte personnel, le PFU de 31,4 % s'applique à nouveau. La SPFPL diffère et réoriente l'impôt sur les dividendes, elle ne l'efface pas. C'est un outil de capitalisation et de projet, pas un robinet de revenu défiscalisé.
§ 3ANGLE PRINCIPAL — LEVIER·4 MIN

L'effet de levier : racheter un office en LBO sans sortir un euro

Le mère-fille fait les gros titres, mais c'est l'effet de levier au rachat qui change vraiment la donne — et c'est souvent la raison pour laquelle un commissaire de justice crée sa SPFPL. C'est lui qui transforme la holding, d'un simple coffre où l'on capitalise, en machine à racheter des offices. L'idée : faire racheter les parts de la SEL titulaire de l'office — la finance d'office — par la holding plutôt que par vous, à crédit, et rembourser ce crédit avec des dividendes quasi défiscalisés.

Premier étage : c'est la holding qui emprunte (pas vous)

D'abord, le levier financier. La SPFPL contracte elle-même l'emprunt d'acquisition des parts de la SEL. Résultat : vous n'immobilisez pas votre trésorerie personnelle, et — surtout — vous n'avez pas à vous verser au préalable les dividendes (taxés à 31,4 %) qu'il aurait fallu pour payer comptant. La capacité de remboursement de la holding remplace votre apport personnel.

Second étage : on rembourse avec des dividendes quasi défiscalisés

Le second levier, le fiscal, c'est là que tout se joue. Les intérêts de l'emprunt sont déductibles du résultat de la SPFPL (article 39 CGI), pendant que la SEL fait remonter ses dividendes à la holding via le mère-fille (friction 1,25 %). La SPFPL rembourse alors le crédit avec ces dividendes : zéro PFU, zéro CSG sur l'opération d'acquisition. Le plafonnement ATAD des charges financières (article 212 bis CGI : le plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l'EBITDA fiscal) n'est, en pratique, jamais bloquant pour un rachat d'office. En cas de rachat intra-groupe à crédit, gardez l'œil sur l'amendement Charasse (article 223 B CGI).

Coût de remboursement de 100 € de capital emprunté

SANS SPFPL (dividendes perso)
  Il faut ~145,8 EUR de dividende brut
  (100 / (1 - 0,314)) pour rembourser 100 EUR
  => 31,4 % partent a l'impot

AVEC SPFPL (mere-fille)
  Il faut ~101,3 EUR de dividende brut
  (100 / (1 - 0,0125)) pour rembourser 100 EUR
  => friction de 1,25 %

=> il faut ~30 % de dividende brut en MOINS
   pour rembourser la meme dette

Avec la SPFPL, presque chaque euro de dividende sert au remboursement (98,8 %), au lieu d'en perdre près d'un tiers en impôt (68,6 % seulement utiles en direct).

Aller plus loin : le levier suppose une SEL qui distribue

Ce raisonnement ne tient que si la SEL peut effectivement faire remonter chaque année les dividendes nécessaires au remboursement : une activité rentable, une trésorerie disponible et des associés alignés. Le montant et la durée de l'emprunt se calibrent donc sur la capacité de distribution réelle, pas sur un idéal. Et lisez bien la règle des 10 % sur les dividendes de SEL de commissaire de justice avant de calibrer le crédit : la part redistribuée au-delà de 10 % peut être soumise aux cotisations.
Hagnéré Patrimoine

Un office à racheter ou une croissance externe à financer ?

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Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 4NIVEAU SUPÉRIEUR·2 MIN

L'intégration fiscale : descendre à 0,25 %

Il existe un étage encore au-dessus du mère-fille. Lorsque votre SPFPL détient au moins 95 % du capital de la SEL — désormais possible jusqu'à 100 % depuis l'ordonnance 2023-77 —, elle peut opter pour l'intégration fiscale (article 223 A du CGI). La quote-part de frais et charges sur les dividendes intra-groupe est alors ramenée de 5 % à 1 %, ce qui abaisse l'imposition effective à seulement 0,25 % (1 % × 25 %).

L'option engage le groupe pour 5 ans, suppose des exercices alignés et que toutes les sociétés soient à l'IS. Avantage complémentaire pour le levier : l'intégration permet d'imputer directement les intérêts de la holding sur le bénéfice de la SEL, ce qui amplifie l'effet de levier les premières années.

Régime mère-fille — dès 5 %

Applicable dès 5 % de détention. Quote-part de frais et charges de 5 %, soit une friction d'environ 1,25 %. Aucune obligation de groupe : c'est le régime de référence de la quasi-totalité des SPFPL de commissaires de justice.

Intégration fiscale — dès 95 %

Suppose une détention d'au moins 95 %. Quote-part ramenée à 1 %, soit une friction d'environ 0,25 %. Engage le groupe 5 ans et un surcoût comptable, rentable au-delà d'environ 200 000 €/an de dividendes ou en multi-SEL.

Quand l'intégration vaut-elle le coup ?

Le gain marginal de l'intégration (passer de 1,25 % à 0,25 %, soit 1 point sur les dividendes remontés) ne couvre son surcoût comptable qu'à partir d'environ 200 000 € de dividendes annuels durables, ou lorsque vous détenez plusieurs SEL ou avez des déficits à imputer. En dessous, le simple régime mère-fille suffit largement. Pour le socle technique de l'intégration, voyez le guide de la SPFPL de la profession libérale.
§ 5ANGLE — RÉGLEMENTATION·3 MIN

Qui peut détenir une SPFPL de commissaire de justice (CNCJ)

La SPFPL de commissaire de justice, tout le monde ne peut pas en ouvrir une. C'est une structure réservée, contrôlée par la Chambre nationale des commissaires de justice (CNCJ), avec des règles de détention strictes — héritées de l'impératif d'indépendance de l'officier public. C'est d'ailleurs l'un des rares secteurs où le capital reste fermé aux investisseurs financiers extérieurs.

La règle cardinale : la majorité aux commissaires de justice en exercice

Dans le détail, plus de 50 % du capital ET des droits de vote doivent rester entre les mains de commissaires de justice qui exercent dans la ou les SEL détenues, directement ou via une autre SPFPL. Le dirigeant de la SPFPL doit lui-même être un professionnel en exercice. Ceux qui décident, ce sont donc ceux qui exercent vraiment le métier. La réforme de 2024 a libéralisé la quotité détenue (jusqu'à 100 % de la SEL) mais pas le contrôle : la majorité doit demeurer professionnelle.

Nomination par le Garde des Sceaux et obligations déclaratives

L'office ne s'ouvre pas librement : le commissaire de justice est nommé par arrêté du Garde des Sceaux, et toute structuration en société (SEL, SPFPL) suppose un examen de conformité. Le capital reste fermé aux tiers non professionnels : pas de fonds d'investissement ni d'associé purement financier. Le décret n° 2024-874 impose en outre des obligations déclaratives renforcées : la composition du capital, la répartition des droits de vote et les statuts à jour sont communiqués au Garde des Sceaux et à la chambre nationale dans les délais réglementaires, et les sociétés existantes devaient mettre leurs statuts en conformité avec le nouveau cadre dans le délai prévu (de l'ordre d'un an).

Ce que la SPFPL PEUT détenir

Points forts

  • Des parts d'une ou plusieurs SEL de commissaires de justice (jusqu'à 100 %)
  • Des participations dédiées à l'exploitation (SCI de murs de l'office, sociétés connexes)
  • Des placements de trésorerie de personne morale (capitalisation, CAT, SCPI, PE)

Ce qu'elle ne peut pas faire

Points de vigilance

  • Accueillir un investisseur financier extérieur au capital
  • Détenir un patrimoine privé sans lien avec l'exploitation (résidence locative pure)
  • Confier le contrôle à un non-professionnel ou à un dirigeant hors exercice
§ 6ANGLE — EMPLOI DU CASH·3 MIN

Que faire de la trésorerie remontée dans la SPFPL

Faire remonter 98 750 € au lieu d'en garder 68 600 €, très bien — mais cette trésorerie ne sert à rien tant qu'elle dort sur le compte de la holding. Le piège qu'on voit le plus en rendez-vous : la holding est montée, le mère-fille tourne, et la trésorerie remontée à 1,25 % finit par stagner sur le compte courant de la SPFPL pendant deux ans, sans rien rapporter. Son objet, verrouillé, ne vous laisse que trois emplois — mais trois bons.

Et si vous achetiez les murs de l'office ?

La SPFPL peut financer l'acquisition des murs de l'office, le plus souvent via une SCI. Point clé pour le commissaire de justice : comme le commissaire de justice exploitant est assujetti à la TVA à 20 % sur ses émoluments et honoraires, la SCI peut exercer l'option pour la TVA des loyers (article 260-2 CGI) et ainsi récupérer la TVA sur l'immeuble et les travaux. Sur ce montage, voyez acheter les murs de l'office en SCI.

Les prises de participation

Depuis l'élargissement de l'objet par la réforme de 2024, la SPFPL de commissaire de justice peut détenir, à titre accessoire, des parts d'autres SEL de commissaires de justice ou de sociétés dédiées. C'est l'outil de croissance externe : monter au capital d'un second office, prendre une participation dans une activité connexe à l'exploitation.

Les placements de personne morale

Enfin, la trésorerie peut être placée comme celle de toute société à l'IS : contrat de capitalisation de personne morale (article 238 septies E CGI), compte à terme, fonds monétaires, SCPI, private equity. Pour le détail de ces enveloppes et de leur fiscalité, voyez notre guide dédié : placer la trésorerie de son office de commissaire de justice.

Les emplois possibles de la trésorerie remontée dans la SPFPL et leur traitement fiscal 2026. Une SPFPL est une personne morale à l'IS : ses placements sont imposés à l'IS, et non aux prélèvements sociaux des particuliers. Le détail des enveloppes est développé dans le guide de la trésorerie de l'office de commissaire de justice.
Emploi de la trésorerie remontéeVéhiculeFiscalité au sein de la SPFPL (IS)
Croissance / autre officeParticipation dans une SEL ou société dédiéeDividendes entrants en régime mère-fille (friction ≈ 1,25 %)
Capitalisation à long termeContrat de capitalisation PM (238 septies E)Imposition annuelle à l'IS sur le forfait (105 % du TME)
Placement de trésorerieCompte à terme, fonds monétaires, SCPI, PEProduits intégrés au résultat imposé à l'IS (pas de PS)
Murs de l'officeSCI à l'IR (option TVA 260-2)Quote-part SPFPL à l'IS ; quote-part d'un associé personne physique aux loyers nus 17,2 %

PS des particuliers vs IS de la SPFPL : ne pas confondre

Les prélèvements sociaux 2026 (17,2 % ou 18,6 % selon le support) frappent les personnes physiques : ils s'appliquent lorsque vous appréhendez le revenu ou la plus-value en direct. Tant que la trésorerie reste logée dans la SPFPL, qui est une personne morale à l'IS, ses produits (intérêts, plus-values, forfait du contrat de capitalisation) sont imposés à l'IS et non aux PS. La dualité 17,2 %/18,6 % redevient pertinente au moment où le produit est versé à un associé personne physique : au niveau particulier, un contrat de capitalisation et les loyers nus d'une SCI à l'IR restent à 17,2 %, mais les dividendes, intérêts et plus-values de titres sont à 18,6 %.
§ 7CAS CHIFFRÉS·4 MIN

Cas chiffrés : racheter un office à 800 000 € et remonter ses dividendes

Trois dossiers comme ceux qu'on traite à Chambéry pour des commissaires de justice : l'effet de levier au rachat d'un office (cas 1), la capitalisation pour réinvestir (cas 2) et l'intégration fiscale (cas 3). Les prénoms sont inventés ; les chiffres, eux, sortent de dossiers réels de commissaires de justice qu'on a traités. La note en fin de section précise ce que ces montants prouvent : une capacité de réinvestissement conservée, pas un revenu net dans votre poche.

Cas 1 — Karim rachète un office à 800 000 € via sa SPFPL (LBO)

L'office (parts de SEL) est valorisé 800 000 € ; Karim crée une SPFPL qui emprunte 800 000 € et achète les parts.

Les intérêts sont déductibles (art. 39). La SEL fait remonter ≈ 130 000 €/an de dividendes à la holding via le mère-fille : friction ≈ 130 000 × 5 % × 25 % = 1 625 € d'IS → il reste ≈ 128 375 € pour le service de la dette (capital + intérêts).
En direct : pour dégager 128 375 € de capacité de remboursement nette, Karim devrait se distribuer ≈ 187 000 € de dividendes bruts (128 375 / (1 − 0,314)), fiscalisés à 31,4 %. Via la SPFPL, ≈ 130 000 € de dividendes bruts suffisent → il faut ≈ 30 % de dividende brut en moins pour rembourser la même dette.
Vigilance : le levier suppose une SEL à l'IS qui distribue, et un calibrage du dividende tenant compte de la limite des 10 %.

Cas 2 — Hélène, associée d'une SEL (multi-associés), remonte 120 000 € pour réinvestir

Hélène ne veut pas dépenser ces 120 000 € : elle veut les mettre de côté dans la holding pour racheter les murs de l'office dans trois ou quatre ans.

Sans SPFPL : 120 000 € × 31,4 % = 37 680 € d'impôt → il lui reste 82 320 € sur son compte personnel.
Avec SPFPL : 120 000 € remontés via mère-fille → base taxable 5 % × 120 000 = 6 000 €, soit 6 000 € × 25 % = 1 500 € d'IS → 118 500 € disponibles dans la holding pour réinvestir.
Gain de capacité de réinvestissement : ≈ 36 180 €/an. Montage multi-associés→ en principe pas de réintégration aux cotisations (RM Sénat 2025) ; tant qu'elle ne se redistribue rien, pas de friction sociale.

Cas 3 — Damien : SPFPL détenant 100 % de sa SEL, intégration fiscale

La SPFPL détient 100 % de la SEL et remonte 220 000 €/an de dividendes.

Régime mère-fille : 220 000 € × 5 % × 25 % = 2 750 € d'IS.
Intégration fiscale (QPFC 1 %) : 220 000 € × 1 % × 25 % = 550 € d'IS, soit une friction de 0,25 %.
Économie : ≈ 2 200 €/an, qui couvre le surcoût comptable de l'intégration. Pertinent car > 200 000 €/an de dividendes et engagement de groupe de 5 ans accepté.

Comment lire ces trois cas (note de méthode)

Ces simulations figent les taux 2026 (PFU 31,4 %, IS 25 %, mère-fille 1,25 %) et supposent les cinq conditions du régime mère-fille réunies. Elles raisonnent à structure constante et n'intègrent ni les frais de structure annuels, ni le taux ou la durée de l'emprunt, ni votre situation personnelle (TMI, autres revenus, CEHR/CDHR). Surtout, le gain affiché est une capacité de réinvestissement conservée dans la holding, pas un revenu net dans votre poche : les rendements futurs des sommes ainsi capitalisées (SCPI, capitalisation, private equity) ne sont jamais garantis et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le chiffrage qui vaut pour vous est celui qu'un conseiller établit sur vos propres comptes : c'est l'objet du bilan patrimonial.
§ 8ANGLE — LE VRAI POINT D'ATTENTION·4 MIN

Le vrai point d'attention : mère-fille purge l'IS, pas forcément le social

Sur ce point, autant être direct, parce qu'une erreur ici peut déclencher un redressement Urssaf. On entend parfois qu'une SPFPL met les dividendes à l'abri des cotisations, point final. C'est faux — et y croire, c'est risquer un redressement. Ce que disent vraiment l'arrêt de la Cour de cassation du 19 octobre 2023 et les réponses ministérielles de 2025, sans le raccourci commercial :

La règle des 10 % et le fondement social

La règle de référence est celle du seuil des 10 % (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale) : la fraction de dividendes (et d'intérêts de compte courant) excédant 10 % du capital + primes d'émission + solde moyen annuel du compte courant d'associé de la SEL distributrice est réintégrée dans l'assiette des cotisations du commissaire de justice (au titre de sa base CNAVPL et de sa complémentaire CAVOM), et pas seulement aux 18,6 % de prélèvements sociaux. L'assiette est le dividende brut. Le Conseil constitutionnel a validé ce seuil (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010) comme un critère objectif et rationnel.

Ce qu'a dit l'arrêt de 2023 — et son tempérament de 2025

Dans son arrêt du 19 octobre 2023 (2e civ., n° 21-20.366), la Cour de cassation a jugé que les dividendes distribués à une SPFPL contrôlée par le professionnel peuvent être réintégrés à l'assiette de ses cotisations pour la part > 10 % : la SPFPL ne fait pas écran. Mais — et c'est essentiel — des réponses ministérielles du Sénat (n° 00418 et n° 02878, publiées le 27 février 2025) sont venues tempérer cette lecture : il s'agit d'un arrêt d'espèce, et non d'un arrêt de principe, dont la portée est limitée à la SEL unipersonnelle dont le seul professionnel en exercice est aussi associé de la SPFPL, et seulement pour faire échec à un abus. En règle générale, les dividendes perçus par la SPFPL ne sont pas soumis aux cotisations, position rappelée aux organismes de recouvrement.

SEL unipersonnelle = zone à sécuriser ; multi-associés = épargné

Traduction pratique : en montage multi-associés classique, la remontée de dividendes vers la SPFPL n'est, en principe, pas soumise aux cotisations — les RM de 2025 rassurent ce cas. La zone à sécuriser au cas par cas, c'est le commissaire de justice seul dans une SEL unipersonnelle qui contrôle aussi la SPFPL. Si vous êtes dans ce cas, provisionnez la fraction excédant 10 % et faites valider le montage. Pour le détail du calcul, voyez les dividendes de SEL de commissaire de justice (la fraction au-delà de 10 %) ; pour la règle générique toutes professions, dividendes de SEL et cotisations sociales ; et pour le déroulé complet du même piège côté SPFPL, le décryptage détaillé (côté avocat, même article L. 131-6).

Ce qui reste parfaitement intact, en revanche : l'effet de levier au rachat, la capitalisation de la trésorerie et la transmission. La SPFPL n'est pas un robinet à dividendes défiscalisés : c'est un outil pour capitaliser et réinvestir tant que vous ne vous distribuez rien. Tant que vous ne redistribuez pas au professionnel, les avantages mère-fille et LBO sont pleins. Bâtissez le montage sur ces trois piliers, pas sur la promesse de cotisations à zéro.

§ 9CONTEXTE 2024·2 MIN

Pourquoi la SPFPL est encore plus pertinente depuis 2024

Depuis 2024, un changement de règle joue en faveur de la holding : la fin de l'abattement de 10 % sur la rémunération technique de l'associé de SEL.

Depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération technique de l'associé de SEL (celle qui correspond à son exercice libéral) est imposée dans la catégorie des BNC, et non plus en traitements et salaires. Conséquence directe : l'abattement forfaitaire de 10 % disparaît (place aux frais réels BNC). Le Conseil d'État l'a confirmé et a annulé la tolérance des 5 % de gérance par son arrêt CE du 8 avril 2025 n° 492154 (mise à jour BOI-RSA-GER-10-30) — applicable aux commissaires de justice exerçant en SEL.

L'effet sur la stratégie : capitaliser plutôt que sur-rémunérer

Sans l'abattement de 10 %, se verser un gros salaire perd de son intérêt. Du coup, laisser le dividende capitaliser dans la SPFPL (friction 1,25 %) pour le réinvestir devient un meilleur calcul. C'est une raison de plus de poser proprement l'arbitrage rémunération/dividendes — chiffré dans l'optimisation fiscale du commissaire de justice et plus largement dans le débat SEL : salaire ou dividendes ? — sans oublier que le dividende ne construit pas de retraite CAVOM, contrairement à la rémunération.
§ 10APPORT-CESSION & TRANSMISSION·3 MIN

Apporter ses parts à la SPFPL : report d'impôt et transmission

Au-delà du mère-fille et du levier, la SPFPL est un outil de report d'imposition et de transmission. Deux dispositifs s'articulent : l'apport-cession pour vendre à un tiers en différant l'impôt, le pacte Dutreil pour transmettre à titre gratuit.

L'apport-cession : reporter l'impôt avant de vendre

Si vous envisagez de céder votre activité, l'apport-cession (article 150-0 B ter CGI) permet de reporter l'imposition de la plus-value en apportant d'abord les titres de SEL à une holding (votre SPFPL) que vous contrôlez. Le dispositif a été durci par la LF 2026 : pour les cessions réalisées par la holding à compter du 21 février 2026, si la vente intervient moins de 3 ans après l'apport, le report n'est maintenu que sous condition de réinvestir au moins 70 % du produit dans une activité économique éligible sous 3 ans et de conserver le réemploi 5 ans — l'immobilier de placement étant exclu du remploi. Au-delà de 3 ans de conservation, pas de condition de remploi. À défaut, la plus-value en report devient exigible. Le sujet est traité en détail dans l'apport-cession (150-0 B ter) du libéral.

Cession de parts, abattement retraite et pacte Dutreil

En cas de vente directe, la cession de parts de SEL à l'IS est une plus-value mobilière taxée au PFU à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS). Le dirigeant qui part en retraite peut bénéficier de l'abattement fixe de 500 000 € (article 150-0 D ter CGI), prorogé jusqu'au 31/12/2031 : il exonère l'IR mais les PS de 18,6 % restent dus. Pour transmettre à titre gratuit, une SPFPL réellement animatrice de ses SEL peut ouvrir le pacte Dutreil (article 787 B CGI) : exonération de 75 % de la valeur des titres transmis, sous engagement collectif puis individuel de conservation et fonction de direction. Spécificité du commissaire de justice : la transmission de l'office passe par la cession du droit de présentation d'un successeur agréé par le Garde des Sceaux. Voyez transmettre son étude de commissaire de justice et, plus largement, transmettre son cabinet et son patrimoine (Dutreil sur les titres).

Ce que la LF 2026 a durci au 21 février 2026

Apport-cession : pour les cessions par la holding à compter du 21/02/2026, remploi porté à 70 % (au lieu de 60 %) sous 3 ans, conservation du réemploi 5 ans, immobilier de placement exclu. Dutreil : une SPFPL purement passive est exclue ; l'animation doit être documentée chaque année. IFI : les titres d'une SPFPL d'exercice sont en principe des biens professionnels exonérés (article 975 CGI). Dans tous les cas, la pleine propriété des parts reste de mise pour conserver le bénéfice du régime mère-fille : un démembrement le fait tomber.
§ 11LIMITES & COÛT·3 MIN

Limites, coût et seuil de rentabilité

Tout n'est pas gratuit : monter une SPFPL coûte, la faire tourner chaque année coûte aussi, et l'ordonnance 2023-77 lui interdit de loger autre chose que des parts de SEL. Pour décider en connaissance de cause, voici ses limites réelles et le seuil à partir duquel elle se justifie.

Un objet limité (ce n'est pas une holding patrimoniale libre)

Première limite, structurante : la SPFPL de commissaire de justice est cantonnée aux titres de SEL de commissaires de justice et à quelques activités accessoires dédiées (immobilier d'exploitation via SCI, participations dans d'autres SEL). Impossible d'y loger n'importe quel actif comme dans une holding patrimoniale libre. La trésorerie y reste « bloquée » tant qu'elle n'est pas réinvestie ou sortie — une sortie au profit du professionnel rouvrant le PFU.

SPFPL de commissaire de justice — objet réservé

Objet limité à la détention de SEL de commissaires de justice + accessoires dédiés. Capital contrôlé par la Chambre nationale des commissaires de justice, fermé aux tiers financiers. Régime mère-fille et Dutreil (sous animation) disponibles. Titres = biens professionnels en principe exonérés d'IFI.

Holding patrimoniale — objet libre

Détient tout type de titres et d'actifs (sociétés commerciales, SCI de placement, valeurs mobilières). Ni réservée ni contrôlée par une autorité professionnelle. Régime mère-fille également disponible, mais inadaptée pour détenir des parts de SEL réglementée de commissaires de justice.

Coût, abus de droit et seuil de rentabilité

Côté coût : la création se situe généralement entre 1 500 et 9 000 € (statuts, objet conforme à l'ordonnance 2023-77, examen de conformité), avec un récurrent de 2 000 à 3 000 €/an. Côté substance : une coquille purement fiscale s'expose à l'abus de droit (article L. 64 du Livre des procédures fiscales), avec une majoration de 40 à 80 %. Côté IS : le résultat de la SPFPL est imposé à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice puis 25 % (seuil de 42 500 € maintenu en LF 2026).

Seuil de rentabilité de la SPFPL de commissaire de justice. Dès quelques dizaines de milliers d'euros de dividendes remontés chaque année, le gain net devient nettement positif — et un projet de rachat d'office ou de transmission la justifie indépendamment de tout seuil.
Dividendes annuels remontésÉconomie mère-fille (~30,15 %)Surcoût de structureGain net annuel
10 000 €≈ 3 015 €~ 2 500 €≈ +515 €
30 000 €≈ 9 045 €~ 2 500 €≈ +6 545 €
100 000 €≈ 30 150 €~ 3 000 €≈ +27 150 €

La substance avant tout

Une SPFPL doit avoir une réalité économique : décisions effectives, comptes tenus, animation réelle des SEL si vous visez Dutreil. Rappelez-vous enfin que la rémunération « technique » que vous percevez pour votre exercice de commissaire de justice reste imposée en BNC depuis 2024, et que l'interposition d'une SPFPL n'y change rien.

Seule, une SPFPL ne sert pas à grand-chose. Elle ne vaut le coup que reliée au reste : le choix SELARL ou SELAS, l'arbitrage salaire/dividendes, le placement de la trésorerie de l'office, le plan de transmission. Pour la replacer dans la séquence complète, voyez la feuille de route patrimoniale du commissaire de justice et le montage jumeau de la SPFPL de notaire, l'autre officier ministériel du même profil.

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Sources et références légales

  • CGI — régime mère-fille et intégration

    Art. 145 CGI (régime mère-fille : détention d'au moins 5 % du capital, conservation 2 ans, pleine propriété, capital libéré). Art. 216 CGI (exonération de 95 % des dividendes, quote-part de frais et charges de 5 %, IS effectif 1,25 %). Art. 223 A CGI (intégration fiscale, quote-part ramenée à 1 %, friction 0,25 %, détention ≥ 95 %). Art. 219 CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Doctrine BOFiP : BOI-IS-BASE-10-10-10-10, BOI-IS-BASE-10-10-20.

  • CGI / CSS — effet de levier et cotisations

    Art. 39 CGI (déductibilité des intérêts de l'emprunt d'acquisition des titres de SEL). Art. 212 bis CGI (plafonnement ATAD des charges financières nettes : le plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l'EBITDA fiscal). Art. 223 B CGI (amendement Charasse, rachat intra-groupe à crédit). Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS depuis la LFSS 2026, loi 2025-1403). Art. L. 131-6 CSS (cotisations sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant). Art. L. 136-8 CSS (dualité des prélèvements sociaux 18,6 % / 17,2 %).

  • Cadre juridique de la SPFPL de commissaire de justice

    Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (Livre V régissant l'exercice en société des professions libérales, en vigueur le 1er septembre 2024, abrogeant la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990). Décret n° 2024-874 du 14 août 2024 (exercice en société de la profession de commissaire de justice : composition du capital, contrôle de la Chambre nationale des commissaires de justice). Ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016 (statut du commissaire de justice, fusion des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires au 1er juillet 2022). Art. L. 64 LPF (abus de droit).

  • CGI — réinvestissement, transmission et IFI

    Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation de personne morale à l'IS). Art. 260-2 CGI (option pour la TVA des loyers d'une SCI de murs). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, exonération de 75 %, holding animatrice). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, durci par la LF 2026 : remploi 70 %, délai 3 ans, conservation 5 ans, immobilier exclu). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe 500 000 € du dirigeant partant en retraite, prorogé jusqu'au 31/12/2031). Art. 975 CGI (IFI, exonération des biens professionnels). Doctrine : BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60, BOI-TVA-CHAMP-10-10-60-10.

  • Jurisprudence et doctrine

    Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (dividendes de SEL remontés à une SPFPL et cotisations, part > 10 %). Cons. const. n° 2010-24 QPC du 6 août 2010 (conformité de la règle des 10 %). RM Sénat n° 00418 et n° 02878 (réponses du 27 février 2025) : tempérament, arrêt d'espèce, portée limitée à la SEL unipersonnelle / abus. CE 8 avril 2025 n° 492154 (rémunération technique en SEL imposée en BNC, fin de l'abattement de 10 %, BOI-RSA-GER-10-30).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La création d'une SPFPL de commissaire de justice et tout montage à effet de levier, d'apport-cession ou de transmission doivent faire l'objet d'une étude individualisée préalable, validée avec votre expert-comptable, la chambre régionale / la Chambre nationale des commissaires de justice et, le cas échéant, un avocat fiscaliste. Les chiffres et taux cités sont à jour au 15 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points sont signalés au conditionnel lorsque le texte ou la doctrine ne tranchent pas encore clairement.

Foire aux questions

Tout sur la SPFPL de commissaire de justice en 2026 régime mère-fille, levier, cotisations, transmission.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : à quoi sert une SPFPL de commissaire de justice, comment marche le mère-fille, qui peut en créer une, le point des cotisations, le coût et la transmission. Réponses sourcées et à jour 2026.