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Guide notaire 202616 minMis à jour 25 juin 2026Mère-fille 1,25 %

SPFPL de notaire : détenir vos parts de SEL et faire travailler votre trésorerie

Vous voulez racheter des parts dans votre office, ou faire remonter la trésorerie de votre SEL sans la fiscaliser à 31,4 % ? La SPFPL de notaire est la holding qui le permet : depuis l'ordonnance 2023-77, elle peut détenir jusqu'à 100 % d'une SEL de notaires. Les dividendes y remontent à environ 1,25 % d'IS via le régime mère-fille, de quoi rembourser un emprunt d'acquisition (LBO) bien plus vite qu'en nom propre. Cette page traite le montage et le fonctionnement ; pour la synthèse des avantages (fiscalité, dividendes, transmission), voyez le guide dédié. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE SPFPL NOTAIRE 2026

Savoir si la SPFPL a un sens chez vous et chiffrer le gain net annuel

Audit de votre SEL de notaires : régime mère-fille, effet de levier au rachat de parts d'office, intégration fiscale, apport-cession et transmission. Cabinet 100 % indépendant : on chiffre le gain réel et on vous dit franchement où la règle des 10 % peut mordre.

  • Audit de votre SEL et de votre projet
  • Chiffrage du gain mère-fille net de frais
  • Montage de rachat à effet de levier
  • Cabinet 100 % indépendant

MÈRE-FILLE EFFECTIF

1,25 %

PFU DIVIDENDES 2026

31,4 %

EXONÉRATION DIVIDENDES

95 %

INTÉGRATION FISCALE

0,25 %

CADRE NOTAIRE

Décret 2024-873

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1DÉFINITION·3 MIN

La SPFPL de notaire : la holding réservée à votre profession

Votre SEL de notaires dégage 150 000 € de dividendes excédentaires et vous voulez les réinvestir. Sortis sur votre compte personnel, ils partent à 31,4 % d'impôt : il ne vous en reste qu'environ 103 000 € pour travailler. Logés dans une SPFPL, les mêmes dividendes ne supportent qu'une friction d'environ 1,25 % : près de 148 000 € restent disponibles pour racheter les parts d'un associé qui part, financer les murs de l'office ou capitaliser. Près de 45 000 € d'écart, sur une seule année. C'est tout l'objet de cette page : le montage et le fonctionnement de la holding réservée aux notaires — pas le catalogue des avantages, qui est ailleurs. Pour la synthèse décisionnelle des avantages (fiscalité, dividendes, transmission), voyez les avantages de la SPFPL de notaire. Reste d'abord à savoir précisément de quoi on parle.

La SPFPL de notaire en 30 secondes

La SPFPL de notaire (Société de Participations Financières de Profession Libérale de notaires) est la holding réservée aux notaires qui détient vos parts de SEL. Trois usages, en réalité : on capitalise les dividendes de la SEL à 1,25 % d'IS au lieu de 31,4 % de PFU grâce au régime mère-fille, on rachète des parts d'office à crédit en remboursant avec ces dividendes quasi défiscalisés (l'effet de levier), et on prépare la transmission via le pacte Dutreil (exonération de 75 %). À garder en tête : elle n'efface pas automatiquement les cotisations sociales.

Dans les faits, la SPFPL est une holding « pure » dont l'objet est de détenir des parts ou actions de SEL de notaires (sociétés d'exercice libéral), sans instrumenter ni percevoir elle-même d'émoluments. Elle ne reçoit pas les actes : elle détient. C'est précisément ce statut passif qui lui ouvre le régime mère-fille, cœur de son intérêt. Cette page suppose que votre passage en société est déjà acté : pour le choix de structure en amont et l'arbitrage rémunération/dividendes à l'intérieur de la SEL, voyez l'optimisation fiscale du notaire en SEL.

SEL et SPFPL : deux étages à ne pas confondre

En pratique, vous logez votre (ou vos) SEL de notaires sous une SPFPL : c'est la holding qui devient l'associée de la SEL, et c'est vous qui tenez la holding. Elle prend la forme d'une SARL (gérant majoritaire au statut TNS), d'une SAS (président assimilé salarié), d'une SA ou d'une SCA. La SEL, elle, reste l'étage opérationnel : c'est elle qui exerce l'office, encaisse les émoluments et honoraires et supporte l'IS — condition indispensable du levier mère-fille.

SEL ≠ SPFPL : ne pas confondre les deux étages

La SEL exerce l'activité notariale et encaisse les émoluments. La SPFPL détient les parts de SEL et fait remonter les dividendes. Ce sont deux sociétés distinctes, à deux étages : l'exploitation en bas, la holding en haut. C'est cette superposition qui crée tout l'intérêt fiscal. Pour le socle générique de la SPFPL valable pour toutes les professions, voyez notre guide complet de la SPFPL de la profession libérale ; cette page se concentre sur les spécificités notaire.

Le cadre 2026 : ordonnance 2023-77 et décret 2024-873

Le notaire est un officier public et ministériel nommé par le Garde des Sceaux, dont le statut remonte à l'ordonnance n° 45-2590 du 2 novembre 1945 et à la loi du 25 ventôse an XI. Pour l'exercice en société, historiquement, les SPFPL reposaient sur la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. Depuis le 1er septembre 2024, le régime des SPFPL est gouverné par le Livre V de l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, complété, pour le notaire, par le décret d'application n° 2024-873 du 14 août 2024. Changement majeur de la réforme : une SPFPL peut désormais détenir jusqu'à 100 % des droits d'une SEL de notaires, et un notaire (ou sa société d'exercice) peut être actionnaire majoritaire de la SPFPL contrôlant la SEL.

SPFPL ≠ holding patrimoniale libre

La SPFPL de notaire a un objet limité : détenir des parts de SEL de notaires et des activités accessoires dédiées. Ce n'est pas une holding patrimoniale dans laquelle on loge tout type d'actifs (résidence locative, portefeuille titres libre, participations sans lien avec l'exploitation). Un montage qui vise encore les anciens articles de la ordonnance 2023-77 (ex-loi 90-1258) trahit une documentation non mise à jour depuis le 1er septembre 2024. Pour comprendre la logique d'une holding à objet libre — qui ne remplace pas la SPFPL ici —, voyez monter une holding patrimoniale.
§ 2LE LEVIER SIGNATURE·4 MIN

Le régime mère-fille : 1,25 % au lieu de 31,4 %

C'est le chiffre que vous êtes venu chercher. Quand vous sortez des dividendes de votre SEL directement vers votre compte personnel, vous subissez le PFU à 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026). Quand ces mêmes dividendes remontent vers une SPFPL, ils ne supportent qu'une friction d'environ 1,25 %. En clair : sur 100 € de dividende, l'État en prend 31,40 € quand vous vous les versez, contre 1,25 € quand ils remontent dans la holding.

Comment marche l'exonération de 95 %

Le mécanisme repose sur le régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI). Lorsque la SEL de notaires remonte des dividendes à la SPFPL, 95 % de ces dividendes sont exonérés d'IS. Seule une quote-part de frais et charges (QPFC) de 5 % reste imposable à l'impôt sur les sociétés (25 %). L'imposition effective est donc de 5 % × 25 % = 1,25 % (doctrine BOFiP BOI-IS-BASE-10-10-20).

Le calcul à l'euro près sur 100 000 € de dividendes

AVEC SPFPL (regime mere-fille)
  100 000 EUR de dividendes SEL -> SPFPL
  95 000 EUR exoneres + (5 000 EUR x 25 %) = 1 250 EUR d'IS
  => friction de 1,25 %

EN DIRECT (dividendes verses au notaire)
  100 000 EUR x 31,4 % (PFU 2026) = 31 400 EUR d'impot
  => 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS

ECART = 31 400 - 1 250 = 30 150 EUR / an

Soit, après environ 2 000 à 3 000 € de frais de structure annuels, environ 27 000 à 28 000 € de capacité de réinvestissement supplémentaire chaque année — tant que les fonds restent dans la holding.

Avec ou sans SPFPL : la remontée de 100 000 €

Le tableau ci-dessous met côte à côte les deux scénarios sur 100 000 € de dividendes distribuables. La colonne de gauche, c'est ce que vous gardez en vous versant les dividendes en direct ; celle de droite, ce qui reste capitalisé dans la holding pour un projet.

Remontée de 100 000 € de dividendes avec et sans SPFPL. La holding préserve près de 30 150 € de capacité de réinvestissement supplémentaire — sous réserve que les fonds restent capitalisés dans la SPFPL.
Sur 100 000 € de dividendesSans SPFPL (versés au notaire)Avec SPFPL (mère-fille)
Régime applicablePFU 31,4 % (12,8 IR + 18,6 PS)Art. 145 / 216 CGI
Friction fiscale≈ 31 400 €≈ 1 250 € (5 % × 25 %)
Cotisations sur la part > 10 %Possibles en sus0 tant que non redistribué
Disponible pour réinvestir≈ 68 600 €≈ 98 750 €

Les 5 conditions à respecter

Ce 1,25 % se mérite : le régime mère-fille n'est jamais acquis d'office. Cinq conditions cumulatives, et c'est souvent la troisième — la pleine propriété — qui piège :

Les 5 conditions du régime mère-fille (art. 145 CGI). La pleine propriété est le piège le plus fréquent : un démembrement des parts fait perdre l'exonération de 95 %.
ConditionExigencePiège à éviter
Seuil de détentionAu moins 5 % du capital de la SELEn dessous de 5 %, pas de régime mère-fille
Durée de conservationEngagement de conserver les titres 2 ansUne revente avant 2 ans remet en cause l'exonération
Nature des droitsTitres détenus en pleine propriétéLe démembrement (usufruit/nue-propriété) exclut le régime
Régime d'impositionMère et fille soumises à l'ISUne SEL restée à l'IR ferme la porte
CapitalCapital intégralement libéréUn capital non libéré bloque l'éligibilité

Attention : ce n'est pas de l'argent dans votre poche

La friction de 1,25 % ne vaut que tant que les fonds restent dans la SPFPL (réinvestis, capitalisés, ou affectés au remboursement d'un emprunt). Le jour où vous sortez cet argent vers votre compte personnel, le PFU de 31,4 % s'applique à nouveau. La SPFPL diffère et réoriente l'impôt sur les dividendes, elle ne l'efface pas. C'est un outil de capitalisation et de projet, pas un robinet de revenu défiscalisé.
§ 3ANGLE PRINCIPAL — LEVIER·4 MIN

L'effet de levier : racheter des parts d'office sans sortir un euro

Le mère-fille fait les gros titres, mais c'est l'effet de levier au rachat qui change vraiment la donne — et c'est souvent la raison pour laquelle un notaire crée sa SPFPL. C'est lui qui fait passer la holding du simple coffre à capitaliser à un vrai outil pour s'associer dans un office et grossir. L'idée : faire racheter des parts de SEL — celles d'un associé qui part, ou une montée au capital de l'étude — par la holding plutôt que par vous, à crédit, et rembourser ce crédit avec des dividendes quasi défiscalisés.

Premier étage : c'est la holding qui emprunte (pas vous)

D'abord, le levier financier. La SPFPL contracte elle-même l'emprunt d'acquisition des parts. Résultat : vous n'immobilisez pas votre trésorerie personnelle, et — surtout — vous n'avez pas à vous verser au préalable les dividendes (taxés à 31,4 %) qu'il aurait fallu pour payer comptant. La capacité de remboursement de la holding remplace votre apport personnel.

Second étage : on rembourse avec des dividendes quasi défiscalisés

Le second levier, le fiscal, c'est là que le montage prend tout son sens. Les intérêts de l'emprunt sont déductibles du résultat de la SPFPL (article 39 CGI), pendant que la SEL fait remonter ses dividendes à la holding via le mère-fille (friction 1,25 %). La SPFPL rembourse alors le crédit avec ces dividendes : zéro PFU, zéro CSG sur l'opération d'acquisition. Le plafonnement ATAD des charges financières (article 212 bis CGI : le plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l'EBITDA fiscal) n'est, en pratique, jamais bloquant pour un rachat de parts d'office. En cas de rachat intra-groupe à crédit, gardez l'œil sur l'amendement Charasse (article 223 B CGI).

Coût de remboursement de 100 € de capital emprunté

SANS SPFPL (dividendes perso)
  Il faut ~145,8 EUR de dividende brut
  (100 / (1 - 0,314)) pour rembourser 100 EUR
  => 31,4 % partent a l'impot

AVEC SPFPL (mere-fille)
  Il faut ~101,3 EUR de dividende brut
  (100 / (1 - 0,0125)) pour rembourser 100 EUR
  => friction de 1,25 %

=> la holding rembourse ~30 % plus vite

Avec la SPFPL, presque chaque euro de dividende sert au remboursement (98,8 %), au lieu d'en perdre près d'un tiers en impôt (68,6 % seulement utiles en direct).

Aller plus loin : le levier suppose une SEL qui distribue

Ce raisonnement ne tient que si la SEL peut effectivement faire remonter chaque année les dividendes nécessaires au remboursement : une activité rentable, une trésorerie disponible et des associés alignés. Le montant et la durée de l'emprunt se calibrent donc sur la capacité de distribution réelle, pas sur un idéal. Et lisez bien la règle des 10 % sur les dividendes de SEL avant de calibrer le crédit : la part redistribuée au-delà de 10 % peut être soumise aux cotisations.
Hagnéré Patrimoine

Un rachat de parts ou une association dans un office à financer ?

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Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 4NIVEAU SUPÉRIEUR·2 MIN

L'intégration fiscale : descendre à 0,25 %

Il existe un étage encore au-dessus du mère-fille. Lorsque votre SPFPL détient au moins 95 % du capital de la SEL — désormais possible jusqu'à 100 % depuis l'ordonnance 2023-77 —, elle peut opter pour l'intégration fiscale (article 223 A du CGI). La quote-part de frais et charges sur les dividendes intra-groupe est alors ramenée de 5 % à 1 %, ce qui abaisse l'imposition effective à seulement 0,25 % (1 % × 25 %).

L'option engage le groupe pour 5 ans, suppose des exercices alignés et que toutes les sociétés soient à l'IS. Avantage complémentaire pour le levier : l'intégration permet d'imputer directement les intérêts de la holding sur le bénéfice de la SEL, ce qui amplifie l'effet de levier les premières années.

Régime mère-fille — dès 5 %

Applicable dès 5 % de détention. Quote-part de frais et charges de 5 %, soit une friction d'environ 1,25 %. Aucune obligation de groupe : c'est le régime de référence de la quasi-totalité des SPFPL de notaires.

Intégration fiscale — dès 95 %

Suppose une détention d'au moins 95 %. Quote-part ramenée à 1 %, soit une friction d'environ 0,25 %. Engage le groupe 5 ans et un surcoût comptable, rentable au-delà d'environ 200 000 €/an de dividendes ou en multi-SEL.

Quand l'intégration vaut-elle le coup ?

Le gain marginal de l'intégration (passer de 1,25 % à 0,25 %, soit 1 point sur les dividendes remontés) ne couvre son surcoût comptable qu'à partir d'environ 200 000 € de dividendes annuels durables, ou lorsque vous détenez plusieurs SEL ou avez des déficits à imputer. En dessous, le simple régime mère-fille suffit largement.
§ 5ANGLE — RÉGLEMENTATION·3 MIN

Qui peut détenir une SPFPL de notaire (agrément, CSN)

La SPFPL de notaire, tout le monde ne peut pas en ouvrir une. C'est une structure réservée, contrôlée par le Conseil supérieur du notariat et la chambre des notaires, avec des règles de détention strictes — héritées de l'impératif d'indépendance de l'officier public. C'est d'ailleurs l'un des rares secteurs où le capital reste fermé aux investisseurs financiers extérieurs.

La règle cardinale : la majorité aux notaires en exercice

Concrètement : plus de 50 % du capital ET des droits de vote doivent rester entre les mains de notaires qui exercent dans la ou les SEL détenues, directement ou via une autre SPFPL. Le dirigeant de la SPFPL doit lui-même être un notaire en exercice. Autrement dit, le pouvoir reste entre les mains de ceux qui instrumentent réellement les actes. La réforme de 2024 a libéralisé la quotité détenue (jusqu'à 100 % de la SEL) mais pas le contrôle : la majorité doit demeurer professionnelle.

Nomination par le Garde des Sceaux et contrôle du CSN

L'office notarial ne s'ouvre pas librement : le notaire est nommé par arrêté du Garde des Sceaux, et toute structuration en société (SEL, SPFPL) suppose un examen de conformité. Le capital reste fermé aux tiers non professionnels : pas de fonds d'investissement ni d'associé purement financier. La composition du capital, la répartition des droits de vote et les statuts à jour sont contrôlés et déclarés au Conseil supérieur du notariat (CSN) dans les délais réglementaires : c'est le pendant administratif de l'encadrement.

Le capital fermé : le prix de l'agrément

La contrepartie de ce régime protégé, c'est l'impossibilité de faire entrer un investisseur extérieur au capital de la SPFPL ou de la SEL. Là où une holding patrimoniale classique peut accueillir n'importe quel associé, la SPFPL de notaire reste réservée aux professionnels en exercice (et, par exception inter-professionnelle, à d'autres officiers publics ou professionnels du droit dans des limites strictes). Les sociétés existantes devaient par ailleurs mettre leurs statuts en conformité avec le nouveau cadre dans le délai prévu par la réforme.
§ 6ANGLE — EMPLOI DU CASH·3 MIN

Que faire de la trésorerie remontée dans la SPFPL

Faire remonter 98 750 € au lieu d'en garder 68 600 € n'a d'intérêt que si vous en faites quelque chose : racheter les murs, abonder un contrat de capitalisation, prendre une participation dans un autre office. Le piège qu'on voit le plus en rendez-vous : la holding est montée, le mère-fille tourne, et la trésorerie remontée à 1,25 % finit par stagner sur le compte courant de la SPFPL pendant deux ans, sans rien rapporter. L'objet de la SPFPL vous laisse trois emplois utiles.

L'immobilier professionnel (les murs de l'office)

La SPFPL peut financer l'acquisition des murs de l'office, le plus souvent via une SCI. Point clé pour le notaire : comme le notaire exploitant est assujetti à la TVA à 20 % sur ses émoluments et honoraires, la SCI peut exercer l'option pour la TVA des loyers (article 260-2 CGI) et ainsi récupérer la TVA sur l'immeuble et les travaux. Sur ce montage, voyez acheter les murs de l'office en SCI.

Les prises de participation

Depuis l'élargissement de l'objet par la réforme de 2024, la SPFPL de notaire peut détenir, à titre accessoire, des parts d'autres SEL de notaires ou de sociétés commerciales dédiées. C'est l'outil de croissance externe : monter au capital d'un second office, prendre une participation dans une activité connexe à l'exploitation.

Les placements de personne morale

Enfin, la trésorerie peut être placée comme celle de toute société à l'IS : contrat de capitalisation de personne morale (article 238 septies E CGI), compte à terme, fonds monétaires, SCPI, private equity. Pour le détail de ces enveloppes et de leur fiscalité, voyez notre guide dédié : placer la trésorerie de sa SEL de notaire (compte-titres, capitalisation, immobilier).

Les emplois possibles de la trésorerie remontée dans la SPFPL et leur traitement fiscal 2026. Une SPFPL est une personne morale à l'IS : ses placements sont imposés à l'IS, et non aux prélèvements sociaux des particuliers. Le détail des enveloppes est développé dans le guide de la trésorerie de la SEL de notaire.
Emploi de la trésorerie remontéeVéhiculeFiscalité au sein de la SPFPL (IS)
Croissance / autre officeParticipation dans une SEL ou société dédiéeDividendes entrants en régime mère-fille (friction ≈ 1,25 %)
Capitalisation à long termeContrat de capitalisation PM (238 septies E)Imposition annuelle à l'IS sur le forfait (105 % du TME)
Placement de trésorerieCompte à terme, fonds monétaires, SCPI, PEProduits intégrés au résultat imposé à l'IS (pas de PS)
Murs de l'officeSCI à l'IR (option TVA 260-2)Quote-part SPFPL à l'IS ; quote-part d'un associé personne physique aux loyers nus 17,2 %

PS des particuliers vs IS de la SPFPL : ne pas confondre

Les prélèvements sociaux 2026 (17,2 % ou 18,6 % selon le support) frappent les personnes physiques : ils s'appliquent lorsque vous appréhendez le revenu ou la plus-value en direct. Tant que la trésorerie reste logée dans la SPFPL, qui est une personne morale à l'IS, ses produits (intérêts, plus-values, forfait du contrat de capitalisation) sont imposés à l'IS et non aux PS. La dualité 17,2 %/18,6 % redevient pertinente au moment où le produit est versé à un associé personne physique (ou pour la quote-part d'une SCI à l'IR revenant à un associé personne physique). Pour le détail des enveloppes et de leur fiscalité, voyez le guide de la trésorerie de la SEL de notaire.
§ 7CAS CHIFFRÉS·4 MIN

Cas chiffrés : remontée de trésorerie et rachat de 40 % d'un office

Trois dossiers comme ceux qu'on traite à Chambéry pour des notaires associés : la capitalisation (cas 1), l'effet de levier au rachat de parts d'office (cas 2), et l'intégration fiscale (cas 3). Les prénoms sont fictifs, mais les montants ressemblent à ce qu'un notaire associé nous apporte concrètement. La note en fin de section précise ce que ces montants prouvent : une capacité de réinvestissement conservée, pas un revenu net dans votre poche.

Cas 1 — Hélène, notaire associée (SEL), TMI 45 % : remonter pour réinvestir

Sa SEL dégage 120 000 € de dividendes excédentaires qu'elle veut réinvestir, pas consommer.

Sans SPFPL : 120 000 € × 31,4 % = 37 680 € d'impôt → il lui reste 82 320 € sur son compte personnel.
Avec SPFPL : 120 000 € remontés via mère-fille → base taxable 5 % × 120 000 = 6 000 €, soit 6 000 € × 25 % = 1 500 € d'IS → 118 500 € disponibles dans la holding pour réinvestir (murs de l'office, contrat de capitalisation, SCPI).
Gain de capacité de réinvestissement : ≈ 36 180 €/an. Réserve : argent logé dans la SPFPL pour un projet, le PFU s'appliquera le jour d'une sortie à titre personnel.

Cas 2 — Thibault rachète 40 % d'un office valorisé 1,2 M€ via sa SPFPL (LBO)

L'office (SEL) est valorisé 1 200 000 € ; Thibault rachète 40 % = 480 000 €.

Il crée une SPFPL qui emprunte 480 000 € et achète les parts ; les intérêts sont déductibles (art. 39). La SEL fait remonter ses dividendes à la holding via le mère-fille : sur 100 000 € remontés, friction ≈ 1 250 € → 98 750 € disponibles pour le service de la dette.
En direct : pour dégager 98 750 € de capacité de remboursement nette, Thibault devrait se distribuer ≈ 144 000 € de dividendes bruts (98 750 / (1 − 0,314)), fiscalisés à 31,4 %. Via la SPFPL, ≈ 100 000 € de dividendes bruts suffisent → la dette se rembourse ≈ 30 % plus vite.
Vigilance : le levier suppose une SEL à l'IS qui distribue, et un calibrage du dividende tenant compte de la limite des 10 %.

Cas 3 — Étude « Maître Roussel & Associé » : l'intégration fiscale à 99 %

La SPFPL détient 99 % de la SEL et remonte 300 000 €/an de dividendes.

Régime mère-fille : 300 000 € × 5 % × 25 % = 3 750 € d'IS.
Intégration fiscale (QPFC 1 %) : 300 000 € × 1 % × 25 % = 750 € d'IS.
Économie : ≈ 3 000 €/an, qui couvre le surcoût comptable de l'intégration. En dessous d'environ 200 000 €/an de dividendes remontés, l'intégration ne se justifie pas.

Comment lire ces trois cas (note de méthode)

Ces simulations figent les taux 2026 (PFU 31,4 %, IS 25 %, mère-fille 1,25 %) et supposent les cinq conditions du régime mère-fille réunies. Elles raisonnent à structure constante et n'intègrent ni les frais de structure annuels, ni votre situation personnelle (TMI, autres revenus, CEHR/CDHR). Surtout, le gain affiché est une capacité de réinvestissement conservée dans la holding, pas un revenu net dans votre poche : les rendements futurs des sommes ainsi capitalisées (SCPI, capitalisation, private equity) ne sont jamais garantis et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le chiffrage qui vaut pour vous est celui qu'un conseiller établit sur vos propres comptes : c'est l'objet du bilan patrimonial.
§ 8ANGLE — LE VRAI PIÈGE·4 MIN

Le vrai piège : mère-fille purge l'IS, pas forcément le social

Sur ce point, autant être direct, parce qu'une erreur ici peut déclencher un redressement Urssaf. Certains vendeurs de montages présentent la SPFPL comme un bouclier automatique contre les cotisations sociales. C'est inexact, et le croire peut vous exposer à un redressement. Ce que disent l'arrêt de la Cour de cassation du 19 octobre 2023 et les réponses ministérielles de 2025, sans le raccourci des vendeurs de montages :

La règle des 10 % et le fondement social

La règle de référence est celle du seuil des 10 % (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale) : la fraction de dividendes (et d'intérêts de compte courant) excédant 10 % du capital + primes d'émission + solde moyen annuel du compte courant d'associé est réintégrée dans l'assiette des cotisations du notaire (au titre de sa base CNAVPL et de sa complémentaire CPRN), et pas seulement aux 18,6 % de prélèvements sociaux. L'assiette est le dividende brut. Le Conseil constitutionnel a validé ce seuil (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010) comme un critère objectif et rationnel.

Ce qu'a dit l'arrêt de 2023 — et son tempérament de 2025

Dans son arrêt du 19 octobre 2023 (2e civ., n° 21-20.366), la Cour de cassation a jugé que les dividendes distribués à une SPFPL contrôlée par le professionnel peuvent être réintégrés à l'assiette de ses cotisations pour la part > 10 % : la SPFPL ne fait pas écran. Mais — et c'est essentiel — des réponses ministérielles du Sénat, dont celle publiée le 21 août 2025, sont venues tempérer cette lecture : il s'agit d'un arrêt d'espèce, et non d'un arrêt de principe, dont la portée est limitée à la SEL unipersonnelle dont le seul professionnel en exercice est aussi associé de la SPFPL, et seulement pour faire échec à un abus. En règle générale, les dividendes perçus par la SPFPL ne sont pas soumis aux cotisations.

SEL unipersonnelle = zone à sécuriser ; multi-associés = épargné

Traduction pratique : en montage multi-associés classique, la remontée de dividendes vers la SPFPL n'est, en principe, pas soumise aux cotisations — la RM du 21/08/2025 rassure ce cas. La zone à sécuriser au cas par cas, c'est le notaire seul dans une SEL unipersonnelle qui contrôle aussi la SPFPL. Si vous êtes dans ce cas, provisionnez la fraction excédant 10 % et faites valider le montage. Pour le détail du calcul, voyez dividendes de SEL et cotisations sociales (la fraction au-delà de 10 %) ; et pour le déroulé complet du même piège côté SPFPL, le décryptage détaillé (côté avocat, même article L. 131-6).

Ce qui reste parfaitement intact, en revanche : l'effet de levier au rachat, la capitalisation de la trésorerie et la transmission. Bâtissez le montage sur ces trois piliers. Pas sur la promesse de cotisations à zéro, qui ne tient pas. La logique est identique au montage de la SPFPL d'avocat, l'autre profession du droit du même cluster.

§ 9CONTEXTE 2024·2 MIN

Pourquoi la SPFPL est encore plus pertinente depuis 2024

Depuis 2024, un changement de règle joue en faveur de la holding : la fin de l'abattement de 10 % sur la rémunération technique de l'associé de SEL.

Depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération technique de l'associé de SEL (celle qui correspond à son exercice libéral) est imposée dans la catégorie des BNC, et non plus en traitements et salaires. Conséquence directe : l'abattement forfaitaire de 10 % disparaît (place aux frais réels BNC). Le Conseil d'État l'a confirmé et a annulé la tolérance des 5 % de gérance par son arrêt CE du 8 avril 2025 n° 492154 — applicable aux notaires comme aux avocats exerçant en SEL.

L'effet sur la stratégie : capitaliser plutôt que sur-rémunérer

En perdant l'abattement de 10 % sur la rémunération, l'intérêt de se sur-rémunérer diminue mécaniquement. À l'inverse, capitaliser le dividende dans la SPFPL (friction 1,25 %) pour le réinvestir prend davantage de sens. C'est une raison de plus de poser proprement l'arbitrage rémunération/dividendes — chiffré dans l'optimisation fiscale du notaire en SEL et plus largement dans le débat SEL : salaire ou dividendes ?.
§ 10APPORT-CESSION & TRANSMISSION·3 MIN

Apporter ses parts à la SPFPL : report d'impôt et transmission

Au-delà du mère-fille et du levier, la SPFPL est un outil de report d'imposition et de transmission. Deux dispositifs s'articulent : l'apport-cession pour vendre à un tiers en différant l'impôt, le pacte Dutreil pour transmettre à titre gratuit.

L'apport-cession : reporter l'impôt avant de vendre

Si vous envisagez de céder votre activité, l'apport-cession (article 150-0 B ter CGI) permet de reporter l'imposition de la plus-value en apportant d'abord les titres de SEL à une holding (votre SPFPL) que vous contrôlez. Le dispositif a été durci par la LF 2026 : pour les cessions réalisées par la holding à compter du 21 février 2026, si la vente intervient moins de 3 ans après l'apport, le report n'est maintenu que sous condition de réinvestir au moins 70 % du produit dans une activité économique éligible sous 3 ans et de conserver le réemploi 5 ans — l'immobilier de placement étant exclu du remploi. Au-delà de 3 ans de conservation, pas de condition de remploi. À défaut, la plus-value en report devient exigible. Le sujet est traité en détail dans l'apport-cession (150-0 B ter) du libéral. Si vous vendez directement, sans apport préalable, c'est la fiscalité de la plus-value et ses exonérations qui s'appliquent : cession d'office notarial : fiscalité de la plus-value et exonérations.

Le pacte Dutreil et la transmission de l'office

Pour transmettre à titre gratuit, une SPFPL réellement animatrice de ses SEL peut ouvrir le pacte Dutreil (article 787 B CGI) : exonération de 75 % de la valeur des titres transmis, sous engagement collectif puis individuel de conservation et exercice d'une fonction de direction. Spécificité du notaire : la transmission de l'office lui-même passe par la cession du droit de présentation d'un successeur agréé par le Garde des Sceaux. Pour la mécanique complète de la transmission de l'office via la holding — articulation du report d'imposition et du Dutreil —, voyez transmettre son office de notaire via une holding : report et Pacte Dutreil. La synthèse des avantages et de la transmission est développée dans les avantages de la SPFPL de notaire et, plus largement, transmettre son cabinet et son patrimoine (Dutreil sur les titres).

Ce que la LF 2026 a durci au 21 février 2026

Apport-cession : pour les cessions par la holding à compter du 21/02/2026, remploi porté à 70 % (au lieu de 60 %) sous 3 ans, conservation du réemploi 5 ans, immobilier de placement exclu. Dutreil : une SPFPL purement passive est exclue ; l'animation doit être documentée chaque année. Dans les deux cas, la pleine propriété des parts reste de mise pour conserver le bénéfice du régime mère-fille : un démembrement le fait tomber.
§ 11LIMITES & COÛT·3 MIN

Limites, coût et seuil de rentabilité

Reste le revers : une SPFPL coûte à monter, coûte à tenir chaque année, et son objet est verrouillé par l'ordonnance 2023-77. Pour décider en connaissance de cause, voici ses limites réelles et le seuil à partir duquel elle se justifie.

Un objet limité (ce n'est pas une holding patrimoniale libre)

Première limite, structurante : la SPFPL de notaire a un objet limité — détenir des parts de SEL de notaires et des activités accessoires dédiées (immobilier d'exploitation via SCI, participations dans d'autres SEL). Ce n'est pas une holding patrimoniale libre dans laquelle on loge tout type d'actifs.

SPFPL de notaire — objet réservé

Objet limité à la détention de SEL de notaires + accessoires dédiés. Capital contrôlé par le Conseil supérieur du notariat, fermé aux tiers financiers. Régime mère-fille et Dutreil (sous animation) disponibles. Titres = biens professionnels en principe exonérés d'IFI.

Holding patrimoniale — objet libre

Détient tout type de titres et d'actifs (sociétés commerciales, SCI de placement, valeurs mobilières). Ni réservée ni contrôlée par une autorité professionnelle. Régime mère-fille également disponible, mais inadaptée pour détenir des parts de SEL réglementée de notaires.

Pour comprendre la logique générale d'une holding et ses autres usages, voyez monter une holding patrimoniale — en gardant en tête qu'elle ne remplace pas la SPFPL pour loger des parts de SEL de notaires.

Coût, abus de droit et seuil de rentabilité

Côté coût : la création se situe généralement entre 1 500 et 9 000 € (statuts, objet conforme à l'ordonnance 2023-77, examen de conformité), avec un récurrent de 2 000 à 3 000 €/an. Côté substance : une coquille purement fiscale s'expose à l'abus de droit (article L. 64 du Livre des procédures fiscales), avec une majoration de 40 à 80 %. Côté IFI : les titres d'une SPFPL d'exercice sont en principe des biens professionnels exonérés (article 975 CGI), et la holding qui anime des SEL d'exercice est hors champ de la taxe sur les holdings patrimoniales créée par la LF 2026.

Seuil de rentabilité de la SPFPL de notaire. Dès quelques dizaines de milliers d'euros de dividendes remontés chaque année, le gain net devient nettement positif — et un projet de rachat de parts d'office ou de transmission la justifie indépendamment de tout seuil.
Dividendes annuels remontésÉconomie mère-fille (~30,15 %)Surcoût de structureGain net annuel
10 000 €≈ 3 015 €~ 2 500 €≈ +515 €
30 000 €≈ 9 045 €~ 2 500 €≈ +6 545 €
100 000 €≈ 30 150 €~ 3 000 €≈ +27 150 €

La substance avant tout

Une SPFPL doit avoir une réalité économique : décisions effectives, comptes tenus, animation réelle des SEL si vous visez Dutreil. Rappelez-vous enfin que la rémunération « technique » que vous percevez pour votre exercice de notaire reste imposée en BNC depuis 2024, et que l'interposition d'une SPFPL n'y change rien.

Une SPFPL montée isolément n'apporte presque rien : elle ne prend sa valeur qu'articulée au choix SELARL/SELAS, à l'arbitrage rémunération/dividendes, au placement de la trésorerie de l'étude et au plan de transmission de l'office. Pour la replacer dans la séquence complète, voyez la stratégie patrimoniale 360 du notaire et, pour les très hauts revenus, la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR).

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Sources et références légales

  • CGI — régime mère-fille et intégration

    Art. 145 CGI (régime mère-fille : détention d'au moins 5 % du capital, conservation 2 ans, pleine propriété, capital libéré). Art. 216 CGI (exonération de 95 % des dividendes, quote-part de frais et charges de 5 %, IS effectif 1,25 %). Art. 223 A CGI (intégration fiscale, quote-part ramenée à 1 %, friction 0,25 %, détention ≥ 95 %). Art. 219 CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Doctrine BOFiP : BOI-IS-BASE-10-10-10-10, BOI-IS-BASE-10-10-20.

  • CGI / CSS — effet de levier et cotisations

    Art. 39 CGI (déductibilité des intérêts de l'emprunt d'acquisition des titres de SEL). Art. 212 bis CGI (plafonnement ATAD des charges financières nettes : le plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l'EBITDA fiscal). Art. 223 B CGI (amendement Charasse, rachat intra-groupe à crédit). Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS depuis la LFSS 2026, loi 2025-1403). Art. L. 131-6 CSS (cotisations sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant). Art. L. 136-8 CSS (dualité des prélèvements sociaux 18,6 % / 17,2 %).

  • Cadre juridique de la SPFPL de notaire

    Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (Livre V régissant l'exercice en société des professions libérales, en vigueur le 1er septembre 2024, abrogeant la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990). Décret n° 2024-873 du 14 août 2024 (exercice en société de la profession de notaire : composition du capital, contrôle du Conseil supérieur du notariat). Ordonnance n° 45-2590 du 2 novembre 1945 et loi du 25 ventôse an XI (statut du notaire, officier public et ministériel, droit de présentation). Art. L. 64 LPF (abus de droit).

  • CGI — réinvestissement, transmission et IFI

    Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation de personne morale à l'IS). Art. 260-2 CGI (option pour la TVA des loyers d'une SCI de murs). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, exonération de 75 %, holding animatrice). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, durci par la LF 2026 : remploi 70 %, délai 3 ans, conservation 5 ans, immobilier exclu). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe 500 000 € du dirigeant partant en retraite, prorogé jusqu'au 31/12/2031). Art. 975 CGI (IFI, exonération des biens professionnels). Doctrine : BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60, BOI-TVA-BASE-10-20-40-30, BOI-RPPM-RCM-10-10-80.

  • Jurisprudence et doctrine

    Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (dividendes de SEL remontés à une SPFPL et cotisations, part > 10 %). Cons. const. n° 2010-24 QPC du 6 août 2010 (conformité de la règle des 10 %). RM Sénat n° 00418 (réponse du 27 février 2025) et n° 01461 (réponse du 21 août 2025) : tempérament, arrêt d'espèce, portée limitée à la SEL unipersonnelle / abus. CE 8 avril 2025 n° 492154 (rémunération technique en SEL imposée en BNC, fin de l'abattement de 10 %, avocats et notaires).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La création d'une SPFPL de notaire et tout montage à effet de levier, d'apport-cession ou de transmission doivent faire l'objet d'une étude individualisée préalable, validée avec votre expert-comptable, la chambre des notaires / le Conseil supérieur du notariat et, le cas échéant, un avocat fiscaliste. Les chiffres et taux cités sont à jour au 15 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points sont signalés au conditionnel lorsque le texte ou la doctrine ne tranchent pas encore clairement.

Foire aux questions

Tout sur la SPFPL de notaire en 2026 régime mère-fille, levier, cotisations, transmission.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : à quoi sert une SPFPL de notaire, comment marche le mère-fille, qui peut en créer une, le piège des cotisations, le coût et la transmission. Réponses sourcées et à jour 2026.