Aller au contenu principal
Aller au contenu principal
Guide profession libérale 202614 minMis à jour 25 juin 20263 cas chiffrés

Dividendes de SEL et cotisations sociales : la règle des 10 %

Vous pensez que vos dividendes de SEL sortent à 31,4 % de flat tax ? Pour la fraction qui dépasse 10 % de votre capital, c'est faux : elle bascule dans l'assiette des cotisations TNS (~40-45 %) au lieu de 18,6 % de prélèvements sociaux (art. L. 131-6 CSS). Pire, ces cotisations tombent un à deux ans plus tard — un choc de trésorerie que personne n'anticipe. Et non, la SPFPL ne vous protège pas (Cass. 19/10/2023). Voici le calcul exact, le calendrier réel et comment limiter la casse. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

DIVIDENDES DE SEL 2026

Chiffrer le coût réel de vos dividendes et le montant exact à provisionner

Audit de votre SEL : calcul du seuil de 10 %, fraction soumise aux cotisations TNS, provision à bloquer, arbitrage rémunération/dividendes et leviers pour relever le seuil (capital, SPFPL, PER). Sans produit-maison.

  • Calcul du seuil de 10 % personnalisé
  • Provision à bloquer chiffrée
  • Arbitrage rémunération/dividendes
  • Sans produit-maison

PS SOUS 10 %

18,6 %

COTIS. AU-DELÀ

~40-45 %

SEUIL SANS COTIS.

10 %

PFU DIVIDENDES

31,4 %

À PROVISIONNER

~40-45 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1L'ALERTE·3 MIN

Vos dividendes ne sortent plus à 31,4 % : la règle qui change tout

En 30 secondes

Vos dividendes de SEL ne sortent pas tous à 31,4 %. Seule la fraction sous 10 % du capital (augmenté des primes et du solde moyen du compte courant) supporte la flat tax. Au-delà, la fraction excédentaire bascule dans l'assiette des cotisations TNS (de l'ordre de 40 à 45 %), régularisées en N+1 / N+2 (art. L. 131-6 CSS). Et non, la SPFPL ne fait pas écran (Cass. 19/10/2023). Conséquence : un choc de trésorerie à provisionner dès la distribution, et un capital trop faible qui peut faire basculer presque tout le dividende. Ce guide vous donne le calcul exact, trois cas chiffrés et les quatre leviers pour limiter la casse.

On vous l'a probablement déjà répété, peut-être même un comptable ou un confrère : « Je me verse des dividendes, ça ne coûte que la flat tax, pas de charges sociales. » Pour la quasi-totalité des sociétés commerciales, c'est exact. Pour une société d'exercice libéral, c'est un piège — et un piège coûteux dès que vous franchissez un seuil étonnamment bas. Imaginez un médecin qui distribue 60 000 € de dividendes en pensant payer 18 840 € de flat tax, et qui découvre, dix-huit mois plus tard, un rappel de cotisations de 25 000 € sur une trésorerie déjà dépensée. Ce n'est pas un cas d'école : c'est exactement le Dr Lefèvre que vous lirez plus bas.

En cause, une règle propre aux SEL et aux associés relevant du régime des indépendants : elle ponctionne lourdement la part de dividendes qui dépasse 10 % de votre capital. Et comme le capital d'une SEL est souvent modeste — 1 000 €, 7 500 €, 10 000 € —, ce seuil est franchi presque immédiatement. Le reste de ce guide tient en trois chiffres : votre seuil exact, le vrai calendrier des appels de cotisations, et la somme à bloquer pour ne jamais être pris au dépourvu.

L'alerte en une phrase

La fraction de dividendes qui dépasse 10 % du capital de votre SEL n'est plus taxée à 18,6 % de prélèvements sociaux, mais soumise aux cotisations sociales TNS (de l'ordre de 40 à 45 %), régularisées un à deux ans plus tard.

Le principe figure à l'article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale. Sous le seuil de 10 %, la fraction de dividendes reste un revenu de capitaux mobiliers : elle supporte le PFU à 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux), point final. Au-delà du seuil, la fraction excédentaire est traitée socialement comme du revenu d'activité : elle entre dans l'assiette des cotisations TNS et reste imposée à l'impôt sur le revenu au barème. Le saut de coût est brutal.

Sous 10 % vs au-delà de 10 % : le même euro de dividende ne coûte pas du tout la même chose. Le dispositif a été validé par le Conseil constitutionnel (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010).
Sous le seuil de 10 %Au-delà du seuil de 10 %
RégimeRevenu de capitaux mobiliers (RCM)Assiette des cotisations TNS + IR au barème
Taux 2026 (ordre de grandeur)PFU 31,4 % (12,8 + 18,6)Cotisations TNS ~40-45 % + IR
Abattement de 40 % (art. 158)Possible sur option barème (IR)Jamais sur l'assiette sociale (dividende brut)
Ouvre des droits retraiteNonNon (cotisé, mais sans contrepartie de droits)
Quand on paieÀ la distribution (PFU)Régularisé en N+1 / N+2

Un point d'honnêteté pour éviter le contresens le plus répandu : les dividendes ne deviennent jamais du BNC. Ils restent des revenus de capitaux mobiliers. Ce que la loi capte, c'est leur assiette sociale pour la part au-delà de 10 %, pas leur nature fiscale. La requalification en BNC, elle, ne concerne que la rémunération technique d'activité : c'est une réforme totalement distincte, qu'on sépare au paragraphe suivant.

§ 2DEUX RÉFORMES·3 MIN

Deux réformes, deux natures, deux dates : ne les confondez pas

C'est l'erreur qu'on corrige le plus souvent en rendez-vous — et que la moitié des articles en ligne entretiennent. On entend dire que « depuis 2024, les dividendes de SEL sont requalifiés en BNC et soumis aux cotisations ». Cette phrase mélange deux dispositifs sans rapport. L'un est fiscal et vise la rémunération ; l'autre est social et vise les dividendes. Mettons-les face à face une bonne fois.

Règle A (fiscale, rémunération) vs Règle B (sociale, dividendes). Ce sont deux mécanismes indépendants : on peut être concerné par l'un, par l'autre, ou par les deux.
Règle A — la rémunération en BNCRègle B — les dividendes au-delà de 10 %
NatureFiscale (qualification du revenu)Sociale (assiette des cotisations)
Ce qui est concernéLa rémunération technique d'activitéLes dividendes (et intérêts de CCA)
EffetImposée en BNC (déclaration 2035), pas en salaireFraction > 10 % réintégrée en cotisations TNS
TexteArt. 92 CGI + BOI-RES-BNC-000136Art. L. 131-6 CSS
Depuis quandImposition des revenus 2024Revenus 2009 pour les SEL (LFSS 2009) ; extension aux autres TNS en 2013 (LFSS 2014)

Le point à retenir

Les dividendes ne deviennent jamais du BNC. Ils restent des revenus de capitaux mobiliers ; c'est seulement leur assiette sociale qui capte la fraction au-delà de 10 %. La requalification en BNC vise une autre chose : la rémunération technique de l'associé de SEL, sujet que nous traitons en détail dans notre guide BNC ou SELARL : quand la société devient intéressante(avec l'arrêt du Conseil d'État du 8 avril 2025 qui a annulé la tolérance des 5 %).

Deuxième malentendu : cette règle des 10 % sur les dividendes n'a rien d'une nouveauté 2024. Elle s'applique aux SEL depuis l'imposition des revenus 2009 (LFSS pour 2009, art. 22 ; dispositif validé par le Conseil constitutionnel, décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010, et par le décret n° 2009-423). La LFSS pour 2014 a, elle, étendu le mécanisme à l'ensemble des travailleurs indépendants exerçant en société à l'IS (revenus 2013). Plus récemment encore, l'extension a touché de nouveaux profils, en particulier l'associé exerçant de SELAS — un point que nous détaillons au §8. Mais pour le gérant majoritaire de SELARL, le dispositif a plus de quinze ans : beaucoup l'ignorent encore, ce qui n'en fait pas une découverte.

§ 3LE SEUIL·3 MIN

Comment se calcule le seuil de 10 % du capital

Reste à savoir 10 % de quoi, exactement. La réponse est plus large qu'on ne croit : beaucoup pensent qu'il s'agit de 10 % du seul capital social. L'assiette de référence additionne trois éléments, et c'est précisément en jouant sur ces éléments qu'on peut relever le seuil (voir §9).

Le seuil non soumis aux cotisations (art. L. 131-6 CSS)

Seuil = 10 % × (Capital social libéré
              + Primes d'émission
              + Solde moyen annuel du compte courant d'associé)

Le capital et les primes sont appréciés au dernier jour de l'exercice précédant la distribution. Le compte courant d'associé (CCA) est retenu pour son solde moyen sur l'année. Les modalités de calcul sont fixées par le décret n° 2009-423 du 16 avril 2009, validé par le Conseil d'État (27 mai 2011, n° 328905).

La fraction soumise aux cotisations TNS

Fraction soumise = Dividendes bruts distribués − Seuil de 10 %

(le résultat, s'il est positif, entre dans l'assiette TNS)

On raisonne au niveau du foyer de l'associé exerçant : sont retenues les parts et sommes détenues, en propriété ou en usufruit, par l'associé, son conjoint ou partenaire de PACS, et ses enfants mineurs non émancipés.

Deux détails font bouger les montants pour de bon. D'abord, les intérêts de compte courant d'associé entrent dans le même dispositif que les dividendes : on ne contourne pas la règle en transformant un dividende en intérêt de CCA. Ensuite, le périmètre est familial : impossible de loger les titres au nom du conjoint ou des enfants mineurs pour échapper au calcul, ils sont agrégés.

Exemple chiffré : comment monte le seuil

Prenons une SELARL au capital de 50 000 €, avec 30 000 € de primes d'émission et un solde moyen de compte courant de 20 000 €. L'assiette de référence est de 50 000 + 30 000 + 20 000 = 100 000 €. Le seuil non soumis aux cotisations vaut donc 10 % × 100 000 = 10 000 €. Sur un dividende de 40 000 €, seuls les 30 000 € au-delà des 10 000 € entrent dans l'assiette TNS. À capital nu de 10 000 € (sans primes ni compte courant), le même dividende aurait vu 39 000 € basculer en cotisations. Tout l'enjeu de l'optimisation tient dans cette assiette de référence (voir §9).

Le piège du brut : oubliez l'abattement de 40 %

L'abattement de 40 % de l'article 158 du CGI ne s'applique PAS à l'assiette sociale. Les cotisations TNS se calculent sur le dividende brut, pas sur 60 % du dividende. Cet abattement ne vaut que pour l'impôt sur le revenu, et uniquement si vous optez pour le barème plutôt que pour le PFU. C'est une erreur fréquente, y compris chez certains praticiens : on croit cotiser sur une base réduite, alors qu'elle est pleine. Le détail de cet abattement figure dans notre guide abattement de 40 % sur les dividendes en 2026.
§ 4LE COÛT RÉEL·5 MIN

Le coût réel : trois cas chiffrés

Trois confrères, trois niveaux de capital — et des additions qui n'ont rien à voir. Avant de lire les chiffres, une mise au point : les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur pédagogiques. Le taux global de cotisations TNS sur la fraction excédentaire est présenté autour de 40 à 45 % (il varie selon la caisse, la profession et le niveau de revenu) ; une partie de la CSG d'activité est par ailleurs déductible. Le chiffrage exact se fait au cas par cas.

Cas 1 · Médecin · SELARL · capital 10 000 €

Dr Lefèvre — un capital trop faible, presque tout passe en cotisations

Le Dr Lefèvre, gérant majoritaire de sa SELARL (statut TNS), a un capital de 10 000 €, sans primes ni compte courant. Son seuil de 10 % vaut donc 1 000 €.

Il distribue 60 000 € de dividendes. Les 1 000 € sous le seuil supportent le PFU à 31,4 %. Les 59 000 € restants — soit 98 % du dividende — sont réintégrés dans l'assiette des cotisations TNS, comme du revenu d'activité.

À ~43 % de cotisations, c'est de l'ordre de 25 000 € à provisionner sur la seule fraction excédentaire, sans compter l'IR au barème. Sur une SELARL à 10 000 € de capital, distribuer en masse ne tient plus. Le premier levier du Dr Lefèvre, c'est d'augmenter son capital (voir §9).

Cas 2 · Avocate · SELAS (associée exerçant) · capital 50 000 € + primes 30 000 € + CCA 20 000 €

Maître Caron — un seuil plus haut, mais concernée depuis les revenus 2025

Maître Caron exerce en SELAS. Son assiette de référence est confortable : 50 000 € de capital + 30 000 € de primes + 20 000 € de solde moyen de compte courant, soit un seuil de 10 000 €.

Sur un dividende de 80 000 €, la fraction excédentaire est de 70 000 €. Un capital, des primes et un compte courant plus élevés relèvent donc nettement le seuil — mais 70 000 € passent tout de même dans l'assiette TNS.

Point d'actualité majeur pour elle : en tant qu'associée exerçant de SELAS, elle est concernée depuis l'imposition des revenus 2025, avec de premières régularisations en 2026. Nuance d'honnêteté : si elle était présidente assimilée salariée, la situation serait différente et reste une zone grise (voir §8) — d'où l'importance d'un audit nominatif.

Cas 3 · Kiné · SELARL détenue à 99 % par une SPFPL

Julie — la SPFPL purge l'IS, mais pas le social

Julie, kiné, détient sa SELARL à 1 % en direct et 99 % via une SPFPL (un clin d'œil aux faits de l'arrêt de la Cour de cassation du 19 octobre 2023). La SELARL remonte 100 000 € de dividendes à la holding.

Côté impôt sur les sociétés, la SPFPL purge presque tout grâce au régime mère-fille : exonération de 95 %, quote-part de frais et charges de 5 %, soit un frottement d'IS de l'ordre de 1,25 %. Jusqu'ici, tout va bien.

Mais la Cour de cassation a jugé que la holding ne fait pas écran : la fraction au-delà de 10 % reste réintégrée dans l'assiette des cotisations TNS de Julie, l'associée qui exerce. Nuance : une réponse ministérielle du 27 février 2025 a relativisé la portée de cet arrêt — d'où la prudence et l'audit (voir §6). La SPFPL garde tout son intérêt, mais pour réinvestir et transmettre, pas pour échapper au social.

Récapitulatif des trois cas. Plus l'assiette de référence (capital + primes + CCA) est élevée, plus le seuil monte et plus la fraction excédentaire diminue. Estimations indicatives, à modéliser précisément au cas par cas.
CasSeuil de 10 %Dividende distribuéFraction en cotisations TNS
Dr Lefèvre (capital 10 000 €)1 000 €60 000 €59 000 € (≈ 98 %)
Maître Caron (capital + primes + CCA = 100 000 €)10 000 €80 000 €70 000 € (≈ 88 %)
Julie via SPFPL (capital 10 000 €)1 000 €100 000 € remontésFraction > 10 % réintégrée chez l'associé exerçant

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur, volontairement simplifiés pour faire ressortir la logique. Le coût réel dépend de votre taux exact de cotisations (caisse, profession), de la CSG d'activité déductible (6,8 points), de votre tranche marginale d'imposition et de votre situation. Une projection chiffrée ne préjuge pas du résultat futur, qui varie selon votre cas et l'évolution de la fiscalité (LF/LFSS annuelles). À modéliser précisément avant toute distribution.
§ 5LA BOMBE À RETARDEMENT·3 MIN

La bombe à retardement : le décalage de trésorerie N+1 / N+2

C'est le point qu'on oublie systématiquement de modéliser — et celui qui plante une trésorerie chaque année. Le coût social d'un gros dividende ne tombe pas l'année de la distribution. Il arrive un à deux ans plus tard, au moment où vous l'avez oublié et où la trésorerie a déjà été dépensée.

La mécanique des cotisations TNS est la suivante : l'URSSAF appelle d'abord des acomptes provisionnels calculés sur un revenu antérieur (N-2 puis N-1) ; une fois votre revenu réel déclaré, elle procède à une régularisation en N+1 ; puis elle réajuste les acomptes des années suivantes à la hausse. Un dividende excédentaire voté en année N génère donc un supplément de cotisations qui se matérialise en N+1, voire s'étale jusqu'en N+2.

À provisionner : ~40-45 % de la fraction excédentaire, dès la distribution

Bloquez immédiatement une provision de l'ordre de 40 à 45 % de la fraction de dividendes au-delà du seuil de 10 %, le jour même de la distribution. Ces cotisations sont personnelles (dues par l'associé exerçant), même si la société les prend en charge. Ne pas provisionner, c'est s'exposer à un rappel brutal un à deux ans plus tard.

Échéancier

Ce qui se passe vraiment sur deux ans

  • Année N (distribution) : vous votez et percevez le dividende. Vous payez le PFU sur la fraction sous le seuil. Vos acomptes de cotisations sont encore calculés sur un revenu antérieur, plus faible : vous ne « sentez » rien.
  • Année N+1 (régularisation) : votre revenu réel intégrant la fraction excédentaire est déclaré. L'URSSAF régularise : le rappel de cotisations tombe.
  • Année N+2 (réajustement) : les acomptes provisionnels sont relevés sur la base du revenu majoré. L'effet se prolonge avant de se lisser.

Concrètement, un libéral qui distribue un gros dividende une bonne année, puis lève le pied l'année suivante, peut se retrouver à payer en N+1 des cotisations calculées sur le pic de N, alors que ses revenus ont chuté. La discipline, c'est de bloquer la somme le jour du vote, pas le jour où l'URSSAF réclame.

Hagnéré Patrimoine

Combien devez-vous vraiment provisionner cette année ?

Un conseiller en gestion de patrimoine calcule votre seuil de 10 %, chiffre la fraction soumise aux cotisations TNS et le montant exact à bloquer, puis cale l'échéancier N+1/N+2 avec votre expert-comptable.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 6SPFPL·3 MIN

La SPFPL purge l'IS, pas forcément les cotisations

« Si je coiffe ma SEL d'une SPFPL et que je fais remonter les dividendes à la holding, je n'ai plus de cotisations. » Neuf clients sur dix nous arrivent avec cette idée en tête. La Cour de cassation a tranché l'inverse en octobre 2023. Reprenons concrètement : ce que la holding vous fait gagner, et ce qu'elle ne vous fera jamais gagner.

Commençons par le bon côté. La SPFPL purge l'impôt sur les sociétés. Grâce au régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI), les dividendes remontés de la SEL à la holding sont exonérés à 95 %, avec une quote-part de frais et charges de 5 % — soit un frottement d'IS effectif de l'ordre de 1,25 % (5 % × 25 %). Conditions : détention d'au moins 5 %, conservation des titres deux ans, société à l'IS. Pour qui veut capitaliser dans la holding et racheter un second cabinet, c'est un levier décisif.

Là où la SPFPL s'arrête : elle ne fait pas écran au social

La Cour de cassation (2e chambre civile, 19 octobre 2023, n° 21-20.366) a jugé que les bénéfices de la SEL distribués à la SPFPL « doivent entrer dans l'assiette des cotisations […] y compris lorsque ces bénéfices sont distribués à la société de participations financières de profession libérale ». Autrement dit : pour la fraction au-delà de 10 %, la holding ne fait pas écran, les cotisations TNS restent dues par l'associé exerçant.

L'honnêteté sur l'incertitude

Le débat n'est pas clos. Une réponse ministérielle (Anglars, JO Sénat du 27 février 2025) a indiqué que cet arrêt « ne constitue pas une règle générale ». Il existe donc une tension entre une jurisprudence sévère et une lecture administrative plus restrictive. En pratique, cela impose un audit au cas par cas et une formulation prudente. Personne ne peut vous garantir aujourd'hui que la holding efface les cotisations, ni l'inverse : la réponse dépend de la façon dont le montage est construit et de la profession concernée.

La SPFPL garde tout son intérêt

Même sans effet sur le social, la SPFPL reste un outil patrimonial de premier plan : capitaliser la trésorerie sans IR immédiat, réinvestir (rachat de cabinets, immobilier professionnel), transmettre dans de meilleures conditions. Le sujet est développé dans notre guide SPFPL et profession libérale : la holding qui change la fiscalité, et la question de l'emploi de la trésorerie dans notre guide placer la trésorerie de sa SEL. Pour les avocats, qui se heurtent au même constat, voyez notre guide SPFPL d'avocat : pourquoi les dividendes restent soumis aux cotisations sociales.

Un dernier point, au conditionnel : si la rémunération technique était anormalement minorée pour gonfler des dividendes capitalisés dans la holding, l'administration pourrait s'interroger sur un abus de droit (article L. 64 du LPF). Aucun seuil chiffré ne ressort de la jurisprudence à ce stade, mais la prudence commande de conserver une rémunération cohérente avec l'activité réelle.

§ 7LE CADRE JURIDIQUE·2 MIN

Le cadre juridique en vigueur : l'ordonnance de 2023

Une mise au point sur les textes, parce que la moitié des articles en ligne s'appuient encore sur une loi abrogée. Pendant plus de trente ans, l'exercice en société des professions libérales réglementées a reposé sur la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. Beaucoup de contenus la citent encore comme texte en vigueur : c'est faux depuis 2024.

La recodification : ordonnance 2023-77

Depuis le 1er septembre 2024, l'exercice en société des professions libérales réglementées (médecins, avocats, kinés, experts-comptables…) est régi par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a abrogé la loi 90-1258 du 31 décembre 1990. La loi de 1990 ne doit plus être citée que comme référence historique. Une SEL peut désormais être détenue à 100 % par une SPFPL.

Rassurez-vous : cette recodification ne touche pas à la règle des 10 % — toujours portée par l'article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale. Elle réécrit surtout les règles de détention des SEL et des SPFPL, d'où la possibilité, désormais, de loger 100 % d'une SEL sous une SPFPL. Pour un panorama complet des formes (EI, EURL, SELARL, SELAS), voyez notre guide EI, EURL, SELARL, SELAS : quel statut pour quelle profession libérale.

§ 8QUI EST CONCERNÉ·3 MIN

Qui est concerné : SELARL, SELAS, et la zone grise du président

« Est-ce que ça me concerne, moi ? » C'est la première question de chaque rendez-vous SEL. Tout dépend de votre statut social— et c'est précisément là que se loge une zone grise dont peu de confrères parlent franchement.

Statut social et exposition à la règle des 10 %. Le statut du dirigeant commande l'application du dispositif. Les dates indiquées sont celles des premières impositions concernées.
Structure / dirigeantStatut socialRègle des 10 %Depuis
SELARL — gérant majoritaireTNS (art. L. 631-1 CSS)ApplicableRevenus 2009
SELAS / SELARL — associé exerçant relevant des indépendantsIndépendantApplicable (extension)Revenus 2025
SELAS — président assimilé salariéAssimilé salarié (art. L. 311-3 CSS)Zone grise (à ce jour non réintégré)Non tranché

Pour le gérant majoritaire de SELARL, relevant du statut TNS, rien de nouveau : la règle s'applique depuis les revenus 2009 (LFSS pour 2009, validée par la décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010). C'est le noyau d'origine, en place depuis plus de quinze ans ; la LFSS pour 2014 l'a ensuite étendue aux autres travailleurs indépendants en société à l'IS (revenus 2013). Pour la déclinaison propre aux avocats, qui relèvent de la CNBF et non du régime général, voyez notre guide dédié Dividendes en SELARL d'avocat : le piège des cotisations sociales (>10 % du capital). Pour les officiers ministériels, la même mécanique s'applique avec ses spécificités de caisse : voyez notre guide Dividendes en SEL de commissaire de justice : fiscalité et cotisations sociales. Pour l'expert-comptable, affilié à la CAVEC, retrouvez le détail dans notre guide Dividendes de l'expert-comptable en SEL : fiscalité et cotisations.

Pour l'associé exerçant de SELAS relevant du régime des indépendants, l'exposition résulte d'une extension portée par la jurisprudence (Cass. 19 octobre 2023) et les évolutions législatives, avec des régularisations à compter des revenus 2025 — d'où le pic d'actualité de 2026. Sur l'arbitrage rémunération / dividendes propre à l'avocat exerçant en SELAS, voyez notre guide Avocat en SELAS : arbitrage rémunération / dividendes. Pour l'architecte, affilié à la CIPAV, le même arbitrage est détaillé dans notre guide Architecte en SELARL : salaire ou dividendes, quelle répartition. Le psychologue, également affilié à la CIPAV, retrouve ce piège des dividendes dès qu'il choisit d'exercer en société : nous l'expliquons dans notre guide Statut juridique du psychologue : EI, EURL ou SELARL ?.

La zone grise du président de SELAS assimilé salarié

Le président de SELAS assimilé salarié a historiquement été en dehors des cotisations TNS sur dividendes (il ne supporte que les prélèvements sociaux). La rédaction large de l'arrêt de 2023 fait craindre une extension future, mais aucun texte ne l'a tranchée à ce jour : en l'état, ses dividendes ne sont pas réintégrés dans une assiette de cotisations TNS. Cette frontière, sensible, mérite un audit nominatif. Pour le comparatif des deux statuts, voyez notre guide TNS vs assimilé salarié : le comparatif chiffré 2026 et notre guide EI, EURL, SELARL, SELAS.
§ 9LIMITER LA CASSE·3 MIN

Comment réduire la fraction soumise aux cotisations

Vous pouvez subir cette règle. Vous pouvez aussi la piloter. Quatre leviers permettent de réduire la fraction de dividendes qui bascule en cotisations, ou d'en atténuer le coût. Aucun ne fait de miracle isolément ; ensemble et anticipés, ils déplacent vraiment le curseur.

À retenir

Les quatre leviers pour limiter la casse

  • 1. Augmenter le capital social (ou incorporer des réserves et des primes d'émission) : cela relève mécaniquement le seuil de 10 %. Capital 80 000 € + CCA 20 000 € → seuil de 10 000 € au lieu de 1 000 €.
  • 2. Calibrer l'arbitrage rémunération / dividendes chaque année : la rémunération ouvre des droits retraite, les dividendes au-delà de 10 % perdent leur avantage social sans en ouvrir.
  • 3. Déduire un PER / Madelin (article 154 bis CGI) pour baisser l'assiette : plancher 4 806 €, plafond jusqu'à 88 911 € en 2026.
  • 4. Réinvestir la trésorerie dans la SEL ou la SPFPL plutôt que de la distribuer (contrat de capitalisation détenu par la personne morale, art. 238 septies E CGI).

Le premier levier est le plus direct : plus votre assiette de référence est élevée, plus la part de dividendes qui échappe aux cotisations est large. Augmenter le capital, ou incorporer des réserves disponibles, est souvent la première recommandation pour une SEL sous-capitalisée comme celle du Dr Lefèvre (§4).

Exemple : l'effet d'une augmentation de capital

Reprenons le Dr Lefèvre, capital 10 000 €, seuil de 10 % = 1 000 €. En incorporant 70 000 € de réserves disponibles au capital, il porte celui-ci à 80 000 € ; en laissant 20 000 € sur son compte courant, son assiette de référence atteint 100 000 €. Son seuil passe alors de 1 000 € à 10 000 €. Sur un dividende de 30 000 €, la fraction soumise aux cotisations TNS tombe de 29 000 € à 20 000 €: 9 000 € de dividendes basculent du régime des cotisations (~43 %) vers le PFU (31,4 %). Le gain est loin d'être anecdotique. Revers de la médaille : un capital figé qu'on ne récupère pas d'un claquement de doigts, et des formalités de modification statutaire. À peser avec votre expert-comptable.

Le deuxième levier relève de l'arbitrage annuel : c'est tout l'objet de notre guide SEL : salaire ou dividendes, l'arbitrage gagnant du libéral. Le troisième s'appuie sur la déduction du PER du libéral, qui réduit l'assiette imposable à votre tranche marginale.

Le réflexe retraite à ne pas oublier

Les dividendes n'ouvrent aucun droit à la retraite. Chaque euro de dividende substitué à de la rémunération, c'est moins de trimestres et de points validés. Réduire ses cotisations via les dividendes a donc un coût caché : une pension future plus faible. On compense par une rémunération suffisante et un PER. Le sujet est développé dans notre guide retraite des professions libérales : pourquoi la caisse obligatoire ne suffit pas.
§ 10LES CHIFFRES 2026·3 MIN

Les chiffres 2026 à connaître (et ce que les autres écrivent faux)

La plupart des articles que vous trouverez encore en ligne affichent les taux d'avant 2026. Or la LFSS 2026 a modifié un paramètre clé : la CSG sur les revenus du capital est passée de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026. Conséquence directe sur les dividendes.

Les chiffres 2026 à retenir pour la SEL. La dualité des prélèvements sociaux (18,6 % capital / 17,2 % AV-foncier) est issue de la LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025).
Paramètre 2026ValeurDétail
PFU dividendes (sous le seuil)31,4 %12,8 % IR + 18,6 % PS
PS sur dividendes / intérêts / PV mobilières18,6 %CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5
PS sur assurance-vie / capi / foncier nu / PV immo17,2 % (maintenu)CSG 9,2 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5
IS PME15 % puis 25 %15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà (art. 219 I-b)
Régime mère-fille (SPFPL)95 % / 5 %Frottement IS effectif ≈ 1,25 %
PASS 202648 060 €Plafond annuel de la sécurité sociale

31,4 %, pas 30 % : corrigez vos repères

Depuis la LFSS 2026, le PFU sur les dividendes est de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS), et non 30 %. Tout contenu encore à « 30 % » ou « 17,2 % » sur les dividendes est périmé. Le 17,2 % subsiste, mais réservé à l'assurance-vie, aux contrats de capitalisation, aux revenus fonciers nus et aux plus-values immobilières. Le détail de cette dualité figure dans nos guides prélèvements sociaux 2026 : 17,2 % / 18,6 % et fiscalité des dividendes 2026.

Deux contributions à garder à l'œil pour les hauts revenus. La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, article 223 sexies CGI) s'applique à 3 % puis 4 % au-delà de 250 000 € / 500 000 € de revenu fiscal de référence (célibataire). Quant à la CDHR (contribution différentielle sur les très hauts revenus, imposition minimale d'environ 20 % du RFR), créée par la LF 2025, elle est reconduite par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) et maintenue tant que le déficit public ne repasse pas sous 3 % du PIB. Ces sujets sont à intégrer dans l'arbitrage global de votre optimisation fiscale de libéral.

L'essentiel à retenir, en cinq points

Retenez cinq choses. Un : seule la fraction de dividendes au-delà de 10 % de votre assiette de référence (capital + primes + solde moyen de compte courant) entre dans les cotisations TNS ; sous ce seuil, c'est le PFU à 31,4 %. Deux : l'assiette sociale retient le dividende brut, sans l'abattement de 40 %. Trois : le coût social ne tombe qu'en N+1 / N+2, donc provisionnez 40 à 45 % dès la distribution. Quatre : la SPFPL purge l'IS, pas le social (Cass. 19/10/2023, nuance rép. min. Anglars 27/02/2025). Cinq : le seuil se pilote — augmenter le capital, arbitrer rémunération / dividendes, déduire un PER. Ce calcul, on le refait à chaque clôture, avec votre expert-comptable et votre CGP.
ACCOMPAGNEMENT

Maîtriser le coût social de vos dividendes

Cabinet pluridisciplinaire : calcul du seuil de 10 %, chiffrage des cotisations TNS sur la fraction excédentaire, provision à anticiper, arbitrage salaire/dividendes, structuration SPFPL et stratégie de trésorerie. Une vision globale et chiffrée.

  • Bilan patrimonial offert
  • Sans produit-maison
  • Chiffrage à l'euro de la règle des 10 %
4,7/5sur Trustpilot (26 avis)

Anticiper la règle des 10 % avec un conseiller multi-partenaires

Pas de produit-maison, pas de biais commercial. Calcul de votre seuil de 10 %, chiffrage des cotisations TNS sur vos dividendes, provision à bloquer, arbitrage rémunération/dividendes, et structuration (capital, SPFPL, trésorerie, PER) pour limiter la casse.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • CSS — assiette sociale des dividendes de SEL

    Art. L. 131-6 CSS et ses textes pris pour application (réintégration dans l'assiette des cotisations TNS de la fraction de dividendes et d'intérêts de compte courant excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et du solde moyen du compte courant d'associé ; dispositif remanié par la recodification de l'assiette sociale des indépendants, décret 2024-688 du 05/07/2024). Décret 2009-423 du 16/04/2009 (modalités de détermination du capital et des comptes courants). Art. L. 631-1 et L. 311-3 CSS (statut social TNS / assimilé salarié).

  • CGI — régime fiscal des dividendes et de la rémunération

    Art. 108 à 115 CGI (revenus distribués). Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS depuis la LFSS 2026). Art. 158 CGI (option barème, abattement 40 % pour l'IR seulement, jamais pour l'assiette sociale). Art. 92 CGI (rémunération technique de l'associé de SEL imposée en BNC). Art. 62 CGI (rémunération du mandat de gérance). Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille SPFPL). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin, plafond 88 911 € en 2026). Art. 219 I-b CGI (IS 15/25 %). Art. 223 sexies CGI (CEHR). Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation détenu par une PM). Art. L. 64 LPF (abus de droit). Doctrine : BOI-RES-BNC-000136 (27/12/2023), BOI-RSA-GER-10-30.

  • Lois et ordonnance

    LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : CSG capital portée à 10,6 %, PS dividendes 18,6 %, PFU dividendes 31,4 %). LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026 : barème IR 0/11/30/41/45 %, IS taux réduit 42 500 € maintenu). LFSS pour 2009 (loi 2008-1330 du 17/12/2008, art. 22 : instauration pour les SEL de la règle des 10 % sur les dividendes de TNS, revenus 2009 ; validée par Cons. const. 2010-24 QPC). LFSS pour 2014 (loi 2013-1203 du 23/12/2013, art. 11 : extension de la règle des 10 % à l'ensemble des TNS exerçant en société à l'IS, revenus 2013). Ordonnance 2023-77 du 08/02/2023 (exercice en société des professions libérales réglementées, en vigueur le 01/09/2024, abrogation de la loi 90-1258 du 31/12/1990).

  • Jurisprudence et doctrine structurantes

    Cons. const. n° 2010-24 QPC du 06/08/2010 (validation de la règle des 10 %). CE 27/05/2011 n° 328905 (validité du décret 2009-423). Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (dividendes de SEL distribués à une SPFPL : la holding ne fait pas écran). CE 8e-3e ch. 08/04/2025 n° 492154 (rémunération technique de l'associé de SEL = BNC). Rép. min. Anglars n° 02878, JO Sénat 27/02/2025 (l'arrêt du 19/10/2023 ne constitue pas une règle générale — élément de contexte, non jurisprudentiel).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le calcul de la fraction de dividendes soumise aux cotisations TNS, du seuil de 10 % et de la provision à constituer doit faire l'objet d'une étude individualisée (capital, primes, compte courant, statut social, profession, caisse). Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points sont signalés au conditionnel lorsque le texte ou la doctrine ne tranchent pas clairement : champ exact de la règle pour le président de SELAS assimilé salarié, portée de l'arrêt du 19/10/2023 sur les montages SPFPL (rép. min. Anglars 27/02/2025), risque d'abus de droit (art. L. 64 LPF). Les estimations chiffrées (~40-45 %) sont des ordres de grandeur indicatifs et ne préjugent pas du résultat réel.

Foire aux questions

Tout sur les cotisations sociales sur les dividendes de SEL seuil, calcul, SPFPL, trésorerie et leviers.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : suis-je concerné, comment se calcule le seuil de 10 %, combien ça coûte, la SPFPL protège-t-elle, l'abattement de 40 % s'applique-t-il, quand vais-je payer. Réponses sourcées et à jour 2026.