Vos dividendes ne sortent plus à 31,4 % au-delà d'un seuil
En 30 secondes
Un dividende de 60 000 € que vous pensiez payer à 31,4 % peut, sur une SEL au capital de 10 000 €, vous coûter près de 25 000 € de cotisations sociales en plus— réglées un à deux ans plus tard, quand l'argent est dépensé. C'est exactement le piège que ce guide démonte.
Vous êtes commissaire de justice — officier public et ministériel, issu de la fusion des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires au 1er juillet 2022 (ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016). Vous facturez la TVA, vous êtes aux hauts revenus, et vous avez logé votre office dans une SEL pour passer à l'impôt sur les sociétés. La phrase qu'on vous a probablement servie : « Je me verse des dividendes, ça ne coûte que la flat tax, pas de charges sociales. » Pour la quasi-totalité des sociétés commerciales, c'est exact. Pour une société d'exercice libéral, c'est un piège — et un piège coûteux dès un seuil étonnamment bas.
Le mécanisme est simple à poser. Votre SEL paie l'impôt sur les sociétés sur son bénéfice (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Vous pouvez ensuite vous distribuer le résultat sous forme de dividendes. Sous le seuil de 10 %, ces dividendes restent des revenus de capitaux mobiliers : ils supportent le PFU à 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux) — et l'affaire s'arrête là. Au-delà du seuil, la fraction excédentaire est traitée socialement comme du revenu d'activité : elle entre dans l'assiette des cotisations TNSet reste imposée à l'impôt sur le revenu au barème. Et c'est là que la note grimpe.
31,4 %, pas 30 % : corrigez vos repères
Un point d'honnêteté pour éviter le contresens le plus répandu : les dividendes ne deviennent jamais du BNC. Ils restent des revenus de capitaux mobiliers. Ce que la loi capte, c'est leur assiette sociale pour la part au-delà de 10 %, pas leur nature fiscale. Et garde-fou caisse à poser d'emblée : ici, la caisse est la CNAVPL pour la base et la CAVOM pour le complémentaire — jamais la CPRN (qui est la caisse des notaires), jamais la CNBF (celle des avocats).
Deux réformes à ne pas confondre : la rémunération en BNC et les dividendes au-delà de 10 %
C'est l'erreur qu'on corrige le plus souvent en rendez-vous — et que la moitié des articles en ligne entretiennent. On entend dire que « depuis 2024, les dividendes de SEL sont requalifiés en BNC et soumis aux cotisations ». Cette phrase mélange deux dispositifs sans rapport. L'un est fiscal et vise la rémunération, l'autre est social et vise les dividendes. Posons-les côte à côte, ça évite la confusion.
| Réforme A — la rémunération en BNC | Réforme B — les dividendes au-delà de 10 % | |
|---|---|---|
| Nature | Fiscale (qualification du revenu) | Sociale (assiette des cotisations) |
| Ce qui est concerné | La rémunération technique d'activité | Les dividendes (et intérêts de CCA) |
| Effet | Imposée en BNC (déclaration 2035), abattement de 10 % supprimé | Fraction > 10 % réintégrée en cotisations TNS |
| Texte de référence | CE 8 avril 2025 n° 492154 + BOI-RSA-GER-10-30 | Art. L. 131-6 CSS |
| Depuis quand | Imposition des revenus 2024 | Revenus 2009 pour les SEL ; extension aux autres TNS en 2013 |
Le point à retenir
Deuxième malentendu : cette règle des 10 % sur les dividendes n'a rien d'une nouveauté 2024. Elle s'applique aux SEL depuis l'imposition des revenus 2009(dispositif validé par le Conseil constitutionnel, décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010), puis étendue à l'ensemble des travailleurs indépendants exerçant en société à l'IS à compter des revenus 2013. Pour le gérant majoritaire de SELARL, le dispositif a donc plus de quinze ans : beaucoup l'ignorent encore, ce qui n'en fait pas une découverte.
Le seuil de 10 % : la formule exacte (capital + primes + solde moyen du CCA)
Reste la vraie question : 10 % de quoi ? La réponse est plus large qu'on ne croit : beaucoup pensent qu'il s'agit de 10 % du seul capital social. L'assiette de référence additionne trois éléments, et c'est précisément en jouant sur ces éléments qu'on peut relever le seuil (voir §9).
Le seuil non soumis aux cotisations (art. L. 131-6 CSS)
Seuil = 10 % × (Capital social libéré
+ Primes d'émission
+ Solde moyen annuel du compte courant d'associé)Le capital et les primes sont appréciés au dernier jour de l'exercice précédant la distribution. Le compte courant d'associé (CCA) est retenu pour son solde moyen sur l'année. Les modalités de calcul sont fixées par le décret n° 2009-423 du 16 avril 2009, validé par le Conseil d'État (27 mai 2011, n° 328905).
La fraction soumise aux cotisations TNS
Fraction soumise = Dividendes bruts distribués − Seuil de 10 % (le résultat, s'il est positif, entre dans l'assiette TNS)
On raisonne au niveau du foyer de l'associé exerçant : sont retenues les parts et sommes détenues, en propriété ou en usufruit, par l'associé, son conjoint ou partenaire de PACS, et ses enfants mineurs non émancipés.
Deux détails changent vraiment l'addition. D'abord, les intérêts de compte courant d'associé entrent dans le même dispositif que les dividendes : on ne contourne pas la règle en transformant un dividende en intérêt de CCA. Ensuite, le périmètre est familial : impossible de loger les titres au nom du conjoint ou des enfants mineurs pour échapper au calcul, ils sont agrégés.
Exemple chiffré : comment monte le seuil
Le piège du brut : oubliez l'abattement de 40 %
Sous le seuil vs au-delà : le saut de coût en un tableau
Le même euro de dividende ne coûte pas du tout la même chose selon qu'il se trouve sous le seuil de 10 % ou au-delà. Comparons-les côte à côte.
| Critère | Fraction sous 10 % | Fraction au-delà de 10 % |
|---|---|---|
| Nature | Revenu de capitaux mobiliers (RCM) | Assiette des cotisations TNS + IR au barème |
| Régime 2026 (ordre de grandeur) | PFU 31,4 % (12,8 + 18,6) | Cotisations TNS ~40-45 % + IR |
| Abattement de 40 % (art. 158) | Possible sur option barème (IR seul) | Jamais sur l'assiette sociale (dividende brut) |
| Ouvre des droits retraite | Non | Oui (base CNAVPL + complémentaire CAVOM) |
| CSG déductible (6,8 pts, art. 154 quinquies) | Non (PFU) | Oui, sur la part cotisée |
| Quand on paie | À la distribution (PFU) | Régularisé en N+1 / N+2 |
Piège n° 1 : on cotise sur 100 %, pas sur 60 %
Cas chiffré : capital 10 000 €, bénéfice 180 000 €
Posons une base commune : une SEL de commissaire de justice, capital de 10 000 €, bénéfice à l'IS de 180 000 € (après rémunération technique). L'impôt sur les sociétés s'élève à 15 % × 42 500 = 6 375 €, plus 25 % × 137 500 = 34 375 €, soit 40 750 € d'IS. Le résultat distribuable est donc d'environ 139 250 €, et le seuil de 10 % (capital nu, sans primes ni compte courant) ne vaut que 1 000 €. Trois confrères dans la même situation, trois façons de distribuer — et des additions sans commune mesure.
Un mot avant d'attaquer les chiffres : ce sont des ordres de grandeur pédagogiques. Le taux global de cotisations TNS sur la fraction excédentaire est présenté autour de 40 à 45 %(il varie selon la profession, la caisse et le niveau de revenu) ; une partie de la CSG d'activité est par ailleurs déductible. Le chiffrage exact se fait au cas par cas.
Cas 1 · SELARL · capital 10 000 € · distribution sous le seuil
Maître Delcourt — il distribue sous le seuil et capitalise le reste à l'IS
Maître Delcourt, gérant majoritaire de sa SELARL (statut TNS), distribue exactement 1 000 € de dividendes — soit son seuil de 10 %.
Ces 1 000 € supportent le PFU à 31,4 %, soit 314 € de prélèvements (net : 686 €). Aucune cotisation sociale. Le surplus, environ 138 250 €, reste capitalisé dans la société à l'IS.
Il le réinvestit (trésorerie de l'office, contrat de capitalisation de personne morale, SCPI) ou le fait remonter en SPFPL. Une approche sobre qui ne déclenche jamais le piège des cotisations.
Cas 2 · SELARL · capital 10 000 € · distribution forte
Maître Roussel — il distribue 60 000 € et découvre le surcoût social
Maître Roussel, même capital de 10 000 €, décide de distribuer 60 000 € de dividendes. Son seuil reste de 1 000 €.
Les 1 000 € sous le seuil supportent le PFU (314 €). Mais les 59 000 € restants — soit 98 % du dividende — sont réintégrés dans l'assiette des cotisations TNS, comme du revenu d'activité. À ≈ 43 %, c'est de l'ordre de 25 000 € de cotisationsà provisionner sur la seule fraction excédentaire, sans compter l'IR au barème (TMI 41-45 %).
L'écart fait mal : il croyait payer « tout à 31,4 % », soit environ 18 840 € de flat tax. Le surcoût social et le décalage de trésorerie changent radicalement l'addition. Sur une SELARL à 10 000 € de capital, distribuer en masse ne tient plus.
Cas 3 · le levier · capital porté à 100 000 €
Maître Vasseur — elle relève son seuil en augmentant le capital
Maître Vasseur anticipe. Elle porte le capital de sa SEL à 100 000 € (par incorporation de réserves), ce qui relève son seuil de 10 % de 1 000 € à 10 000 €.
Résultat : elle peut désormais distribuer 10 000 € en PFU à 31,4 % sans aucune cotisation, soit dix fois plus que Maître Delcourt à capital nu. Sur la part au-delà, elle reste exposée, mais la zone « tranquille » a été multipliée par dix.
Le revers : un capital immobiliséqu'on ne récupère pas d'un claquement de doigts, et des formalités de modification statutaire. Le compte courant d'associé, lui, correspond à de la trésorerie réellement prêtée à la société. À peser avec votre expert-comptable.
| Cas | Seuil de 10 % | Dividende distribué | Fraction en cotisations TNS |
|---|---|---|---|
| Maître Delcourt (capital 10 000 €) | 1 000 € | 1 000 € | 0 € (sous le seuil) |
| Maître Roussel (capital 10 000 €) | 1 000 € | 60 000 € | 59 000 € (≈ 98 %) |
| Maître Vasseur (capital 100 000 €) | 10 000 € | 10 000 € | 0 € (sous le seuil) |
Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs
La bombe à retardement : le choc de trésorerie N+1 / N+2
En vingt ans de bilans d'offices, c'est l'oubli qui revient le plus : le coût social d'un gros dividende ne se voit pas tout de suite. Il ne tombe pas l'année de la distribution. Il arrive un à deux ans plus tard, une fois la distribution dépensée ou réinvestie.
La mécanique des cotisations TNS est la suivante : l'URSSAF appelle d'abord des acomptes provisionnels calculés sur un revenu antérieur ; une fois votre revenu réel déclaré, elle procède à une régularisation en N+1 ; puis elle réajuste les acomptesdes années suivantes à la hausse. Un dividende excédentaire voté en année N génère donc un supplément de cotisations qui se matérialise en N+1, voire s'étale jusqu'en N+2.
À provisionner : ~40-45 % de la fraction excédentaire, dès la distribution
Note de méthode : un taux à fourchette, jamais un chiffre figé
Échéancier
Ce qui se passe réellement sur deux ans
- Année N (distribution) : vous votez et percevez le dividende. Vous payez le PFU sur la fraction sous le seuil. Vos acomptes de cotisations sont encore calculés sur un revenu antérieur, plus faible : vous ne « sentez » rien.
- Année N+1 (régularisation) : votre revenu réel intégrant la fraction excédentaire est déclaré. L'URSSAF régularise : le rappel de cotisations tombe.
- Année N+2 (réajustement) : les acomptes provisionnels sont relevés sur la base du revenu majoré. L'effet se prolonge avant de se lisser.
Combien devez-vous vraiment provisionner cette année ?
Un CGP indépendant calcule votre seuil de 10 %, chiffre la fraction soumise aux cotisations TNS et le montant exact à bloquer, puis cale l'échéancier N+1/N+2 avec votre expert-comptable.
Le mirage de la SPFPL : la holding ne fait pas écran
« Si je coiffe ma SEL d'une SPFPL et que je fais remonter les dividendes à la holding, je n'ai plus de cotisations. » C'est la première phrase qu'on entend quand un confrère vient parler structuration. La Cour de cassation a tranché l'inverse en octobre 2023.
D'abord ce qui marche vraiment. La SPFPL purge l'impôt sur les sociétés. Grâce au régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI), les dividendes remontés de la SEL à la holding sont exonérés à 95 %, avec une quote-part de frais et charges de 5 % — soit un frottement d'IS effectif de l'ordre de 1,25 %(5 % × 25 %). Pour un commissaire de justice qui vise le rachat d'un second office, c'est ce qui rend la holding intéressante.
Là où la SPFPL s'arrête : elle ne fait pas écran au social
L'honnêteté sur l'incertitude
La SPFPL garde tout son intérêt — mais pour autre chose
SELARL ou SELAS : le statut social change-t-il la donne en 2026 ?
« Est-ce que ça me concerne, moi ? » La réponse dépend de votre statut social, et c'est le point que beaucoup d'articles esquivent. Ce qui compte n'est pas la forme de la société, mais le statut TNS ou assimilé salarié du dirigeant — et le fait d'exercer au sein de la SEL.
| Structure / dirigeant | Statut social | Règle des 10 % |
|---|---|---|
| SELARL — gérant majoritaire | TNS | Pleinement applicable |
| SELAS / SELARL — associé exerçant relevant des indépendants | Indépendant | Applicable |
| SELAS — président associé exerçant (assimilé salarié) | Assimilé salarié, mais associé exerçant | Applicable sur la part > 10 % [à confirmer 2026] |
Pour le gérant majoritaire de SELARL, relevant du statut TNS, aucun doute : ses dividendes au-delà de 10 % sont pleinementsoumis aux cotisations. C'est le noyau d'origine du dispositif, en place depuis les revenus 2009.
La SELAS ne met pas à l'abri
La stratégie : calibrer sous le seuil et capitaliser à l'IS
Cette règle se subit quand on l'ignore ; elle se pilote quand on l'anticipe à la clôture. Quatre leviers permettent de réduire la fraction de dividendes qui bascule en cotisations, ou d'en atténuer le coût. Pris un par un ils pèsent peu ; combinés et décidés avant le vote des dividendes, ils changent l'addition.
À retenir
Les quatre leviers de calibrage
- 1. Lever le seuil : augmenter le capital social, incorporer des réserves et des primes, ou alimenter le compte courant d'associé relève mécaniquement le seuil de 10 % (cas de Maître Vasseur, §5).
- 2. Capitaliser à l'IS : l'IS à 25 % est inférieur à une TMI de 41-45 %. On distribue sous le seuil et on laisse le surplus dans la société pour réinvestir.
- 3. Déduire un PER / Madelin (article 154 bis CGI) pour baisser l'assiette imposable à votre TMI : plancher 4 806 €, plafond jusqu'à 88 911 € en 2026.
- 4. Calibrer l'arbitrage rémunération / dividendes chaque année : la rémunération ouvre des droits (CNAVPL + CAVOM), les dividendes au-delà de 10 % perdent leur avantage social.
Le deuxième levier est souvent le plus structurant : plutôt que de distribuer au-delà du seuil et de subir ≈ 43 % de cotisations, on capitalise le surplus à l'IS (25 %) pour le réinvestir. La trésorerie laissée dans l'office se place ensuite dans un contrat de capitalisation de personne morale, un compte à terme ou des SCPI : voyez nos guides placer la trésorerie de son office de commissaire de justice et placer la trésorerie d'une SEL.
Le PER, l'outil le plus rentable à TMI 41-45 %
Le quatrième levier relève de l'arbitrage annuel rémunération / dividendes, à recalibrer à chaque clôture : c'est l'objet de notre guide SEL : salaire ou dividendes, l'arbitrage gagnant du libéral, et de la vue d'ensemble de votre optimisation fiscale de commissaire de justice.
Le réflexe retraite à ne pas oublier
Le cadre : SEL/SPFPL, TVA 20 % et la fin de l'abattement de 10 %
Une mise au point sur les textes, parce que la moitié des articles en ligne s'appuient encore sur une loi abrogée. L'exercice en société des professions libérales réglementées est désormais régi par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (en vigueur le 1er septembre 2024), qui a abrogé la loi 90-1258 du 31 décembre 1990. Depuis cette recodification, une SEL peut être détenue à 100 % par une SPFPL. Le commissaire de justice, lui, résulte de la fusion des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires (ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016, fusion au 1er juillet 2022).
Garde-fou TVA : le commissaire de justice facture 20 %
Dernier rappel, côté rémunération : depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération technique de l'associé de SEL est imposée en BNC (déclaration 2035), ce qui a supprimé l'abattement forfaitaire de 10 %au profit des frais réels (Conseil d'État du 8 avril 2025, n° 492154, qui a annulé la tolérance des 5 %). C'est la réforme A du §2 — distincte de la règle des 10 % sur les dividendes qui occupe ce guide.
Aller plus loin : la SEL dans une stratégie patrimoniale d'ensemble
Les chiffres clés 2026 à retenir
Les repères à jour pour une SEL de commissaire de justice, taux 2026.
| Paramètre 2026 | Valeur | Détail |
|---|---|---|
| PFU dividendes (sous le seuil) | 31,4 % | 12,8 % IR + 18,6 % PS |
| Cotisations TNS (au-delà du seuil) | ~40-45 % | Ordre de grandeur, base CNAVPL + complém. CAVOM |
| PS sur dividendes / intérêts / PV mobilières | 18,6 % | CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5 |
| PS sur assurance-vie / capi / foncier nu / PV immo | 17,2 % (maintenu) | CSG 9,2 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5 |
| IS PME | 15 % puis 25 % | 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà |
| Régime mère-fille (SPFPL) | 95 % / 5 % | Frottement IS effectif ≈ 1,25 % |
| CSG déductible (part cotisée) | 6,8 pts | Art. 154 quinquies CGI |
| PER / Madelin (art. 154 bis) | 4 806 € à 88 911 € | Plancher / plafond 2026 |
| PASS 2026 | 48 060 € | Plafond annuel de la sécurité sociale |
Les garde-fous à ne jamais oublier
L'essentiel
Ce qu'il faut garder en tête
- Seule la fraction de dividendes au-delà de 10 % de votre assiette de référence (capital + primes + solde moyen de compte courant) entre dans les cotisations TNS ; sous ce seuil, c'est le PFU à 31,4 %.
- L'assiette sociale retient le dividende brut, sans l'abattement de 40 %.
- Le coût social ne tombe qu'en N+1 / N+2 : provisionnez 40 à 45 % dès la distribution.
- La SPFPL purge l'IS, pas le social.
- Le seuil se pilote — augmenter le capital, capitaliser à l'IS, déduire un PER, arbitrer rémunération / dividendes — et ce calcul se refait à chaque clôture, avec votre expert-comptable et votre CGP.
Pour la vue d'ensemble, voyez votre feuille de route patrimoniale de commissaire de justice et nos leviers de défiscalisation.

