Structurez votre assurance-vie luxembourgeoise avec un expert
Triangle de sécurité, fonds dédiés, fiscalité internationale, architecture ouverte : nous vous aidons à choisir le bon cadre luxembourgeois selon votre patrimoine et votre mobilité.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en assurance-vie luxembourgeoise
Quentin Hagnéré accompagne les épargnants mobiles, dirigeants et familles patrimoniales sur la mise en place de contrats luxembourgeois adaptés à leurs objectifs fiscaux, successoraux et financiers.
Sommaire
- 1. Le verdict en une minute
- 2. Qu'est-ce qu'une US person, exactement ?
- 3. La check-list : cochez vos cases
- 4. Ce que ça change pour vos placements en France
- 5. Le cas particulier de l'assurance vie
- 6. Le cas d'Hélène : la carte verte oubliée
- 7. Vous avez coché une case : dans quel ordre agir
- 8. Comment Hagnéré Patrimoine vous accompagne
- 9. Où continuer votre lecture
- FAQ — 13 questions pour savoir si vous êtes concerné
Vous êtes né à Chicago pendant les trois années d'expatriation de vos parents. Vous êtes rentré en France à deux ans, vous n'y êtes jamais retourné, vous n'avez ni passeport américain ni numéro fiscal américain, et vous payez vos impôts à Nantes depuis vingt ans. Puis, à quarante ans, votre conseiller bancaire vous tend un formulaire d'auto-certification et vous demande, presque en s'excusant, votre numéro d'identification fiscale américain. Comment savoir si je suis une US person : la question se pose presque toujours comme ça, par un formulaire, jamais par soi-même — et rarement au bon moment.
Ce que vous trouverez ici est simple : à la fin de cette page, vous saurez si vous devez ouvrir le dossier, et laquelle des six portes d'entrée vous concerne. Avec les chiffres qui font réellement le diagnostic — 31 jours et 183 jours pondérés sur trois ans pour le test de présence, 10 000 USD agrégés pour le FBAR, trois voies seulementpour éteindre une carte verte — et sans les approximations qui circulent d'un forum à l'autre.
Tout part d'un principe : aux États-Unis, l'impôt ne suit pas seulement la résidence, il suit d'abord la nationalité. Le texte est explicite — tous les citoyens américains, où qu'ils résident, sont redevables de l'impôt fédéral sur le revenu, quelle qu'en soit la source (26 CFR 1.1-1(b)). Deux idées reçues suffisent ensuite à fausser le diagnostic : une carte verte périmée ne met pas fin au statut, et le test de présence substantiellene se résume pas à « 183 jours ». Cette page traite les six cas un par un.
Précisons tout de suite à qui cette page s'adresse, parce que cela change tout : à une personne qui vit en France, y a sa résidence fiscale et y paie son impôt sur le revenu — et qui découvre qu'elle est, en plus, américaine aux yeux de l'administration fiscale des États-Unis. Ce n'est pas la situation d'un Français qui part s'installer aux États-Unis : les conséquences y sont différentes, et souvent plus lourdes pour ses placements. Nous traitons ce second cas séparément, dans notre guide assurance vie luxembourgeoise et États-Unis.
Le verdict en une minute
Trois questions suffisent. Êtes-vous citoyen américain, par naissance sur le sol américain, par filiation ou par naturalisation ? Avez-vous détenu une carte verteun jour, même sans l'avoir jamais rendue ? Passez-vous beaucoup de temps aux États-Unis, année après année ?
Une seule réponse positive suffit à faire de vous, très probablement, une US person au sens fiscal ; aucune réponse positive, et vous n'êtes en principe pas concerné. Autant l'écrire tout de suite : cette page sert à savoir s'il faut faire vérifier votre situation par un avocat fiscaliste ou un CPA franco-américain. La qualification, elle, appartient à ce conseil, pas à cette page.
La réponse courte, avant le détail
- Au sens fiscal, une US person est un citoyen ou un résident fiscal des États-Unis (IRC 7701(a)(30)). Rien d'autre n'entre dans la définition.
- La nationalité suffit : ni le pays où vous vivez, ni celui où vous travaillez n'entrent en compte (26 CFR 1.1-1(b)).
- Trois des six cas sont des statuts : ils ne s'éteignent que par une démarche formelle. Un seul se calcule chaque année.
- Vous restez imposé en France comme n'importe quel résident ; ce sont des déclarations américaines qui viennent en plus.
Qu'est-ce qu'une US person, exactement ?
La définition fiscale : citoyen ou résident, rien d'autre
L'article 7701(a)(30)de l'Internal Revenue Code définit la « United States person » comme, pour une personne physique, un citoyen ou un résident des États-Unis. Le règlement d'application est plus direct encore : tous les citoyens américains, où qu'ils résident, sont redevables de l'impôt fédéral sur le revenu (26 CFR 1.1-1(b)). Beaucoup espèrent que la convention fiscale règle le problème. Elle ne le règle pas : la convention franco-américaine du 31 août 1994, dans sa rédaction en vigueur, comporte à son article 29 paragraphe 2 une clause de sauvegarde qui autorise expressément les États-Unis à imposer leurs citoyens comme si la convention n'était jamais entrée en vigueur— sous réserve des exceptions de son paragraphe 3, qui préservent notamment l'article 24 relatif à l'élimination des doubles impositions. Elle élimine donc la double imposition ; elle ne supprime ni l'obligation de déclarer, ni l'imposition américaine elle-même.
Pourquoi votre banque, votre assureur et votre comptable ne vous répondent pas la même chose
Parce qu'il existe une seconde définition, qui porte le même nom. La réglementation américaine sur les valeurs mobilières (Regulation S, Rule 902(k)(1)(i), 17 CFR 230.902) vise, pour une personne physique, celle qui réside aux États-Unis : le critère y est la résidence, pas la nationalité. Un binational franco-américain qui vit à Lyon n'entre en principe pas dans cette définition-là, alors qu'il entre pleinement dans la définition fiscale.
N'en concluez pas qu'un établissement ne pourrait pas vous refuser un produit. Banques et assureurs appliquent des politiques internes de conformité souvent plus largesque ce texte (nationalité, lieu de naissance, indices FATCA), et d'autres corps de règles américains ont leurs propres critères. Retenez surtout que la confusion entre ces deux notions explique une bonne partie des réponses contradictoires que vous recevez. Le rôle exact de cette distinction dans un dossier de souscription est traité dans les assureurs qui étudient un dossier de US Person.
| Votre situation | Définition fiscale (IRS) | Définition valeurs mobilières (Reg. S) | En pratique |
|---|---|---|---|
| Binational franco-américain vivant en France | Oui | En principe non — le critère est la résidence | Obligations déclaratives américaines oui ; refus commerciaux fréquents malgré cela |
| Américain vivant aux États-Unis | Oui | Oui | Hors du champ de ce guide |
| Français sans lien américain installé aux États-Unis | Oui, si carte verte ou test de présence rempli | Oui | Autre sujet — voir notre guide sur le départ aux États-Unis |
| Français sans lien américain vivant en France | Non | Non | Non concerné |
La check-list : cochez vos cases
Êtes-vous une US person ? Le test en trois temps
- Les statuts, d'abord — c'est oui ou non. Nationalité américaine, y compris pour un binational (cas 1) · né sur le sol américain (cas 2) · carte verte détenue, même expirée, si elle n'a jamais été formellement abandonnée (cas 4). À part : votre lieu de naissance (cas 3), qui n'est pas un critère de fond mais le premier déclencheur de détection.
- Le calcul, ensuite, à refaire chaque année. Séjours atteignant le seuil du test de présence substantielle (cas 5).
- Et l'idée fausse dont il faut se débarrasser : un visa de long séjour n'est jamais, à lui seul, un critère (cas 6).
- Une réponse positive à une seule de ces lignes ouvre le dossier. Le statut n'est pas graduel.
Cas 1 — Vous êtes citoyen américain, y compris comme binational
Rien n'est subtil ici : être citoyen des États-Unissuffit, sans aucune condition de résidence. La binationalité n'atténue rien, et une objection que l'on entend souvent en rendez-vous — « je n'ai pas de passeport américain, je n'ai aucun revenu là-bas » — n'a pas de portée juridique. Le statut ne se périme pas : il faut une renonciation formellepour y mettre fin, et c'est la seule voie. Le document qui tranche est un passeport, un certificat de naissance consulaire ou un certificat de nationalité.
Une nuance mérite d'être posée, parce qu'elle est rarement précisée : la citoyenneté se transmet aussi par filiation, mais sous conditions. Le 8 USC 1401, alinéas c à g, fait varier ces conditions selon que les deux parents sont américains ou un seul : l'alinéa c ne pose qu'une condition de résidence antérieure, là où l'alinéa g exige une présence physique antérieure du parent citoyen aux États-Unis. Nous ne reproduisons pas ces règles de calcul — elles ont changé plusieurs fois et leur application dépend de votre date de naissance — mais retenez qu'il serait fauxd'affirmer que tout enfant d'un parent américain est automatiquement citoyen. Cela se vérifie sur pièces, auprès du consulat ou d'un avocat américain.
Cas 2 — Vous êtes né aux États-Unis : l'« Américain accidentel »
C'est le cas dont on parle le plus, et celui que les personnes concernées vivent le plus mal : le jus soli. Le 8 USC 1401(a) attribue la citoyenneté à toute personne née sur le sol des États-Unis et soumise à leur juridiction — des exceptions étroites existent, pour les enfants de diplomates étrangers notamment. Être reparti à deux ans n'y change rien, ne jamais avoir eu de numéro fiscal américain non plus. Et rien de spécifique n'y met fin, pour une raison simple : juridiquement, ce cas estle cas 1 sous un autre nom. L'expression « Américain accidentel » raconte un vécu ; le droit américain, lui, ne connaît que la nationalité.
Combien de personnes sont concernées ? Une question écrite au Sénat d'octobre 2024 évoquait de l'ordre de 40 000 Français nés aux États-Unis— un ordre de grandeur, pas une statistique officielle : la question ne source pas elle-même son chiffre, et la population réellement concernée est plus large, puisqu'elle englobe aussi les binationaux nés en France et les détenteurs de carte verte.
Cas 3 — Votre lieu de naissance : ce qui déclenche les questions de votre banque
Sur le fond, ce cas se confond avec le cas 1 : ce n'est pas votre lieu de naissance qui vous rend américain, c'est la nationalité qu'il vous a conférée. Mais sur le plan opérationnel, c'est ce qui déclenche le plus souvent une demande d'auto-certification, voire un refus : le lieu de naissance figure parmi les éléments que les établissements financiers doivent examiner au titre de FATCA pour identifier leurs clients susceptibles d'être des contribuables américains. Une ville américaine sur votre pièce d'identité, et votre banque vous demandera une auto-certification, voire un formulaire W-9. FATCA est le canal de détection, pas la cause : le mécanisme est détaillé dans notre guide sur l'échange automatique CRS et FATCA.
Cas 4 — Vous avez détenu une carte verte, même périmée depuis longtemps
Le malentendu commence presque toujours au même endroit : la date imprimée sur la carte. Le statut de lawful permanent resident fait de vous un résident fiscal américain dès le premier jour de présence aux États-Unis en cette qualité, et il ne s'évapore pas à cette date-là. La Publication 519 de l'IRS l'écrit mot pour mot : vous demeurez résident fiscal même si les services d'immigration ne reconnaîtraient plus la validité de votre carte parce qu'elle a plus de dix ans, ou en raison d'une absence prolongée du territoire. Autrement dit : l'expiration ne vaut pas abandon.
Ce qui met fin au statut :trois voies seulement, qui supposent toutes une démarche — l'abandon volontaire notifié par écrit aux services d'immigration, dont vous devez détenir la preuve de réception, la résiliation administrative du statut, ou la résiliation judiciaire par un tribunal fédéral. En pratique, l'abandon passe par le formulaire I-407 ; nous nous arrêtons là, la procédure relevant d'un avocat américain. À savoir également : avoir détenu la carte pendant au moins 8 années sur les 15 dernièrespeut faire entrer la sortie du statut dans le champ du régime fiscal américain d'expatriation.
Reste une voie plus technique, souvent ignorée : le titulaire d'une carte verte devenu résident d'un pays lié aux États-Unis par une convention fiscale — la France en est un — peut, en invoquant la clause de résidence de cette convention, être traité comme non-résident pour le seul calcul de son impôt sur le revenu américain(26 CFR 301.7701(b)-7, formulaire 8833). Trois réserves, essentielles : cette voie ne supprime pas la carte verte au regard du droit de l'immigration ; elle ne dispense pas par elle-même des obligations déclaratives ; et pour un long-term resident, elle peut elle-même déclencherle régime fiscal américain d'expatriation (IRC 7701(b)(6), formulaire 8854). À n'examiner qu'avec un conseil américain.
Le piège n° 1 : une carte périmée n'est pas une carte abandonnée
Une carte verte rangée dans un tiroir, expirée depuis dix ans, jamais renouvelée, continue en principe de produire ses effets fiscaux. « Je ne l'ai pas renouvelée », « je suis rentré définitivement », « on m'a dit qu'elle était caduque » ne figurent nulle part parmi les voies d'extinction reconnues. Et la sortie elle-même n'est pas anodine : au-delà de 8 années de détention sur les 15 dernières, elle peut faire entrer votre situation dans le champ du régime fiscal américain d'expatriation. Tout cela se vérifie document par document (la carte, les courriers, le formulaire I-407 et son accusé de réception) avec un avocat fiscaliste ou un CPA franco-américain.
Cas 5 — Vos séjours aux États-Unis dépassent le seuil, sans que vous y viviez
Ce cinquième cas est le seul qui se calculeau lieu de se constater, et le seul dont la réponse peut changer d'une année sur l'autre : le test de présence substantielle. Il repose sur deux conditions cumulatives — au moins 31 joursde présence dans l'année en cours, et 183 joursune fois vos trois dernières années pondérées. Tout se joue sur la pondération, que la formule « 183 jours » fait disparaître : on compte la totalité des jours de l'année en cours, un tiers de ceux de l'année précédente et un sixième de ceux de l'année antérieure. Un séjour récent pèse donc bien plus lourd qu'un séjour ancien, et deux personnes ayant passé le même nombre total de jours aux États-Unis peuvent aboutir à des réponses opposées.
Faites le calcul : 120 jours par an, est-ce trop ?
Cas A — 120 jours par an, trois années de suite. 120 (année en cours) + 40 (un tiers de 120) + 20 (un sixième de 120) = 180 jours pondérés. Le seuil de 183 n'est pas atteint, le test n'est pasrempli. C'est l'exemple donné par l'IRS lui-même.
Cas B — 150 jours par an, trois années de suite. 150 + 50 + 25 = 225 jours pondérés. Le test estrempli — alors même qu'aucune des trois années n'a dépassé 183 jours prise isolément. C'est exactement l'erreur que commettent ceux qui ne regardent qu'une année à la fois.
Il existe deux soupapes, et elles servent réellement. Certains statuts font sortir des jours du décompte (les exempt individuals : visas A et G hors A-3 et G-5, enseignants et stagiaires en J ou Q, étudiants en F, J, M ou Q — avec dépôt du formulaire 8843), et une exception de liens plus étroits avec un pays étranger existe (formulaire 8840), à condition d'être resté sous 183 jours dans l'année en cours et d'avoir eu son tax homeà l'étranger toute l'année, et indisponible si une demande de carte verte a été engagée dans l'année. D'où une différence qu'il faut avoir en tête : la nationalité et la carte verte, elles, n'ont aucune soupape de ce type.
Cas 6 — Le visa de long séjour : l'idée fausse à écarter
Il n'existe aucune règle selon laquelle un visa ferait de vous une US person : un visa n'agit qu'à travers l'un des deux autres tests, celui de la carte verte (statut d'immigrant) ou celui de la présence substantielle. La formulation exacte est donc : un visa de long séjour ayant conduit à une résidence fiscale américaine. L'effet est même l'inverse de celui qu'on imagine : comme on vient de le voir, certains statuts de visa retirent des jours du décompteau lieu d'en ajouter. Un étudiant en F-1 peut passer des années aux États-Unis sans remplir le test — mais pas indéfiniment : l'exonération de jours cesse au-delà de cinq années civiles pour un étudiant, et de deux années sur sixpour un enseignant ou un stagiaire (26 CFR 301.7701(b)-3). Le visa ne répond donc à rien par lui-même : ce qui compte, c'est ce à quoi il a conduit, une carte verte ou des jours de présence.
| Cas | Critère exact | Ce qui NE suffit PAS | Ce qui met fin au statut |
|---|---|---|---|
| 1. Nationalité | Citoyenneté, sans condition de résidence | Ne pas avoir de passeport, n'avoir jamais vécu aux États-Unis | Une renonciation formelle, et rien d'autre |
| 2. Naissance sur le sol | Jus soli (8 USC 1401(a)) | Être reparti bébé, n'avoir aucun lien | Rien : juridiquement, c'est le cas 1 |
| 3. Lieu de naissance | Indice de détection FATCA autant que critère de fond | Ne pas répondre à l'auto-certification | Rien : c'est la nationalité qu'il faut traiter |
| 4. Carte verte | Résident fiscal dès le 1er jour | L'expiration de la carte | Abandon écrit, résiliation administrative, ou décision d'un tribunal fédéral ; à part, la clause de résidence conventionnelle (26 CFR 301.7701(b)-7) neutralise le seul calcul de l'impôt américain |
| 5. Test de présence | 31 jours ET 183 jours pondérés sur 3 ans | Rester sous 183 jours la seule année en cours | Recalcul annuel ; soupapes exempt individuals et closer connection |
| 6. Visa de long séjour | Jamais un critère autonome | — | Sans objet : seul compte ce à quoi le visa a conduit |
Vous cochez une case et vous ne savez pas par où commencer ?
Nous ne qualifions pas votre statut à votre place : c'est le rôle d'un avocat fiscaliste ou d'un CPA franco-américain. En revanche, nous pouvons regarder avec vous vos placements, vos obligations déclaratives françaises et l'ordre dans lequel avancer. Premier échange offert, sans engagement.
Ce que ça change pour vos placements en France
Cocher une case ne change rienà la fiscalité française de vos placements. Vous restez résident fiscal français (CGI, art. 4 B) — un détenteur de carte verte peut d'ailleurs être, au même moment, résident fiscal américain au sens du droit interne des États-Unis : c'est la convention du 31 août 1994 qui départage les deux résidences, sans supprimer pour autant l'imposition américaine que sa clause de sauvegarde préserve. Vos contrats sont imposés en France selon les règles françaises, et le contrat luxembourgeois y relève du même régime d'impositionqu'un contrat français — mêmes taux, mêmes abattements, l'assureur étant établi dans l'Union européenne (CGI, art. 122, 2). Seules les modalitéschangent : faute d'établissement payeur français, rien n'est prélevé ni pré-rempli, c'est à vous de déclarer (voir la déclaration 2042). Ce qui s'ajoute, ce sont des obligations déclaratives américaines— et, selon les placements détenus, une imposition américaine possible de certains gains internes. C'est leur coût et leur complexité qui font le vrai sujet.
Côté français, rien ne bouge :les règles habituelles continuent de s'appliquer — produits imposés au rachat à 7,5 % ou 12,8 %selon l'ancienneté du contrat et le montant des primes (barème sur option), abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 €après 8 ans, articles 990 I et 757 B au décès — et les produits d'assurance vie restent soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 %en 2026, le relèvement de la CSG sur les revenus du capital ne visant pas l'assurance vie (CSS, art. L. 136-8, IV). Le détail figure dans notre page sur la fiscalité française de l'assurance vie luxembourgeoise.
La partie américaine, elle, se résume à deux seuils. Le FBAR(FinCEN Form 114) est dû dès que la valeur agrégée de vos comptes financiers étrangers a dépassé 10 000 USD à un moment quelconquede l'année civile — pas au 31 décembre. Le formulaire 8938 ne se déclenche qu'au-delà de 200 000 USDau dernier jour de l'année ou 300 000 USD à un moment quelconque pour un déclarant seul (400 000 ou 600 000 USD pour un couple déclarant conjointement), contre 50 000 et 75 000 USD pour un déclarant seul résidant aux États-Unis. Attention : ces seuils majorés ne valent que pour le contribuable qui répond à la définition américaine du contribuable résidant à l'étranger— foyer fiscal à l'étranger et, selon le cas, résidence de bonne foi sur une année entière ou330 jours pleins hors des États-Unis sur douze mois (art. 911(d)(1)) ; à défaut, ce sont les seuils bas qui s'appliquent. Autrement dit, votre résidence française relève les seuils, elle ne supprime pas l'obligation. Beaucoup de lecteurs seront hors 8938 mais dans FBAR.
Reste le sujet que personne n'aborde en amont : les refus. Un grand nombre d'établissements refusent en pratique ce type de dossier, sans qu'aucun texte ne le leur impose : un assureur n'est pas tenu de contracter — sa liberté s'exerçant dans les limites du droit de la non-discrimination —, et il n'existe pas, en assurance vie, d'équivalent du droit au compte bancaire. On lit très souvent l'inverse, alors précisons : la retenue de 30 % prévue par FATCA vise d'abord les paiements de source américaine faits aux établissementsqui ne jouent pas le jeu — ce n'est pas un impôt sur vous. La loi américaine prévoit bien, en outre, une retenue sur les paiements faits aux titulaires de comptes dits « récalcitrants » (IRC 1471(b)(1)(D)), mais le mécanisme retenu en France repose sur la déclaration à l'administration fiscale, pas sur cette retenue. Voir pourquoi votre banque ne vous parle pas du Luxembourg et les assureurs qui étudient un dossier de US Person.
Une seule enveloppe, deux administrations
Côté français, un contrat souscrit hors de France se déclare sur le formulaire 3916 / 3916-bis (CGI, art. 1649 AA), sous peine d'une amende de 1 500 € par contrat et par année non prescrite(CGI, art. 1766) — les 10 000 € visent les États sans convention d'assistance administrative, or le Luxembourg a conclu une telle convention avec la France : le montant applicable est donc de 1 500 €. L'article 1766 ne prévoit aucune amende proportionnelle : voir la déclaration 3916. Côté américain, le même contrat, s'il a une valeur de rachat, est déclarable au FBAR ET au 8938 : aucune de ces déclarations ne remplace l'autre. Le régime déclaratif d'ensemble et ses sanctions sont traités dans les comptes étrangers, FATCA et CRS en 2026.
Le cas particulier de l'assurance vie
Votre contrat luxembourgeois figure dans les deux déclarations qu'on vient de voir, le FBAR et le 8938. Il pose en plus trois problèmes qu'un compte-titres ordinaire ne pose pas. Le premier tient aux fonds sous-jacents : européens, ils relèvent en règle générale du régime PFIC, qui impose un formulaire par fonds, et dont le mécanisme est exposé dans PFIC, FATCA et article 7702. Le deuxième est la qualification du contratau regard de l'article 7702, qui détermine si les gains internes bénéficient d'un différé côté américain : elle ne peut être affirmée que sous réserve de confirmation écrite de l'assureur. Le troisième est une excise tax de 1 %qui frappe en principe les primes versées à un assureur étranger (art. 4371) ; une exonération conventionnelle est possible mais jamais automatique.
Aucun de ces trois points ne se tranche en lisant une page : ils se vérifient contrat par contrat, avec la compagnie pour la qualification et avec un conseil franco-américain pour le reste. La vue d'ensemble du sujet, de la faisabilité au budget annuel, est rassemblée dans notre guide complet US person.
Ce qu'un contrat ne réglera pas
- Le coût de conformité suit le nombre de supports, pas le montant investi. Selon la structure du contrat et l'analyse retenue par votre conseil américain, chaque fonds sous-jacent peut appeler son propre formulaire 8621 : douze unités de compte, douze formulaires par an ; les mêmes 120 000 € répartis sur trois supports, trois formulaires. La facture de préparation est divisée par quatre sans qu'un euro ait bougé, et sur un encours modeste, douze lignes peuvent coûter davantage en formulaires qu'elles ne rapportent net. Le chiffrage complet, avec ses fourchettes indicatives, est dans le détail du coût PFIC et du Form 8621.
- Le pouvoir de gestion peut faire tomber l'enveloppe. Le droit américain connaît une doctrine dite de l'investor control : lorsque le souscripteur exerce un contrôle jugé excessif sur les actifs du contrat, ceux-ci peuvent être regardés comme détenus directement par lui, et l'enveloppe cesse alors de jouer son rôle côté américain. Le sujet est technique et se traite avec un conseil américain ; il est exposé dans PFIC, FATCA et article 7702.
- Personne ne peut vous garantir la conformité américaine d'un contrat. Nous ne le faisons pas, et si un interlocuteur vous l'affirme, demandez-lui sur quelle pièce il s'appuie. Toute qualification au regard du droit fiscal américain suppose une confirmation écrite de l'assureur et la validation d'un avocat fiscaliste ou d'un CPA franco-américain, dont le coût n'est pas inclus dans nos honoraires.
Le cas d'Hélène : la carte verte qu'on croyait éteinte
Illustration pédagogique construite au 28 juillet 2026 à partir des règles publiées par l'IRS à cette date. Situation fictive. Aucune valeur n'est un conseil, un devis ou une promesse.
Hélène, 58 ans, résidente fiscale française à Rennes. Carte verte obtenue en 2007lors d'une mutation, retour définitif en France en 2016, carte expirée en 2017 : aucune démarche d'abandon. Séjours : 90 jours en 2026, 60 en 2025, 60 en 2024. Contrat luxembourgeois de 310 000 € au 31 décembre, converti à un taux supposéde 1,08 USD pour 1 € — hypothèse de calcul : la conversion se fait en réalité au taux officiel de fin d'année publié par le Trésor américain, que nous remplaçons ici par une hypothèse. Célibataire, déclaration individuelle côté américain. Résidente fiscale française, elle demeure en même temps lawful permanent resident au sens du droit interne américain.
Son réflexe. Elle calcule le test de présence : 90 jours (totalité de 2026) plus 20 (un tiers de 60 en 2025) plus 10 (un sixième de 60 en 2024) égalent 120 jours pondérés, très en dessous de 183. Le test n'est donc pas rempli. Et pourtant, cela ne change rien : le calcul est sans objet, puisque son statut de résident permanent n'a jamais pris fin — aucune des voies d'extinction reconnues n'est intervenue, elle n'a jamais invoqué la clause de résidence de la convention, et l'expiration matérielle de la carte n'éteint rien. Hélène a passé dix minutes sur le mauvais test. On ne compte ses jours que lorsqu'on n'a ni nationalité américaine ni carte verte à faire valoir : sinon, la question est déjà tranchée avant d'avoir ouvert le calendrier.
Ce que cela déclenche. Le seuil FBAR de 10 000 USD est largement dépassé ; à 310 000 €, soit environ 334 800 USDau taux supposé (310 000 × 1,08), le seuil de 200 000 USD au dernier jour de l'année est franchi — seuil majoré qui suppose qu'elle remplisse la condition américaine de résidence à l'étranger, ce qui se vérifie : avec 90 jours passés aux États-Unis en 2026, la voie des 330 jours lui est fermée et seule la voie de la résidence de bonne foi peut jouer. Le formulaire 8938serait dû dans tous les cas, puisque les seuils applicables à un résident des États-Unis (50 000 / 75 000 USD) seraient a fortiorifranchis. Et le même contrat se déclare, en France, sur le 3916 / 3916-bis. Quant à la sortie : ayant détenu la carte bien au-delà de 8 années sur les 15 dernières, Hélène ne peut y mettre fin comme on résilie un abonnement. Il lui faudra déposer un formulaire I-407, en conserver l'accusé de réception, et faire examiner par un avocat américain si sa situation entre dans le champ du régime fiscal d'expatriation.
Ces montants sont des hypothèses de calculau 28 juillet 2026, destinées à illustrer une mécanique. Les seuils américains sont réévalués et les règles de conversion évoluent ; le coût annuel de conformité n'est pas chiffré ici — il dépend surtout du nombre de lignes de fonds, et nous le détaillons dans notre chiffrage du coût PFIC. Seul un conseil franco-américain peut qualifier votre situation.
Vous avez coché une case : dans quel ordre agir
D'abord, faire confirmer. Votre statut doit être qualifié sur pièces par un avocat fiscaliste ou un CPA franco-américain : une page web ne le fait pas, et nous non plus. C'est aussi la raison pour laquelle nous vous invitons à ne rien signer, ne rien racheter et ne rien souscrire tant que ce premier point n'est pas tranché. Une souscription signée en mars, un statut confirmé en juin et un rachat correctif en septembre reviennent plus cher que trois mois d'attente.
Les cinq pièces à réunir avant votre premier rendez-vous
Une seule date manquante peut bloquer tout le diagnostic : celle de votre dernier séjour, ou celle de l'envoi du I-407. Rassemblez, si vous les avez : (1) votre acte de naissanceet, le cas échéant, votre passeport américain ou votre certificat de naissance consulaire ; (2) votre carte verte, même expirée, et tout courrier lié à un éventuel abandon (formulaire I-407, accusé de réception) ; (3) le relevé de vos séjours aux États-Unis sur les trois dernières années, dates d'entrée et de sortie ; (4) la liste de vos comptes et contrats étrangersavec, pour chacun, la valeur la plus élevée atteinte dans l'année ; (5) les déclarations américaineséventuellement déjà déposées. Sans la troisième, les dates d'entrée et de sortie, le test de présence ne peut tout simplement pas être calculé.
Ce qu'il faut avoir réglé avant d'ouvrir un contrat
Une situation américaine jamais déclarée se traite avanttout projet patrimonial. Souscrire un contrat alors que dix ans de FBAR n'ont jamais été déposés, c'est ajouter un compte de plus à la liste que la régularisation devra reprendre, et une ligne supplémentaire à retracer sur chacune des années concernées.
L'IRS publie deux dispositifs qui ne se confondent pas. Les Streamlined Foreign Offshore Procedures s'adressent aux personnes qui restent citoyennes ou résidentes : manquement non intentionnel, formulaire 14653, et — condition cumulative, sur l'une des trois dernières années fiscales pour lesquelles le délai de dépôt est expiré — n'avoir pas eu de domicile aux États-Unis et y avoir été physiquement absent au moins 330 jours pleins ; la pénalité offshore applicable à la voie domestique n'y trouve pas à s'appliquer. Les Relief Procedures for Certain Former Citizens ont été conçues pour des personnes dont le manquement déclaratif était non intentionnel, mais supposent d'avoir déjà renoncéà la citoyenneté après le 18 mars 2010 et de n'avoir jamais déposé de déclaration comme citoyen ou résident. Pas de mode d'emploi ici : c'est un dossier d'avocat, et son coût reste à votre charge.
Ensuite seulement, le placement. Un point de méthode pour finir : dans un couple, le diagnostic se fait deux fois. Si Hélène est concernée et pas son mari, c'est elle qui relève des obligations américaines, et les conséquences ne se répartissent pas mécaniquement entre les deux patrimoines. Nous détaillons ce cas, comptes joints et clause bénéficiaire compris, dans notre guide du couple franco-américain.
Ce que ce diagnostic ne peut pas faire à votre place
- Cette page ne qualifie pas votre situation au regard du droit américain, et ne délivre aucun conseil juridique ou fiscal américain.
- Plusieurs situations rendent tout projet prématuré : une situation américaine non régularisée, un besoin de liquidité à court terme, un encours trop faible au regard du coût annuel de conformité, ou un refus de l'assureur. Un encours modeste réparti sur une douzaine de supports peut coûter, chaque année, davantage en préparation de formulaires qu'il ne rapporte : dans ce cas, la réponse est de ne rien souscrire.
- Les unités de compte comportent un risque de perte en capital ; aucun rendement n'est garanti et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Comment Hagnéré Patrimoine vous accompagne
Je suis Quentin Hagnéré, conseiller en gestion de patrimoine(CIF membre de la CNCEF Patrimoine, COA, COBSP — ORIAS 23002291), et notre cabinet, installé à Chambéry, reçoit régulièrement des binationaux et des « Américains accidentels » que leur banque vient d'interroger. Quand quelqu'un s'assoit en disant « je crois que je suis américain », le premier rendez-vous ne sert pas à souscrire : il sert à établir la liste des cinq pièces énumérées plus haut et à vous orienter vers un avocat fiscaliste ou un CPA franco-américain qui, lui, qualifiera le statut. Notre rôle commence après, et il tient en trois gestes : référencer une compagnie susceptible d'étudier le dossier, construire l'allocation, vous mettre en relation pour la partie américaine.
Référencer et structurer. Nous savons monter un contrat d'assurance vie luxembourgeois pour une US Person résidente fiscale française, via nos partenaires assureurs — dont Vitis Life (groupe Monceau Assurances), qui peut étudier un dossier de ce type, au cas par cas et sous réserve d'acceptation, après étude complète. Aucune acceptation ne peut être garantie à l'avance : il s'agit de l'état des pratiques constatées en juillet 2026, et les politiques d'acceptation changent sans préavis, à reconfirmer avant toute démarche. Notre avis sur Vitis Life détaille la compagnie. Cette mention n'est pas une liste, et n'a rien d'exhaustif : d'autres compagnies peuvent être en mesure d'étudier un dossier de ce profil, et nous traitons la question à part dans les assureurs qui étudient un dossier de US Person.
Construire une allocation qui limite le nombre de PFIC. Le coût annuel de mise en conformité américaine se compte en formulaires, et le nombre de formulaires suit le nombre de supportsque compte le contrat : c'est donc sur ce nombre, et sur lui seul, que l'allocation peut agir. La contrepartie est réelle : passer de quinze supports à quatre, c'est accepter une allocation plus sensible aux à-coups d'un secteur ou d'une zone géographique. Cet arbitrage se tranche avec vous et figure par écrit dans le rapport qui accompagne toute recommandation. Le traitement PFIC d'un contrat d'assurance, PFIC unique ou analyse fonds par fonds, reste par ailleurs une position technique contestée : elle dépend de la structure du contrat et de l'analyse de votre conseil américain, et n'est ni une certitude, ni un argument commercial.
Mettre en relation. Nous orientons vers des avocats fiscalistes et des CPA franco-américains partenaires. Hagnéré Patrimoine ne réalise pas les déclarations fiscales américaines : ce coût n'est pas inclus dans nos honoraires et reste intégralement à votre charge. Le tout sous réserve d'acceptation de l'assureur et de validation par un conseil fiscal franco-américain : nous ne garantissons jamais la conformité fiscale américaine d'un contrat et n'affirmons aucune qualification au regard de l'article 7702, qui suppose une confirmation écrite de l'assureur. Il arrive que la conclusion d'un premier échange soit qu'il ne faut rien monter du tout.
Un premier échange, avant de décider quoi que ce soit
En visio ou à Chambéry : nous reprenons les six cas un par un avec vous, nous listons les pièces à réunir, et nous vous disons franchement si votre dossier relève d'abord d'un avocat fiscaliste ou d'un CPA franco-américain. L'étude de faisabilité auprès de nos partenaires assureurs vient ensuite seulement, sous réserve d'acceptation. Sans engagement.
Où continuer votre lecture
Cette page répond à une question de statut : suis-je concerné, oui ou non. Elle ne traite pas la stratégie patrimoniale de celui qui s'installeaux États-Unis, ni les formalités de sortie du système fiscal américain : ces sujets, avec leurs formulaires et leurs seuils, sont traités dans notre guide gestion de patrimoine de l'expatrié aux États-Unis et, pour le seul contrat luxembourgeois emporté dans les bagages, dans assurance vie luxembourgeoise et États-Unis.
Si la réponse est oui, trois questions arrivent, toujours dans cet ordre. Savoir si un contrat luxembourgeois est seulement envisageable pour ce profil : c'est notre guide complet US person. Savoir quelles compagnies peuvent étudier le dossier, sur quelles pièces et à quelles conditions : c'est les assureurs qui étudient un dossier de US Person. Savoir ce que la conformité américaine coûtera chaque année, formulaire par formulaire : c'est le chiffrage du coût PFIC et du Form 8621. Et pour comprendre pourquoi un fonds européen déclenche un formulaire américain quand un fonds américain n'en déclenche pas, les mécanismes sont exposés dans PFIC, FATCA et article 7702. Ce que le cadre luxembourgeois lui-même — triangle de sécurité, super-privilège — apporte à ce profil précis est examiné dans triangle de sécurité et super-privilège pour une US person. L'ensemble du sujet luxembourgeois est enfin rassemblé dans notre dossier complet sur l'assurance vie luxembourgeoise.
Mentions légales et conformité
Hagnéré Patrimoine — Société par actions simplifiée, siège social au 7 Rue Ernest Filliard, Chambéry (73000), immatriculée à l'ORIAS sous le numéro 23002291 en qualité de Conseiller en Investissements Financiers (CIF) membre de la CNCEF Patrimoine, Courtier en Assurance (COA) et Courtier en Opérations de Banque et Services de Paiement (COBSP).
Cet article constitue une information génériqueet non une recommandation personnalisée au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Hagnéré Patrimoine ne réalise pas les déclarations fiscales américaines et ne délivre aucun conseil juridique ou fiscal américain : ces prestations relèvent d'avocats fiscalistes et de CPA franco-américains, et leur coût n'est pas inclus dans nos honoraires. Toute souscription est subordonnée à l'acceptation de l'assureur, qui ne peut être garantie à l'avance.
État du droit et des pratiques au 28 juillet 2026(IRC 7701(a)(30) ; 26 CFR 1.1-1(b) ; 8 USC 1401 ; IRS Publication 519, Green card test et Substantial presence test ; Instructions Form 8938 ; FBAR FinCEN 114 ; procédures Streamlined ; 17 CFR 230.902 ; IRC 4371 ; convention France-États-Unis du 31 août 1994, art. 29 § 2 ; CGI art. 1649 AA et 1766 ; CSS art. L. 136-8, IV). Ces règles évoluent ; leur application à votre cas doit être vérifiée à la source. Tout placement comporte un risque, y compris de perte en capital, en particulier sur les unités de compte ; aucun rendement n'est garanti.

