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Guide médecin généraliste 202615 minMis à jour 8 juin 2026Édition LF / LFSS 2026

Compléter sa retraite CARMF quand on est médecin généraliste : 4 solutions

Votre CARMF vous remplacera environ 40 à 50 % de vos revenus d'activité : pour un généraliste à 120 000 € de BNC, c'est un trou de plusieurs milliers d'euros par mois. Quatre leviers le comblent, et ils ne s'opposent pas — ils s'empilent : le PER (jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026), l'assurance-vie (souplesse et transmission), l'immobilier locatif, et — en société — le contrat de capitalisation et la cession du cabinet. Voici lequel activer en premier, selon votre tranche et votre statut. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE RETRAITE MÉDECIN 2026

Combler le trou de votre retraite CARMF et dimensionner le bon complément

Audit de votre retraite de médecin généraliste : estimation du trou à combler (base CNAVPL + CARMF + ASV), choix et empilement des 4 enveloppes (PER, assurance-vie, immobilier, capi/cession en société), cas chiffrés à votre BNC. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et calibrage avec votre expert-comptable.

  • Estimation du trou de retraite à combler
  • Empilement PER / AV / immobilier / cession
  • Calibrage de l'effort d'épargne mensuel
  • Cabinet 100 % indépendant

TAUX DE REMPLACEMENT

~40-50 %

PLAFOND PER TNS 2026

88 911 €

ABATTEMENT 990 I

152 500 €

PS PER vs AV

18,6 / 17,2 %

PASS 2026

48 060 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE CONSTAT·2 MIN

La CARMF en 30 secondes : pourquoi un complément est indispensable

Vous avez cotisé toute votre carrière, et pourtant le jour de votre départ, votre pension obligatoire représentera moins de la moitié de ce que vous gagniez. Pour un généraliste à 120 000 € de BNC, le passage à la retraite peut signifier une chute de revenu de l'ordre de 5 000 à 6 000 € par mois. Ce n'est pas une fatalité : c'est une équation à résoudre, et elle se résout par anticipation. Avant de détailler les quatre solutions, posons le décor en une page.

En 30 secondes : les 4 solutions pour combler le trou de la CARMF

1. Le PER — le levier fiscal n°1 à TMI élevée : déduction jusqu'à 88 911 € du bénéfice (art. 154 bis), idéal de 41 à 45 % de tranche.
2. L'assurance-vie — la poche liquide et transmissible (abattement de 152 500 € par bénéficiaire, art. 990 I), prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %.
3. L'immobilier locatif — du revenu régulier et tangible : LMNP amorti, SCPI européennes (hors PS), déficit foncier.
4. En société — le contrat de capitalisation en SEL/SPFPL et la cession du cabinet comme capital de départ (exonération jusqu'à 500 000 €).
Elles ne s'opposent pas : elles s'empilent, dans un ordre qui dépend de votre TMI et de votre statut.

Votre retraite de médecin généraliste repose sur trois briques obligatoires : la base CNAVPL (commune à tous les libéraux, par points, valeur du point 0,6599 € au 1er janvier 2026, art. L642-1 CSS), le complémentaire CARMF (régime par points propre aux médecins) et l'ASV (allocation supplémentaire de vieillesse, dont les cotisations sont partiellement financées par la CPAM pour les médecins de secteur 1). C'est un socle solide… mais un socle seulement.

Le chiffre à retenir : l'ensemble de ces régimes vous remplace, en ordre de grandeur, de l'ordre de 40 à 50 % de vos revenus d'activité. C'est une estimation que nous formulons au conditionnel — jamais un chiffre réglementaire ni une projection de votre pension — et plus votre BNC est élevé, plus ce taux chute, parce que la base est plafonnée. Pour un généraliste à 120 000 € de BNC, le manque à gagner se chiffre en plusieurs milliers d'euros par mois.

Le bon réflexe : la CARMF est un socle, pas un objectif

La CARMF assure un plancher viager indispensable, mais elle n'a pas vocation à maintenir votre niveau de vie. Les quatre solutions de cet article viennent en plus, par capitalisation, et c'est une épargne à votre nom que vous pilotez de bout en bout. Nous ne re-posons pas ici le diagnostic complet : le « pourquoi » détaillé (mécanique des points, plafonnement, dividendes de SEL) est traité dans pourquoi la retraite CARMF du médecin généraliste ne suffira pas. Ce guide-ci répond à la question suivante : concrètement, comment combler le trou ?

Un avertissement de méthode, d'emblée : nous ne chiffrons aucune pension projetée. Les valeurs de point et taux de remplacement évoluent chaque année ; ils sont à vérifier sur carmf.fr. Ce qui suit n'est pas une promesse de rendement, mais une méthode d'arbitrage entre quatre leviers, illustrée par des ordres de grandeur pédagogiques.

§ 2LA RÈGLE DU JEU·2 MIN

Les 4 solutions ne s'opposent pas : elles s'empilent (dans le bon ordre)

En rendez-vous, 9 médecins sur 10 arrivent avec le même mauvais réflexe de départ. Sur internet, on vous oppose « PER vs assurance-vie » ou on vous vend un produit. La bonne question n'est pas « lequel choisir ? » mais « dans quel ordre remplir les quatre enveloppes ? ». Car elles ne se concurrencent pas : chacune répond à un besoin distinct (défiscaliser, rester liquide, transmettre, encaisser un revenu, capitaliser une trésorerie de société).

L'ordre type d'un généraliste en BNC à 41 % de TMI

1. Le PER jusqu'au plafond utile : c'est la déduction la plus efficace, prioritaire à TMI élevée.
2. L'assurance-vie en parallèle : la poche liquide et transmissible que le PER, bloqué, ne peut pas offrir.
3. L'immobilier locatif : pour un revenu régulier et tangible qui diversifie l'épargne financière.
4. Si vous exercez en société : le contrat de capitalisation en SEL/SPFPL pour la trésorerie longue, et la cession du cabinet comme capital de départ.

Dans la pratique, on range ces quatre leviers en deux familles qui se complètent. D'un côté la capitalisation financière (PER + assurance-vie) : l'effet du temps, une fiscalité pilotable, des montants ajustables au centime. De l'autre la capitalisation réelle et patrimoniale (immobilier + cession du cabinet) : des revenus tangibles, une valeur de revente, un ancrage hors des marchés financiers.

Capitalisation financière (PER + assurance-vie)

Points forts

  • Effet du temps et des intérêts composés
  • Fiscalité pilotable (déduction PER à l'entrée, abattements AV à la sortie)
  • Montants ajustables, versements programmés
  • Transmission optimisée via l'assurance-vie (990 I)

Points de vigilance

  • Risque de perte en capital selon les supports
  • PER bloqué jusqu'à la retraite
  • Pas de revenu « tangible » avant la sortie

Capitalisation réelle / patrimoniale (immobilier + cession)

Points forts

  • Revenu régulier et tangible (loyers)
  • Valeur de revente (immobilier, cabinet)
  • Effet de levier du crédit possible (immobilier)
  • La cession du cabinet : un capital de départ souvent décisif

Points de vigilance

  • Liquidité faible (vente d'un bien, aléa de cession)
  • Gestion et vacance locative à anticiper
  • Fiscalité des revenus fonciers lourde à TMI haute

Dans les sections suivantes, on prend chaque solution une à une, puis on les met face à face dans un tableau comparatif et un arbre de décision par profil.

§ 3SOLUTION 1·3 MIN

Solution 1 — Le PER : le levier fiscal le plus puissant à TMI élevée

Commençons par celui qui fait le plus baisser l'impôt quand vous êtes à 41 ou 45 % de tranche : le Plan d'épargne retraite (PER). Sa force tient au plafond spécifique des travailleurs non salariés de l'article 154 bis du CGI (héritage de la loi Madelin). Vous déduisez vos versements de votre bénéfice imposable, dans une enveloppe bien plus large que celle d'un salarié.

Le plafond de déduction PER du médecin (art. 154 bis, 2026)

PLAFOND 154 bis = 10 % du benefice (dans la limite de 8 PASS)
                + 15 % de la fraction de benefice entre 1 et 8 PASS

PLANCHER 2026 = 4 806 EUR   (meme si benefice faible)
PLAFOND MAX 2026 = 88 911 EUR  (benefice >= 8 PASS = 384 480 EUR)
1 PASS 2026 = 48 060 EUR

Base de calcul : le bénéfice de l'année. Le détail BNC par BNC est dans le guide PER du médecin généraliste.

L'économie d'impôt immédiate

ECONOMIE D'IMPOT = versement deductible x TMI

Exemple : 10 000 EUR verses a TMI 41 %
        = 4 100 EUR d'IR en moins  ->  effort net reel 5 900 EUR

L'économie est réelle et immédiate : c'est le grand avantage du PER pour un médecin à 41 ou 45 % de TMI.

Les quatre garde-fous du PER (à connaître avant de verser)

1. IR seul. La déduction joue uniquement sur l'impôt sur le revenu. Le versement reste dans l'assiette des cotisations CARMF/URSSAF (art. L. 131-6 CSS) : le PER n'allège pas vos cotisations sociales.
2. Plafond propre, non reportable. Le plafond 154 bis est distinct du plafond général de l'art. 163 quatervicies : il ne se reporte pas et ne se mutualise pas avec le conjoint.
3. Épargne bloquée. Jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé de l'art. L. 224-4 du CMF (accidents de la vie ; acquisition de la résidence principale).
4. Sur un revenu BNC. La déduction n'est admise que sur un revenu imposé en BNC, jamais sur un salaire (CE 8 décembre 2017, n° 409429).

À la sortie, le PER se fiscalise. En capital, la part correspondant aux versements déduits est imposée au barème de l'IR sans l'abattement de 10 % des pensions, et les gains au PFU (12,8 % d'impôt + prélèvements sociaux de 18,6 % en 2026, et non 17,2 % comme l'assurance-vie). En rente, la fraction imposable suit le régime des pensions (abattement de 10 %). La transmission d'un PER assurantiel relève des articles 990 I / 757 B, comme l'assurance-vie.

Le verdict : gagnant si la TMI de sortie est inférieure à celle d'entrée

Tout l'intérêt du PER tient dans un arbitrage de tranche : vous déduisez aujourd'hui à 41 ou 45 %, et vous sortez demain — à la retraite, avec des revenus plus faibles — souvent à 30 %. Le différentiel de tranche, à lui seul, finance une part de votre complément. C'est pourquoi le PER est le levier n°1 du généraliste à haute TMI. Le calcul, support par support et BNC par BNC, est détaillé dans PER médecin généraliste : combien d'impôt vous économisez selon votre BNC et le pilier tout sur le Plan d'épargne retraite.
§ 4SOLUTION 2·2 MIN

Solution 2 — L'assurance-vie : la poche liquide et transmissible

Le PER excelle à défiscaliser, mais il bloque l'épargne — et c'est précisément là qu'intervient l'assurance-vie. Pas de déduction à l'entrée, mais une liquidité totale — les rachats sont libres à tout moment, et seuls les gains sont taxés (le capital ressort sans impôt). C'est la poche disponible que le PER, verrouillé, ne peut pas offrir.

Après 8 ans de détention, le rachat devient très doux : 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes nettes (12,8 % au-delà), un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains, et des prélèvements sociaux maintenus à 17,2 % en 2026 (art. 125-0 A CGI). Pour piloter votre complément, vous avez le choix : des rachats partiels programmés (mensuels, par exemple) ou la mise en place d'une rente.

L'argument transmission : l'assurance-vie reste imbattable

Hors succession (art. L. 132-12 du Code des assurances), l'assurance-vie offre un cadre de transmission unique : 152 500 € d'abattement par bénéficiaire (art. 990 I, primes versées avant 70 ans), puis une taxation de 20 % et de 31,25 % au-delà de 700 000 € de part taxable ; et 30 500 € d'abattement global (art. 757 B, primes versées après 70 ans). Aucune autre enveloppe de complément retraite n'offre cela. Pour aller plus loin : l'assurance-vie : souplesse des rachats et transmission 990 I.

La dualité des prélèvements sociaux 2026 (à garder en tête)

Sur les gains, l'assurance-vie (17,2 %) est plus douce que le PER (18,6 %). Mais c'est un faux duel : le PER, lui, a déduit à l'entrée. On ne compare pas la seule sortie : on raisonne sur le gain global. Le détail de cette dualité (CSG portée à 10,6 % sur certains revenus du capital) est dans la dualité des prélèvements sociaux 2026 (18,6 % / 17,2 %).
§ 5SOLUTION 3·3 MIN

Solution 3 — L'immobilier locatif : du revenu régulier et tangible

On change de terrain avec la troisième solution : l'immobilier locatif génère un revenu régulier et tangible, qui diversifie l'épargne PER/AV et peut bénéficier de l'effet de levier du crédit. Trois portes d'entrée, et le bon choix dépend surtout de votre tranche.

Le LMNP : amortir pour neutraliser les loyers

En location meublée non professionnelle (LMNP), le régime réel permet d'amortir le bâti et le mobilier (art. 39 C CGI, amortissement plafonné au loyer net) : pendant 10 à 20 ans, les loyers imposables sont largement, voire totalement, neutralisés. Attention : depuis la réforme de 2025 (art. 150 VB du CGI, issu de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025), les amortissements déduits sont réintégrés dans la plus-value de cession — le prix d'acquisition est minoré d'autant à la revente, ce qui augmente la plus-value taxable (hors résidences gérées de type étudiant, senior ou EHPAD). Quant aux prélèvements sociaux de la location meublée, ils sont en zone grise : certains praticiens retiennent 17,2 %, l'analyse « produits de placement » tend vers 18,6 % — à formuler au conditionnel.

Les SCPI : la pierre-papier sans gestion

Les SCPI apportent un revenu immobilier sans aucune gestion. Mais attention à la fiscalité : les SCPI françaises distribuent des revenus fonciers soumis au barème de l'IR + PS 17,2 % — à 45 % de TMI, on approche les 62 % de fiscalité, ce qui est massacrant. La parade : les SCPI européennes, dont les revenus immobiliers de source étrangère sont, en vertu des conventions fiscales bilatérales (immeuble imposable dans l'État de situation, double imposition éliminée par crédit d'impôt égal à l'impôt français), hors de l'assiette des prélèvements sociaux français pour un résident ; la jurisprudence de Ruyter (CJUE 26 février 2015, C-623/13 ; limite Jahin C-45/17 pour les États tiers) reste, elle, un arrière-plan d'articulation entre PS et coordination de sécurité sociale, sans constituer le fondement de cette exonération. Autre option : les SCPI logées dans une assurance-vie (fiscalité de l'AV). Le détail est dans le guide complet des SCPI.

Le déficit foncier : effacer du revenu global (location nue)

En location nue, le déficit foncier (charges et travaux supérieurs aux loyers) s'impute jusqu'à 10 700 € par an sur le revenu global (art. 156 CGI), porté à 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique (dispositif sous réserve de prorogation, au conditionnel). Les revenus fonciers nus restent soumis aux PS à 17,2 %.

À TMI haute, fuyez le foncier nu en direct

La règle pratique pour un généraliste à 41-45 % : éviter le foncier nu en direct (barème + PS = fiscalité confiscatoire), et privilégier le LMNP au réel (amorti), les SCPI européennes (hors PS) ou les SCPI en assurance-vie. L'arbitrage selon votre tranche est développé dans l'immobilier de la profession libérale : LMNP, SCPI et déficit foncier selon votre TMI.
Méthode documentée

Choisir les bonnes enveloppes pour combler votre trou de retraite

Un CGP indépendant estime votre trou de retraite CARMF, puis dimensionne et empile les 4 solutions (PER, assurance-vie, immobilier, cession) à votre BNC et à votre âge — sans vous survendre un produit. Cabinet de Bassens (Savoie), 100 % indépendant.

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§ 6SOLUTION 4·3 MIN

Solution 4 — En société : la capi en SEL/SPFPL et la cession du cabinet

La quatrième solution est réservée aux généralistes exerçant en société (SELARL, SELAS) ou détenant une SPFPL. Elle repose sur deux outils trop souvent ignorés du grand public : le contrat de capitalisation en société pour faire travailler la trésorerie, et la cession du cabinet comme véritable 4e pilier retraite.

Le contrat de capitalisation en SEL/SPFPL (art. 238 septies E)

Lorsqu'une société à l'IS souscrit un contrat de capitalisation, l'article 238 septies E du CGI impose chaque année un revenu forfaitaire calculé sur la base retenue — les primes versées, majorées chaque année des produits déjà rattachés — × 105 % du dernier TME connu à la date de souscription (seul le taux est figé pour toute la durée du contrat ; l'assiette, elle, progresse), avec régularisation au dénouement sur le gain réel. Concrètement, l'impôt annuel reste faible et connu d'avance, et le capital travaille pendant ce temps. C'est l'outil de placement de la trésorerie longue d'une SEL ou d'une SPFPL. Le détail est dans placer la trésorerie de sa société (capi en SEL/SPFPL).

La cession du cabinet : le 4e pilier retraite

Pour beaucoup de médecins, la vente du cabinet au moment du départ est le capital de retraite le plus important — et il peut être largement exonéré. Encore faut-il viser le bon régime, car ils n'effacent pas la même chose. Retenez une chose : deux dispositifs effacent l'impôt sur le revenu ET les prélèvements sociaux (les vrais « zéro fiscalité »), deux autres n'effacent que l'impôt sur le revenu et laissent les prélèvements sociaux à payer. Voici comment ils s'articulent :

  • Art. 151 septies : exonération totale (IR ET PS) si les recettes moyennes des deux années précédentes sont ≤ 90 000 €, dégressive jusqu'à 126 000 €.
  • Art. 238 quindecies : exonération totale (IR ET PS) si la valeur cédée est < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €. (Et non 700 000 / 1 200 000 € : ce relèvement vise les seules transmissions à de jeunes agriculteurs.) Le délai de détention de 5 ans s'apprécie sur la durée de l'activité, et non sur la détention de chaque fonds (CE 13 juin 2018, n° 401942).
  • Art. 151 septies A (départ à la retraite) : exonération d'IR seul — les prélèvements sociaux restent dus.
  • Art. 150-0 D ter (cession de titres de SEL par un dirigeant partant à la retraite) : abattement fixe de 500 000 €, IR seul, les PS à 18,6 % restant dus (prorogé au 31 décembre 2031).
Exonérer la plus-value de cession du cabinet. Seuls 151 septies et 238 quindecies effacent IR ET PS ; 151 septies A et 150-0 D ter n'effacent que l'IR (PS dus). La cession de patientèle est détaillée dans le guide dédié.
Article CGICondition cléCe qui est effacé
151 septiesRecettes moy. ≤ 90 000 € (dégressif jusqu'à 126 000 €)IR + PS (exonération totale)
238 quindeciesValeur cédée < 500 000 € (dégressif jusqu'à 1 000 000 €)IR + PS (exonération totale)
151 septies ADépart à la retraite (cession du fonds / activité)IR seul — PS 18,6 % dus
150-0 D terCession de titres de SEL, dirigeant retraiteIR seul (abatt. 500 000 €) — PS 18,6 % dus

Bonus : le cumul emploi-retraite du médecin

Beaucoup de généralistes poursuivent une activité après avoir liquidé leur retraite. Le cumul emploi-retraite est possible (et intégral au taux plein, tous régimes liquidés). Point d'attention 2026 : les cotisations complémentaire/ASV versées en cumul restent largement à fonds perdu ; un mécanisme de nouveaux droits plafonnés (de l'ordre de 5 % du PASS) est attendu à compter de 2027. La mécanique fine relève de notre guide sur la retraite CARMF du généraliste. La cession de patientèle, elle, est traitée pas à pas dans vendre sa patientèle en limitant l'impôt sur la plus-value.
§ 7LE COMPARATIF·2 MIN

Le comparatif des 4 solutions en un tableau

Quentin pose le même tableau en rendez-vous, sur les six critères qui décident vraiment d'un complément de retraite : l'avantage à l'entrée, la fiscalité à la sortie, les prélèvements sociaux 2026, la liquidité, le risque et la transmission.

Comparatif des 4 solutions de complément retraite du médecin. La dualité des prélèvements sociaux 2026 (18,6 % PER et titres de SEL ; 17,2 % AV, foncier nu, PV immobilière ; LMNP en zone grise) est détaillée dans le guide CSG-CRDS dédié. Chiffres à jour au 8 juin 2026.
CritèrePERAssurance-vieImmobilier locatifSociété / cession
Avantage à l'entréeDéduction 154 bis (jusqu'à 88 911 €)AucuneAmortissement LMNP / déficit foncierCapi : différé IS ; cession : exonération de PV
Fiscalité à la sortieCapital : barème IR ; gains : PFU 31,4 %≥ 8 ans : 7,5 % + abatt. 4 600 / 9 200 €Loyers : barème IR + PSCapi : IS lissé ; cession : 0 % si < 500 k€
PS 202618,6 % (gains)17,2 %17,2 % (foncier nu) / zone grise (LMNP)17,2 % (PV pro) · 18,6 % (titres SEL)
LiquiditéBloqué (sauf art. L. 224-4 CMF)Totale (rachats libres)Faible (vente du bien)Capi : bonne · cession : ponctuelle
RisqueMarché (UC) / fonds eurosMarché / fonds eurosMarché immo + vacance locativeMarché (capi) / aléa de cession
Transmission990 I / 757 B (PER assurantiel)990 I / 757 BSuccession (sauf démembrement)Capi : succession · titres : pacte Dutreil

Comment lire ce tableau : aucune solution n'est « la meilleure »

Regardez les colonnes : aucune ligne n'est gagnante partout. Le PER domine sur l'entrée fiscale, l'assurance-vie sur la liquidité et la transmission, l'immobilier sur le revenu tangible, la société/cession sur le capital de départ. La bonne stratégie ne choisit pas : elle combine, dans un ordre qui dépend de votre profil. On voit dans quel ordre les empiler juste après.
§ 8L'ARBITRAGE·2 MIN

Quelle solution activer en premier ? L'arbre de décision par profil

Le bon ordre d'empilement dépend avant tout de votre statut d'exercice. Les deux profils qui reviennent le plus à Chambéry n'ont pas la même priorité — voici leur séquence type.

Généraliste en BNC, TMI 41-45 %

Points forts

  • 1. PER en priorité : déduction 154 bis maximale (le levier fiscal n°1)
  • 2. Assurance-vie en parallèle : liquidité + transmission 990 I
  • 3. Immobilier diversifiant : LMNP au réel ou SCPI européennes
  • 4. Cession du cabinet le jour du départ (151 septies / 238 quindecies)

Généraliste en SELARL / SELAS

Points forts

  • 1. Arbitrer rémunération / dividendes (les dividendes réduisent vos droits CARMF)
  • 2. Capi en SPFPL (238 septies E) pour la trésorerie longue
  • 3. Assurance-vie personnelle pour la poche liquide
  • 4. Cession des titres en sortie (150-0 D ter, abattement 500 000 €)

Le bon ordre dépend de 3 variables

Trois variables fixent l'ordre. La TMI d'abord : le PER passe devant dès 41 %. Le statut ensuite : une société ouvre la capi et le 150-0 D ter. L'horizon enfin : plus il est long, plus on charge la capitalisation financière. Pour situer cet arbitrage dans une stratégie d'ensemble : où placer son argent quand on est médecin généraliste et les 7 leviers de défiscalisation du généraliste.
§ 9L'EFFET DU TEMPS·2 MIN

Quand commencer : l'effet du temps et des intérêts composés

Le levier qui pèse le plus lourd ne figure dans aucune des quatre solutions : c'est le temps. Grâce aux intérêts composés, chaque année gagnée au démarrage réduit massivement l'effort d'épargne à fournir. Un généraliste part en moyenne autour de 66-67 ans (taux plein automatique à 67 ans) : l'horizon est long, autant en profiter tôt.

Le même objectif, deux âges de départ (hypothèse 4 % net/an)

OBJECTIF : ~ 300 000 EUR de capital a 65 ans

Commencer a 40 ans  (25 ans d'epargne)  ->  ~  600 EUR / mois
Commencer a 50 ans  (15 ans d'epargne)  ->  ~ 1 215 EUR / mois

Démarrer 10 ans plus tôt divise presque par deux l'effort mensuel. Hypothèse de rendement de 4 % net/an signalée : ce sont des ordres de grandeur pédagogiques, pas une promesse de performance. Le capital n'est pas garanti.

Combien viser ? En méthode : pour un complément de l'ordre de 1 000 € par mois, on raisonne sur un capital d'environ 300 000 € à 65 ans (avec un taux de retrait prudent autour de 4 %/an). Sur ce point précis, le PER repasse devant :

Le coût réel d'un versement PER (TMI 41 %)

1 000 EUR verses sur un PER, a TMI 41 % :
  - economie d'IR     = 410 EUR
  - effort net reel   = 590 EUR

=> le levier fiscal reduit l'effort d'epargne d'environ 40 %

À TMI élevée, le PER permet d'épargner « plus » pour un effort net moindre. C'est précisément ce qui en fait le levier n°1 du généraliste fortement imposé. Raisonnement de méthode, pas une promesse.

Comment lire nos projections (et pourquoi le 4 % n'est pas une promesse)

Le 4 % net par an n'est pas une certitude : c'est un repère prudent pour une allocation diversifiée de long terme (fonds euros + unités de compte). Les intérêts composés font peser les premières années plus que les dernières, d'où l'intérêt de commencer tôt. Reste l'évidence réglementaire : capital investi non garanti, et un rendement réel inférieur (ou supérieur) qui déplace l'effort mensuel. Ces chiffres sont des ordres de grandeur pédagogiques pour calibrer une méthode, jamais une projection de votre situation : c'est précisément le travail qu'un bilan retraite de profession libérale affine à partir de votre BNC et de votre âge réels.
§ 10LES FAUSSES PISTES·2 MIN

Capimed, rachat de points : les fausses bonnes idées internes à la CARMF

Quand un confrère veut tout faire « depuis la CARMF », deux réflexes reviennent : le Capimed et le rachat de points. Ni l'un ni l'autre n'est une erreur — ils sont juste rarement le meilleur euro investi. On les présente factuellement, sans dénigrer la CARMF.

Le Capimed : correct, mais souvent battu par un PER ouvert

Le Capimed est le contrat retraite supplémentaire (de type PER) proposé par la CARMF. Son fonds en euros est correct (rendement de l'ordre de 3,5 %) et ses versements sont déductibles au titre de l'article 154 bis, exactement comme un PER classique. Le point d'arbitrage : sur la durée et à TMI élevée, un PER en architecture ouverte (avec accès à des unités de compte diversifiées) délivre souvent un meilleur couple rendement/risque que le seul fonds euros. Ce n'est pas un défaut du Capimed : c'est une question d'allocation.

Le rachat de trimestres / points : un arbitrage coût-rendement

Le rachat de trimestres (années d'études, années incomplètes) ou de points a un coût déductible, ce qui le rend séduisant. Mais il faut comparer ce coût à ce qu'il rapporte réellement en pension, et le mettre en regard d'un versement équivalent sur un PER— souvent plus souple, plus liquide à la sortie et mieux maîtrisé. C'est un arbitrage au cas par cas, rarement le levier le plus efficace par défaut.

La marque d'un conseil indépendant : parfois conseiller CONTRE la caisse

Nous recommandons régulièrement à un médecin de ne pas tout concentrer sur le Capimed ou le rachat de points, quand un PER ouvert ou une assurance-vie servent mieux son intérêt. C'est précisément ce que permet un cabinet 100 % indépendant, sans produit-maison. La mécanique interne de la CARMF (points, ASV, valeurs 2026) est, elle, détaillée dans pourquoi la retraite CARMF ne suffira pas, et la vue d'ensemble du libéral dans préparer sa retraite en profession libérale.
§ 11CAS CHIFFRÉS·3 MIN

3 cas chiffrés : Dr Lefèvre, Dr Moreau, Dr Sanchez

Trois profils types qu'on voit passer à Chambéry. Les prénoms sont fictifs ; les calculs de plafond PER (art. 154 bis) sont précis aux taux 2026 (1 PASS = 48 060 €), mais les montants de capital et de pension sont des ordres de grandeur pédagogiques, au conditionnel — pas une projection de votre situation. La formule du plafond appliquée est : 10 % du bénéfice + 15 % × (bénéfice − 1 PASS), dans la limite de 8 PASS.

Cas 1 — Dr Lefèvre, BNC 120 000 €, TMI 41 %, 45 ans (le PER comme socle)

Plafond PER : 10 % × 120 000 + 15 % × (120 000 − 48 060) = 12 000 + 10 791 = 22 791 € déductibles.
Il verse 15 000 €/an : économie d'IR = 15 000 × 41 % = 6 150 € → effort net réel 8 850 €.
Horizon : ~15 000 €/an capitalisés sur 20 ans à 4 % net ≈ 450 000 € (ordre de grandeur).
À la sortie, s'il passe à 30 % de TMI, le capital déduit est imposé à 30 % au lieu de 41 % économisés à l'entrée : c'est le gain d'arbitrage de tranche. Le PER est son levier n°1, complété par une assurance-vie pour la liquidité.

Cas 2 — Dr Moreau, BNC 95 000 €, TMI 30 %, 52 ans (immobilier + AV)

Plafond PER : 10 % × 95 000 + 15 % × (95 000 − 48 060) = 9 500 + 7 041 = 16 541 € déductibles — mais à 30 % de TMI, l'effet de la déduction est plus modeste.
LMNP : un bien à 200 000 € loué 9 600 €/an, amortissement ~6 000 €/an → loyers quasi défiscalisés en phase de détention (⚠️ amortissements réintégrés en plus-value à la revente, art. 150 VB).
Assurance-vie : rachats partiels programmés après 8 ans, dans l'abattement de 4 600 € → complément quasi net d'IR.
À 30 % de TMI, l'immobilier de rendement et l'assurance-vie liquide priment ; le PER vient en complément modéré.

Cas 3 — Dr Sanchez, SELARL, départ à 64 ans, cabinet valorisé 300 000 € (la cession comme capital)

Cession de la patientèle / du fonds : valeur 300 000 € < 500 000 € → art. 238 quindecies = exonération TOTALE (IR + PS) → ~300 000 € net (sous conditions : 5 ans d'activité + cessation).
En parallèle : sa SPFPL détient un contrat de capitalisation (art. 238 septies E) qui a fait travailler la trésorerie avec un frottement IS faible.
Pour un médecin en société, ce « 4e pilier » (capi + cession) peut représenter le plus gros capital retraite. ⚠️ Si la cession porte sur des TITRES > 500 000 €, on bascule sur l'art. 150-0 D ter (abattement 500 000 €, IR seul, PS 18,6 % dus). Détail dans vendre sa patientèle en limitant l'impôt sur la plus-value.
Récapitulatif des 3 cas. Les plafonds PER sont calculés aux taux 2026 (1 PASS = 48 060 €). Les montants de capital et la valorisation du cabinet sont des ordres de grandeur indicatifs, au conditionnel : votre situation s'apprécie au cas par cas avec un conseil.
PersonaProfilLevier prioritaireChiffre clé
Dr LefèvreBNC 120 000 €, TMI 41 %, 45 ansPER (socle)22 791 € déductibles · −6 150 € d'IR
Dr MoreauBNC 95 000 €, TMI 30 %, 52 ansImmobilier + AVLMNP amorti · rachats AV dans l'abattement
Dr SanchezSELARL, départ 64 ans, cabinet 300 k€Capi SPFPL + cession238 quindecies : exonération totale < 500 k€

Note de méthode

L'économie d'impôt du PER est réelle et immédiate (elle vaut « versement × TMI »). Les capitaux projetés, le taux de remplacement CARMF et la valorisation du cabinet sont, eux, des ordres de grandeur indicatifs. La performance future de l'épargne investie comporte un risque de perte en capital : les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
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Sources et références légales

  • Régime de retraite du médecin (CNAVPL + CARMF)

    Retraite obligatoire du médecin : régime de base CNAVPL par points (art. L642-1 CSS, valeur du point 0,6599 € au 1er janvier 2026), complémentaire CARMF (régime complémentaire vieillesse / RCV par points) et allocation supplémentaire de vieillesse (ASV, partiellement financée par la CPAM pour les médecins de secteur 1). Taux de remplacement (~40-50 %) communiqué comme ordre de grandeur, au conditionnel : ce n'est pas un chiffre réglementaire. Valeurs et cotisations 2026 à vérifier sur carmf.fr et à actualiser annuellement. Arrêté du 22 décembre 2025 : PASS 2026 = 48 060 € (8 PASS = 384 480 €).

  • Solution 1 — PER / Madelin et fiscalité (CGI, CMF, CSS)

    Art. 154 bis CGI (plafond TNS : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS ; plancher 4 806 € ; maximum 88 911 € en 2026 ; plafond propre, non reportable, distinct du plafond général de l'art. 163 quatervicies). Le versement reste dans l'assiette des cotisations sociales du TNS (art. L. 131-6 CSS) : le PER n'allège pas les cotisations CARMF. Déblocages anticipés : art. L. 224-4 CMF. Sortie : capital des versements déduits au barème de l'IR sans abattement de 10 %, gains au PFU 12,8 % + PS 18,6 %. CE 8 décembre 2017 n° 409429 (déduction admise sur un revenu BNC, non sur un salaire).

  • Solution 2 — Assurance-vie (CGI)

    Art. 125-0 A CGI (rachat après 8 ans : 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes nettes / 12,8 % au-delà, abattement annuel de 4 600 € seul / 9 200 € couple). PS 17,2 % maintenu (LFSS 2026). Transmission : art. 990 I (abattement 152 500 € par bénéficiaire, primes avant 70 ans, puis 20 %, puis 31,25 % au-delà de 700 000 € de part taxable) et art. 757 B (abattement global 30 500 €, primes après 70 ans).

  • Solution 3 — Immobilier (CGI, CJUE)

    LMNP : amortissement (art. 39 C CGI, plafonné au loyer net), réintégration des amortissements dans la plus-value de cession depuis la réforme de 2025 (art. 150 VB CGI, loi n° 2025-127 du 14 février 2025). PS de la location meublée en zone grise (au conditionnel). Déficit foncier (location nue) : 10 700 €/an sur le revenu global, 21 400 € pour travaux de rénovation énergétique sous réserve de prorogation (art. 156 CGI). SCPI européennes : revenus de source étrangère hors PS français (CJUE 26 février 2015 de Ruyter C-623/13 ; limite Jahin C-45/17 pour les États tiers).

  • Solution 4 — Société et cession (CGI)

    Contrat de capitalisation détenu par une société à l'IS : taxation annuelle forfaitaire à 105 % du TME à la souscription (art. 238 septies E CGI). Cession du cabinet : art. 151 septies (exonération IR et PS si recettes moyennes ≤ 90 000 €, dégressive jusqu'à 126 000 €), 238 quindecies (exonération IR et PS si valeur < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €), 151 septies A (exonération d'IR au départ à la retraite, PS 18,6 % dus), 150-0 D ter (abattement fixe 500 000 € sur la cession de titres, IR seul, PS 18,6 % dus, prorogé au 31 décembre 2031). CE 13 juin 2018 n° 401942 (délai de 5 ans apprécié sur la durée de l'activité).

  • Prélèvements sociaux 2026 et hauts revenus

    Dualité des prélèvements sociaux 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) : 18,6 % (PER, dividendes, plus-values mobilières y compris titres de SEL) contre 17,2 % (assurance-vie, foncier nu, plus-values immobilières) ; LMNP en zone grise. Barème IR 2026 (art. 197 CGI : 0/11/30/41/45 %). CEHR (art. 223 sexies CGI). CDHR (art. 224 CGI) reconduite par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Plusieurs points sont, en toute transparence, signalés au conditionnel : le taux de remplacement de la CARMF (~40-50 %, ordre de grandeur, jamais une pension projetée), les valeurs de point CARMF (au 1er janvier 2026, à actualiser sur carmf.fr), le traitement des prélèvements sociaux de la location meublée (zone grise) et la pérennité au-delà de 2026 de certains dispositifs (CDHR, déficit foncier majoré). Les cas chiffrés sont des ordres de grandeur pédagogiques, pas une projection de votre pension ni une promesse de rendement. Les calculs de plafond PER (art. 154 bis) sont, eux, exacts aux taux 2026. Les décisions de justice sont mentionnées à titre informatif. Les chiffres et taux sont à jour au 8 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Toute stratégie doit faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable. La capitalisation comporte un risque de perte en capital.

Foire aux questions

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