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Dirigeant en apport-cession : que faire de 3 millions d'euros ?

Vous venez de céder votre entreprise pour 3 millions d'euros, souvent via une holding et un report d'imposition 150-0 B ter. À ce niveau, la gestion bascule dans la boîte à outils d'une famille fortunée : assurance-vie luxembourgeoise, crédit lombard, co-investissements. Mais la grille reste simple — quatre poches — et le report structure une partie de votre allocation.

60 %Remploi 150-0 B ter (durcissement LF 2026 à confirmer)
Poches : Sécurité, Revenu, Croissance, Illiquide
30-40 %Illiquide qui grossit avec le patrimoine
Profils chiffrés : Prudent / Équilibré / Dynamique
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Publié le 23 juin 2026 · Mis à jour le 23 juin 2026 · Temps de lecture : 15 min · Par Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine, cabinet CIF / COA / COBSP enregistré à l'ORIAS sous le numéro 23002291.

L'argent est sur le compte de la holding. Le report d'impôt court. Et la première tentation — tout réinvestir d'un coup, ou gérer 3 millions comme on gérait 300 000 € — est justement celle à éviter. À ce niveau, la gestion d'un dirigeant en apport-cession change d'échelle : elle emprunte la boîte à outils d'une famille fortunée — assurance-vie luxembourgeoise, crédit lombard, co-investissements. Mais la boussole reste simple, et c'est tout l'objet de ce guide : la méthode des 4 poches, calée sur la mécanique du report.

La promesse de cet article est concrète : comprendre ce que change réellement le report 150-0 B ter dans votre allocation (régime de référence : 60 % de remploi dans de l'économique éligible ; la LF 2026 prévoit un relèvement à 70 % qui reste à confirmer), savoir où loger chaque euro entre holding, contrat luxembourgeois et PEA, et arbitrer entre trois profils chiffrés — Prudent (~3 % net), Équilibré (~5 % net), Dynamique (~7 %+ net). À 3 M€, une rente soutenable se situe de l'ordre de 90 000 à 150 000 € net par an selon le profil (illustratif, non garanti).

Une précision avant de commencer, pour ne pas confondre deux questions distinctes. Si vous cherchez le rendement brut d'un palier 3 M€ tous profils confondus, indépendamment de votre statut, c'est notre snapshot dédié « investir 3 millions d'euros en 2026 » qu'il vous faut. Ici, nous partons de votre situation de cédant et de la mécanique du report 150-0 B ter— ce qui change tout dans l'allocation, parce qu'une partie de votre patrimoine n'est pas librement disponible : elle est sous contrainte de remploi.

En 60 secondes

  • Changer d'échelle : à 3 M€, on accède à l'assurance-vie luxembourgeoise (FID/FAS), au crédit lombard et aux club deals — la boîte à outils d'une famille fortunée, sur la même grille des 4 poches.
  • Le report structure l'allocation : le 150-0 B ter n'est pas un détail fiscal : il impose de remployer 60 % de la part en report dans de l'économique éligible (la LF 2026 prévoit un relèvement à 70 % qui reste à confirmer au texte définitif).
  • 4 poches : Sécurité (socle minoritaire), Revenu (rente diversifiée), Croissance (actions monde), Illiquide (30 à 40 %, en partie obligatoire via le remploi).
  • 3 profils chiffrés : Prudent ~3 % net, Équilibré ~5 % net, Dynamique ~7 %+ net (illustratifs, non garantis).
  • Architecture sur mesure : holding (capi à l'IS, part en report), AVL (Revenu/Croissance), PEA (actions), lombard (amplifier sans vendre).

Avertissement et prudence réglementaire

Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Tous les montants, rendements et allocations cités sont illustratifs et non garantis : tout investissement comporte un risque de perte en capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Un durcissement du dispositif 150-0 B ter (remploi qui serait porté à 70 %, délai 3 ans, conservation 5 ans) est annoncé par la loi de finances pour 2026, mais reste à confirmer au texte définitif et à la doctrine [À VÉRIFIER] : le régime de référence demeure 60 % / 2 ans / 1 an. La fiscalité dépend de votre situation et peut évoluer. Un montage d'apport-cession doit être sécurisé avec un conseiller et un avocat fiscaliste.

QH

À propos de l'auteur

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Quentin Hagnéré a fondé Hagnéré Patrimoine en 2020 et en est associé, sans fonction de direction depuis septembre 2026. Auteur de deux livres sur l'investissement immobilier, il signe les guides du cabinet. Le cabinet, présidé par Clément Chatelain, est immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF, COA, COBSP).

Auteur du guideCabinet Hagnéré Patrimoine : ORIAS 23002291

1. 3 M€ après cession : changer d'échelle dans la gestion

Entre 1 M€ et 3 M€, ce n'est pas seulement la taille du capital qui change, c'est l'accès à des outils. À 3 millions, l'assurance-vie luxembourgeoise devient pleinement pertinente (super-privilège de l'assuré, triangle de sécurité, architecture ouverte, supports institutionnels, multidevises). Le crédit lombard entre dans le jeu : on peut emprunter contre ses actifs sans les vendre. Et les club deals et co-investissements s'ouvrent à vous, dans une logique de family office émergent.

Ce qui ne change pas, en revanche, c'est la grille d'allocation : toujours quatre poches— Sécurité, Revenu, Croissance, Illiquide. Ce qui évolue avec le patrimoine, c'est le poids de l'illiquide : de l'ordre de 10 à 15 % à 1 M€, 20 à 25 % à 5 M€, 30 à 40 % au-delà. À 3 M€, on est dans la zone de bascule où le non coté commence à peser sérieusement. C'est la signature de la gestion fortunée : l'illiquide grossit avec le patrimoine.

La boîte à outils selon le palier de patrimoine. Illustratif — l'allocation réelle dépend de votre profil de risque, de votre horizon et de l'origine des fonds.
OutilÀ 1 M€À 3 M€À 5 M€ et au-delà
Assurance-vie luxembourgeoise (FID/FAS)PossiblePleinement pertinenteQuasi systématique
Crédit lombardRareEnvisageableCourant
Club deals / co-investissementsLimitéAccessibleCentral
Part illiquide cible~10-15 %~15-38 % selon profil~25-40 %
Logique de gestionPatrimonialeFamily office émergentFamily office

Si votre cession est plus modeste, la logique reste la même à 1 million d'euros; et si vous montez en gamme, voyez une cession à 5 millions et son remploi. Un profil voisin du dirigeant classique est le fondateur qui sort au capital : le cash-out de startup à 3 millions.

2. Le report 150-0 B ter sur un gros produit de cession

La plupart des dirigeants qui préparent leur cession le connaissent déjà. Avant de vendre, vous apportez les titres de votre société à une holding à l'IS que vous contrôlez. La plus-value d'apport est alors placée en report d'imposition (article 150-0 B ter du CGI) : pas d'impôt immédiat. Tant que la holding conserve les titres apportés, le report tient. C'est elle qui, ensuite, cède les titres au repreneur — et encaisse le produit de cession.

Le point de vigilance : si la holding cède les titres apportés avant 3 ans, le report n'est préservé qu'à condition de remployer une part suffisante du produit de cession dans une activité économique éligible, dans un délai imparti, et de conserver l'investissement de remploi. Dans le régime de référence, ce quota est de 60 % (délai de 2 ans, conservation 1 an). C'est sur ces paramètres que la loi de finances pour 2026 prévoit de serrer la vis — un durcissement qui reste toutefois à confirmer (voir ci-dessous).

150-0 B ter : régime de référence et durcissement annoncé par la loi de finances pour 2026. Le relèvement à 70 % (délai 3 ans, conservation 5 ans) et son entrée en vigueur restent à confirmer au texte définitif et à la doctrine — à sécuriser avec votre fiscaliste.
ParamètreRégime de référence (certain)Durcissement annoncé LF 2026 (à confirmer)
Quota de remploi du produit de cession60 %70 % [À VÉRIFIER]
Délai pour réinvestir2 ans3 ans [À VÉRIFIER]
Conservation des actifs de remploi1 an5 ans [À VÉRIFIER]
Délai de cession déclencheur3 ans3 ans (inchangé)

Périmètre du remploi : à valider au cas par cas

La LF 2026 prévoit aussi de resserrer le périmètre des activités éligibles (seraient notamment exclues la finance et la gestion d'un patrimoine mobilier ou immobilier personnel) — sous réserve de confirmation au texte définitif [À VÉRIFIER]. Restent éligibles l'acquisition ou la souscription au capital de sociétés opérationnelles, et certains fonds de private equity qui respectent les quotas d'investissement éligibles. La doctrine administrative n'était pas encore mise à jour à la date de cet article : il faut distinguer le texte de loi de la doctrine et faire valider chaque support de remploi.

Pour la mécanique complète (déclaration, contrôle, supports de remploi), voir notre guide technique : le dispositif apport-cession 150-0 B ter en détail.

Une question revient souvent : report ou abattement « dirigeant partant à la retraite » ? Les deux ne se cumulent pas sur la même plus-value. Le report convient à qui veut différer et réinvestir. L'abattement fixe de 500 000 € (article 150-0 D ter, sous conditions de départ effectif à la retraite, prorogé jusqu'au 31 décembre 2031) convient à qui sort réellement les liquidités. L'arbitrage doit se chiffrer selon votre projet : continuer à entreprendre via la holding, ou tourner la page.

Structurer le réinvestissement économique sur plusieurs millésimes

Beaucoup veulent « caser » le remploi en une seule opération pour être tranquilles. C'est rarement la bonne idée. Sur un horizon de 3 ans, vous pouvez étaler le réinvestissement sur plusieurs millésimes de private equity, diversifier les véhicules économiques éligibles, et lisser ainsi le risque de sélection et de timing. L'objectif reste de sécuriser le quota de remploi (60 % dans le régime de référence, qui serait porté à 70 % si le durcissement LF 2026 est confirmé) sur le délai imparti, puis de conserver les actifs de remploi sur la durée applicable (1 an, qui passerait à 5 ans sous réserve de confirmation).

En pratique, on bâtit un calendrier d'appels de capital adossé à une poche Sécurité dimensionnée pour y répondre (voir plus bas). Les véhicules de remploi se trouvent du côté du private equity et des solutions de remploi dédiées au 150-0 B ter.

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Apport-cession 150-0 B terRemploi 60 % (durcissement LF 2026 à confirmer)Calendrier de millésimes

3. L'intérêt du contrat luxembourgeois (FID/FAS) à ce niveau de patrimoine

Pertinente dès 250 000 à 500 000 €, l'assurance-vie luxembourgeoise devient optimale au-delà de 1 million. Ce qu'elle apporte au cédant n'est pas un avantage fiscal — pour un résident fiscal français, la fiscalité est strictement la même qu'en France — mais une structure :

  • Le super-privilège de l'assuré : vous êtes créancier de premier rang sur les actifs, devant tous les autres créanciers de l'assureur.
  • Le triangle de sécurité : les actifs sont cantonnés et déposés chez une banque dépositaire distincte, sous le contrôle du régulateur luxembourgeois.
  • L'architecture ouverte : via un FID (fonds interne dédié, mandat de gestion sur mesure) ou un FAS (fonds d'assurance spécialisé), on accède à des supports institutionnels, au non coté, au multidevises.
  • Le support du crédit lombard : le contrat sert d'assiette de nantissement (voir section suivante).

Côté fiscalité française pour un résident : prélèvements sociaux à 17,2 % (et non 18,6 %, qui concerne les dividendes et plus-values mobilières hors enveloppe), abattement après 8 ans de 4 600 € (célibataire) ou 9 200 € (couple), puis 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes. À la transmission : article 990 I pour les primes versées avant 70 ans (abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 %) et article 757 B au-delà de 70 ans (abattement global de 30 500 €).

L'essentiel — pourquoi le Luxembourg à 3 M€

Pour un résident fiscal français, le contrat luxembourgeois n'offre aucun avantage fiscal: c'est la même fiscalité qu'une assurance-vie française (PS 17,2 %, 990 I / 757 B). Ce que vous achetez, c'est une structure: super-privilège de l'assuré, triangle de sécurité, architecture ouverte (FID/FAS) pour loger du non coté et du multidevises, et l'assiette de nantissement du crédit lombard. À ce niveau de patrimoine, ce sont ces atouts structurels — pas un gain d'impôt — qui justifient le choix.

4. Le crédit lombard : investir sans vendre, ni payer d'impôt de plus-value

Le crédit lombard est une ligne de crédit adossée par nantissement à votre contrat luxembourgeois. Le principe : vous empruntez une fraction de la valeur de vos actifs liquides sans les vendre. Cela permet de financer un projet (acquisition immobilière, nouvelle opération entrepreneuriale) ou d'amplifier la poche Croissance sans déclencher d'impôt de plus-value et sans désinvestir un portefeuille qui continue de capitaliser.

Les intérêts sont potentiellement déductibles selon l'usage— par exemple lorsque l'emprunt finance l'acquisition d'actifs productifs de revenus imposables. Ce n'est pas automatique : la déductibilité dépend de l'affectation des fonds et doit être validée.

Un cas concret pour fixer la mécanique (illustratif)

Supposons un contrat luxembourgeois valorisé 1,5 M€. Plutôt que de racheter pour financer une nouvelle opération entrepreneuriale de 400 000 € — ce qui déclencherait une fiscalité de rachat et désinvestirait un portefeuille qui capitalise — vous nantissez le contrat et tirez une ligne lombard sur une fraction prudente de sa valeur. Le portefeuille continue de travailler, le projet est financé, et aucun support n'est vendu. Les ordres de grandeur et la quotité de financement dépendent de la composition du contrat et de l'établissement prêteur ; ils sont illustratifs, non garantis et à valider au cas par cas.

Le levier coupe dans les deux sens

Le crédit lombard est un effet de levier : si la valeur des actifs nantis baisse fortement, la banque peut exiger un complément de garantie (appel de marge) ou liquider une partie du portefeuille au plus mauvais moment. On le manie avec un ratio d'endettement prudent, une réserve de liquidités dédiée, et jamais à la limite du nantissement. À ce niveau de patrimoine, c'est un outil puissant — à condition de ne pas le survendre.

5. La poche Sécurité : un socle solide mais minoritaire

La poche Sécurité a deux rôles à 3 M€ : couvrir 3 ans de train de vie et constituer une réserve pour les appels de capital du private equity et des club deals (qui sont rarement appelés en une fois). Ses supports : fonds euros (rendement illustratif ~2,6 % net), fonds obligataires datés à coupons connus, et liquidités.

L'enveloppe clé du cédant ici, c'est le contrat de capitalisation à l'IS logé dans la holding. Détenu par la société, il fait travailler la trésorerie d'entreprise (et, le cas échéant, la part en report) avec une taxation forfaitaire annuelle de la prime — un différé de trésorerie utile, à présenter sans en sur-promettre l'effet. Les prélèvements sociaux côté assurance-vie et capitalisation restent à 17,2 %.

Le poids de cette poche est minoritaire et décroissant avec l'appétit au risque : d'environ 40 % chez un profil Prudent à environ 12 % chez un profil Dynamique, où elle ne sert plus qu'à alimenter les appels de fonds.

6. La poche Revenu : une rente substantielle et diversifiée

C'est la poche qui produit du flux. Ses supports : SCPI européennes (rendement illustratif ~4,7-4,9 %), nue-propriété de SCPI (décote à l'achat et sortie temporaire de l'assiette IFI pendant le démembrement), dette privée, produits structurés à coupon et infrastructure distributive — logés de préférence dans le contrat luxembourgeois (FID/FAS).

La rente se compose de dividendes de la holding, de rachats partiels d'assurance-vie et de loyers. Attention à la dualité des prélèvements sociaux quand on calibre cette rente : 17,2 % sur l'assurance-vie et les revenus fonciers, mais 18,6 % sur les dividendes et intérêts perçus hors enveloppe. Pour une vue détaillée du potentiel de rente, voir combien rapportent 3 millions d'euros placés.

Dualité des prélèvements sociaux 2026 — ne pas appliquer un taux unique

C'est l'erreur n° 1 quand on calibre une rente. Depuis la hausse de CSG de la LFSS 2026, deux taux cohabitent : 17,2 % sur l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, les revenus fonciers et les plus-values immobilières ; 18,6 % sur les dividendes, les intérêts et les plus-values mobilières (dont PEA à la sortie). Conséquence directe : le PFU ressort à 30 % sur l'assurance-vie, mais à 31,4 % sur des dividendes ou plus-values mobilières perçus hors enveloppe. Selon l'enveloppe choisie, vous payez 17,2 % ou 18,6 % sur le même euro de revenu : l'écart se chiffre.

7. La poche Croissance : actions monde à grande échelle

Le moteur de performance longue, ce sont les actions monde— typiquement des ETF indiciels larges (MSCI World, S&P 500), sans jamais raisonner en noms de fonds individuels mais en classe d'actifs et en enveloppe. L'ordre d'empilement des enveloppes reste le même qu'à tout patrimoine : le PEA d'abord (exonéré d'IR après 5 ans, prélèvements sociaux à 18,6 % à la sortie), puis l'assurance-vie, puis le compte-titres ordinaire au-delà des plafonds.

À 3 M€, cette poche peut être amplifiée par le crédit lombard adossé au contrat luxembourgeois : on investit davantage en actions sans désinvestir le reste du portefeuille. L'horizon est long et la volatilité, assumée. Chez un profil Dynamique, c'est l'une des deux poches dominantes avec l'illiquide.

8. La poche Illiquide : 30 à 40 % du patrimoine en non coté

À 3 M€, le non coté devient le poste central d'une gestion fortunée — et c'est celui qui parle le plus à un ancien entrepreneur : private equity, dette privée, infrastructure, club deals. La poche illiquide grossit avec le patrimoine (logique family office) : elle peut atteindre 38 % chez un profil Dynamique à 3 M€.

Pour un cédant, il y a un point qui change tout : une partie de cette poche est imposée, pas choisie — c'est le remploi 150-0 B ter (au moins 60 % du produit de cession dans le régime de référence, quota qui serait porté à 70 % si le durcissement LF 2026 est confirmé). La contrainte fiscale et l'allocation visée se rejoignent donc : le remploi imposé devient une poche que vous auriez de toute façon constituée, logée dans la holding et/ou dans un FAS luxembourgeois. Rendement illustratif du private equity : de l'ordre de 11 % par an net en moyenne, mais avec une forte dispersion des résultats et une illiquidité réelle.

La règle des 4 poches : l'illiquide grossit avec le patrimoine

C'est la signature de la gestion fortunée. La poche illiquide pèse de l'ordre de 10 à 15 % à 1 M€, 20 à 25 % à 5 M€ et 30 à 40 % au-delà de 10 M€, dans une logique family office. À 3 M€, on est dans la zone de bascule : un profil Dynamique peut viser ~38 %, un Équilibré ~25 %, un Prudent ~15 %. Pourquoi ? Parce que plus le patrimoine est large, plus on peut immobiliser une part importante sans menacer le train de vie — et c'est précisément le non coté qui rémunère le mieux cette immobilisation. Rendements illustratifs et non garantis ; le non coté reste illiquide et à forte dispersion.

Co-investissement et club deals pour l'ancien entrepreneur

Au-delà des fonds, l'ex-dirigeant retrouve sa culture entrepreneuriale dans le co-investissement (investir aux côtés d'autres dirigeants ou de fonds, directement au capital d'entreprises) et les club deals (opérations immobilières ou opérationnelles montées entre quelques investisseurs). Ces véhicules demandent de la sélectivité, acceptent une illiquidité longue et présentent une dispersion de résultats marquée. C'est là que l'expérience de l'entrepreneur compte vraiment, et qu'un ticket de 3 M€ donne accès à des opérations fermées en dessous.

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9. Holding, SCI, capitalisation à l'IS : l'architecture sur mesure

Les 4 poches répondent à la question « quoi détenir ? ». L'architecture répond à « dans quelle enveloppe ? ». À 3 M€, on combine plusieurs enveloppes :

  • La holding patrimoniale à l'IS : elle porte la part en report et la trésorerie d'entreprise. Régime mère-fille avec quote-part de frais et charges de 5 % sur les dividendes remontés des filiales (imposition résiduelle faible) ; régime des plus-values long terme sur titres de participation avec quote-part de 12 %— deux quotes-parts à ne pas confondre. Le contrat de capitalisation à l'IS y loge la poche Sécurité.
  • Le contrat luxembourgeois (FID/FAS) : il porte les poches Revenu et Croissance et sert d'assiette au crédit lombard.
  • Le PEA : pour les actions monde (cap des versements oblige, le surplus passe en AV puis en CTO).
  • La SCI : le cas échéant, pour l'immobilier patrimonial détenu en direct.

Trois impôts à surveiller à ce niveau. L'IFI est dû dès 1,3 M€ de patrimoine immobilier net taxable : la fraction immobilière de vos SCPI et UC immobilières compte (article 972 CGI), tandis que la nue-propriété sort temporairement de l'assiette — un levier d'optimisation. La CEHR (article 223 sexies : 3 % puis 4 % au-delà de 250 000 et 500 000 € de revenu fiscal de référence) et la CDHR (article 224 : plancher de 20 % du revenu fiscal de référence, les prélèvements sociaux étant exclus du numérateur) peuvent se déclencher selon le niveau de dividendes de holding et de rachats — d'où l'intérêt de piloter la distribution année par année.

L'essentiel — quelle enveloppe pour quelle poche

  • Holding à l'IS→ part en report + trésorerie d'entreprise + contrat de capitalisation à l'IS (poche Sécurité) + une partie de l'Illiquide.
  • Contrat luxembourgeois (FID/FAS) → poches Revenu et Croissance + assiette du crédit lombard + du non coté en FAS.
  • PEA → actions monde en priorité (le surplus bascule en assurance-vie puis en compte-titres).
  • SCI → le cas échéant, immobilier patrimonial détenu en direct.

10. Allocation cible selon votre profil de risque

Voici trois allocations cibles à 3 M€, du plus prudent au plus offensif. Les pourcentages et rendements sont illustratifs et non garantis ; ils servent à montrer la mécanique, pas à promettre un résultat. La poche Illiquide intègre, le cas échéant, le remploi 150-0 B ter obligatoire.

Note de méthode — comment lire ces projections

Les trois profils ci-dessous ne sont pas des recommandations individuelles : ce sont des repères de structure. Le rendement net visé (~3 %, ~5 %, ~7 %+) dépend du profil de risque et de l'horizon, et suppose une volatilité croissante à mesure que la poche Croissance et la poche Illiquide montent. Aucun de ces chiffres n'est garanti ; tout investissement comporte un risque de perte en capital. Votre allocation réelle dépendra aussi de l'origine des fonds (part en report sous contrainte de remploi vs trésorerie libre) et de votre objectif — réinvestir, distribuer ou transmettre.

Prudent — vise ~3 % net

Préserver le capital tout en diversifiant finement. Sécurité 40 %, Revenu 30 %, Croissance 15 %, Illiquide 15 %.

Équilibré — vise ~5 % net

Architecture pleinement institutionnelle. Sécurité 25 %, Revenu 25 %, Croissance 25 %, Illiquide 25 %.

Dynamique — vise ~7 %+ net

Logique entrepreneuriale, croissance concentrée. Sécurité 12 %, Revenu 15 %, Croissance 35 %, Illiquide 38 %.

Allocations cibles à 3 M€ par profil. Illustratives et non garanties — risque de perte en capital. La répartition réelle dépend de votre situation et de l'obligation de remploi.
PochePrudent (~3 % net)Équilibré (~5 % net)Dynamique (~7 %+ net)
Sécurité~40 %~25 %~12 %
Revenu~30 %~25 %~15 %
Croissance~15 %~25 %~35 %
Illiquide (dont remploi)~15 %~25 %~38 %

Profil Prudent (~3 % net)

La poche Sécurité (~40 %) s'appuie sur un contrat de capitalisation à l'IS dans la holding (fonds euros, obligataires datés) et un socle en assurance-vie luxembourgeoise (FID), qui offre la sécurité renforcée du super-privilège. La Revenu (~30 %) en SCPI européennes, dette privée et structures à coupon, en contrat luxembourgeois, génère une rente régulière. La Croissance (~15 %) en ETF actions monde via PEA, compte-titres et AV reste mesurée. L'Illiquide (~15 %, dont le remploi obligatoire) en private equity, infrastructure et nue-propriété de SCPI. Le rendement visé ~3 % net provient du portage et des loyers ; la rente, via dividendes de holding et rachats, peut dépasser 80 000 € par an. Avec le temps, on densifie progressivement le Revenu et l'Illiquide à mesure que le report est sécurisé.

Profil Équilibré (~5 % net)

L'architecture devient pleinement institutionnelle. La Sécurité (~25 %) combine capitalisation à l'IS (holding) et assurance-vie luxembourgeoise (FID/FAS) sur fonds euros et obligataires datés. La Revenu (~25 %) en SCPI européennes, dette privée et structures à coupon, en contrat luxembourgeois, fournit un flux diversifié. La Croissance (~25 %) en ETF actions monde (MSCI World / S&P 500) via PEA, compte-titres et assurance-vie, peut être dynamisée par un crédit lombard adossé au contrat luxembourgeois pour investir sans désinvestir. L'Illiquide (~25 %, intégrant le remploi éligible) en private equity, dette privée, infrastructure et co-investissements correspond à la culture entrepreneuriale du cédant. La rente se calibre à 3-5 % net par dividendes et rachats. Au fil du temps, l'illiquide grossit vers 30 % à mesure que le patrimoine et l'horizon le justifient.

Profil Dynamique / Offensif (~7 %+ net)

Le profil retrouve la logique entrepreneuriale et concentre la croissance dans le non coté et les actions. La poche Illiquide culmine à ~38 % en private equity, dette privée, infrastructure, club deals et co-investissements, logée dans la holding et en assurance-vie luxembourgeoise (FAS), au-delà du remploi obligatoire. La Sécurité (~12 %) en capitalisation à l'IS (obligataire daté, fonds euros) sert de réserve pour les appels de capital. La Revenu (~15 %) en dette privée et SCPI européennes alimente un flux largement réinvesti. La Croissance (~35 %) en ETF actions monde via PEA, compte-titres et assurance-vie luxembourgeoise, fortement amplifiable par crédit lombard (jusqu'à un effet de levier maîtrisé), vise la performance longue. Le rendement visé ~7 %+ net repose sur le non coté et les actions, avec une volatilité assumée. La rente n'est pas prioritaire : on capitalise massivement pour la transmettre ou la distribuer plus tard.

11. Conclusion — Piloter une fortune issue de la cession

Cas illustratif : un dirigeant cède pour 3 M€ (hypothèses explicites)

Cession via la holding ............................. 3 000 000 EUR
Part en report -> remploi economique eligible ..... ~1 800 000 EUR (60 % de reference)
  reinvesti sur plusieurs millesimes (PE, infra, co-invest), conserve 1 an
  (quota porte a 70 % soit ~2 100 000 EUR et conservation 5 ans si le durcissement LF 2026 est confirme)
Solde + tresorerie libre -> 4 poches .............. via holding / AVL / PEA

Hypothese profil Equilibre, rendement vise ~5 % net :
  Performance d ensemble visee .................... ~150 000 EUR / an
  dont rente potentielle (dividendes + rachats + loyers) .. 90 000 a 120 000 EUR net

Chiffres illustratifs, non garantis, comportant un risque de perte en capital. Le quota de remploi de reference est de 60 % (délai 2 ans, conservation 1 an). Un relèvement a 70 % (délai 3 ans, conservation 5 ans) est annonce par la LF 2026 mais reste a confirmer au texte définitif et a la doctrine [A VÉRIFIER].

La grille des 4 poches reste la boussole ; le report 150-0 B ter structure une partie de l'allocation ; et l'architecture (holding, contrat luxembourgeois, PEA, crédit lombard) se cale sur vos objectifs : réinvestir dans de nouvelles aventures, distribuer une rente, ou transmettre. À 3 M€, vous gérez comme une famille fortunée ; la grille des 4 poches reste votre repère pour ne pas vous y perdre. Comme tout montage d'apport-cession, il doit être sécurisé avec un conseiller en gestion de patrimoine et un avocat fiscaliste.

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Sources, mentions et disclaimer

Sources et références (2026)

  • LF 2026 — durcissement annoncé de l'apport-cession 150-0 B ter (remploi qui serait porté à 70 %, délai 3 ans, conservation 5 ans) : à confirmer au texte définitif et à la doctrine [À VÉRIFIER].
  • CGI art. 150-0 B ter — report d'imposition de la plus-value d'apport (régime de référence : remploi 60 %, délai 2 ans, conservation 1 an) ; BOFiP BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60.
  • CGI art. 150-0 D ter — abattement fixe de 500 000 € du dirigeant partant à la retraite, prorogé jusqu'au 31/12/2031.
  • LFSS 2026 — loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (hausse de CSG sur les revenus du capital : PS 18,6 % sur dividendes, intérêts et PV mobilières ; AV et capitalisation maintenues à 17,2 %).
  • CGI art. 990 I et 757 B — fiscalité de l'assurance-vie en cas de décès.
  • CGI art. 145 et 216 — régime mère-fille (quote-part de frais de 5 %) ; art. 219 I a quinquies — plus-values long terme sur titres de participation (quote-part de 12 %).
  • CGI art. 964 et suivants, art. 972 — IFI (seuil 1,3 M€, fraction immobilière des UC).
  • CGI art. 223 sexies (CEHR) et art. 224 (CDHR) ; PASS 2026 = 48 060 €.

Cet article est fourni à titre d'information générale et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les montants, rendements et allocations cités sont illustratifs et non garantis : tout investissement comporte un risque de perte en capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité indiquée est celle en vigueur en 2026 et dépend de votre situation individuelle ; elle est susceptible d'évoluer. Un montage d'apport-cession doit être sécurisé avec un conseiller en gestion de patrimoine et un avocat fiscaliste.

Mis à jour le 23 juin 2026 · Hagnéré Patrimoine, cabinet de gestion de patrimoine et de fortune à Bassens (73000) · ORIAS 23002291 · contact@hagnere-patrimoine.fr

Questions fréquentes

Questions fréquentes : 3 millions d'euros après la cession

La première règle : ne pas tout replacer le même mois. On étale dans le temps et on répartit en 4 poches : Sécurité (3 ans de train de vie et réserve), Revenu (rente diversifiée), Croissance (actions monde) et Illiquide (non coté, 30 à 40 % du patrimoine). Le tout est logé dans une holding à l'IS, une assurance-vie luxembourgeoise et un PEA. Si la cession a transité par un apport-cession 150-0 B ter, l'obligation de remploi structure une partie de l'allocation. Montage à sécuriser avec un conseiller et un fiscaliste.

Vous apportez les titres de votre société à une holding à l'IS que vous contrôlez, avant la cession. La plus-value d'apport est alors placée en report d'imposition : aucun impôt immédiat. Le report est maintenu tant que la holding conserve les titres apportés. Si la holding cède ces titres avant 3 ans, le report n'est préservé que si elle réinvestit une part suffisante du produit de cession dans une activité économique éligible.

Le régime de référence certain reste de 60 % du produit de cession, avec un délai de réinvestissement de 2 ans et une conservation des actifs de remploi de 1 an. La loi de finances pour 2026 prévoit un durcissement : le quota serait porté à 70 %, le délai à 3 ans et la conservation à 5 ans. Ce relèvement à 70 % reste à confirmer au texte définitif et à la doctrine [À VÉRIFIER] : il ne doit pas être tenu pour acquis. Le délai de cession déclencheur reste de 3 ans. À sécuriser avec votre avocat fiscaliste.

Dans une activité économique éligible : acquisition d'une activité opérationnelle, souscription au capital de sociétés opérationnelles, ou souscription à certains fonds de private equity qui respectent les quotas d'investissement éligibles, conservés selon la durée applicable (1 an dans le régime de référence, qui serait porté à 5 ans si le durcissement de la loi de finances pour 2026 est confirmé). La LF 2026 prévoit aussi de resserrer le périmètre éligible (exclusion de la finance et de la gestion de patrimoine personnel), sous réserve de confirmation. La doctrine n'est pas encore intégralement à jour : faire valider l'éligibilité au cas par cas.

Elle devient pertinente dès 250 000 à 500 000 € et optimale au-delà de 1 million. Ses atouts : le super-privilège de l'assuré, le triangle de sécurité (assureur, banque dépositaire, régulateur), une architecture ouverte (FID, mandat dédié, ou FAS, fonds d'assurance spécialisé), des supports institutionnels, le multidevises et le support du crédit lombard. Pour un résident fiscal français, la fiscalité reste celle d'un contrat français (PS 17,2 %). Ce que vous achetez, c'est la structure (protection et accès aux supports), pas une remise d'impôt.

C'est une ligne de crédit adossée par nantissement à votre contrat luxembourgeois : vous empruntez une fraction de vos actifs liquides sans les vendre, pour financer un projet ou amplifier la poche Croissance, sans déclencher d'impôt ni désinvestir. Les intérêts sont potentiellement déductibles selon l'usage (financement d'actifs productifs de revenus imposables). Le risque principal est l'appel de marge si les actifs baissent : il faut un ratio prudent.

Une rente soutenable se situe entre 3 et 5 % net selon le profil, soit de l'ordre de 90 000 à 150 000 € par an, via les dividendes de la holding, des rachats partiels d'assurance-vie et des loyers. Sur un profil Équilibré, on retient en général une rente de l'ordre de 90 000 à 120 000 € net, la performance d'ensemble pouvant atteindre ~150 000 € (~5 %). Ces chiffres sont illustratifs, non garantis, et comportent un risque de perte en capital.

La part en report et la trésorerie d'entreprise restent dans la holding (contrat de capitalisation à l'IS, régime mère-fille avec quote-part de frais de 5 % sur les dividendes de filiales, et quote-part de 12 % sur les plus-values long terme de titres de participation). La trésorerie personnelle va en assurance-vie, PEA et compte-titres. L'arbitrage dépend de l'origine des fonds et de l'objectif : réinvestir, distribuer ou transmettre.

Les deux ne se cumulent pas sur la même plus-value. Le report 150-0 B ter convient à qui veut différer l'impôt et réinvestir. L'abattement fixe de 500 000 € (art. 150-0 D ter), sous conditions de départ effectif à la retraite et prorogé jusqu'au 31 décembre 2031, convient à qui sort réellement les liquidités. L'arbitrage doit être chiffré selon le projet du dirigeant.

La clé est la dualité des prélèvements sociaux. 17,2 % sur l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, les revenus fonciers et les plus-values immobilières. 18,6 % sur les dividendes, les intérêts et les plus-values mobilières (dont PEA), depuis la hausse de CSG de la LFSS 2026. En conséquence, le prélèvement forfaitaire unique ressort à 30 % sur l'assurance-vie mais à 31,4 % sur les dividendes et plus-values mobilières hors AV et hors PEA.

L'IFI est dû si votre patrimoine immobilier net taxable dépasse 1,3 M€ : la fraction immobilière de vos SCPI et unités de compte immobilières compte dans l'assiette. La CEHR (3 % puis 4 % au-delà de 250 000 et 500 000 € de revenu fiscal de référence) et la CDHR (plancher de 20 % du revenu fiscal de référence, les prélèvements sociaux étant exclus du numérateur) peuvent se déclencher selon le niveau de dividendes et de rachats. À piloter chaque année.

On structure idéalement avant la cession : l'apport des titres à la holding se fait en amont. Le réinvestissement, lui, se séquence sur plusieurs mois et plusieurs millésimes. Le montage doit être sécurisé avec un conseiller en gestion de patrimoine et un avocat fiscaliste, en particulier sur le report, le remploi éligible et les obligations déclaratives.

La règle de la méthode des 4 poches est que la poche illiquide grossit avec le patrimoine : de l'ordre de 10 à 15 % à 1 million, 20 à 25 % à 5 millions, 30 à 40 % au-delà, dans une logique family office. À 3 millions, un profil dynamique peut viser environ 38 %, un profil équilibré environ 25 %, un profil prudent environ 15 %. Pour un cédant, une partie de cette poche correspond au remploi 150-0 B ter obligatoire. Le non coté reste illiquide et à forte dispersion de résultats.