Préparez votre transmission avec un expert succession
Donation, démembrement, testament, Dutreil, clause bénéficiaire et stratégie familiale : nous bâtissons une transmission cohérente avec vos objectifs.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en transmission patrimoniale
Quentin Hagnéré accompagne familles, dirigeants et retraités sur la donation, la succession, le démembrement, les clauses bénéficiaires et la coordination avec les notaires et experts-comptables.
Sommaire
- 1. Hériter de 5 M€ et retransmettre : éviter la double taxation
- 2. Un capital déjà taxé qui sera retaxé à votre décès
- 3. Réinvestir : enveloppes à transmission optimisée
- 4. Poche Sécurité : fonds euros et obligataire daté
- 5. Poche Revenu : SCPI, nue-propriété, structurés
- 6. Poche Croissance : ETF en PEA, AV, capitalisation
- 7. Poche Illiquide : private equity, dette, infrastructure
- 8. AV luxembourgeoise, FID/FAS et crédit lombard
- 9. Donations, démembrement et pacte Dutreil
- 10. Holding et SCI : détention et sortie
- 11. Trois profils : Prudent, Équilibré, Dynamique
- 12. Fiscalité 2026 : succession, IFI, transmission
- 13. Exemple chiffré : 5 M€ réinvestis et retransmis
- 14. Comment Hagnéré Patrimoine évite la double taxation
Publié le 22 juin 2026 · Temps de lecture : 21 min · Par Quentin Hagnéré, CGP (conseiller en gestion de patrimoine) CIF / COA / COBSP, enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291.
En 60 secondes
- Le problème : un héritage de 5 M€ a déjà payé ses droits ; sans anticipation, le même capital est retaxé jusqu'à 45 % au décès de l'héritier. C'est la double taxation entre deux générations.
- La méthode : réinvestir un gros héritage en 4 poches (Sécurité, Revenu, Croissance, Illiquide à 20-25 %) tout en organisant la transmission.
- Les 4 leviers anti-double-taxation : donations de 100 000 €/enfant/parent tous les 15 ans · démembrement (art. 669) · assurance-vie avant 70 ans (990 I, 152 500 €/bénéficiaire) · holding et SCI.
- 3 profils chiffrés : Prudent ~3 %, Équilibré ~5 %, Dynamique ~7 %+ nets visés (illustratifs).
- À retenir : l'enjeu n'est pas seulement « où placer », mais « comment transmettre sans surtaxer ».
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Tous les chiffres de rendement et d'allocation sont illustratifs, non garantis, et comportent un risque de perte en capital; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Ce guide est volontairement généraliste : il raisonne en classes d'actifs et en enveloppes, sans jamais nommer de fonds, de société de gestion ni d'ISIN. La fiscalité dépend de votre situation et peut évoluer. Pour une analyse adaptée, sollicitez un bilan patrimonial personnalisé.
À propos de l'auteur
Quentin Hagnéré
Conseiller en Gestion de Patrimoine — fondateur de Hagnéré Patrimoine
Quentin Hagnéré et son équipe accompagnent chaque année plus de 400 clients : dirigeants, professions libérales, familles fortunées et héritiers. Le cabinet structure la détention (holding, SCI, assurance-vie luxembourgeoise) et programme les donations et démembrements pour transmettre efficacement à la génération suivante.
1. Hériter de 5 M€ et retransmettre : éviter la double taxation entre deux générations
Recevoir un héritage de 5 M€, c'est déjà avoir vu le capital amputé. En ligne directe, le barème de succession monte jusqu'à 45 % : la somme qui arrive sur votre compte est nette de droits. Le piège, c'est ce qui se passe ensuite. Si vous laissez ces 5 M€ dormir ou simplement fructifier, le mêmecapital sera retaxé une seconde fois jusqu'à 45 % au jour de votre propre décès : sur deux transmissions non préparées, le cumul des prélèvements peut dépasser 60 % de la valeur initiale. Sur 5 M€, ce sont potentiellement plus de 3 M€ qui ne parviendront jamais à vos enfants.
La vraie question, pour qui veut réinvestir un gros héritage, n'est donc pas seulement « où placer ces 5 M€ ? » mais « comment réinvestir pour que ce capital ne soit pas retaxé une seconde foisau moment de votre propre succession ? ». C'est tout l'objet de ce guide : faire de votre réinvestissement un acte de transmission, pas seulement de placement. Dans la suite, on pose une allocation 4 poches calibrée pour 5 M€, trois profils chiffrés (Prudent ~3 %, Équilibré ~5 %, Dynamique ~7 %+ visés) et un calendrier de donations démembrées qui peut faire fondre l'assiette taxable, parfois jusqu'à la neutraliser sur deux générations.
Avant d'aller plus loin, une précision de cadrage. Si vous cherchez le panorama complet des réflexes après un héritage, tous montants confondus — délais déclaratifs, paiement fractionné ou différé, comparatif des grandes enveloppes selon votre tranche d'imposition —, consultez notre guide dédié que faire d'un héritage (panorama tous montants). Ce guide-ci ne le double pas : il descend dans le détail spécifique d'un héritage de 5 M€— une allocation 4 poches calibrée pour un patrimoine élevé, et surtout l'ingénierie de transmission (donations démembrées, holding, SCI, AV luxembourgeoise) qui évite la double peine successorale d'une génération à l'autre.
La logique d'allocation que nous suivons est celle des grandes fortunes : la méthode des 4 poches. Chaque poche a un rôle précis, et tout converge vers une trésorerie qui distribue le cash. Plus le patrimoine est important, plus la poche Illiquide — la signature des family offices et de la gestion de fortune — prend de l'ampleur.
La méthode des 4 poches, calibrée 5 M€
- Poche Sécurité : au moins 3 ans de train de vie sécurisés — fonds euros, liquidités, obligataire daté.
- Poche Revenu : obligataire daté à coupons connus, SCPI et SCPI européennes, nue-propriété de SCPI, produits structurés à coupon.
- Poche Croissance : ETF actions monde (MSCI World, S&P 500) en PEA, puis assurance-vie, puis contrat de capitalisation.
- Poche Illiquide : private equity, dette privée, infrastructure non cotée. Elle grossit avec le patrimoine : ~10-15 % à 1 M, mais ~20-25 % à 5 M, dans une logique de family office.
2. Comprendre le risque : un capital déjà taxé qui sera retaxé à votre décès
Le terme « double taxation » mérite une précision. Il ne s'agit pas d'une double imposition juridique du même fait générateur — ça, ce serait illégal. Il s'agit d'une réalité économique : le même capital est taxé deux fois en deux transmissions successives. Une première fois lorsque vous héritez (droits de succession au décès de vos parents), une seconde fois lorsque vos enfants hériteront de vous, une génération plus tard. Entre les deux, si rien n'a été organisé, l'État prélève deux fois sur la même base.
La double peine successorale et comment la désamorcer
Regardons les chiffres. En ligne directe, chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € par parent (art. 779 I CGI), puis le solde est soumis au barème progressif allant de 5 % à 45 %(art. 777 CGI), la tranche maximale à 45 % s'appliquant au-delà de 1 805 677 € par part taxable. Sur un patrimoine important, l'essentiel passe dans les tranches hautes : le taux marginal de 45 % est vite atteint. Votre héritage de 5 M€ est déjà net de ces droits — vos parents (ou vous) les avez déjà payés.
Le piège : si vous laissez ces 5 M€ dormir ou simplement fructifier sans rien structurer, le même capital — augmenté de ses plus-values — subira à nouveau le barème 5-45 % au jour de votre décès. Sur deux transmissions non préparées, le cumul des prélèvements peut dépasser 60 %de la valeur initiale. C'est la double peine successorale.
| Étape | Évènement | Prélèvement | Effet sur le capital |
|---|---|---|---|
| 1 | Vous héritez de 5 M€ | Droits de succession ligne directe (jusqu'à 45 %) | Reçu net : 5 M€ déjà amputés |
| 2 | Capital placé sans structuration | Aucun amortissement de l'assiette future | Le capital grossit… et l'assiette taxable aussi |
| 3 | Décès de l'héritier (sans anticipation) | Re-barème 5-45 % sur le même capital | Seconde amputation → cumul possible > 60 % |
| 4 | Avec désamorçage (donations + démembrement + 990 I) | Assiette fortement réduite avant le décès | Transmission préservée à la génération suivante |
Chiffrer la double peine : un ordre de grandeur
Illustration volontairement simplifiée. Un capital reçu net de 5 M€, placé sans rien structurer, se retrouve un jour transmis à son tour : en ligne directe, l'essentiel passe dans les tranches hautes du barème, jusqu'à 45 %. Sur cette seconde transmission, la fraction perdue en droits peut friser 2 M€sur un capital qui a déjà été amputé une première fois. À l'inverse, le même capital structuré et transmis par donations démembrées étalées sur deux à trois cycles de 15 ans peut voir son assiette taxable réduite de façon spectaculaire. Chiffres illustratifs, non garantis, qui dépendent du nombre d'enfants, de l'âge et du calendrier : seule une simulation personnalisée donne le montant exact.
La ligne 4, elle, dépend entièrement de vos décisions. Quatre leviers permettent de désamorcer cette double peine, et nous les détaillons dans la suite du guide :
- Les donations renouvelables tous les 15 ans (abattements qui se rechargent) : on érode l'assiette progressivement, de son vivant.
- Le démembrement de propriété (art. 669) : donner la nue-propriété, c'est taxer une assiette réduite ; au décès, l'usufruit s'éteint en franchise (art. 1133).
- Les enveloppes à transmission optimisée : assurance-vie (art. 990 I), contrat de capitalisation à antériorité conservée.
- La structuration via holding et SCI dès l'origine : on transmet des parts démembrées, pas des actifs en direct.
Pour une vue d'ensemble des techniques de réduction des droits, voir aussi notre guide réduire les droits de succession.
3. Réinvestir intelligemment : enveloppes à transmission optimisée
Beaucoup d'héritiers ne regardent que le rendement. C'est passer à côté de l'essentiel quand le capital est destiné à la génération suivante. La bonne grille de lecture est le couple rendement × transmissibilité: à rendement comparable, on privilégie l'enveloppe qui transmet le mieux. Le classement des principales enveloppes tient en un tableau.
| Enveloppe | Atout transmission | PS 2026 | À retenir |
|---|---|---|---|
| Assurance-vie (990 I) | 152 500 € par bénéficiaire (primes avant 70 ans), puis 20 % jusqu'à 700 000 €, 31,25 % au-delà | 17,2 % | Outil de transmission n°1, hors masse successorale (sous conditions) |
| Assurance-vie (757 B) | Abattement global 30 500 € (primes après 70 ans) ; les gains restent exonérés | 17,2 % | Garder une fenêtre d'apport avant 70 ans |
| Contrat de capitalisation | Se transmet en conservant l'antériorité fiscale ; démembrable | 17,2 % | Complément de l'AV ; détenable par une holding (IS) |
| Nue-propriété de SCPI | Sortie d'assiette IFI côté nu-propriétaire (art. 968) + levier de donation | 17,2 % (revenus à l'usufruitier) | Actif « pré-positionné » pour la génération suivante |
| PEA | Pas un outil de transmission en soi (clôturé au décès) | 18,6 % | Enveloppe de croissance : exo IR après 5 ans |
| Parts de SCI / holding | Données démembrées par tranches (art. 669), décotes éventuelles | Selon actifs sous-jacents | Le véhicule qui rend la transmission granulaire |
Garde-fou : ne pas uniformiser les prélèvements sociaux
Depuis la LFSS 2026, les prélèvements sociaux ont deux taux. Ils restent à 17,2 %sur l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, les revenus fonciers et les plus-values immobilières. Mais ils sont passés à 18,6 % (CSG +1,4 pt) sur les dividendes, intérêts, plus-values mobilières, le PEA, le PER et les cryptoactifs. Conséquence : la flat tax ressort à 30 % sur l'assurance-vie, mais à 31,4 %sur les dividendes et plus-values mobilières hors AV/PEA. On vérifie toujours la nature du revenu avant d'appliquer un taux.
Pour un capital de 5 M€, deux familles d'enveloppes méritent une attention particulière : l'assurance-vie luxembourgeoise (pour la sécurité de détention et l'architecture ouverte) et le contrat de capitalisation (qui se transmet en conservant son antériorité et qu'une holding peut détenir à l'IS). Nous y revenons en détail plus bas.
Quelle enveloppe pour vos 5 M€ ?
Assurance-vie, contrat de capitalisation, AV luxembourgeoise, holding : le bon véhicule dépend de votre âge, de votre objectif de transmission et de votre exposition IFI. Faisons le point ensemble.
4. La poche Sécurité : fonds euros et obligataire daté
On commence par la poche Sécurité : c'est le socle. Son rôle : sécuriser au moins 3 ans de train de vieet amortir les à-coups des marchés sur un capital qui a vocation à transiter vers la génération suivante. Sur 5 M€, c'est aussi un réservoir de liquidité qui permet de saisir des opportunités sans vendre les actifs de long terme au mauvais moment.
Deux classes d'actifs y dominent. D'abord les fonds en euros (référence illustrative ~2,6 % net en 2026, non garanti), au capital garanti à tout moment. Ensuite les fonds obligataires datés: on connaît à l'avance l'échéance et le rendement cible, ce qui apporte de la visibilité. Sur un capital important, ces actifs sont logés en assurance-vie et, surtout, en assurance-vie luxembourgeoise (FID) pour la sécurité de détention — triangle de sécurité et super-privilège, dont nous reparlons.
Pourquoi la poche Sécurité reste utile à 5 M€
À 5 M€, on néglige souvent la sécurité. À tort : c'est elle qui vous évite de vendre vos actifs de croissance ou illiquides dans une phase de marché défavorable, et donc de cristalliser des moins-values. Les gains de cette poche, logée en assurance-vie ou contrat de capitalisation, supportent des prélèvements sociaux de 17,2 %.
5. La poche Revenu : SCPI européennes, nue-propriété et structures à coupon
La poche Revenu produit le cash récurrent. C'est ici que la logique de transmission prend une dimension concrète, grâce à un actif pivot : la nue-propriété de SCPI.
Trois classes d'actifs la composent. Les SCPI européennes (référence illustrative ~4,7-4,9 % de rendement, non garanti), souvent logées en assurance-vie pour bénéficier des prélèvements sociaux à 17,2 % et de la fiscalité de l'enveloppe. La nue-propriété de SCPI, ensuite, est un double levier : elle sort de l'assiette IFI côté nu-propriétaire (art. 968 CGI) et constitue un puissant amorçage de transmission. Enfin, les produits structurés à coupon, qui offrent des flux conditionnels connus à l'avance, sous réserve de bien en comprendre les barrières et le risque de perte.
La nue-propriété de SCPI, l'actif « pré-positionné »
Acheter (ou donner) la nue-propriété de parts de SCPI, c'est déjà positionner l'actif pour la génération suivante : le nu-propriétaire ne perçoit pas les loyers (ils vont à l'usufruitier, fiscalisés à son niveau, PS 17,2 %), mais il récupère la pleine propriété à l'extinction de l'usufruit, sans frottement. Côté IFI, la nue-propriété sort de l'assiette du nu-propriétaire. Le démembrement de propriété est le fil rouge de toute stratégie de transmission réussie.
Cette poche dialogue directement avec l'optimisation de l'IFI : en privilégiant la nue-propriété et les enveloppes financières, on réduit mécaniquement l'assiette immobilière taxable.
6. La poche Croissance : ETF actions monde en PEA, assurance-vie, capitalisation
La poche Croissance porte la performance de long terme : sur un capital pensé pour plusieurs générations, c'est elle qui doit faire le gros du travail. La brique de base : les ETF actions monde(indices MSCI World, S&P 500), diversifiés, peu chargés en frais, qui captent la croissance des grandes économies.
L'ordre des enveloppes a son importance. On commence par le PEA (exonéré d'impôt sur le revenu après 5 ans), puis l'assurance-vie, puis le contrat de capitalisation. Ce dernier présente un atout transmission décisif : il se transmet en conservant son antériorité fiscale et il est démembrable.
Garde-fou PS : le PEA n'est pas à 17,2 %
Une erreur fréquente sur le PEA. Il est exonéré d'impôt sur le revenu après 5 ans, mais ses gains supportent 18,6 % de prélèvements sociaux à la sortie (CSG +1,4 pt depuis la LFSS 2026), contre 17,2 %pour l'assurance-vie. Le choix de l'enveloppe a donc un double impact : fiscal ettransmissible. Le PEA est imbattable pour la croissance jusqu'à 150 000 € de versements, mais il se clôture au décès : ce n'est pas un outil de transmission. Au-delà, l'AV et la capitalisation prennent le relais.
7. La poche Illiquide élargie : private equity, dette privée, infrastructure
C'est la poche qui distingue un patrimoine de 5 M€ d'un patrimoine de 1 M€. La logique est celle des family offices : la poche Illiquide grossit avec le patrimoine. À 1 M€, on la cale autour de 10-15 % ; à 5 M€, elle a vocation à atteindre 20-25 %; à 10 M€ et plus, 30-40 %. Pourquoi ? Parce qu'un capital élevé, patient et largement destiné aux générations suivantes peut se permettre d'immobiliser une part significative pour capter la prime d'illiquidité.
Trois classes d'actifs la composent : le private equity (référence illustrative ~11 %/an net moyen sur longue période, mais avec une forte dispersion entre les meilleurs et les moins bons fonds), la dette privée(revenus réguliers, séniorité) et l'infrastructure non cotée (flux distributifs, décorrélation). Ces actifs sont hors assiette IFI (ce sont des actifs financiers).
Pourquoi l'illiquide s'épaissit à 5 M€
Plusieurs facteurs jouent : un horizon long(le capital n'a pas besoin d'être mobilisé à court terme), une part destinée aux générations suivantes, un traitement hors IFI, et une prime d'illiquiditéqui rémunère le blocage. À mesure que la transmission s'organise, cette poche a vocation à monter vers 20-25 % de l'allocation. Vigilance toutefois : illiquidité réelle (capital bloqué plusieurs années), dispersion des performances et risque de perte en capital.
C'est précisément cette poche qui rapproche un héritier de 5 M€ de la logique d'un family office : diversification non cotée, ingénierie de détention, vision multigénérationnelle.
8. AV luxembourgeoise, FID/FAS et crédit lombard pour 5 M€
À partir de quelques centaines de milliers d'euros, et a fortiori pour 5 M€, l'assurance-vie luxembourgeoise mérite l'examen. Mais attention à ne pas la survendre : pour un résident fiscal français, sa fiscalité est strictement identiqueà celle de l'AV française (prélèvements sociaux 17,2 %, transmission 990 I et 757 B). Son avantage est structurel, pas fiscal.
Assurance-vie française
Points forts
- Fiscalité identique pour un résident français (PS 17,2 %, 990 I / 757 B)
- Fonds en euros à capital garanti accessibles
- Coûts généralement plus bas en deçà de 250 k€
Points de vigilance
- Garantie de l'État plafonnée (FGAP) à 70 000 € par assureur
- Architecture financière plus restreinte
- Cadre Sapin 2 (blocage temporaire possible des rachats)
Assurance-vie luxembourgeoise
Points forts
- Triangle de sécurité + super-privilège illimité du souscripteur
- Architecture ouverte : titres vifs, non coté, private equity, multidevises
- FID / FAS adaptés aux gros encours + crédit lombard
Points de vigilance
- Coûts d'entrée généralement plus élevés sous 500 k€
- Aucun avantage fiscal supplémentaire pour un résident français
- Fonds en euros moins systématiquement proposés
Concrètement, pour 5 M€, on retient deux modes de gestion. Le FID(fonds interne dédié) confie la gestion à un mandataire selon une politique d'investissement définie. Le FAS(fonds d'assurance spécialisé) laisse au souscripteur la main sur les choix d'investissement, avec une grande liberté d'actifs.
Le crédit lombard : des liquidités sans frottement fiscal
Le crédit lombard est une avance de trésorerie adossée à votre contrat. Il permet de mobiliser des liquidités sans désinvestir ni déclencher d'impôt: pas de rachat, donc pas d'événement fiscal sur les gains. Idéal pour financer une acquisition, un projet ou une donation en numéraire sans casser l'allocation qui continue de capitaliser. À utiliser avec discernement : on tient compte du coût du crédit et du risque de marché sur l'actif nanti.
9. Donations, démembrement et pacte Dutreil pour transmettre sans surtaxer
On arrive à l'essentiel. Bien réinvestir ne suffit pas : c'est le calendrier de transmission qui empêche vraiment la double taxation. Trois leviers se combinent : donation, démembrement, Dutreil.
Les donations renouvelables tous les 15 ans : éroder l'assiette de son vivant
Chaque parent peut donner 100 000 € par enfant en franchise de droits (art. 779 I CGI), et ce compteur se recharge tous les 15 ans(art. 784 CGI). Un couple avec deux enfants peut donc transmettre 400 000 € par cycle, en pleine propriété. S'y ajoute le don familial de somme d'argentde 31 865 € (art. 790 G) si le donateur a moins de 80 ans et le donataire est majeur. Le calcul est simple : un héritier de 45 ans qui amorce ses donations s'offre potentiellement trois recharges complètes avant 90 ans, contre une seule s'il attend 75 ans — d'où l'intérêt de commencer dès la réception de l'héritage.
Le démembrement : donner la nue-propriété, taxer une assiette réduite
De tous les outils, c'est celui qui réduit le plus l'assiette taxable. Donner la nue-propriété(en conservant l'usufruit, donc les revenus et l'usage), c'est ne taxer qu'une assiette réduite, calculée selon l'âge de l'usufruitier d'après le barème de l'art. 669 CGI :
| Âge de l'usufruitier | Valeur de l'usufruit | Valeur de la nue-propriété |
|---|---|---|
| 41 à 50 ans | 60 % | 40 % |
| 51 à 60 ans | 50 % | 50 % |
| 61 à 70 ans | 40 % | 60 % |
| 71 à 80 ans | 30 % | 70 % |
| 81 à 90 ans | 20 % | 80 % |
Conséquence décisive : à 45 ans, donner la nue-propriété de parts ne taxe que 40 % de leur valeur. Et au décès de l'usufruitier, l'usufruit s'éteint : le nu-propriétaire reconstitue la pleine propriété en franchise totale de droits(art. 1133 CGI). C'est exactement le mécanisme qui empêche le capital d'être retaxé une seconde fois.
Démembrement ≠ purge des plus-values
Ne confondez pas deux mécanismes distincts. La donation démembrée ne purge pas la plus-value: l'assiette transmise correspond à la valeur de la nue-propriété (art. 669). La purge des plus-values au décès (réévaluation de la base à la valeur de succession) est un autre mécanisme, qui joue lors de la transmission par décès. Les deux peuvent se combiner dans une stratégie, mais ils ne répondent pas à la même règle.
Le pacte Dutreil : 75 % d'exonération sur titres opérationnels
Si l'héritage comprend des titres de société opérationnelle (et non du patrimonial pur), le pacte Dutreil (art. 787 B CGI) permet une exonération de 75 % de la valeur des titres transmis. Les conditions 2026 : un engagement collectif de conservation de 2 ans minimum (au moins 17 % des droits financiers et 34 % des droits de vote pour une société non cotée), puis un engagement individuel porté à 6 ans depuis la loi de finances pour 2026 (contre 4 ans auparavant), soit environ 8 ans cumulés. La LF 2026 a également exclu de l'avantage les actifs non affectés à l'activité opérationnelle(à compter du 21 février 2026). Le Dutreil ne s'applique donc pas à une holding purement patrimoniale.
Pour aller plus loin sur les abattements et techniques, voir nos guides donation et démembrement de propriété.
10. Holding et SCI : organiser la détention et la sortie générationnelle
Pourquoi loger les actifs dans une holding ou une SCI au lieu de les détenir en direct ? Parce que transmettre des partsest bien plus simple et plus granulaire que de transmettre des actifs. On cale les donations sur les abattements à l'euro près, on démembre facilement (art. 669), et on peut appliquer des décotes(minorité, illiquidité) — sous réserve qu'elles soient justifiées et documentées.
La holding patrimoniale permet de faire remonter et capitaliser les revenus (notamment via un contrat de capitalisation détenu à l'IS), de réinvestir sans frottement de distribution, et de préparer une sortie générationnelle ordonnée. La SCI familiale, de son côté, loge l'immobilier familial et permet la donation de parts démembrées par tranches successives.
Sur le pilotage de la trésorerie d'une structure de ce type, voir aussi notre guide holding patrimoniale 5 M : placer la trésorerie et préparer la sortie.
Structurer la détention de votre héritage
Holding, SCI, assurance-vie luxembourgeoise, calendrier de donations démembrées sur 15 ans : nous architecturons la détention de vos 5 M€ pour transmettre sans double taxation.
11. Les trois profils d'allocation : Prudent, Équilibré, Dynamique
Trois allocations cibles, à choisir selon votre tolérance au risque et votre horizon. Toutes appliquent la méthode des 4 poches et toutes intègrent l'ingénierie de transmission. Les pourcentages et rendements sont des cibles illustratives, non garanties, avec risque de perte en capital.
| Poche | Prudent (~3 %) | Équilibré (~5 %) | Dynamique (~7 %+) |
|---|---|---|---|
| Sécurité | 45 % | 34 % | 22 % |
| Revenu | 30 % | 28 % | 22 % |
| Croissance | 15 % | 24 % | 31 % |
| Illiquide | 10 % | 14 % | 25 % |
| Total | 100 % | 100 % | 100 % |
Comment lire ces projections
Les rendements visés (~3 %, ~5 %, ~7 %+) sont des cibles moyennes de long terme, pas des promesses annuelles : une année donnée peut être nettement au-dessus ou au-dessous, et la poche Croissance comme la poche Illiquide peuvent connaître des reculs marqués. Le bon profil dépend de votre horizon, de votre tolérance au risqueet de la part du capital déjà fléchée vers vos enfants : plus l'horizon est long et le capital destiné à la génération suivante, plus on peut épaissir l'illiquide. Ces répartitions sont des points de départ à personnaliser, jamais des recommandations standardisées.
Profil Prudent (~3 % net/an visé)
Pour un héritier de 5 M€ qui veut sécuriser et surtout retransmettre sans double taxation. La poche Sécurité atteint 45 % : 25 % de fonds euros et 20 % de fonds obligataires datés, logés en assurance-vie et AV luxembourgeoise (FID) pour la sécurité de détention sur un capital important. La poche Revenu pèse 30 %: 18 % de SCPI européennes en assurance-vie, 7 % de nue-propriété de SCPI (sortie d'assiette IFI et levier de transmission) et 5 % de produits structurés à coupon. La poche Croissance reste à 15 %en ETF actions monde en PEA, assurance-vie et contrat de capitalisation, ce dernier se transmettant en conservant l'antériorité fiscale. La poche Illiquide passe à 10 %, en private equity et dette privée, hors assiette IFI. Dès l'origine, on structure la détention via holding et SCI pour permettre des donations de parts démembrées aux enfants, évitant que le capital ne soit retaxé en totalité au décès. Au fil du temps, les donations renouvelables tous les quinze ans érodent l'assiette taxable et désamorcent la double peine successorale.
Profil Équilibré (~5 % net/an visé)
Pour l'héritier de 5 M€ qui veut faire fructifier tout en organisant la transmission générationnelle. La poche Sécurité descend à 34 % : 18 % de fonds euros et 16 % de fonds obligataires datés en assurance-vie et AV luxembourgeoise. La poche Revenu reste à 28 % : 16 % de SCPI européennes, 7 % de nue-propriété de SCPI et 5 % de produits structurés à coupon. La poche Croissance monte à 24 % en ETF actions monde (MSCI World, S&P 500) en PEA, assurance-vie et capitalisation, supports privilégiés pour transmettre des actifs de croissance avec antériorité fiscale. La poche Illiquide atteint 14 %: private equity, dette privée et infrastructure, hors IFI et porteurs de prime. L'AV luxembourgeoise (FAS) avec crédit lombard permet de mobiliser des liquidités sans désinvestir ni déclencher d'impôt. La holding patrimoniale et les SCI organisent les donations-partage avec démembrement et décotes. À 5 M€, l'illiquide a vocation à s'épaissir vers 20-25 % à mesure que la transmission s'organise.
Profil Dynamique (~7 %+ net/an visé sur la part de croissance)
Pour un héritier de 5 M€ jeune, dont le capital est largement destiné aux générations suivantes, avec une forte tolérance au risque. La poche Sécurité tombe à 22 % : 12 % de fonds euros et 10 % de fonds obligataires datés en assurance-vie et AV luxembourgeoise. La poche Revenu représente 22 % : 13 % de SCPI européennes, 5 % de nue-propriété et 4 % de produits structurés à coupon. La poche Croissance grimpe à 31 % en ETF actions monde en PEA, assurance-vie et capitalisation, principal moteur sur un horizon multigénérationnel. La poche Illiquide atteint 25 %: private equity, dette privée et infrastructure non cotée, qui maximisent la prime d'illiquidité sur un capital patient et restent hors IFI. L'AV luxembourgeoise (FAS) et le crédit lombard offrent un levier de financement sans événement fiscal. Le démembrement systématique via holding et SCI, combiné au pacte Dutreil lorsque des titres opérationnels sont détenus, réduit drastiquement l'assiette de transmission. Une part or diversifie. La logique : faire croître fort tout en transmettant par tranches pour éviter la double taxation.
Pour comparer ces répartitions avec une allocation construite indépendamment de l'enjeu successoral, voir notre guide investir 5 000 000 € en 2026 : la grille des 4 poches y est déclinée pas à pas, sans la couche transmission propre à l'héritier.
12. Fiscalité 2026 : succession, IFI, transmission anticipée
Les repères fiscaux 2026 utiles pour piloter la transmission d'un héritage de 5 M€, à adapter à chaque situation. Tous sont vérifiés à la source ; en cas de situation particulière, ils doivent être adaptés par un professionnel.
| Dispositif | Règle 2026 | Référence |
|---|---|---|
| Succession ligne directe | Abattement 100 000 €/enfant/parent, puis barème 5 à 45 % (45 % au-delà de 1 805 677 €) | art. 779 I / 777 CGI |
| Donation ligne directe | 100 000 €/enfant/parent, renouvelable tous les 15 ans | art. 779 I / 784 CGI |
| Don familial de somme d'argent | 31 865 € (donateur < 80 ans, donataire majeur) | art. 790 G CGI |
| Démembrement | Assiette de la nue-propriété selon l'âge ; reconstitution en franchise au décès | art. 669 / 1133 CGI |
| AV avant 70 ans (990 I) | 152 500 €/bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 €, 31,25 % au-delà | art. 990 I CGI |
| AV après 70 ans (757 B) | Abattement global 30 500 € ; gains exonérés | art. 757 B CGI |
| Prélèvements sociaux (dualité) | 17,2 % (AV, capi, foncier, PV immo, PEL) · 18,6 % (dividendes, intérêts, PV mobilières, PEA, PER, crypto) | LFSS 2026 |
| IFI | Seuil 1,3 M€ immobilier net ; barème 0 à 1,5 % ; NP hors assiette ; AV/capi taxable sur fraction immobilière | art. 968 / 972 / 977 CGI |
| Pacte Dutreil | 75 % titres opérationnels ; engagement collectif 2 ans + individuel 6 ans ; exclusion actifs non affectés | art. 787 B CGI (LF 2026) |
| CEHR | 3 % / 4 % au-delà de 250 k€ / 500 k€ de RFR | art. 223 sexies CGI |
| CDHR | Plancher 20 % du RFR (250 k€ / 500 k€), pérennisée par la LF 2026 ; PS exclus du numérateur | art. 224 CGI |
IFI : ce qui frappe, ce qui sort
L'IFI ne porte que sur le patrimoine immobilier net au-delà de 1,3 M€ (barème de 0 à 1,5 %). En sortent : les actifs financiers, le private equity, la dette privée, et la nue-propriété côté nu-propriétaire (art. 968 CGI). Seule la fraction immobilièred'une assurance-vie ou d'un contrat de capitalisation (parts de SCPI ou d'OPCI) reste taxable (art. 972 CGI). En privilégiant les enveloppes financières et la nue-propriété, on réduit donc mécaniquement l'assiette IFI.
Hauts revenus : ne pas confondre CEHR et CDHR
Deux contributions distinctes et cumulables frappent les hauts revenus. La CEHR (art. 223 sexies) ajoute 3 % puis 4 % au-delà de 250 k€ / 500 k€ de revenu fiscal de référence. La CDHR(art. 224) impose un plancher d'imposition de 20 % du RFR aux très hauts revenus ; elle a été pérennisée par la LF 2026, et les prélèvements sociaux sont exclus de son numérateur. Les arbitrages capitalisants (assurance-vie, contrat de capitalisation, PEA) limitent le RFR annuel et donc l'exposition à la CDHR.
Pour creuser la dimension immobilière de l'impôt, voir notre guide optimisation IFI ; pour le cadre général de la transmission, notre dossier succession.
13. Exemple chiffré : 5 M€ réinvestis et retransmis
Un cas chiffré pour réunir les briques vues plus haut. Les chiffres ci-dessous sont illustratifs et non garantis ; ils montrent la mécanique, pas un résultat promis.
Le cas. Un héritier de 45 ans reçoit 5 M€ nets de droits et veut éviter que ce capital ne soit retaxé à son décès. Il structure la détention via holding et SCI, et réinvestit en profil Équilibré (~5 % net visé).
| Poche | Montant | Part | Enveloppes |
|---|---|---|---|
| Sécurité | 1,7 M€ | 34 % | Fonds euros + obligataire daté (AV, AV luxembourgeoise) |
| Revenu | 1,4 M€ | 28 % | SCPI européennes + nue-propriété de SCPI + structurés |
| Croissance | 1,2 M€ | 24 % | ETF actions monde (PEA, AV, capitalisation) |
| Illiquide | 0,7 M€ | 14 % | Private equity, dette privée, infrastructure |
| Total | 5 M€ | 100 % | AV, AV luxembourgeoise et PEA |
Revenu annuel visé (illustratif)
5 000 000 € × 5 % net visé ≈ 250 000 € / an
- Capital réinvesti :5 000 000 € (profil Équilibré)
- Rendement net visé :~5 % / an (illustratif, non garanti)
- Revenu annuel indicatif :≈ 250 000 €
Hypothèses : rendement moyen pondéré des 4 poches. Chiffres illustratifs, non garantis, risque de perte en capital.
Le désamorçage de la transmission.En parallèle de l'allocation, l'héritier donne progressivement la nue-propriété de parts de SCI à ses deux enfants, en utilisant les abattements de 100 000 € par enfant et par parent renouvelables tous les 15 ans. À 45 ans, le barème de l'art. 669 valorise la nue-propriété à 40 %de la valeur des parts : l'assiette de donation est donc fortement réduite. Et au décès, la pleine propriété se reconstitue en franchise (art. 1133). Le capital passe ainsi à la génération suivante par tranches, sans subir une seconde fois le barème 5-45 %.
Chiffres illustratifs, non garantis, risque de perte en capital. Les rendements passés ne préjugent pas des rendements futurs. Ce cas ne vaut pas conseil personnalisé.
Si votre héritage est d'un ordre de grandeur différent, consultez nos guides hériter d'1 million d'euros ou patrimoine familial de 10 M : structurer un family office.


14. Comment Hagnéré Patrimoine évite la double taxation
Éviter la double taxation d'un héritage de 5 M€ ne tient pas au choix des supports. Tout se joue sur deux axes : l'architecture de détention et le calendrier de transmission. Chez Hagnéré Patrimoine, nous structurons la détention via holding, SCI et assurance-vie luxembourgeoise (FID/FAS) avec crédit lombard, et nous programmons donations et démembrements pour transmettre efficacement à vos enfants.
Notre méthode suit quatre temps : (1) un bilan patrimonial complet qui chiffre le tunnel de double taxation propre à votre situation ; (2) la conception de l'architecture de détention(holding, SCI, enveloppes) ; (3) la mise en place d'un calendrier de donations sur 15 ans calé sur les abattements et le démembrement ; (4) un suivi annuelqui ajuste l'allocation et déclenche les recharges d'abattement au bon moment. Nous raisonnons en classes d'actifs et en enveloppes — jamais en produits nommés — avec une totale transparence sur la rémunération.
Évitez la double taxation de votre héritage de 5 M€
Cabinet enregistré ORIAS (n° 23002291), basé à Chambéry. Nous structurons la détention via holding, SCI et AV luxembourgeoise, et programmons donations et démembrements pour transmettre à vos enfants sans surtaxer.
Un héritage de 5 M€ ouvre une vraie marge de manœuvre — à condition d'agir. Réinvesti et transmis avec méthode, il franchit deux ou trois générations sans fondre en droits ; laissé en l'état, il repasse au barème à chaque décès. La différence se joue maintenant, par les décisions de structuration et le calendrier de donations que vous mettez en place dès aujourd'hui.