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Guide ostéopathe libéral 202618 minMis à jour 25 juin 2026Épargne personnelle · méthode des étages

Placements de l'ostéopathe libéral : où investir son épargne, étage par étage

Vous mettez 600 € de côté chaque mois sans trop savoir où — un peu de livret A, le reste qui dort sur le compte. Et une inquiétude de fond : vous n'êtes pas conventionné, vos actes ne sont pas remboursés, vos revenus dépendent à 100 % de votre activité, et la CIPAV vous servira une retraite faible. Bonne nouvelle quand même : pas besoin de montages compliqués quand on est en BNC. Pas d'impôt sur les sociétés, pas de trésorerie de société à placer comme un médecin ou un pharmacien en SEL — vous placez de l'épargne PERSONNELLE, et c'est plus simple. On va dérouler la méthode des étages, dans l'ordre : la prévoyance d'abord, puis une précaution RENFORCÉE de six mois (parce que vous n'avez aucun filet), le PER arbitré à votre tranche, l'assurance-vie, l'immobilier puis la bourse. Avec un fil rouge : revenus variables = ne jamais s'engager dans du rigide ; on sécurise avant d'optimiser. Note de méthode : tout placement comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE PLACEMENT OSTÉO 2026

Construire votre plan d'épargne d'ostéopathe étage par étage, sans produit inutile

Audit patrimonial de l'ostéopathe libéral : sécurisation de la prévoyance Madelin, précaution renforcée (revenus variables, zéro filet conventionnel), calibrage du PER selon votre tranche, choix de l'assurance-vie et des supports, immobilier (LMNP, SCPI, déficit foncier) et diversification simple. Cabinet capitalistiquement indépendant, sans biais émetteur, adapté à un patrimoine en construction.

  • Bilan patrimonial ostéo offert
  • Prévoyance et PER calibrés
  • Précaution renforcée 6 mois
  • Cabinet capitalistiquement indépendant

RETRAITE

CIPAV

PRÉCAUTION

6 mois

ASSURANCE-VIE

17,2 % PS

PEA / PER

18,6 % PS

CAS-TYPE

600 €/mois

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Mis à jour le 25 juin 2026· Conforme à la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026), à la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) et à l'arrêté PASS du 22/12/2025 (PASS 2026 = 48 060 €).

L'essentiel en 30 secondes

Un ostéopathe libéral épargne de l'argent personnel, pas la trésorerie d'une société : en BNC, il n'y a pas d'impôt sur les sociétés, et même en SCM (société de moyens transparente) il n'y a aucun bénéfice à placer. On remplit cette pyramide de bas en haut, dans l'ordre, du plus sûr au plus risqué. À la base, la prévoyance Madelin (votre corps est votre outil de travail). Au-dessus, une précaution renforcée de six mois de charges, parce que vous n'êtes pas conventionné et que vous n'avez aucun filet. Vient ensuite le PER pour la retraite et la déduction à votre tranche marginale (la CIPAV sert une retraite faible) — mais seulement si votre tranche le justifie —, puis l'assurance-vie pour la disponibilité et la transmission, l'immobilier (la résidence principale d'abord) et, tout en haut, le PEA et la bourse. On ne saute pas d'étage, on ne s'engage jamais dans du rigide quand les revenus sont variables, et on ne se laisse jamais survendre du private equity quand le patrimoine est en construction.

§ 1LA MÉTHODE·3 MIN

La méthode des étages : remplir ses poches dans le bon ordre

La plupart des ostéopathes qui viennent nous voir ne se trompent pas de produit : ils se trompent d'ordre. On a placé 10 000 € en SCPI avant d'avoir trois mois de charges de côté, ou souscrit un produit « défisc » en fin d'année sans avoir la moindre prévoyance. L'épargne d'un libéral se construit comme une maison : pas de murs tant que les fondations ne sont pas coulées. Et chez vous, elles doivent être plus profondes qu'ailleurs, parce que rien ne vient amortir un coup dur.

Votre épargne tient en six étages, du plus liquide et du plus sûr au plus risqué et au plus long. Chaque étage suppose le précédent rempli : c'est la règle d'or — et c'est elle qui nous fait reprendre, presque chaque semaine, des dossiers partis à l'envers.

La pyramide d'épargne de l'ostéopathe libéral. On remplit du bas vers le haut : sauter un étage (par exemple investir en SCPI avant la précaution) est l'erreur n° 1, et la précaution est plus haute que pour un soignant conventionné.
ÉtageObjectifEnveloppesHorizon
0 · PrévoyanceProtéger le revenu (arrêt, invalidité, décès) — métier physique, non rembourséPrévoyance Madelin (154 bis)Immédiat / permanent
1 · Précaution renforcée6 mois de charges disponibles (aucun filet conventionnel)Livret A, LDDS, LEP, fonds eurosCourt (0-2 ans)
2 · Retraite + défiscCompenser la CIPAV faible, déduire à la TMIPER (154 bis)Long (retraite)
3 · Souplesse + transmissionÉpargne disponible et transmissibleAssurance-vie (UC + fonds euros)Moyen / long (8 ans+)
4 · ImmobilierSe loger puis investir en pierreRésidence principale, puis LMNP / SCPILong (10 ans+)
5 · BourseFaire travailler l'épargne longuePEA, compte-titres (actions, ETF)Long (8 ans+)

Le réflexe à désapprendre : « quel produit acheter ? »

Quand un ostéopathe nous demande quel placement choisir, nous lui retournons la question : quel étage te manque encore ? Un ostéopathe de 30 ans sans prévoyance et sans précaution n'a rien à faire en private equity, même si le rendement annoncé fait rêver. À l'inverse, un ostéopathe installé avec une prévoyance solide, six mois de précaution et un PER bien alimenté peut, lui, diversifier davantage. Spécificité de votre métier : comme vous n'avez aucun filet conventionnel, la marche « précaution » est plus haute que pour un kiné ou un orthophoniste remboursé. La hiérarchie est la même pour tous ; c'est seulement la vitesse de montée et la hauteur du coussin qui changent.

§ 2LE POURQUOI·2 MIN

Pourquoi épargner : la retraite CIPAV ne suffira pas

Une question revient en rendez-vous avant même de parler placements : pourquoi se priver maintenant ? L'ostéopathe relève de la CIPAV (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse, article L. 640-1 du Code de la sécurité sociale) — jamais la CARPIMKO (kinés, orthophonistes, infirmiers), ni la CARCDSF (dentistes et sages-femmes), ni la CARMF (médecins). Ça paraît anecdotique, et pourtant tout votre régime en dépend : valeurs de point, cotisations, règles ne sont pas ceux d'un soignant conventionné.

Là où ça coince : la pension servie par la CIPAV (régime de base + régime complémentaire) est franchement basse. Depuis 2023, les cotisations sont devenues proportionnelles au revenu (les anciennes classes forfaitaires ont disparu), mais le rendement du régime complémentaire reste modeste — et, point essentiel, l'ostéopathe ne bénéficie pas de l'ASV (l'avantage supplémentaire de vieillesse), réservée aux professions de santé conventionnées, ce que l'ostéopathe n'est pas. Le « taux de remplacement » est donc structurellement bas : sans épargne personnelle constituée pendant la vie active, le passage à la retraite se traduit par une chute de niveau de vie brutale.

L'épargne de l'ostéopathe comble un trou, elle ne l'augmente pas

C'est tout l'enjeu : votre épargne personnelle (PER, assurance-vie) ne vient pas en plus d'une retraite confortable, elle vient compenser une retraite obligatoire faible. D'où l'importance de commencer tôt : 300 € par mois pendant trente ans, capitalisés à 4 % (hypothèse, performance non garantie), c'est de l'ordre de 200 000 € ; le même effort démarré à 55 ans n'en produit qu'une fraction. Le détail du calcul de votre future pension figure dans notre guide sur la retraite CIPAV de l'ostéopathe, la stratégie de rattrapage dans le guide du PER ostéopathe, et le cadre général dans notre guide sur la retraite de la profession libérale.

§ 3ÉTAGE 0·2 MIN

Étage 0 : la prévoyance d'abord, parce que votre corps est votre outil

L'étage 0, presque personne n'y pense — et c'est précisément celui qui sauve le plan d'un ostéopathe. Votre métier repose entièrement sur votre corps : dos, épaules, poignets, mains, posture. Tendinite, hernie discale, syndrome du canal carpien, lombalgie chronique… vous les voyez passer toute la journée sur vos tables — un jour ou l'autre, ils finissent par vous concerner aussi. Un arrêt prolongé, c'est un revenu qui s'arrête net.

Et chez l'ostéopathe, c'est la double peine : vous n'avez aucun filet conventionnel— pas d'indemnités journalières maladie obligatoires correctes, des actes non remboursés. C'est le rôle de la prévoyance Madelin (article 154 bis du CGI) de combler ce trou : indemnités journalières après un délai de carence court, rente d'invalidité si vous ne pouvez plus exercer, capital ou rente pour vos proches en cas de décès. Et le tout est déductible de votre bénéfice imposable, dans la limite d'environ 11 534 € en 2026 (7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafonné à 3 % de 8 PASS).

Tant que la prévoyance n'est pas en place, le reste attend

C'est une limite qu'on s'impose en rendez-vous : on ne fait pas épargner un ostéopathe en SCPI ou en PER s'il n'a pas, d'abord, une prévoyance qui le couvre. Construire un patrimoine sans protéger le revenu qui l'alimente, c'est miser gros sur un dos et deux épaules sans les avoir assurés. Et l'ostéopathe n'a même pas le matelas conventionnel d'un soignant remboursé : un seul arrêt long, et tout le plan d'épargne s'écroule. Le détail des garanties et des montants figure dans notre guide sur la prévoyance Madelin du libéral.

§ 4ÉTAGE 1·2 MIN

Étage 1 : la précaution renforcée, six mois parce que vous êtes seul

Une fois protégé, on constitue un matelas de sécurité. Pour un ostéopathe, on vise six mois de charges (personnelles et professionnelles) disponibles immédiatement, sans risque et sans pénalité — et non trois à quatre comme un salarié, ni même trois à six comme un soignant conventionné. La raison est structurelle : vos revenus dépendent à 100 % de votre activité, ils fluctuent, et vous n'avez aucune sécurité conventionnelle (actes non remboursés, pas de filet). Ce coussin est ce qui vous évite de revendre un placement au plus mauvais moment ou de basculer sur un crédit à la consommation.

Les livrets réglementés : sûrs et défiscalisés

On commence par le plus simple : les livrets réglementés, garantis par l'État et totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux (article 157 du CGI) : le livret A (plafond 22 950 €), le LDDS (plafond 12 000 €) et, sous conditions de revenus, le LEP (plafond 10 000 €). Au 1er février 2026, le livret A et le LDDS servent 1,5 %, le LEP 2,5 %. On ne leur demande aucun rendement : ce sont des réserves de liquidité, et c'est tout ce qu'on attend d'elles.

Le fonds euros : le prolongement de la précaution

Une fois les livrets pleins, le fonds euros d'une assurance-vie prend le relais : capital garanti, disponible sous quelques jours, avec un rendement généralement supérieur à celui des livrets. C'est le pont naturel entre la précaution (étage 1) et l'assurance-vie de long terme (étage 3). À distinguer du compte à terme, qui bloque le capital sur une durée déterminée en échange d'un taux fixe et dont les intérêts relèvent du taux de prélèvements sociaux à 18,6 % en 2026 : utile pour une somme dont vous n'avez pas besoin avant l'échéance, mais moins souple que le fonds euros pour un coussin de précaution.

Pour la poche de précaution, on privilégie la disponibilité et la garantie sur le rendement. Les intérêts de compte à terme relèvent du taux de prélèvements sociaux à 18,6 % en 2026.
Support de précautionCapitalDisponibilitéFiscalité 2026
Livret A / LDDS / LEPGarantiImmédiateExonéré (IR + PS), art. 157 CGI
Fonds euros (assurance-vie)GarantiQuelques joursPFU au rachat, PS 17,2 %
Compte à termeGarantiÀ l'échéance (blocage)PFU 31,4 % ou barème, PS 18,6 % sur les intérêts

Pourquoi six mois et pas trois ?

Comptez vos charges mensuelles réelles — loyer ou crédit du logement, loyer du cabinet, cotisations URSSAF et CIPAV, leasing du matériel, vie courante — et passez-les en × six. Un ostéopathe dont les sorties tournent autour de 3 000 € par mois vise donc environ 18 000 € de précaution avant de passer à l'étage suivant. Pourquoi six et non trois ? Parce qu'un kiné ou un orthophoniste conventionné peut se contenter de trois à quatre mois : il a des remboursements et un filet. Vous, vous n'en avez aucun — vos revenus s'arrêtent net si l'activité s'arrête, et personne ne les complète. C'est de l'argent qui « dort » volontairement : son seul travail est d'être là le jour où un trimestre est creux ou où l'URSSAF régularise une cotisation. Une fois ce coussin atteint, on arrête d'empiler sur les livrets : chaque euro supplémentaire a mieux à faire un étage plus haut.

Hagnéré Patrimoine

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§ 5ÉTAGE 2·3 MIN

Étage 2 : le PER, arbitré à votre tranche marginale

Le PER en 30 secondes pour un ostéopathe

Vous versez, vous déduisez à votre tranche marginale, l'épargne capitalise à l'abri de l'impôt jusqu'à la retraite — c'est l'outil n° 1 pour combler le trou de la CIPAV. En contrepartie, l'argent est bloqué (sauf déblocages prévus par la loi, dont l'achat de la résidence principale), et à la sortie l'État reprend sa part : vous n'avez pas effacé l'impôt, vous l'avez seulement reporté à la retraite. Mais attention : tout dépend de votre tranche. À 30 ou 41 %, le PER est puissant. À 11 %, il rapporte peu — et il faut le dire.

Combien un ostéopathe peut-il déduire ?

Le plan d'épargne retraite est l'outil central pour combler le trou de la CIPAV. Son atout : les versements sont déductibles de votre bénéfice imposable à votre tranche marginale. Pour un ostéopathe en BNC, le plafond suit l'article 154 bis du CGI (volet retraite du TNS) : 10 % du bénéfice imposable (dans la limite de 8 PASS) + 15 % de la fraction de bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS, avec un plancher de 4 806 € en 2026 (10 % du PASS) et un report des plafonds non utilisés sur les années suivantes.

L'économie d'impôt du PER dépend entièrement de votre tranche

Économie d'impôt = versement × tranche marginale (TMI)
──────────────────────────────────────────────────────
4 000 € versés, TMI 41 %   →  1 640 € d'impôt en moins
4 000 € versés, TMI 30 %   →  1 200 € d'impôt en moins
4 000 € versés, TMI 11 %   →    440 € d'impôt en moins

À 41 et 30 %, le PER est un levier majeur pour combler la CIPAV. À 11 %, l'avantage est faible — et il est en grande partie repris à la sortie (capital réintégré au barème, gains soumis à 18,6 % de prélèvements sociaux). Le PER se déclenche quand vous passez durablement à 30 %, pas avant.

Le piège de la tranche à 11 % : quand le PER ne vaut pas le coup

C'est un point que la plupart des publicités préfèrent taire. À 11 % de tranche marginale— le cas d'un ostéopathe en début d'activité ou à revenus modestes — le PER rapporte peu : l'avantage à l'entrée est faible, et il est largement repris à la sortie. Pour ce profil, on couvre d'abord la prévoyance. On pose ensuite ses six mois de précaution. Et seulement après, on ouvre une assurance-vie souple (qui reste disponible, utile pour un futur apport de résidence principale). Le PER reprend tout son sens à 30 ou 41 %, pour l'ostéopathe installé confortablement.

À 11 %, ne forcez pas le PER

Soyons clairs : tant que vous êtes à 11 %, chaque euro rend plus en assurance-vie qu'en PER, et le PEA passe lui aussi avant. On déclenche le PER lorsque votre tranche marginale s'est installée durablement à 30 %, et on le sature à 41 %. Le détail de la mécanique figure dans notre guide du PER ostéopathe, le plafond exact dans le guide du plan d'épargne retraite, et l'intégration dans une stratégie d'impôt globale dans la défiscalisation de l'ostéopathe.

§ 6ÉTAGE 3·3 MIN

Étage 3 : l'assurance-vie, souplesse et transmission

Pourquoi l'assurance-vie colle aux revenus en dents de scie

C'est l'enveloppe taillée pour un ostéopathe : pas d'engagement mensuel rigide. Vous versez quand les mois sont bons, vous levez le pied les mois creux, et l'argent reste disponible à tout moment. Quand les revenus fluctuent, c'est exactement ce qu'il faut : on garde la main.

Retirer son argent quand on veut — mais sans jamais « 0 impôt »

Là où le PER bloque et déduit, l'assurance-vie garde la main : pas de déduction à l'entrée, mais une épargne disponible à tout moment. Seuls les gains contenus dans un rachat sont imposés (article 125-0 A du CGI), au prélèvement forfaitaire unique. Après 8 ans, vous bénéficiez d'un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) sur les gains, et d'un taux d'IR réduit à 7,5 %. Mais attention : les prélèvements sociaux à 17,2 % (taux maintenu en 2026) restent dus, et il ne faut jamais promettre « 0 impôt » — l'abattement porte sur les gains, pas sur le capital, et les prélèvements sociaux s'appliquent toujours.

La transmission : là où l'assurance-vie n'a quasiment pas de rivale

Sur la transmission, peu d'enveloppes font mieux que l'assurance-vie. Le capital transmis au décès échappe en grande partie aux droits de succession : 152 500 € par bénéficiaire sont exonérés pour les primes versées avant 70 ans (article 990 I du CGI), et un abattement global de 30 500 € s'applique aux primes versées après 70 ans (article 757 B). Concrètement, hors assurance-vie, ces 152 500 € par bénéficiaire repasseraient dans la succession taxable — un argument de poids pour un ostéopathe qui veut protéger son conjoint ou ses enfants.

PER ou assurance-vie : on combine

PER — bloquer et déduire

Points forts

  • Versements déductibles à la tranche marginale
  • Idéal pour combler la retraite CIPAV faible
  • Déblocage anticipé pour la résidence principale

Points de vigilance

  • Épargne bloquée jusqu'à la retraite
  • Avantage faible à 11 % de tranche marginale
  • Gains : prélèvements sociaux à 18,6 % en 2026

Assurance-vie — garder la main

Points forts

  • Versements libres, parfaits pour revenus variables
  • Abattement 4 600 € / 9 200 € après 8 ans
  • Transmission optimisée (990 I : 152 500 €/bénéficiaire)

Points de vigilance

  • Pas de déduction à l'entrée
  • PS 17,2 % toujours dus (jamais « 0 impôt »)
  • Risque de perte en capital sur les unités de compte

Pour un ostéopathe, la question « PER ou assurance-vie » est mal posée : on ouvre les deux, chacun pour son usage — avec une nuance de calendrier. Tant que la tranche est à 11 %, l'assurance-vie d'abord ; à partir de 30 %, on ajoute le PER pour combler la CIPAV. Le détail figure dans notre guide complet de l'assurance-vie.

§ 7ÉTAGE 4·3 MIN

Étage 4 : l'immobilier, après les fondations

La résidence principale d'abord

Pour un ostéopathe qui débute, le premier projet immobilier est presque toujours sa résidence principale. Tant que vous y habitez, la plus-value à la revente est exonérée (article 150 U du CGI), vous arrêtez de payer un loyer, et le remboursement du prêt vous constitue un patrimoine forcé. Surtout, c'est elle qui mobilise votre capacité d'emprunt— la banque finance d'abord votre toit avant vos investissements locatifs. L'ordre raisonnable : résidence principale, puis locatif, jamais l'inverse.

L'immobilier est un levier patrimonial majeur pour un ostéopathe : faute d'accès aux montages de société (holding, SEL), c'est sur la pierre et les enveloppes personnelles qu'il construit son patrimoine. Une fois logé, trois voies simples : le LMNP (location meublée non professionnelle), qui permet d'amortir le bien et de neutraliser fiscalement une grande partie des loyers — en gardant à l'esprit que ces loyers relèvent du taux de 18,6 % de prélèvements sociaux et que les amortissements sont désormais réintégrés dans la plus-value de cession (article 150 VB III du CGI, cessions à compter du 16 février 2025) ; la location nue et le déficit foncier (déficit imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 € par an, article 156 du CGI), au taux maintenu de 17,2 % ; et la SCPI, qui donne accès à un patrimoine immobilier diversifié et géré dès quelques milliers d'euros (loyers fonciers à 17,2 %).

17,2 % ou 18,6 % : le régime change la note

Le réflexe à garder : le meublé (LMNP) est à 18,6 % de prélèvements sociaux, tandis que la location nue, le déficit foncier et les SCPI au foncier restent à 17,2 %. Sur ce point, on ne transige pas : sur des revenus variables, on ne se sur-leverage pas ; un ou deux supports clairs valent mieux qu'un empilement de crédits. Le détail des montages figure dans notre guide ostéopathe, LMNP et déficit foncier, notre guide sur l'immobilier du professionnel libéral, notre guide des SCPI et celui sur le crédit in fine pour LMNP / LMP.

§ 8ÉTAGE 5·2 MIN

Étage 5 : le PEA et la bourse, pour l'épargne longue

Le dernier étage, celui qu'on ne remplit qu'une fois tout le reste en place : la poche actions, pour faire travailler l'épargne dont vous n'aurez pas besoin avant plusieurs années. C'est ici que se loge la performance de long terme — au prix d'une volatilité qu'il faut accepter. Le véhicule de référence est le PEA (plan d'épargne en actions, article L. 221-30 du Code monétaire et financier), plafonné à 150 000 € de versements : après 5 ans de détention, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu — seuls les prélèvements sociaux restent dus.

Attention : le PEA est à 18,6 % en 2026, pas 17,2 %

C'est un changement à intégrer : le PEA ne fait pas partie des produits qui conservent le taux historique de 17,2 %. Les gains réalisés à compter de 2026 supportent donc 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG portée à 10,6 %). Idem pour le compte-titres ordinaire, dont les plus-values et dividendes sont taxés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS). Pour la poche actions, le PEA reste néanmoins l'enveloppe la plus efficace après constitution de l'assurance-vie et, le cas échéant, du PER. Détail dans notre guide du PEA.

En pratique, pour un ostéopathe, la simplicité prime : un PEA garni d'un ou deux ETF (fonds indiciels diversifiés à frais réduits), alimenté par versements libres au gré des bons mois, suffit largement à capter la performance des marchés actions sur le long terme, sans la complexité ni les frais d'une sélection de titres en direct.

Note de méthode : l'horizon avant le rendement

On ne met au sommet de la pyramide que l'épargne dont on n'aura pas besoin avant au moins huit à dix ans. C'est la condition pour absorber sereinement les baisses de marché : sur une telle durée, le temps lisse la volatilité, alors qu'à deux ou trois ans il l'amplifie. Un principe à garder en tête pour chaque euro investi en actions : la performance passée d'un ETF ou d'un marché ne préjuge pas de sa performance future, et la valeur peut varier à la baisse. L'argent du PEA, c'est celui que vous ne toucherez pas avant la cinquantaine — pas celui du coussin de précaution.

§ 9LA BOUSSOLE FISCALE·2 MIN

La dualité des prélèvements sociaux 2026 : 17,2 % ou 18,6 %

Depuis le 1er janvier 2026, deux taux de prélèvements sociaux cohabitent — et ça change le classement de vos enveloppes. La LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) a porté la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %. Conséquence : deux taux de prélèvements sociaux coexistent désormais (CSS art. L. 136-8). Ce n'est pas un détail : à fiscalité égale, le support qui reste à 17,2 % laisse un peu plus dans votre poche.

La dualité des prélèvements sociaux 2026 (LFSS 2026, CSS art. L. 136-8). Pour un ostéopathe, l'assurance-vie, le foncier nu et les SCPI restent à 17,2 % ; le PEA, le compte-titres, le PER et le LMNP passent à 18,6 %.
Enveloppe / revenuPS 2026Détail
Assurance-vie, contrat de capitalisation17,2 %Maintenu (liste limitative L. 136-8)
Revenus fonciers (location nue, déficit foncier)17,2 %Maintenu
SCPI (loyers fonciers)17,2 %Maintenu
Plus-value immobilière des particuliers17,2 %Maintenu
PEL / CEL / PEP17,2 %Maintenu
PEA / PEA-PME (après 5 ans)18,6 %CSG portée à 10,6 %
Compte-titres (dividendes, intérêts, plus-values)18,6 %→ PFU global 31,4 %
PER (gains à la sortie)18,6 %Hausse appliquée
LMNP (loyers meublés)18,6 %Hausse appliquée

Ce que la dualité change pour votre allocation

Ce n'est pas un argument décisif à lui seul — la performance et l'objectif de chaque enveloppe comptent davantage — mais c'est un point de plus en faveur de l'assurance-vie et du foncier nu pour la poche prudente de long terme, et un rappel que le PEA, le PER et le LMNP ne sont plus à 17,2 %. La règle reste : d'abord l'objectif (retraite, transmission, immobilier, bourse), ensuite seulement on regarde le taux de PS pour départager deux options à égalité. Pas le contraire.

§ 10LE CAS CHIFFRÉ·3 MIN

Cas chiffré : Camille, ostéopathe de 38 ans, 600 € par mois

Camille est ostéopathe libérale en entreprise individuelle, 38 ans, célibataire, cabinet installé. Elle dégage 45 000 € de bénéfice (BNC), se situe à 30 % de tranche marginale, et peut épargner 600 € par mois. Sa prévoyance Madelin est déjà en place (étage 0) et elle a six mois de charges, soit environ 18 000 €, sur ses livrets (étage 1). Ses 600 € se répartissent alors sur les étages supérieurs.

La ventilation des 600 € de Camille par horizon

PER (retraite, déduction 30 %)          200 €/mois → 2 400 €/an
Assurance-vie (souplesse, transmission) 250 €/mois → 3 000 €/an
PEA en ETF monde (actions, long terme)  150 €/mois → 1 800 €/an
──────────────────────────────────────────────────────────────
Total épargné                           600 €/mois → 7 200 €/an

Les 2 400 € versés sur le PER restent sous le plafond 154 bis de Camille : entièrement déductibles. À 30 % de tranche marginale, ils lui font économiser environ 720 € d'impôt par an. Le PEA et le PER sont à 18,6 % de PS à terme, l'assurance-vie à 17,2 %, et tout reste accessible (sauf le PER, bloqué hors déblocage résidence principale).

La règle du pourcentage glissant (revenus variables)

Comme les revenus de Camille fluctuent d'un mois sur l'autre, on ne fige pas les 600 € en prélèvements automatiques rigides. La règle : épargner un pourcentage des bons mois et privilégier les versements libres sur l'assurance-vie et le PEA. Si un trimestre est creux, on baisse l'AV et le PEA, on ne touche jamais au coussin de précaution, et on verse le PER en une fois en fin d'année, une fois le bénéfice connu. C'est le cadre opérationnel d'un profil à revenus variables : on garde la main.

Variante 1 — Lucas, 29 ans, début d'activité, TMI 11 %

Lucas dégage 24 000 € de bénéfice, vient de s'installer, et n'est qu'à 11 % de tranche marginale. Pour lui, le PER est inutile : 4 000 € versés ne feraient économiser que 440 € d'impôt, repris à la sortie. Sa priorité : prévoyance Madelin, précaution de six mois en livrets, puis une assurance-vie souple (disponible, utile pour un futur apport de résidence principale, pas de blocage). On déclenchera le PER quand il passera durablement à 30 %.

Variante 2 — Sophie, 47 ans, cabinet florissant, TMI 41 %

Sophie dégage 95 000 € de bénéfice, est célibataire, et a déjà acheté sa résidence principale. À 41 % de tranche marginale, le PER reprend tout son sens : un versement annuel de 6 000 € déduit à 41 % lui économise 2 460 € d'impôt par an, pour combler une CIPAV faible. Elle complète par une assurance-vie (transmission, 990 I) et envisage des SCPI ou du foncier nu (prélèvements sociaux à 17,2 %). En revanche, pas de private equity sans un vrai bilan patrimonial préalable : même à 41 %, on ne déroge pas au garde-fou.

§ 11LES GARDE-FOUS·3 MIN

Les 5 erreurs de placement de l'ostéopathe

En une quinzaine d'années de rendez-vous avec des libéraux, nous voyons toujours revenir les mêmes erreurs — rarement des erreurs de produit, presque toujours des erreurs d'ordre ou de méthode. En voici cinq, qu'on retrouve chez presque tous les ostéopathes.

  1. Sauter la précaution. Investir en SCPI ou en PER avant d'avoir six mois de coussin et une prévoyance. Quand on n'a aucun filet, un arrêt long et tout s'écroule. On remplit dans l'ordre.
  2. Forcer un gros PER mensuel rigide. Sur des revenus variables — et surtout à 11 % de tranche, où le PER rapporte peu — un prélèvement mensuel fixe vous met en difficulté les mois creux. On préfère un versement libre annuel, et seulement à partir de 30 % de tranche.
  3. S'engager dans un immobilier sur-leveragé. Empiler les crédits locatifs sans matelas, sur des revenus qui fluctuent, c'est le meilleur moyen de se retrouver à découvert un trimestre creux. Un ou deux supports clairs suffisent.
  4. Croire qu'on récupère la TVA. Les soins de l'ostéopathe titré sont exonérés de TVA (article 261, 4, 1° du CGI) : vous achetez votre table et votre matériel en TTC, sans TVA récupérable. La TVA ne change rien à votre stratégie d'épargne.
  5. Négliger la prévoyance. C'est l'erreur la plus grave pour un métier physique sans filet conventionnel. Sur la fiscalité courante et les bons réflexes d'impôt, voyez la défiscalisation de l'ostéopathe.

Garde-fou : pas de produits complexes pour un patrimoine en construction

Notre règle déontologique : on ne survend pas de private equity, de produits structurés ni de montages de holding à un ostéopathe dont le patrimoine se construit et dont les revenus sont variables. Ces placements peu liquides et parfois opaques s'adressent à des patrimoines déjà diversifiés, capables d'immobiliser des sommes plusieurs années. La priorité reste l'enchaînement prévoyance, précaution renforcée, PER (à la bonne tranche), assurance-vie et diversification simple (ETF, quelques SCPI de qualité, immobilier mesuré).

Note de méthode sur le risque

Tout placement autre que les livrets réglementés et les fonds euros comporte un risque de perte en capital : assurance-vie en unités de compte, PER, PEA, SCPI, LMNP — la valeur peut varier à la baisse. Et un principe à ne jamais oublier : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. C'est précisément le rôle de la diversification par étages : ne jamais exposer au risque l'argent dont vous aurez besoin à court terme — ce qui compte double quand on n'a aucun filet conventionnel.

Ce plan d'épargne n'est qu'une brique : pour le replacer dans la stratégie d'ensemble de l'ostéopathe — du cabinet à la retraite —, voyez notre guide de gestion de patrimoine de l'ostéopathe. Pour le cadre transverse de tous les libéraux, notre guide sur où placer son argent quand on est en profession libérale et la déclinaison de la même méthode des étages pour le kiné libéral complètent le tableau. Et pour savoir, sur vos chiffres, combien mettre sur le PER sans bloquer votre futur apport, un bilan de 45 minutes suffit à trancher.

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On ordonne vos étages, on calibre votre PER selon votre tranche et votre prévoyance, on arbitre résidence principale et locatif, et on diversifie simplement. On commence par sécuriser votre revenu (la prévoyance Madelin) et par renforcer votre précaution, pas par vous vendre une SCPI. Cabinet capitalistiquement indépendant, basé à Bassens.

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Sources et références légales

  • Caisse CIPAV, prévoyance et retraite — CSS et CGI

    Art. L. 640-1 du Code de la sécurité sociale (affiliation de l'ostéopathe à la CIPAV — jamais la CARPIMKO, la CARCDSF ni la CARMF ; cotisations proportionnelles depuis 2023, retraite réputée faible, pas d'ASV car profession non conventionnée). Art. 154 bis CGI (déduction des cotisations PER et Madelin du travailleur non salarié : prévoyance et santé Madelin plafonnées à environ 11 534 € en 2026, soit 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice dans la limite de 3 % de 8 PASS ; plancher PER 4 806 €). Arrêté du 22 décembre 2025 (PASS 2026 = 48 060 €).

  • Les enveloppes personnelles — CGI et Code monétaire et financier

    Art. 125-0 A CGI (fiscalité des rachats d'assurance-vie : flat tax, abattement 4 600 € / 9 200 € après 8 ans). Art. 990 I CGI (transmission, abattement 152 500 € par bénéficiaire, primes avant 70 ans). Art. 757 B CGI (primes après 70 ans, abattement global 30 500 €). Art. 200 A CGI (PFU 12,8 % d'IR). Art. L. 224-4 CMF (déblocage anticipé du PER, dont l'achat de la résidence principale). Art. L. 221-30 CMF (PEA — plafond 150 000 €). Art. 157 CGI (exonération des intérêts du livret A, du LDDS et du LEP). BOFiP BOI-RPPM-RCM-20-10-20-50 (les produits d'assurance-vie restent soumis aux prélèvements sociaux même exonérés d'IR : l'abattement ne joue que sur l'IR).

  • Immobilier, prélèvements sociaux et TVA — CGI et CSS

    Art. 150 U CGI (exonération de la plus-value de cession de la résidence principale). Art. 150 VB III CGI (réintégration des amortissements LMNP dans la plus-value de cession, cessions à compter du 16/02/2025). Art. 156 CGI (déficit foncier imputable sur le revenu global, 10 700 € par an). CSS art. L. 136-8 et LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) : CSG capital portée de 9,2 % à 10,6 %, dualité des prélèvements sociaux 2026 — 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie, la capitalisation, le foncier (location nue, déficit foncier, SCI à l'IR) et les SCPI au foncier ; 18,6 % sur le PEA, le compte-titres, les gains de PER et les loyers de LMNP. Art. 261, 4, 1° CGI (les soins de l'ostéopathe titré sont exonérés de TVA : pas de récupération de TVA sur le matériel).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens 73000). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. L'ostéopathe est une profession à titre réglementé mais non conventionnée (honoraires libres, actes non remboursés) : le choix des enveloppes (PER, assurance-vie, PEA, immobilier), l'ordre des versements et l'allocation dépendent d'une étude individualisée (revenus, tranche marginale — de 11 à 41 %, horizon, situation familiale, capacité d'emprunt, prévoyance déjà en place). Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026 et ne valent pas conseil. Tout placement comporte un risque de perte en capital — assurance-vie en unités de compte, PER, PEA, SCPI, LMNP : la valeur peut varier à la baisse, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les chiffres et taux cités sont à jour au 11 juin 2026 (LF 2026 loi n° 2026-103 du 19/02/2026, LFSS 2026 loi n° 2025-1403 du 30/12/2025, arrêté PASS du 22/12/2025) mais peuvent évoluer. Les valeurs de cotisation et de point de la CIPAV sont à vérifier sur lacipav.fr.

Foire aux questions

Tout sur le placement de l'ostéopathe libéral en 2026 la méthode des étages, le PER vs l'assurance-vie et les garde-fous.

Où placer son épargne, dans quel ordre, comment investir 600 € par mois, PER ou assurance-vie, le PER à 11 % de tranche, pourquoi six mois de précaution quand on n'a aucun filet, et pourquoi un ostéopathe en BNC n'a pas de trésorerie de société à placer. Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous, classées par thème.

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Poser ma question
  • Dans un ordre précis, par étages, du plus liquide au plus risqué — et plus prudemment qu'un soignant conventionné, parce que vous n'avez aucun filet. Étage 0 : la prévoyance Madelin (art. 154 bis CGI), car votre métier est physique (dos, épaules, poignets, mains) et vos actes ne sont pas remboursés. Étage 1 : l'épargne de précaution renforcée, soit six mois de charges disponibles immédiatement (et non trois) — vos revenus dépendent à 100 % de votre activité et rien ne les amortit. Étage 2 : le PER pour la retraite et la déduction à votre tranche marginale, parce que la CIPAV sert une retraite faible — mais seulement si votre tranche le justifie. Étage 3 : l'assurance-vie pour la souplesse et la transmission. Étage 4 : l'immobilier (la résidence principale d'abord, puis LMNP ou SCPI). Étage 5 : le PEA et le compte-titres pour la poche actions de long terme. Le point clé : un ostéopathe en BNC place de l'épargne PERSONNELLE, pas la trésorerie d'une société — il n'a pas d'impôt sur les sociétés, donc pas la logique du médecin ou du pharmacien en SEL.