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Guide ostéopathes 202615 minMis à jour 25 juin 2026Plancher 4 806 € garanti

PER ostéopathe : sécuriser une retraite CIPAV insuffisante

Votre retraite CIPAV sera faible : régime peu généreux, et surtout aucune part d'allocation supplémentaire vieillesse, contrairement à vos confrères paramédicaux conventionnés. Le PER est votre principal levier pour combler ce trou — à condition de l'utiliser au bon moment. Plafond de déduction jusqu'à 7 791 €/an à 60 000 € de BNC, environ 1 800 € d'impôt économisés à 30 %, sortie à 18,6 % de prélèvements sociaux sur les seuls gains. Mais à une tranche de 11 %, mieux vaut l'assurance-vie. Voici la méthode honnête. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE PER OSTÉO 2026

Chiffrer votre plafond PER et votre complément retraite réel

Audit de votre situation d'ostéopathe libéral : plafond TNS art. 154 bis sur votre BNC, économie d'impôt à votre tranche, arbitrage honnête PER / assurance-vie selon votre TMI, cible de complément relevée face à une CIPAV sans ASV, et calage de versements libres adaptés à vos revenus variables. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et calibrage avec votre expert-comptable.

  • Calcul de votre plafond 154 bis exact
  • Arbitrage PER / assurance-vie à votre tranche
  • Prévoyance Madelin sécurisée d'abord
  • Cabinet 100 % indépendant

BNC 60 000 € → PLAFOND

7 791 €

ÉCO. À 30 %

≈ 1 800 €

FORMULE 154 BIS

10 % + 15 %

PLANCHER GARANTI

4 806 €

PS GAINS PER 2026

18,6 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1L'ESSENTIEL·2 MIN

Le PER de l'ostéopathe en 30 secondes : combien, comment, pour qui

Vous cotisez des milliers d'euros chaque année à la CIPAV, et pourtant le diagnostic tombe toujours pareil : votre future pension sera faible. C'est même la double peine de l'ostéopathe : un régime peu généreux et aucun filet conventionnel (pas d'allocation supplémentaire vieillesse, contrairement au kiné ou à l'orthophoniste, dont une part de retraite est financée par l'Assurance maladie). Et la question qui vous a amené ici, c'est : comment je rattrape ça ? Le levier le plus efficace pour un ostéopathe libéral, c'est le PER. Grâce à un plafond réservé aux indépendants, l'article 154 bis du CGI, vous déduisez de votre bénéfice imposable un montant qui atteint environ 7 791 €/an pour un ostéopathe à 60 000 € de BNC. Et même quand le bénéfice est modeste, un plancher de 4 806 € reste garanti. À une TMI de 30 %, déduire 6 000 €, c'est environ 1 800 € d'impôt en moins dès cette année. Avec un garde-fou de méthode : à une tranche de 11 %, le PER rapporte peu — mieux vaut alors l'assurance-vie ou le PEA.

Le PER de l'ostéopathe en 30 secondes

Le plafond : l'article 154 bis vous laisse déduire 10 % de votre bénéfice (dans la limite de 8 PASS) + 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS, avec un plancher de 4 806 €. Pour qui : le PER est un levier de premier plan à partir d'une TMI de 30 % ; à 11 % (jeune ostéo, revenus modestes), l'avantage est faible et repris à la sortie — on privilégie l'assurance-vie / PEA. L'économie à l'entrée vaut votre versement × votre tranche. La sortie : en capital ou en rente, et les prélèvements sociaux de 18,6 % ne frappent que les gains, jamais la part versements. Le rythme : des versements libres ajustés à vos revenus variables, jamais un mensuel rigide. Le garde-fou : le PER ne crée aucun droit CIPAV, il compense par capitalisation.

Vous voulez d'abord savoir à quelle pension vous attendre, et pourquoi la CIPAV est si peu généreuse pour un ostéopathe ? C'est le sujet de notre diagnostic complet de votre retraite CIPAV. Ici, on passe à la solution : comment combler ce trou avec le bon outil, au bon moment, sans plaquer un PER sur une situation qui appellerait plutôt de l'assurance-vie.

§ 2PAS D'ASV·2 MIN

Pourquoi l'ostéopathe doit épargner plus que les autres paramédicaux

Soyons directs : à revenu égal, vous devez mettre de côté plus qu'un kiné ou un orthophoniste. Pas par excès de prudence, mais par structure. Deux faiblesses se cumulent dans votre cas.

D'abord la caisse elle-même : la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse), à laquelle l'ostéopathe exclusif est affilié au titre de l'article L. 640-1 du Code de la sécurité sociale, est réputée peu généreuse : le rendement de son régime complémentaire par points est faible au regard des cotisations versées. Ensuite, et c'est le plus pénalisant : l'ostéopathe n'est pas une profession de santé conventionnée. Il exerce en honoraires libres, ses actes ne sont pas remboursés par l'Assurance maladie (décret n° 2007-435 du 25 mars 2007) — et donc il ne perçoit aucune part d'allocation supplémentaire vieillesse (ASV), cette part de retraite financée par la Sécurité sociale dont bénéficient les paramédicaux conventionnés (kinés, orthophonistes affiliés à la CARPIMKO).

Le PER compense, il ne comble pas

Attention au mot juste : le PER ne rachète aucun point et ne valide aucun trimestre dans votre caisse. Le versement reste d'ailleurs dans l'assiette de vos cotisations CIPAV et URSSAF (art. L. 131-6 du CSS) : il ne baisse pas vos charges sociales d'un euro. Le PER vient par-dessus, en capitalisation individuelle, pour combler par votre propre épargne l'écart que la répartition CIPAV ne financera jamais. Il compense le trou de pension ; il ne le comble pas dans la caisse. Cette distinction change la façon de dimensionner l'effort : vous ne complétez pas une bonne pension, vous reconstruisez une part importante de votre retraite.

Ça change la cible à viser. Là où un paramédical conventionné peut viser 800 à 1 000 €/mois de complément, un ostéopathe a souvent intérêt à viser 1 000 à 1 200 €/mois pour maintenir son train de vie, précisément parce que son socle obligatoire est plus mince. Le détail chiffré de cette pension faible, c'est l'objet de notre guide diagnostic de la retraite CIPAV ; ici, on chiffre la compensation.

Hagnéré Patrimoine

De combien votre retraite CIPAV a-t-elle vraiment besoin d'être complétée ?

Un CGP indépendant chiffre votre plafond 154 bis exact à partir de votre BNC, la cible de complément réaliste face à une CIPAV sans ASV, et l'enveloppe la plus pertinente à votre tranche — après avoir sécurisé votre prévoyance.

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§ 3LE PLAFOND·2 MIN

Combien vous pouvez déduire : le plafond TNS art. 154 bis

C'est l'avantage de l'indépendant sur le salarié : là où un salarié plafonne à 10 % de ses revenus (article 163 quatervicies), l'ostéopathe en BNC au réel dispose d'un plafond spécifique TNS, l'article 154 bis du CGI, qui ajoute une seconde tranche à 15 %. Vous déduisez le plus élevé de deux montants : la formule majorée, ou un plancher de sécurité.

Le plafond TNS 2026 de l'ostéopathe, du plancher au cas type

PLAFOND PER TNS = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
                + 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR

PLANCHER  = 10 % x 1 PASS                  = 4 806 EUR
CAS TYPE  = 10 % x 60 000
          + 15 % x (60 000 - 48 060)
          = 6 000 + 1 791                  = 7 791 EUR

Pour un ostéopathe à 60 000 € de BNC, l'essentiel du plafond vient des 10 % : la majoration de 15 % ne joue qu'au-dessus du PASS. Le plancher de 4 806 € prend le relais dès que 10 % du bénéfice lui est inférieur (soit en dessous de 48 060 € de bénéfice).

La base de calcul, c'est le bénéfice de votre déclaration 2035 (recettes encaissées moins charges déductibles), au titre de l'année N : le PASS retenu est celui de 2026 (48 060 €). Voici les repères à mémoriser :

Les repères 2026 du plafond TNS art. 154 bis pour un ostéopathe. Le profil revenus variables se loge entre le plancher de 4 806 € et environ 10 000 € de plafond.
Repère 2026ValeurRôle pour l'ostéopathe
PASS 202648 060 €Base de la formule (arrêté du 22/12/2025)
Plancher 154 bis4 806 €Déduction minimale garantie, même les années creuses
Cas type 60 000 € de BNC7 791 €10 % × 60 000 + 15 % × (60 000 − 48 060)
Maximum 154 bis88 911 €Atteint dès 384 480 € de bénéfice — hors de portée d'un ostéopathe

Le plancher de 4 806 € : un filet pour les années variables

L'intérêt quand vos revenus varient d'une année sur l'autre : même si 10 % de votre bénéfice tombe sous 4 806 € une mauvaise année, vous conservez ce plancher de déduction (10 % du PASS). Un exemple : à 40 000 € de bénéfice, 10 % ne font que 4 000 € — vous déduisez quand même 4 806 € grâce au plancher. Pour un démarrage d'activité ou une année creuse, ce plancher garantit une déduction minimale : inutile de viser le maximum de 88 911 €, qui suppose un bénéfice de 384 480 € qu'aucun ostéopathe n'atteint.

Un atout discret : le PER est hors du plafond des niches

La plupart des réductions et crédits d'impôt sont plafonnés ensemble à 10 000 €/an (article 200-0 A du CGI). Le PER déductible, lui, n'entre pas dans ce plafonnement : il agit en déduction du revenu, en amont, et non en réduction d'impôt. Vous pouvez donc cumuler votre déduction PER avec d'autres avantages sans rogner votre enveloppe de niches. Nouveauté LF 2026 : pour la voie 163 quatervicies, le report des plafonds non utilisés passe de 3 à 5 ans (droits nés à compter de 2026), et la déductibilité des versements cesse après 70 ans. Pour le détail du calcul et les pièges du 154 bis, voyez le PER du libéral : plafond 154 bis et les 3 pièges.
§ 4SIMULATION·2 MIN

Votre économie d'impôt selon votre BNC et votre TMI

Ligne par ligne selon votre BNC : ce que vous pouvez déduire et l'impôt économisé selon votre tranche — y compris à 11 %, pour voir honnêtement ce que le PER rapporte (et ne rapporte pas) à une tranche basse. La règle est simple : l'économie à l'entrée vaut, en pratique, votre versement × TMI.

Versement déductible retenu et économie d'impôt sur le revenu selon le BNC et la TMI, taux 2026. Pour les BNC de 70 000 € et 80 000 €, la colonne affiche un versement réaliste (plafond 154 bis maximal réel indiqué entre parenthèses : 10 291 € et 12 791 €). L'économie à 11 % est volontairement affichée pour montrer le faible avantage à tranche basse — avantage par ailleurs repris à la sortie. L'économie suppose que le versement reste dans la tranche indiquée.
BNC imposableVersement déductible retenuÉco. à 11 %Éco. à 30 %Éco. à 41 %
40 000 €4 806 € (plancher)529 €1 442 €1 970 €
48 060 €4 806 € (plancher)529 €1 442 €1 970 €
60 000 € (cas type)7 791 € (plafond)857 €2 337 €3 194 €
70 000 €8 791 € (plafond 10 291 €)967 €2 637 €3 604 €
80 000 €9 791 € (plafond 12 791 €)1 077 €2 937 €4 014 €

Le détail des plafonds, pour qu'on voie d'où sortent les chiffres : à 40 000 €, 10 % font 4 000 €, donc le plancher de 4 806 € l'emporte. À 60 000 € : 6 000 + 15 % × (60 000 − 48 060) = 6 000 + 1 791 = 7 791 €. À 70 000 € : 7 000 + 15 % × 21 940 = 7 000 + 3 291 = 10 291 € de plafond maximal — mais la colonne suppose ici un versement de 8 791 € (la part « disponible » après prévoyance et trésorerie), pour rester réaliste sur un BNC d'ostéo.

Ce n'est pas une défiscalisation, c'est un report — surtout à 11 %

On entend souvent « le PER fait gagner 30 % ». C'est inexact : la déduction à l'entrée n'est pas un cadeau définitif, c'est un impôt reporté que vous solderez à la sortie sur la part versements, au barème des pensions. À une TMI de 30 ou 41 %, le calcul est gagnant si votre tranche baisse à la retraite : vous déduisez haut, vous ressortez bas. Mais à une TMI de 11 %, le raisonnement s'effondre : vous n'économisez que 11 % à l'entrée, et cet avantage est repris quasiment à l'identique à la sortie (votre tranche ne baissera guère, et les gains supporteront 18,6 % de PS). Bilan : à 11 %, franchement, le PER déductible ne vaut pas le coup. On y revient au §5 avec deux cas opposés. Pour connaître votre tranche exacte : le détail du calcul TMI par TMI.

Attention à ce que ces chiffres disent vraiment : ils mesurent l'économie d'impôt, certaine et immédiate, mais rien de la performance du PER une fois investi, qui dépend des supports choisis et n'est jamais garantie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et le capital n'est pas garanti hors fonds en euros.

Hagnéré Patrimoine

Le PER est-il le bon outil pour VOTRE tranche ?

Un CGP indépendant calcule votre plafond 154 bis exact à partir de votre BNC, votre économie nette à votre tranche, et vous dira si, à votre TMI, c'est le PER ou plutôt l'assurance-vie qu'il faut charger d'abord.

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§ 5CAS CONCRETS·2 MIN

Deux ostéopathes, deux stratégies : Camille et Théo

Deux cas concrets, déroulés euro par euro — et deux conclusions opposées, parce que tout se joue sur la tranche. Les prénoms sont fictifs, mais les profils et les ordres de grandeur sont ceux d'ostéopathes libéraux installés. Ces simulations figent les taux 2026 et supposent les conditions remplies ; elles ne valent pas conseil personnalisé.

Cas 1 — Camille, ostéopathe de 45 ans, 60 000 € de BNC (TMI 30 %) : le PER en levier de premier plan

Camille a 45 ans, exerce en entreprise individuelle, déclare son bénéfice au réel (déclaration 2035) à 60 000 €, et il lui reste 22 ans avant 67 ans. Sa TMI est de 30 %.

Plafond 154 bis : 10 % × 60 000 = 6 000 €, plus 15 % × (60 000 − 48 060) = 1 791 € → 7 791 €/an.
Versement libre choisi : 6 000 € (sous le plafond, calé sur sa trésorerie en fin d'année une fois le BNC connu).
Économie d'IR : 6 000 × 30 % = 1 800 €.
Effort net réel : 6 000 − 1 800 = 4 200 €/an (≈ 350 €/mois net de poche pour 500 € placés à son nom).
Le levier du différé : à la retraite, sa pension CIPAV faible la fait probablement passer à une TMI de 11 %. La part « versements » de son capital ressortira au barème des pensions autour de 11 %, contre 30 % déduits à l'entrée : un écart de tranche d'environ 19 points, qui est le cœur du gain. Pour Camille, le PER est un levier de premier plan.

Ce que le cas de Camille chiffre (et ce qu'il ne chiffre pas)

L'effort net de 4 200 €/an n'est pas une dépense : c'est une épargne récupérable à la retraite, à son nom, que les 1 800 € d'économie d'impôt rendent moins coûteuse à constituer. En revanche, les 6 000 € versés restent dans l'assiette de ses cotisations CIPAV et URSSAF : ses charges sociales ne baissent pas d'un euro (art. L. 131-6 du CSS). Et ces chiffres ne modélisent pas la croissance de son épargne : une fois investie, elle est exposée aux marchés.

Cas 2 — Théo, 29 ans, 32 000 € de BNC (TMI 11 %) : le PER n'est PAS la priorité

Théo, ostéopathe de 29 ans, démarre : il déclare 32 000 € de BNC et se situe à une TMI de 11 %. Son plafond 154 bis tombe sur le plancher de 4 806 €. S'il versait 3 000 €, il économiserait 3 000 × 11 % = 330 € d'IR seulement.

Or ces 330 € d'avantage seront repris à la sortie (sa tranche ne baissera guère, et les gains supporteront 18,6 % de PS). Pour Théo, le PER déductible n'est pas le bon premier réflexe. Ce qu'on lui dirait en rendez-vous : commencez par l'assurance-vie et le PEA, plus souples (épargne disponible, pas de blocage), sans avantage fiscal repris à la sortie, et chargez le PER plus tard, quand son revenu et sa tranche monteront. On détaille ces enveloppes dans les placements de l'ostéopathe libéral.

Camille vs Théo : pourquoi la tranche change tout

CAMILLE (TMI 30 %)        |  THEO (TMI 11 %)
Verse 6 000 EUR           |  Verse 3 000 EUR
- Eco. IR a 30 %  -1 800  |  - Eco. IR a 11 %  -330
--------------------------|---------------------------
Effort net  4 200 EUR/an  |  Effort net  2 670 EUR/an
Sortie ~11 % (ecart 19pt) |  Sortie ~11 % (ecart ~0)
=> PER tres pertinent     |  => AV / PEA d'abord

Le gain du PER, c'est l'écart de tranche entre l'entrée et la sortie. Camille déduit à 30 % et ressortira à 11 % : 19 points captés. Théo déduit déjà à 11 % : il ne capte presque rien et bloque son épargne pour rien. À tranche basse, l'assurance-vie et le PEA priment.

Hagnéré Patrimoine

Votre cas est-il plutôt « Camille » ou plutôt « Théo » ?

On part de votre BNC réel et de votre tranche pour trancher : PER en priorité (si 30 / 41 %) ou assurance-vie / PEA d'abord (si 11 %). Et on cale le bon rythme de versements libres, ajusté à vos revenus variables.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 6MICRO OU RÉEL·1 MIN

Micro-BNC ou réel : la voie de déduction change

Beaucoup d'ostéopathes démarrent au micro-BNC, séduits par sa simplicité — et l'ostéopathe a souvent des frais réels modérés, ce qui rend le micro fréquemment gagnant. Côté PER, votre régime d'imposition change la voie de déduction — pas le principe. Dans les deux cas, l'économie reste « versement × TMI » ; seul le plafond se calcule différemment, et le PER n'est jamais réservé au réel.

Au réel (déclaration 2035)

Vous déduisez via l'article 154 bis, directement de votre bénéfice BNC : 10 % + 15 %, plancher 4 806 €, jusqu'à 88 911 €. C'est la voie la plus large pour un ostéopathe. La déduction s'impute sur le revenu catégoriel BNC, avant même le calcul du revenu global.

Au micro-BNC

Le 154 bis ne s'applique pas (l'abattement de 34 % est réputé couvrir toutes les charges). Mais vous pouvez verser sur un PER et déduire du revenu global via l'article 163 quatervicies (base = bénéfice après abattement de 34 %). Ex. : 70 000 € de recettes → bénéfice micro 46 200 € → plafond ≈ 4 806 € (le plancher).

Le seuil micro-BNC 2026 et la fin de la majoration AGA

Le seuil de recettes du micro-BNC pour les prestations de services s'établit à 83 600 € en 2026, avec un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €). Au-delà, ou sur option, c'est le régime réel (déclaration contrôlée 2035). Bon à savoir : depuis l'imposition des revenus 2023, la majoration de 25 % pour non-adhésion à un organisme de gestion agréé est supprimée. Le choix micro / réel dépend surtout de vos charges réelles : tant qu'elles restent sous 34 % des recettes, le micro est souvent gagnant — sans fermer la porte au PER, via le 163 quatervicies. On déroule l'arbitrage dans le statut de l'ostéopathe : micro-BNC ou réel.
§ 7LA SORTIE·2 MIN

Sortir son PER : capital, rente et la fiscalité 2026

Camille déduit à 30 % pendant qu'elle exerce. À la retraite, ses revenus en baisse, elle repasse souvent à 11 %. Cet écart de tranche, c'est tout l'intérêt du dispositif. Encore faut-il regarder de près la fiscalité de sortie : elle n'est pas la même selon que vous récupérez votre épargne en capital ou en rente. La base : vous choisissez librement entre capital en une fois, capital fractionné, rente, ou un mix (article L. 224-5 du Code monétaire et financier).

La sortie en capital

Pour des versements déduits à l'entrée, le retrait en capital se lit en deux parts. La part « versements » est imposée au barème de l'IR dans la catégorie des pensions, mais sans l'abattement de 10 %. Beaucoup de simulateurs grand public se trompent ici : ils appliquent l'abattement de 10 % des salaires, qui ne joue pas pour la part versements d'un PER — vérifiez ce point avant de vous fier à une projection en ligne. Et un point en votre faveur : cette part versements échappe aux prélèvements sociaux, et le système du quotient (article 163-0 A) peut lisser une grosse sortie. La part « gains » est imposée au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR au titre de l'article 200 A + 18,6 % de prélèvements sociaux).

Fiscalité de sortie en capital du PER (versements déduits), taux 2026. Les 18,6 % de prélèvements sociaux ne frappent que les gains : la part versements en est exonérée.
Sortie en capitalImposition IRPrélèvements sociaux
Part « versements » (déduits à l'entrée)Barème des pensions, sans abattement 10 % (quotient possible)Exonérée
Part « gains »PFU 12,8 % (option barème possible)18,6 %
Total sur les gains—PFU 31,4 %

Les prélèvements sociaux du PER, c'est 18,6 % — et sur les gains seulement

On nous pose la question à presque chaque rendez-vous retraite, et la confusion est toujours la même : 17,2 % ou 18,6 % ? Sur les gains, les prélèvements sociaux sont de 18,6 % (CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5, depuis la LFSS 2026), ce qui porte le PFU à 31,4 %, et non 30 %. Le taux de 17,2 % ne vaut que pour l'assurance-vie, les contrats de capitalisation et les revenus fonciers nus — jamais pour le PER. Et surtout : ces 18,6 % ne touchent que les gains ; la part « versements » du capital de sortie est exonérée de PS. Le détail de cette dualité : prélèvements sociaux 2026 : la dualité 18,6 % / 17,2 %.

La sortie en rente

En rente, pour des versements déduits, la rente est imposée comme une pension (rente viagère à titre gratuit, articles 79 et 158-5 du CGI), avec l'abattement de 10 %, plus les prélèvements sociaux. Pour un ostéopathe qui veut compenser une pension CIPAV faible mais régulière, une rente PER joue exactement ce rôle : un revenu à vie qui s'ajoute à la pension. Un mix est souvent pertinent — un capital partiel pour un projet (travaux, voyage), une rente pour le complément mensuel.

La vraie question : votre TMI demain sera-t-elle plus basse qu'aujourd'hui ?

Le PER est gagnant si votre TMI à l'entrée (30 % en pleine activité) est supérieure à votre TMI à la sortie (souvent 11 %, voire 0 %, à la retraite, quand la pension CIPAV chute) : c'est le cas de Camille (§5), 30 % déduits, 11 % à la sortie. Et comme la CIPAV verse peu, la chute de tranche à la retraite est souvent nette chez l'ostéopathe. Cas limite : si vous êtes déjà à 0 ou 11 % en activité (jeune ostéo comme Théo, mi-temps), l'avantage à l'entrée est faible et l'assurance-vie ou les versements non déductibles deviennent préférables. Pour comparer au cas par cas, voyez la fiscalité à la sortie du PER : capital ou rente et PER ou assurance-vie : que choisir selon votre profil.
§ 8VERSEMENTS·1 MIN

Versements libres, jamais un mensuel rigide

En rendez-vous, beaucoup d'ostéopathes nous arrivent avec un mandat de versement mensuel fixe déjà signé chez un courtier, prélevé toute l'année. Pour un salarié payé tous les mois, soit. Pour un ostéopathe aux revenus variables, c'est un piège de trésorerie : votre activité connaît des creux (été calme, congés, un dos bloqué qui vous arrête trois semaines), et un prélèvement rigide peut étrangler votre trésorerie une mauvaise année, au point de vous forcer à puiser ailleurs ou à suspendre dans l'urgence.

La bonne pratique pour un ostéopathe : des versements libres annuels. Vous attendez la fin de l'année, vous connaissez votre bénéfice réel, vous mesurez votre trésorerie disponible — et seulement alors vous décidez du montant à verser, en saturant la tranche d'imposition la plus chère sans assécher votre fonds de roulement. Une bonne année : vous chargez. Une année creuse : vous réduisez, voire vous ne versez rien — le plancher de déduction de 4 806 € (art. 154 bis) reste le minimum déductible de chaque année où vous versez réellement (il ne se reporte pas ; seuls les plafonds non utilisés se reportent, via la voie 163 quatervicies).

Le piège du mensuel fixe — et la souplesse du PER

Un versement mensuel rigide transforme un outil souple en contrainte de trésorerie. Préférez le versement libre, ajusté à votre activité réelle. Deux garde-fous : (1) constituez d'abord une épargne de précaution (3 à 6 mois de charges) avant de saturer le PER, dont l'argent est bloqué ; (2) profitez du report des plafonds non utilisés, porté de 3 à 5 ans pour la voie 163 quatervicies par la LF 2026 : une année sans versement n'est pas perdue. Pour penser l'ordre de vos enveloppes (précaution, AV, PER), voyez les placements de l'ostéopathe : l'ordre des étages.
§ 9LIQUIDITÉ·1 MIN

L'argent est-il bloqué ? Les cas de sortie anticipée

La première objection au PER, en rendez-vous, porte presque toujours sur le blocage : pourrez-vous récupérer cet argent en cas de coup dur avant la retraite ? L'inquiétude est d'autant plus légitime que vos revenus sont variables. En principe, l'épargne du PER est bloquée jusqu'à la retraite. Mais la loi prévoit six portes de sortie anticipée (article L. 224-4 du Code monétaire et financier), dont plusieurs concernent directement un ostéopathe.

Les six cas de déblocage anticipé du PER. Hors ces cas, l'épargne reste bloquée jusqu'à la retraite : le PER se conçoit comme une épargne longue.
Cas de déblocage anticipé (art. L. 224-4 CMF)Concerne l'ostéopathe ?
Acquisition de la résidence principaleSoupape majeure pour le jeune ostéo acheteur
Invalidité (2e ou 3e cat.) du titulaire, des enfants ou du conjointRisque réel vu l'usure physique du métier
Cessation d'activité non salariée suite à liquidation judiciaireCas concret en cas d'échec du cabinet
Décès du conjoint ou partenaire de PACSAccident de la vie
Expiration des droits au chômagePlutôt après une période salariée
SurendettementMesure de protection

Le déblocage « résidence principale » : une soupape pour le jeune ostéo

Contrairement aux anciens contrats Madelin, le PER permet de débloquer l'épargne pour acheter sa résidence principale. Pour un ostéopathe de 30-40 ans, cela transforme le PER en outil à double détente : on déduit aujourd'hui (économie d'impôt), et l'épargne reste mobilisable pour un apport immobilier le moment venu. Les cinq autres cas couvrent les accidents de la vie. Le détail des conditions et de la fiscalité de chaque déblocage : débloquer son PER : les 6 cas de sortie anticipée, et la mécanique générale dans le guide complet du Plan d'épargne retraite.
§ 10DIMENSIONNEMENT·1 MIN

Combien verser pour 1 000 à 1 200 €/mois à 67 ans

Quasiment tous les ostéopathes qu'on accompagne posent cette question, et leur cible doit être placée plus haut qu'un kiné ou un orthophoniste, précisément parce que la CIPAV, sans ASV, laissera un trou plus large. Posons les ordres de grandeur, hypothèses affichées, car ici tout dépend du rendement et de la table de conversion en rente.

De l'objectif au capital cible (ordres de grandeur)

Objectif        = 1 000 a 1 200 EUR / mois
                = 12 000 a 14 400 EUR / an

Capital cible   ~ 300 000 a 400 000 EUR
                  (selon taux de conversion ~3,5 a 4,5 %)

Pour un osteopathe de 45 ans (22 ans d'epargne)
a un rendement net ~3 a 4 % / an :
effort         ~ 700 a 950 EUR / mois pour viser ~350 000 EUR

Hypothèses indicatives, à personnaliser : taux de conversion d'un capital en rente viagère, rendement net annuel et horizon. La cible est relevée par rapport à un paramédical conventionné car la retraite CIPAV de l'ostéopathe, sans ASV, est plus faible.

Comment lire ces projections (et leurs limites)

Ces ordres de grandeur reposent sur trois hypothèses qu'aucun conseiller ne peut garantir : le rendement net annuel de votre épargne (3 à 4 %/an supposés ici), le taux de conversion d'un capital en rente viagère le jour venu, et la durée d'épargne restante. Un point de rendement en plus ou en moins déplace le capital cible de plusieurs dizaines de milliers d'euros. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et hors fonds en euros le capital n'est pas garanti. Ces chiffres servent à cadrer un effort, pas à promettre un résultat : ils doivent être recalculés sur votre situation réelle, votre horizon et votre tolérance au risque.

L'honnêteté qui change la stratégie : le PER seul ne suffit pas

Le calcul est parlant pour Camille : le plafond 154 bis (~7 791 €/an, soit ~650 €/mois maximum) reste en deçà des 700 à 950 €/mois nécessaires pour viser ~350 000 €. Autrement dit, pour un ostéopathe, le PER déductible seul ne finance pas un complément de 1 000 à 1 200 €/mois. Il faut combiner plusieurs enveloppes : le PER pour la part déductible (jusqu'au plafond, à TMI 30 / 41 %), puis de l'épargne non déduite — assurance-vie (souple, fiscalité douce après 8 ans), PEA, SCPI ou immobilier (revenu régulier). Le PER porte la part déductible ; le reste du complément (les 650 €/mois qui manquent chez Camille) viendra de l'assurance-vie, du PEA ou de l'immobilier.

C'est exactement le rôle d'une allocation d'épargne pensée pour la retraite. On détaille où placer chaque euro dans les placements de l'ostéopathe libéral, le rôle de l'assurance-vie comme complément du PER, celui des SCPI pour un revenu complémentaire, la place de l'immobilier de l'ostéopathe, et le calibrage de l'effort dans combien épargner sur un PER pour un complément donné.

§ 11PRIORITÉ MÉTIER·1 MIN

Avant le PER : sécuriser sa prévoyance (priorité ostéo)

Avant de parler épargne à un ostéopathe, un constat s'impose : vous soignez avec votre dos, vos mains et vos poignets, et après quinze ans de manipulations, beaucoup d'ostéopathes consultent à leur tour. Lombalgies, tendinites, syndrome du canal carpien, troubles musculo-squelettiques : la dépendance physique du métier est forte, et le risque d'arrêt ou d'invalidité y est plus élevé que dans bien d'autres professions. Une incapacité, même temporaire, arrête à la fois votre revenu et votre capacité à alimenter un PER. Et chez l'ostéopathe, le filet est doublement mince : pas d'ASV, et un socle invalidité-décès CIPAV souvent forfaitaire. L'ordre n'est donc pas négociable : la prévoyance d'abord, le PER d'épargne ensuite.

Le régime invalidité-décès de la CIPAV existe, mais reste forfaitaire et souvent insuffisant pour maintenir votre train de vie en cas d'arrêt prolongé (les montants exacts sont à vérifier sur lacipav.fr). D'où la priorité à une prévoyance Madelin bien calibrée — indemnités journalières et rente d'invalidité ajustées sur votre revenu réel.

L'enveloppe prévoyance Madelin de l'ostéopathe (2026)

PLAFOND PREVOYANCE / SANTE = 7 % x PASS + 3,75 % x benefice
                           (plafonne a 3 % de 8 PASS = 11 534 EUR)

Exemple : benefice 60 000 EUR
= 7 % x 48 060 + 3,75 % x 60 000
= 3 364 + 2 250
= 5 614 EUR (sous le plafond de 11 534 EUR)

Cette enveloppe prévoyance / santé relève aussi de l'article 154 bis, mais elle est distincte du plafond retraite : elle ne grignote pas votre déduction PER. Pour un ostéopathe à 60 000 € de bénéfice, elle autorise environ 5 614 € de cotisations prévoyance / santé déductibles. Volet perte d'emploi distinct : 1,875 % du bénéfice ou 2,5 % du PASS.

Le PER ne doit jamais évincer la prévoyance

La séquence prioritaire pour l'ostéopathe : d'abord des indemnités journalières et une rente d'invalidité calibrées sur votre train de vie, ensuite seulement l'épargne PER. Saturer son PER en laissant un trou de prévoyance, c'est optimiser l'impôt en exposant l'essentiel : votre revenu et votre capacité même à épargner. Nous détaillons les garanties à viser dans la prévoyance Madelin du libéral.
§ 12RÉCAP·1 MIN

Votre PER d'ostéopathe en 5 décisions

Le PER est un excellent outil pour un ostéopathe — à condition de le poser au bon moment et dans le bon ordre. La CIPAV ne vous fera pas de cadeau : votre retraite, c'est largement vous qui la construirez. Voici la synthèse de la méthode.

Les 5 décisions du PER de l'ostéopathe. L'économie d'impôt de l'année est certaine ; ce que rapportera ensuite l'épargne dépend des marchés.
DécisionLa règle pour l'ostéopathe
1. La prévoyance d'abordMétier physique + filet CIPAV mince : indemnités journalières et rente d'invalidité avant de saturer le PER
2. Le PER selon la trancheLevier de premier plan à TMI 30 / 41 % ; à 11 %, on privilégie l'assurance-vie et le PEA, on charge le PER plus tard
3. Des versements libresRevenus variables : on verse en fin d'année, montant ajusté à l'activité ; jamais un mensuel rigide
4. Combiner les enveloppesLe PER seul ne suffit pas : PER + assurance-vie / PEA + immobilier pour viser 1 000 à 1 200 €/mois
5. Le PER compense, il ne comble pasCapitalisation par-dessus la CIPAV : aucun droit créé dans la caisse (art. L. 131-6 CSS)

L'essentiel à retenir

Pour un ostéopathe à TMI 30 ou 41 %, le PER est un levier de premier plan : vous déduisez jusqu'à 7 791 € à 60 000 € de BNC (≈ 1 800 € d'impôt en moins à 30 %), et vous captez l'écart de tranche quand la CIPAV — peu généreuse et sans ASV — fera chuter votre revenu à la retraite. Pour un ostéopathe à TMI 11 %, le PER attendra : place à l'assurance-vie et au PEA. Dans tous les cas : prévoyance d'abord, versements libres, sortie à 18,6 % sur les seuls gains, et une combinaison d'enveloppes pour viser un vrai complément. Votre PER se cumule à la CIPAV sans valider le moindre point dans la caisse (art. L. 131-6 du CSS). La pièce manquante de la stratégie globale : la gestion de patrimoine de l'ostéopathe, du cabinet à la retraite, et l'ensemble des leviers d'impôt dans la défiscalisation de l'ostéopathe.
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Sources et références légales

  • CGI — les deux plafonds de déduction du PER

    Art. 154 bis CGI (plafond TNS de l'ostéopathe au réel : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS ; plancher 4 806 € ; maximum 88 911 € en 2026 ; volet prévoyance et santé distinct : 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafonné à 3 % de 8 PASS, soit environ 11 534 €). Art. 163 quatervicies CGI (plafond du foyer, voie de l'ostéopathe au micro-BNC, base bénéfice après abattement de 34 % ; mutualisation des conjoints case 6QR, report). Art. 163-0 A CGI (système du quotient à la sortie en capital). Art. 200-0 A CGI (le PER déductible est hors du plafonnement global des niches de 10 000 €). Art. 92 et 102 ter CGI (BNC, micro-BNC abattement 34 %, seuil 83 600 €). Doctrine : BOI-BNC-BASE-40-60-50-20, BOI-IR-BASE-20-50-20.

  • Réformes 2026 (LF / LFSS) et sortie du PER

    Loi n° 2026-103 du 19/02/2026 (LF 2026) : seuil micro-BNC porté à 83 600 €, report des plafonds 163 quatervicies de 3 à 5 ans pour les plafonds générés à partir de 2026 (non rétroactif), fin de la déductibilité des versements après 70 ans. Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : CSG sur le capital portée à 10,6 %, prélèvements sociaux sur les gains du PER à la sortie de 18,6 %, PFU de sortie de 31,4 % sur les gains (la part versements du capital étant exonérée de PS ; le taux de 17,2 % reste limité à l'assurance-vie, la capitalisation et le foncier nu — CSS art. L. 136-8 IV). Arrêté du 22/12/2025 : PASS 2026 = 48 060 € (8 PASS = 384 480 €, plancher 154 bis = 4 806 €). Sortie : art. 79, 158-5 et 200 A CGI, BOI-RSA-PENS-30-10-20, CMF art. L. 224-1, L. 224-2, L. 224-4 et L. 224-5.

  • Statut de l'ostéopathe et caisse de retraite (CIPAV)

    L'ostéopathe exclusif est une profession à titre réglementé (décret n° 2007-435 du 25/03/2007, pris en application de l'art. 75 de la loi 2002-303 du 04/03/2002) mais qui n'est ni un auxiliaire médical ni une profession médicale au sens du Code de la santé publique, et qui n'est pas conventionnée (honoraires libres, actes non remboursés). Il est affilié à la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse — art. L. 640-1 du CSS) pour son régime de base CNAVPL et son régime complémentaire par points, sans part d'allocation supplémentaire vieillesse (ASV) — à distinguer de la CARPIMKO (orthophonistes, kinés, infirmiers, conventionnés) et de la CARCDSF (sages-femmes, dentistes). Valeurs de point et de cotisations 2026 à vérifier sur lacipav.fr ; le détail de la pension est traité dans le guide diagnostic dédié.

  • Cotisations sociales et PER de l'ostéopathe

    Art. L. 131-6 CSS (le versement PER déduit reste dans l'assiette des cotisations TNS ; CIPAV, URSSAF — le PER ne crée aucun droit dans la caisse). Le PER vient en plus du régime obligatoire CIPAV : il compense le trou de pension par capitalisation. Loi PACTE n° 2019-486 du 22/05/2019 et loi Madelin n° 94-126 du 11/02/1994 (origine de la déductibilité ; contrats Madelin fermés à la commercialisation au 01/10/2020, transférables vers un PER). L'activité d'ostéopathe est une activité libérale imposée en bénéfices non commerciaux (BNC), exercée le plus souvent en entreprise individuelle ou en société civile de moyens (SCM, transparente), rarement en SEL. Cette nature BNC conditionne l'accès au plafond TNS de l'article 154 bis.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le calcul de votre plafond de déduction et le dimensionnement de vos versements doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable. Les chiffres et taux cités sont à jour au 12 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les valeurs de cotisations et de point de la CIPAV sont indicatives et à vérifier sur lacipav.fr. Les ordres de grandeur de capital cible et d'effort d'épargne sont des hypothèses indicatives, fonction du rendement et de la table de conversion en rente, et ne valent pas garantie. Le PER comporte un risque de perte en capital et son épargne est bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé.

Foire aux questions

Tout sur le PER de l'ostéopathe libéral en 2026 plafond, économie d'impôt, sortie et CIPAV.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec les ostéopathes : à partir de quelle tranche le PER vaut le coup, pourquoi épargner plus (pas d'ASV), combien déduire selon son BNC, le piège des cotisations CIPAV, la voie micro ou réel et la sortie. Réponses sourcées et à jour 2026.