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Retraite avec 2 millions d'euros : générer une rente régulière et durable

Quel revenu tirer de 2 M€ sans risquer d'y survivre ? Notre réponse : une rente pilotée, pas figée, servie par des rachats programmés et des distributions, adossée à la méthode 4 poches. Vous gardez la propriété, la liquidité et la transmission de votre capital, et vous l'ajustez si vos besoins évoluent.

3 à 5 %3 à 5 % net/an
PilotéeRente pilotée, pas figée
4 pochesMéthode 4 poches
FiscalitéFiscalité 2026 maîtrisée
Hagnéré Patrimoine

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Un conseiller Hagnéré Patrimoine construit avec vous une allocation 4 poches qui transforme vos 2 M€ en revenu durable, indexé sur la durée. Réservez un rendez-vous pour chiffrer votre rente personnalisée.

Sans engagementCGP ORIASRente sur mesure
QH

À propos de l'auteur

Quentin Hagnéré

Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Quentin Hagnéré a fondé Hagnéré Patrimoine en 2020 et en est associé, sans fonction de direction depuis septembre 2026. Auteur de deux livres sur l'investissement immobilier, il signe les guides du cabinet. Le cabinet, présidé par Clément Chatelain, est immatriculé à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF, COA, COBSP).

Auteur du guideCabinet Hagnéré Patrimoine : ORIAS 23002291

Publié le 23 juin 2026 · Temps de lecture : 14 min · Par Quentin Hagnéré, fondateur de Hagnéré Patrimoine, cabinet enregistré à l'ORIAS (CIF / COA / COBSP). Article informatif — chiffres illustratifs, non garantis, risque de perte en capital.

1. 2 M€ à la retraite : transformer un capital en rente régulière et durable

Vous arrivez à la retraite avec 2 millions d'euros de capital. La question n'est plus « comment faire grossir mon épargne ? » mais « comment en tirer un revenu régulier, sans risquer d'y survivre ? ». Tout change : pendant 30 ans vous avez accumulé, désormais il faut décaisser— et ce n'est pas du tout le même métier que l'accumulation. Et c'est précisément là que beaucoup de patrimoines aisés se trompent — non par excès d'audace, mais à force de vouloir être tranquilles.

Cet article traite de la phase de décaissement. Si vous êtes encore dans la phase de constitution et que vous cherchez d'abord à allouer 2 M€ pour les faire fructifier, consultez plutôt notre guide investir 2 millions d'euros en 2026. Ici, le capital existe déjà : l'enjeu n'est plus de le constituer mais de le transformer en revenu— le faire travailler tout en le ponctionnant intelligemment, sans l'épuiser ni le figer.

L'erreur que nous voyons le plus souvent

Au moment de la retraite, beaucoup de patrimoines aisés basculent tout en fonds euros « pour être tranquilles ». C'est l'erreur la plus coûteuse: avec un rendement d'environ 2,6 % net qui couvre à peine l'inflation et un prélèvement de 3 à 5 % pour vivre, vous consommez votre capital sans le voir. Trop de capitaux aisés se mettent en danger à force de vouloir être tranquilles.

En 60 secondes

  • Combien ? Une rente soutenable de 3 à 5 % net, soit 60 000 à 100 000 €/an (5 000 à 8 300 €/mois), illustratif et non garanti.
  • Comment ? Des rachats programmés d'assurance-vie + des distributions de SCPI, pas une rente viagère qui aliène le capital.
  • Avec quelle structure ? La méthode 4 poches (Sécurité, Revenu, Croissance, Illiquide).
  • La vraie erreur : tout placer en fonds euros — garantir une érosion lente du pouvoir d'achat sur 25-30 ans.

Le vrai sujet de la retraite aisée : ne pas survivre à son capital

Quand on dispose de 2 M€, le risque n'est pas de manquer demain. Le risque est double, et plus subtil. Le premier piège, c'est de tout sécuriser. Placer l'intégralité en fonds euros paraît rassurant, mais sur une retraite de 25 à 30 ans, un rendement d'environ 2,6 % net couvre à peine l'inflation. Si vous prélevez 3 à 5 % par an pour vivre, vous grignotez le capital sans le voir, et chaque année votre rente achète un peu moins.

Le second, c'est de figer une rente viagère. Confier 2 M€ à un assureur contre un revenu garanti à vie, c'est aliéner le capital : vous perdez la propriété, la liquidité et la transmission. À votre décès, dans la plupart des configurations, le capital ne revient pas à vos héritiers — il a financé la mutualisation du risque de longévité. Pour un patrimoine de 2 M€, c'est presque toujours un mauvais arbitrage.

Nous faisons l'inverse : une rente pilotée, alimentée par des rachats programmés et des distributions, adossée à une allocation qui fait travailler le capital tout en préservant un coussin de sécurité. Vous gardez la propriété et la liquidité, vous ajustez le flux si vos besoins évoluent, et vous transmettez le moment venu. C'est tout l'objet de ce guide.

2. Quelle rente attendre de 2 M€ ? Le repère des 3 à 5 % net

La rente que vous pouvez tirer d'un capital dépend du taux de retrait que vous appliquez. La célèbre « règle des 4 % », issue d'études américaines, suggère qu'un retrait annuel de 4 % du capital initial, indexé sur l'inflation, est globalement soutenable sur 30 ans. C'est un repère utile, pas une garantie : en contexte français 2026, après fiscalité et compte tenu d'une retraite potentiellement longue, beaucoup de spécialistes retiennent une fourchette plus prudente de 3 à 3,5 % pour préserver le capital réel.

Rente nette indicative pour 2 M€ selon le taux de retrait. Sur un profil dynamique visant 7 % + de rendement, la rente effectivement servie est calibrée prudemment autour de 100-120 k€/an afin de préserver le capital. Illustratif, non garanti — le rendement réel dépend de l'allocation, des marchés et de la fiscalité. Risque de perte en capital.
Taux de retrait netRente annuelle netteRente mensuelleProfil correspondant
3 %60 000 €≈ 5 000 €Prudent — capital très préservé
4 %80 000 €≈ 6 700 €Équilibré modéré
5 %100 000 €≈ 8 300 €Équilibré
7 % +≈ 100-120 000 €≈ 8 300-10 000 €Dynamique — volatilité assumée

Dans les faits, 2 M€ servent une rente de l'ordre de 60 000 à 100 000 € nets par an selon votre profil de risque et votre tolérance à la volatilité. Plus vous acceptez d'exposition actions, plus le taux soutenable monte — mais au prix d'une plus grande variabilité année après année. Le bon taux dépend de votre âge, de votre espérance de vie, de votre besoin réel de revenu et de votre sérénité face aux marchés.

Comment lire ces chiffres

Les taux de retrait et les rentes ci-dessus sont des repères pédagogiques, calculés à allocation et fiscalité constantes. Le revenu réellement servi dépend du profil et de l'horizon : un même capital peut servir 60 000 € très sereinement ou 100 000 € avec plus de volatilité. Pour prolonger le raisonnement, voyez combien rapportent 2 millions d'euros placés et notre approche pour devenir rentier. Chiffres illustratifs, non garantis, risque de perte en capital.

Rente fixe ou revenus flexibles : la différence qui compte

Tout l'enjeu est de choisir la mécanique qui sert la rente. Deux mondes s'opposent : la rente viagère d'un assureur (revenu garanti à vie, mais capital aliéné) et les rachats programmés (revenu flexible, capital conservé). Le tableau ci-dessous résume ce qui les distingue.

Rente viagère vs rachats programmés. Pour un capital de 2 M€, les rachats programmés conservent propriété, liquidité et transmission.
CritèreRente viagère (assureur)Rachats programmés (rente pilotée)
Propriété du capitalAliénéeConservée
Liquidité / accès au capitalAucuneTotale, à tout moment
Ajustabilité du fluxFigéeModulable selon les besoins
Garantie à vieOui (risque assureur)Non garantie, mais pilotable
FiscalitéRente partiellement imposée (art. 158-6 CGI)Seule la quote-part de plus-value est imposée
Indexation inflationSouvent absente ou coûteusePossible via la poche Croissance
Transmission du capitalEn général perdueCapital résiduel transmis (990 I)

Notre parti pris

Pour 2 M€, nous privilégions très largement la rente pilotée par rachats programmés et distributions. La rente viagère ne se justifie que pour sécuriser un socle de dépenses incompressibles ou en anticipation d'une longévité exceptionnelle — et même dans ce cas, sur une fraction limitée du capital seulement.

3. La logique 4 poches au service du revenu

Notre signature de gestion repose sur une structuration en quatre poches, chacune ayant une fonction précise dans la machine à rente. Ce n'est pas un découpage théorique : c'est ce qui permet de servir un revenu régulier sans jamais vendre au mauvais moment. Tout converge vers une trésorerie qui distribue le cash, alimentée tour à tour par les distributions et par des arbitrages opportuns.

Poche Sécurité : le coussin de 2 à 3 ans de dépenses

La poche Sécurité, c'est le fonds euros en assurance-vie et les liquidités. Sa mission : couvrir 2 à 3 ans de dépenses et servir de réserve d'arbitrage. C'est elle qui finance votre rente quand les marchés baissent, vous évitant de céder des actions à perte. Garantie en capital, elle est le socle de tranquillité de toute la construction. Selon le profil, elle pèse de 15 % à 30 % du capital.

Poche Revenu : le cœur de la machine à rente

C'est le moteur du flux. On y loge des SCPI européennes (distribution illustrative de l'ordre de 4 à 5 % brut), des fonds obligataires datés à portage (visibilité du rendement à échéance), de la dette privée et des produits structurés à coupon avec protection partielle. Ces briques, logées en assurance-vie et en support obligataire ou contrat de capitalisation, génèrent le flux régulier qui finance la rente. C'est la poche la plus importante, de 35 % à 45 % du capital.

Poche Croissance : préserver le pouvoir d'achat dans la durée

Indispensable et trop souvent négligée à la retraite, la poche Croissance, ce sont les ETF actions monde (indices mondiaux type MSCI World ou S&P 500) en assurance-vie, PEA et compte-titres. Son rôle n'est pas de distribuer du revenu mais de faire croître le capital plus vite que les prélèvements et l'inflation sur 25 à 30 ans. C'est elle qui reconstitue ce que la rente consomme. Selon le profil, de 20 % à 30 %.

Poche Illiquide : un complément mesuré à la retraite

La poche Illiquide regroupe la nue-propriété de SCPI (valorisation différée, hors assiette IFI le temps du démembrement), le private equity, la dette privée et l'infrastructure non cotée. Elle apporte un surcroît de performance (le private equity affiche historiquement de l'ordre de 11 % par an net en moyenne, avec une forte dispersion). À la retraite, elle reste mesurée : de 5 % à 20 % du capital, car la liquidité doit primer. Comme dans toute logique de gestion de fortune, cette poche grossit avec la taille du patrimoine.

Le principe de circulation

Les quatre poches ne sont pas étanches. La Poche Revenu distribue le flux courant ; la Poche Sécurité prend le relais les mauvaises années ; la Poche Croissance se vend en période favorable pour reconstituer la Sécurité ; la Poche Illiquide ajoute du rendement de long terme. Tout converge vers la trésorerie qui verse la rente.

4. Les enveloppes qui optimisent la rente (assurance-vie, capitalisation, SCI)

La performance brute d'une allocation compte, mais c'est l'enveloppe fiscale qui fait la différence sur le revenu net. Quatre enveloppes structurent une rente efficace :

  • L'assurance-vie : le cœur du dispositif — abattement après 8 ans, fiscalité des rachats légère, transmission hors succession (990 I). Logez-y la Poche Sécurité (fonds euros) et une large part de la Poche Revenu.
  • Le contrat de capitalisation: même fiscalité que l'assurance-vie sur les rachats, mais transmissible entre vifs par donation — idéal pour préparer la transmission tout en générant du revenu.
  • Le PEA: exonéré d'impôt sur le revenu après 5 ans (PS 18,6 % à la sortie). Parfait pour loger une part de la Poche Croissance (ETF) et opérer des retraits ponctuels peu fiscalisés.
  • Le compte-titres et la SCI: le CTO pour les actifs hors PEA, la SCI pour détenir l'immobilier de rendement et organiser sa transmission.

Les rachats programmés d'assurance-vie : la rente fiscalement douce

C'est la mécanique reine de la rente pilotée. Sur un contrat de plus de 8 ans, vous programmez des rachats partiels réguliers (par exemple mensuels). Le mécanisme fiscal est simple et puissant : seule la quote-part de plus-value contenue dans le rachat est imposée, pas le capital que vous récupérez. Comme un rachat ne contient qu'une fraction de gain, l'assiette imposable réelle est faible.

Fiscalité d'un rachat partiel après 8 ans (2026)

Assiette imposable = quote-part de plus-value du rachat
  − Abattement annuel : 4 600 € (seul) / 9 200 € (couple)
  → PFL 7,5 % (jusqu'à 150 000 € de primes) ou 12,8 % au-delà
  + Prélèvements sociaux 17,2 %

Sur un rachat où la part de plus-value est faible, l'impôt net réel est minime. C'est ce qui rend la rente par rachats programmés fiscalement douce. Illustratif — votre situation peut varier.

Prenons un couple qui rachète 48 000 € par an sur des contrats de plus de 8 ans : seule une fraction de ce montant est du gain, et cette plus-value est d'abord absorbée par l'abattement de 9 200 €, puis taxée à seulement 7,5 % + 17,2 %. Le revenu net est très proche du montant racheté.

L'essentiel sur les enveloppes

  • Assurance-vie : cœur du dispositif — fonds euros (Sécurité) + une large part de la poche Revenu, rachats fiscalement doux après 8 ans, transmission 990 I.
  • Contrat de capitalisation : même fiscalité de rachat, mais transmissible de votre vivant par donation.
  • PEA: ETF de la poche Croissance, exonéré d'IR après 5 ans (PS 18,6 % à la sortie), idéal pour des retraits ponctuels.
  • Compte-titres et SCI: le surplus hors PEA et l'immobilier de rendement à transmettre.
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5. Construire un revenu indexé sur l'inflation

Une rente qui ne progresse pas est une rente qui s'appauvrit. Sur 25 à 30 ans, même une inflation modérée ronge le pouvoir d'achat : à 2 % par an, 100 € d'aujourd'hui ne valent plus qu'environ 55 € dans 30 ans. Une rente fixe perd ainsi près de la moitié de sa valeur réelle. L'objectif n'est donc pas seulement de servir un revenu, mais un revenu qui suit le coût de la vie.

C'est précisément le rôle de la Poche Croissance : en faisant croître le capital, elle permet de revaloriser progressivement le montant des rachats. C'est aussi celui de certaines SCPI dont les loyers, indexés, progressent dans le temps. Aucune clause ne vous garantit cette indexation : elle vient uniquement de la façon dont vous répartissez votre capital.

Pourquoi tout en fonds euros serait une erreur

Refaisons le calcul simplement. Un fonds euros rapporte de l'ordre de 2,6 % net en 2026 (référence illustrative). Si l'inflation tourne autour de 2 %, votre rendement réel net est quasi nul. Or, pour vivre, vous prélevez 3 à 5 %. Résultat : en restant tout en fonds euros, vous entamez votre capital chaque année — souvent plus vite que prévu.

L'erreur la plus coûteuse du capital aisé

À la retraite, la vraie erreur n'est pas de prendre trop de risque, mais d'en prendre trop peu. Tout sécuriser, c'est garantir une érosion lente et certaine. Une poche Croissance correctement calibrée n'a rien d'un coup de poker : sur trente ans, c'est elle qui protège votre pouvoir d'achat. Cela suppose d'accepter une volatilité maîtrisée — d'où le coussin de la Poche Sécurité. Chiffres illustratifs, non garantis, risque de perte en capital.

6. Allocation cible selon votre profil de risque

Pas d'allocation passe-partout : on raisonne plutôt par trois calibrages types, selon votre tolérance au risque et votre besoin de revenu. Les répartitions ci-dessous sont des illustrations pédagogiques pour 2 M€ ; votre allocation réelle sera personnalisée. Chiffres illustratifs, non garantis.

Profil prudent — rente visée ≈ 3 % net (≈ 60 k€/an)

L'objectif est une rente régulière, sécurisée et durable. La poche Sécurité est renforcée pour absorber les chocs ; la rente provient de rachats programmés fiscalement doux, complétés par les distributions de SCPI.

Profil prudent 2 M€ — rendement net visé ≈ 3 %, soit ≈ 60 000 €/an. Avec le temps, on peut accroître la Sécurité si le besoin de revenu se stabilise. Illustratif, non garanti.
PochePartMontantBriques principales
Sécurité30 %600 000 €Fonds euros (coussin 2-3 ans, réserve d'arbitrage)
Revenu45 %900 000 €SCPI européennes, obligataire daté, structurés à coupon (AV + capitalisation)
Croissance20 %400 000 €ETF actions monde (AV + compte-titres)
Illiquide5 %100 000 €Nue-propriété de SCPI (valorisation différée)

Profil équilibré — rente visée ≈ 5 % net (≈ 100 k€/an)

On cherche une rente plus généreuse tout en préservant le capital réel. La Poche Croissance est renforcée pour que le capital se reconstitue au rythme des prélèvements. La rente combine rachats programmés (assiette réduite à la seule plus-value) et distributions de SCPI et de dette privée.

Profil équilibré 2 M€ — rendement net visé ≈ 5 %, soit ≈ 100 000 €/an. La poche Croissance travaille pour que le capital se reconstitue. Illustratif, non garanti.
PochePartMontantBriques principales
Sécurité20 %400 000 €Fonds euros (coussin de liquidité 2-3 ans)
Revenu45 %900 000 €SCPI européennes, obligataire daté, dette privée, structurés (AV + capitalisation)
Croissance25 %500 000 €ETF actions monde (AV, PEA, compte-titres)
Illiquide10 %200 000 €Nue-propriété de SCPI, infrastructure non cotée

Profil dynamique — rente visée ≈ 7 % + net (≈ 100-120 k€/an)

Vous acceptez de la volatilité pour une rente élevée et un capital qui continue de croître. La Poche Sécurité, réduite, reste suffisante pour traverser une mauvaise année sans vendre. La Poche Illiquide monte fortement (private equity, infrastructure, or) en contrat de capitalisation ou assurance-vie luxembourgeoise.

Profil dynamique 2 M€ — rendement net visé 7 % +, soit potentiellement 100-120 000 €/an, capital préservé voire accru. Illustratif, non garanti, risque de perte en capital élevé.
PochePartMontantBriques principales
Sécurité15 %300 000 €Fonds euros (coussin réduit mais suffisant)
Revenu35 %700 000 €SCPI européennes, dette privée, obligataire daté, structurés (AV + capitalisation)
Croissance30 %600 000 €ETF actions monde (PEA, compte-titres, capitalisation)
Illiquide20 %400 000 €Private equity, infrastructure non cotée, dette privée, or (capitalisation / AV luxembourgeoise)

La règle d'or de la rente dynamique

Quel que soit le profil, et surtout en dynamique : ne jamais financer la rente en cédant la Poche Croissance à contretemps. La rente est financée par les distributions du Revenu et par des rachats calibrés sur la Poche Sécurité, ce qui évite de vendre des actions en période de baisse. C'est le fondement de la durabilité. Tous les chiffres présentés sont illustratifs et ne constituent pas une promesse de rendement.

Note de méthode sur ces allocations

Ces trois calibrages sont des illustrations pédagogiques, pas des modèles à reproduire à l'identique. Le bon dosage entre les quatre poches se détermine selon votre profil de risque, votre horizon et votre besoin de revenu — et il évolue dans le temps. Les rendements visés (≈ 3 %, 5 % ou 7 % + net) sont des objectifs illustratifs, non des engagements : ils dépendent des marchés et de la fiscalité, avec un risque de perte en capital sur les unités de compte, les SCPI, les actions et les actifs non cotés.

Pour explorer les paliers voisins, voyez nos guides rente et transmission avec 1 million, rente, IFI et transmission avec 3 millions et générer une rente avec 5 millions.

7. Exemple chiffré : 2 M€ qui versent une rente

M. et Mme T., 66 ans, viennent de prendre leur retraite avec 2 M€ de capital et une pension de base modeste. Profil équilibré, ils visent 80 000 € de revenus complémentaires nets par an. Voici la mécanique mise en place (hypothèses explicites, cas illustratif).

Allocation du cas M. et Mme T. (2 M€, profil équilibré). Cas illustratif, non garanti, risque de perte en capital.
BriqueMontantEnveloppeRôle
Fonds euros (coussin)400 000 €Assurance-viePoche Sécurité — 2-3 ans de dépenses
SCPI / obligataire daté / dette privée900 000 €2 contrats d'assurance-viePoche Revenu — distributions
ETF actions monde500 000 €PEA + compte-titresPoche Croissance — anti-inflation
Nue-propriété de SCPI200 000 €Détention directePoche Illiquide — valorisation différée, hors IFI

Mécanique de la rente (cas M. et Mme T.)

Rachats programmés AV  : 4 000 €/mois = 48 000 €/an
  (seule la part de plus-value est imposée, sous abattement)
Distributions SCPI       : ≈ 32 000 €/an
──────────────────────────────────────────────
Rente nette visée        : ≈ 80 000 €/an (~5 % net)

Après 8 ans de détention : abattement 9 200 €/an (couple)
La poche Croissance compense les prélèvements
→ capital stable en termes réels

Hypothèse de rendement global ≈ 5 % net. La poche Croissance compense les prélèvements pour stabiliser le capital réel. Illustratif et non garanti — risque de perte en capital.

Le résultat : un revenu de ≈ 80 000 € nets par an, une fiscalité allégée grâce aux rachats sous abattement, un capital qui reste stable en termes réels, et une pleine liquidité. Et surtout, le couple conserve la propriété de son capital et pourra le transmettre. Une rente viagère leur aurait servi un revenu comparable… mais aliéné les 2 M€.

Hypothèses et avertissement

Ce cas est illustratif et repose sur des hypothèses de rendement et de fiscalité 2026. Il ne constitue ni un conseil personnalisé ni une garantie de résultat. Les rendements réels peuvent être supérieurs ou inférieurs, et un risque de perte en capital existe sur les unités de compte, les SCPI et les actions.

8. Fiscalité 2026 des revenus du capital à la retraite

La fiscalité 2026 introduit une dualité de prélèvements sociaux qu'il est essentiel de maîtriser pour optimiser une rente. Appliquer un taux unique partout serait une erreur : tout dépend de la nature du revenu.

Dualité des prélèvements sociaux 2026 (LFSS 2026, loi n° 2025-1403). 17,2 % sur AV/capi/foncier ; 18,6 % sur PEA et revenus mobiliers hors AV.
Revenu / enveloppePrélèvements sociauxRégime résumé
Assurance-vie (rachat)17,2 %Après 8 ans : abattement 4 600/9 200 €, PFL 7,5 % (< 150 k€ primes) puis 12,8 %
Contrat de capitalisation17,2 %Même régime que l'assurance-vie sur les rachats
Revenus fonciers (SCPI française)17,2 %Barème de l'impôt sur le revenu + PS
SCPI européennes (quote-part étrangère)Souvent exonéréeFiscalité étrangère + crédit d'impôt / exemption, PS évités sur la quote-part étrangère
PEA (après 5 ans)18,6 %Exonéré d'impôt sur le revenu, PS dus à la sortie
Dividendes / PV mobilières (CTO)18,6 %PFU 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS)

Garde-fou : pas de taux unique en 2026

Depuis la LFSS 2026, les prélèvements sociaux sont de 17,2 % sur l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, les revenus fonciers, les plus-values immobilières et le PEL, mais de 18,6 % (CSG +1,4 pt) sur les dividendes, intérêts, plus-values mobilières, PEA, PER et crypto. Le PFU est donc de 30 % sur l'assurance-vie mais de 31,4 % sur les dividendes et plus-values mobilières hors AV / PEA.

Transmission. L'assurance-vie échappe aux droits de succession dans les limites de l'article 990 I pour les primes versées avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 % au-delà. Les primes versées après 70 ans relèvent de l'article 757 B (abattement global de 30 500 €, droits de succession sur les primes, gains exonérés).

IFI. L'impôt sur la fortune immobilière est dû au-delà de 1,3 M€ de patrimoine immobilier net taxable (barème par tranches jusqu'à 1,5 %). Seule la fraction immobilière compte : SCPI, parts de SCI, et la fraction immobilière des contrats de capitalisation (article 972). La nue-propriété sort temporairement de l'assiette, ce qui en fait un levier d'optimisation — détaillé dans notre guide optimisation de l'IFI.

Hauts revenus : CEHR et CDHR [à vérifier selon votre situation]

Au-delà de 250 000 € (célibataire) / 500 000 € (couple) de revenu fiscal de référence, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR, art. 223 sexies) s'applique à 3 % puis 4 %. Une contribution différentielle (CDHR, art. 224) peut imposer un plancher de 20 % du RFR aux très hauts revenus ; les prélèvements sociaux sont exclus de son numérateur. Le périmètre exact 2026 doit être vérifié selon votre situation (loi de finances 2026, loi n° 2026-103).

9. L'angle Hagnéré : la rente pilotée, pas figée

Notre position est claire : une rente de retraite réussie n'est jamais figée, elle se pilote en continu. Là où la rente viagère verrouille un montant et aliène le capital, la rente pilotée s'ajuste à votre vie — un projet, une dépense de santé, une envie de transmettre davantage à un moment donné. Vous restez maître de votre capital, à chaque étape.

Le cœur technique de cette approche est le séquençage, qui neutralise le risque de séquence des rendements: le danger de prélever sur les actions pendant un marché baissier. Le principe est facile à comprendre, plus délicat à tenir dans la durée : on finance la rente sur la Poche Sécurité quand les marchés baissent, et on ne reconstitue cette poche en vendant la Croissance qu'en période favorable. On ne cède jamais les actions à contretemps. C'est exactement la différence entre une rente qui tient trente ans et une rente qui s'éteint au bout de quinze.

C'est aussi une affaire de suivi: une revue régulière de l'allocation, du niveau de la rente, de la fiscalité et des opportunités de transmission. Avec le temps, on peut accroître la Poche Sécurité si le besoin de revenu se stabilise, ou au contraire laisser la Croissance travailler davantage. La rente s'adapte à votre situation au fil des années — elle s'inscrit dans une démarche de vivre de ses rentes pensée dans la durée, et peut s'appuyer sur des enveloppes patrimoniales avancées comme le plan d'épargne retraite ou l' assurance-vie luxembourgeoise pour les patrimoines les plus importants.

Méthode documentée

Une rente sur mesure, par un cabinet noté 4,7/5

Beaucoup de nos clients retraités nous le disent : ce qu'ils retiennent, c'est la clarté de la méthode — allocation 4 poches, rente pilotée, fiscalité maîtrisée et transmission préparée. Construisons la vôtre.

4,7/5 sur Trustpilot26 avisCGP ORIAS

10. Passer à l'action

Si vous ne deviez retenir que l'essentiel : avec 2 M€, une rente soutenable de 3 à 5 % net (60 000 à 100 000 € par an) est atteignable, illustrative et non garantie ; elle passe par des rachats programmés et des distributions plutôt que par une rente viagère, le tout structuré par la méthode 4 poches qui préserve propriété, liquidité et transmission ; et la vraie erreur serait de tout sécuriser, car l'inflation et le séquençage des marchés exigent une Poche Croissance.

Calibrons votre rente. Un conseiller Hagnéré Patrimoine construit avec vous une allocation qui transforme vos 2 M€ en revenu durable, indexé sur la durée. Nous chiffrons votre rente personnalisée, calibrons les enveloppes, optimisons la fiscalité 2026 et préparons la transmission — dans un rapport écrit.

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Pour aller plus loin

Avertissement réglementaire

Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Tous les chiffres, rendements et exemples sont illustratifs et non garantis : tout investissement comporte un risque de perte en capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité dépend de votre situation et peut évoluer. Hagnéré Patrimoine est un cabinet de CGP enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF, COA, COBSP), siège à Bassens (73000).

Mise à jour : 23 juin 2026. Sources : Code Général des Impôts (art. 125-0 A, 158-6, 990 I, 757 B, 964 à 983, 972, 223 sexies, 224), Code des assurances, BOFiP, Légifrance, LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), CJUE de Ruyter (C-623/13), impots.gouv.fr, service-public.fr (PASS 2026 = 48 060 €). Les barèmes et taux mentionnés sont ceux en vigueur à la date de publication.

Questions fréquentes

Questions fréquentes : générer une rente avec 2 millions d'euros

À un taux de retrait soutenable de 3 à 5 % net par an, 2 millions d'euros génèrent une rente de l'ordre de 60 000 à 100 000 € nets par an, soit 5 000 à 8 300 € par mois. Un profil prudent vise plutôt 3 % (60 000 €), un profil équilibré 5 % (100 000 €), un profil dynamique 7 % et plus (potentiellement 100 à 120 000 €) au prix d'une volatilité plus forte. Ces chiffres sont illustratifs, non garantis : le rendement réel dépend de l'allocation, des marchés et de la fiscalité, avec un risque de perte en capital.

Avec 2 millions d'euros, les rachats programmés d'assurance-vie sont presque toujours préférables à la rente viagère d'un assureur. La rente viagère aliène le capital : vous touchez un revenu à vie mais vous perdez la propriété, la liquidité et la transmission du capital, qui meurt en général avec vous. Les rachats programmés conservent la propriété et la liquidité, sont ajustables si vos besoins évoluent, fiscalement légers car seule la quote-part de plus-value est imposée, et transmettent le capital résiduel via l'article 990 I. La rente viagère ne se justifie que pour sécuriser un socle de dépenses incompressibles ou en cas de longévité exceptionnelle.

La fameuse « règle des 4 % », issue d'études américaines, est un repère et non une garantie. En contexte français 2026, après fiscalité et avec une retraite potentiellement longue de 25 à 30 ans, un taux de 3 à 3,5 % net est plus prudent pour ne pas éroder le capital ; 4 à 5 % reste tenable avec une poche Croissance qui reconstitue le capital. Au-delà de 5 à 6 %, la durabilité suppose une exposition actions importante et une tolérance à la volatilité. Le bon taux dépend de votre âge, de votre espérance de vie, de votre tolérance au risque et de votre besoin réel de revenu.

Parce que sur 25 à 30 ans de retraite, l'inflation érode le pouvoir d'achat. Un fonds euros qui rapporte environ 2,6 % net en 2026 couvre à peine l'inflation : le pouvoir d'achat de votre rente stagne, et si vous prélevez 3 à 5 %, vous consommez le capital. Tout sécuriser, c'est garantir une érosion lente. La vraie erreur du capital aisé à la retraite n'est pas de prendre trop de risque, mais d'en prendre trop peu. Une poche Croissance en actions monde est indispensable pour que le capital se revalorise plus vite que les prélèvements et l'inflation.

La méthode 4 poches structure le capital selon sa fonction. Poche Sécurité : fonds euros et liquidités, un coussin de 2 à 3 ans de dépenses pour ne jamais vendre au mauvais moment. Poche Revenu : le cœur de la machine à rente, avec SCPI, SCPI européennes, obligataire daté à coupons connus, dette privée et produits structurés à coupon, logés en assurance-vie et capitalisation. Poche Croissance : ETF actions monde pour préserver le pouvoir d'achat dans la durée. Poche Illiquide : private equity, dette privée, infrastructure non cotée, complément de performance qui grossit avec le patrimoine. La rente est alimentée par les distributions de la poche Revenu et par des rachats programmés calibrés sur la poche Sécurité.

Sur un contrat de plus de 8 ans, chaque rachat partiel ne taxe que sa quote-part de plus-value. Vous bénéficiez d'un abattement annuel de 4 600 € (personne seule) ou 9 200 € (couple) sur les plus-values, puis d'un prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes versées, 12,8 % au-delà, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Comme un rachat de 4 000 € par mois ne contient qu'une fraction de gain, l'assiette imposable réelle est faible : c'est ce qui rend la rente par rachats fiscalement douce.

Les deux ont des rôles différents et complémentaires. Les SCPI, surtout européennes, sont des briques de la poche Revenu : elles distribuent un flux régulier de l'ordre de 4,7 à 4,9 % brut illustratif, qui finance directement la rente, et les SCPI européennes évitent les prélèvements sociaux français sur la quote-part étrangère. Les ETF actions monde sont la poche Croissance : ils ne distribuent pas forcément mais font croître le capital pour contrer l'inflation sur 25 à 30 ans. Une bonne rente combine les deux : les SCPI pour le revenu immédiat, les ETF pour la pérennité du capital.

C'est le risque de séquence des rendements : prélever sur la poche actions pendant un marché baissier cristallise les pertes et fragilise toute la retraite. La solution s'appelle le séquençage. On conserve une poche Sécurité de 2 à 3 ans de dépenses en fonds euros, qui sert à financer la rente quand les marchés baissent. On ne vend la poche Croissance qu'en période favorable, pour la reconstituer. Ainsi, on ne cède jamais les actions à contretemps. C'est le principe de base d'une rente bien pilotée.

Oui, et c'est un avantage majeur sur la rente viagère. Le capital résiduel dans vos contrats d'assurance-vie se transmet hors succession dans les limites de l'article 990 I pour les primes versées avant 70 ans : abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 €, puis 31,25 % au-delà. Les primes versées après 70 ans relèvent de l'article 757 B (abattement global de 30 500 €, droits de succession sur les primes, les gains restant exonérés). Vous touchez votre rente votre vie durant et vous transmettez ce qui reste, ce qu'une rente viagère ne permet pas.

Une rente efficace combine plusieurs enveloppes, chacune pour un usage précis. Pour le socle et la transmission, l'assurance-vie reste le cœur du dispositif : abattement après 8 ans, fiscalité des rachats légère, transmission 990 I. Si vous voulez transmettre de votre vivant, le contrat de capitalisation applique la même fiscalité sur les rachats mais se donne par donation. Pour sortir des actions avec une fiscalité réduite, le PEA est exonéré d'impôt sur le revenu après 5 ans (prélèvements sociaux 18,6 % à la sortie) et se prête bien aux retraits ponctuels. Le compte-titres prend le relais pour les actifs hors PEA, et la SCI sert à détenir l'immobilier de rendement et à organiser sa transmission. Le choix se calibre selon votre situation.

Depuis la LFSS 2026, il existe une dualité. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % sur l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, les revenus fonciers, les plus-values immobilières et le PEL. Mais ils passent à 18,6 % (CSG majorée de 1,4 point) sur les dividendes, les intérêts, les plus-values mobilières, le PEA, le PER et les crypto-actifs. En conséquence, le prélèvement forfaitaire unique est de 30 % sur l'assurance-vie mais de 31,4 % sur les dividendes et plus-values mobilières hors assurance-vie et PEA. Il ne faut donc jamais appliquer un taux unique : tout dépend de la nature du revenu.

L'impôt sur la fortune immobilière est dû au-delà de 1,3 million d'euros de patrimoine immobilier net taxable, avec un barème par tranches montant jusqu'à 1,5 %. Avec 2 millions d'euros majoritairement financiers, seule la fraction immobilière compte : SCPI, parts de SCI, et la fraction immobilière des contrats de capitalisation (article 972). Un levier classique consiste à détenir de la nue-propriété de SCPI, qui sort temporairement de l'assiette IFI le temps du démembrement. La structuration de la poche immobilière doit donc tenir compte du seuil de 1,3 million.