Parlez à un gestionnaire de fortune indépendant
Family office, assurance-vie luxembourgeoise, private equity, structuration internationale et transmission : nous construisons une stratégie cohérente pour les patrimoines élevés, sans conflit d'intérêts.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en gestion de fortune et stratégies family office
Quentin Hagnéré accompagne les familles fortunées, dirigeants et cédants sur l'allocation multi-actifs, les enveloppes premium, la structuration patrimoniale et la transmission de long terme.
Sommaire
- 1. Introduction
- 2. 5M à la retraite : rente confortable, durable, transmissible
- 3. Quelle rente espérer ? Le repère des 3 à 5 % net
- 4. La logique 4 poches à 5M : illiquide affirmé
- 5. AV luxembourgeoise et crédit lombard à la retraite
- 6. Capitalisation, SCI et transmission de la rente
- 7. Allocation cible selon votre profil de risque
- 8. Exemple chiffré : 5M qui versent une rente
- 9. Fiscalité 2026 d'une rente à 5M
- 10. L'angle Hagnéré : la rente patrimoniale pilotée
- 11. Passer à l'action
- Sources, méthode et mentions
Publié le 23 juin 2026 · Mis à jour le 23 juin 2026 · Temps de lecture : 16 min · Par Quentin Hagnéré, CGP (conseiller en gestion de patrimoine) CIF / COA / COBSP, enregistré à l'ORIAS sous le numéro 23002291.
En 60 secondes
- Rente soutenable : 3 à 5 % net selon le profil, soit environ 150 à 250 k€/an (illustratif, non garanti).
- Méthode 4 poches : Sécurité, Revenu, Croissance, Illiquide — l'illiquide affirmé à 25-35 % à 5 M€.
- Servir la rente : distributions + rachats doux + crédit lombard, jamais de cessions à contretemps.
- Structurer : AV luxembourgeoise FID/FAS + contrat de capitalisation = revenu aujourd'hui et transmission demain.
- Garde-fous 2026 : dualité des PS (17,2 % AV vs 18,6 % dividendes/PV mobilières), 990 I avant 70 ans, IFI au-delà de 1,3 M€.
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une incitation à investir. Tous les chiffres, rendements et allocations sont illustratifs et non garantis : tout investissement comporte un risque de perte en capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité mentionnée est à jour au 23 juin 2026 et dépend de votre situation individuelle ; elle peut évoluer. Pour une analyse adaptée à votre cas, sollicitez un bilan patrimonial personnalisé.
À propos de l'auteur
Quentin Hagnéré
Conseiller en Gestion de Patrimoine — fondateur de Hagnéré Patrimoine
Quentin Hagnéré et son équipe accompagnent dirigeants cédants, retraités fortunés et familles dans la construction de revenus de capital pérennes. Le cabinet structure des allocations 4 poches adossées à l'assurance-vie luxembourgeoise et au crédit lombard, pour servir une rente tout en préparant la transmission.
1. Introduction
Vous arrivez à la retraite — ou vous l'abordez — avec 5 millions d'euros de capital, souvent après la cession d'une entreprise, une carrière de dirigeant ou un héritage. La bonne nouvelle est immédiate : à ce niveau, la question n'est plus « ai-je assez pour vivre ? » — la réponse est oui. La vraie question est : comment transformer ce capital en rente confortable, durable et transmissible, sans le laisser dormir en fonds euros et quelques SCPI ?
En cabinet, je vois trop de retraités aisés se contenter d'un revenu sage, sous-optimisé, alors qu'un capital de 5 millions bien structuré peut servir une rente plus élevée et, simultanément, se transmettre sans frottement. La différence ne tient pas à un produit miracle : elle tient à la méthode. Servir la rente par les distributions et le levier lombard plutôt que par des cessions à contretemps ; adosser le tout à une allocation diversifiée en 4 poches ; et structurer la transmission via le Luxembourg et l'assurance-vie. C'est ce que nous appelons la rente patrimoniale pilotée.
Un point de cadrage avant de commencer. Si vous cherchez d'abord comment allouer 5 millions d'euros au sens large — Dutreil, apport-cession, holding, optimisation au moment de la cession —, consultez notre guide dédié investir 5 000 000 € en 2026. Le présent guide se concentre sur l'après : la phase de retraite et de décaissement, c'est-à-dire comment faire produire une rente à ce capital tout en le préservant.
2. 5M à la retraite : une rente confortable, durable et transmissible
À 5 millions d'euros, le triptyque change de nature. Le revenu est acquis ; ce qui compte désormais, c'est l'optimisation conjointede trois objectifs qui se contredisent souvent quand on les traite séparément : tirer une rente confortable, en minimiser la fiscalité, et transmettre le capital qui la produit. Piloter l'un sans les deux autres, c'est laisser de la valeur sur la table.
Avec 5M, le sujet n'est plus la rente mais son optimisation globale
Le réflexe le plus courant, c'est d'empiler du fonds euros et deux ou trois SCPI françaises, puis de vivre des intérêts. C'est aussi le plus coûteux. Confortable psychologiquement, certes, mais cela revient à laisser dormir un capital qui pourrait, à risque maîtrisé, servir une rente sensiblement plus élevée etse transmettre dans un cadre fiscal privilégié. Un capital qui assure le train de vie aujourd'hui mais ne prépare rien pour les enfants reste, à 5 millions, à moitié exploité.
Notre parti pris : raisonner en rente nette pilotée, calibrée au profil de risque, alimentée par une allocation diversifiée, et structurée dès le départ pour la transmission. Pour le débat théorique sur le taux de retrait soutenable et la règle des 4 %, nous renvoyons à nos guides devenir rentier et vivre de ses rentes : combien faut-il ? ; ici, nous appliquons ces principes au cas concret des 5 millions.
3. Quelle rente espérer de 5M ? Le repère des 3 à 5 % net
Le repère de marché pour une rente soutenable sur un horizon long est de 3 à 5 % net par an. Appliqué à 5 millions d'euros (chiffres illustratifs), cela se traduit ainsi : un prudent qui veut léguer son capital intact visera plutôt 150 000 €/an (~3 % net) ; un équilibré tournera autour de 250 000 €/an (~5 % net), capital maintenu en termes réels ; un dynamique peut aller chercher 250 à 300 000 €/an (~7 %+ net) tout en laissant le capital grossir.
Le calcul de la rente soutenable
Rente annuelle nette = Capital × taux net soutenable Exemple equilibre : 5 000 000 € × 5 % = 250 000 €/an
- Capital :5 000 000 € (hors résidence principale)
- Taux net soutenable :3 à 5 % selon le profil — un SWR conservateur de 2,7 à 3,3 % si l'on veut transmettre le capital intact
- Horizon :25 à 30 ans de décaissement
La règle des 4 % est un point de départ pédagogique ; le consensus moderne retient un taux plus prudent dès lors que l'on veut préserver et transmettre le capital. Chiffres illustratifs, non garantis, risque de perte en capital.
Comprendre le « taux de retrait soutenable »
La fameuse règle des 4 %(un retrait annuel de 4 % du capital de départ, indexé sur l'inflation) a été calibrée pour un horizon de 30 ans et un portefeuille très actions. Pour un retraité de 5 millions qui veut transmettre le capital intact, on lui préfère un taux plus prudent — de l'ordre de 2,7 à 3,3 %— qui n'entame pas le principal. Au-delà de ce socle, la poche Croissanceet l'illiquide reconstituent le capital réel pendant que la poche Revenu sert la rente courante. Le bon taux n'est donc pas un chiffre universel : il dépend de votre profil, de votre horizon et de votre intention de transmission.
Rente, fiscalité et transmission : penser les trois ensemble
Un pourcentage brut ne dit rien tant qu'on ne l'a pas traduit en net après impôt. C'est tout l'enjeu à 5 millions : une rente mal structurée gonfle le revenu fiscal de référence, déclenche la CEHR ou la CDHR, et alourdit inutilement l'ardoise. À l'inverse, une rente servie par des rachats d'assurance-vie (où seule la quote-part de plus-value est taxée), par des SCPI européennes (quote-part étrangère souvent hors prélèvements sociaux français) et par un crédit lombard (aucune imposition déclenchée) supporte un frottement fiscal nettement réduit. Pour le détail du rendement brut théorique enveloppe par enveloppe, voyez notre guide combien rapporte 5 millions d'euros placés. Ici, la cible n'est pas « 4 % aveugle » mais une rente nette pilotée, calibrée au profil, qui préserve le capital transmissible.
4. La logique 4 poches à 5M : revenu robuste et illiquide affirmé
Notre méthode signature range le patrimoine financier en quatre poches, chacune avec son job. Toutes alimentent une même trésorerie centrale, qui sert ensuite le cash de la rente. À 5 millions, la nouveauté par rapport à un patrimoine plus modeste, c'est la montée de l'illiquide: la capacité à immobiliser une part du capital sur le long terme ouvre une prime de rendement que les patrimoines plus petits ne peuvent pas capter — c'est la logique du family office.
Poche Sécurité : un coussin généreux et un collatéral lombard
Du fonds euros logé en assurance-vie multi-contrats (rendement de l'ordre de 2,6 % net en 2026, illustratif), garanti en capital. Sa double fonction : constituer un coussin de plusieurs années de dépenses pour ne jamais vendre au mauvais moment, et servir de collatéral au crédit lombard. Cette poche sécurise la rente, elle ne la finance pas.
Poche Revenu : la colonne vertébrale de la rente
Le cœur du dispositif. On y trouve des SCPI, notamment européennes (rendement de l'ordre de 4,7 à 4,9 % en 2026, illustratif, avec une quote-part étrangère souvent hors prélèvements sociaux français), de l' obligataire daté à coupons connus, de la dette privée et des produits structurés à coupon avec protection partielle. Ces actifs sont logés en assurance-vie luxembourgeoise (FID/FAS) et en contrat de capitalisation, pour une distribution illustrative de 4 à 6 % brut. C'est cette poche qui sert la rente.
Poche Croissance : préserver et faire croître le capital réel
Des ETF actions monde (MSCI World, S&P 500) logés en PEA, puis en assurance-vie ou contrat de capitalisation, enfin en compte-titres. Son rôle n'est pas de servir la rente immédiate mais de préserver le pouvoir d'achatdu capital sur 25 à 30 ans face à l'inflation : c'est le moteur de revalorisation qui permet à la rente de rester confortable dans la durée.
Poche Illiquide : 25-35 % pour le rendement et la diversification
Du private equity (rendement historique de l'ordre de 11 % par an net moyen, avec une forte dispersion, illustratif), de la dette privée, de l'infrastructure non cotée, des co-investissements, de l'or, et de la nue-propriété de SCPI— qui sort temporairement de l'assiette IFI. Logée en holding ou en FAS, cette poche apporte un complément de rendement etune brique de transmission. À 5 millions, elle s'affirme : de 25 % sur un profil équilibré à 35 % sur un profil dynamique.
Pourquoi l'illiquide grossit avec le patrimoine
La poche Illiquide suit la taille du patrimoine : de l'ordre de 10-15 % à 1 M€, 25-35 % à 5 M€ (selon le profil) et 30-40 % au-delà de 10 M€. Plus le capital est élevé, plus on peut immobiliser une fraction sur un horizon long sans menacer la rente — et capter ainsi la prime d'illiquidité que recherchent les family offices. La règle d'or reste : n'immobiliser que ce dont la rente n'a pas besoin à court terme.
5. Assurance-vie luxembourgeoise et crédit lombard à la retraite
L' assurance-vie luxembourgeoise (FID et FAS) est l'enveloppe pivot d'une rente à 5 millions. Elle apporte le super-privilège du souscripteur, le triangle de sécurité (actifs cantonnés chez une banque dépositaire), et une architecture ouverteautorisant titres vifs, non coté, dette privée et multidevises. Point essentiel pour un résident français : la fiscalité reste strictement celle du résident français, sans aucun avantage de barème. L'atout du Luxembourg est structurel (sécurité, flexibilité, accès au lombard), pas fiscal.
Servir une rente sans désinvestir grâce au levier
Le crédit lombard est le levier différenciant de la rente patrimoniale pilotée. Il permet d'obtenir des liquidités adossées au contrat (jusqu'à environ 70 % de la valeur, illustratif) sans effectuer de rachat. Conséquence directe : aucune imposition n'est déclenchée, l'antériorité fiscale du contrat est préservée, et le cadre du 990 I reste intact. Ce levier évite de céder vos meilleurs actifs quand les marchés sont défavorables. Les intérêts sont potentiellement déductibles selon le montage (à valider au cas par cas). Détail du mécanisme dans notre guide AV luxembourgeoise et crédit lombard.
Mini-cas : le lombard comme pont
Un retraité a besoin de 60 000 €ponctuels alors que les marchés sont bas. Premier réflexe, vendre des unités de compte : on matérialise une plus-value imposée et on ampute le capital au plus mauvais moment. La solution que je préfère : tirer 60 000 € en crédit lombardadossé au FID (intérêts de l'ordre de 2 à 4 %, illustratifs). Aucun rachat, aucune imposition déclenchée, le capital reste investi et rebondit ; le remboursement se fait sur les distributions futures. Illustratif ; intérêts et déductibilité selon le montage.
Rente patrimoniale pilotée (distributions + lombard)
Points forts
- Capital conservé et transmissible
- Souplesse : rachats programmés modulables année par année
- Crédit lombard en secours pour ne pas vendre à contretemps
- Fiscalité maîtrisée (seule la quote-part de plus-value taxée)
Points de vigilance
- Exige un pilotage actif et une revue annuelle
- Pas de garantie viagère du revenu
Rente viagère (aliénation du capital)
Points forts
- Revenu garanti à vie (assurance longévité)
- Aucun pilotage requis une fois mise en place
Points de vigilance
- Aliénation irrévocable du capital
- Non transmissible aux héritiers
- Break-even souvent tardif
- À réserver à 15-20 % maximum du patrimoine financier
Construisons votre rente sans céder vos meilleurs actifs
Un conseiller Hagnéré Patrimoine calibre votre allocation 4 poches, votre assurance-vie luxembourgeoise et votre ligne de crédit lombard pour servir une rente nette confortable tout en préservant le capital transmis.
6. Contrat de capitalisation, SCI et transmission de la rente
Le contrat de capitalisationest le complément naturel de l'assurance-vie dans une stratégie de rente. Sur les rachats, il suit exactement le même régimeque l'assurance-vie (abattement après 8 ans, 7,5 % ou 12,8 % selon les primes, plus 17,2 % de prélèvements sociaux). Sa spécificité : il est transmissible et démembrable, conserve son antériorité à la transmission, et peut être détenu par une holding (y compris à l'impôt sur les sociétés). Là où l'assurance-vie est réservée aux personnes physiques et relève du 990 I / 757 B, la capitalisation relève des droits de mutation de droit commun mais ouvre la voie au démembrement.
Une SCIpeut par ailleurs loger et transmettre l'immobilier de rendement, organiser un démembrement et structurer la gouvernance familiale — sujet que nous détaillons dans nos guides dédiés (voir liens ci-dessous).
Préparer la transmission du capital qui sert la rente
Le réflexe décisif : alimenter les contrats avant 70 ans. Les primes versées avant cet âge bénéficient du régime de l'article 990 I — abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Après 70 ans, le régime bascule sur l'article 757 B : abattement global de 30 500 € sur les primes, mais les gains restent exonérés. Un capital de 5 millions réparti entre plusieurs bénéficiaires et alimenté à temps se transmet ainsi dans un cadre nettement plus léger que les droits de succession de droit commun. Pour aller plus loin : succession, donation, démembrement de propriété, holding patrimoniale et, pour les héritiers, hériter de 5 millions et retransmettre sans double taxation.
L'essentiel sur la transmission de la rente
- Avant 70 ans (art. 990 I) : 152 500 € d'abattement par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà — le régime le plus favorable, à privilégier pour alimenter les contrats.
- Après 70 ans (art. 757 B) : abattement global de 30 500 € sur les primes, les gains restant exonérés — utile mais moins puissant que le 990 I.
- Contrat de capitalisation : démembrable et transmissible, il conserve son antériorité et peut loger dans une holding (y compris à l'IS).
- Le réflexe gagnant : répartir le capital entre plusieurs bénéficiaires et alimenter les contrats à temps pour multiplier les abattements.
7. Allocation cible selon votre profil de risque
Voici trois allocations cibles de 5 millions d'euros, déclinées selon le profil de risque. Toutes reposent sur les 4 poches ; ce qui varie, c'est leur pondération — et notamment le poids de l'illiquide, qui s'affirme avec l'appétit pour le risque. Allocations illustratives, non garanties, à personnaliser ; risque de perte en capital.
Comment lire ces trois allocations
Les pourcentages ci-dessous sont des cibles de construction, pas des prévisions de performance. Les rendements nets visés (~3 %, ~5 %, ~7 %+) dépendent du profil de risque et de l'horizon de décaissement, et restent illustratifs et non garantis. La logique de fond est constante : la poche Revenu sert la rente courante, la Sécurité amortit les chocs, la Croissance reconstitue le capital réel, l'Illiquide ajoute du rendement et prépare la transmission. Sur 25 à 30 ans, c'est ce dosage qui compte, pas la recherche du placement vedette.
Profil prudent — rente nette visée ~3 % (~150 k€/an)
| Poche | Part | Montant | Contenu |
|---|---|---|---|
| Sécurité | 30 % | 1,5 M€ | Fonds euros en assurance-vie multi-contrats, coussin pluriannuel + collatéral lombard |
| Revenu | 45 % | 2,25 M€ | SCPI européennes, obligataire daté, dette privée, structurés à coupon (FID + capitalisation) — distribution illustrative 4-5 % brut |
| Croissance | 15 % | 750 k€ | ETF actions monde (assurance-vie + compte-titres) — préserver le pouvoir d'achat |
| Illiquide | 10 % | 500 k€ | Nue-propriété de SCPI, infrastructure non cotée |
La rente est servie par les distributions et des rachats programmés, au frottement fiscal réduit. Rendement net visé de l'ordre de 3 %, soit environ 150 000 € par an. Les contrats alimentés avant 70 ans préparent la transmission, et l'illiquide peut croître légèrement tant que le besoin de revenu reste couvert.
Profil équilibré — rente nette visée ~5 % (~250 k€/an)
| Poche | Part | Montant | Contenu |
|---|---|---|---|
| Sécurité | 20 % | 1 M€ | Fonds euros en assurance-vie multi-contrats, coussin + collatéral lombard |
| Revenu | 35 % | 1,75 M€ | SCPI européennes, obligataire daté, dette privée, structurés à coupon (FID/FAS + capitalisation) — illustratif 4-6 % brut |
| Croissance | 20 % | 1 M€ | ETF actions monde (PEA, compte-titres, capitalisation) — moteur de revalorisation |
| Illiquide | 25 % | 1,25 M€ | Private equity, dette privée, infrastructure non cotée, or, nue-propriété de SCPI (FAS + capitalisation) |
La rente combine distributions, rachats programmés et, si besoin, le crédit lombard pour éviter de vendre en période défavorable. Rendement net visé de l'ordre de 5 %, soit environ 250 000 € par an, tout en laissant la poche Croissance reconstituer le capital. En clair, la poche Revenu paie la rente pendant que la Croissance et l'illiquide tiennent le capital face à l'inflation.
Profil dynamique — rente nette visée ~7 %+ (~250-300 k€/an, capital qui croît)
| Poche | Part | Montant | Contenu |
|---|---|---|---|
| Sécurité | 15 % | 750 k€ | Fonds euros en assurance-vie, coussin + collatéral lombard (plusieurs années sans vendre d'actifs risqués) |
| Revenu | 25 % | 1,25 M€ | SCPI européennes, dette privée, obligataire daté, structurés à coupon (FAS + capitalisation) — illustratif 5-6 % brut |
| Croissance | 25 % | 1,25 M€ | Forte exposition ETF actions monde (PEA, compte-titres, capitalisation) |
| Illiquide | 35 % | 1,75 M€ | Private equity diversifié, dette privée, infrastructure, co-investissements, or (holding ou FAS) |
La rente est servie par les distributions et le levier lombard, qui évite de céder des actifs performants. Rendement net visé de 7 %+, soit potentiellement 250 000 à 300 000 € par an, tout en accroissant le capital transmis. Règle d'or sur ce profil : on ne touche pas à la Croissance ni à l'illiquide pour payer la rente ; le crédit lombard couvre les besoins ponctuels.
Rappel de prudence
Ces trois allocations sont des points de départ illustratifs, à ajuster à votre situation, vos objectifs de transmission et votre tolérance au risque. Aucun rendement n'est garanti et tout investissement comporte un risque de perte en capital. La même logique se décline à d'autres montants : voir générer une rente avec 2 M€ et rente, IFI et transmission avec 3 M€.
8. Exemple chiffré : 5M qui versent une rente confortable
Mme V., 67 ans, dispose de 5 millions d'euros après la cession de son entreprise. Elle vise 200 000 € de revenus nets par anpour maintenir son train de vie et aider ses enfants. Profil équilibré. Voici comment nous structurerions, à titre illustratif, son allocation :
- 1 M€ en fonds euros (coussin de dépenses et collatéral du crédit lombard) ;
- 1,75 M€ en SCPI, dette privée et structurés logés dans un FID luxembourgeois et un contrat de capitalisation ;
- 1 M€ en ETF monde (PEA et compte-titres) ;
- 1,25 M€ en private equity, infrastructure et nue-propriété de SCPI.
La rente est servie par les distributions (environ 90 000 €) et des rachats programmés du contrat de capitalisation, complétés ponctuellement par un crédit lombard adossé au FIDpour saisir une opportunité ou couvrir un besoin sans désinvestir. Rendement global visé de l'ordre de 5 % net : le capital se maintient, et les contrats ouverts avant 70 ans préparent la transmission.
Hypothèses du cas (explicites)
- Profil équilibré, horizon de décaissement 25 à 30 ans.
- Rendements illustratifs 2026 : fonds euros ~2,6 %, SCPI ~4,7-4,9 %, private equity ~11 %/an net moyen (forte dispersion).
- Rente cible 200 000 € nets/an, soit ~4 % du capital — sous le rendement global visé (~5 %), donc capital préservé.
- Contrats alimentés avant 70 ans pour bénéficier du 990 I à la transmission.
Avertissement
Cas illustratif et non garanti, présenté pour montrer la mécanique. Il ne préjuge d'aucun résultat et comporte un risque de perte en capital. En amont, la plus-value de cession a pu bénéficier de l'abattement dirigeant partant à la retraite (500 000 €, art. 150-0 D ter) voire d'un apport-cession (report de l'art. 150-0 B ter, avec remploi de 70 % du produit, conservation 5 ans pour les cessions à compter du 21 février 2026 — à valider à la source) ; ces sujets de la phase avant cession sont traités dans investir 5 000 000 € en 2026.
9. Fiscalité 2026 d'une rente à 5M
La fiscalité de la rente dépend de la source du revenu et de l'enveloppequi le porte. À 5 millions, c'est le bon arbitrage entre ces briques qui détermine la rente nette. Le tableau ci-dessous synthétise les régimes 2026.
| Source de la rente / enveloppe | Fiscalité 2026 | PS |
|---|---|---|
| Rachat AV / AV luxembourgeoise > 8 ans | Abattement 4 600 € (seul) / 9 200 € (couple) sur la plus-value, puis 7,5 % jusqu'à 150 000 € de primes (12,8 % au-delà) ; seule la quote-part de plus-value est taxée | 17,2 % |
| Rachat contrat de capitalisation | Même régime que l'assurance-vie sur les rachats | 17,2 % |
| SCPI françaises / revenus fonciers | Barème de l'impôt sur le revenu | 17,2 % |
| SCPI européennes (quote-part étrangère) | Crédit d'impôt / taux effectif atténuant l'IR français | Souvent hors PS FR |
| Dividendes / intérêts / PV de compte-titres | PFU 12,8 % (ou barème sur option) | 18,6 % → PFU 31,4 % |
| PEA > 5 ans | Exonéré d'impôt sur le revenu | 18,6 % à la sortie |
| Crédit lombard (tirage) | Aucun rachat → aucune imposition déclenchée ; intérêts potentiellement déductibles (selon montage) | — |
Dualité des prélèvements sociaux 2026 — à ne jamais ignorer
Depuis la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), la CSG a augmenté de 1,4 point sur une partie des revenus du capital. Il faut donc appliquer deux taux distincts : 17,2 %sur l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, les revenus fonciers, les plus-values immobilières et le PEL ; 18,6 %sur les dividendes, intérêts, plus-values mobilières, PEA, PER et crypto. Conséquence : le PFU est de 30 % sur l'assurance-vie mais de 31,4 % sur les dividendes et plus-values mobilières hors AV/PEA. Ne jamais appliquer un taux unique partout.
IFI, CEHR/CDHR et transmission
IFI— au-delà de 1,3 M€ de patrimoine immobilier net taxable, un barème de 0,5 à 1,5 % s'applique. La fraction immobilièredes unités de compte et des SCPI reste dans l'assiette (art. 972), mais la nue-propriété de SCPI en sort temporairement (art. 968) — un levier précieux à 5 millions. Plus de détails dans optimisation de l'IFI.
CEHR / CDHR— la contribution exceptionnelle (art. 223 sexies) ajoute 3 % au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence, puis 4 % au-delà de 500 000 €. La contribution différentielle (art. 224) impose un plancher de 20 % du RFR pour les très hauts revenus (les prélèvements sociaux étant exclus du numérateur). Une rente mal structurée — dividendes massifs, rachats trop importants une même année — peut faire franchir ces seuils : mieux vaut des rachats partiels calibrés et des distributions logées en enveloppe pour lisser le RFR. Détails dans hauts revenus : CEHR et CDHR 2026.
Transmission— l'assurance-vie reste l'outil central : 990 I pour les primes versées avant 70 ans (abattement 152 500 € par bénéficiaire, puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà), 757 B après 70 ans (abattement global 30 500 €, gains exonérés).
10. L'angle Hagnéré : la rente patrimoniale pilotée
Nous résumons tout cela par une expression : la rente patrimoniale pilotée. À l'inverse d'un montant fixe prélevé sur un capital inerte, le revenu se pilote : il vient des distributions et de rachats mesurés, et le crédit lombard prend le relais quand les marchés baissent. Trois piliers la distinguent :
- Un revenu piloté, pas un versement fixe : indexé, revu chaque année, calibré au profil et aux objectifs de transmission.
- Un illiquide affirmé (25-35 %) :la signature des patrimoines de 5 millions et plus, qui capte la prime d'illiquidité d'un family office sans menacer la rente.
- Servir et transmettre : primes versées avant 70 ans pour le 990 I, et crédit lombard qui consomme la rente sans impôt ni amputation du capital transmis.
C'est l'esprit que nous appliquons à nos clients fortunés, dans la continuité de notre pratique de gestion de fortune et de family office. Cette logique vaut aussi pour ceux qui visent l'indépendance financière (FIRE), pour les expatriés qui rentrent en France avec 5 millions ou pour les associés de SEL qui préparent la transmission de leurs parts.
11. Passer à l'action
Une rente à 5 millions se prépare poste par poste, elle ne se devine pas. L'essentiel à retenir avant d'en discuter avec un conseiller :
- Visez une rente nette de 3 à 5 % selon votre profil, soit ~150 à 250 k€/an (illustratif).
- Structurez l'allocation en 4 poches, avec un illiquide affirmé à 25-35 %.
- Tirez la rente des distributions et de rachats mesurés, et gardez le crédit lombard pour les années de marché bas, au lieu de vendre au pire moment.
- Logez le revenu en AV luxembourgeoise et contrat de capitalisationpour servir aujourd'hui et transmettre demain.
- Préparez la transmission via le 990 I en alimentant les contrats avant 70 ans.
Optimisons votre rente et votre transmission
Un conseiller Hagnéré Patrimoine construit avec vous une allocation qui transforme vos 5 M€ en revenu confortable et en héritage maîtrisé. Réservez un entretien confidentiel.
Sources, méthode et mentions
Avertissement réglementaire.Cet article présente des informations générales à visée pédagogique. Il ne constitue ni un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une incitation à investir. Tous les rendements, montants et allocations sont illustratifs et non garantis ; tout investissement comporte un risque de perte en capitalet les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité citée est à jour au 23 juin 2026 et dépend de votre situation personnelle ; elle est susceptible d'évoluer. Hagnéré Patrimoine est immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 23002291 ; cabinet situé à Chambéry (73000) ; conseiller : Quentin Hagnéré.
Sources principales
- CGI, art. 125-0 A (fiscalité des rachats d'assurance-vie après 8 ans), art. 990 I et 757 B (transmission de l'assurance-vie).
- CGI, art. 964 à 977 (IFI), art. 968 (usufruit / nue-propriété) et art. 972 (fraction immobilière des contrats d'assurance-vie).
- CGI, art. 150-0 B ter (apport-cession) et art. 150-0 D ter (abattement dirigeant partant à la retraite).
- CGI, art. 223 sexies (CEHR) et art. 224 (CDHR).
- LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) et LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026).
- impots.gouv.fr (assurance-vie, IFI), BOFiP (PEA) et service-public.fr (plus-value de cession de titres et abattement dirigeant).

