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Guide chirurgiens-dentistes 202616 minMis à jour 10 juin 2026Transmission familiale

Transmettre son cabinet dentaire à ses enfants : donation, pacte Dutreil et décote de holding

Transmettre un cabinet dentaire de 800 000 € à votre enfant sans le ruiner en droits de donation, c'est possible — à condition de combiner les bons leviers et de respecter une contrainte que les conseils généralistes oublient : votre repreneur doit être chirurgien-dentiste inscrit à l'Ordre. Pacte Dutreil (−75 %), abattement de 100 000 € par parent, démembrement, décote de holding : bien combinés, ces outils ramènent la facture autour de 0,3 % de la valeur transmise. Voici la méthode, chiffrée, pour 2026. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

TRANSMISSION DENTISTE 2026

Transmettre votre cabinet dentaire à vos enfants donation Dutreil, démembrement, décote

Audit de votre transmission familiale : vérification du statut du repreneur (inscription ONCD), pacte Dutreil sur parts de SEL ou SPFPL, empilement abattement 100 000 € + réduction 50 %, donation démembrée, décote de holding documentée et calendrier sur 5 à 10 ans. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur, modélisation chiffrée avec votre expert-comptable et votre notaire.

  • Pacte Dutreil sécurisé sur SEL dentaire
  • Arbitrage pleine propriété / démembrement
  • Décote de holding documentée
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur

PACTE DUTREIL

-75 %

ABATTEMENT / PARENT

100 000 €

RÉDUCTION < 70 ANS

-50 %

NUE-PROPRIÉTÉ (61-70 ANS)

60 %

DUTREIL — DURÉE TOTALE

8 ans

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1DONNER ≠ VENDRE·3 MIN

Donner plutôt que vendre : pourquoi la transmission familiale change tout

Transmettre ≠ vendre : ne confondez pas les deux voies

Quand un confrère me dit « je veux passer mon cabinet à mon fils », la première chose que je clarifie, c'est s'il pense donner ou vendre. Donner, c'est une transmission à titre gratuit : on entre dans les droits de mutation à titre gratuit (DMTG), sans plus-value et sans aucun prélèvement social. Vendre à son enfant, c'est une cession onéreuse : la plus-value sur les parts de SEL est taxée à 31,4 % (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026), avec en prime un risque de donation déguisée si le prix est minoré (article L. 64 du Livre des procédures fiscales, pénalités jusqu'à 80 %). Cette page traite exclusivement de la donation.

Ce qu'il faut retenir avant de prendre rendez-vous chez le notaire

  • La donation bat la vente pour transmettre à un descendant : pas de plus-value, pas de PS, et un empilement de leviers que la vente ne permet pas.
  • Contrainte préalable : votre enfant exploitant doit être chirurgien-dentiste inscrit à l'Ordre (ONCD). C'est le réflexe n° 1, avant tout montage.
  • Quatre leviers se combinent : abattement de 100 000 €, pacte Dutreil (−75 %), réduction de 50 % avant 70 ans, démembrement de la nue-propriété.
  • Résultat : un cabinet de 800 000 € peut se transmettre autour de 0,3 % de droits avec Dutreil et démembrement.

Pour un cabinet de valeur, l'écart entre donner et vendre n'est pas marginal. Sur un cabinet à 800 000 €, j'ai vu la note passer de plus de 150 000 € en vente à moins de 2 000 € en donation bien montée. Là où une vente déclenche une plus-value à 31,4 % sur des parts de SEL, une donation bien préparée — pacte Dutreil, abattement de 100 000 €, réduction de 50 % — ramène les droits à 1 % ou moins de la valeur transmise. La raison est simple : la donation se prépare, s'échelonne et superpose des abattements, quand la vente paie tout, d'un coup, au taux plein.

Mais deux choses changent la donne, et un cabinet dentaire n'est pas une PME comme une autre. D'abord, votre repreneur doit être chirurgien-dentiste inscrit à l'Ordre pour exploiter : c'est une profession réglementée. Ensuite, la valeur loge le plus souvent dans des parts de SELARL ou de SELAS, voire dans une SPFPL, ce qui ouvre des leviers d'ingénierie (Dutreil sur titres, démembrement, décote) qu'un cabinet exercé en nom propre n'offre pas aussi facilement.

Si votre projet est au contraire de vendre à un confrère tiers (et non de transmettre à un enfant), c'est une autre logique fiscale, centrée sur l'exonération de plus-value : voyez vendre son cabinet dentaire à un tiers : exonérer la plus-value et la page pilier transmettre son cabinet de libéral : le pacte Dutreil en détail.

Hagnéré Patrimoine

Donner ou vendre votre cabinet : quel est le bon scénario pour vous ?

Un CGP compare les deux voies sur votre situation réelle (valeur du cabinet, âge, profil du repreneur), chiffre le coût de chacune et sécurise le montage avec votre notaire.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 2LA CONTRAINTE ONCD·3 MIN

Première contrainte : votre enfant doit être chirurgien-dentiste inscrit à l'Ordre

Avant de parler de Dutreil, d'abattements ou de décote, une question peut faire échouer tout le reste : à qui transmettez-vous ? Un cabinet dentaire est une activité réglementée, et la détention de la SEL qui le porte est encadrée. Si vous bâtissez une belle ingénierie fiscale sur un repreneur qui ne pourra jamais exploiter, vous aurez optimisé un montage que votre enfant n'aura jamais le droit de faire tourner.

Le réflexe n° 1 : vérifier le statut du repreneur avant tout

Avant d'engager le moindre montage, vérifiez l'inscription (ou le cursus en cours) de votre enfant à l'Ordre national des chirurgiens-dentistes. C'est ce statut qui détermine la suite : exploiter et diriger le cabinet (et reprendre la gérance, condition du pacte Dutreil), ou seulement détenir quelques parts dans des limites restreintes.

Votre enfant est dentiste : il peut exploiter et diriger

Une SEL de chirurgiens-dentistes (SELARL, SELAS) doit avoir plus de la moitié de son capital et de ses droits de vote détenus, directement ou via une SPFPL, par des chirurgiens-dentistes exerçant au sein de la société, avec au moins un professionnel exerçant associé (ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, entrée en vigueur progressive à compter du 1ᵉʳ septembre 2024). Si votre enfant est dentiste inscrit à l'ONCD, il coche toutes les cases : il peut recevoir les parts, exploiter, reprendre la gérance — et donc remplir la condition de direction du pacte Dutreil que nous verrons en section 4.

Votre enfant n'est pas dentiste : portage et catégorie non professionnelle

S'il n'est pas dentiste, votre enfant ne peut pas exploiter, mais il peut tout de même détenir des parts dans la catégorie non professionnelle, dans des limites encadrées, ou via une SPFPL. En cas de décès, les ayants droit non professionnels peuvent conserver les parts pendant un délai de mise en conformité (environ 5 ans, les anciens praticiens disposant d'un délai plus long), le temps d'organiser la cession à un confrère. La détention du capital des SEL de chirurgiens-dentistes a été assouplie par le décret n° 2025-1216 du 11 décembre 2025 (article R. 4113-11 du Code de la santé publique) : le détail exact doit être vérifié auprès de l'ONCD, ces règles étant en évolution.

À conditionner : règles ordinales en mouvement

Les seuils de détention, le nombre de SEL détenables et les délais de régularisation des héritiers non professionnels sont encadrés par le Code de la santé publique et ses décrets récents (ordonnance n° 2023-77, décret n° 2025-1216), dont la portée précise pour les chirurgiens-dentistes mérite d'être confirmée au cas par cas. Ne bâtissez jamais une transmission sur un plafond supposé : faites valider la structure de détention par votre conseil et l'Ordre. Pour comprendre l'intérêt d'interposer une holding, voyez la SPFPL du dentiste : concentrer la valeur du cabinet.
§ 3LE SOCLE·2 MIN

Le socle : l'abattement de 100 000 € et le barème des droits de donation

On commence par le socle, l'article 779 du CGI — sous-utilisé parce qu'on oublie de le recharger. Il accorde un abattement de 100 000 € par parent et par enfant, qui se reconstitue tous les 15 ans. Un couple peut donc transmettre 200 000 € par enfant en franchise totale de droits, puis recommencer 15 ans plus tard. Sur la durée, fractionner les donations permet de « recharger » cet abattement plusieurs fois.

Au-delà de l'abattement, les droits sont calculés au barème en ligne directe de l'article 777, progressif de 5 % à 45 %. En pratique, la majeure partie d'une transmission de parts tombe dans la tranche à 20 % (de 15 932 € à 552 324 €). Mais — et c'est tout l'enjeu de cette page — on n'applique ce barème qu'à une assiette déjà fortement réduite par le pacte Dutreil et, le cas échéant, par le démembrement.

Barème des droits de donation en ligne directe (article 777 CGI). La majeure partie d'une transmission de parts, une fois l'assiette réduite par le Dutreil, reste dans la tranche à 20 %.
Fraction taxable (après abattement)Taux (art. 777)
Jusqu'à 8 072 €5 %
De 8 072 € à 12 109 €10 %
De 12 109 € à 15 932 €15 %
De 15 932 € à 552 324 €20 %
De 552 324 € à 902 838 €30 %
De 902 838 € à 1 805 677 €40 %
Au-delà de 1 805 677 €45 %

Un exemple chiffré : ce que change le pacte Dutreil sur l'assiette

Prenons des parts valorisées 400 000 € données par un parent. Sans Dutreil : assiette de 400 000 €, moins l'abattement de 100 000 €, soit 300 000 € taxables au barème 777 — l'essentiel dans la tranche à 20 %, pour environ 58 000 € de droits. Avec Dutreil : assiette ramenée à 400 000 × 25 % = 100 000 €, entièrement absorbée par l'abattement de 100 000 € — soit 0 € de droits. Barème identique, geste identique — seule l'assiette a bougé. C'est pourquoi la suite de ce guide se concentre sur ce qui réduit l'assiette.

Pour le détail des abattements, du barème et des règles générales de la donation, voyez la page pilier donation : abattements, barème et réduction de 50 %. Ici, on se concentre sur ce qui est spécifique au cabinet dentaire : le pacte Dutreil sur les parts de SEL.

§ 4LE LEVIER CENTRAL·4 MIN

Le levier central : le pacte Dutreil et ses -75 % sur les parts de SEL

C'est le dispositif central de toute transmission d'entreprise. Le pacte Dutreil (article 787 B du CGI) permet de transmettre des titres de société en n'étant taxé que sur 25 % de leur valeur — soit un abattement de 75 % sur l'assiette des droits de mutation. Sur un cabinet dentaire à six chiffres, il pèse plus que tous les autres leviers réunis.

L'éligibilité d'une SEL ou d'une SPFPL de dentiste

L'article 787 B vise les titres de société exerçant une activité libérale : les parts d'une SELARL ou SELAS dentaire — comme les titres d'une SPFPL animatrice de groupe — sont donc éligibles à l'abattement de 75 % (BOI-ENR-DMTG-10-20-40-10, mis à jour le 30 mai 2024). Prudence cependant : le BOFiP ne consacre aucune doctrine spécifique aux SEL de santé, dont la gouvernance est strictement encadrée (ordonnance n° 2023-77). L'éligibilité s'apprécie au cas par cas, en vérifiant la prépondérance de l'activité libérale opérationnelle. C'est un montage à sécuriser, pas une certitude à appliquer mécaniquement.

Les engagements : collectif, individuel et direction

Le pacte tient sur trois engagements. Un engagement collectif de conservation d'au moins 2 ans, portant pour une société non cotée sur au moins 17 % des droits financiers et 34 % des droits de vote. Un engagement individuel de conservation pris par le donataire, porté à 6 ans par la loi de finances 2026. Et l'exercice d'une fonction de direction par l'un des donataires : c'est votre enfant dentiste qui reprend la gérance. L'engagement collectif peut être « réputé acquis » lorsque vous détenez les titres et exercez la direction depuis au moins 2 ans avant la donation.

Les nouveautés de la loi de finances 2026

La loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 8) a allongé l'engagement individuel de 4 à 6 ans pour les transmissions réalisées à compter du 21 février 2026 : la durée totale de conservation atteint désormais 8 ans. Elle a par ailleurs, selon les analyses doctrinales, recentré l'exonération sur les actifs affectés à l'exploitation (la trésorerie ou les biens non professionnels seraient exclus de l'assiette exonérée), ce qui plaide pour une SPFPL composée majoritairement de la participation dans la SEL — périmètre exact à confirmer. Enfin, un arrêt à retenir : en réputé acquis, la fonction de direction post-transmission doit être exercée par le donataire (votre enfant), pas par le donateur (Cass. com., 24 janvier 2024, n° 22-10413).

Les engagements du pacte Dutreil 2026 (art. 787 B). Durée totale de conservation : 8 ans (2 + 6). La direction doit être exercée par un donataire, jamais par le donateur en réputé acquis.
EngagementDuréeQui ?Condition clé
Collectif≥ 2 ans (ou réputé acquis)Donateur (avant donation)17 % financier / 34 % droits de vote (non coté)
Individuel6 ans (LF 2026)Donataire (l'enfant)Conservation des titres reçus
DirectionPendant le collectif + 3 ans aprèsUn donataire (enfant dentiste)Fonction de direction effective

Mémo express

Holding interposée : SPFPL animatrice ou passive

Vous pouvez donner directement vos parts de SEL, ou interposer une SPFPL et donner les parts de la holding. Deux régimes selon le rôle de la holding :

  • SPFPL animatrice de groupe (au sens de l'arrêt Cofices, CE 13 juin 2018, n° 395495) : l'abattement Dutreil porte sur 100 % de la valeur des titres de la holding.
  • SPFPL passive : l'abattement ne s'applique qu'au prorata de la participation détenue dans la SEL opérationnelle.

Le pacte Dutreil admet jusqu'à deux niveaux d'interposition. L'animation s'apprécie au jour du fait générateur et la preuve en incombe au contribuable.

Pour approfondir le mécanisme et la réforme récente : le pacte Dutreil 2026 (75 % d'abattement) et l'engagement individuel porté à 6 ans (LF 2026).

§ 5< 70 ANS·2 MIN

La fenêtre des moins de 70 ans : la réduction de 50 % des droits

Peu de confrères pensent à l'article 790 du CGI, alors qu'il divise la facture par deux. Il accorde une réduction de 50 % des droits de donation lorsque trois conditions sont réunies : la donation porte sur des titres éligibles au pacte Dutreil, elle est consentie en pleine propriété, et le donateur a moins de 70 ans. Cette réduction se cumule avec le Dutreil : on applique d'abord l'abattement de 75 % sur l'assiette, puis l'abattement de 100 000 €, on calcule les droits, et on les divise par deux (BOI-ENR-DMTG-20-30-20-50 § 10).

Droits finaux en pleine propriété, donateur de moins de 70 ans

Droits finaux = [ (valeur x 25 % apres Dutreil) - 100 000 EUR ] x bareme 777, le tout x 50 %

Exemple, parts valorisees 800 000 EUR (un parent) :
  Dutreil   : 800 000 x 25 %      = 200 000 EUR (assiette)
  Abattement: 200 000 - 100 000   = 100 000 EUR (base taxable)
  Bareme 777 (ligne directe)      ≈ 18 200 EUR de droits
  Reduction 790 (-50 %)           ≈ 9 100 EUR de droits finaux

La réduction de l'article 790 porte sur les DROITS, pas sur l'assiette : on ne peut donc pas additionner mécaniquement les pourcentages. Montants indicatifs au barème 777, à confirmer avec votre notaire.

PIÈGE : la réduction de 50 % est incompatible avec le démembrement

Point de vigilance majeur : la réduction de 50 % de l'article 790 est réservée aux donations en pleine propriété (BOI-ENR-DMTG-20-30-20-50 § 35). Dès que vous démembrez — en donnant seulement la nue-propriété —, cette réduction est perdue. Vous ne pouvez donc jamais cumuler « donation de nue-propriété » et « réduction de 50 % ». C'est un arbitrage, que nous chiffrons en section 7 : pleine propriété avec −50 %, ou nue-propriété démembrée avec une assiette réduite par le barème 669.
§ 6DÉMEMBREMENT·3 MIN

Donner la nue-propriété : réduire l'assiette tout en gardant ses revenus

Quand on approche de la retraite et qu'on veut garder ses revenus, le démembrement devient l'option naturelle : donner la nue-propriété des parts en conservant l'usufruit. Votre enfant devient nu-propriétaire des parts ; vous, vous continuez d'encaisser les dividendes du cabinet et de tenir les rênes de la gérance. Les droits de donation ne sont alors calculés que sur la valeur de la nue-propriété, donc plus faible.

Le barème de l'article 669

La valeur de la nue-propriété est fixée forfaitairement par le barème de l'article 669, selon l'âge de l'usufruitier (vous). Le barème récompense l'anticipation. À 62 ans, la nue-propriété ne pèse que 60 % de la pleine propriété : vous n'êtes taxé que sur cette fraction, et le Dutreil rabote encore ce qui reste.

Barème fiscal de l'usufruit et de la nue-propriété (article 669 CGI). On donne la nue-propriété (décotée selon l'âge), on conserve l'usufruit et les dividendes.
Âge de l'usufruitier (donateur)Valeur de l'usufruitValeur de la nue-propriété
51 à 60 ans50 %50 %
61 à 70 ans40 %60 %
71 à 80 ans30 %70 %
81 à 90 ans20 %80 %

La reconstitution en franchise au décès

L'avantage décisif du démembrement : à votre décès, l'usufruit s'éteint et la pleine propriété se reconstitue automatiquement sur la tête de votre enfant, en franchise totale de droits (article 1133 du CGI). Vous n'aurez payé de droits, des années plus tôt, que sur la seule nue-propriété décotée.

Le piège statutaire : démembrement + Dutreil

Démembrer ET appliquer le Dutreil : la clause statutaire indispensable

Pour cumuler démembrement et pacte Dutreil, les statuts de la société doivent limiter le droit de vote de l'usufruitier aux seules décisions d'affectation des bénéfices (article 787 B, i du CGI). À défaut, l'exonération de 75 % est perdue. Par ailleurs, si l'usufruitier perçoit les dividendes via une SPFPL, attention : la Cour de cassation a jugé que la holding ne fait pas écran aux cotisations sociales TNS sur les dividendes de SEL de chirurgien-dentiste (Cass. 2e civ., 19 octobre 2023, n° 21-20.366). À border avec votre conseil. Pour le détail du démembrement, voyez donner la nue-propriété : démembrement et barème 669.
§ 7L'ARBITRAGE·2 MIN

Pleine propriété ou démembrement : l'arbitrage à chiffrer

Pleine propriété ou démembrement : il faut choisir, on ne cumule pas la réduction de 50 % et la décote du 669. La réduction de 50 % (article 790) suppose la pleine propriété ; le démembrement, lui, réduit l'assiette mais fait perdre cette réduction. Le bon camp dépend de votre âge et de votre besoin de revenus.

Pleine propriété < 70 ans (−75 % puis −50 %)

On donne TOUT (propriété et revenus) à l'enfant. Dutreil −75 % sur l'assiette, abattement 100 000 €, puis réduction de 50 % des droits. Avantage : facture de droits souvent la plus basse, et l'enfant reçoit une liquidité immédiate (dividendes). Inconvénient : vous perdez les revenus du cabinet et le contrôle.

Nue-propriété démembrée (assiette 60 %, −75 %)

On donne la nue-propriété, on garde l'usufruit. Assiette réduite par le barème 669 (60 % à 61-70 ans) PUIS Dutreil −75 %. Avantage : vous conservez les dividendes (complément de la retraite CARCDSF) et reconstitution en franchise au décès (1133). Inconvénient : pas de réduction de 50 %, et l'enfant ne touche pas les revenus tout de suite.

Mémo express

Il n'y a pas de réponse unique.

Le bon arbitrage dépend de trois variables :

  • Votre âge : plus vous êtes jeune, plus le démembrement décote l'assiette (barème 669) — mais plus la réduction de 50 % en pleine propriété est aussi accessible.
  • Votre besoin de revenus : si vous comptez sur les dividendes pour compléter votre retraite CARCDSF, le démembrement (qui conserve l'usufruit) s'impose.
  • Le projet de votre enfant : Léa veut-elle les dividendes maintenant pour rembourser son rachat de patientèle, ou seulement devenir propriétaire à terme ?

La règle ne se tranche pas dans l'abstrait : on pose les deux additions côte à côte. Voilà ce que ça donne sur le cabinet de Camille.

§ 8DÉCOTE DE HOLDING·3 MIN

La décote de holding : le levier oublié (et ses limites)

Reste un levier que peu de confrères osent activer, parce qu'il fait peur à l'administration : la décote. Quand on transmet des titres non cotés, la valeur retenue pour les droits n'est pas une simple division comptable : c'est une valeur vénale, qui peut justifier des décotes — à condition de les documenter.

La mécanique : illiquidité, minorité, holding

Interposer une SPFPL puis donner les parts de cette holding peut justifier plusieurs décotes : une décote d'illiquidité (souvent autour de 20 %, parce qu'on ne revend pas des parts de SEL comme une action cotée), une décote de minorité qui peut grimper à 35 % sur une fraction non majoritaire, et une décote propre à la holding, plutôt vers 30 %. Ces ordres de grandeur s'appuient sur le Guide de l'évaluation des entreprises de la DGFiP, qui n'a qu'une valeur indicative et n'est pas opposable à l'administration.

Les garde-fous : documenter, plafonner, anticiper le revers

Une décote n'est jamais automatique. Elle doit être documentée par un véritable rapport d'évaluation, justifiant chaque abattement au regard de la réalité (clauses statutaires, taille de la participation, dette de la holding). Pour des holdings superposées, on retient souvent un plafond prudent, autour de 40 %. Une décote excessive expose à une rectification pour insuffisance d'évaluation (articles L. 17 et L. 55 du Livre des procédures fiscales), avec rappel de droits, intérêts et majorations.

Le revers : la décote rabote le prix d'acquisition de l'enfant

Attention au retour de bâton : la valeur décotée que vous déclarez à la donation devient le nouveau prix d'acquisition de votre enfant (article 150-0 D). Ce que vous décotez aujourd'hui, votre enfant le repaiera en plus-value le jour de la revente. La décote ne supprime pas le gain : elle le transfère sur ses épaules, et c'est un arbitrage à intégrer dès le départ.

Décote ≠ chiffre magique

La jurisprudence est constante : on retient la valeur vénale réelle. Les clauses d'inaliénabilité que le donateur s'impose à lui-même n'abaissent pas la valeur vénale des titres donnés. Il n'existe aucun pourcentage de décote automatique applicable les yeux fermés. Pour comprendre comment structurer une holding et sa transmission, voyez la holding patrimoniale : structurer la décote et la transmission et la SPFPL du dentiste.
§ 9CAS CHIFFRÉ·3 MIN

Cas chiffré : transmettre une SELARL de 800 000 € à sa fille dentiste

Passons au concret avec un cabinet logé dans une SELARL valorisée 800 000 €, en comparant les deux scénarios : démembrement, puis pleine propriété.

Note de méthode sur nos cas chiffrés

Les cas ci-dessous sont des illustrations pédagogiques aux taux 2026, construites sur des hypothèses simplifiées. Ils montrent le mécanisme, pas votre résultat exact : les droits dépendent du barème de l'article 777 indexé, de la composition exacte de l'assiette Dutreil après la LF 2026 et des frais de notaire. Un chiffrage à l'euro près suppose l'intervention de votre notaire.

Cas A — Dutreil + démembrement (donateur 62 ans)

Camille, 62 ans, transmet la nue-propriété à sa fille Léa, dentiste inscrite à l'ONCD

Camille détient une SELARL valorisée 800 000 €. Sa fille Léa, chirurgien-dentiste, reprend la gérance (condition de direction du Dutreil remplie). Un engagement collectif de 2 ans est en cours. Camille a 62 ans : elle donne la nue-propriété et conserve l'usufruit. Le calcul, étape par étape :

  • Étape 1 — Démembrement (barème 669) : nue-propriété = 800 000 × 60 % = 480 000 €.
  • Étape 2 — Pacte Dutreil (−75 %) : 480 000 × 25 % = 120 000 € taxables.
  • Étape 3 — Abattement 779 (un parent) : 120 000 − 100 000 = 20 000 € de base nette.
  • Étape 4 — Droits au barème 777 sur 20 000 € ≈ ~2 000 € (pas de réduction de 50 %, car démembrement).

Résultat : 800 000 € de parts transmis pour environ 2 000 € de droits, soit ~0,3 % de la valeur. Camille conserve l'usufruit (les dividendes complètent sa retraite CARCDSF), et à son décès la pleine propriété se reconstitue chez Léa en franchise (article 1133).

Cas B — Variante pleine propriété (donatrice < 70 ans)

Si Camille donnait en pleine propriété plutôt qu'en démembrement

Même cabinet, même valeur, mais Camille donne tout (propriété et revenus) à Léa, en pleine propriété. Elle a moins de 70 ans : la réduction de 50 % s'active.

  • Pacte Dutreil (−75 %) : 800 000 × 25 % = 200 000 € taxables.
  • Abattement 779 : 200 000 − 100 000 = 100 000 € de base nette.
  • Droits au barème 777 sur 100 000 € ≈ 18 200 €.
  • Réduction de 50 % (article 790), pleine propriété et donatrice < 70 ans : ÷ 2 ≈ ~9 100 €.

Verdict : environ 9 100 € de droits (~1,1 %), plus cher qu'en démembrement — mais Léa touche la pleine propriété et les dividendes dès aujourd'hui, et Camille a simplifié sa succession. L'arbitrage dépend, là encore, du besoin de revenus de Camille.

Cas C — Un couple de 58 ans peut tomber à 0 € de droits

Marc et Sophie, dentistes, 58 ans, transmettent en pleine propriété à leur fils Hugo (dentiste) une SELARL valorisée 700 000 €. Assiette après Dutreil : 700 000 × 25 % = 175 000 €. Or, à deux parents, l'abattement de l'article 779 atteint 200 000 € (2 × 100 000 €). La base taxable est donc de 0 €— et les droits aussi, à condition de bien répartir la donation entre les deux donateurs. Deux donateurs, donc deux abattements de 100 000 € : le couple efface ce qu'un parent seul aurait dû taxer. (Ordres de grandeur à recalculer au barème indexé.)

L'empilement des leviers en une formule (donation en nue-propriété)

Base taxable = ( Valeur x quotite NP [art. 669] ) x 25 % [Dutreil] - 100 000 EUR [art. 779]

Cas Camille (62 ans, un parent, SELARL 800 000 EUR) :
  ( 800 000 x 60 % ) x 25 % - 100 000 = 480 000 x 25 % - 100 000
  = 120 000 - 100 000 = 20 000 EUR de base taxable
  → droits au bareme 777 ≈ 2 000 EUR (≈ 0,3 % de la valeur)

En pleine propriété avant 70 ans, on retire la quotité 669 (assiette = valeur entière) mais on ajoute la réduction de 50 % sur les droits. Montants indicatifs, à confirmer avec votre notaire.

§ 10DONATION-CESSION·2 MIN

Variante : la donation avant cession pour purger la plus-value

Tous les héritiers ne reprennent pas le cabinet. Si votre enfant n'est pas dentiste, ou ne souhaite pas exploiter, une variante mérite d'être connue : la donation avant cession, qui permet de purger la plus-value latente avant que l'enfant ne revende.

Concrètement : quand vous donnez des parts, votre enfant les reçoit pour leur valeur déclarée à la donation, qui devient son nouveau prix d'acquisition (article 150-0 D). S'il revend ensuite à ce prix, la plus-value est quasi nulle : elle est purgée. Mais l'ordre est impératif — on donne PUIS on vend — et la donation doit être réelle et sincère : le donataire encaisse réellement le prix, et le donateur ne se le réapproprie pas. Ce schéma est validé de longue date par le Conseil d'État (30 décembre 2011, n° 330940, dit « Motte-Sauvaige »).

Le risque d'abus de droit, et où trouver la suite

Si le donateur se réapproprie le prix de vente, c'est l'abus de droit (articles L. 64 et L. 64 A du Livre des procédures fiscales), avec une majoration pouvant atteindre 80 %. Ici, c'est l'enfant donataire qui revend ensuite à un confrère. Pour la vente elle-même et l'exonération de plus-value côté cédant, voyez vendre son cabinet dentaire : exonérer la plus-value et la donation avant cession (purger la plus-value sans abus de droit). Côté prélèvements sociaux, attention à la dualité : une cession de parts de SEL supporte 18,6 %, une cession de fonds en BNC 17,2 % — voyez les prélèvements sociaux 2026 : la dualité 17,2 % / 18,6 %.
§ 11ANTICIPER·3 MIN

Anticiper : calendrier, donation-partage et articulation avec la retraite CARCDSF

Les transmissions les moins coûteuses sont presque toujours celles préparées 5 à 10 ans à l'avance. Trois compteurs tournent en même temps — les 2 ans de l'engagement collectif, les 6 ans de l'individuel, les 15 ans de l'abattement — et c'est en les calant ensemble qu'on paie le moins.

Fractionner sur 15 ans, signer l'engagement collectif tôt

L'engagement collectif Dutreil court sur 2 ans minimum avant la donation, l'engagement individuel sur 6 ans après (soit 8 ans de conservation). En parallèle, l'abattement de 100 000 € se recharge tous les 15 ans : en commençant tôt, vous pouvez fractionner les donations et utiliser cet abattement plusieurs fois sur la durée d'une carrière.

La donation-partage : figer la valeur et traiter les enfants à égalité

Si vous avez plusieurs enfants, la donation-partage (articles 1075 et 1078 du Code civil) est précieuse : elle fige la valeur du cabinet au jour de l'acte. Le cabinet attribué à l'enfant dentiste ne sera donc pas réévalué au décès, ce qui évite les conflits si sa valeur s'envole. Une soulte ou d'autres biens permettent de traiter à égalité un enfant non dentiste, qui ne peut pas reprendre le cabinet.

L'usufruit comme complément de la retraite CARCDSF

Pour un dentiste, le démembrement a une vertu supplémentaire : l'usufruit conservé vous assure les dividendes du cabinet, complément bienvenu d'une pension CARCDSF souvent insuffisante. Attention à ne pas confondre : le calendrier de la donation n'est pas soumis à la fenêtre de 24 mois des régimes de cession au départ en retraite (qui ne concernent pas la donation). Si votre projet bascule vers une vente au départ en retraite plutôt qu'une transmission familiale, la logique et les abattements changent : voyez céder son cabinet dentaire au départ en retraite : 500 000 € d'abattement à connaître. Enfin, l'assurance-vie reste l'outil pour équilibrer la succession entre enfants, avec les abattements des articles 990 I (152 500 € par bénéficiaire, primes avant 70 ans) et 757 B (30 500 € global après 70 ans).

Note de méthode : l'usufruit n'est pas une rente garantie

Compter sur les dividendes de l'usufruit pour compléter sa retraite suppose que le cabinet continue de dégager des bénéfices distribuables, ce qui dépend de l'activité du repreneur, de la conjoncture et des décisions d'affectation du résultat. Les résultats passés du cabinet ne préjugent pas des revenus futurs : un usufruit, ce n'est pas une rente : si Léa fait moins de chiffre une année, vos dividendes baissent d'autant. Pour sécuriser un revenu complémentaire plus prévisible, l'usufruit se combine utilement avec d'autres briques (assurance-vie, PER), à calibrer dans un bilan global.

À retenir

Les 5 réflexes de la transmission familiale d'un cabinet dentaire

  • Vérifiez le statut du repreneur (inscription ONCD) avant tout montage : c'est la condition de tout.
  • Empilez les leviers : Dutreil (−75 %), abattement 100 000 €, puis réduction 50 % (PP < 70 ans) OU démembrement 669 — jamais les deux.
  • Documentez toute décote de holding par un rapport d'évaluation : pas de pourcentage magique.
  • Anticipez 5 à 10 ans : engagement collectif tôt, donations fractionnées tous les 15 ans, donation-partage si plusieurs enfants.
  • Faites travailler notaire et expert-comptable ensemble — une transmission de cabinet de santé, c'est du fiscal, du civil, du social et de la déontologie ordinale dans le même dossier.

Pour aller plus loin : la donation-partage (figer la valeur du cabinet), le cas voisin du médecin spécialiste chiffré et la page pilier succession : transmettre au mieux son patrimoine.

Méthode documentée

Préparer sereinement la transmission de votre cabinet dentaire

Hagnéré Patrimoine, cabinet de Bassens en Savoie (ORIAS 23002291), structure votre transmission familiale : statut du repreneur, pacte Dutreil, arbitrage pleine propriété / démembrement, décote documentée et calendrier — en coordination avec votre notaire et votre expert-comptable.

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Pas de produit-maison. On vérifie l'éligibilité de votre SEL au pacte Dutreil, on empile les abattements, on arbitre entre pleine propriété et démembrement, on documente une éventuelle décote de holding et on cale le calendrier de transmission — le tout avec votre expert-comptable et votre notaire.

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Sources et références légales

  • Donner plutôt que vendre : droits de mutation à titre gratuit

    Art. 779 CGI (abattement 100 000 € par parent et par enfant, tous les 15 ans). Art. 777 CGI (barème DMTG ligne directe, 5 à 45 %). Art. 150-0 A CGI (plus-value mobilière en cas de vente de parts). Art. L. 64 et L. 64 A LPF (abus de droit, donation déguisée). LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) : PS 18,6 % sur les parts de SEL, 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie.

  • Le pacte Dutreil et son empilement

    Art. 787 B CGI (pacte Dutreil sur titres, activité libérale éligible, abattement 75 %, engagement collectif 2 ans + individuel 6 ans depuis la LF 2026). Art. 787 C CGI (pacte sur entreprise individuelle). Loi n° 2026-103 du 19/02/2026 (LF 2026), art. 8 (engagement individuel porté à 6 ans, transmissions ≥ 21/02/2026). Art. 790 CGI (réduction 50 % des droits, pleine propriété, donateur < 70 ans). BOI-ENR-DMTG-10-20-40-10 et BOI-ENR-DMTG-20-30-20-50.

  • Démembrement, décote et anticipation

    Art. 669 CGI (barème de l'usufruit / nue-propriété selon l'âge). Art. 1133 CGI (reconstitution en franchise au décès). Art. 145 CGI (régime mère-fille, usufruitier exclu). Art. 150-0 D CGI (prix d'acquisition à titre gratuit). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession). Art. L. 17 et L. 55 LPF (rectification d'évaluation). Guide d'évaluation DGFiP (décotes, non opposable). Art. 1075 et 1078 du Code civil (donation-partage). Art. 990 I et 757 B CGI (assurance-vie).

  • Profession réglementée et jurisprudence

    Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (SEL et SPFPL, détention par les professionnels exerçant, conservation par les ayants droit). Art. R. 4113-11 CSP et décret n° 2025-1216 du 11/12/2025 (capital des SEL de chirurgiens-dentistes). Jurisprudence : CE 30/12/2011 n° 330940 (Motte-Sauvaige) ; Cass. com. 24/01/2024 n° 22-10413 ; Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 ; CE 13/06/2018 n° 395495 (Cofices).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une incitation à recourir à un montage à seule fin fiscale. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026 (notamment le barème des droits de mutation de l'article 777 et le barème de l'usufruit de l'article 669), à recalculer pour votre situation : un euro près suppose l'intervention de votre notaire et de votre expert-comptable. L'éligibilité d'une SEL de santé au pacte Dutreil, le caractère animateur d'une SPFPL et le niveau d'une éventuelle décote de holding s'apprécient au cas par cas et doivent être documentés. La détention du capital d'une SEL de chirurgiens-dentistes est encadrée (ordonnance n° 2023-77, contrôle de l'ONCD) ; le repreneur exploitant doit être inscrit à l'Ordre. Les chiffres et taux cités sont à jour au 10 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine, jurisprudence, décrets d'application).

Foire aux questions

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Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des chirurgiens-dentistes qui veulent transmettre à un enfant repreneur : contrainte de l'Ordre, pacte Dutreil sur parts de SEL, abattement de 100 000 €, démembrement, décote de holding et coût réel d'une transmission de 800 000 €. Réponses sourcées et à jour 2026.