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Guide dentiste 202618 minMis à jour 25 juin 2026Cas chiffré 600 000 €

Vendre son cabinet dentaire : comment effacer (presque) toute la plus-value

Après 25 ou 30 ans au fauteuil, vous vendez. Et la vraie question n'est pas le prix : c'est ce qu'il vous restera une fois le fisc passé. Sur une cession à 480 000 €, l'écart entre la bonne et la mauvaise stratégie, c'est 144 000 € d'impôt — ou 0 €. Tout dépend d'une seule chose : ce que vous vendez. Votre patientèle en BNC ? Plus-value professionnelle, exonérable à 100 % jusqu'à 500 000 € (article 238 quindecies), prélèvements sociaux à 17,2 %. Vos parts de SELARL ? Plus-value mobilière, prélèvements sociaux à 18,6 %, et l'exonération totale n'existe pas. On passe en revue chaque exonération (recettes, valeur, retraite, murs, parts de SEL), ses seuils 2026 et ses cumuls, avec un cas à 600 000 € où l'addition passe de 124 400 € à 20 640 € selon le bon montage. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

CESSION DE CABINET DENTAIRE 2026

Chiffrer l'impôt exact de votre cession et activer la bonne exonération

Audit de cession : identification de votre régime (patientèle BNC ou parts de SEL), seuils 151 septies / 238 quindecies, départ à la retraite, abattement 500 000 €, immobilier des murs, prélèvements sociaux résiduels et CEHR/CDHR. Cabinet 100 % indépendant.

  • Régime patientèle ou parts identifié
  • Exonérations et cumuls modélisés
  • PS résiduels et CEHR/CDHR intégrés
  • Cabinet 100 % indépendant

EXO TOTALE (PATIENTÈLE)

500 000 €

EXO SELON RECETTES

90 000 €

ABATT. PARTS DE SEL

500 000 €

PV PATIENTÈLE / PARTS

30 % / 31,4 %

MURS À 15 ANS

0 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE GRAND TRI·3 MIN

Le grand tri : ce que vous cédez décide de tout

L'essentiel en 30 secondes

  • Ce qui décide de votre fiscalité, ce n'est pas le métier de dentiste, c'est la nature de ce que vous cédez.
  • Patientèle, clientèle ou fonds libéral (exercice en BNC), ou parts d'une société à l'IR = plus-value PROFESSIONNELLE → arsenal 151 septies, 238 quindecies, 151 septies A, 151 septies B.
  • Parts d'une SEL à l'IS (SELARL, SELAS) = plus-value MOBILIÈRE des particuliers (art. 150-0 A) → un seul dispositif de faveur : l'abattement de 500 000 € de l'art. 150-0 D ter (dirigeant retraité).
  • Les exonérations de plus-value professionnelle ne s'appliquent pas aux parts de SEL, et inversement.
  • Le fondement du tri : l'article 151 nonies I CGI.

On voit le même cas tous les mois au cabinet : un chirurgien-dentiste de 58 à 62 ans a passé sa carrière à bâtir son cabinet, et il décide de le céder. Et la première question qu'il pose, ce n'est pas « combien vaut-il ? », c'est « combien vais-je garder ? ». La réponse tient à une seule distinction : cédez-vous votre patientèle, ou cédez-vous des parts ? Parce que ces deux opérations, qui aboutissent au même résultat économique, relèvent de deux régimes fiscaux totalement séparés.

L'enjeu n'est pas théorique. Sur une cession de 480 000 €, le bon régime ramène l'impôt à 0 € ; le mauvais le laisse à 144 000 €. Sur 600 000 €, l'addition oscille entre 20 640 € et plus de 124 000 € selon le montage retenu — pour le même prix de vente. Concrètement, on vous donne les seuils 2026 exacts de chaque exonération (recettes, valeur, retraite, murs, parts de SEL), leur ordre de cumul et un cas chiffré à l'euro, pour que vous sachiez, avant même de signer, ce qui restera dans votre poche.

Beaucoup de dentistes exercent désormais en société (SELARL, SELAS), et on raisonne souvent comme si seule comptait la patientèle BNC — en oubliant le cas des parts de SEL, qui obéit à d'autres règles. Chacun a son propre arsenal d'exonérations, ses propres seuils, son propre taux de prélèvements sociaux. À noter aussi un troisième cas, intermédiaire : si c'est la SEL elle-même qui cède son actif (sa patientèle), c'est un régime de plus-value professionnelle à la main de la société. Identifiez d'abord votre régime : tout le calcul en découle.

Le mot d'ordre : identifiez votre régime AVANT de chercher votre exonération.
Ce que vous cédezRégime fiscalTexteDispositifs d'exonération
Patientèle / clientèle / fonds libéral (BNC)Plus-value PROFESSIONNELLEArt. 39 quindecies CGI (LT 12,8 %)151 septies, 238 quindecies, 151 septies A, 151 septies B
Parts d'une société à l'IR (SCP, SCM... où vous exercez)Plus-value PROFESSIONNELLE (art. 151 nonies I)Actif professionnelIdem ci-dessus
Parts d'une SEL à l'IS (SELARL, SELAS)Plus-value MOBILIÈRE des particuliersArt. 150-0 A CGIAbattement fixe 150-0 D ter (500 000 €) uniquement

Pourquoi cette frontière ?

L'article 151 nonies I CGI assimile les parts d'une société à l'IR (où vous exercez) à de l'actif professionnel : leur cession suit le régime des plus-values professionnelles. À l'inverse, l'associé d'une SEL à l'IS détient des titres privés, même s'il y exerce : leur cession relève de la plus-value mobilière des particuliers. Pour savoir si votre cabinet relève de l'IR (patientèle BNC) ou de l'IS (parts de SEL), voyez notre guide SELARL ou SELAS pour un dentiste : IR (BNC) ou IS, le choix qui décide du régime de cession. Et pour le cadre général tous métiers, voyez la version profession libérale de ce guide.
§ 2LE COÛT DE BASE·2 MIN

Combien coûte une cession non exonérée

En 30 secondes : le tarif plein 2026

  • Sans aucune exonération, une plus-value professionnelle à long terme (patientèle BNC) se taxe à 30 % : 12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux.
  • Une plus-value mobilière (parts de SEL) se taxe à 31,4 % : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS, car la CSG du capital a augmenté au 1er janvier 2026.
  • C'est le prix de référence : chaque exonération du guide se mesure à ce qu'elle vous fait économiser sur ces 30 % ou 31,4 %.

Avant de parler d'exonérations, posons le prix de référence : que paieriez-vous sans aucun dispositif de faveur ? Tout dépend de ce que vous vendez : patientèle ou parts. Un détail technique qui change tout : un élément détenu depuis moins de 2 ans génère une plus-value à court terme (réintégrée au bénéfice et taxée au barème) ; au-delà, c'est du long terme, à taux réduit. Une patientèle dentaire bâtie sur des décennies relève, dans l'immense majorité des cas, du long terme — celui des taux réduits ci-dessous.

Cession de la patientèle — plus-value PRO long terme

12,8 % d'impôt sur le revenu (art. 39 quindecies CGI) + 17,2 % de prélèvements sociaux = 30 %. La plus-value professionnelle conserve la CSG à 9,2 %, hors hausse de la LFSS 2026.

Cession des parts de SEL — plus-value MOBILIÈRE

12,8 % d'IR + 18,6 % de PS = 31,4 % (PFU). La CSG du capital passe de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026 (LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30/12/2025).

L'erreur que font la plupart des guides

Beaucoup d'articles affichent 18,6 % de prélèvements sociaux sur la plus-value de la patientèle BNC. C'est faux. La hausse de CSG de 2026 ne touche que les revenus du capital (dont la cession de parts de SEL), pas la plus-value professionnelle, qui reste à 17,2 %. La cession d'une patientèle se taxe à 30 %, celle des parts de SEL à 31,4 %. Le détail de cette dualité figure dans notre guide prélèvements sociaux 2026 : la dualité 17,2 % / 18,6 %.

Ces 30 % ou 31,4 % sont le tarif plein. À partir d'ici, tout l'enjeu est de faire fondre ce tarif, souvent jusqu'à zéro, légalement.

Hagnéré Patrimoine

Chiffrer l'impôt exact de la cession de votre cabinet dentaire

Un CGP indépendant identifie votre régime (patientèle BNC ou parts de SEL), applique les exonérations disponibles et chiffre, à l'euro, ce qui reste à payer après IR et prélèvements sociaux.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3ARTICLE 151 SEPTIES·2 MIN

Exonération selon les recettes (151 septies) : le piège du dentiste

L'article 151 septies CGI est le plus vieux des régimes d'exonération, et le plus mal compris : il exonère la plus-value professionnelle en fonction de vos recettes, pas de la valeur du cabinet. Condition d'entrée : avoir exercé l'activité depuis au moins 5 ans. Les recettes prises en compte sont la moyenne hors taxes des deux années civiles qui précèdent celle de la plus-value (BOI-BIC-PVMV-40-10-10-30).

Seuils BNC / prestations de services applicables aux actes dentaires.
Recettes moyennes HT (BNC)Effet
≤ 90 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
> 90 000 € et < 126 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 126 000 €Aucune exonération

Taux d'exonération partielle (151 septies)

Taux exonéré = (126 000 − recettes moyennes HT) / 36 000

Exemple :
  recettes 108 000 €
  → (126 000 − 108 000) / 36 000 = 50 %
  → la moitié de la plus-value est exonérée

Entre 90 000 € et 126 000 € de recettes, l'exonération décroît linéairement de 100 % à 0 %. Au-delà de 126 000 €, ce régime ne joue plus : il faut alors regarder l'article 238 quindecies (§4).

Pourquoi ce régime ne marche presque jamais pour un dentiste

Le piège : un cabinet dentaire dépasse presque toujours 126 000 € de recettes. Il génère quasi systématiquement bien plus de 126 000 € de recettes annuelles — souvent 250 000 à 600 000 € de chiffre d'affaires. L'article 151 septies, qui s'éteint dès 126 000 € de recettes, est donc presque toujours inopérant pour un dentiste en activité. Il vise les toutes petites structures résiduelles (fin d'activité très réduite, par exemple). Pour un cabinet normalement actif, le bon levier n'est pas les recettes mais la valeur de cession: c'est l'article 238 quindecies (§4) qui prend le relais.

Bon à savoir : le délai de 5 ans suit l'activité, pas le local

Le délai de 5 ans s'apprécie au regard de l'activité elle-même, indépendamment des changements de fonds ou de lieu d'exercice : le Conseil d'État (13 juin 2018, n° 401942) juge que la durée d'exercice se mesure sur l'activité poursuivie, sans tenir compte des changements de local ou de clientèle en cours de carrière. Pour un dentiste, le compteur court donc sur l'activité dentaire elle-même : avoir déménagé votre cabinet, changé de local ou racheté une patientèle ne remet pas le compteur à zéro, tant que l'exercice se poursuit sans interruption. À l'inverse, le Conseil d'État (4 octobre 2023, n° 462030) précise qu'une activité nouvelle et distincte n'hérite pas de l'ancienneté d'une autre : le délai s'apprécie activité par activité.
§ 4ARTICLE 238 QUINDECIES·3 MIN

Exonération selon la valeur (238 quindecies) : le régime central

Le régime central du dentiste hors retraite

  • L'article 238 quindecies exonère selon la valeur de cession (patientèle, branche complète, intégralité des parts d'une société à l'IR), après 5 ans d'activité.
  • Exonération TOTALE si la valeur est inférieure à 500 000 €, dégressive entre 500 000 et 1 000 000 €, nulle au-delà.
  • Immobilier exclu de l'assiette (les murs relèvent du 151 septies B, §6).
  • C'est le seul régime qui efface aussi les prélèvements sociaux sur la fraction exonérée (hors immobilier). Une patientèle dentaire valant 300 à 500 k€ peut donc être cédée 100 % nette.

Pour un dentiste qui n'est pas (encore) à la retraite, c'est ici que tout se joue : le 238 quindecies raisonne sur ce que les repreneurs regardent vraiment, la valeur de cession, pas les recettes. L'article 238 quindecies CGI exonère la plus-value lors de la transmission d'une entreprise individuelle, d'une branche complète d'activité, ou de l'intégralité des parts d'une société de personnes à l'IR, après 5 ans d'activité (BOI-BIC-PVMV-40-20-50). L'assiette du seuil correspond au prix augmenté des charges en capital et indemnités au profit du cédant, hors immobilier.

Seuils en vigueur 2026. Attention : l'ancien seuil 300 000 / 500 000 € est PÉRIMÉ (rehaussé depuis la loi de finances pour 2022).
Valeur de cessionEffet
< 500 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
≥ 500 000 € et < 1 000 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 1 000 000 €Aucune exonération

Taux d'exonération partielle (238 quindecies)

Taux exonéré = (1 000 000 − valeur de cession) / 500 000

Exemple :
  cession 600 000 €
  → (1 000 000 − 600 000) / 500 000 = 80 %
  → 80 % de la plus-value est exonérée

Entre 500 000 € et 1 000 000 € de valeur, l'exonération décroît linéairement de 100 % à 0 %. C'est un seuil de VALEUR, à ne pas confondre avec les seuils de RECETTES du 151 septies.

Attention au seuil périmé

On lit encore partout l'ancien seuil de 300 000 / 500 000 € : il est périmé, rehaussé par la loi de finances pour 2022 à 500 000 / 1 000 000 €. Et les seuils de 700 000 / 1 200 000 € qu'on rencontre parfois ne valent que pour les transmissions à de jeunes agriculteurs: ils ne s'appliquent pas à un dentiste. Vérifiez toujours sur quels seuils raisonne un conseil avant de signer.

Mémo express

La condition piège : la branche complète d'activité

  • Il faut transférer une branche complète, immédiatement exploitable et autonome — pas une fraction. Le Conseil d'État (16 octobre 2013, n° 346063) a censuré en appel l'exonération accordée à un chirurgien-dentiste qui cédait seulement une partie de sa patientèle à un collaborateur (cassation et renvoi, faute de vérification de la branche complète) : sans branche autonome, pas d'exonération (l'arrêt visait le 238 quaterdecies, ancêtre direct du 238 quindecies, à notion identique).
  • Même logique côté CAA récente : la CAA de Lyon (28 mai 2019, n° 17LY02682) a refusé l'exonération à un praticien cédant la moitié de sa clientèle avec une période d'exercice conjoint.
  • Le message : céder la moitié de son cabinet à un confrère, en deux temps ou avec exercice partagé, ne suffit pas à exonérer. La cession doit être complète et nette.
§ 5ARTICLE 151 SEPTIES A·2 MIN

Vendre en partant à la retraite (151 septies A)

Le 151 septies A est le réflexe de fin de carrière : vous cédez votre cabinet au moment de partir à la retraite, et l'article 151 septies A CGI vient exonérer la plus-value professionnelle de la patientèle. Son piège tient en une ligne : il n'efface que l'impôt sur le revenu.

Le mécanisme en bref (le détail dans le guide dédié)

  • Conditions résumées : activité ≥ 5 ans ; cession d'une entreprise individuelle ou de l'intégralité des parts d'une société à l'IR ; cesser vos fonctions et faire valoir vos droits à la retraite dans un délai de 24 mois (avant ou après la cession) ; structure PME ; pas de contrôle du cessionnaire (moins de 50 % de ses droits).
  • Exonère l'IR, PAS les prélèvements sociaux : les 17,2 % restent dus sur la plus-value. Le Conseil d'État l'a confirmé : une plus-value exonérée d'IR n'est pas pour autant exonérée des contributions sociales, qui ont leur assiette propre.
  • Les plus-values immobilières (murs) sont exclues — voir le 151 septies B (§6).

Pour le détail du départ en retraite, voyez le guide dédié

Le calendrier précis des 24 mois, la liquidation des droits, le séquencement vente/retraite et l'abattement de 500 000 € sur les parts de SEL sont traités dans notre guide spécialisé céder son cabinet dentaire au départ en retraite : l'abattement de 500 000 € en détail. Rappel important : la retraite du chirurgien-dentiste relève de la CARCDSF (et non de la CARMF des médecins) — voyez le calendrier de liquidation des droits pour synchroniser cession et départ.
§ 6ARTICLE 151 SEPTIES B·2 MIN

Les murs du cabinet (151 septies B / SCI)

Le poste que les dentistes écartent du calcul jusqu'au rendez-vous chez le notaire, et qui pèse souvent 200 000 à 400 000 € : les murs du cabinet. Pourquoi un dispositif dédié ? Parce que les deux régimes les plus puissants — 238 quindecies et 151 septies A — excluent l'immobilier. Les murs inscrits à l'actif relèvent donc du seul article 151 septies B CGI (BOI-BIC-PVMV-20-40-30).

Le mécanisme est simple et favorable : un abattement de 10 % par année de détention au-delà de la cinquième, appliqué à la plus-value immobilière à long terme. Conséquence directe : exonération totale à 15 ans de détention. Seuls les terrains à bâtir sont exclus.

Abattement immobilier (151 septies B)

Abattement = 10 % × (années de détention − 5)

  •  10 ans  →  50 %
  •  12 ans  →  70 %
  •  15 ans  →  100 % (exonération totale)

L'abattement ne commence qu'à partir de la 6e année. Avant 5 ans de détention, aucun abattement ; la plus-value immobilière à long terme est taxée au taux plein.

Mémo express

Les murs en SCI : le bon réflexe

  • Si les murs sont logés dans une SCI à l'impôt sur le revenu, à prépondérance immobilière et affectée à l'exploitation, l'abattement du 151 septies B peut s'appliquer aux parts. En SCI à l'IS, c'est un tout autre régime (amortissements, plus-value taxée à l'IS).
  • Vous pouvez conserver les murs et les louer au repreneur sans perdre l'exonération du fonds : le Conseil d'État (8 décembre 2017, n° 407128) juge qu'un usage garanti par bail suffit à caractériser la branche complète du 238 quindecies.
  • Ce choix se prépare en amont : voyez notre guide acheter les murs du cabinet dentaire en SCI : l'article 151 septies B.
§ 7ARTICLE 150-0 D TER·2 MIN

Céder ses parts de SELARL/SELAS : l'abattement de 500 000 € (150-0 D ter)

L'essentiel en 30 secondes

  • Vous cédez les parts d'une SELARL/SELAS à l'IS : régime de la plus-value mobilière (art. 150-0 A), pas des plus-values professionnelles.
  • Un seul dispositif de faveur : l'abattement fixe de 500 000 € de l'article 150-0 D ter, réservé au dirigeant qui part à la retraite.
  • Cet abattement ne joue que sur l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux de 18,6 % frappent la totalité du gain.
  • Prorogé jusqu'au 31 décembre 2031 (loi de finances pour 2025, art. 70).

Changement de décor : vous n'exercez plus en BNC mais via une SELARL ou une SELAS à l'IS, et vous vendez vos parts. La plus-value est alors mobilière (art. 150-0 A), et le seul dispositif de faveur est l'article 150-0 D ter CGI : un abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value, réservé au dirigeant partant à la retraite (BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-30). Conditions résumées : PME de l'UE à l'IS exerçant une activité opérationnelle (dont libérale), fonction de direction et détention d'au moins 25 % des droits pendant 5 ans, titres détenus depuis 1 an, cessation des fonctions et liquidation des droits à la retraite dans les 24 mois.

L'abattement ne touche que l'impôt sur le revenu

Les 500 000 € s'imputent sur la plus-value avant application du PFU ou du barème, mais uniquement sur l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la totalité du gain (l'abattement ne les réduit pas), et la CEHR / CDHR se calculent sur le revenu fiscal de référence. L'abattement n'est pas cumulable avec l'abattement pour durée de détention de l'article 150-0 D. Bonne nouvelle : le dispositif est prorogé jusqu'au 31 décembre 2031 (loi de finances pour 2025, art. 70).

Le détail complet de ce dispositif (calendrier des 24 mois, sequencement) figure dans notre guide céder son cabinet dentaire au départ en retraite : l'abattement de 500 000 € en détail. Et si vos parts sont logées sous une holding, voyez SPFPL de dentiste : détenir et céder ses parts de SEL via la holding.

§ 8CE QUI RESTE À PAYER·2 MIN

Exonéré ne veut pas dire 0 € : la carte des prélèvements qui restent

La règle d'or

Seules les exonérations TOTALES effacent à la fois l'IR et les prélèvements sociaux

  • En exonération totale, le 151 septies et le 238 quindecies effacent l'IR ET les PS (sur la fraction exonérée, hors immobilier).
  • Les dispositifs « retraite » — 151 septies A (patientèle) et 150-0 D ter (parts) — n'effacent que l'impôt sur le revenu.
  • Conséquence : les prélèvements sociaux restent dus — 17,2 % sur la patientèle, 18,6 % sur les parts (sur la totalité du gain pour le 150-0 D ter).
En exonération TOTALE, 151 septies et 238 quindecies effacent l'IR ET les PS. 151 septies A et 150-0 D ter n'effacent que l'IR.
DispositifIR effacé ?PS effacés ?Reste à surveiller
238 quindecies (patientèle, exo totale)OuiOui (17,2 % effacés)CEHR / CDHR sur le RFR
151 septies (patientèle, exo totale)OuiOui (17,2 % effacés)CEHR / CDHR sur le RFR
151 septies A (retraite, patientèle)OuiNON — 17,2 % dusPS + immobilier exclu
151 septies B (murs)Oui à 15 ansOui à 15 ans (abattement joue IR + PS)Avant 15 ans : abattement partiel
150-0 D ter (parts de SEL)Sur 500 000 € seulementNON — 18,6 % sur toutPS + CEHR / CDHR sur le RFR

CEHR et CDHR : les deux contributions qui frappent les grosses cessions

Sur les grosses cessions, deux contributions s'ajoutent, calculées sur le revenu fiscal de référence (que les exonérations de plus-value ne neutralisent pas) :
  • La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, art. 223 sexies CGI) : 3 % puis 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR pour un célibataire, 500 000 / 1 000 000 € pour un couple.
  • La CDHR (contribution différentielle sur les très hauts revenus, art. 224 CGI), qui impose un plancher d'imposition de 20 % du RFR au-delà de 250 000 / 500 000 €, et que la LF 2026 a reconduite.
L'abattement 150-0 D ter, qui ne joue que sur l'IR, ne les neutralise pas. Le détail figure dans notre guide CEHR et CDHR : l'impôt qui s'ajoute sur les grosses cessions.
§ 9LES CUMULS·2 MIN

Empiler les exonérations : qui se cumule avec qui

Sur une même cession de patientèle, vous pouvez empiler plusieurs dispositifs — mais pas dans n'importe quel ordre, et certains ne se combinent jamais. La doctrine (BOI-BIC-PVMV-40-20-20-50) fixe une mécanique précise.

Mémo express

L'ordre d'application des exonérations professionnelles

  • 1. D'abord l'article 151 septies B (murs d'exploitation).
  • 2. Ensuite l'article 151 septies A (départ à la retraite).
  • 3. Enfin l'article 238 quindecies (selon la valeur).
  • Mais 151 septies (recettes) et 238 quindecies (valeur) sont ALTERNATIFS : on retient le plus favorable, on ne les additionne pas.
  • L'abattement 150-0 D ter relève de la cession de parts, pas des régimes professionnels : aucun pont entre les deux.
L'article 151 septies A n'est pas cumulable avec les régimes d'apport-report (151 octies, 151 octies A, 93 quater I ter).
DispositifCe qu'on cèdeCumul
151 septiesPatientèle / fonds BNC (selon recettes)Cumulable avec 151 septies A + B ; ALTERNATIF de 238 quindecies
238 quindeciesPatientèle / branche complète / parts société IR (selon valeur)Cumulable avec 151 septies A + B ; ALTERNATIF de 151 septies
151 septies AEI / intégralité des parts société IR (retraite)Cumulable avec 238 quindecies + 151 septies B
151 septies BMurs d'exploitationCumulable avec tous les régimes professionnels
150-0 D terParts de SEL (IS), dirigeant retraitéRégime isolé (pas de cumul avec l'abattement 150-0 D)

Le cumul gagnant : un dentiste qui cède plus de 500 000 € au départ en retraite

C'est le montage qui sauve le dentiste cédant entre 500 000 et 1 000 000 € au moment de liquider sa retraite CARCDSF. Prenons une patientèle cédée au-dessus de 500 000 € : le 238 quindecies exonère partiellement (la fraction au-delà du seuil reste imposable), puis le 151 septies A efface l'impôt sur le revenu sur ce reliquat. Conclusion concrète : l'IR peut être ramené à zéro — mais souvenez-vous de la section précédente, les 17,2 % de prélèvements sociaux sur la part non couverte par une exonération totale restent dus. Et si des murs sont cédés, on commence par le 151 septies B.
§ 10CAS CHIFFRÉ·3 MIN

Cas chiffré : un cabinet dentaire cédé 600 000 €

On a vu les seuils en théorie ; voyons ce qu'ils donnent sur trois dossiers de dentiste, lus comme un escalier. Premier barreau : une patientèle sous le seuil de 500 000 €, le cas le plus simple, où tout s'efface. Deuxième barreau : la même patientèle au-dessus du seuil, où l'exonération devient partielle et où la retraite entre en jeu. Dernier barreau : le même prix, mais en parts de SEL, pour chiffrer noir sur blanc ce que coûte le mauvais régime. Une mise au point méthodologique avant de lire : pour rester lisibles, les cas supposent que la plus-value est proche du prix de cession (prix d'acquisition faible ou nul, fréquent pour une patientèle créée par le praticien). Le gain net réel se modélise au cas par cas.

Cas 1 · Dentiste · patientèle BNC 480 000 € · pas encore à la retraite

Dr Sophie — sous 500 000 €, la cession est 100 % nette

Sophie exerce en BNC depuis 24 ans et vend sa patientèle 480 000 €. Régime patientèle (plus-value professionnelle).

La valeur de cession (480 000 €) est inférieure à 500 000 € : l'article 238 quindecies joue à plein, en exonération TOTALE (IR + prélèvements sociaux). Impôt sur la plus-value = 0 €, et ce même sans partir à la retraite.

Pour mesurer ce que ça représente : sans exonération, 480 000 € × 30 % ≈ 144 000 € d'impôt auraient été dus. Ici, ils sont entièrement effacés — cession 100 % nette.

Cas 2 · Dentiste · patientèle 600 000 € · 238 quindecies dégressif

Dr Karim — 80 % exonéré, l'IR effacé à la retraite, restent les PS

Karim cède sa patientèle 600 000 €. Régime patientèle, mais on est dans la tranche partielle du 238 quindecies (hypothèse plus-value ≈ prix).

Taux exonéré = (1 000 000 − 600 000) / 500 000 = 80 % → 480 000 € exonérés, 120 000 € imposables.

Hors retraite : 120 000 € × 30 % = 36 000 € (15 360 € d'IR + 20 640 € de PS), soit environ 6 % du prix.

Au départ en retraite (cumul 238 quindecies + 151 septies A) : le 151 septies A efface l'IR sur les 120 000 € → il ne reste que les prélèvements sociaux de 17,2 % = 20 640 €. Le détail du calendrier figure dans le guide départ en retraite du dentiste.

Cas 3 · Dentiste · parts de SELARL · même 600 000 € · l'effet 18,6 %

Dr Laurent — même prix, mais en parts de SEL la facture explose

Laurent cède les parts de sa SELARL pour 600 000 € ; plus-value ≈ 600 000 €. Régime parts (plus-value mobilière, art. 150-0 A). Il part à la retraite.

Il active l'article 150-0 D ter : abattement de 500 000 €, mais sur l'IR seulement. Base imposable à l'IR = 600 000 − 500 000 = 100 000 €, soit un IR au PFU (12,8 %) de 12 800 € — un plancher avant CDHR/CEHR: avec un tel revenu, la CDHR (imposition minimale de 20 % du RFR, art. 224) relève le plus souvent l'impôt effectif au-delà de ce montant.

Mais les prélèvements sociaux de 18,6 % frappent la totalité du gain (l'abattement ne les réduit pas) : 600 000 € × 18,6 % = 111 600 €. Total ≈ 124 400 €, auquel s'ajoutent la CEHR et la CDHR sur le RFR.

La leçon : à valeur égale, céder les parts (≈ 124 400 €) coûte bien plus que céder la patientèle exonérée (≈ 20 640 € avec retraite). Le tri patientèle / parts n'est pas neutre.

Combien vaut une patientèle dentaire ?

En pratique, la patientèle d'un cabinet dentaire se valorise autour de 20 à 30 % du chiffre d'affaires des trois dernières années (la fourchette historique observée va plus largement de 27 à 65 %, avec une tendance baissière liée au déséquilibre offre/demande). C'est cette valeur qui déclenche — ou non — le seuil de 500 000 € du 238 quindecies. Rappel : l'assiette réellement taxée est la plus-value (prix diminué de la valeur d'origine et des amortissements), pas le prix brut ; les cas ci-dessus supposent, pour la lisibilité, une plus-value proche du prix.

Ce que disent ces trois cas

À montant égal, céder la patientèle laisse au dentiste 100 000 € de plus que céder ses parts de SEL

  • Patientèle sous 500 000 € (cas 1) : 238 quindecies = cession 100 % nette, IR et PS effacés, même sans retraite.
  • Patientèle au-dessus du seuil (cas 2) : exonération partielle + retraite = IR effacé, mais PS 17,2 % bien réels.
  • Parts de SEL (cas 3) : abattement utile sur l'IR, mais PS 18,6 % sur la totalité + CEHR/CDHR. Le régime des parts coûte structurellement plus cher à montant égal.
§ 11LE JOUR D'APRÈS·2 MIN

Le jour d'après : que faire du produit de la vente

Le chèque encaissé, le compte à rebours fiscal démarre : la fenêtre pour agir, c'est l'année civile de l'encaissement, pas l'année suivante (un versement PER passé le 2 janvier rate l'IR de la cession). Le réflexe à éviter, c'est de laisser dormir 400 000 ou 600 000 € sur un compte courant. Trois chantiers, dans cet ordre. Le premier est purement fiscal : écraser l'impôt de l'année, et là le PER est l'outil le plus tranchant. Le deuxième dépend de votre régime : reporter via l'apport-cession si vous avez cédé des parts, ou transmettre par donation avant cession. Le troisième est patrimonial : faire travailler le capital pour fabriquer un revenu de retraite et organiser la transmission. Plusieurs leviers s'y prêtent, avec le guide dédié pour chacun.

Chaque ligne renvoie à un guide spécialisé du cluster dentiste / patrimoine.
ObjectifLe levierLe guide dédié
Réduire l'IR de l'année de cessionVersement PER (art. 154 bis CGI, jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026), à votre TMIPER du dentiste
Reporter l'impôt sur les partsApport-cession à une holding (art. 150-0 B ter) : l'imposition est différéeApport-cession 150-0 B ter
Transmettre plutôt que vendreDonation avant cession (base réévaluée chez le donataire), sous réserve de l'abus de droit (L. 64 LPF)Transmettre son cabinet dentaire
Réemployer les liquiditésAssurance-vie, contrat de capitalisation : complément de revenu et transmissionGestion de patrimoine du dentiste

Concrètement : l'année de cession, un versement PER du dentiste abaisse l'IR à votre tranche marginale. Sur une cession de parts, l'apport-cession (150-0 B ter) pour reporter l'impôt permet de différer l'imposition. En amont, une donation avant cession pour purger la plus-value latente peut effacer le gain chez vos enfants (vigilance abus de droit). Et pour réemployer le produit, voyez la gestion de patrimoine du chirurgien-dentiste et que faire du produit de la cession au moment de la retraite.

Note de méthode : réemploi et hypothèses de rendement

Le réemploi du produit de cession (assurance-vie, contrat de capitalisation, SCPI, PER) suppose des supports financiers dont la valeur fluctue. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas garanties ; un placement en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les économies d'impôt présentées dans ce guide reposent, elles, sur l'état du droit au 25 juin 2026 (CGI, doctrine BOFiP, jurisprudence citée) : seuils, taux et prorogations peuvent évoluer avec les lois de finances annuelles. Chaque montage doit être validé au regard de votre situation réelle avant signature.

La cession s'inscrit dans une séquence

Le jour de la signature, vous troquez un actif professionnel contre 400 000 à 600 000 € de liquidités : la vraie question devient « qu'en faire », pas « l'ai-je bien vendu ». Identifier le bon régime (patientèle ou parts), activer et cumuler les exonérations, encaisser les prélèvements sociaux résiduels et la CEHR/CDHR, puis réinvestir — c'est cette chaîne qu'un bilan déroule d'un coup, au lieu de la subir poste par poste.
Méthode documentée

Préparer la cession ET le réemploi avec un CGP indépendant

Audit indépendant : on identifie votre régime, on chiffre les exonérations et leur cumul, on anticipe les PS résiduels et la CEHR/CDHR, puis on organise le réemploi du produit (PER, apport-cession, donation, assurance-vie). On chiffre chaque étape avant de la déclencher.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
ACCOMPAGNEMENT

Préparer la cession de votre cabinet dentaire avec un CGP indépendant

Cabinet pluridisciplinaire : identification du régime fiscal, choix et cumul des exonérations (151 septies, 238 quindecies, 151 septies A et B, 150-0 D ter), timing du départ à la retraite, prélèvements sociaux résiduels, puis réemploi du produit. Une vision globale et chiffrée, de la vente à la transmission.

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Céder votre cabinet dentaire avec un CGP indépendant multi-partenaires

Pas de produit-maison, pas de biais commercial. Identification de votre régime, calcul des exonérations applicables et de leur cumul, anticipation des prélèvements sociaux résiduels et de la CEHR/CDHR, puis réemploi du produit (PER, apport-cession, donation, assurance-vie).

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • CGI — exonérations de plus-value professionnelle (patientèle)

    Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes : 90 000 / 126 000 € pour les BNC). Art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur : totale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €, immobilier exclu). Art. 151 septies A CGI (départ à la retraite, IR seul). Art. 151 septies B CGI (immobilier d'exploitation, 10 %/an au-delà de la 5e année, exonération totale à 15 ans). Art. 151 nonies I CGI (parts de société à l'IR = actif professionnel). Art. 39 duodecies à 39 quindecies CGI (plus-value professionnelle à long terme, 12,8 %). Doctrine : BOI-BIC-PVMV-40-10-10-30, BOI-BIC-PVMV-40-20-50, BOI-BIC-PVMV-40-20-20, BOI-BIC-PVMV-20-40-30, BOI-BIC-PVMV-40-20-20-50.

  • CGI — cession des parts de SEL (plus-value mobilière)

    Art. 150-0 A CGI (plus-value mobilière des particuliers). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant partant à la retraite, prorogé jusqu'au 31/12/2031, sur l'IR seul). Art. 200 A CGI (prélèvement forfaitaire unique). Doctrine : BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-30.

  • Prélèvements sociaux et hauts revenus 2026

    LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : PS 18,6 % sur la plus-value mobilière des parts de SEL, 17,2 % maintenu sur la plus-value professionnelle et l'immobilier). LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026 : prorogation de l'art. 150-0 D ter, CDHR reconduite). Art. 223 sexies CGI (CEHR 3/4 %). Art. 224 CGI (CDHR, plancher 20 % du RFR). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin, 88 911 € en 2026). Art. L. 64 LPF (abus de droit, donation avant cession).

  • Jurisprudence structurante

    CE 16/10/2013 n° 346063 (cession d'une partie de la patientèle d'un chirurgien-dentiste : exonération censurée en appel faute de branche complète d'activité, notion transposable au 238 quindecies). CE 08/12/2017 n° 407128 (branche complète : les murs d'exploitation peuvent être conservés et loués au repreneur). CE 13/06/2018 n° 401942 (le délai de 5 ans s'apprécie au regard de l'activité elle-même, indépendamment des changements de fonds ou de lieu d'exercice). CE 04/10/2023 n° 462030 (une activité nouvelle et distincte n'hérite pas de l'ancienneté d'une autre : le délai s'apprécie activité par activité). Le Conseil d'État juge par ailleurs que l'exonération d'IR de l'art. 151 septies A ne s'étend pas aux prélèvements sociaux.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Chaque cession de cabinet dentaire doit faire l'objet d'une étude individualisée (identification du régime patientèle/parts, vérification des seuils, cumuls, prélèvements sociaux résiduels, CEHR/CDHR, timing du départ à la retraite). Le chirurgien-dentiste relève de la CARCDSF pour sa retraite. Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Le principe d'exclusion des prélèvements sociaux de l'exonération d'IR de l'article 151 septies A est exposé au regard de l'état du droit ; les hypothèses des cas chiffrés (plus-value approchée par le prix de cession) sont signalées comme telles.

Foire aux questions

Tout sur les exonérations de plus-value à la cession d'un cabinet dentaire patientèle ou parts de SEL, seuils, retraite, cumuls et prélèvements résiduels.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : quel taux en 2026, patientèle BNC ou parts de SEL, seuils 151 septies et 238 quindecies, vendre sans impôt à la retraite, ce qui reste à payer, valorisation de la patientèle, murs, cumuls. Réponses sourcées et à jour 2026.