Aller au contenu principal
Aller au contenu principal
Guide expert-comptable 202618 minMis à jour 24 juin 2026TVA récupérable 20 %

Acheter les murs de son cabinet d'expertise comptable en SCI : le guide fiscal complet

Vous louez votre cabinet alors que vous pourriez en être propriétaire — et faire payer les murs par votre activité. En logeant l'acquisition dans une SCI, vous dissociez l'immobilier de l'exploitation, vous arbitrez entre IR et IS, et surtout vous activez un levier que vos confrères médecins n'ont pas : assujetti à la TVA à 20 %, vous récupérez la TVA sur l'achat — 80 000 € sur un immeuble de 400 000 € HT. On regarde ensemble le montage, le financement et ce qui peut coincer avant que vous signiez le compromis. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE IMMOBILIÈRE 2026

Structurer l'achat de vos murs avant de signer le compromis

Audit de votre projet d'acquisition des murs : structure (SCI, nom propre, SEL), arbitrage IR / IS, option TVA art. 260-2, loyer de marché, financement et transmission. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et calibrage avec votre notaire.

  • Option TVA chiffrée (récup. 20 %)
  • Arbitrage IR / IS sur la durée
  • Calibrage du loyer de marché
  • Cabinet 100 % indépendant

TVA RÉCUPÉRABLE

20 %

PS FONCIER SCI IR

17,2 %

DÉFICIT FONCIER / AN

10 700 €

RÉGULARISATION TVA

20 ans

IS PME / AU-DELÀ

15 / 25 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1POURQUOI UNE SCI·3 MIN

Acheter en SCI ou via la SEL : pourquoi dissocier les murs

Chaque mois, vous versez un loyer à un propriétaire qui n'est pas vous, sur des murs que votre activité finance déjà. La vraie question n'est pas s'il faut acheter, mais comment l'acheter. Première chose que je dis à un expert-comptable qui veut acheter : vos murs et votre cabinet, ce sont deux patrimoines qui ne vivent pas au même rythme. L'immobilier se garde 15, 20, 30 ans ; le cabinet se cède un jour. Mettez-les dans la même structure, et le jour où vous vendez, l'addition tombe. La SCI est l'outil qui les sépare proprement — et, parce que vous êtes assujetti à la TVA, elle vous fait récupérer 80 000 € sur un immeuble de 400 000 € HT que votre confrère médecin, lui, ne récupérera jamais.

L'essentiel en 30 secondes

Le montage : une SCI achète les murs et vous les loue (à vous ou à votre SEL d'expertise comptable). Le loyer est déductible du cabinet ; il devient un revenu foncier pour la SCI.
IR ou IS : l'IR est le standard (revenus fonciers + 17,2 % de PS, plus-value des particuliers allégée à la revente). L'IS efface l'impôt annuel par l'amortissement mais alourdit lourdement la revente.
Le levier propre à l'expert-comptable : assujetti à la TVA à 20 %, vous activez l'option TVA (art. 260, 2°) et la SCI récupère 20 % du prix HT — 80 000 € sur 400 000 €. Un confrère médecin, exonéré, ne récupère rien.
Les garde-fous : engagement TVA sur 20 ans, loyer de marché (acte anormal de gestion) et bail écrit.

Les murs d'un côté, les risques du métier de l'autre

Une SCI est une société civile immobilière (art. 1832 du Code civil) : deux associés minimum, aucun capital minimum exigé. Vous y logez les murs, et vous détenez des parts — un actif divisible et transmissible — plutôt qu'un immeuble en bloc. La responsabilité des associés est indéfinie mais non solidaire (art. 1857 du Code civil) : chacun répond du passif au prorata de ses parts, jamais pour le tout. Surtout, cette SCI est juridiquement distincte de votre SEL d'exercice et d'une éventuelle SPFPL (cadre de l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, en vigueur depuis le 1er septembre 2024) : l'immobilier se loge dans une société civile, pas dans la société d'expertise comptable à l'objet limité. La logique de séparation entre détention des murs et détention des titres de la SEL est la même que celle décrite pour la SPFPL et la détention des titres de la SEL.

Pourquoi ne pas loger les murs dans la SEL d'expertise comptable

Rappelons d'abord ce que l'expert-comptable n'est pas : contrairement au notaire ou au commissaire de justice, il n'est pas officier public ministériel. Inscrit à l'Ordre des experts-comptables (profession libérale réglementée, ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945), il cède librement sa clientèle (le fonds libéral) : pas de droit de présentation, pas d'agrément du Garde des Sceaux. Ses murs sont par nature dissociables de l'activité. Loger les murs dans la SEL, c'est se compliquer la vie pour rien : à la revente, l'immeuble gonfle la valeur des titres alors que le repreneur ne veut que la clientèle, votre plus-value devient professionnelle (plus lourde), et l'immeuble se retrouve exposé au risque de l'activité. La SCI distincte évite tout cela.

Nom propre, SCI ou murs dans la SEL. Loger l'immeuble dans la société d'exercice gonfle la valeur des titres, complique la cession (un repreneur veut la clientèle, rarement les murs) et transforme la plus-value en plus-value professionnelle. La SCI sort proprement l'immobilier du périmètre de l'exercice.
CritèreNom propreSCIMurs dans la SEL
TransmissionImmeuble en blocParts par tranches (donation, démembrement)Liée à la cession des titres d'exercice
Dissociation / risquePatrimoine personnel exposéImmobilier isolé de l'exerciceImmeuble mêlé à l'outil professionnel
LoyerPas de loyer à soi-même en directLoyer déductible (BNC ou SEL), foncier pour la SCIPas de loyer (immeuble à l'actif)
Plus-value de reventeParticuliers (22 / 30 ans)Particuliers (IR) ou pro (IS) selon l'optionPlus-value professionnelle, sans abattement durée

Murs ≠ patrimoine locatif : la frontière avec l'investissement immobilier

Ce guide traite le montage d'acquisition des murs de VOTRE cabinet (l'immobilier d'exploitation que vous occupez). Pour l'immobilier patrimonial plus large — SCPI, LMNP, locatif et déficit foncier sur des biens loués à des tiers — voyez l'investissement immobilier de l'expert-comptable. On sécurise d'abord l'outil de travail, puis on diversifie.
§ 2IR OU IS·4 MIN

SCI à l'IR ou à l'IS : le grand arbitrage de l'expert-comptable

C'est la décision qui, à la sortie, se chiffre en dizaines de milliers d'euros — dans un sens ou dans l'autre. Une SCI est transparente à l'IR par défaut (art. 8 du CGI) : chaque associé déclare sa quote-part de loyers en revenus fonciers. Mais elle peut opter pour l'IS (art. 239 du CGI), option qui se renonce jusqu'au 5e exercice puis devient irrévocable. Cet arbitrage se tranche au moment de créer la SCI : revenir dessus ensuite est quasi impossible.

SCI à l'IR — la transparence

Loyers imposés au barème (TMI 41-45 %) + 17,2 % de prélèvements sociaux (revenus fonciers, taux maintenu en 2026). Charges déductibles (art. 31), mais pas d'amortissement. Déficit foncier imputable 10 700 €/an sur le revenu global (art. 156, I-3°), hors intérêts. À la revente : plus-value des particuliers (art. 150 U) — exo d'IR à 22 ans, de PS à 30 ans. Idéale pour détenir longtemps, transmettre ou revendre.

SCI à l'IS — l'amortissement

IS à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % (art. 219, I-b). L'amortissement du bâti (le terrain n'est pas amortissable, art. 39 et 39 C) écrase l'impôt annuel : les loyers sont peu fiscalisés en détention. Mais à la revente : plus-value pro = prix − valeur nette comptable, amortissements réintégrés, sans abattement de durée. Puis PFU 31,4 % pour sortir le cash. L'effet ciseau de la sortie.

Au fond, l'arbitrage tient en une bascule. À l'IR, vous payez plus d'impôt chaque année (loyer net taxé à votre TMI, souvent 41-45 %, plus 17,2 % de prélèvements sociaux), mais la revente est allégée par les abattements pour durée de détention (exonération d'IR à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans, art. 150 VC ; surtaxe 2 à 6 % au-delà de 50 000 € de plus-value nette imposable, art. 1609 nonies G). À l'IS, l'amortissement écrase l'impôt annuel — votre résultat est faible, voire nul — puis la revente vous rattrape : tous les amortissements déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value, taxés à 25 % sans le moindre abattement, et il faut encore sortir le produit de la société (re-taxé au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %). Toute l'économie d'impôt des années de détention se rattrape donc le jour de la vente.

IR vs IS pour une SCI détenant les murs d'un cabinet d'expertise comptable. L'IS allège l'impôt annuel mais alourdit la sortie ; l'IR fait l'inverse.
CritèreSCI à l'IRSCI à l'IS
Imposition des loyersBarème (TMI) + 17,2 % de PSIS 15 % / 25 % sur le résultat net
Amortissement du bâtiNon déductibleDéductible → impôt annuel faible
Déficit foncierOui, 10 700 €/an (art. 156, I-3°)Non (logique de résultat société)
Plus-value à la reventeParticuliers : exo IR 22 ans / PS 30 ansPro : prix − VNC, amortissements réintégrés, 25 %
Abattement pour duréeOui (art. 150 VC)Aucun
Sortie du cashDirecte (associé personne physique)Distribution ré-taxée au PFU 31,4 %
Réversibilité de l'optionRégime de droit communIrrévocable après le 5e exercice

Le piège classique : l'« exonération à 15 ans » n'existe pas pour une SCI à l'IS

Un piège à ne pas confondre : 150 U n'est PAS 151 septies B

On lit parfois qu'une SCI serait « exonérée à 15 ans ». C'est faux. Les 15 ans correspondent à l'article 151 septies B, qui ne vise qu'un immeuble inscrit à l'actif d'une entreprise — il ne s'applique jamais à une SCI à l'IS (la plus-value y est calculée sur la valeur nette comptable, sans abattement). Pour une SCI à l'IR, c'est l'article 150 U (plus-value des particuliers) qui joue : avant abattement, la plus-value est taxée à 19 % d'IR + 17,2 % de PS, puis les abattements pour durée jouent — exonération d'IR à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans. Et un mot sur le taux : sur une SCI à l'IR, les revenus fonciers et la plus-value immobilière restent à 17,2 % en 2026 (la hausse de CSG de la LFSS 2026 ne les touche pas). Le taux de 18,6 % ne vise que les dividendes— donc le boni d'une SCI à l'IS.

Choisir l'IR ou l'IS : la règle simple

Choisissez l'IR (le standard) si vous comptez conserver les murs longtemps, les transmettre aux enfants, ou les revendre un jour : l'exonération progressive de plus-value est décisive.
L'IS ne se justifie que dans un cas étroit : TMI très élevée, horizon long, aucune revente envisagée (on garde le bien ou on le transmet via la société), et besoin d'effacer l'impôt foncier annuel. L'arbitrage est détaillé sur un cas concret dans l'arbitrage IR ou IS sur un cas d'officine et, plus largement, dans notre guide pilier sur l'achat des murs en SCI.
§ 3LE DIFFÉRENCIATEUR·5 MIN

Le différenciateur : récupérer la TVA via l'option (art. 260, 2°)

C'est ici que l'expert-comptable prend une longueur d'avance sur ses confrères médecins. En principe, la location de locaux nus est exonérée de TVA de plein droit (art. 261 D, 2° du CGI). Mais la SCI peut opter pour soumettre les loyers à la TVA quand le local est à usage professionnel (art. 260, 2° du CGI). Et la bascule tient à une seule chose : le statut TVA de l'expert-comptable.

Pourquoi l'expert-comptable peut opter (et le médecin pas)

L'expert-comptable facture la TVA à 20 % sur ses honoraires d'expertise comptable et de commissariat aux comptes : l'exonération des soins de l'article 261-4-1° vise la santé humaine et ne le concerne pas. Il est donc assujetti avec un droit à déduction. Concrètement, ça tourne en trois temps : la SCI opte pour la TVA, ce qui lui ouvre le droit de récupérer la TVA d'amont sur l'acquisition et les travaux — soit environ 20 % de l'investissement HT ; elle facture ensuite les loyers TTC ; et l'expert-comptable déduit cette TVA sur le loyer. L'opération est neutre pour le cabinet et procure un gain de trésorerie de 20 % à la SCI sur l'immeuble.

Mécanique : la SCI récupère 80 000 € sur 400 000 € HT

Récupération de TVA via l'option (art. 260, 2°)

Recuperation TVA = Prix HT x 20 %

  Prix de l'immeuble (HT)                = 400 000 EUR
  TVA recuperee par la SCI (option)      =  80 000 EUR
  Decaissement net pour la SCI           = 400 000 EUR

  (sans option : 480 000 EUR TTC supportes definitivement)

La SCI opte pour la TVA, récupère 80 000 € sur un immeuble de 400 000 € HT et facture les loyers TTC ; l'expert-comptable déduit cette TVA. L'investissement net retombe au montant HT.

Expert-comptable (assujetti) vs médecin/dentiste (exonéré) : le contraste qui change tout

Expert-comptable (assujetti TVA à 20 %) : la SCI récupère 20 % du prix à l'achat, l'expert-comptable déduit la TVA du loyer → opération neutre, investissement net = montant HT.

Médecin / dentiste / kiné (exonéré, art. 261-4-1°) : le preneur ne facture pas la TVA, donc ne déduit rien → la TVA d'acquisition reste une charge sèche de 20 %, l'investissement coûte le TTC.

C'est le différenciateur structurel de l'expert-comptable (comme de l'avocat et du notaire). La même opération pour un cabinet médical, où la TVA reste une charge, ne permet pas ce levier.

Sur quoi la TVA est-elle réellement récupérable ? (neuf, VEFA, travaux)

Attention à un point qui change tout : la TVA n'est récupérable que si l'acquisition est soumise à la TVA. C'est le cas d'un immeuble neuf ou en VEFA (vendu HT + TVA 20 %, avec un droit de publicité foncière réduit à 0,715 %) et des travaux taxés. En revanche, un immeuble ancien est en principe hors champ de la TVA : il n'y a pas de TVA d'amont à récupérer à l'achat (mais des droits de mutation à titre onéreux de l'ordre de 5,80 % à 6,40 % selon le département) — seuls les travaux ultérieurs ouvriront alors un droit à déduction. L'option a donc tout son sens sur du neuf, de la VEFA ou un programme de travaux significatif.

Comment exercer l'option (un formalisme simplifié)

Bonne nouvelle : parce que le preneur (vous, ou votre SEL) est assujetti, l'option s'exerce par une simple lettre ou déclaration au service des impôts des entreprises, sans qu'aucune clause de bail particulière ne soit imposée (à la différence du cas où le preneur n'est pas assujetti, art. 206 de l'annexe II au CGI). L'option se fait immeuble par immeuble — chacun constituant un secteur d'activité distinct (art. 209 de l'annexe II) ; le Conseil d'État a même admis qu'elle puisse être exercée local par local au sein d'un même immeuble (CE, 9 septembre 2020, n° 439143, SCI EMO), l'option sur certains locaux n'entraînant pas la taxation des autres ; l'administration exige en pratique une désignation expresse, précise et non équivoque des locaux concernés, utile si l'immeuble mêle plusieurs usages. Elle prend effet le 1er jour du mois au cours duquel elle est formulée, et ne peut être dénoncée qu'à compter du 1er janvier de la 9e année qui suit (art. 194 de l'annexe II). Opter à la TVA, c'est donc s'engager dans la durée : la section suivante détaille comment.

Aller plus loin : l'enchaînement, facture par facture

Pour bien saisir pourquoi l'opération est neutre côté cabinet, suivons la TVA poste par poste. D'abord, le promoteur facture l'immeuble 400 000 € HT + 80 000 € de TVA ; la SCI, ayant opté, déduit ces 80 000 € et ne supporte que 400 000 €. Ensuite, chaque année, la SCI facture le loyer 24 000 € HT + 4 800 € de TVA à la SELARL. Au final, la SELARL déduit ces 4 800 € sur sa propre déclaration de TVA (elle collecte 20 % sur ses honoraires : la TVA du loyer vient en déduction). Bilan : la SCI a encaissé 80 000 € de l'État à l'achat, et le cabinet n'a rien déboursé de plus que le loyer hors taxe. Pour qui peut la déduire, la TVA n'est pas un coût : elle ne pèse que sur le client final — et l'expert-comptable n'est jamais ce client-là.
§ 4LE GARDE-FOU·2 MIN

Le garde-fou : l'engagement de 20 ans et la régularisation

La TVA récupérée n'est pas gravée dans le marbre le jour de l'achat : elle se gagne pour de bon un vingtième par an. La TVA déduite sur un immeuble est régularisable par vingtièmes sur 20 ans (art. 207 de l'annexe II au CGI), l'année d'acquisition comprise. Les travaux d'amélioration suivent la même logique.

Optez à la TVA — mais raisonnez l'engagement sur 20 ans

Plusieurs événements peuvent déclencher une régularisation (reversement) avant le terme : une cession non soumise à la TVA, la dénonciation de l'option, une vacance prolongée ou un changement d'affectation. Autrement dit, revendez avant 20 ans sans TVA et vous reversez les vingtièmes restants (1/20 de la TVA récupérée par année restant à courir). Avant toute revente, chiffrez ce reversement : il n'est pas anecdotique.
Exemple illustratif de régularisation. Une revente exonérée avant le terme des 20 ans entraîne le reversement des vingtièmes restants ; opter pour soumettre la cession à la TVA, ou transférer le droit à déduction à un acquéreur assujetti, permet de l'éviter.
HypothèseDonnéeConséquence
TVA récupérée à l'achat80 000 € (sur 400 000 € HT)Acquise par 1/20 chaque année
Revente exonérée à l'année 128 années restantes sur 20Reversement ≈ 80 000 × 8/20 = 32 000 €
Pour éviter le reversementOption TVA sur la cession (art. 260, 5° bis)Ou transfert du droit à déduction à un acquéreur assujetti

Et gardez ça en tête : une cessation d'activité ou une vacance durable du local (cabinet fermé, expert-comptable parti) peut remettre en cause le droit à déduction et déclencher une régularisation. Anticipez la relocation ou la revente. Ce garde-fou ne remet pas en cause l'intérêt de l'option : il invite simplement à raisonner l'opération sur un horizon de 20 ans, ce qui correspond précisément à la durée de détention d'une SCI de murs de cabinet.

§ 5FINANCEMENT·2 MIN

Financer l'achat : crédit amortissable ou crédit in fine

Rares sont les experts-comptables qui sortent 480 000 € de leur trésorerie pour acheter leurs murs : à crédit, ce sont en partie les loyers (versés par vous-même ou votre SEL) et l'économie d'impôt qui remboursent l'échéance. C'est l'effet de levier. Avec un apport de 80 000 € et les frais, Hélène (notre cas du § 7) pilote 480 000 € de murs qu'elle n'aurait jamais sortis cash — et c'est sa SELARL qui rembourse l'échéance, mois après mois, en se logeant elle-même.

Crédit amortissable

Capital + intérêts remboursés progressivement. Les intérêts sont déductibles des revenus fonciers (SCI à l'IR) ou du résultat (SCI à l'IS). Solution standard, lisible, qui désendette la SCI dans la durée. À privilégier quand on ne dispose pas d'un capital à nantir.

Crédit in fine adossé

On ne rembourse que les intérêts ; le capital est soldé au terme grâce à un placement nanti (assurance-vie, contrat de capitalisation). Souvent pertinent en SCI à l'IR : les intérêts, élevés et constants, maximisent la déduction sur les revenus fonciers. Plus technique : on ne le conseille que si vous avez déjà un contrat d'assurance-vie bien capitalisé à nantir — sinon l'amortissable reste plus sain.

Intérêts d'emprunt : un déficit qui ne descend PAS sur le revenu global

On me pose la question à chaque rendez-vous : peut-on faire descendre ces intérêts sur le revenu global ? Non. Dans une SCI à l'IR, les intérêts d'emprunt s'imputent uniquement sur les revenus fonciers (report 10 ans), jamais sur le revenu global. C'est précisément ce qui rend le crédit in fine à double tranchant : la part de déficit issue des intérêts ne réduit pas votre IR global, elle ne s'impute que sur d'autres revenus fonciers. Le mécanisme, le nantissement et la fiscalité de l'in fine sont détaillés dans le crédit in fine adossé à une SCI et, sur le nantissement d'un placement, dans l'in fine adossé à une assurance-vie.

L'apport qui ne sert pas l'opération reste investi

L'effet de levier du crédit a une vertu trop souvent oubliée : il préserve votre épargne. L'apport personnel que vous ne mobilisez pas dans l'achat peut rester investi et continuer de produire — un arbitrage de trésorerie à part entière, traité dans où placer son argent quand on est expert-comptable.
Hagnéré Patrimoine

IR ou IS, option TVA, crédit ou in fine : faisons les chiffres

Un CGP indépendant modélise votre achat de murs sur 20 ans, active l'option TVA quand elle a du sens, compare l'IR et l'IS, calibre le loyer de marché et structure le financement avec votre banque et votre expert-comptable — sans vous pousser vers une option qui ne sert pas votre intérêt.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 6LOYER & BAIL·3 MIN

Fixer le bon loyer et sécuriser le bail

Le niveau de loyer : l'acte anormal de gestion

Le poste où l'administration vous attend, c'est le montant du loyer entre votre SCI et votre cabinet : le terrain de l'acte anormal de gestion. Ce loyer doit correspondre à la valeur locative de marché, documentée (comparables, surface, emplacement). Un loyer surévalué verra l'excédent réintégré chez le preneur ; un loyer sous-évalué ou gratuit expose la SCI à un redressement (réintégration d'un loyer théorique). Le principe : dès que l'administration établit un écart significatif au prix de marché, la charge de la preuve se renverse contre le contribuable. Ce principe a été posé en matière de cession d'actif à prix minoré (CE, plén., 21 décembre 2018, n° 402006, SARL Croë Suisse) puis transposé par l'administration au niveau des loyers entre parties liées — d'où une vigilance accrue entre sociétés sœurs sous contrôle commun.

Le loyer versé à soi-même est déductible (CE 2008)

Tout le montage repose là-dessus : votre SCI vous loue les murs, et ce loyer part en charge — il est déductible. En exercice individuel, c'est une charge du bénéfice non commercial (art. 93 du CGI) qui réduit votre IR ; en SEL, c'est une charge déductible du résultat soumis à l'IS de la société. Côté SCI à l'IR, ce même loyer devient un revenu foncier imposable au barème plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Et ce n'est pas une astuce : le Conseil d'État a expressément validé la déduction d'un loyer que l'on se verse à soi-même (CE, 11 avril 2008, n° 287808), à deux conditions cumulatives : le loyer est effectivement versé et il est imposé en revenus fonciers.

Le bail : professionnel, et les conventions réglementées en SEL

Votre banquier ou votre agent vous parlera peut-être de bail commercial 3/6/9. Pour un expert-comptable, ce n'est pas le régime par défaut. Il exerce une activité libérale (BNC), ni commerciale ni artisanale : le régime de droit commun est le bail professionnel (art. 57 A de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986), d'une durée minimale de 6 ans, avec indexation (souvent l'ILAT). Le bail commercial 3/6/9 reste possible sur option, mais ce n'est ni l'obligation ni le standard.

Checklist : sécuriser le loyer et le bail

Bail écrit et daté entre la SCI et l'expert-comptable (ou la SEL).
Loyer de marché documenté (comparables, surface, état du local).
Révision indiciaire (ILAT) prévue et appliquée.
Quittances et flux réels (un vrai versement, pas une simple écriture).
Cohérence avec l'option TVA (loyers facturés TTC).
En SEL, attention aux conventions réglementées puisque vous signez des deux côtés (gérant de la SCI bailleresse et dirigeant preneur de la SEL).
§ 7CAS CHIFFRÉ·4 MIN

Cas chiffré : Hélène, 400 000 € HT, SCI à l'IR avec option TVA

Reprenons le dossier d'une experte-comptable de la région de Chambéry, de la signature du compromis à la 15e année. Hélène n'existe pas, mais son dossier ressemble à ceux qu'on traite : les montants sont plausibles et les taux sont ceux de 2026.

Note de méthode : un cas est une illustration, pas une promesse

Ce cas chiffré sert à visualiser un mécanisme, pas à prédire votre résultat. Il repose sur des hypothèses (prix, loyer, TMI, durée, taux 2026) qui ne sont pas les vôtres. La fiscalité (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence) et le marché immobilier peuvent évoluer. Aucun chiffre ci-dessous ne vaut garantie de résultat : refaites le calcul avec votre conseiller et votre expert-comptable sur vos données réelles.

Hypothèses — Hélène, 48 ans, experte-comptable associée

Exercice en SELARL d'expertise comptable, TMI 41 %. Elle achète les murs de son cabinet 400 000 € HT dans un plateau de bureaux neuf (VEFA) vendu soumis à TVA, soit 480 000 € TTC. Montage : SCI familiale à l'IR (Hélène + conjoint) avec option TVA (art. 260, 2°). Loyer de marché : 24 000 €/an HT (28 800 € TTC), déductible du résultat de la SELARL. Financement à crédit amortissable sur 20 ans, horizon de détention 15 ans et plus.

Le montage et la récupération de TVA : 80 000 €

Parce qu'Hélène facture la TVA à 20 % sur ses honoraires d'expertise comptable, la SCI peut opter et récupérer la TVA d'acquisition. La SELARL paie le loyer TTC et déduit la TVA correspondante : l'opération est neutre pour le cabinet. Une consœur médecin, exonérée, paierait l'immeuble 480 000 € sans rien récupérer.

Effet de l'option TVA (Hélène)

Expert-comptable (assujetti, option TVA)
  Prix HT                                = 400 000 EUR
  TVA recuperee par la SCI               =  80 000 EUR
  Investissement net                     = 400 000 EUR

Medecin (exonere 261-4-1)
  Prix TTC supporte                      = 480 000 EUR
  TVA recuperee                          =       0 EUR
  Investissement net                     = 480 000 EUR

Ecart en faveur de l'expert-comptable    =  80 000 EUR

Le seul statut TVA de l'expert-comptable fait économiser 80 000 € sur l'investissement par rapport à une profession de santé exonérée. C'est le différenciateur central de ce montage.

Le loyer, les flux annuels et l'impôt

Côté exploitation, la SELARL déduit 24 000 € de loyer chaque année (≈ 6 000 € d'IS en moins à 25 %, ou 15 % sur la fraction de bénéfice ≤ 42 500 €). Côté SCI à l'IR, les premières années, après imputation des intérêts d'emprunt (sur le foncier) et des charges/travaux, un déficit foncier apparaît. La fraction hors intérêts s'impute sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an (art. 156, I-3°).

Effets fiscaux annuels (ordres de grandeur, SCI à l'IR)

Cote SELARL
  Loyer deductible du resultat IS        = 24 000 EUR/an
  IS economise (~25 %)                   ~  6 000 EUR/an

Cote SCI a l'IR (premieres annees)
  Deficit foncier impute sur revenu global (plafond) = 10 700 EUR
  Economie d'IR a TMI 41 %               = 10 700 x 41 % ~ 4 387 EUR/an
  (les interets d'emprunt restent imputables sur le foncier)

Cote SCI a l'IR (regime de croisiere, foncier positif)
  Prelevements sociaux sur le revenu foncier net      = 17,2 %

Les premières années, le déficit foncier (hors intérêts) procure jusqu'à ~4 387 €/an d'économie d'IR à TMI 41 %. Une fois le foncier redevenu positif, le revenu net supporte 17,2 % de prélèvements sociaux (et non 18,6 %).

Synthèse du cas Hélène. L'option TVA récupère 80 000 € à l'achat, le loyer est déductible côté SELARL, le déficit foncier allège l'IR les premières années, et les murs se constituent en patrimoine privé payé par le cabinet. Chiffres illustratifs aux taux 2026.
Bilan sur 15 ansEffet
Investissement net (option TVA)400 000 € au lieu de 480 000 € → 80 000 € récupérés
Loyer24 000 €/an déductible du résultat de la SELARL (~6 000 € d'IS)
Premières annéesDéficit foncier ≈ 4 387 €/an d'IR économisé (TMI 41 %)
Régime de croisièreRevenu foncier net imposé au barème + 17,2 % de PS
Au termeCrédit largement remboursé par les loyers, murs hors bilan d'exploitation
Garde-fouRevente avant 20 ans → reversement des vingtièmes de TVA restants (cf. § 4)

Et si la SCI était à l'IS ? (mini-comparatif de sortie)

Le contre-exemple : le piège de l'IS à la revente

Pour mémoire, le même immeuble (terrain 80 000 € / bâti 320 000 €) en SCI à l'IS : l'amortissement du bâti (≈ 320 000 € / 30 ans = 10 667 €/an) neutralise les loyers en détention, l'IS annuel est quasi nul. Mais à la revente 400 000 € après 20 ans, la valeur nette comptable retombe à ~187 000 € (amortissements cumulés ~213 000 € déduits), la plus-value professionnelle ressort à ~213 000 €, taxée à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà ≈ 49 000 €, et jusqu'à ~53 000 € si la tranche à 15 % est déjà absorbée par le résultat) sans aucun abattement de durée — avant le PFU 31,4 % pour sortir le boni. À l'IR, la plus-value des particuliers aurait été exonérée à 20 ans et plus. L'amortissement reporte l'impôt, il ne l'efface pas.
§ 8SORTIE & TRANSMISSION·3 MIN

Revendre, transmettre, IFI : préparer la sortie

Revente : plus-value des particuliers (IR) vs plus-value pro sur VNC (IS)

On l'a vu : à l'IR, la revente relève de la plus-value des particuliers (art. 150 U et 150 VC) — exonération d'IR à 22 ans, de prélèvements sociaux (17,2 %) à 30 ans, sous réserve de la surtaxe de l'art. 1609 nonies G au-delà de 50 000 €. À l'IS, la plus-value est professionnelle (prix − VNC, amortissements réintégrés, sans abattement), puis le boni distribué subit le PFU 31,4 %. Dit autrement : si vous gardez les murs 20 ans, l'IR vous laisse repartir quasi net d'impôt là où l'IS vous présente l'addition de tous les amortissements d'un coup.

Transmettre les parts à moindre coût (donation, démembrement)

La transmission se fait par les parts, pas par l'immeuble : chaque parent peut donner 100 000 € par enfant en franchise de droits, abattement rechargeable tous les 15 ans (art. 779 et 784 du CGI). On y ajoute le démembrement — donner la nue-propriété des parts en gardant l'usufruit, donc les loyers ; la valeur taxable suit le barème de l'article 669 selon l'âge de l'usufruitier. Le passif (l'emprunt en cours) minore la valeur des parts transmises : c'est un levier supplémentaire. Le mécanisme est détaillé dans le démembrement des parts (usufruit et nue-propriété). Deux précautions : ne jamais promettre le pacte Dutreil (art. 787 B), exclu pour une SCI de location nue (activité civile, non opérationnelle) ; et retenir que les droits de cession de parts d'une SCI à prépondérance immobilière s'élèvent à 5 % (art. 726, I-2°).

Les parts de SCI et l'IFI

IFI : les parts de SCI dans l'assiette (au conditionnel)

Les parts de SCI sont en principe taxables à l'impôt sur la fortune immobilière (art. 975 du CGI) lorsque le patrimoine immobilier taxable dépasse 1,3 M€. La fraction affectée à votre activité professionnelle et louée à votre structure d'exercice peut, sous conditions strictes, être exonérée au titre des biens professionnels — mais cette exonération est partielle, rarement totale, jamais automatique, et suppose un audit nominatif. Le sujet est traité dans l'optimisation de l'IFI et les parts de SCI.

Enfin, ne confondez pas la transmission des murs (parts de SCI) avec la cession du cabinet lui-même (clientèle, parts de SEL), qui obéit à un régime de plus-value professionnelle distinct : dissocier les murs allège précisément la cession du cabinet (voyez la fiscalité de la cession du cabinet d'expertise comptable). Après votre départ, la SCI survit : votre successeur, devenu locataire, continue de verser un loyer — un revenu de retraite régulier qui complète la retraite CAVEC de l'expert-comptable, et que vous transmettez ensuite en parts à vos enfants.

Méthode documentée

Acheter les murs de votre cabinet d'expertise comptable avec Clément Chatelain

Cabinet de Bassens (Savoie), 100 % indépendant. On active l'option TVA quand elle est gagnante, on arbitre l'IR ou l'IS sur la durée, on calibre le loyer de marché, on structure le financement et la transmission des parts, et on coordonne avec votre notaire et votre expert-comptable. On vous dit aussi quand il vaut mieux attendre.

Bilan gratuitCabinet indépendantSans engagement

Acheter ses murs n'est qu'une brique : elle se calibre avec votre rémunération, vos dividendes et votre PER. Pour replacer les murs dans votre situation d'ensemble (rémunération, dividendes, retraite, transmission), consultez le hub de la stratégie patrimoniale globale de l'expert-comptable et, pour l'immobilier au-delà des murs (SCPI, LMNP, déficit foncier), l'immobilier du professionnel libéral.

ACCOMPAGNEMENT

Acheter vos murs avec un CGP indépendant

Cabinet pluridisciplinaire : choix IR ou IS, option TVA pour récupérer 20 % du prix, loyer déductible, financement à crédit, transmission des parts. Une vision globale, du compromis à la retraite.

  • Bilan patrimonial offert
  • Cabinet 100 % indépendant
  • Vision 360° immobilier + exercice
4,7/5sur Trustpilot (26 avis)

Acheter les murs de votre cabinet avec un CGP indépendant multi-partenaires

Pas de produit-maison, pas de biais commercial. On active l'option TVA quand elle a du sens, on modélise l'arbitrage IR / IS sur la durée, on calibre le loyer au prix du marché et on structure le financement et la transmission des parts. La stratégie est calée sur votre TMI réelle, votre horizon et votre projet de retraite, pas sur un modèle-type.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • Structure de la SCI et arbitrage IR / IS

    Art. 8 CGI (transparence : revenus fonciers pour la SCI à l'IR). Art. 239 CGI (option pour l'IS, irrévocable après le 5e exercice). Art. 219, I-b CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Art. 39, 1-2° et 39 C CGI (amortissement du bâti à l'IS, terrain non amortissable). Art. 151 septies B CGI (abattement 15 ans réservé à l'actif professionnel, exclu pour la SCI à l'IS). Art. 1832 et 1857 du Code civil (société civile, responsabilité non solidaire au prorata des parts). Ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945 (profession d'expert-comptable, capital majoritairement détenu par des inscrits) et ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (SEL/SPFPL distinctes de la SCI).

  • Option TVA et régularisation

    Art. 261 D, 2° CGI (exonération de plein droit de la location de locaux nus). Art. 260, 2° CGI (option pour soumettre les loyers à la TVA, droit à déduction sur l'immeuble). Art. 261-4-1° CGI (exonération des soins, NON applicable à l'expert-comptable, assujetti à 20 %). Art. 206, 209 et 194 de l'annexe II au CGI (formalisme et prise d'effet de l'option). Art. 207 de l'annexe II au CGI (régularisation par vingtièmes sur 20 ans). Art. 260, 5° bis CGI (option pour soumettre la cession à la TVA). CE 9 septembre 2020 n° 439143 (SCI EMO : option exerçable local par local ; désignation expresse, précise et non équivoque exigée par l'administration). BOI-TVA-CHAMP-50-10, BOI-TVA-DED-60-20 et -60-20-10, BOI-TVA-LIQ-20-20.

  • Loyer, charges, déficit foncier et plus-values

    Art. 93 CGI (loyer déductible du BNC). CE 11 avril 2008 n° 287808 (loyer versé à soi-même : versement effectif + imposition en revenus fonciers). CE 21 décembre 2018 n° 402006 (acte anormal de gestion : un écart significatif au marché renverse la charge de la preuve). Art. 31 et 156, I-3° CGI (charges foncières, déficit foncier 10 700 €/an, intérêts exclus ; BOI-RFPI-BASE-30-20). Art. 150 U, 150 VC et 1609 nonies G CGI (plus-value des particuliers : exo IR 22 ans, PS 30 ans, surtaxe ; BOI-RFPI-PVI-10-40). Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026) : PS maintenus à 17,2 % sur le foncier et les plus-values immobilières, 18,6 % sur les dividendes.

  • Bail, transmission, IFI et hauts revenus

    Art. 57 A de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 (bail professionnel, durée minimale 6 ans). Art. 779 et 784 CGI (abattement 100 000 € par enfant et par parent, rechargeable tous les 15 ans). Art. 669 CGI (barème de l'usufruit). Art. 726, I-2° CGI (cession de parts de SCI : droits de 5 % ; BOI-ENR-DMTOM-40-10-20). Art. 787 B CGI (Dutreil exclu pour une SCI de location nue). Art. 975 CGI (IFI biens professionnels, au conditionnel ; BOI-PAT-IFI-30-10-10-40). Art. 223 sexies et 224 CGI (CEHR et CDHR, LF 2026 loi n° 2026-103 du 19 février 2026).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. L'arbitrage IR / IS, l'option pour la TVA, le choix de la structure et le calibrage du loyer doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre notaire et votre expert-comptable. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026 et supposent les hypothèses explicitées ; ils ne valent pas garantie de résultat. Les chiffres et taux cités sont à jour au 24 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points (notamment l'IFI des parts de SCI) sont signalés au conditionnel lorsqu'ils dépendent d'une analyse nominative. L'investissement immobilier comporte des risques (vacance, illiquidité, évolution des prix).

Foire aux questions

Tout sur l'achat des murs de votre cabinet d'expertise comptable en SCI structure, IR ou IS, option TVA, loyer et transmission.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : SCI ou SEL, IR ou IS, récupérer la TVA, pourquoi l'expert-comptable y gagne et pas le médecin, déficit foncier, niveau de loyer et transmission des parts. Réponses sourcées et à jour 2026.