Aller au contenu principal
Aller au contenu principal
Guide expert-comptable 202625 minMis à jour 25 juin 2026Méthode par objectif · TMI 41-45 %

Où placer son argent quand on est expert-comptable : les meilleurs placements 2026

Vous lisez un bilan mieux que personne, vous bordez la fiscalité de vos clients douze mois sur douze — et votre propre épargne, elle, dort sur un compte courant. À 41-45 % de TMI, avec une retraite CNAVPL + CAVEC sans rapport avec votre train de vie, la question n'est pas QUEL placement, mais dans quel ORDRE remplir vos enveloppes. Ce guide hiérarchise votre épargne personnelle (pas la trésorerie de votre cabinet) par objectif : précaution, PER déductible à 41-45 %, assurance-vie, actions, immobilier, IFI. Cas chiffré : 45 ans, 150 000 €, 4 000 €/mois. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE PLACEMENT EXPERT-COMPTABLE 2026

Construire votre allocation par objectif, selon votre horizon

Audit patrimonial 360° de l'expert-comptable à haut revenu : calibrage du PER (plafond 154 bis exact), choix des enveloppes (assurance-vie, PEA, SCPI, immobilier), réduction de l'IFI, plan de placement écrit. Sans produit-maison.

  • Bilan patrimonial expert-comptable 360°
  • Allocation par objectif chiffrée
  • Choix des enveloppes audité
  • Sans produit-maison

RETRAITE OBLIGATOIRE

CNAVPL + CAVEC

TMI CIBLE

41-45 %

PLAFOND PER 2026

88 911 €

PS : DUALITÉ 2026

17,2 / 18,6 %

ABATTEMENT 990 I

152 500 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Mis à jour le 25 juin 2026· Conforme à la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026), à la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) et à l'arrêté PASS du 22/12/2025 (PASS 2026 = 48 060 €).

L'essentiel en 30 secondes

Quand on est expert-comptable, la bonne question n'est pas « quel produit acheter », mais dans quel ordre remplir ses enveloppes. La hiérarchie, par objectif : (1) précaution renforcée, (2) PER (défiscalisation à 41-45 %, plafond 88 911 €), (3) assurance-vie (souplesse + transmission 990 I, prélèvements sociaux à 17,2 %), (4) PEA / compte-titres / ETF, (5) immobilier (déficit foncier, LMNP, SCPI, nue-propriété), (6) private equity à dose mesurée. Le levier d'expert du chiffre en 2026 : choisir une enveloppe, c'est choisir un taux de prélèvements sociaux — 17,2 % (assurance-vie, capitalisation, foncier nu) contre 18,6 % (PEA, compte-titres, dividendes, PER à la sortie, LMNP). On boucle la précaution avant tout, puis on remplit les poches dans l'ordre.

§ 1CADRAGE·3 MIN

Épargne perso, pas trésorerie de cabinet

Le mot-clé « placement expert-comptable » recouvre deux sujets que l'on confond sans cesse. Ce guide traite du premier : votre épargne personnelle, l'argent privé qui vous reste une fois la rémunération versée et l'impôt sur le revenu payé. Pas la trésorerie de votre société d'expertise comptable ou de votre SEL, qui obéit à une logique d'impôt sur les sociétés bien distincte (contrat de capitalisation personne morale, compte à terme, SCPI à l'IS).

Cette distinction n'est pas qu'un détail de vocabulaire : c'est la première décision d'allocation. Ce que vous sortez de la société — et qui a déjà été imposé — se place en perso ; l'excédent durable que vous laissez capitaliser dans la structure relève d'un autre arbitrage. Mélanger les deux, c'est se tromper de fiscalité et, souvent, de produit.

Trois choses que ce guide ne traite pas (et où les trouver)

  1. La trésorerie de votre société (placer l'excédent à l'IS, capitalisation PM, compte à terme) : voyez notre guide pour placer la trésorerie de votre cabinet d'expertise comptable.
  2. La vision 360° (bilan, étapes de vie, articulation perso/société/ immobilier) : voyez la gestion de patrimoine de l'expert-comptable.
  3. Comment dégager le cash net en amont (arbitrage rémunération/ dividendes en SEL) : voyez l' optimisation fiscale de l'expert-comptable.

Un mot sur le cadre juridique, parce qu'il commande tout le reste. L'expert-comptable exerce une profession libérale réglementée (inscription à l'Ordre des experts-comptables, ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945), mais il n'est pas officier public ministériel : la cession de son activité porte sur la clientèle / le fonds libéral et reste libre — il n'y a ni droit de présentation, ni agrément d'une autorité de tutelle. Sur le plan de la TVA, il est soumis au taux normal de 20 % sur ses honoraires (expertise comptable, commissariat aux comptes) et récupère la TVA déductible sur ses achats et investissements — un avantage à garder en tête, notamment pour l'option TVA d'une SCI de murs.

§ 2PROFIL·3 MIN

Pourquoi un expert-comptable épargne plus que la moyenne

Deux raisons rendent l'épargne personnelle plus stratégique pour un expert-comptable que pour un salarié au revenu équivalent : la retraite obligatoire et la tranche d'imposition.

Une retraite CNAVPL + CAVEC sans rapport avec le train de vie

L'expert-comptable cotise au régime de base de la CNAVPL (par points, plafonné) et au régime complémentaire de la CAVEC (Caisse d'Assurance Vieillesse des Experts-Comptables et des Commissaires aux Comptes), organisé par classes de cotisation: on est rattaché à une classe selon son revenu professionnel, avec la possibilité d'opter pour une classe supérieure, chaque classe ouvrant un nombre de points. La pension servie correspond aux points acquis multipliés par la valeur de service du point. Le problème n'est pas le régime en lui-même : c'est que, même en cotisant dans une classe élevée, la pension reste sans rapport avec un train de vie bâti sur 150 000 € de revenus ou plus. C'est précisément ce qui justifie de capitaliser une retraite supplémentaire par soi-même. Nous détaillons le calcul (classes, valeur de point, taux plein) dans le guide sur la retraite de l'expert-comptable et le fonctionnement de la CAVEC, et les solutions de capitalisation dans celui pour compléter sa retraite CAVEC.

Une tranche à 41-45 % qui rend chaque euro déduit précieux

À 150 000 € de revenus, l'expert-comptable est à une TMI de 41 % (la tranche à 45 % ne concerne que la fraction de revenu imposable supérieure à environ 180 000 € par part). À ce niveau, chaque euro non optimisé coûte cher, mais surtout : chaque euro déduit (versement PER) rapporte immédiatement 0,41 € d'impôt en moins (0,45 € au-delà de la tranche à 41 %). S'y ajoutent, au-delà de 250 000 € de revenu fiscal de référence pour un célibataire (doublés pour un couple), la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR, art. 223 sexies du CGI : 3 % puis 4 %) et, pour les très hauts revenus, la contribution différentielle (CDHR, art. 224 du CGI, créée par la LF 2025 et reconduite par la LF 2026, qui vise une imposition minimale — conditions et seuils à confirmer au cas par cas). Traduction : plus votre tranche grimpe, plus chaque euro versé sur un PER vous rapporte.

Le cordonnier mal chaussé

C'est le travers que nous voyons le plus souvent : l'expert du chiffre optimise la fiscalité et la trésorerie de ses clients toute l'année, mais laisse sa propre épargne dormir sur un compte courant, faute de temps. On ne vous apprendra rien sur la lecture d'un bilan ou la mécanique d'un amortissement : ce qui manque, ce n'est pas la compréhension d'un produit, c'est une méthode d'allocation et le temps de la mettre en œuvre. C'est exactement l'objet de ce guide.

§ 3LA MÉTHODE·3 MIN

La méthode par objectif et horizon : l'ordre avant le produit

À 150 000 € de revenus, ce qui se joue sur vingt ans, ce n'est pas le choix du bon fonds : c'est l'ordre dans lequel on remplit les poches. Avoir rempli les bonnes poches dans le bon ordre pèse plus, à terme, que d'avoir déniché le support miracle. On range donc son épargne par horizon, et l'horizon commande l'enveloppe — jamais l'inverse.

Précaution (0-2 ans) — disponibilité

Points forts

  • Capital garanti et disponible immédiatement
  • Livrets réglementés (Livret A, LDDS), fonds euros d'assurance-vie, compte à terme
  • Le socle qui passe avant toute autre poche

Points de vigilance

  • Rendement faible (objectif = sécurité, pas performance)
  • Ne prépare ni la retraite ni la transmission

Moyen terme (3-10 ans) — rendement maîtrisé

Points forts

  • Assurance-vie multisupport, PEA et ETF
  • Liquidité conservée, risque dosé selon l'horizon
  • Arbitrage 17,2 % (assurance-vie) vs 18,6 % (PEA/compte-titres)

Points de vigilance

  • Risque de perte en capital sur les unités de compte
  • Intérêt fiscal de l'assurance-vie qui se construit (8 ans)

Long terme (10 ans +) — capitalisation

Points forts

  • PER au plafond (défiscalisation à 41-45 %)
  • Immobilier (SCPI, LMNP), nue-propriété (hors IFI)
  • Touche de private equity pour qui peut immobiliser

Points de vigilance

  • Liquidité réduite (PER bloqué, immobilier peu liquide)
  • Horizon long indispensable pour lisser le risque

La règle d'or : la précaution avant le PER

Tant que le coussin de précaution n'est pas constitué (3 à 6 mois de charges, idéalement davantage pour un revenu variable), il passe avant le PER et avant tout placement long terme. Mettre sa précaution dans un PER est l'erreur classique : l'épargne y est bloquée jusqu'à la retraite, alors qu'une précaution doit rester mobilisable du jour au lendemain. On sécurise d'abord, on optimise ensuite.

Cette logique d'allocation par objectif n'est pas propre à l'expert-comptable : elle vaut pour tous les libéraux à haut revenu. Pour la version généraliste de la méthode, voyez notre guide pour placer son argent en profession libérale. Les sections suivantes détaillent chaque poche, dans l'ordre où on la remplit.

§ 4POCHE RETRAITE·5 MIN

Le PER : le levier n°1 de défiscalisation à 41-45 %

Pour un expert-comptable à 41-45 % de TMI, le plan d'épargne retraite est le levier de défiscalisation le plus efficace. Ses versements se déduisent du bénéfice imposable, ce qui réduit l'impôt à votre tranche marginale : verser, c'est économiser 0,41 à 0,45 € d'impôt par euro placé.

Le plafond de l'article 154 bis pour un gérant majoritaire ou un BNC

Pour le gérant majoritaire de SELARL (travailleur non salarié) ou l'exercice en BNC, la déduction relève de l'article 154 bis du CGI : le plafond est égal à 10 % du bénéfice imposable (dans la limite de 8 PASS) plus 15 % de la fraction de bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. En 2026, avec un PASS de 48 060 € : plancher de 4 806 €, plafond maximal de 88 911 €. Les plafonds non utilisés sont reportables (la durée de report a été allongée par la LF 2026), et le dispositif est mutualisable entre conjoints. Le président de SELAS, assimilé salarié, relève lui de l'article 163 quatervicies (10 % des revenus professionnels de l'année précédente, plafonnés à 8 PASS).

Plafond PER 2026 d'un expert-comptable à 150 000 € de bénéfice (art. 154 bis)

10 % × 150 000 €              = 15 000 €
+ 15 % × (150 000 − 48 060)   = 15 291 €
Plafond PER 2026             ≈ 30 291 €
Économie d'impôt à 41 %      ≈ 12 419 € (si plafond saturé)

À 150 000 € de bénéfice, un expert-comptable peut déduire jusqu'à environ 30 291 € sur un PER en 2026 (PASS 2026 = 48 060 €). Saturer ce plafond à 41 % de TMI représente près de 12 419 € d'impôt en moins. Attention : la déduction joue sur l'IR, pas sur les cotisations CAVEC ; l'épargne est bloquée jusqu'à la retraite (hors déblocage anticipé, dont l'achat de la résidence principale, art. L. 224-4 du CoMoFi) ; à la sortie, les gains supportent le PFU avec des prélèvements sociaux à 18,6 %.

Le PER n'est pas une enveloppe magique

Deux limites à garder en tête. D'abord, l'épargne est bloquée jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé, dont l'achat de la résidence principale) : on n'y met donc pas l'argent dont on pourrait avoir besoin avant. Ensuite, à la sortie, les gains supportent les prélèvements sociaux à 18,6 % (et non 17,2 % comme l'assurance-vie). On sature le PER à hauteur de ce qui « racle » la tranche élevée, pas un euro de plus. Le vrai gain vient du différentiel de tranche entre l'entrée (41-45 %) et la sortie (souvent plus basse à la retraite), auquel s'ajoute la capitalisation.

Le vrai gain du PER : le différentiel de tranche, illustré

Un euro déduit aujourd'hui à 41 % (votre tranche en activité) et repris demain à la retraite, quand votre revenu — donc votre tranche — a baissé, par exemple à 30 %, vous fait gagner les 11 points de différentiel, en plus de la capitalisation entre-temps. C'est tout l'intérêt de l'outil pour un expert-comptable à haut revenu qui anticipe une retraite moins imposée : on déduit cher, on reprend moins cher. À l'inverse, si votre tranche future restait identique, le PER ne « gagnerait » que la capitalisation et le report de l'impôt — d'où la règle de ne pas le saturer au-delà de l'utile. Nous chiffrons ce différentiel selon votre profil dans le guide dédié au PER de l'expert-comptable.

À ne pas confondre avec le Madelin prévoyance/santé (également art. 154 bis), qui constitue une enveloppe distincte et cumulable, dédiée à la couverture des arrêts de travail, de l'invalidité et du décès — un sujet à part, traité dans le guide sur la prévoyance de la profession libérale. Pour chiffrer précisément votre économie selon votre bénéfice, voyez le guide sur le PER de l'expert-comptable et le guide transverse sur le fonctionnement du Plan d'épargne retraite.

§ 5POCHE SOUPLESSE·5 MIN

Assurance-vie : souplesse, fiscalité douce et transmission

Si le PER est le levier de défiscalisation, l'assurance-vie est le couteau suisse de l'expert-comptable : disponible à tout moment, fiscalement douce après 8 ans et inégalée pour transmettre. C'est la poche qu'on alimente une fois le PER calibré.

Une fiscalité au rachat qui s'adoucit dans la durée

Au rachat (art. 125-0 A du CGI), les produits supportent le PFU à 12,8 % ; après 8 ans, un abattement annuel de 4 600 € (9 200 € pour un couple) s'applique sur l'assiette d'IR, puis 7,5 % (produits issus de primes ≤ 150 000 €) ou 12,8 % au-delà. Les prélèvements sociaux restent à 17,2 % en 2026 — un point clé de l'arbitrage 2026 — ce qui porte la fiscalité effective d'un rachat après 8 ans à environ 24,7 % dans la tranche à 7,5 %. On y loge fonds euros (sécurité) et unités de compte (actions, SCPI, obligations) pour doser le risque selon l'horizon. Un réflexe simple : ouvrir un contrat même avec un faible montant prend date— l'abattement des 8 ans se compte à partir de l'ouverture.

Le levier de transmission que ni le PEA ni le compte-titres ne reproduisent

C'est là que l'assurance-vie prend toute sa dimension. Les capitaux d'une assurance-vie se transmettent hors succession : pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire désigné reçoit jusqu'à 152 500 € en franchise de droits (art. 990 I du CGI), puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s'applique (art. 757 B), les produits restant exonérés. Le conjoint ou partenaire de PACS bénéficiaire est totalement exonéré (loi TEPA).

Un levier chiffré : trois enfants, 457 500 € hors droits

Un expert-comptable qui désigne ses trois enfants bénéficiaires transmet 3 × 152 500 € = 457 500 € hors droits et hors succession, au titre des primes versées avant 70 ans (art. 990 I). Aucune autre enveloppe financière n'offre cela. Pour approfondir, voyez notre guide complet sur l'assurance-vie, sa fiscalité et sa transmission.

Assurance-vie vs PER pour l'expert-comptable (repères 2026).
CritèreAssurance-viePER
Déduction à l'entréeNonOui (jusqu'à 88 911 €, art. 154 bis)
DisponibilitéRachat libre à tout momentBloqué jusqu'à la retraite (sauf RP, accidents)
Fiscalité à la sortie≈ 24,7 % après 8 ans (tranche 7,5 %)Capital au barème + gains au PFU 31,4 %
Prélèvements sociaux sur les gains17,2 %18,6 %
Transmission990 I : 152 500 €/bénéficiaireRégime variable selon l'âge au décès

En pratique, on remplit le PER tant qu'on est à 41-45 % (la déduction est immédiate et certaine), puis l'assurance-vie prend le relais pour tout ce qu'on veut garder disponible ou transmettre. Les deux enveloppes sont complémentaires, pas concurrentes.

Le réflexe « prendre date » : à faire dès aujourd'hui

L'abattement des 8 ans se décompte à partir de l'ouverture du contrat, pas du gros versement. Ouvrir une assurance-vie aujourd'hui, même avec 500 €, c'est démarrer le compteur fiscal sans attendre : dans huit ans, le contrat sera « mûr » quand vous y verserez les sommes importantes. C'est l'un des rares gestes patrimoniaux gratuits dont le seul coût est de ne pas l'avoir fait plus tôt — le genre d'arbitrage qu'un expert du chiffre déteste manquer.

§ 6HAUT PATRIMOINE·3 MIN

L'assurance-vie luxembourgeoise pour les patrimoines importants

Au-delà d'une poche financière d'environ 250 000 €, l'assurance-vie luxembourgeoise mérite d'être étudiée. Beaucoup la croient plus avantageuse fiscalement. Faux : pour un résident fiscal français, sa fiscalité est rigoureusement identique à celle d'un contrat français (art. 125-0 A, 990 I et 757 B, prélèvements sociaux à 17,2 %). On ne la choisit donc pas pour son régime fiscal, mais pour la solidité de sa structure.

Ce qui change, c'est la sécurité juridique. Le contrat luxembourgeois repose sur le triangle de sécurité (les actifs sont déposés chez une banque dépositaire distincte de l'assureur, sous contrôle du régulateur) et le super-privilège: l'assuré est créancier de premier rang sur les actifs du contrat, sans plafond — là où la garantie française plafonne à 70 000 € par assuré et par compagnie. Le contrat ouvre aussi l'accès au non coté et au private equity, gère plusieurs devises et se garde d'un pays à l'autre : un confrère qui partage son temps entre la France et le Luxembourg conserve le même contrat en changeant de résidence, ce qu'un contrat français ne permet pas.

Pour qui — et la limite des coûts

Le contrat luxembourgeois s'adresse aux patrimoines financiers importants (au-delà de 250 000 à 500 000 €), aux profils internationaux ou mobiles, et à ceux qui veulent diversifier vers le non coté avec une protection renforcée. En dessous de ce seuil, les frais sont en général plus élevés qu'un bon contrat français : on ne s'y précipite pas, et un contrat français de qualité fait très bien le travail. Voyez notre guide dédié à l'assurance-vie luxembourgeoise.

§ 7POCHE ACTIONS·4 MIN

PEA, compte-titres et ETF : la poche actions long terme

Pour s'exposer aux marchés actions sur le long terme, deux enveloppes se complètent : le PEA d'abord, le compte-titres ensuite. Et depuis 2026, un détail change la donne : le PEA est passé à 18,6 % de prélèvements sociaux, quand l'assurance-vie est restée à 17,2 %.

Le PEA : l'enveloppe à privilégier

Le PEA (plan d'épargne en actions, art. L. 221-30 du Code monétaire et financier, plafond 150 000 €) est l'enveloppe des actions européennes. Après 5 ans, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu : seuls les prélèvements sociaux restent dus, à 18,6 % en 2026 (le PEA ne figure pas dans la liste des produits qui conservent 17,2 %). On y loge en priorité des ETF actions éligibles (indices européens, et via certains ETF une exposition monde) : c'est le réflexe avant même d'ouvrir un compte-titres.

Le compte-titres : pour aller au-delà

Une fois le PEA saturé, ou pour accéder à des classes d'actifs non éligibles (actions américaines en direct, obligations, ETF monde non éligibles), on ouvre un compte-titres ordinaire. Chaque cession y est imposée au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux) ; les moins-values sont imputables sur les plus-values de même nature pendant 10 ans. On peut aussi loger ces ETF en unités de compte d'assurance-vie pour capitaliser dans l'enveloppe.

La dualité des prélèvements sociaux 2026 : la boussole de l'allocation

C'est le changement fiscal qui réoriente l'allocation. La LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) a porté la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %, faisant coexister deux taux (CSS art. L. 136-8). Restent à 17,2 %: l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, les revenus fonciers de location nue, les plus-values immobilières et le PEL/CEL. Passent à 18,6 % : les dividendes, intérêts, plus-values mobilières (compte- titres), le PEA, les gains du PER à la sortie et les loyers meublés (LMNP). Conséquence pratique : à exposition identique, l'assurance-vie en unités de compte est mécaniquement plus efficace après impôt que le compte-titres (30 % contre 31,4 %). Si vous lisez encore « PEA à 17,2 % » quelque part, c'est une donnée 2025.

Pour le détail du fonctionnement de ces enveloppes et la sélection des supports, voyez nos guides sur le PEA et son exonération d'IR après 5 ans et sur les ETF, ces fonds indiciels à frais réduits.

§ 8POCHE IMMOBILIER·5 MIN

L'immobilier : déficit foncier, LMNP, SCPI et nue-propriété

L'immobilier reste un pilier patrimonial, à condition d'être choisi selon sa tranche et son objectif. À 41-45 %, le contenant fiscal compte autant que le bien: c'est là que se joue le rendement net.

Déficit foncier, LMNP, SCPI, nue-propriété : laquelle pour quoi

Déficit foncier (location nue) : efface jusqu'à 10 700 € de revenu global, loyers à 17,2 % de PS — le levier des hautes tranches. LMNP (meublé) : revenu peu fiscalisé par l'amortissement, mais loyers à 18,6 % et amortissements réintégrés à la revente depuis 2025. SCPI : immobilier sans gestion, à loger de préférence en assurance-vie pour adoucir la fiscalité. Nue-propriété : décote à l'achat et hors assiette IFI pendant le démembrement. On part donc de sa tranche pour choisir l'enveloppe, et le bien vient ensuite.

Le déficit foncier : très efficace à 45 %

En location nue, les travaux déductibles peuvent créer un déficit foncier imputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/an (art. 156 du CGI, hors intérêts d'emprunt), le surplus et les intérêts étant reportables 10 ans sur les revenus fonciers. À 45 %, effacer 10 700 € de revenu, c'est environ 4 815 € d'impôt en moins, auxquels s'ajoute l'économie des prélèvements sociaux. Les loyers fonciers, eux, ne supportent que 17,2 % de prélèvements sociaux.

Cas chiffré : déficit foncier d'un expert-comptable à 45 %

Un expert-comptable achète un bien ancien à rénover : 40 000 € de travaux, 8 000 € de loyers nus annuels. La première année, il impute 10 700 € sur son revenu global (économie d'IR ≈ 4 815 € à 45 %), et reporte le solde (≈ 21 300 €, plus les intérêts) sur ses revenus fonciers des 10 années suivantes. Le bien continue de produire des loyers une fois le déficit absorbé.

LMNP, SCPI et nue-propriété

Le LMNP (location meublée, revenus BIC) permet d'amortir le bien et de générer un revenu peu fiscalisé pendant des années ; ses loyers relèvent toutefois de 18,6 % de prélèvements sociaux, et depuis les cessions à compter du 15/02/2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans la plus-value de cession (art. 150 VB du CGI) — un piège à anticiper. La SCPI offre de l'immobilier sans gestion : en direct, les loyers sont des revenus fonciers (TMI + 17,2 %) ; logée en unités de compte d'assurance-vie, elle capitalise dans l'enveloppe avec une fiscalité plus douce. Enfin, la nue-propriété (démembrement) offre une décote à l'achat et reste hors assiette IFI pendant le démembrement (usufruitier redevable, art. 968 du CGI) — un point que nous reprenons dans la section suivante.

Chacune de ces options mérite un développement à part : nous les détaillons dans le guide sur l' investissement immobilier de l'expert-comptable (SCPI, LMNP, déficit foncier), dans le guide transverse sur l' immobilier du libéral et, pour le démembrement, dans celui sur le démembrement de propriété. Pour comprendre le véhicule SCPI lui-même, voyez le guide sur la SCPI et ses modalités de détention.

§ 9HAUT PATRIMOINE·3 MIN

Placer en réduisant son IFI

Au-dessus d'un certain patrimoine, le placement n'est plus seulement une question de rendement : c'est aussi une question d'assiette taxable. L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) ne frappe que le patrimoine immobilier net supérieur à 1 300 000 € (art. 964 du CGI), au barème de 0,5 % à 1,5 % (art. 977).

Premier levier, le plus simple : les actifs financiers (assurance-vie, PEA, compte-titres, PER, contrats de capitalisation) sont hors assiette IFI. Pour la part de patrimoine que l'on veut soustraire à l'impôt, privilégier les enveloppes financières plutôt que l'immobilier détenu en direct allège mécaniquement la base taxable.

Second levier, la nue-propriété. Pendant un démembrement, c'est l'usufruitier qui est redevable de l'IFI sur la valeur en pleine propriété ; le nu-propriétaire ne déclare rien (art. 968 du CGI). Et la reconstitution de la pleine propriété au terme du démembrement n'est pas taxable (art. 1133 du CGI). On peut aussi loger l'immobilier via des SCPI en unités de compte d'assurance-vie, en gardant à l'esprit que la fraction représentative d'immobilier reste, elle, réintégrée dans l'assiette IFI.

La règle pour la poche taxable à l'IFI

Pour un expert-comptable dont le patrimoine immobilier approche ou dépasse le seuil d'1,3 M€, le réflexe est de privilégier les enveloppes financières (hors assiette) pour la nouvelle épargne, et d'utiliser le démembrement pour les acquisitions immobilières destinées au long terme. C'est tout l'objet de notre guide sur l' optimisation de l'IFI par le démembrement.

§ 10DIVERSIFICATION·3 MIN

Private equity et diversification : la poche longue, à dose mesurée

Une fois la précaution sécurisée, le PER utile saturé et l'assurance-vie constituée, le private equity (capital-investissement, via des FCPR, FPCI ou des fonds ELTIF) peut compléter l'allocation. Il offre un potentiel de rendement supérieur aux marchés cotés, en contrepartie d'une illiquidité (horizon de 8 à 10 ans) et d'un risque réel de perte en capital.

Note de méthode : le risque, et la place du private equity

Le private equity se réserve à une poche minoritaire, de l'ordre de 5 à 10 % du patrimoine financier — jamais le cœur de l'allocation. Le couple rendement/risque y est élevé : le potentiel de performance s'accompagne d'un risque de perte en capital, les capitaux sont bloqués plusieurs années, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Pour quelqu'un qui a déjà sa précaution, son PER et son assurance-vie, consacrer 5 à 10 % au non coté a du sens — pas avant. À la sortie, les gains sont imposés au PFU de 31,4 %.

Un garde-fou enfin, qui vaut de l'or à 41-45 % de TMI : défiscaliser n'est pas placer. Les dispositifs de réduction d'impôt (Girardin industriel, FIP, FCPI) offrent un avantage fiscal réel, mais souvent en contrepartie d'un risque élevé, d'une faible liquidité et de frais importants : un avantage fiscal ne rachète jamais un mauvais actif. La bonne grille de lecture reste celle de l'allocation patrimoniale — on regarde d'abord la qualité de l'actif (rendement attendu, risque, horizon, cohérence avec le reste du patrimoine), et seulement ensuite l'avantage fiscal. Nous restons factuels sur ces produits dans nos guides sur le private equity et le non coté et sur la défiscalisation de la profession libérale.

§ 11CAS PRATIQUE·4 MIN

Cas chiffré : Laurent, 45 ans, 150 000 €, 4 000 €/mois

Voici comment la méthode se traduit en chiffres pour une situation que nous voyons souvent en rendez-vous. Laurent n'existe pas, mais son cas est typique de ce qu'on rencontre, et les chiffres sont bien ceux de 2026.

Note de méthode sur l'exemple chiffré

Les montants ci-dessous illustrent une mécanique d'allocation (plafond PER, ventilation par poche) à partir d'hypothèses simplifiées. Ils ne constituent ni une simulation personnalisée, ni une promesse de rendement : un placement financier comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le résultat réel dépend de votre situation exacte et doit être chiffré au cas par cas.

Laurent, 45 ans, expert-comptable associé en SELARL, déclare 150 000 € de revenus (TMI 41 %). Sa précaution est déjà constituée. Il dégage 4 000 €/mois de capacité d'épargne, soit 48 000 €/an. Objectif : préparer sa retraite (la CAVEC ne suffira pas à son train de vie) tout en gardant de la souplesse et en réduisant son impôt.

Plafond PER 2026 de Laurent (art. 154 bis)

10 % × 150 000 €              = 15 000 €
+ 15 % × (150 000 − 48 060)   = 15 291 €
Plafond PER 2026             ≈ 30 291 €

Versement retenu             = 18 000 €
Économie d'impôt à 41 %      ≈ 7 380 €
Effort réel d'épargne        ≈ 10 620 €

Laurent ne sature pas tout son plafond PER (30 291 €) : il verse 18 000 €, ce qui réduit son impôt d'environ 7 380 € pour un effort réel de 10 620 €. Il garde ainsi de la marge pour alimenter une poche disponible (assurance-vie), car le PER est bloqué jusqu'à la retraite.

Ventilation des 48 000 € d'épargne annuelle de Laurent.
Poche / enveloppeMontant annuelLogique
Précaution0 € (déjà constituée)Livrets pleins, fonds euros et compte à terme en réserve
PER (long terme, retraite)18 000 €Défiscalisation à 41 % (≈ 7 380 € d'IR en moins), bloqué jusqu'à la retraite
Assurance-vie en UC (moyen-long terme)18 000 €Souplesse, disponibilité, transmission (990 I), PS 17,2 %
PEA + ETF (long terme)6 000 €Actions européennes, exonéré d'IR après 5 ans
Diversification / private equity6 000 €Poche longue minoritaire (5-10 %), à mesure que le capital grossit
Total48 000 €Effort réel net du flux total ≈ 40 620 € après l'économie d'impôt PER (7 380 €)

Lecture du cas: Laurent met l'argent là où l'économie d'impôt est immédiate (le PER, à 41 % de TMI), sans aller au-delà de ce qu'il accepte de bloquer jusqu'à la retraite. Le reste va sur l'assurance-vie (disponible, transmissible), un peu de PEA pour les actions, et une touche de diversification longue. L'immobilier (déficit foncier ou SCPI) se finance plutôt sur sa capacité d'emprunt, hors de ce flux mensuel. Au total : 7 380 € d'impôt en moins dès la première année, et une épargne qui reste manœuvrable.

Hagnéré Patrimoine

Quelle allocation pour votre situation d'expert-comptable ?

Le plafond PER de l'article 154 bis varie à l'euro près selon votre bénéfice réel : un CGP certifié ORIAS le calcule pour vous, puis répartit votre épargne poche par poche, du long terme bloqué à la réserve disponible, dans un plan de placement chiffré pour 2026.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

La même méthode par objectif s'applique aux autres libéraux à haut revenu : voyez par exemple notre guide pour placer son argent quand on est médecin généraliste (caisse et profil différents, méthode identique). Et avant même de placer, posez votre situation à plat : c'est l'objet du bilan patrimonial du libéral, la première étape avant d'investir. Chez Hagnéré Patrimoine, cabinet basé à Bassens, nous construisons cette allocation poche par poche, en sélectionnant les supports chez plusieurs assureurs plutôt que dans un catalogue maison.

Méthode documentée

Faites construire votre allocation par un conseiller en gestion de patrimoine

Du calibrage du PER au choix des enveloppes (assurance-vie, PEA, SCPI), jusqu'à la réduction de l'IFI et la diversification, nous remettons un plan de placement écrit et chiffré, sans aucun produit-maison à vous vendre.

Bilan gratuitSans engagementSans produit-maison
ACCOMPAGNEMENT

Allouer votre épargne d'expert-comptable avec un conseiller en gestion de patrimoine

Cabinet pluridisciplinaire CIF · COA · COBSP : calibrage du PER, sélection des enveloppes (assurance-vie, PEA, SCPI), réduction de l'IFI, diversification adaptée à votre horizon et votre profil de risque. Un plan de placement écrit, sans produit-maison.

  • Bilan expert-comptable offert
  • Sans produit-maison
  • Plan de placement écrit
4,7/5sur Trustpilot (26 avis)

Construire votre stratégie de placement d'expert-comptable avec un CGP multi-partenaires

Pas de produit-maison, pas de biais commercial. Calibrage du plafond PER 154 bis, choix assurance-vie / PEA / SCPI, réduction de l'IFI, diversification selon votre profil de risque, revue annuelle. On calibre la stratégie sur votre revenu réel, pas sur un modèle-type.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • Retraite, PER et assurance-vie — CGI, CoMoFi et CAVEC

    Retraite obligatoire de l'expert-comptable : régime de base CNAVPL (par points) et régime complémentaire de la CAVEC (Caisse d'Assurance Vieillesse des Experts-Comptables et des Commissaires aux Comptes), organisé par classes de cotisation ; valeurs de point, classes et cotisations 2026 à vérifier sur cavec.fr. Art. 154 bis CGI (déduction PER/Madelin des TNS : 10 % du bénéfice + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS, plancher 4 806 €, plafond 88 911 € en 2026). Art. 163 quatervicies CGI (versements PER du dirigeant assimilé salarié). Art. L. 224-4 CoMoFi (déblocage anticipé, dont l'achat de la résidence principale). Art. 125-0 A CGI (rachats d'assurance-vie, abattement 4 600 €/9 200 € après 8 ans). Art. 990 I CGI (transmission, abattement 152 500 €/bénéficiaire). Art. 757 B CGI (primes après 70 ans, 30 500 €). Art. 200 A CGI (PFU).

  • Actions, immobilier et IFI — CGI et CoMoFi

    Art. L. 221-30 CoMoFi (PEA, plafond 150 000 €, exonération d'IR après 5 ans). Art. 156 CGI (déficit foncier imputable jusqu'à 10 700 €/an sur le revenu global, surplus reportable 10 ans). Art. 150 VB CGI (réintégration des amortissements LMNP dans la plus-value, cessions à compter du 15/02/2025). Art. 964 CGI (seuil d'imposition à l'IFI, 1 300 000 €). Art. 968 CGI (biens démembrés : usufruitier redevable, nu-propriétaire hors assiette). Art. 977 CGI (barème IFI de 0,5 % à 1,5 %). Art. 1133 CGI (reconstitution de la pleine propriété non taxable).

  • Prélèvements sociaux 2026 et hauts revenus — CSS et CGI

    CSS art. L. 136-8 (taux des prélèvements sociaux). LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) : CSG capital portée de 9,2 % à 10,6 %, total 18,6 % sur dividendes, intérêts, plus-values mobilières, PEA, gains du PER à la sortie et LMNP (PFU 31,4 %) ; maintien à 17,2 % pour l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, les revenus fonciers de location nue, les plus-values immobilières des particuliers et le PEL/CEL. Art. 223 sexies CGI (CEHR : 3 %/4 % au-delà de 250 000/500 000 € de RFR pour un célibataire, doublés pour un couple). CDHR (LF 2026, loi n° 2026-103 du 19/02/2026, art. 224 : imposition minimale des très hauts revenus, conditions à vérifier).

  • Statut de l'expert-comptable, jurisprudence et lois récentes

    Ordonnance n° 45-2138 du 19/09/1945 : profession d'expert-comptable, libérale réglementée (Ordre des experts-comptables), NON officier ministériel ; la cession porte sur la clientèle / le fonds libéral (cession libre) ; capital de la société d'expertise comptable détenu majoritairement par des experts-comptables inscrits (plus de 50 % du capital et plus des deux tiers des droits de vote ; quotités à vérifier au texte). Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (exercice en société des professions libérales réglementées, SEL/SPFPL, en vigueur au 01/09/2024). CE 8 avril 2025 n° 492154 (rémunération de l'associé de SEL imposée en BNC, fin de l'abattement de 10 %). Arrêté du 22/12/2025 : PASS 2026 = 48 060 €. Chiffres à jour au 16 juin 2026, susceptibles d'évoluer.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, basé à Bassens 73000). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. L'allocation de votre épargne, le choix des enveloppes et le calibrage des versements doivent faire l'objet d'une étude individualisée préalable (analyse patrimoniale globale, TMI, statut social, horizon, profil de risque, situation familiale). Tout placement financier (unités de compte, SCPI, private equity) comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les chiffres et taux cités sont à jour au 16 juin 2026 (LF 2026, LFSS 2026) mais peuvent évoluer.

Foire aux questions

Tout sur le placement de l'expert-comptable en 2026 et la méthode par objectif.

Trésorerie ou épargne perso, PER ou assurance-vie, quelle enveloppe pour la SCPI, comment réduire l'IFI, faut-il du private equity : les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous, classées par thème.

Catégories

Pas trouvé votre réponse ?

Un CGP vous rappelle sous 24 h.

Poser ma question
  • De votre épargne personnelle. Ce guide traite de l'argent privé de l'expert-comptable particulier — celui qui reste une fois la rémunération versée et l'impôt payé — et de l'ordre dans lequel le placer (précaution, PER, assurance-vie, actions, immobilier). La trésorerie de votre société d'expertise comptable ou de votre SEL obéit à une autre logique (impôt sur les sociétés, contrat de capitalisation personne morale, compte à terme), que nous traitons séparément dans le guide sur la trésorerie du cabinet d'expertise comptable. Ne pas confondre les deux poches est la première décision d'allocation : ce que vous sortez de la société (et qui a déjà supporté l'impôt) se place en perso ; l'excédent durable que vous laissez capitaliser dans la structure relève d'un autre arbitrage.