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Guide commissaire de justice 202618 minMis à jour 25 juin 20263 cas chiffrés

Cession d'office de commissaire de justice : la fiscalité de la finance d'office

Vous avez un repreneur agréé et un prix : reste à savoir ce qu'il vous restera, net. Et ce que vous cédez décide de tout. La finance de votre office, le droit de présentation d'un successeur agréé par le Garde des Sceaux ? Plus-value professionnelle, exonérable à 100 % jusqu'à 500 000 € (article 238 quindecies), dégressive jusqu'à 1 M€. Vos parts de SEL de commissaires de justice ? Plus-value mobilière, abattement de 500 000 € à la retraite. Deux fiscalités qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Et un point qui surprend tout le monde : sans exonération, le taux réel 2026 n'est pas 30 % mais 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux). Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

CESSION D'OFFICE 2026

Chiffrer l'impôt exact de votre cession et activer la bonne exonération

Audit de cession pour commissaire de justice : identification de votre régime (finance d'office ou parts de SEL), seuils 238 quindecies / 151 septies, départ à la retraite, abattement 500 000 €, prélèvements sociaux réels de 18,6 % et CEHR/CDHR. Cabinet 100 % indépendant.

  • Finance ou parts : régime identifié
  • Exonérations et cumuls modélisés
  • PS 18,6 % et CEHR/CDHR intégrés
  • Cabinet 100 % indépendant

EXO TOTALE

500 000 €

DÉGRESSIVE JUSQU'À

1 000 000 €

ABATT. PARTS SEL

500 000 €

PV PRO / PARTS

31,4 %

PS 2026

18,6 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE GRAND TRI·3 MIN

Le grand tri : finance d'office ou parts de SEL

L'essentiel en 30 secondes

  • Ce qui décide de votre fiscalité, ce n'est pas votre statut d'officier ministériel, c'est la nature de ce que vous cédez.
  • La finance de l'office (le droit de présentation d'un successeur agréé par le Garde des Sceaux) ou vos parts de SCP à l'IR = plus-value PROFESSIONNELLE → arsenal 238 quindecies, 151 septies, 151 septies A.
  • Vos parts de SEL à l'IS (SELARL, SELAS) = plus-value MOBILIÈRE des particuliers (art. 150-0 A) → un seul dispositif de faveur : l'abattement de 500 000 € de l'art. 150-0 D ter, à la retraite.
  • Les exonérations de plus-value professionnelle ne traversent pas la frontière : elles ne s'appliquent pas aux parts de SEL, et inversement.
  • Le fondement du tri : l'article 151 nonies I CGI.

Le même cas revient sans arrêt en rendez-vous. Un commissaire de justice a passé des années à la tête de son office ; il décide de le céder. Et la première question qu'il pose, ce n'est pas « combien vaut mon office ? », c'est « combien vais-je garder ? ». La réponse tient à une seule distinction, celle que la plupart des confrères négligent : cédez-vous la finance de votre office, ou cédez-vous des parts de société ? Parce que ces deux opérations, qui vous laissent le même chèque en banque, sont taxées selon deux régimes qui n'ont aucun point commun.

Le cadre juridique commande tout, d'où ce détour : le commissaire de justice est un officier public et ministériel — la profession née de la fusion des huissiers de justice et des commissaires-priseurs judiciaires au 1er juillet 2022 (ordonnance n° 2016-728 du 2 juin 2016). Il ne « vend » pas sa clientèle comme un commerçant : il présente un successeur, lui-même agréé par la Chancellerie, et c'est ce droit de présentation — la « finance » de l'office (loi du 28 avril 1816, art. 91) — qui se monnaie. Fiscalement, cette finance est un actif incorporel professionnel : sa cession suit le régime des plus-values professionnelles. Si vous exercez en SEL de commissaires de justice, vous pouvez aussi céder vos parts de société : là, c'est une plus-value mobilière privée.

Le mot d'ordre : identifiez votre régime AVANT de chercher votre exonération.
Ce que vous cédezRégime fiscalTexteDispositifs d'exonération
Finance de l'office / droit de présentation (exercice individuel ou BNC)Plus-value PROFESSIONNELLEArt. 39 quindecies CGI (LT 12,8 %)238 quindecies, 151 septies, 151 septies A
Parts d'une SCP de commissaires de justice (société à l'IR) où vous exercezPlus-value PROFESSIONNELLE (art. 151 nonies I)Actif professionnelIdem ci-dessus
Parts d'une SEL de commissaires de justice à l'IS (SELARL, SELAS)Plus-value MOBILIÈRE des particuliersArt. 150-0 A CGIAbattement fixe 150-0 D ter (500 000 €) uniquement

Pourquoi cette frontière ?

L'article 151 nonies I CGI assimile les parts d'une société à l'IR (où vous exercez votre activité, par exemple une SCP de commissaires de justice) à de l'actif professionnel : leur cession suit donc le régime des plus-values professionnelles. À l'inverse, l'associé d'une SEL à l'IS détient des titres privés, même s'il y exerce : leur cession relève de la plus-value mobilière des particuliers. Pour comprendre quand passer de l'exercice individuel à la SEL, et comment se structure votre office, voyez notre guide optimisation fiscale du commissaire de justice : BNC, SEL et leviers 2026.
§ 2LE COÛT DE BASE·2 MIN

Combien ça coûte si vous n'êtes pas exonéré

En 30 secondes : le tarif plein 2026

  • Sans aucune exonération, la plus-value à long terme sur la finance d'office se taxe à 31,4 % : 12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux.
  • La plus-value mobilière sur les parts de SEL se taxe au même taux : 31,4 % (PFU : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS).
  • C'est le prix de référence : chaque exonération du guide se mesure à l'aune de ce qu'elle vous fait économiser sur ces 31,4 %.

Avant de parler d'exonérations, posons le prix de référence : que paieriez-vous sans aucun dispositif de faveur ? Côté simple : que vous cédiez la finance d'office (plus-value professionnelle) ou les parts de SEL (plus-value mobilière), le taux plein 2026 est le même : 31,4 %. Côté piège : ce n'est pas 30 %, et c'est l'erreur qu'on lit encore un peu partout.

Le tarif plein 2026 d'une cession d'office

Plus-value à long terme :
  12,8 % (IR, art. 39 quindecies / 200 A)
+ 18,6 % (prélèvements sociaux 2026)
= 31,4 %

  •  finance d'office (PV professionnelle)  →  31,4 %
  •  parts de SEL (PV mobilière)            →  31,4 %

Le taux réel 2026 est de 31,4 %, et non 30 %. La hausse de CSG de la LFSS 2026 porte les prélèvements sociaux à 18,6 % aussi bien sur la plus-value professionnelle que sur la plus-value mobilière.

L'erreur que font la plupart des guides : 17,2 % au lieu de 18,6 %

Beaucoup d'articles affichent encore 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value de cession. C'est faux pour un office. La LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) a porté la CSG du capital à 10,6 %, ce qui aboutit à 18,6 % (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %) sur les plus-values professionnelles comme mobilières. Le 17,2 % est désormais réservé à une liste limitative (article L. 136-8 IV du Code de la sécurité sociale) : assurance-vie, contrats de capitalisation, revenus fonciers de location nue, plus-values immobilières des particuliers, PEL/CEL. Conséquence concrète : les loyers des murs de votre office logés dans une SCI à l'IR en location nue restent à 17,2 %, mais la cession de l'office et celle des parts supportent 18,6 %.
La dualité 18,6 % / 17,2 % de 2026 : la cession de l'office est du côté 18,6 %.
AssiettePS 2026Pour un commissaire de justice
Cession de la finance d'office (PV pro)18,6 %Concerné
Cession de parts de SEL (PV mobilière)18,6 %Concerné
Loyers SCI à l'IR — location nue (murs)17,2 %Si murs en SCI
Assurance-vie, capitalisation, PV immobilière17,2 %Réemploi du produit

Ces 31,4 % sont le tarif plein. À partir de là, tout consiste à raboter ce tarif : on descend souvent à zéro d'impôt sur le revenu, beaucoup plus rarement à zéro de prélèvements sociaux. Gardez ce chiffre en tête : chaque exonération se mesure à ce qu'elle vous épargne sur ces 31,4 %.

Hagnéré Patrimoine

Chiffrer l'impôt exact sur la cession de votre office

Un CGP indépendant identifie votre régime (finance d'office ou parts de SEL), applique les exonérations disponibles et chiffre, à l'euro, ce qui reste à payer après IR et prélèvements sociaux de 18,6 %.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3CALCUL DE LA PLUS-VALUE·2 MIN

Calculer la plus-value : court terme et long terme

En 30 secondes : sur quelle base on travaille

  • La plus-value = prix de cession − valeur nette comptable (prix payé pour la finance, diminué des amortissements déjà déduits).
  • Élément détenu ≥ 2 ans → plus-value à long terme (12,8 % + 18,6 % = 31,4 %). C'est le cas de la finance d'office, incorporel ancien.
  • Élément détenu < 2 ans ou amortissements repris → plus-value à court terme, taxée au barème (jusqu'à 45 %) + cotisations, mais étalable sur 3 ans.

Avant d'appliquer le moindre seuil d'exonération, il faut savoir sur quelle plus-value on travaille. La plus-value, c'est le prix de cession diminué de la valeur nette comptable (le prix d'acquisition de la finance moins les amortissements déjà déduits). Pour un commissaire de justice qui a racheté sa finance d'office il y a longtemps, ou qui l'a en partie amortie, la plus-value peut être très proche du prix de vente.

Reste un facteur qui pèse lourd dans le calcul : depuis combien de temps vous détenez chaque élément cédé. Un élément détenu depuis moins de 2 ans génère une plus-value à court terme ; au-delà, c'est du long terme, à taux réduit.

La finance d'office relève très majoritairement du long terme. Le court terme vise surtout la fraction correspondant aux amortissements repris.
Type de plus-valueDéclencheurImposition 2026
Long termeÉlément détenu ≥ 2 ans (cas de la finance d'office, incorporel ancien)12,8 % IR + 18,6 % PS = 31,4 %
Court termeÉlément détenu < 2 ans + réintégration des amortissements déduitsBarème progressif de l'IR + cotisations sociales

La plus-value à court terme peut être étalée sur 3 ans

La part de plus-value à court terme — souvent la fraction qui correspond aux amortissements réintégrés — est taxée au barème progressif de l'impôt sur le revenu (jusqu'à 45 % pour un commissaire de justice à hauts revenus) et supporte les cotisations sociales, et non le taux réduit. L'article 39 quaterdecies CGI offre une soupape : il permet d'étaler cette plus-value à court terme par parts égales sur l'année de réalisation et les deux années suivantes, ce qui lisse le pic d'imposition. Sur une cession d'office, la plus-value est de toute façon dominée par le long terme (l'incorporel), et c'est lui qui détermine la facture — donc les régimes d'exonération qui suivent.
§ 4ARTICLE 238 QUINDECIES·3 MIN

L'exonération selon la valeur de cession (article 238 quindecies)

Pour un commissaire de justice qui cède sa finance d'office, c'est l'article qui compte le plus — parce qu'il se cale sur le chiffre que le repreneur regarde en premier : le prix, autrement dit la valeur de cession. L'article 238 quindecies CGI exonère la plus-value lors de la transmission d'une entreprise individuelle, d'une branche complète d'activité, ou de l'intégralité des parts d'une société de personnes à l'IR, après 5 ans d'activité (BOI-BIC-PVMV-40-20-50). L'assiette du seuil correspond au prix augmenté des charges en capital, hors immobilier.

Seuils en vigueur 2026, sans clause d'extinction. Attention : l'ancien seuil 300 000 / 500 000 € est PÉRIMÉ (rehaussé depuis la loi de finances pour 2022).
Valeur de cessionEffet
< 500 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
≥ 500 000 € et < 1 000 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 1 000 000 €Aucune exonération

Taux d'exonération partielle (238 quindecies)

Taux exonéré = (1 000 000 − valeur de cession) / 500 000

Exemple — office cédé 600 000 € :
  → (1 000 000 − 600 000) / 500 000 = 0,80
  → 80 % de la plus-value est exonérée
  → 20 % reste taxable (à 31,4 %)

Entre 500 000 € et 1 000 000 € de valeur, l'exonération décroît linéairement de 100 % à 0 %. C'est un seuil de VALEUR, à ne pas confondre avec les seuils de RECETTES du 151 septies (§5).

La pente de la tranche dégressive 500 000 €–1 M€ : à mesure que le prix monte, l'exonération fond.
Valeur de cessionTaux exonéréFraction taxable
500 000 €100 %0 %
600 000 €80 %20 %
700 000 €60 %40 %
800 000 €40 %60 %
900 000 €20 %80 %
1 000 000 € et au-delà0 %100 %

Les pièges de seuils à connaître

  • Il faut transférer une activité complète et autonome : céder son office par moitiés successives ne forme pas une branche complète et fait perdre l'exonération.
  • Les seuils de 700 000 / 1 200 000 € qu'on lit parfois ne valent que pour les transmissions à de jeunes agriculteurs : ils ne s'appliquent pas à un commissaire de justice.
  • L'immobilier (les murs de l'office) est exclu de l'assiette : il suit son propre régime. Pour loger les murs hors de l'office, voyez notre guide acheter les murs de son office en SCI.
  • Au-delà d'1 000 000 €, l'exonération du 238 quindecies tombe à zéro : il faut alors compter sur le départ à la retraite (§8) ou sur la structuration (holding, apport-cession).

Côté formalités, l'exonération n'est pas automatique : vous la réclamez au moment de la déclaration de cessation d'activité, sur la déclaration de résultats. Et le délai de 5 ans s'apprécie sur l'activité, pas sur le support : le Conseil d'État (13 juin 2018, n° 401942) juge qu'un transfert d'office ou une réorganisation en cours de carrière ne remet pas le compteur à zéro, tant que l'activité se poursuit. Reste un cas marginal pour les offices : l'exonération selon les recettes.

§ 5ARTICLE 151 SEPTIES·2 MIN

L'exonération selon les recettes (article 151 septies)

L'article 151 septies CGI exonère la plus-value professionnelle en fonction des recettes, pas de la valeur de l'office. Condition d'entrée identique : 5 ans d'activité. Les recettes prises en compte sont la moyenne hors taxes des deux années civiles précédant celle de la cession (BOI-BIC-PVMV-40-10-10-20).

Seuils prestations de services. Pour un office en activité, les recettes dépassent presque toujours 126 000 € : ce régime est rarement décisif.
Recettes moyennes HT (prestations)Effet
≤ 90 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
> 90 000 € et < 126 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 126 000 €Aucune exonération

Pour un office actif, ce régime est presque toujours hors-jeu

Un office de commissaire de justice en activité génère des recettes (significations, exécutions, constats, recouvrement) très supérieures à 126 000 € : l'article 151 septies, taillé pour les petites structures, ne joue donc quasiment jamais pour un office. Deux raisons, malgré tout, de ne pas l'ignorer : il pourrait théoriquement concerner un office en fin de carrière à très faible activité, et surtout, c'est l'article 238 quindecies (§4) qui prend le relais — il raisonne sur la valeur, pas sur les recettes. La règle, en clair : quand les deux peuvent jouer, on les chiffre côte à côte et on retient le plus avantageux, car ces deux régimes sont alternatifs (jamais cumulés entre eux).

Aller plus loin : la carte complète des exonérations de plus-value

Les articles 151 septies, 238 quindecies et 151 septies A ne sont pas propres au commissaire de justice : ils forment le tronc commun de toute cession de cabinet libéral. Pour une vue d'ensemble de leur articulation, de leurs conditions et de leurs cumuls — avec les arbitrages qui valent pour l'ensemble des professions réglementées —, consultez notre guide transverse céder son cabinet libéral : toutes les exonérations de plus-value. Le présent guide en donne la déclinaison pour l'officier ministériel (droit de présentation, finance d'office, parts de SEL).
§ 6FINANCE OU PARTS·2 MIN

Vendre la finance ou les parts : le comparateur

Vous exercez en SEL et hésitez sur ce que vous cédez ? Le tableau ci-dessous met face à face les deux opérations. L'idée à garder : le taux plein est le même des deux côtés (31,4 %) ; ce qui change du tout au tout, ce sont les exonérations et les droits d'enregistrement payés par l'acquéreur.

Céder la FINANCE d'office — plus-value PRO

Régime des plus-values professionnelles. Taux plein 12,8 % IR + 18,6 % PS = 31,4 %. Leviers : 238 quindecies (exonération TOTALE sous 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 M€) + 151 septies A à la retraite. Droits d'enregistrement acquéreur : 0 / 3 / 5 % (art. 719).

Céder les PARTS de SEL — plus-value MOBILIÈRE

Régime des plus-values mobilières (art. 150-0 A). Taux plein 12,8 % IR + 18,6 % PS = 31,4 % (PFU). Levier unique : abattement fixe de 500 000 € du dirigeant partant à la retraite (150-0 D ter), sur l'IR seulement. Droits d'enregistrement acquéreur : 3 % (SELARL) ou 0,1 % (SELAS).

Ce choix se cale des années avant la vente

Céder la finance plutôt que les parts (ou l'inverse) ne se décide pas le jour de la vente : cela dépend de la structure dans laquelle vous exercez (individuel, SCP, SELARL, SELAS), de la valeur de l'office, de votre calendrier de retraite et du montage du repreneur. Si une SPFPL coiffe déjà votre SEL, la cession des parts s'articule avec la holding. Pour cadrer cette architecture en amont, voyez notre guide SPFPL de commissaire de justice : structurer la détention de ses parts de SEL.
§ 7ARTICLE 150-0 D TER·3 MIN

Céder ses parts de SEL : l'abattement de 500 000 € (150-0 D ter)

L'essentiel en 30 secondes

  • Vous cédez les parts d'une SEL de commissaires de justice à l'IS : régime de la plus-value mobilière (art. 150-0 A), pas des plus-values professionnelles.
  • Un seul dispositif de faveur : l'abattement fixe de 500 000 € de l'article 150-0 D ter, réservé au dirigeant qui part à la retraite.
  • Cet abattement ne joue que sur l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux de 18,6 % frappent la totalité du gain.
  • Prorogé jusqu'au 31 décembre 2031.

Si vous exercez en SELARL ou en SELAS à l'IS et que vous vendez vos parts, vous quittez le terrain des plus-values professionnelles : c'est la plus-value sur vos titres qui est imposée. Elle est alors mobilière (art. 150-0 A), et le seul dispositif de faveur est l'article 150-0 D ter CGI : un abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value, réservé au dirigeant partant à la retraite (BOI-RPPM-PVBMI-20-40).

Les 5 conditions de l'article 150-0 D ter

  • La société est une PME au sens du droit de l'Union européenne, soumise à l'IS, exerçant une activité opérationnelle (dont libérale réglementée).
  • Vous avez exercé une fonction de direction de façon continue pendant les 5 ans précédant la cession.
  • Vous détenez au moins 25 % des droits (de manière continue).
  • Les parts sont détenues depuis au moins 1 an.
  • Vous cessez vos fonctions et faites valoir vos droits à la retraite dans les 24 mois (avant ou après la cession).

L'abattement ne touche que l'impôt sur le revenu

Les 500 000 € s'imputent sur la plus-value avant application du PFU, mais uniquement sur l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la totalité du gain (l'abattement ne les réduit pas), et la CEHR / CDHR se calculent sur le revenu fiscal de référence. L'abattement n'est pas cumulable avec l'abattement pour durée de détention de l'article 150-0 D. Bonne nouvelle : le dispositif est prorogé jusqu'au 31 décembre 2031.

Côté structure, une particularité propre à l'officier ministériel : depuis le Conseil d'État du 8 avril 2025 (n° 492154), la rémunération des associés de SEL au titre de leur activité technique est imposée en BNC, ce qui a supprimé l'abattement de 10 % sur cette part. Ce sujet, comme le traitement des dividendes de SEL au-delà de 10 % et l'arbitrage rémunération / dividendes, est traité dans notre guide optimisation fiscale du commissaire de justice en SEL.

§ 8ARTICLE 151 SEPTIES A·2 MIN

Vendre en partant à la retraite (article 151 septies A)

En 30 secondes : le 151 septies A

  • Vous cédez la finance de l'office en partant à la retraite : l'article 151 septies A efface l'impôt sur le revenu sur la plus-value professionnelle.
  • Mais les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus : « départ à la retraite » ne veut pas dire « zéro impôt ».
  • Conditions clés : 5 ans d'activité, cession totale, cessation + liquidation des droits CNAVPL et CAVOM dans 24 mois, et ne pas contrôler l'acquéreur.
  • Il se cumule avec le 238 quindecies (151 septies A d'abord, puis 238 quindecies sur le reliquat).

C'est le cas que la plupart des confrères ont en tête quand ils pensent « cession » : on cède la finance de l'office au moment de partir à la retraite, et l'article 151 septies A CGI vient exonérer la plus-value professionnelle. Mais il n'efface que l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus. Les conditions principales : avoir exercé 5 ans, céder l'intégralité de l'activité, cesser vos fonctions et liquider vos droits à la retraite (base CNAVPL + complémentaire CAVOM) dans un délai de 24 mois avant ou après la cession, et ne pas contrôler l'acquéreur.

Guide dédié

Le départ à la retraite a son propre guide

Le 151 septies A est le cœur d'un sujet à part entière : timing du départ, articulation avec la liquidation de la retraite CAVOM, cumul avec le 238 quindecies, Pacte Dutreil, transmission familiale, traitement des murs. Pour le déroulé complet et chiffré, lisez notre guide dédié transmettre son étude de commissaire de justice : exonérations de plus-value en retraite. Ici, on retient l'essentiel : exonération d'IR, pas de PS, et un calendrier retraite à caler à 24 mois près — synchronisé avec votre retraite CAVOM.

§ 9CE QUI RESTE À PAYER·2 MIN

Exonéré ne veut pas dire 0 € : les prélèvements qui restent

« Cédez votre office sans impôt » : la promesse circule dans toutes les brochures de regroupement d'offices. En réalité, ça dépend du dispositif : certains effacent l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, d'autres l'impôt sur le revenu seulement. Reprenons-les un par un : pour chaque dispositif, ce qui tombe vraiment à zéro et ce que le fisc garde quand même.

Seules les exonérations TOTALES (151 septies, 238 quindecies sous 500 k) effacent l'IR ET les PS. 151 septies A et 150-0 D ter n'effacent que l'IR.
DispositifIR effacé ?PS effacés ?Reste à surveiller
151 septies (exo totale)OuiOui (18,6 % effacés)CEHR / CDHR sur le RFR
238 quindecies (exo totale, < 500 k)OuiOui (18,6 % effacés)CEHR / CDHR sur le RFR
238 quindecies (dégressive, 500 k–1 M)PartielPartielPS 18,6 % sur la fraction taxable
151 septies A (retraite)OuiNON — 18,6 % dusPS sur toute la PV
150-0 D ter (parts de SEL)Sur 500 000 € seulementNON — 18,6 % sur toutPS + CEHR / CDHR sur le RFR

CEHR et CDHR : les contributions qui frappent les grosses cessions

Sur une cession d'office, deux contributions s'ajoutent, calculées sur le revenu fiscal de référence (que les exonérations de plus-value ne neutralisent pas) :
  • La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, art. 223 sexies CGI) : 3 % puis 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR pour un célibataire, 500 000 / 1 000 000 € pour un couple.
  • La CDHR (contribution différentielle sur les très hauts revenus, art. 224 CGI), qui impose un taux effectif minimum d'imposition de 20 % du RFR au-delà de 250 000 € (célibataire) / 500 000 € (couple), et que la LF 2026 a reconduite.
L'année d'une cession à plusieurs centaines de milliers d'euros, le RFR explose : il faut anticiper ces deux contributions. Le détail figure dans notre guide CDHR : l'impôt plancher de 20 % sur les très hauts revenus.
§ 10ENREGISTREMENT & TVA·2 MIN

Droits d'enregistrement et TVA

En 30 secondes : qui paie quoi

  • Les droits d'enregistrement sont à la charge de l'acquéreur, jamais du vendeur — mais ils pèsent dans la négociation du prix net.
  • Finance d'office : 0 / 3 / 5 % (art. 724 → 719). Parts de SELARL : 3 % ; actions de SELAS : 0,1 % (art. 726).
  • Côté TVA, vous êtes assujetti à 20 % sur vos actes ; la cession de l'office bénéficie en principe de la dispense de TVA (universalité de biens, art. 257 bis).

Deux points qu'on traite souvent en dernier mais qui décident du prix net pour le repreneur : les droits d'enregistrement (qu'il paie, lui) et la TVA.

Droits d'enregistrement (payés par l'acquéreur)

Tarifs taxes additionnelles départementale et communale comprises. C'est l'acquéreur qui les supporte, mais ils pèsent dans la négociation du prix net.
Ce qui est cédéTarif 2026Texte
Finance d'office / droit de présentation0 % ≤ 23 000 € · 3 % de 23 000 à 200 000 € · 5 % au-delàArt. 724 → 719 CGI
Parts de SELARL (parts sociales)3 % après abattement de 23 000 € proratiséArt. 726 CGI
Actions de SELAS / SAS0,1 %Art. 726 CGI

Un argument de structure souvent décisif

La différence d'enregistrement entre une SELARL (3 %) et une SELAS (0,1 %) sur une cession de parts d'un million d'euros représente plusieurs dizaines de milliers d'euros de coût pour le repreneur. C'est un paramètre à intégrer très en amont du choix de structure et de la négociation, au même titre que le traitement social des dividendes (SELARL = gérant TNS, dividendes > 10 % cotisés via L. 131-6 CSS, y compris en présence d'une SPFPL — Cass. 2e civ. 19 octobre 2023, n° 21-20.366, dont la portée générale reste discutée). Le détail de cet arbitrage rémunération / dividendes figure dans notre guide dividendes en SEL de commissaire de justice.

TVA : le commissaire de justice est assujetti (garde-fou)

Le commissaire de justice est assujetti à la TVA au taux normal de 20 % sur ses actes (significations, exécutions, constats, recouvrement, ventes) : l'exonération des soins de l'article 261-4-1° CGI ne le concerne pas (elle vise la santé humaine). Sur la cession elle-même, la transmission de l'office en tant qu'universalité totale de biens bénéficie en principe de la dispense de TVA de l'article 257 bis CGI, le successeur continuant l'activité. La cession de parts de SEL, elle, est hors champ de la TVA. Et tant qu'il exerce, l'assujettissement reste un avantage: récupération de la TVA sur les frais et investissements, option TVA possible sur les loyers d'une SCI de murs (art. 260-2 CGI).

§ 11CAS CHIFFRÉS·4 MIN

Trois cas chiffrés à l'euro

Les seuils sur le papier, c'est une chose ; voici ce qu'ils donnent sur trois dossiers d'office tels qu'on en rencontre au cabinet. Une mise au point méthodologique : pour rester lisibles, les cas supposent que la plus-value est proche du prix de cession (valeur nette comptable faible, fréquent pour une finance d'office ancienne ou largement amortie). Le gain net réel se modélise au cas par cas.

Cas 1 · Commissaire de justice · finance d'office 600 000 € · 60 ans

Bruno — la tranche dégressive du 238 quindecies

Bruno exerce depuis 28 ans et cède la finance de son office 600 000 €. Plus-value à long terme. Régime professionnel. Il ne part pas immédiatement à la retraite : on isole donc le 238 quindecies seul.

La valeur (600 000 €) est dans la tranche dégressive du 238 quindecies. Taux exonéré = (1 000 000 − 600 000) / 500 000 = 0,80 → 480 000 € exonérés, 120 000 € taxables.

Sur la fraction taxable : IR = 120 000 € × 12,8 % = 15 360 € ; PS = 120 000 € × 18,6 % = 22 320 €. Total ≈ 37 680 € (soit un taux effectif d'à peine 6,3 % sur la plus-value totale).

Sans aucune exonération, la facture aurait été 600 000 € × 31,4 % = 188 400 €. Le 238 quindecies lui fait donc économiser 150 720 €. À noter, pour l'acquéreur : droits d'enregistrement de l'article 719 sur 600 000 € ≈ 25 310 €, à sa charge.

Cas 2 · Commissaire de justice · parts de SELAS 850 000 € · retraite à 64 ans

Sophie — l'abattement 500 000 €, mais les PS frappent tout

Sophie est présidente d'une SELAS de commissaires de justice et cède ses parts 850 000 € en partant à la retraite. Prix d'acquisition 200 000 €, donc plus-value mobilière de 650 000 € (art. 150-0 A).

Elle active l'article 150-0 D ter : abattement de 500 000 €, mais sur l'IR seulement. Base imposable à l'IR = 650 000 − 500 000 = 150 000 €, soit un IR au PFU de 150 000 € × 12,8 % = 19 200 €.

Les prélèvements sociaux de 18,6 %, eux, frappent la totalité du gain (l'abattement ne les réduit pas) : 650 000 € × 18,6 % = 120 900 €. Total ≈ 140 100 €, auquel s'ajoutent la CEHR et la CDHR sur le RFR.

Avantage de structure : en SELAS, les droits d'enregistrement de l'acquéreur ne sont que de 850 000 € × 0,1 % = 850 € (contre ≈ 25 000 € si les parts étaient des parts de SELARL à 3 %). L'abattement lui économise 500 000 € × 12,8 % = 64 000 € d'IR, mais avec 120 900 € de prélèvements sociaux, ce sont bien les PS qui pèsent le plus lourd dans sa facture. Le détail des conditions retraite figure dans notre guide de la transmission en retraite.

Cas 3 · Commissaire de justice · office 1 200 000 € · au-delà du seuil

Marc — au-dessus d'1 M€, c'est l'anticipation qui paie

Marc cède son office 1 200 000 €. La valeur dépasse 1 M€ : le 238 quindecies = 0 %. En cession « sèche », sans retraite, la facture est de 1 200 000 € × 31,4 % ≈ 376 800 €.

Scénario optimisé par le départ à la retraite : l'article 151 septies A efface l'IR (12,8 % × 1 200 000 = 153 600 € économisés). Restent les prélèvements sociaux de 18,6 % = 223 200 €— les PS ne s'effacent jamais à ce niveau de valeur.

Alternative anticipée plusieurs années avant : exercer en SEL et apporter ses parts à une SPFPL (apport-cession, art. 150-0 B ter) pour placer la plus-value en report, avec réinvestissement de 70 % du produit sous 3 ans (LF 2026). Le message : au-delà d'1 M€, ce n'est plus le 238 quindecies qui sauve la mise, mais l'anticipation — retraite, holding, Dutreil (voir nos guides SPFPL de commissaire de justice et transmission en retraite).

Ce que disent ces trois cas

Sous 500 000 €, le levier valeur efface tout ; au-dessus, seules la retraite ou la holding sauvent la mise

  • Finance dans la tranche dégressive (cas Bruno, 600 k) : 80 % exonérés, 37 680 € d'impôt seulement, 150 720 € économisés.
  • Parts de SEL en retraite (cas Sophie) : abattement utile sur l'IR, mais PS 18,6 % sur la totalité + CEHR/CDHR ; la SELAS divise par 30 les droits d'enregistrement.
  • Office au-dessus d'1 M€ (cas Marc) : 238 quindecies à zéro ; la retraite efface l'IR, mais 223 200 € de PS restent dus malgré tout.
  • Au-delà des seuils, c'est la structure anticipée (départ à la retraite, holding, apport-cession) qui fait la différence.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés (hypothèse plus-value ≈ prix, taux arrondis) pour faire ressortir la logique. Ils ne valent pas une simulation personnalisée: le résultat réel dépend de la valeur nette comptable exacte, de la part court terme / long terme, du RFR et de l'application de la CEHR/CDHR. Premier réflexe : identifier formellement votre régime (finance d'office ou parts de SEL), puis modéliser au cas par cas avant toute décision.
§ 12LE JOUR D'APRÈS·2 MIN

Le jour d'après : que faire du produit de la vente

Une fois les 600 000 € de Bruno virés sur son compte, la vraie question commence : comment placer cette somme sans la laisser dormir, tout en pilotant le revenu fiscal de référence de l'année. Plusieurs leviers s'y prêtent, avec le guide dédié pour chacun.

Chaque ligne renvoie à un guide spécialisé du cluster commissaire de justice / patrimoine.
ObjectifLe levierLe guide dédié
Réduire l'IR de l'année de cessionVersement PER (art. 154 bis CGI, jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026), à votre TMI de 41-45 %PER profession libérale
Reporter l'impôt sur les parts de SELApport-cession à une holding (art. 150-0 B ter) : l'imposition est différéeApport-cession 150-0 B ter
Transmettre plutôt que vendreHolding + Pacte Dutreil (art. 787 B) : 75 % des droits exonérésTransmission de l'étude en retraite
Réemployer les liquiditésAssurance-vie, assurance-vie luxembourgeoise : revenu et transmissionAssurance-vie luxembourgeoise

Apport-cession : un régime durci par la LF 2026

Si vous logez vos parts de SEL dans une holding avant de céder (apport-cession, art. 150-0 B ter), la plus-value est placée en report d'imposition. Mais attention : la loi de finances pour 2026 a durci les conditions de maintien du report en cas de cession rapide par la holding — réinvestissement porté à 70 % du produit (au lieu de 60 %), sous 3 ans, avec conservation des titres réinvestis pendant 5 ans, pour les cessions intervenant à compter du 21 février 2026 (sous réserve de confirmation du texte définitif). C'est un montage puissant mais technique, à manier avec un conseil : le détail figure dans notre guide apport-cession (150-0 B ter) pour reporter l'impôt sur la vente et, pour la version officier ministériel, SPFPL de commissaire de justice.

L'année de cession, un versement PER (réduire l'impôt de l'année de cession) abaisse l'IR à votre tranche marginale de 41 à 45 % : sur un versement plafonné à 88 911 €, cela représente jusqu'à environ 40 000 € d'IR en moins à 45 % de TMI. Vient ensuite le pilotage des contributions : le cadre fiscal des hauts revenus du libéral aide à articuler CEHR et CDHR. Enfin, le réemploi du produit en assurance-vie luxembourgeoise prépare le revenu et la transmission. Et pour resituer la cession dans une stratégie globale, partez de notre feuille de route patrimoniale du commissaire de justice.

La cession s'inscrit dans une séquence

Un commissaire de justice qui vend en mars et place en décembre paie souvent deux fois : une CDHR mal anticipée, puis un réemploi fait dans l'urgence. L'ordre des opérations se cale en amont : identifier le bon régime (finance ou parts), activer et cumuler les exonérations, anticiper les prélèvements sociaux de 18,6 % et la CEHR/CDHR, puis réemployer le produit (PER, apport-cession, assurance-vie). C'est tout l'objet d'un bilan : tenir cet enchaînement plutôt que de le découvrir au fil de l'eau. Et si la transmission familiale prime sur la vente pure, partez de notre guide transverse céder son cabinet libéral : toutes les exonérations de plus-value.

Note de méthode sur le réemploi : pas de promesse de rendement

Les supports de réemploi évoqués (assurance-vie, assurance-vie luxembourgeoise, contrats de capitalisation) comportent un risque de perte en capital dès lors qu'ils sont investis en unités de compte : leur valeur fluctue à la hausse comme à la baisse. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas un indicateur fiable des rendements à venir. Le PER et l'apport-cession sont des outils fiscaux, pas des produits à rendement garanti. Toute projection de revenu de retraite doit reposer sur des hypothèses prudentes et personnalisées, validées avec votre conseil.
Méthode documentée

Préparer la cession ET le réemploi avec un CGP indépendant

Audit indépendant : on identifie votre régime (finance d'office ou parts de SEL), on chiffre les exonérations et leur cumul, on anticipe les PS de 18,6 % et la CEHR/CDHR, puis on organise le réemploi du produit (PER, apport-cession, assurance-vie). On chiffre chaque étape avant de la déclencher.

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Cabinet pluridisciplinaire : identification du régime fiscal, choix et cumul des exonérations (238 quindecies, 151 septies, 151 septies A, 150-0 D ter), timing du départ à la retraite, prélèvements sociaux de 18,6 %, puis réemploi du produit. Une vision globale et chiffrée, de la vente à la transmission.

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Sources et références légales

  • CGI — plus-value professionnelle (finance d'office)

    Art. 151 nonies I CGI (parts de société à l'IR = actif professionnel). Art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur : totale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €, immobilier exclu, sans clause d'extinction). Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes : 90 000 / 126 000 €). Art. 151 septies A CGI (départ à la retraite, IR seul). Art. 39 duodecies à 39 quindecies CGI (plus-value professionnelle à long terme, 12,8 %). Art. 39 quaterdecies CGI (étalement de la plus-value à court terme). Doctrine : BOI-BIC-PVMV-40-20-50, BOI-BIC-PVMV-40-10-10-20, BOI-BIC-PVMV-40-20-20.

  • CGI — cession des parts de SEL (plus-value mobilière)

    Art. 150-0 A CGI (plus-value mobilière des particuliers). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant partant à la retraite, prorogé jusqu'au 31/12/2031). Art. 200 A CGI (prélèvement forfaitaire unique). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession). Art. 787 B CGI (Pacte Dutreil). Doctrine : BOI-RPPM-PVBMI-20-40.

  • Enregistrement, TVA et prélèvements sociaux 2026

    Art. 719 et 724 CGI (cession d'office, 0 / 3 / 5 %). Art. 726 CGI (parts de SELARL 3 % après abattement 23 000 € proratisé, actions de SELAS 0,1 %). Art. 257 bis CGI (dispense de TVA sur la transmission d'une universalité). Art. 260-2 et 261-4-1° CGI (TVA des officiers ministériels). LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : prélèvements sociaux 18,6 % sur les plus-values). CSS L. 136-8 IV (liste limitative restée à 17,2 %). LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026 : barème IR, CDHR, durcissement de l'apport-cession). Art. 223 sexies CGI (CEHR). Art. 224 CGI (CDHR, 20 %). Art. 154 bis CGI (PER, 88 911 € en 2026). Doctrine : BOI-ENR-DMTOM-20, BOI-TVA-BASE-10-20-40-30.

  • Statut, jurisprudence et structure

    Ordonnance 2016-728 du 02/06/2016 (création du commissaire de justice, fusion huissiers + commissaires-priseurs judiciaires au 01/07/2022). Loi du 28 avril 1816 art. 91 (droit de présentation). CE 13/06/2018 n° 401942 (le délai de 5 ans s'apprécie sur l'activité, pas sur chaque local). CE 08/04/2025 n° 492154 (rémunération technique des associés de SEL imposée en BNC, fin de l'abattement de 10 %). Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (cotisations sociales sur les dividendes de SEL au-delà de 10 %, y compris via une SPFPL). Ordonnance 2023-77 du 08/02/2023 (exercice en SEL/SPFPL).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Chaque cession d'office doit faire l'objet d'une étude individualisée (identification du régime finance / parts, vérification des seuils, cumuls, prélèvements sociaux de 18,6 %, CEHR/CDHR, timing du départ à la retraite). Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les valeurs de point et classes de la CAVOM ne sont pas reproduites ici et doivent être vérifiées à la source. Les hypothèses des cas chiffrés (plus-value approchée par le prix de cession) sont signalées comme telles. Le durcissement de l'apport-cession (article 150-0 B ter) par la loi de finances pour 2026 est exposé sous réserve de confirmation du texte définitif.

Foire aux questions

Tout sur la fiscalité de la cession d'un office de commissaire de justice finance d'office, parts de SEL, exonérations et prélèvements sociaux.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : quel taux en 2026, finance d'office ou parts de SEL, mécanique du 238 quindecies, office au-dessus d'un million, vendre sans IR à la retraite, ce qui reste à payer, droits d'enregistrement et TVA. Réponses sourcées et à jour 2026.