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Guide notaire 202618 minMis à jour 25 juin 20263 cas chiffrés

Céder son office de notaire : ce que l'impôt prend vraiment sur la plus-value

Après des années à la tête de votre étude, vous cédez votre office — et la première question est brutale : combien part en impôt ? Sur un office cédé 900 000 €, le fisc peut réclamer jusqu'à 282 600 € (31,4 %)… ou zéro, selon le régime activé. Tout dépend de ce que vous vendez. La finance de votre office, le droit de présentation d'un successeur agréé par le Garde des Sceaux ? Plus-value professionnelle, exonérable à 100 % jusqu'à 500 000 € (article 238 quindecies), dégressive jusqu'à 1 M€. Vos parts de SEL de notaires ? Plus-value mobilière, abattement de 500 000 € à la retraite. Vous avez donc affaire à deux fiscalités qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre. Et un point qui surprend tout le monde : sans exonération, le taux réel 2026 n'est pas 30 % mais 31,4 %. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

CESSION D'OFFICE 2026

Chiffrer l'impôt exact de votre cession et activer la bonne exonération

Audit de cession pour notaire : identification de votre régime (finance d'office ou parts de SEL), seuils 238 quindecies / 151 septies, départ à la retraite, abattement 500 000 €, prélèvements sociaux réels de 18,6 % et CEHR/CDHR. Cabinet 100 % indépendant.

  • Finance ou parts : régime identifié
  • Exonérations et cumuls modélisés
  • PS 18,6 % et CEHR/CDHR intégrés
  • Cabinet 100 % indépendant

EXO TOTALE

500 000 €

DÉGRESSIVE JUSQU'À

1 000 000 €

ABATT. PARTS SEL

500 000 €

PV PRO / PARTS

31,4 %

PS 2026

18,6 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE GRAND TRI·3 MIN

Le grand tri : finance d'office ou parts de SEL

L'essentiel en 30 secondes

  • Ce qui décide de votre fiscalité, ce n'est pas votre statut d'officier ministériel, c'est la nature de ce que vous cédez.
  • La finance de l'office (le droit de présentation d'un successeur agréé par le Garde des Sceaux) ou vos parts de SCP à l'IR = plus-value PROFESSIONNELLE → arsenal 238 quindecies, 151 septies, 151 septies A.
  • Vos parts de SEL à l'IS (SELARL, SELAS) = plus-value MOBILIÈRE des particuliers (art. 150-0 A) → un seul dispositif de faveur : l'abattement de 500 000 € de l'art. 150-0 D ter, à la retraite.
  • Les exonérations de plus-value professionnelle ne traversent pas la frontière : elles ne s'appliquent pas aux parts de SEL, et inversement.
  • Le fondement du tri : l'article 151 nonies I CGI.

On voit toujours le même cas de figure au cabinet. Un notaire a passé vingt ou trente ans à la tête de son étude ; il décide de la céder. Et la première question qu'il pose, ce n'est pas « combien vaut mon office ? », c'est « combien vais-je garder ? ». La réponse tient à une seule distinction, et c'est précisément ce point que la plupart des confrères négligent : cédez-vous la finance de votre office, ou cédez-vous des parts de société ? Parce que ces deux opérations, qui vous laissent le même chèque en banque, sont taxées selon deux régimes qui n'ont aucun point commun.

Un mot sur le cadre juridique, parce qu'il commande tout : le notaire est un officier public et ministériel, nommé par le Garde des Sceaux. Il ne « vend » pas sa clientèle comme un commerçant : il présente un successeur, lui-même agréé par la Chancellerie, et c'est ce droit de présentation — la « finance » de l'office — qui se monnaie. Fiscalement, cette finance est un actif incorporel professionnel : sa cession suit le régime des plus-values professionnelles. Si vous exercez en SEL de notaires, vous pouvez aussi céder vos parts de société : là, c'est une plus-value mobilière privée.

Le mot d'ordre : identifiez votre régime AVANT de chercher votre exonération.
Ce que vous cédezRégime fiscalTexteDispositifs d'exonération
Finance de l'office / droit de présentation (exercice individuel ou BNC)Plus-value PROFESSIONNELLEArt. 39 quindecies CGI (LT 12,8 %)238 quindecies, 151 septies, 151 septies A
Parts d'une SCP de notaires (société à l'IR) où vous exercezPlus-value PROFESSIONNELLE (art. 151 nonies I)Actif professionnelIdem ci-dessus
Parts d'une SEL de notaires à l'IS (SELARL, SELAS)Plus-value MOBILIÈRE des particuliersArt. 150-0 A CGIAbattement fixe 150-0 D ter (500 000 €) uniquement

Pourquoi cette frontière ?

L'article 151 nonies I CGI assimile les parts d'une société à l'IR (où vous exercez votre activité, par exemple une SCP de notaires) à de l'actif professionnel : leur cession suit donc le régime des plus-values professionnelles. À l'inverse, l'associé d'une SEL à l'IS détient des titres privés, même s'il y exerce : leur cession relève de la plus-value mobilière des particuliers. Pour comprendre quand passer de l'exercice individuel à la SEL, et comment se structure votre étude, voyez notre guide optimisation fiscale du notaire : BNC, SEL et leviers 2026.
§ 2LE COÛT DE BASE·2 MIN

Combien ça coûte si vous n'êtes pas exonéré

En 30 secondes : le tarif plein 2026

  • Sans aucune exonération, la plus-value à long terme sur la finance d'office se taxe à 31,4 % : 12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux.
  • La plus-value mobilière sur les parts de SEL se taxe au même taux : 31,4 % (PFU : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS).
  • C'est le prix de référence : chaque exonération du guide se mesure à l'aune de ce qu'elle vous fait économiser sur ces 31,4 %.

Avant de parler d'exonérations, posons le prix de référence : que paieriez-vous sans aucun dispositif de faveur ? Au moins, ça simplifie la lecture : que vous cédiez la finance d'office (plus-value professionnelle) ou les parts de SEL (plus-value mobilière), le taux plein 2026 est le même : 31,4 %. Or c'est l'erreur qu'on retrouve dans neuf guides sur dix.

Le tarif plein 2026 d'une cession d'office

Plus-value à long terme :
  12,8 % (IR, art. 39 quindecies / 200 A)
+ 18,6 % (prélèvements sociaux 2026)
= 31,4 %

  •  finance d'office (PV professionnelle)  →  31,4 %
  •  parts de SEL (PV mobilière)            →  31,4 %

Le taux réel 2026 est de 31,4 %, et non 30 %. La hausse de CSG de la LFSS 2026 porte les prélèvements sociaux à 18,6 % aussi bien sur la plus-value professionnelle que sur la plus-value mobilière.

L'erreur que font la plupart des guides : 17,2 % au lieu de 18,6 %

Beaucoup d'articles affichent encore 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value de cession. C'est faux pour un office. La LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) a porté la CSG du capital à 10,6 %, ce qui aboutit à 18,6 % (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %) sur les plus-values professionnelles comme mobilières. Le 17,2 % est désormais réservé à une liste limitative (article L. 136-8 IV du Code de la sécurité sociale) : assurance-vie, contrats de capitalisation, revenus fonciers de location nue, plus-values immobilières des particuliers, PEL/CEL. Conséquence concrète : les loyers des murs de votre étude logés dans une SCI à l'IR en location nue restent à 17,2 %, mais la cession de l'office et celle des parts supportent 18,6 %.
La dualité 18,6 % / 17,2 % de 2026 : la cession de l'office est du côté 18,6 %.
AssiettePS 2026Pour un notaire
Cession de la finance d'office (PV pro)18,6 %Concerné
Cession de parts de SEL (PV mobilière)18,6 %Concerné
Loyers SCI à l'IR — location nue (murs)17,2 %Si murs en SCI
Assurance-vie, capitalisation, PV immobilière17,2 %Réemploi du produit

Ces 31,4 % sont le tarif plein. Tout le travail, à partir de là, c'est de raboter ce tarif : on tombe souvent à zéro d'impôt sur le revenu, beaucoup plus rarement à zéro de prélèvements sociaux. Retenez ce chiffre : c'est l'étalon qui dira, exonération par exonération, ce que vous économisez vraiment.

Hagnéré Patrimoine

Chiffrer l'impôt exact sur la cession de votre office

Un CGP indépendant identifie votre régime (finance d'office ou parts de SEL), applique les exonérations disponibles et chiffre, à l'euro, ce qui reste à payer après IR et prélèvements sociaux de 18,6 %.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3CALCUL DE LA PLUS-VALUE·2 MIN

Calculer la plus-value : court terme et long terme

En 30 secondes : sur quelle base on travaille

  • La plus-value = prix de cession − valeur nette comptable (prix payé pour la finance, diminué des amortissements déjà déduits).
  • Élément détenu ≥ 2 ans → plus-value à long terme (12,8 % + 18,6 % = 31,4 %). C'est le cas de la finance d'office, incorporel ancien.
  • Élément détenu < 2 ans ou amortissements repris → plus-value à court terme, taxée au barème (jusqu'à 45 %) + cotisations, mais étalable sur 3 ans.

Avant d'appliquer le moindre seuil d'exonération, il faut savoir sur quelle plus-value on travaille. La plus-value, c'est le prix de cession diminué de la valeur nette comptable (le prix d'acquisition de la finance moins les amortissements déjà déduits). Pour un notaire qui a racheté sa finance d'office il y a longtemps, ou qui l'a en partie amortie, la plus-value peut être très proche du prix de vente.

Un paramètre pèse lourd dans le calcul : depuis combien de temps vous détenez chaque élément cédé. Un élément détenu depuis moins de 2 ans génère une plus-value à court terme ; au-delà, c'est du long terme, à taux réduit.

La finance d'office relève très majoritairement du long terme. Le court terme vise surtout la fraction correspondant aux amortissements repris.
Type de plus-valueDéclencheurImposition 2026
Long termeÉlément détenu ≥ 2 ans (cas de la finance d'office, incorporel ancien)12,8 % IR + 18,6 % PS = 31,4 %
Court termeÉlément détenu < 2 ans + réintégration des amortissements déduitsBarème progressif de l'IR + cotisations sociales

La plus-value à court terme peut être étalée sur 3 ans

La part de plus-value à court terme — souvent la fraction qui correspond aux amortissements réintégrés — est taxée au barème progressif de l'impôt sur le revenu (jusqu'à 45 % pour un notaire) et supporte les cotisations sociales, et non le taux réduit. L'article 39 quaterdecies CGI offre une soupape : il permet d'étaler cette plus-value à court terme par parts égales sur l'année de réalisation et les deux années suivantes, ce qui lisse le pic d'imposition. Sur une cession d'office, la plus-value est de toute façon dominée par le long terme (l'incorporel), et c'est lui qui détermine la facture — donc les régimes d'exonération qui suivent.
§ 4ARTICLE 238 QUINDECIES·3 MIN

L'exonération selon la valeur de cession (article 238 quindecies)

Pour un notaire qui cède sa finance d'office, c'est l'article qui compte le plus — parce qu'il se cale sur le seul chiffre qui intéresse vraiment le repreneur : le prix, autrement dit la valeur de cession. L'article 238 quindecies CGI exonère la plus-value lors de la transmission d'une entreprise individuelle, d'une branche complète d'activité, ou de l'intégralité des parts d'une société de personnes à l'IR, après 5 ans d'activité (BOI-BIC-PVMV-40-20-50). L'assiette du seuil correspond au prix augmenté des charges en capital, hors immobilier.

Seuils en vigueur 2026. Attention : l'ancien seuil 300 000 / 500 000 € est PÉRIMÉ (rehaussé depuis la loi de finances pour 2022).
Valeur de cessionEffet
< 500 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
≥ 500 000 € et < 1 000 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 1 000 000 €Aucune exonération

Taux d'exonération partielle (238 quindecies)

Taux exonéré = (1 000 000 − valeur de cession) / 500 000

Exemple — office cédé 900 000 € :
  → (1 000 000 − 900 000) / 500 000 = 0,20
  → 20 % de la plus-value est exonérée
  → 80 % reste taxable (à 31,4 %)

Entre 500 000 € et 1 000 000 € de valeur, l'exonération décroît linéairement de 100 % à 0 %. C'est un seuil de VALEUR, à ne pas confondre avec les seuils de RECETTES du 151 septies (§5).

Un office vaut souvent plus d'un million : ce qu'il faut comprendre

  • Beaucoup d'offices notariaux dépassent 1 000 000 € de valeur. Au-delà de ce plafond, l'exonération du 238 quindecies tombe à zéro : il faut alors compter sur le départ à la retraite (§8) ou sur la structuration (holding, apport-cession). Le 238 quindecies joue surtout dans la tranche dégressive 500 000 €–1 M€.
  • Il faut transférer une activité complète et autonome. La CAA de Lyon (28 mai 2019, n° 17LY02682) a refusé l'exonération à un professionnel qui cédait son activité par moitiés successives : pas de branche complète, pas d'exonération.
  • Les seuils de 700 000 / 1 200 000 € qu'on lit parfois ne valent que pour les transmissions à de jeunes agriculteurs : ils ne s'appliquent pas à un notaire.
  • L'immobilier (les murs de l'étude) est exclu de l'assiette : il suit son propre régime.

Côté formalités, l'exonération n'est pas automatique : vous la réclamez au moment de la déclaration de cessation d'activité, sur la déclaration de résultats. Et le délai de 5 ans s'apprécie sur l'activité, pas sur le support : le Conseil d'État (13 juin 2018, n° 401942) juge qu'un transfert d'étude ou une réorganisation en cours de carrière ne remet pas le compteur à zéro, tant que l'activité notariale se poursuit. Reste un cas marginal pour les offices : l'exonération selon les recettes.

§ 5ARTICLE 151 SEPTIES·2 MIN

L'exonération selon les recettes (article 151 septies)

L'article 151 septies CGI exonère la plus-value professionnelle en fonction des recettes, pas de la valeur de l'office. Condition d'entrée identique : 5 ans d'activité. Les recettes prises en compte sont la moyenne hors taxes des deux années civiles précédentes (BOI-BIC-PVMV-40-10-10).

Seuils prestations de services. Pour un notaire actif, les recettes dépassent presque toujours 126 000 € : ce régime est rarement décisif.
Recettes moyennes HT (prestations)Effet
≤ 90 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
> 90 000 € et < 126 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 126 000 €Aucune exonération

Pour un notaire, ce régime est presque toujours hors-jeu

Un office notarial en activité génère des recettes (émoluments + honoraires) très supérieures à 126 000 € : l'article 151 septies, taillé pour les petites structures, ne joue donc quasiment jamais pour un notaire. Deux raisons, malgré tout, de ne pas l'ignorer : il pourrait théoriquement concerner un office en fin de carrière à très faible activité, et surtout, c'est l'article 238 quindecies (§4) qui prend le relais — il raisonne sur la valeur, pas sur les recettes. La règle, en clair : quand les deux peuvent jouer, on les chiffre côte à côte et on retient le plus avantageux, car ces deux régimes sont alternatifs (jamais cumulés entre eux).

Aller plus loin : la carte complète des exonérations de plus-value

Les articles 151 septies, 238 quindecies et 151 septies A ne sont pas propres au notaire : ils forment le tronc commun de toute cession de cabinet libéral. Pour une vue d'ensemble de leur articulation, de leurs conditions et de leurs cumuls — avec les arbitrages qui valent pour l'ensemble des professions réglementées —, consultez notre guide transverse céder son cabinet libéral : toutes les exonérations de plus-value. Le présent guide en donne la déclinaison notariale (droit de présentation, finance d'office, parts de SEL de notaires).
§ 6FINANCE OU PARTS·2 MIN

Vendre la finance ou les parts : le comparateur

Vous exercez en SEL et hésitez sur ce que vous cédez ? Le tableau ci-dessous met face à face les deux opérations. L'idée à garder : le taux plein est le même des deux côtés (31,4 %) ; ce qui change du tout au tout, ce sont les exonérations et les droits d'enregistrement payés par l'acquéreur.

Céder la FINANCE d'office — plus-value PRO

Régime des plus-values professionnelles. Taux plein 12,8 % IR + 18,6 % PS = 31,4 %. Leviers : 238 quindecies (exonération TOTALE sous 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 M€) + 151 septies A à la retraite. Droits d'enregistrement acquéreur : 0 / 3 / 5 % (art. 719).

Céder les PARTS de SEL — plus-value MOBILIÈRE

Régime des plus-values mobilières (art. 150-0 A). Taux plein 12,8 % IR + 18,6 % PS = 31,4 % (PFU). Levier unique : abattement fixe de 500 000 € du dirigeant partant à la retraite (150-0 D ter), sur l'IR seulement. Droits d'enregistrement acquéreur : 3 % (SELARL) ou 0,1 % (SELAS).

Ce choix se cale des années avant la vente

Céder la finance plutôt que les parts (ou l'inverse) ne se décide pas le jour de la vente : cela dépend de la structure dans laquelle vous exercez (individuel, SCP, SELARL, SELAS), de la valeur de l'office, de votre calendrier de retraite et du montage du repreneur. Si une SPFPL coiffe déjà votre SEL, la cession des parts s'articule avec la holding. Pour cadrer cette architecture en amont, voyez notre guide SPFPL de notaire : structurer la détention de ses parts de SEL.
§ 7ARTICLE 150-0 D TER·3 MIN

Céder ses parts de SEL : l'abattement de 500 000 € (150-0 D ter)

L'essentiel en 30 secondes

  • Vous cédez les parts d'une SEL de notaires à l'IS : régime de la plus-value mobilière (art. 150-0 A), pas des plus-values professionnelles.
  • Un seul dispositif de faveur : l'abattement fixe de 500 000 € de l'article 150-0 D ter, réservé au dirigeant qui part à la retraite.
  • Cet abattement ne joue que sur l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux de 18,6 % frappent la totalité du gain.
  • Prorogé jusqu'au 31 décembre 2031.

Tout bascule si vous exercez en SELARL ou en SELAS à l'IS et que vous vendez vos parts : ce ne sont plus vos plus-values professionnelles qui comptent, mais celles de vos titres. La plus-value est alors mobilière (art. 150-0 A), et le seul dispositif de faveur est l'article 150-0 D ter CGI : un abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value, réservé au dirigeant partant à la retraite (BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10).

Les 5 conditions de l'article 150-0 D ter

  • La société est une PME au sens du droit de l'Union européenne, soumise à l'IS, exerçant une activité opérationnelle (dont libérale réglementée).
  • Vous avez exercé une fonction de direction de façon continue pendant les 5 ans précédant la cession.
  • Vous détenez au moins 25 % des droits (de manière continue).
  • Les parts sont détenues depuis au moins 1 an.
  • Vous cessez vos fonctions et faites valoir vos droits à la retraite dans les 24 mois (avant ou après la cession).

L'abattement ne touche que l'impôt sur le revenu

Les 500 000 € s'imputent sur la plus-value avant application du PFU, mais uniquement sur l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la totalité du gain (l'abattement ne les réduit pas), et la CEHR / CDHR se calculent sur le revenu fiscal de référence. L'abattement n'est pas cumulable avec l'abattement pour durée de détention de l'article 150-0 D. Bonne nouvelle : le dispositif est prorogé jusqu'au 31 décembre 2031.

Un point de structure propre au notaire : depuis le Conseil d'État du 8 avril 2025 (n° 492154), la rémunération des associés de SEL au titre de leur activité technique (notariale) est imposée en BNC, ce qui a supprimé l'abattement de 10 % sur cette part. Ce sujet, comme l'arbitrage rémunération / dividendes, est traité dans notre guide optimisation fiscale du notaire en SEL.

§ 8ARTICLE 151 SEPTIES A·2 MIN

Vendre en partant à la retraite (article 151 septies A)

C'est le scénario emblématique de la fin de carrière : vous cédez la finance de votre office au moment de partir à la retraite, et l'article 151 septies A CGI vient exonérer la plus-value professionnelle. Mais il n'efface que l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus. Les conditions principales : avoir exercé 5 ans, céder l'intégralité de l'activité, cesser vos fonctions et liquider vos droits à la retraite (base CNAVPL + complémentaire CPRN) dans un délai de 24 mois avant ou après la cession, et ne pas contrôler l'acquéreur.

Guide dédié

Le départ à la retraite a son propre guide

Le 151 septies A est le cœur d'un sujet à part entière : timing du départ, articulation avec la liquidation de la retraite CPRN, cumul avec le 238 quindecies, traitement des murs. Pour le déroulé complet et chiffré, lisez notre guide dédié vendre son étude de notaire : optimiser la plus-value professionnelle (151 septies A). Ici, on retient l'essentiel : exonération d'IR, pas de PS, et un calendrier retraite à caler à 24 mois près — synchronisé avec votre retraite CPRN.

§ 9CE QUI RESTE À PAYER·2 MIN

Exonéré ne veut pas dire 0 € : les prélèvements qui restent

« Cédez votre office sans impôt » : la promesse circule dans toutes les brochures de regroupement d'études. En réalité, ça dépend du dispositif : certains effacent l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, d'autres l'impôt sur le revenu seulement. Voyons, dispositif par dispositif, ce qui saute vraiment — et ce qui reste sur la table.

Seules les exonérations TOTALES (151 septies, 238 quindecies sous 500 k) effacent l'IR ET les PS. 151 septies A et 150-0 D ter n'effacent que l'IR.
DispositifIR effacé ?PS effacés ?Reste à surveiller
151 septies (exo totale)OuiOui (18,6 % effacés)CEHR / CDHR sur le RFR
238 quindecies (exo totale, < 500 k)OuiOui (18,6 % effacés)CEHR / CDHR sur le RFR
238 quindecies (dégressive, 500 k–1 M)PartielPartielPS 18,6 % sur la fraction taxable
151 septies A (retraite)OuiNON — 18,6 % dusPS sur toute la PV
150-0 D ter (parts de SEL)Sur 500 000 € seulementNON — 18,6 % sur toutPS + CEHR / CDHR sur le RFR

CEHR et CDHR : les contributions qui frappent les grosses cessions

Sur une cession d'office, deux contributions s'ajoutent, calculées sur le revenu fiscal de référence (que les exonérations de plus-value ne neutralisent pas) :
  • La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, art. 223 sexies CGI) : 3 % puis 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR pour un célibataire, 500 000 / 1 000 000 € pour un couple.
  • La CDHR (contribution différentielle sur les très hauts revenus, art. 224 CGI), qui impose un taux effectif minimum d'imposition de 20 % du RFR au-delà de 250 000 € (célibataire) / 500 000 € (couple), et que la LF 2026 a reconduite.
L'année d'une cession à plusieurs centaines de milliers d'euros, le RFR explose : il faut anticiper ces deux contributions. Le détail figure dans notre guide CDHR : l'impôt plancher de 20 % sur les très hauts revenus.
§ 10ENREGISTREMENT & TVA·2 MIN

Droits d'enregistrement et TVA

Deux sujets périphériques mais structurants pour la négociation : les droits d'enregistrement, à la charge de l'acquéreur, et la TVA.

Droits d'enregistrement (payés par l'acquéreur)

Tarifs taxes additionnelles départementale et communale comprises. C'est l'acquéreur qui les supporte, mais ils pèsent dans la négociation du prix net.
Ce qui est cédéTarif 2026Texte
Finance d'office / droit de présentation0 % ≤ 23 000 € · 3 % de 23 000 à 200 000 € · 5 % au-delàArt. 724 → 719 CGI
Parts de SELARL (parts sociales)3 % après abattement de 23 000 € proratiséArt. 726 CGI
Actions de SELAS / SAS0,1 %Art. 726 CGI

Un argument de structure souvent décisif

La différence d'enregistrement entre une SELARL (3 %) et une SELAS (0,1 %) sur une cession de parts d'un million d'euros représente plusieurs dizaines de milliers d'euros de coût pour le repreneur. C'est un paramètre à intégrer très en amont du choix de structure et de la négociation, au même titre que le traitement social des dividendes (SELARL = gérant TNS, dividendes > 10 % cotisés via L. 131-6 CSS, y compris en présence d'une SPFPL — Cass. 2e civ. 19 octobre 2023, n° 21-20.366 ; SELAS = président assimilé salarié).

TVA : le notaire est assujetti (garde-fou)

Le notaire est assujetti à la TVA au taux normal de 20 % sur ses émoluments et honoraires : l'exonération des soins de l'article 261-4-1° CGI ne le concerne pas (elle vise la santé humaine). Sur la cession elle-même, la transmission de l'office en tant qu'universalité totale de biens bénéficie en principe de la dispense de TVA de l'article 257 bis CGI, le successeur continuant l'activité. La cession de parts de SEL, elle, est hors champ de la TVA. Et tant qu'il exerce, l'assujettissement reste un avantage: récupération de la TVA sur les frais et investissements, option TVA possible sur les loyers d'une SCI de murs (art. 260-2 CGI).

§ 11CAS CHIFFRÉS·4 MIN

Trois cas chiffrés à l'euro

On a vu les seuils en théorie ; voyons ce qu'ils donnent sur trois dossiers d'office. Une mise au point méthodologique : pour rester lisibles, les cas supposent que la plus-value est proche du prix de cession (valeur nette comptable faible, fréquent pour une finance d'office ancienne ou largement amortie). Le gain net réel se modélise au cas par cas.

Cas 1 · Notaire · finance d'office 900 000 € · 62 ans

Me Bertrand — la tranche dégressive du 238 quindecies

Bertrand exerce depuis 30 ans et cède la finance de son office 900 000 €. Plus-value à long terme. Régime professionnel.

La valeur (900 000 €) est dans la tranche dégressive du 238 quindecies. Taux exonéré = (1 000 000 − 900 000) / 500 000 = 0,20 → 180 000 € exonérés, 720 000 € taxables.

Sur la fraction taxable : IR = 720 000 € × 12,8 % = 92 160 € ; PS = 720 000 € × 18,6 % = 133 920 €. Total ≈ 226 080 €.

Sans aucune exonération, la facture aurait été 900 000 € × 31,4 % = 282 600 €. Le 238 quindecies lui fait donc économiser 56 520 €— utile, mais loin du « zéro impôt » qu'on lit parfois : au-dessus de 500 000 €, l'office reste largement taxé.

Cas 2 · Notaire · finance d'office 480 000 € · 64 ans

Me Sophie — sous 500 000 €, la cession est 100 % nette

Sophie cède la finance de son office 480 000 €. Plus-value à long terme. Régime professionnel.

La valeur (480 000 €) est inférieure à 500 000 € : l'article 238 quindecies joue à plein, en exonération TOTALE — IR et prélèvements sociaux. Impôt sur la plus-value = 0 €.

Pour mesurer l'écart : sans exonération, 480 000 € × 31,4 % = 150 720 € auraient été dus. Ici, ils sont entièrement effacés — y compris les 18,6 % de PS. C'est tout l'intérêt du levier valeur : sous 500 000 €, il fait sauter même les prélèvements sociaux, ce que le départ à la retraite seul ne fait jamais.

Cas 3 · Notaire · parts de SELARL 700 000 € · retraite à 65 ans

Me Laurent — l'abattement 500 000 €, mais les PS frappent tout

Laurent exerce en SELARL et cède ses parts 700 000 € en partant à la retraite. Pour simplifier, plus-value ≈ prix. Régime de la plus-value mobilière (art. 150-0 A).

Il active l'article 150-0 D ter : abattement de 500 000 €, mais sur l'IR seulement. Base imposable à l'IR = 700 000 − 500 000 = 200 000 €, soit un IR au PFU de 200 000 € × 12,8 % = 25 600 €.

Les prélèvements sociaux de 18,6 %, eux, frappent la totalité du gain (l'abattement ne les réduit pas) : 700 000 € × 18,6 % = 130 200 €. Total ≈ 155 800 € (soit ≈ 22,3 % du prix), auquel s'ajoutent la CEHR et la CDHR sur le RFR.

L'abattement lui fait économiser 500 000 € × 12,8 % = 64 000 € d'IR. Précieux, mais à relativiser : il ne touche que l'impôt sur le revenu, alors que les 18,6 % de PS s'appliquent sur tout. Laurent l'a vérifié sur son relevé : 155 800 € partis, alors qu'il se croyait « exonéré ».

Ce que disent ces trois cas

Sous 500 000 €, le levier valeur efface tout ; au-dessus, seules la retraite ou la holding sauvent la mise

  • Finance sous 500 000 € (cas 2) : 238 quindecies = cession 100 % nette, IR et PS effacés.
  • Finance au-dessus du seuil (cas 1) : exonération seulement dégressive ; l'office reste largement taxé à 31,4 %.
  • Parts de SEL en retraite (cas 3) : abattement utile sur l'IR, mais PS 18,6 % sur la totalité + CEHR/CDHR.
  • Au-delà des seuils, c'est la structure anticipée (départ à la retraite, holding, apport-cession) qui fait la différence.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés (hypothèse plus-value ≈ prix, taux arrondis) pour faire ressortir la logique. Ils ne valent pas une simulation personnalisée: le résultat réel dépend de la valeur nette comptable exacte, de la part court terme / long terme, du RFR et de l'application de la CEHR/CDHR. Premier réflexe : identifier formellement votre régime (finance d'office ou parts de SEL), puis modéliser au cas par cas avant toute décision.
§ 12LE JOUR D'APRÈS·2 MIN

Le jour d'après : que faire du produit de la vente

Le prix de cession viré sur son compte, Bertrand a découvert le vrai chantier : que faire de ces liquidités sans les laisser dormir, tout en pilotant le revenu fiscal de référence de l'année. Plusieurs leviers s'y prêtent, avec le guide dédié pour chacun.

Chaque ligne renvoie à un guide spécialisé du cluster notaire / patrimoine.
ObjectifLe levierLe guide dédié
Réduire l'IR de l'année de cessionVersement PER (art. 154 bis CGI, jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026), à votre TMI de 45 %PER profession libérale
Reporter l'impôt sur les parts de SELApport-cession à une holding (art. 150-0 B ter) : l'imposition est différéeApport-cession 150-0 B ter
Transmettre plutôt que vendreHolding + Pacte Dutreil (art. 787 B) : 75 % des droits exonérésTransmission de l'office via holding
Réemployer les liquiditésAssurance-vie, assurance-vie luxembourgeoise : revenu et transmissionAssurance-vie luxembourgeoise

Apport-cession : un régime durci par la LF 2026

Si vous logez vos parts de SEL dans une holding avant de céder (apport-cession, art. 150-0 B ter), la plus-value est placée en report d'imposition. Mais attention : la loi de finances pour 2026 aurait durci les conditions de maintien du report en cas de cession rapide par la holding (réinvestissement porté à 70 % du produit, délai allongé, conservation des titres apportés et exclusion de l'immobilier — sous réserve de confirmation du texte définitif). C'est un montage puissant mais technique, à manier avec un conseil : le détail figure dans notre guide apport-cession (150-0 B ter) pour reporter l'impôt sur la vente et, pour la version notariale, transmettre son office de notaire via une holding.

Concrètement : l'année de cession, un versement PER (réduire l'impôt de l'année de cession) abaisse l'IR à votre tranche marginale de 45 %. Pour la suite, le cadre fiscal des hauts revenus du libéral aide à articuler CEHR/CDHR, et le réemploi du produit en assurance-vie luxembourgeoise prépare le revenu et la transmission. Et pour resituer la cession dans une stratégie globale, partez de notre feuille de route patrimoniale du notaire.

La cession s'inscrit dans une séquence

Un notaire qui vend en mars et place en décembre paie souvent deux fois : une CDHR mal anticipée, puis un réemploi fait dans l'urgence. L'ordre des opérations se cale en amont : identifier le bon régime (finance ou parts), activer et cumuler les exonérations, anticiper les prélèvements sociaux de 18,6 % et la CEHR/CDHR, puis réemployer le produit (PER, apport-cession, assurance-vie). C'est tout l'objet d'un bilan : tenir cet enchaînement plutôt que de le découvrir au fil de l'eau. Et si la transmission familiale prime sur la vente pure, partez de notre guide transverse transmettre son cabinet et son patrimoine de professionnel libéral.

Note de méthode sur le réemploi : pas de promesse de rendement

Les supports de réemploi évoqués (assurance-vie, assurance-vie luxembourgeoise, contrats de capitalisation) comportent un risque de perte en capital dès lors qu'ils sont investis en unités de compte : leur valeur fluctue à la hausse comme à la baisse. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne sont pas un indicateur fiable des rendements à venir. Le PER et l'apport-cession sont des outils fiscaux, pas des produits à rendement garanti. Toute projection de revenu de retraite doit reposer sur des hypothèses prudentes et personnalisées, validées avec votre conseil.
Méthode documentée

Préparer la cession ET le réemploi avec un CGP indépendant

Audit indépendant : on identifie votre régime (finance d'office ou parts de SEL), on chiffre les exonérations et leur cumul, on anticipe les PS de 18,6 % et la CEHR/CDHR, puis on organise le réemploi du produit (PER, apport-cession, assurance-vie). On chiffre chaque étape avant de la déclencher.

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Sources et références légales

  • CGI — plus-value professionnelle (finance d'office)

    Art. 151 nonies I CGI (parts de société à l'IR = actif professionnel). Art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur : totale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €, immobilier exclu). Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes : 90 000 / 126 000 €). Art. 151 septies A CGI (départ à la retraite, IR seul). Art. 39 duodecies à 39 quindecies CGI (plus-value professionnelle à long terme, 12,8 %). Art. 39 quaterdecies CGI (étalement de la plus-value à court terme). Doctrine : BOI-BIC-PVMV-40-20-50, BOI-BIC-PVMV-40-10-10, BOI-BIC-PVMV-40-20-20.

  • CGI — cession des parts de SEL (plus-value mobilière)

    Art. 150-0 A CGI (plus-value mobilière des particuliers). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant partant à la retraite, prorogé jusqu'au 31/12/2031). Art. 200 A CGI (prélèvement forfaitaire unique). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession). Art. 787 B CGI (Pacte Dutreil). Doctrine : BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10.

  • Enregistrement, TVA et prélèvements sociaux 2026

    Art. 719 et 724 CGI (cession d'office, 0 / 3 / 5 %). Art. 726 CGI (parts de SELARL 3 % après abattement 23 000 € proratisé, actions de SELAS 0,1 %). Art. 257 bis CGI (dispense de TVA sur la transmission d'une universalité). LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : prélèvements sociaux 18,6 % sur les plus-values). CSS L. 136-8 IV (liste limitative restée à 17,2 %). LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026 : barème IR, CDHR, durcissement de l'apport-cession). Art. 223 sexies CGI (CEHR). Art. 224 CGI (CDHR, 20 %). Art. 154 bis CGI (PER, 88 911 € en 2026). Doctrine : BOI-ENR-DMTOM-20.

  • Jurisprudence et structure

    CE 13/06/2018 n° 401942 (le délai de 5 ans s'apprécie sur l'activité, pas sur chaque local). CAA Lyon 28/05/2019 n° 17LY02682 (refus de l'exonération 238 quindecies pour une cession partielle). CE 08/04/2025 n° 492154 (rémunération technique des associés de SEL imposée en BNC, fin de l'abattement de 10 %). Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (cotisations sociales sur les dividendes de SEL au-delà de 10 %, y compris via une SPFPL). Ordonnance 2023-77 du 08/02/2023 (exercice en SEL/SPFPL).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Chaque cession d'office doit faire l'objet d'une étude individualisée (identification du régime finance / parts, vérification des seuils, cumuls, prélèvements sociaux de 18,6 %, CEHR/CDHR, timing du départ à la retraite). Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les hypothèses des cas chiffrés (plus-value approchée par le prix de cession) sont signalées comme telles. Le durcissement de l'apport-cession (article 150-0 B ter) par la loi de finances pour 2026 est exposé sous réserve de confirmation du texte définitif.

Foire aux questions

Tout sur la fiscalité de la cession d'un office notarial finance d'office, parts de SEL, exonérations et prélèvements sociaux.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : quel taux en 2026, finance d'office ou parts de SEL, mécanique du 238 quindecies, office au-dessus d'un million, vendre sans IR à la retraite, ce qui reste à payer, droits d'enregistrement et TVA. Réponses sourcées et à jour 2026.