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Guide pharmacien 202615 minMis à jour 10 juin 2026Mère-fille 1,25 %

Rachat de parts d'officine via SPFPL : le montage fiscal optimal

Racheter une officine en nom propre, c'est rembourser l'emprunt avec un argent déjà laminé : dividendes au PFU de 31,4 %, parfois doublés de cotisations TNS. Passez par une SPFPL et les dividendes de la SEL remontent à 1,25 % d'IS (régime mère-fille) pour servir la dette. Sur une officine à 1,5 M€, l'écart de coût de remboursement se chiffre en centaines de milliers d'euros. Voici le montage, ses 4 leviers et ses 3 pièges fiscaux. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

MONTAGE RACHAT OFFICINE 2026

Chiffrer le coût réel de votre rachat en direct ou via une SPFPL

Audit du montage : régime mère-fille, intégration fiscale, déductibilité des intérêts, amendement Charasse en cas d'OBO, fiscalité de la revente. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée sur votre prix de rachat et votre TMI.

  • Comparatif chiffré direct vs SPFPL sur votre dossier
  • Arbitrage mère-fille seul ou intégration fiscale
  • Sécurisation réglementaire (Ordre des pharmaciens)
  • Cabinet 100 % indépendant

MÈRE-FILLE EFFECTIF

1,25 %

PFU DIVIDENDES 2026

31,4 %

INTÉGRATION FISCALE

0,25 %

PS PARTS DE SEL

18,6 %

CADRE JURIDIQUE

Ord. 2023-77

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE REPOUSSOIR·3 MIN

Pourquoi racheter en nom propre coûte (presque) deux fois plus cher

Vous reprenez une officine à 1,5 M€, ou les parts de votre associé sortant. Avant même de parler montage, posons le vrai problème, celui qui décide de tout : avec quel argent allez-vous rembourser l'emprunt ? Car le capital emprunté, lui, n'est jamais déductible : seuls les intérêts le sont. Vous devez donc rembourser le principal avec un revenu qui a déjà payé l'impôt. Et en nom propre, ce revenu coûte cher, très cher : pour mettre 100 € sur la dette, il faut sortir près de 146 € de dividende brut. Via une SPFPL ? À peine plus d'1 €. Reste à le démontrer, chiffres à l'appui.

L'essentiel en 30 secondes

Le constat est simple : en nom propre, on rembourse l'emprunt de rachat avec des dividendes taxés au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux 2026), parfois alourdis de cotisations TNS. La bascule tient à la holding : une SPFPL rachète les parts à votre place et rembourse avec les dividendes que la SEL lui remonte en régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI), exonérés à 95 %, soit une friction d'environ 1,25 % d'IS. Résultat : sur une officine à 1,5 M€, l'écart de coût de remboursement se chiffre en centaines de milliers d'euros. Restent 4 leviers à maîtriser (mère-fille, intégration fiscale, déductibilité des intérêts, sortie) et 3 pièges à éviter (amendement Charasse, cotisations TNS, plafond ATAD).

Le capital d'emprunt n'est pas déductible

Pour rembourser le crédit en détenant les parts en nom propre, vous n'avez que deux sources : votre rémunération de gérance (cotisations TNS de la CAVP et de l'Urssaf de l'ordre de 40 à 45 %, puis IR au barème à 41 ou 45 %) ou des dividendes de la SEL. Or les dividendes ont déjà supporté l'IS dans l'officine (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %), avant de subir, entre vos mains, le PFU de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux). L'argent qui rembourse l'emprunt est donc fiscalisé deux fois : une fois au niveau de la société, une fois au niveau du pharmacien.

Le PFU à 31,4 %, parfois doublé de cotisations TNS

Ce n'est pas tout. Pour un gérant majoritaire de SELARL au statut TNS, la fraction de dividendes excédant 10 % du (capital + primes + solde moyen du compte courant d'associé) est en plus réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales (article L. 131-6 III du Code de la sécurité sociale). Sur de gros dividendes destinés à rembourser un rachat à 1,5 M€, l'addition PFU + cotisations devient confiscatoire. Quant aux intérêts d'un emprunt personnel contracté pour acheter les parts, ils ne sont, en principe, pas déductibles de vos autres revenus : vous payez le crédit avec de l'argent net, intérêts compris.

Le piège du remboursement en nom propre

Trois couches se cumulent contre vous : (1) le capital emprunté n'est pas déductible ; (2) il se rembourse avec des dividendes taxés à 31,4 % (déjà passés par l'IS) ; (3) au-delà de 10 %, ces dividendes peuvent encore subir des cotisations TNS. Conséquence : pour mettre 1 € sur le remboursement, il vous faut sortir bien plus d'1 € de bénéfice. C'est exactement ce que le montage holding fait sauter. Pour le volet bancaire (apport, prêt, garanties, tour de table), voyez le volet opérationnel du rachat : apport, prêt bancaire et tour de table ; ce guide-ci traite, lui, du pourquoi fiscal.
§ 2LE MONTAGE·4 MIN

La solution : la SPFPL rachète les parts et porte la dette

Le principe est limpide : ce n'est pas vous qui rachetez l'officine, c'est une holding — une SPFPL (société de participations financières de profession libérale) — qui le fait à votre place, à crédit, et qui rembourse l'emprunt avec les dividendes de la SEL remontés à 1,25 % d'IS. C'est le schéma classique du LBO (rachat avec effet de levier) appliqué à une pharmacie.

Le schéma du LBO d'officine

Dans le détail, ça s'enchaîne ainsi : la banque prête à la SPFPL (la mère) ; la SPFPL rachète les parts de la SEL d'officine (la fille) ; chaque année, la SEL remonte ses dividendes à la SPFPL sous le régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI) ; 95 % de ces dividendes sont exonérés d'IS, seule une quote-part de frais et charges de 5 % restant imposable (à 25 %), soit une friction d'environ 1,25 % ; la SPFPL affecte ces dividendes quasi nets d'impôt au service de la dette. Aucune sortie personnelle taxée à 31,4 % : l'argent ne quitte jamais la sphère des sociétés tant que l'emprunt court.

Le calcul à l'euro près sur 100 000 € de dividendes remontés

VIA LA SPFPL (regime mere-fille)
  100 000 EUR de dividendes SEL -> SPFPL
  95 000 EUR exoneres + (5 000 EUR x 25 %) = 1 250 EUR d'IS
  => friction de 1,25 % : 98 750 EUR servent a rembourser la dette

EN NOM PROPRE (dividendes verses au pharmacien)
  100 000 EUR x 31,4 % (PFU 2026) = 31 400 EUR d'impot
  => 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS : 68 600 EUR seulement pour la dette

ECART = 31 400 - 1 250 = 30 150 EUR / an de capacite de remboursement

Cet écart annuel d'environ 30 150 € se reproduit chaque année de l'emprunt : sur 12 à 15 ans, il pèse plusieurs centaines de milliers d'euros sur le coût réel du rachat.

Les 5 conditions du régime mère-fille

Ce taux de 1,25 % n'est jamais automatique. Cinq conditions cumulatives doivent être réunies ; la troisième piège le plus de monde.

Les 5 conditions du régime mère-fille (art. 145 CGI). Ne confondez pas ce seuil de détention de 5 % avec le seuil de 95 % qui ouvre, lui, l'intégration fiscale (voir §4).
ConditionExigencePiège à éviter
Seuil de détentionAu moins 5 % du capital de la SELEn dessous de 5 %, pas de régime mère-fille
Durée de conservationEngagement de conserver les titres 2 ansUne revente avant 2 ans entraîne le reversement de l'IS éludé
Nature des droitsTitres détenus en pleine propriétéLe démembrement (usufruit / nue-propriété) exclut le régime
Régime d'impositionMère et fille soumises à l'ISUne SEL restée à l'IR ferme la porte
CapitalCapital intégralement libéréUn capital non libéré bloque l'éligibilité

La SPFPL en 30 secondes

La SPFPL est la holding de tête qui détient les parts de votre SEL d'officine sans vendre elle-même de médicaments. C'est son statut passif qui lui ouvre le régime mère-fille — cœur de l'effet de levier au rachat. Le socle commun à toutes les professions libérales est détaillé dans la SPFPL des professions libérales : effet de levier et intégration.
Hagnéré Patrimoine

Combien votre rachat coûterait-il via une SPFPL ?

Un CGP indépendant chiffre le coût réel de remboursement en direct et via une SPFPL, sur votre prix de rachat, vos dividendes distribuables et votre TMI — et vous dit si le montage en vaut la peine dans votre cas.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3LE CHIFFRAGE·3 MIN

Combien on économise vraiment : direct vs SPFPL sur une officine à 1,5 M€

Posons les chiffres. Une officine se valorise couramment 1,5 M€ de parts ; l'emprunt se rembourse sur 12 à 15 ans. Pour comparer proprement, on raisonne sur le coût net de remboursement de 100 € de capital, indépendamment du taux d'emprunt (qui dépend des conditions de marché et joue à l'identique dans les deux cas).

Le coût de remboursement de 100 € de capital

Le coût net de remboursement de 100 € d'emprunt. En nom propre, il faut sortir près de 1,46 € de dividende brut par euro remboursé ; via la SPFPL, à peine plus d'1 €.
Pour rembourser 100 € de capital d'empruntEn nom propre (dividendes perso)Via SPFPL (mère-fille)
Dividendes bruts nécessaires≈ 145,8 € (31,4 % partent à l'impôt)≈ 101,3 € (friction 1,25 %)
Part qui sert vraiment au remboursement68,6 %98,8 %

Sur 100 000 € de dividendes affectés au remboursement

Sur 100 000 € de dividendes, l'écart annuel disponible pour la dette va d'environ 30 150 € (mère-fille) à 31 150 € (intégration). Reproduit chaque année, il fait la différence sur le coût total du rachat.
VoieFrottement fiscalReste pour rembourser la dette
Dividendes en direct (PFU 31,4 %)31 400 €68 600 € (après PFU)
SPFPL — régime mère-fille (IS ≈ 1,25 %)1 250 €98 750 €
SPFPL — intégration fiscale (IS ≈ 0,25 %)250 €99 750 €

Pourquoi 31,4 % et pas 30 % ? La dualité des prélèvements sociaux 2026

Depuis le 1er janvier 2026, la CSG sur les revenus du capital est passée de 9,2 % à 10,6 % (LFSS 2026, loi n° 2025-1403). Les prélèvements sociaux sur les dividendes sont donc désormais de 18,6 %, et le PFU de 31,4 % (et non 30 %). À ne pas confondre : la cession des parts de SEL relève aussi des 18,6 %, tandis que les prélèvements sur le fonds d'officine (plus-value professionnelle) et la capitalisation restent à 17,2 %. Le détail dans la dualité 17,2 % / 18,6 % des prélèvements sociaux en 2026.

Note de méthode sur ce chiffrage

Ces écarts isolent le seul frottement fiscal de remontée des dividendes : ils ne préjugent ni de la rentabilité réelle de l'officine, ni de sa capacité à distribuer 100 000 € chaque année, ni du taux d'emprunt obtenu. Les performances et marges passées de l'officine ne préjugent pas de ses résultats futurs. Les montants figent les taux 2026 (PFU 31,4 %, mère-fille 1,25 %), susceptibles d'évoluer en loi de finances. Seule une modélisation sur votre prix de rachat, vos dividendes distribuables et votre TMI donne un chiffre fiable.
§ 4LE MÉCANISME-CLÉ·4 MIN

Le vrai moteur : l'intégration fiscale impute les intérêts sur la SEL

La plupart des montages présentés aux pharmaciens taisent ceci : le vrai levier, ce n'est pas le régime mère-fille : c'est l'intégration fiscale. Pour comprendre pourquoi, il faut voir le piège de la « pure holding ».

Le piège de la pure holding : des intérêts qui ne s'imputent sur rien

Les intérêts de l'emprunt de rachat sont déductibles du résultat de la SPFPL (article 39 CGI). En théorie, ils réduisent donc l'impôt. Mais une SPFPL qui ne fait que détenir les parts ne perçoit qu'une chose : des dividendes exonérés à 95 %. Sa base imposable est donc quasi nulle : les intérêts ne s'imputent que sur la maigre quote-part de 5 %, et le solde ne crée qu'un déficit reportable (article 209) — un avantage différé, parfois jamais consommé. Autrement dit : dans une pure holding, le bouclier des intérêts tourne à vide.

L'intégration impute les intérêts sur le bénéfice de l'officine

La solution : si la SPFPL détient au moins 95 % de la SEL, elle peut opter pour l'intégration fiscale (article 223 A du CGI). Les deux sociétés ne forment plus qu'un résultat d'ensemble : les intérêts d'emprunt de la holding s'imputent alors directement sur le bénéfice opérationnel de la SEL d'officine (doctrine BOI-IS-GPE-10-20-10). Quand la holding n'a pas de revenu propre, c'est lui qui fait tout le travail : la déductibilité des intérêts cesse de tourner à vide et vient réellement réduire l'impôt du groupe. Bonus : la quote-part intra-groupe tombe de 5 % à 1 % (article 216 du CGI, pour les groupes au sens de l'article 223 A, à la suite de l'arrêt CJUE Steria C-386/14 et de la LFR 2015), soit une friction d'environ 0,25 % sur les dividendes. L'option engage le groupe pour 5 ans (renouvelable), avec une détention de 95 % maintenue sur tout l'exercice.

Mère-fille ou intégration : comment choisir

Régime mère-fille seul

Conditions souples (≥ 5 % du capital, 2 ans, pleine propriété), friction d'environ 1,25 %, montage simple. Mais les intérêts d'emprunt ne s'imputent quasiment pas (pure holding). Recommandé en OBO / rachat à soi-même, car il ne déclenche pas l'amendement Charasse.

Intégration fiscale

Détention ≥ 95 %, quote-part à 1 % (friction d'environ 0,25 %) et surtout imputation immédiate des intérêts sur le bénéfice de la SEL : c'est le vrai moteur. Engagement 5 ans. Piège : déclenche l'amendement Charasse si le cédant contrôle le groupe (rachat à soi-même).

La nuance que personne ne dit : le 0,25 % n'est qu'un bonus

Le différenciateur n'est pas de passer de 1,25 % à 0,25 % (1 petit point gagné sur les dividendes) : c'est l'imputation des intérêts d'emprunt sur le bénéfice de la SEL. C'est pourquoi l'intégration n'a vraiment de sens qu'au rachat à un tiers. En revanche, en rachat à soi-même, elle réveille l'amendement Charasse (§5) et l'avantage s'évapore. Pour trancher entre les deux régimes, voyez mère-fille vs intégration fiscale : quel régime pour le rachat.
§ 5LES PIÈGES·5 MIN

Les 3 pièges fiscaux que votre comptable doit anticiper

Le montage est puissant, mais il a trois angles morts — et c'est précisément là que l'Urssaf et le fisc attaquent en priorité. Un comptable d'officine qui les connaît vous évite le redressement.

Piège n°1 — L'amendement Charasse : rachat à un tiers ≠ rachat à soi-même

C'est le point que les fiches commerciales sur le rachat d'officine passent presque toujours sous silence. L'amendement Charasse (article 223 B, 7e alinéa du CGI) est un dispositif anti-abus : si une société d'un groupe intégré rachète des titres à une personne qui contrôle ce groupe (le fameux « rachat à soi-même » ou OBO), une fraction des charges financières du groupe est réintégrée dans le résultat — neutralisant le bénéfice de l'intégration.

L'amendement Charasse (art. 223 B, 7e al.)

Charges financieres reintegrees =
  charges financieres du groupe
  x (prix d'acquisition des titres / endettement moyen du groupe)

DUREE : exercice d'acquisition + les 8 suivants = 9 EXERCICES
(le numerateur est diminue des apports de fonds non issus du groupe)

Conformité confirmée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2018-701 QPC du 20 avril 2018). Doctrine BOI-IS-GPE-20-20-80-20.

Cette distinction change tout pour un rachat d'officine : si vous rachetez à un confrère tiers (aucun lien capitalistique avec lui), Charasse ne s'applique pas — le levier de l'intégration joue à plein. Si vous rachetez vos propres parts (OBO) ou celles d'une personne liée qui contrôle le groupe, Charasse neutralise le levier pendant 9 exercices. À noter (au conditionnel) : une simple augmentation de capital concomitante ne suffit pas, en principe, à contourner le dispositif. Le sujet est approfondi dans le rachat à soi-même (OBO) et le piège de l'amendement Charasse.

Piège n°2 — Les cotisations TNS : la SPFPL ne fait pas écran

La SPFPL allège l'IS, pas forcément les cotisations sociales. La Cour de cassation l'a rappelé dans un arrêt dont le schéma est le jumeau d'un LBO d'officine : Cass. 2e civ., 19 octobre 2023, n° 21-20.366. Dans cette affaire, une SELARL était détenue à 99 % par une SPFPL qui portait l'emprunt — exactement votre futur schéma. La Cour a tranché : les bénéfices de la SEL où le travailleur indépendant exerce gardent un caractère professionnel et peuvent entrer dans l'assiette de ses cotisations TNS, même distribués à la holding ; glisser une société entre vous et la SEL ne fait pas écran à l'Urssaf. Tout repose sur l'article L. 131-6 III du CSS (la fraction des distributions excédant 10 % du capital + primes + solde moyen du compte courant), règle validée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010).

Le mythe du frottement social zéro

Deux réponses ministérielles de 2025 (JO Sénat des 27 février et 21 août 2025) tempèrent la portée de l'arrêt : ce n'est pas un arrêt de principe, l'appréciation se fait au cas par cas. Surtout — et c'est le pont qui sauve le montage : l'arrêt frappe la distribution des dividendes à l'associé, pas la conservation ni le remboursement d'emprunt dans la holding. Utiliser les dividendes remontés pour rembourser la dette reste donc un levier peu exposé. Mais on ne vend jamais la SPFPL comme un effaceur de cotisations : à auditer individuellement. Détail du calcul dans dividendes de SEL et règle des 10 % : la fraction réintégrée dans l'assiette TNS et arbitrage salaire et dividendes : la capacité distributive qui rembourse la dette.

Piège n°3 — Le plafond ATAD et la contrainte des 95 % en pharmacie

Dernier garde-fou : le plafonnement ATAD (article 212 bis du CGI, directive (UE) 2016/1164). Les charges financières nettes ne sont déductibles qu'à hauteur du plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l'EBITDA fiscal. En pratique : pour une officine à 1,5 M€, les intérêts annuels (de l'ordre de quelques dizaines de milliers d'euros) sont très inférieurs à 3 M€ — le plafond n'est jamais bloquant. En groupe intégré, le plafond s'apprécie au niveau du groupe (article 223 B bis). Reste la contrainte propre à la pharmacie : la SPFPL ne peut pas détenir 100 % de la SEL (un pharmacien titulaire garde une part directe). Mais le seuil de 95 % de l'intégration reste atteignable si cette part directe est inférieure à 5 % — un point d'architecture à arbitrer avec votre conseil (au conditionnel selon la structure de détention retenue).

§ 6RÉGLEMENTATION PHARMACIE·3 MIN

Réglementation pharmacie : qui peut (vraiment) racheter via une SPFPL

Tout ce montage suppose une chose qu'on oublie parfois de vérifier : que la SPFPL ait bien le droit de détenir votre officine. La pharmacie est l'une des professions de santé les plus encadrées : le rachat via SPFPL est possible, mais sous conditions strictes.

L'officine est commerciale, et le capital reste aux pharmaciens

Première particularité : contrairement au cabinet dentaire ou médical (activité libérale, BNC), l'officine est une activité commerciale (BIC, fonds de commerce), exploitée par une SEL — le plus souvent une SELARL, parfois une SELAS — soumise à l'IS. Deuxième particularité : plus de 50 % du capital et des droits de vote de la SEL doivent rester aux pharmaciens titulaires exerçant (directement ou via une SPFPL elle-même majoritairement détenue par ces pharmaciens). Fondement : le Code de la santé publique (articles L. 5125-1 et suivants, R. 5125-14 à R. 5125-24), refondu par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (en vigueur le 1er septembre 2024) et le décret n° 2013-466.

Combien de SEL une SPFPL peut-elle détenir ?

Le nombre de SEL d'officine détenables par une même personne ou SPFPL est plafonné par les textes (de l'ordre de quelques sociétés). Ce plafond a évolué avec l'ordonnance 2023-77 et ses décrets : faites-en confirmer l'état applicable auprès du Conseil de l'Ordre des pharmaciens (CNOP) avant de structurer un rachat en série. La création de la SPFPL est par ailleurs subordonnée à l'agrément ou à l'inscription ordinale, avec déclaration de la composition du capital.

La SPFPL ne peut pas détenir 100 % de votre officine

Le pharmacien titulaire exerçant doit conserver une part directe dans la SEL : la SPFPL ne peut pas en détenir la totalité. Conséquence sur le montage : visez une part directe inférieure à 5 % pour que le seuil de 95 % de l'intégration fiscale (§4) reste atteignable. C'est un arbitrage d'architecture à caler dès la rédaction des statuts, avec votre expert-comptable et le Conseil de l'Ordre.

Le différenciateur officine : la TVA est récupérable

À la différence d'un cabinet dentaire, l'officine récupère sa TVA : elle vend des médicaments soumis à TVA (taux de 2,1 %, 5,5 %, 10 % ou 20 % selon les produits), déductible sur les achats et investissements. C'est exactement l'inverse d'un cabinet médical, dont les actes sont exonérés de TVA et qui ne récupère donc rien sur ses dépenses. Cette mécanique commerciale soutient la capacité de la SEL à dégager des marges, donc des dividendes — le carburant du remboursement. Côté retraite, enfin : le pharmacien titulaire relève de la CAVP (article L. 642-1 CSS), à ne pas confondre avec les caisses des autres professions de santé.

Aller plus loin : la SPFPL du libéral, socle commun à toutes les professions

Le mécanisme du rachat à effet de levier (mère-fille, intégration, déductibilité des intérêts) n'est pas propre à la pharmacie : c'est le socle de toutes les SPFPL de profession libérale, avec des règles de détention adaptées à chaque Ordre. Pour comprendre la logique d'ensemble avant de l'appliquer à votre officine, voyez la SPFPL des professions libérales : effet de levier et intégration fiscale. Et pour réduire votre IR au-delà du seul rachat, les autres dispositifs sont passés en revue dans les 7 leviers de défiscalisation du pharmacien titulaire.
§ 7LA SORTIE·4 MIN

Après le remboursement : trésorerie et fiscalité de la revente

Une fois l'emprunt soldé, restent deux décisions : que faire de la trésorerie qui remonte désormais librement, et comment sortir le jour où vous revendrez.

Une fois la dette éteinte : capitaliser dans la SPFPL

Tant que l'emprunt court, les dividendes le remboursent. Une fois la dette éteinte, ces mêmes dividendes continuent de remonter à 1,25 % : au lieu de les distribuer (et de subir le PFU de 31,4 %), vous les capitalisez dans la SPFPL — contrat de capitalisation personne morale, SCPI, compte à terme, OPCVM. La SPFPL se transforme alors en réserve de placement : ce que la dette absorbait part désormais en capitalisation ou en SCPI. Pour les supports adaptés, voyez faire fructifier la trésorerie de votre SPFPL de pharmacie.

La revente des parts par le pharmacien

Le jour où vous revendez vos parts de SEL, la plus-value relève de l'article 150-0 A du CGI : PFU de 12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux. Au départ en retraite, l'abattement fixe de 500 000 € (article 150-0 D ter, prorogé jusqu'au 31 décembre 2031) s'impute sur l'assiette IR — mais attention : les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la totalité de la plus-value (l'abattement ne joue pas sur les PS). Conditions : société à l'IS, exercice et direction pendant au moins 5 ans, cessation des fonctions et liquidation des droits à retraite dans les 24 mois, cession de la quasi-totalité des titres.

Parts (18,6 %) ≠ fonds (17,2 %) : la dualité 2026 à ne pas confondre

Vendre les parts de la SEL (150-0 A / 150-0 D ter) déclenche des prélèvements sociaux à 18,6 %. Vendre le fonds d'officine (plus-value professionnelle, articles 238 quindecies / 151 septies A) déclenche, lui, des PS à 17,2 %. Ce ne sont pas les mêmes régimes, ni les mêmes taux : l'arbitrage parts vs fonds se prépare en amont. Côté vendeur, voyez exonérer la plus-value de cession des parts.

La revente par la holding, et l'apport-cession

Si c'est la SPFPL qui revend les parts (titres de participation détenus depuis au moins 2 ans), la plus-value est exonérée sous une quote-part de 12 % (article 219, I-a quinquies du CGI), soit une friction d'environ 3 % : bien plus léger que les 31,4 % d'une cession personnelle, mais le produit reste logé dans la holding. Enfin, en amont d'une cession, l'apport-cession (article 150-0 B ter) permet de reporter l'impôt en apportant d'abord les titres à une holding contrôlée ; durci par la LF 2026 (cessions à compter du 21 février 2026) : remploi de 70 % du produit sous 36 mois, conservation 5 ans. Détail dans l'apport-cession (150-0 B ter) : reporter l'impôt côté cédant (70 % / 36 mois, LF 2026).

§ 8PASSAGE À L'ACTION·2 MIN

Le montage en 6 étapes (et ce qui relève du financement)

Voici, dans l'ordre, ce que Quentin Hagnéré déroule avec un pharmacien repreneur : six étapes, dont une seule (le financement, étape 2) sort du périmètre fiscal. Ce guide-ci se concentre sur le reste (étapes 3 à 6).

Les 6 étapes du montage. L'étape 2 (financement) est opérationnelle ; les étapes 3 à 6 sont fiscales.
ÉtapeActionPoint de vigilance
1. Créer la SPFPLStatuts conformes à l'ordonnance 2023-77, objet limité à la détention de parts de SEL, agrément du Conseil de l'OrdreLa SPFPL ne peut pas détenir 100 % : prévoir la part directe du titulaire
2. Financer le rachatApport + prêt bancaire + tour de table (volet opérationnel)Traité dans le guide financement — voir le lien ci-dessous
3. Racheter les parts de la SELLa SPFPL acquiert les parts de l'officineTiers ou OBO : l'option change tout pour Charasse (§5)
4. Choisir le régimeMère-fille seul (souple) ou intégration fiscale (≥ 95 %, impute les intérêts)OBO → mère-fille seul ; rachat à un tiers → intégration
5. Remonter les dividendesLa SEL distribue à la SPFPL à 1,25 %, qui rembourse la detteConserver/rembourser, ne pas redistribuer (cotisations TNS)
6. Capitaliser après remboursementPlacer la trésorerie de la holding (capitalisation, SCPI, CAT)Respecter l'objet social et la déontologie

Ce qui relève du financement (et non de ce guide)

L'apport personnel minimum, la négociation du prêt, les garanties, le nantissement des parts, le tour de table avec d'éventuels co-associés et le rôle du compte courant d'associé sont des sujets opérationnels. Ils sont traités dans le volet opérationnel du rachat : apport, prêt bancaire et tour de table et, pour le complément d'apport, dans le compte courant d'associé en officine.
§ 9CAS CHIFFRÉS·4 MIN

3 cas concrets de pharmaciens : Inès, Karim, Sophie

Trois situations qu'on voit revenir en rendez-vous. Inès rachète à un tiers (le cas-type sain), Karim se rachète à lui-même (le piège Charasse), Sophie revend à la retraite (la sortie). Prénoms fictifs, ordres de grandeur réels ; ces simulations figent les taux 2026 et ne valent pas conseil personnalisé.

Cas 1 — Inès, rachat à un confrère tiers (parts 1,5 M€)

Inès, 38 ans, pharmacienne adjointe, rachète l'officine d'un confrère partant en retraite. Prix des parts : 1 500 000 €. TMI 45 %. Aucun lien capitalistique avec le cédant. Sa SPFPL détient 95 %+ de la SEL → intégration possible sans Charasse.

En nom propre : 100 000 € de dividendes/an → 31 400 € de PFU → il reste 68 600 € pour la dette.
Via SPFPL (mère-fille) : 1 250 € d'IS → il reste 98 750 € ; et les intérêts d'emprunt s'imputent sur le bénéfice de la SEL grâce à l'intégration.
Surcoût annuel du nom propre ≈ 30 150 €. Pour rembourser 1 € de capital, il faut ≈ 1,46 € de dividende brut en direct, contre ≈ 1,01 € via la SPFPL.

Cas 2 — Karim, OBO / rachat à soi-même (parts 1,2 M€) : le piège Charasse

Karim, 52 ans, titulaire d'une officine valorisée 1 200 000 €, vend ses propres parts à sa SPFPL pour récupérer du cash tout en restant aux commandes (OBO).

Comme le cédant contrôle le groupe, opter pour l'intégration fiscale déclencherait l'amendement Charasse : réintégration d'une fraction des charges financières pendant 9 exercices → l'avantage de l'imputation des intérêts est largement neutralisé.
La parade : pour un OBO, on recommande souvent le régime mère-fille SEUL (remontée à 1,25 % suffisante pour servir la dette, sans déclencher Charasse) plutôt que l'intégration. Et non, une simple augmentation de capital concomitante ne contourne pas le dispositif.

Cas 3 — Sophie, la sortie 12 ans plus tard (PV 600 000 €, retraite)

Sophie, 60 ans, a racheté son officine via SPFPL il y a 12 ans ; l'emprunt est remboursé. Elle revend ses parts de SEL pour 900 000 € (prix de revient 300 000 €) → plus-value de 600 000 €, départ en retraite.

Abattement 150-0 D ter = 500 000 € sur l'IR → base IR = 100 000 € × 12,8 % = 12 800 € d'IR.
PS 18,6 % sur la TOTALITÉ : 600 000 × 18,6 % = 111 600 € (l'abattement ne joue pas sur les prélèvements sociaux).
Total ≈ 124 400 € sur 600 000 € de plus-value. Alternative : si la holding revend les parts (titres de participation, quote-part 12 %), la friction tombe à ≈ 3 %, mais le produit reste logé dans la SPFPL.

Comment lire ces chiffres (note de méthode)

Chaque cas isole volontairement un seul effet (économie de friction, piège Charasse, fiscalité de la revente) pour rester lisible : une situation réelle les combine, avec sa propre TMI, son socle de calcul des 10 % et son projet. Les montants figent les taux 2026 (PFU dividendes 31,4 %, mère-fille 1,25 %, PS parts de SEL 18,6 %), qui peuvent évoluer. Surtout : dès qu'un placement entre en jeu, le capital placé via une personne morale n'est pas garanti. Seule une simulation sur votre prix de rachat, vos dividendes distribuables et votre TMI donnera votre vrai résultat.
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Sources et références légales

  • CGI — régime mère-fille et intégration fiscale

    Art. 145 CGI (régime mère-fille : détention d'au moins 5 % du capital, conservation 2 ans, pleine propriété). Art. 216 CGI (exonération de 95 % des dividendes, quote-part de frais et charges de 5 % — ramenée à 1 % pour les dividendes intra-groupe d'un groupe intégré, friction 0,25 % ; IS effectif 1,25 %). Art. 223 A CGI (intégration fiscale, détention ≥ 95 %, imputation des intérêts d'emprunt de la holding sur le bénéfice de la SEL). Art. 219 CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà ; titres de participation I-a quinquies). Doctrine BOFiP : BOI-IS-BASE-10-10-10-20, BOI-IS-BASE-10-10-20, BOI-IS-GPE-10-20-10, BOI-IS-GPE-20-20-20-10. CJUE 2 septembre 2015 C-386/14 (Steria).

  • CGI — déductibilité des intérêts et amendement Charasse

    Art. 39 CGI (déductibilité des intérêts de l'emprunt d'acquisition des titres de SEL). Art. 212 bis CGI (plafonnement ATAD des charges financières nettes : le plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l'EBITDA fiscal, directive (UE) 2016/1164). Art. 223 B, 7e alinéa CGI (amendement Charasse : réintégration d'une fraction des charges financières du groupe en cas de rachat à une personne contrôlant le groupe, sur 9 exercices). Doctrine BOI-IS-GPE-20-20-80-20. Conformité confirmée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2018-701 QPC du 20 avril 2018).

  • Cadre juridique de la SPFPL de pharmaciens d'officine

    Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (refonte du régime des SEL et SPFPL, en vigueur le 1er septembre 2024). Décret n° 2013-466 du 4 juin 2013 (SPFPL de pharmaciens d'officine). Code de la santé publique, art. L. 5125-1 et suivants et R. 5125-14 à R. 5125-24 : l'officine est une activité commerciale (BIC, fonds de commerce) exploitée par une SEL ; majorité du capital et des droits de vote aux pharmaciens exerçant ; la SPFPL ne peut pas détenir 100 % de la SEL ; nombre de SEL plafonné par les textes (à confirmer selon l'état applicable). Contrôle du Conseil national de l'Ordre des pharmaciens (CNOP), agrément et déclaration de la composition du capital. Retraite : affiliation à la CAVP (art. L. 642-1 CSS).

  • Fiscalité de la revente et prélèvements sociaux 2026

    Art. 150-0 A CGI (plus-value de cession des parts de SEL, PFU 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS en 2026). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant partant en retraite, sur l'IR seul ; PS dus sur la totalité ; prorogé jusqu'au 31 décembre 2031). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, report d'imposition, durci par la LF 2026 : remploi 70 % sous 36 mois, conservation 5 ans). Art. 200 A CGI (PFU, option pour le barème). LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) : dualité des PS, 18,6 % sur les parts/dividendes (PFU 31,4 %), 17,2 % maintenus sur le fonds d'officine et la capitalisation. LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). PASS 2026 : 48 060 € (arrêté du 22 décembre 2025).

  • CSS / jurisprudence — cotisations sociales des dividendes

    Art. L. 131-6 III CSS (cotisations TNS sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du solde moyen du compte courant d'associé). Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (dividendes d'une SEL remontés à une SPFPL et cotisations TNS, la holding ne fait pas écran). Cons. const. n° 2010-24 QPC du 6 août 2010 (validité de la règle des 10 %). Réponses ministérielles JO Sénat 27 février 2025 et 21 août 2025 (l'arrêt du 19 octobre 2023 n'est pas un arrêt de principe, appréciation au cas par cas).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil juridique, fiscal ou social, ni une incitation à constituer une SPFPL ou à réaliser un rachat à effet de levier. Tout montage de rachat d'officine via une SPFPL, l'option pour l'intégration fiscale, l'analyse de l'amendement Charasse et du traitement social des dividendes doivent faire l'objet d'une étude individualisée préalable, validée avec votre expert-comptable, le Conseil de l'Ordre des pharmaciens et, le cas échéant, un avocat fiscaliste. Certains points (extension de la jurisprudence du 19 octobre 2023, fourchette des cotisations TNS, nombre exact de SEL détenables, périmètre de l'objet immobilier de la SPFPL) sont signalés au conditionnel. Données à jour au 10 juin 2026 (LF 2026, LFSS 2026), susceptibles d'évoluer.

Foire aux questions

Tout sur le rachat d'officine via SPFPL en 2026 mère-fille, intégration, Charasse, cotisations, revente.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : pourquoi le montage coûte moins cher, comment la holding rembourse l'emprunt, le rôle de l'intégration fiscale, le piège de l'OBO, le frottement social et la fiscalité de la revente. Réponses sourcées et à jour 2026.