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Guide pharmacien 202616 minMis à jour 25 juin 2026Cas chiffré 220 000 €

Pharmacien : salaire ou dividendes en SELARL ou SELAS ?

Titulaire d'officine, votre structure commande tout : en SELARL vous êtes gérant majoritaire, donc travailleur non salarié (cotisations ~40-45 %, règle des 10 % sur les dividendes) ; en SELAS vous êtes président assimilé salarié (charges ~70-80 %, mais dividendes en principe hors cotisations — un point que la Cour de cassation n'a pas tranché). Votre officine génère un résultat élevé et régulier : sur 220 000 € d'EBE, le bon arbitrage n'est ni tout salaire ni tout dividende. PFU 2026 = 31,4 %, retraite CAVP. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

SALAIRE OU DIVIDENDES — PHARMACIEN 2026

Calibrer votre mix rémunération / dividendes d'officine

Audit : comparatif chiffré SELARL vs SELAS sur votre officine — coût social, règle des 10 %, traitement des dividendes (PFU 31,4 %), retraite CAVP, plafond PER, trésorerie distribuable et pilotage du RFR. On part de votre objectif pour en déduire la structure, jamais le chemin inverse.

  • Mix salaire / dividendes chiffré
  • Règle des 10 % et seuil calculés
  • Retraite CAVP, PER et SPFPL intégrés
  • Sans produit-maison

PFU DIVIDENDES

31,4 %

DIVIDENDES SANS COTIS.

10 %

COTIS. TNS (SELARL)

~40-45 %

CHARGES (SELAS)

~70-80 %

RETRAITE

CAVP

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1L'ESSENTIEL·3 MIN

L'essentiel : en pharmacie, votre structure commande tout l'arbitrage

Le verdict en 30 secondes

  • En pharmacie, la variable qui commande tout n'est pas la TMI, c'est le régime social du dirigeant, qui découle de la structure.
  • SELARL gérant majoritaire = TNS (~40-45 %) : ses dividendes sont rattrapés par la règle des 10 % (art. L. 131-6 CSS) au-delà d'un seuil souvent dérisoire.
  • SELAS président = assimilé salarié (~70-80 % sur la rémunération) : ses dividendes en direct sont en principe hors cotisations (au seul PFU) — un avantage réel mais non tranché par la Cour de cassation pour les SEL.
  • Le bon arbitrage est une séquence à quatre étages : rémunération-socle, capitalisation à l'IS, dividende calibré, pilotage du RFR.
  • Le dividende 2026 supporte 31,4 % (pas 30 %, jamais 17,2 %), et la retraite du pharmacien relève de la CAVP.

Chaque clôture d'exercice ramène la même question chez votre expert-comptable : grosse rémunération ou gros dividende ? Sur une officine qui dégage 220 000 € d'EBE, l'écart entre un bon et un mauvais arbitrage se chiffre vite en dizaines de milliers d'euros — et un piège méconnu peut faire basculer 97,5 % d'un dividende dans les cotisations sociales. En pharmacie, la question est encore plus centrale qu'ailleurs, car l'officine est un commerce : son résultat est non seulement élevé, mais régulier, année après année. Le pilotage de la rémunération et des dividendes devient donc un poste d'optimisation à part entière. La plupart des titulaires regardent d'abord leur taux d'impôt. C'est une erreur de focale : ce qui fait vraiment la différence, c'est votre statut social, qui dépend de la forme choisie et de la répartition du capital. Ce guide vous donne la méthode, la règle des 10 %, le traitement réel des dividendes (PFU 31,4 % en 2026), l'impact sur la retraite CAVP — et un cas chiffré complet pour trancher.

Posons le décor. Deux formes dominent l'exercice en société : la SELARL, où le gérant qui détient plus de la moitié des parts est travailleur non salarié (TNS), et la SELAS, où le président est assimilé salarié. Tout le reste — impôt sur les sociétés, taux du dividende, détention réglementée du capital, agrément ordinal — est commun aux deux. La ligne de partage tient en une variable, et toutes les conséquences (coût des cotisations, traitement des dividendes, retraite, prévoyance) en découlent.

Le cadre juridique : ordonnance 2023-77 et la caisse CAVP

L'exercice en société des professions réglementées est régi par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (entrée en vigueur le 1er septembre 2024), qui a remplacé l'ancienne loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. La détention du capital d'une SEL d'officine est encadrée par le Code de la santé publique : les pharmaciens exerçant doivent en détenir la majorité. Côté retraite, le pharmacien titulaire relève de la CAVP (Caisse d'assurance vieillesse des pharmaciens) — jamais de la CARMF ni de la CARCDSF — caisse qui présente une particularité rare : un volet de capitalisation obligatoire. On y revient plus bas : ce volet pèse lourd dans le calcul.
Hagnéré Patrimoine

Votre SEL d'officine est-elle calibrée pour le bon arbitrage ?

On modélise votre mix rémunération / dividendes à l'euro près : règle des 10 %, retraite CAVP, plafond PER, trésorerie distribuable et pilotage du RFR. Audit sans engagement.

Bilan gratuitSans produit-maisonRéponse sous 24 h
§ 2LE RÉGIME SOCIAL·3 MIN

SELARL (TNS) ou SELAS (assimilé salarié) : le pivot de l'arbitrage

C'est la première question qu'on nous pose : « laquelle coûte le moins cher en charges ? » Le régime social ne se choisit pas librement : il découle de la forme et de la répartition du capital. En SELARL, le gérant majoritaire est travailleur non salarié (art. L. 631-1 CSS), affilié à la CAVP pour sa vieillesse. En SELAS, le président est assimilé salarié (art. L. 311-3 CSS). Deux statuts qui n'ont ni la même logique de cotisation, ni la même facture au final.

SELARL — gérant majoritaire (TNS)

Points forts

  • Cotisations plus légères (~40-45 % de la rémunération nette)
  • Affiliation CAVP, art. L. 631-1 CSS
  • Rémunération de gérance imposée art. 62 CGI
  • Enveloppe PER / Madelin large (jusqu'à 88 911 €)

Points de vigilance

  • Protection sociale et prévoyance plus limitées
  • Règle des 10 % sur les dividendes (art. L. 131-6 CSS)

SELAS — président (assimilé salarié)

Points forts

  • Meilleure protection sociale (IJ, invalidité, décès)
  • Dividendes en direct hors règle des 10 % (sous réserve §5)
  • Souplesse statutaire forte (actions)

Points de vigilance

  • Charges de l'ordre de 70 à 80 % sur la rémunération
  • Pas d'assurance chômage (comme en SELARL)
  • L'activité d'officine reste rattachée à la CAVP

Le gérant majoritaire de SELARL relève de la sécurité sociale des travailleurs indépendants (art. L. 631-1 CSS), et sa rémunération de mandat est imposée en traitements et salaires via l'article 62 CGI. Le président de SELAS, lui, est assimilé salarié (art. L. 311-3 CSS), sa rémunération relevant de l'article 80 ter CGI : parce qu'on additionne les cotisations patronales et salariales, la facture grimpe à 70-80 % sur la rémunération nette, contre 40 à 45 % pour le TNS. En contrepartie, l'assimilé salarié bénéficie d'une meilleure couverture (indemnités journalières, invalidité, décès).

Le piège pharmacie : la dualité d'affiliation

Un détail que les comparatifs de forum zappent presque toujours. Le statut « assimilé salarié » du président de SELAS ne couvre que le mandat de direction : son activité d'officine reste, pour la retraite, rattachée à la CAVP (art. L. 642-1 CSS). La Cour de cassation l'a jugé pour une présidente de SELAS dont elle a refusé la radiation de la caisse libérale (2e civ. 27 novembre 2014 n° 13-26.022, espèce visant une chirurgienne-dentiste, dont le raisonnement se transpose au pharmacien et à la CAVP). Le « gain de protection » de la SELAS ne porte donc que sur une fraction de votre revenu : ça se chiffre, ça ne se devine pas.

À retenir

~40-45 % vs ~70-80 % : un ordre de grandeur, pas un verdict

Ces taux ne portent que sur la rémunération et ne sont pas des taux légaux exacts. Le coût social réel se compare en euros, sur votre cas concret — montant de rémunération, dividendes envisagés, base des 10 % — et non sur le taux nominal affiché. Le mécanisme général de l'arbitrage est détaillé dans notre guide transverse SEL : se verser un salaire ou des dividendes, et le rôle des charges sociales dans rémunération du dirigeant.

Une nuance 2026 : l'assiette des cotisations TNS est en cours de réforme (décrets 2024-688 et 2025-708, applicables dès 2026 sur les revenus 2025), avec une montée en charge progressive. Cela ne change pas la logique de l'arbitrage, mais peut faire bouger les ordres de grandeur de quelques points — raison de plus pour modéliser au cas par cas. Le même choix de structure, vu côté médecin spécialiste, illustre la même mécanique de dualité d'affiliation.

§ 3AVANT / APRÈS IS·3 MIN

Avant IS, après IS — et pourquoi le distribuable d'une officine est plus petit

Pour arbitrer proprement, il faut distinguer deux euros qui ne se valent pas. La rémunération est une charge déductible avant impôt sur les sociétés (art. 39, 1-1° CGI ; BOI-IS-BASE-30-20-10), à condition de correspondre à un travail effectif et de ne pas être excessive. Le dividende, lui, se prélève après IS: il a déjà subi 15 % (jusqu'à 42 500 € de bénéfice) puis 25 % (art. 219, I-b CGI), avant d'être taxé une seconde fois au PFU à 31,4 %. Mettre côte à côte un euro de salaire et un euro de dividende, sans corriger, ça fausse tout.

La rémunération — charge déductible (avant IS)

Déduite du résultat avant l'IS, elle valide vos droits CAVP, ouvre le plafond PER / Madelin et finance votre prévoyance. Soumise aux cotisations (~40-45 % en TNS) puis à l'IR au barème.

Le dividende — prélevé après IS

Distribué sur un bénéfice déjà amputé de l'IS (15 puis 25 %), puis taxé au PFU 31,4 %. Il n'ouvre aucun droit social ni retraite. En SELARL, sa fraction au-delà du seuil des 10 % bascule en cotisations TNS.

Le double étage de taxation du dividende

EBE de l'officine
  −  Rémunération du titulaire  (déductible AVANT IS)
  =  Bénéfice imposable
        −  IS  (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %)
        =  Bénéfice distribuable
              −  PFU 31,4 %  (12,8 IR + 18,6 PS)
              =  Dividende NET en poche

  En SELARL : la fraction de dividende > 10 % du
  (capital + primes + CCA) bascule en cotisations TNS,
  AVANT même le PFU.

EBE = excédent brut d'exploitation. Le dividende subit deux étages (IS puis PFU) et n'ouvre aucun droit social ; la rémunération n'en subit qu'un (cotisations + IR) mais construit la retraite et la prévoyance. Conclusion de bon sens : on dose, on ne joue jamais le tout-salaire ni le tout-dividende.

L'officine n'est pas un cabinet : le distribuable n'est pas le cash

Une spécificité décisive de la pharmacie : l'officine est un commerce (BIC), avec un stock de médicaments lourd, des créances de tiers-payant (Sécurité sociale et mutuelles, encaissées avec décalage) et donc un besoin en fonds de roulement (BFR) massif. Conséquence : le « bénéfice comptable distribuable » n'est pas le « cash réellement disponible ». La trésorerie doit d'abord couvrir le réapprovisionnement, le décalage de tiers-payant et une réserve de précaution. Distribuer un gros dividende peut assécher le BFR et fragiliser l'exploitation. Pour le cash qui reste réellement libre, voyez placer la trésorerie de la SEL.
§ 4LA RÈGLE DES 10 %·3 MIN

Le cœur de la SELARL : la règle des 10 % sur les dividendes

Pour le gérant majoritaire de SELARL, la question des dividendes se heurte à une règle que pas mal de titulaires découvrent une fois la distribution faite : les fameux 10 %. Posée à l'article L. 136-3, II, 2° du Code de la sécurité sociale (ancien art. L. 131-6, III, 2°, auquel l'article L. 131-6 CSS renvoie pour l'assiette), elle requalifie en revenu d'activité la fraction de dividendes (et d'intérêts de compte courant) qui dépasse un seuil — et la soumet aux cotisations TNS.

La règle des 10 % (art. L. 136-3 CSS, ancien art. L. 131-6, III) — pour le gérant TNS

Seuil  =  10 %  ×  ( capital social libéré
                       + primes d'émission
                       + solde moyen annuel du CCA )

  • Fraction de dividende ≤ seuil
        →  PFU 31,4 %  (pas de cotisations TNS)

  • Fraction de dividende > seuil
        →  réintégrée dans l'assiette des
           COTISATIONS TNS (~40-45 %) + IR au barème

CCA = compte courant d'associé. Le capital et les primes s'apprécient au dernier jour de l'exercice, le CCA en solde moyen annuel ; le calcul se fait par associé exerçant, périmètre familial inclus (conjoint, partenaire de PACS, enfants mineurs). L'abattement de 40 % ne joue que pour l'IR : l'assiette sociale, elle, porte sur le dividende brut.

Capital faible = seuil dérisoire (le cas typique de l'officine)

Beaucoup d'officines sont logées dans une SEL au capital de 10 000 €, sans prime ni compte courant significatif : le seuil ne vaut alors que 1 000 €. Si le gérant majoritaire distribue 40 000 € de dividendes, seuls 1 000 € passent au PFU ; les 39 000 € restants (97,5 %) basculent dans l'assiette des cotisations TNS (~43 %, soit de l'ordre de 16 770 €), avant l'IR au barème. Relever ce seuil est possible (augmentation de capital réelle, compte courant d'associé), mais l'opération doit être justifiée, pas cosmétique — sous peine d'abus de droit. Le levier du compte courant d'associé de l'officine fait l'objet d'un guide dédié de ce cluster.

Ce n'est pas une menace théorique : la Cour de cassation applique la règle des 10 % depuis son arrêt fondateur du 15 mai 2008 (2e civ. n° 06-21.741), jugeant que ces dividendes ont le caractère de revenus d'activité. Elle a été validée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010), qui l'a jugée fondée sur des critères objectifs et rationnels, et son mode de calcul confirmé par le Conseil d'État (27 mai 2011 n° 328905, validant le décret 2009-423). À noter : l'abattement de 40 % (art. 158 CGI) ne joue que pour l'IR — l'assiette sociale porte sur le dividende brut. Le mécanisme, fraction par fraction, est détaillé dans dividendes de SEL et cotisations sociales : la règle des 10 %, et la méthode générale dans SEL : salaire ou dividendes.

§ 5DIVIDENDES SELAS·4 MIN

Dividendes de SELAS : la vérité que personne n'ose écrire

C'est l'argument qui fait basculer pas mal de titulaires vers la SELAS. Je le pose net, puis je le nuance. Le président de SELAS est assimilé salarié (art. L. 311-3 CSS). Il est donc hors du champ de l'article L. 131-6 CSS, qui ne vise que les travailleurs indépendants. Conséquence directe : ses dividendes versés en détention directe échappent en principe à la règle des 10 % et ne supportent que le PFU à 31,4 %, sans cotisations d'activité. C'est l'atout historique de la SELAS, et un vrai levier de décision : là où le gérant majoritaire de SELARL voit la quasi-totalité de ses dividendes rattrapée sur un capital faible, le président de SELAS distribue au seul prélèvement forfaitaire.

À retenir

Le principe, le piège, la zone grise

  • Le principe : en détention directe, le président de SELAS distribue ses dividendes au seul PFU 31,4 %, hors règle des 10 %.
  • Le piège pharmacie : son activité d'officine reste rattachée à la CAVP — le statut assimilé ne couvre que le mandat, et le dividende n'ouvre aucun droit retraite.
  • La SPFPL ne fait pas écran : interposer une holding ne neutralise pas la règle des 10 % (Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366, espèce SELARL via SPFPL — voir §11).

La zone grise à sécuriser : le faux consensus 2026

Soyons clairs, parce que c'est important. Plusieurs publications fiscales 2026 affirment un « alignement » du président de SELAS sur le gérant de SELARL, en citant l'arrêt du 19 octobre 2023 (Cass. 2e civ. n° 21-20.366) et la LFSS 2024. Nous le formulons au conditionnel : cet arrêt visait une SELARL via une SPFPL, pas un président de SELAS en détention directe, et la réponse ministérielle Anglars (n° 02878, JO Sénat 27/02/2025) précise qu'il ne tire pas de conclusions juridiques générales. Aucun BOFiP ne tranche clairement le cas du président de SELAS en direct, et des contentieux URSSAF restent en cours. Distinguez ce qui est certain (gérant majoritaire de SELARL cotisé au-delà de 10 %) de ce qui reste à sécuriser (l'avantage du président de SELAS).

Le raccourci que vous lirez partout (et pourquoi il est faux)

Une grande partie des contenus en ligne tranchent « SELAS = dividendes alignés » comme un fait acquis. En l'état du droit, c'est faux. Notre conseil n'est ni de vous promettre l'exonération, ni de vous l'interdire : c'est de faire auditer votre situation nominativement par votre conseil avant d'en faire une stratégie de long terme. Ne bâtissez jamais un schéma « 100 % dividendes SELAS sans charges » sur une zone grise.
§ 6PFU 31,4 %·2 MIN

La fiscalité du dividende en 2026 : PFU 31,4 %, pas 30 %

Le taux que presque tout le monde cite de travers : le vrai coût du dividende en 2026. Depuis le 1er janvier, la CSG du capital est passée de 9,2 % à 10,6 % (LFSS 2026, loi 2025-1403, art. L. 136-8 CSS), portant les prélèvements sociaux à 18,6 % et le PFU total à 31,4 %.

Le PFU des dividendes n'est plus à 30 % en 2026 : la CSG du capital est passée à 10,6 % (LFSS 2026), portant les PS à 18,6 % et le total à 31,4 %. Un dividende n'est JAMAIS à 17,2 % — ce taux vise l'assurance-vie, les contrats de capitalisation et le foncier nu.
ComposanteTauxBase
IR (PFU)12,8 %Art. 200 A CGI
CSG10,6 %Relevée par la LFSS 2026 (art. L. 136-8 CSS)
CRDS0,5 %Art. L. 136-8 CSS
Prélèvement de solidarité7,5 %Art. L. 136-8 CSS
Total PFU dividendes31,4 %12,8 IR + 18,6 PS

Retenez 31,4 %, pas 30 %

Si on vous parle encore d'une « flat tax à 30 % » sur vos dividendes, c'est une donnée périmée. En 2026, le bon chiffre est 31,4 % pour les dividendes, intérêts et plus-values mobilières. Le détail de la dualité des prélèvements sociaux (18,6 % sur les dividendes, mais 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie et le foncier) figure dans notre guide prélèvements sociaux 2026 : pourquoi un dividende supporte 18,6 % (et non 17,2 %).

Option barème : à peser selon votre TMI

Vous pouvez opter pour le barème progressif plutôt que le PFU : vous gagnez l'abattement de 40 % (art. 158, 3-2° CGI) et la CSG déductible de 6,8 points (art. 154 quinquies CGI), mais le dividende s'ajoute à vos autres revenus et grimpe dans la tranche. Pour un pharmacien imposé à 41-45 % de TMI, l'option est presque toujours perdante. Le PFU reste la voie par défaut — mais cela se vérifie par simulation, pas par principe. L'acompte de 12,8 % est par ailleurs prélevé à la source (art. 117 quater CGI), avec dispense possible sous condition de RFR.
§ 7CAVP & PER·3 MIN

Le coût social caché du dividende : retraite CAVP et plafond PER

Beaucoup de titulaires que nous recevons se versent l'essentiel en dividendes pour alléger les charges. Le jour où ils demandent leur relevé CAVP, la mauvaise surprise tombe : aucun de ces dividendes n'a construit un seul trimestre ni un seul point de retraite. Vos droits à pension et votre capacité d'épargne déductible sont assis sur la rémunération, pas sur les dividendes. Ce manque à gagner est plus lourd chez le pharmacien que chez le médecin ou le dentiste, parce que la CAVP comporte un étage de capitalisation obligatoire que les autres caisses n'ont pas.

À retenir

Ce que seule la rémunération construit

  • Vos droits CAVP : retraite de base, complémentaire en répartition et, surtout, le volet de capitalisation obligatoire.
  • Votre prévoyance Madelin (indemnités journalières, invalidité, décès), déductible en TNS.
  • Votre plafond PER déductible, assis sur le bénéfice ou le revenu professionnel.
Un dividende ne valide rien de tout cela.
PASS 2026 = 48 060 €, 8 PASS = 384 480 €. L'enveloppe PER déductible dépend de la rémunération versée : de l'ordre de 20 k€ pour une rémunération-socle de 110 000 €, elle ne s'approche du plafond de 88 911 € que si la rémunération est portée vers 170-190 k€. Le dividende, lui, n'ouvre aucun de ces droits.
LevierArticleCe que la rémunération ouvre (2026)
PER / Madelin retraiteArt. 154 bis CGI10 % du bénéfice + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS ; plancher 4 806 €, jusqu'à 88 911 €
Madelin prévoyance / santéArt. 154 bis CGI≈ 11 534 € de cotisations déductibles (couverture IJ, invalidité, décès)
Droits CAVPStatut TNSRetraite de base + complémentaire + volet de capitalisation obligatoire

Le volet de capitalisation obligatoire de la CAVP : une singularité

Le pharmacien titulaire relève de la CAVP, qui présente une particularité rare parmi les caisses libérales : une part importante de la retraite complémentaire fonctionne en capitalisation obligatoire (épargne forcée convertie en rente viagère), en plus de la répartition. Concrètement, se payer en dividendes au détriment de la rémunération ampute non seulement vos droits en répartition, mais aussi cette épargne retraite forcée — un effet qu'on ne retrouve pas chez les autres professions de santé. Les valeurs de cotisation 2026 sont à vérifier sur cavp.fr. Le pharmacien ne relève jamais de la CARMF (médecins) ni de la CARCDSF (dentistes).

Rémunération + PER : le duo que le tout-dividende fait sauter

Un euro de rémunération versé à un titulaire imposé à 41 %, puis placé en PER, évite l'impôt sur cet euro à hauteur de la TMI et abaisse le RFR. C'est précisément ce levier qu'une stratégie « tout dividende » fait disparaître. Pour calibrer l'enveloppe, voyez le PER du libéral (jusqu'à 88 911 €) et notre pilier plan d'épargne retraite ; pour la couverture du risque, la prévoyance du dirigeant.
§ 8SELARL VS SELAS·3 MIN

SELARL vs SELAS de pharmacie : le tableau et le point de bascule

Aucune des deux formes ne gagne dans l'absolu. Une titulaire qui veut sortir 60 000 € par an pour son train de vie et une autre qui veut tout réinvestir pour racheter une deuxième officine n'ont pas le même gagnant — c'est l'objectif qui tranche, pas la forme.

Aucune forme ne gagne dans l'absolu. Le verdict dépend de l'objectif (capitaliser ou distribuer), de la situation familiale et de la structure du capital — la base des 10 %.
PosteSELARL — gérant maj. (TNS)SELAS — président (assimilé)
Régime socialTNS (CAVP), ~40-45 %Assimilé salarié + CAVP pour l'officine, ~70-80 %
DividendesRègle des 10 % (seuil faible si capital 10 000 €)PFU 31,4 % seul, en principe (sous réserve §5)
Plafond PER déductibleJusqu'à 88 911 € (art. 154 bis)≈ 37 680 € (PER salarié, art. 163 quatervicies)
Protection socialePlus faible (Madelin à souscrire)Meilleure (IJ, invalidité, décès sur le mandat)
Idéal pourCapitaliser + saturer la retraite déductibleDistribuer une part substantielle en direct

Quand la SELARL l'emporte

Points forts

  • Vous voulez capitaliser et saturer la retraite déductible (PER jusqu'à 88 911 €)
  • Vos cotisations TNS plus légères libèrent du résultat à investir
  • Le dividende est secondaire dans votre stratégie (capital faible = seuil bas)

Quand la SELAS reprend l'avantage

Points forts

  • Vous voulez distribuer une part substantielle en direct
  • Vous valorisez la meilleure protection sociale du mandat
  • Sous réserve de la zone grise du §5 : un avantage à faire valider nominativement avant d'en faire une stratégie

La vraie variable de bascule : la structure, pas la TMI seule

On bascule sur trois paramètres, jamais sur la seule tranche d'imposition : (1) votre besoin de train de vie (combien il vous faut net, chaque mois) ; (2) votre volonté de constituer des droits retraite et prévoyance (CAVP, PER, Madelin) ; (3) la structure de votre capital (qui fixe la base des 10 %). Le même arbitrage de forme, vu côté chirurgien-dentiste, et le panorama complet des statuts dans EI, EURL, SELARL, SELAS : quel statut choisir.
§ 9CAS CHIFFRÉ 220 000 €·5 MIN

Cas chiffré : officine à 220 000 € d'EBE, SELARL vs SELAS

Les hypothèses communes

Mme Sandra Lemoine, 46 ans, pharmacienne titulaire, mariée, TMI 41 %. Son officine dégage un EBE de 220 000 € (avant rémunération et IS). La SEL a un capital de 10 000 €, sans compte courant significatif : le seuil des 10 % vaut donc 1 000 €. Le poids du stock et des créances de tiers-payant fait que le distribuable réel est inférieur au bénéfice comptable. Les chiffres ci-dessous sont des ordres de grandeur pédagogiques arrondis (cotisations TNS ~43 %, charges SELAS ~75 % sur la part mandat).

Trajectoire A — SELARL

Capitaliser et saturer la retraite déductible

Sandra se verse une rémunération-socle d'environ 110 000 € : elle couvre son train de vie, alimente son PER / Madelin (sur cette rémunération, l'enveloppe déductible art. 154 bis est de l'ordre de 20 000 €, soit ~8 300 € d'impôt évité à 41 % ; pour saturer le plafond jusqu'à 88 911 €, il faudrait une rémunération nettement plus élevée), finance sa prévoyance Madelin et valide ses droits CAVP (dont le volet de capitalisation obligatoire). Le solde du résultat reste dans la société et n'est imposé qu'à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %), prêt à être placé ou réinvesti. Côté dividende, elle ne distribue rien au-delà du seuil de 1 000 € : tout euro supplémentaire serait rattrapé à ~43 % de cotisations TNS. Verdict : optimal pour capitaliser et préparer la retraite.

Trajectoire B — SELAS

Distribuer en direct au PFU

En SELAS, la rémunération de mandat est plus chère (~75 % de charges sur la part mandat), mais Sandra peut, en principe, distribuer ses dividendes en détention directe au seul PFU 31,4 %. Sur un dividende brut de 40 000 €, le PFU prélève 12,8 % d'IR (5 120 €) et 18,6 % de PS (7 440 €), soit 12 560 € : il lui reste 27 440 € net (× 0,686). Pas de règle des 10 % à franchir. Réserve majeure : cet avantage relève de la zone grise du §5 — il doit être validé nominativement, jamais présumé. Et ce dividende n'ouvre aucun droit CAVP ni PER.

Trajectoire C — le mix

La séquence à quatre étages et le verdict

Sandra ne choisit en réalité ni le tout-rémunération ni le tout-dividende : elle empile quatre étages : (1) une rémunération-socle qui sature PER et Madelin et valide les droits CAVP ; (2) un bénéfice résiduel capitalisé à l'IS, sans assécher le BFR de l'officine ; (3) un dividende calibré (sous le seuil des 10 % en SELARL, ou en direct en SELAS sous réserve du §5) ; (4) le pilotage du RFR pour rester sous les seuils CEHR / CDHR. Verdict nuancé : Sandra qui veut capitaliser et préparer sa retraite a intérêt à la SELARL ; si son objectif est de distribuer beaucoup en direct, la SELAS reprend l'avantage — sous réserve de l'audit.

Modélisation pédagogique arrondie à 220 000 € d'EBE, capital 10 000 €, TMI 41 %. Le verdict suit l'objectif (capitaliser ou distribuer), pas un taux unique.
CritèreSELARL (TNS)SELAS (assimilé)
IS dans la société15 % ≤ 42 500 €, puis 25 %15 % ≤ 42 500 €, puis 25 %
Charges sur la rémunération~40-45 % (TNS)~70-80 % (part mandat)
Traitement du dividendeRègle des 10 % (seuil 1 000 €)PFU 31,4 % en direct (sous réserve §5)
PER constituéJusqu'à 88 911 € (art. 154 bis)≈ 37 680 € (art. 163 quatervicies)
Droits CAVP + prévoyanceValidés par la rémunération-socleValidés par la rémunération-socle
VerdictCapitaliser / retraiteDistribuer en direct (selon l'objectif)

Note de méthode : ces chiffres sont des simulations, pas une promesse

Les montants ci-dessus sont une modélisation pédagogique arrondie, destinée à illustrer la logique, pas à être transposée telle quelle. Le calcul réel dépend de votre rémunération exacte, de la structure de votre capital, de votre foyer et des barèmes en vigueur — et doit être refait chaque année (LF / LFSS). Aucun de ces chiffres ne vaut engagement de résultat.

Le choc de trésorerie : provisionnez les cotisations N+1 / N+2

Les cotisations TNS ne tombent pas à l'instant du versement : appel provisionnel, puis régularisation l'année suivante (N+1), parfois N+2. Si Sandra distribue un dividende dépassant le seuil des 10 %, les cotisations correspondantes arrivent en différé — d'où la règle de prudence : bloquer ~40 à 45 % de la fraction excédentaire dès la distribution (réforme de l'assiette TNS, décrets 2024-688 et 2025-708). Et, spécificité officine, ne jamais distribuer un dividende qui assèche le BFR (stock, tiers-payant).
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§ 10SPÉCIFICITÉS PHARMACIE·3 MIN

Spécificités pharmacie : détention du capital, BIC et requalification BNC

Trois choses séparent l'officine d'un cabinet dentaire : qui peut détenir le capital (verrouillé par le monopole pharmaceutique), comment relever le seuil des 10 % (via le capital et le compte courant d'associé, à condition de rester dans les clous) et le statut commercial (BIC) qui la met largement hors de portée de la requalification BNC frappant les SEL libérales. On les prend une par une.

Détention réglementée : le monopole pharmaceutique

La SEL d'officine doit être détenue à plus de 50 % du capital et des droits de vote par le ou les pharmaciens exerçant (Code de la santé publique, art. L. 5125-1 et suivants, art. R. 5125-14 et suivants, ordonnance 2023-77). Un pharmacien adjoint ne peut en détenir qu'une part minoritaire encadrée. Le nombre de SEL et d'officines qu'un même pharmacien peut détenir est encadré : ce point, ainsi que le montage SPFPL de pharmaciens, est développé dans les guides dédiés de ce cluster (trésorerie d'officine, SPFPL de pharmacie, rachat d'officine).

À retenir

Le levier du capital et du compte courant d'associé

La base des 10 % = capital + primes d'émission + solde moyen du compte courant d'associé. Augmenter ces postes relève le seuil et fait passer une plus grande part des dividendes au seul PFU. Le compte courant d'associé est le levier le plus souple — mais l'opération doit reposer sur un apport réel et économiquement justifié, sous peine d'abus de droit (art. L. 64 LPF). Un capital gonflé pour la seule façade, dans le but d'échapper aux cotisations, ne tiendra pas devant l'URSSAF.

Requalification BNC (CE 8 avril 2025) : prudence en pharmacie

Le régime BNC de la rémunération technique de l'associé d'une SEL libérale (art. 92 CGI) s'applique depuis l'imposition des revenus 2024 ; l'arrêt du Conseil d'État du 8 avril 2025 (n° 492154) a, lui, annulé la tolérance des 5 % (BOI-RES-BNC-000136 ; BOI-RSA-GER-10-30) qui permettait de rattacher cette part technique à la rémunération de gérance. Mais l'officine est une activité commerciale (BIC), pas libérale : l'applicabilité de cet arrêt au pharmacien titulaire — dont l'essentiel du revenu provient de la vente de médicaments — est incertaine et n'est probablement pas transposable telle quelle. Formulez-la au conditionnel et validez-la avec votre expert-comptable. Surtout, cette règle ne touche que la rémunération, jamais les dividendes. Le point de bascule entre exercice direct et société est traité dans BNC ou SELARL et le choix du statut juridique.
§ 11SPFPL & HAUTS REVENUS·3 MIN

Aller plus loin : SPFPL de pharmaciens, CEHR et CDHR

« Je loge ma SEL sous une SPFPL et j'échappe aux cotisations » : c'est faux. La Cour de cassation l'a tranché — interposer une holding ne fait pas écran à la règle des 10 % : les dividendes de la SEL où le pharmacien exerce restent dans l'assiette des cotisations TNS, même remontés à la holding (Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366). La SPFPL est utile pour d'autres raisons, pas pour effacer les cotisations.

La SPFPL ne fait pas écran (mais reste très utile)

Ce que la SPFPL permet, c'est de remonter les dividendes de la SEL en quasi-franchise d'impôt grâce au régime mère-fille (art. 145 et 216 CGI) : la filiale n'est imposée que sur une quote-part de frais et charges de 5 %, soit un frottement effectif d'environ 1,25 %. C'est l'outil pour capitaliser, racheter une officine ou préparer la transmission — pas pour neutraliser la règle des 10 %. Voyez la SPFPL en profession libérale et la holding patrimoniale.
La CDHR a été créée par la LF 2025 (Cons. const. 2025-874 DC) puis reconduite par la LF 2026 (loi 2026-103, Cons. const. 2026-901 DC). Sa pérennité au-delà de 2026 reste à confirmer.
ContributionArticleDéclenchement (RFR)Taux
CEHRArt. 223 sexies CGI> 250 000 / 500 000 € (cél.) ; 500 000 / 1 000 000 € (couple)3 % puis 4 %
CDHRArt. 224 CGI> 250 000 € (cél.) / 500 000 € (couple)Imposition minimale 20 % du RFR

Capitaliser à l'IS plutôt que distribuer = ne pas gonfler son RFR

Chaque euro de rémunération ou de dividende gonfle votre RFR et vous rapproche des seuils CEHR et CDHR. À l'inverse, le PER (déductible) et le bénéfice capitalisé dans la SEL n'alimentent pas le RFR personnel : c'est un outil de pilotage. Si vous capitalisez, ne laissez pas le cash dormir — contrat de capitalisation détenu par la société (art. 238 septies E CGI, PS 17,2 %), compte à terme, SCPI : voyez où placer la trésorerie de la SEL. Sur ces supports, rappelons-le, les performances passées ne préjugent pas des performances futures et le capital n'est pas toujours garanti.

L'arbitrage s'inscrit dans une séquence patrimoniale

L'arbitrage rémunération / dividendes est rarement le premier sujet d'un titulaire en rendez-vous : il arrive après les 7 leviers de défiscalisation du pharmacien titulaire et avant la question du cash qui dort sur le compte de l'officine. Une fois ce mix calé, le réflexe suivant est de placer cette trésorerie, puis de loger l'excédent en SPFPL en vue d'un rachat ou d'une transmission. Les autres étapes (trésorerie d'officine, SPFPL de pharmacie, compte courant d'associé, rachat d'officine) font l'objet de guides dédiés de ce cluster pharmacien. Pour la vision d'ensemble côté libéral : défiscalisation et optimisation fiscale de la profession libérale.
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Sources et références légales

  • Régime social du dirigeant et règle des 10 %

    Art. L. 631-1 CSS (affiliation du gérant majoritaire de SELARL à la sécurité sociale des travailleurs indépendants). Art. L. 311-3 CSS (président de SELAS et gérant minoritaire assimilés salariés, régime général). Art. L. 642-1 CSS (affiliation du pharmacien à la CAVP au titre de l'activité). Art. L. 136-3, II, 2° CSS (ancien art. L. 131-6, III, 2°), auquel renvoie l'art. L. 131-6 CSS (réintégration dans l'assiette des cotisations TNS de la fraction de dividendes et d'intérêts de compte courant excédant 10 % du capital, des primes d'émission et du solde moyen du compte courant). Décret 2009-423 du 16/04/2009 (modalités du seuil). Décrets 2024-688 et 2025-708 (réforme de l'assiette des cotisations TNS, applicable dès 2026 sur les revenus 2025).

  • Rémunération du dirigeant, BNC et IS

    Art. 62 CGI (rémunération du mandat du gérant majoritaire de SELARL) et art. 80 ter CGI (président de SELAS assimilé salarié). Art. 92 CGI (rémunération technique de l'associé de SEL exerçant une activité libérale, imposée en BNC à compter des revenus 2024). Art. 39, 1-1° CGI (déductibilité de la rémunération : travail effectif, montant non excessif). Art. 219, I-b CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %, seuil maintenu LF 2026). Doctrine : BOI-BIC-CHAMP-60-30 (l'officine relève des BIC), BOI-IS-BASE-30-20-10, BOI-RES-BNC-000136, BOI-RSA-GER-10-30.

  • Fiscalité du dividende et placement du cash

    Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS). Art. L. 136-8 CSS (CSG du capital portée à 10,6 % au 01/01/2026, LFSS 2026). Art. 117 quater CGI (acompte de 12,8 % à la source, dispense sous condition de RFR). Art. 158, 3-2° CGI (option barème, abattement de 40 % réservé à l'IR) et art. 154 quinquies CGI (CSG déductible 6,8 points). Art. 154 bis CGI (PER / Madelin TNS, plafond 88 911 € en 2026) et art. 163 quatervicies CGI (PER salarié, ≈ 37 680 €). Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille, frottement ≈ 1,25 %). Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation d'une personne morale à l'IS). Doctrine : BOI-RPPM-RCM-30-20 et BOI-RPPM-RCM-20-10.

  • Pharmacie, hauts revenus et jurisprudence

    Code de la santé publique L. 5125-1 et suivants et R. 5125-14 et suivants (détention de la SEL d'officine à plus de 50 % par les pharmaciens exerçant ; adjoint en part minoritaire encadrée), ordonnance 2023-77 du 08/02/2023. Art. L. 64 LPF (abus de droit). Art. 223 sexies CGI (CEHR) et art. 224 CGI (CDHR, reconduite par la LF 2026, loi 2026-103, Cons. const. 2025-874 DC et 2026-901 DC). Jurisprudence : Cass. 2e civ. 15/05/2008 n° 06-21.741 ; Cons. const. n° 2010-24 QPC du 06/08/2010 ; CE 27/05/2011 n° 328905 ; CE 16/10/2013 n° 339822 ; Cass. 2e civ. 27/11/2014 n° 13-26.022 ; Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 ; CE 08/04/2025 n° 492154 ; Rép. min. Anglars n° 02878, JO Sénat 27/02/2025. CAVP : cotisations 2026 sur cavp.fr. PASS 2026 = 48 060 €.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. L'arbitrage entre rémunération et dividendes, comme le choix entre SELARL et SELAS, doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable (régime social, modélisation chiffrée selon votre TMI et la structure de votre capital, règle des 10 %, retraite CAVP, prévoyance, trésorerie distribuable de l'officine, SPFPL, pilotage du RFR), conduite avec votre avocat et votre expert-comptable. Les taux de cotisations indiqués (≈ 40-45 % en TNS, ≈ 70-80 % en assimilé salarié) sont des fourchettes indicatives, pas des taux légaux exacts. Les valeurs de cotisations CAVP 2026 sont à vérifier sur cavp.fr. Les chiffres cités sont à jour au 10 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Deux points sont expressément signalés au conditionnel faute de texte ou de doctrine tranchant clairement : le sort des dividendes du président de SELAS en détention directe, et la pérennité de la CDHR au-delà de 2026. Ce guide n'a pas vocation à encourager une optimisation contraire à la déontologie pharmaceutique.

Foire aux questions

Tout sur l'arbitrage salaire / dividendes du pharmacien titulaire SELARL ou SELAS, règle des 10 %, CAVP et PFU 31,4 %.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : SELARL ou SELAS pour payer moins, les dividendes de SELAS sont-ils soumis aux cotisations, comment marche la règle des 10 %, pourquoi le distribuable d'une officine est plus faible que le bénéfice, l'impact sur la retraite CAVP, la provision pour cotisations. Réponses sourcées et à jour 2026.