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Guide orthophoniste 202617 minMis à jour 11 juin 20263 cas chiffrés

Racheter une patientèle d'orthophoniste : ce qu'elle vaut vraiment, ce que vous payez en plus, et le levier fiscal de 2026

Vous voulez vous installer en rachetant une patientèle d'orthophoniste, et au moment de chiffrer, on tombe sur tout et son contraire. Le prix se fixe en pourcentage des recettes (il n'existe aucun barème légal), porté par la récurrence des suivis longs, le réseau de prescripteurs et la file d'attente — pas par la rareté. À l'achat, vous payez les droits d'enregistrement de l'article 719 CGI (0 / 3 / 5 %), mais le ticket reste modeste : sur 22 000 € de patientèle + 3 000 € de matériel, les droits ne sont que de 60 €. Le réflexe « une patientèle ne s'amortit pas » est d'ailleurs faux depuis 2026 : sur 10 ans, désormais, elle s'amortit, et les intérêts du prêt se déduisent. On détaille la valorisation, le coût total et 3 cas chiffrés à l'euro. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

RACHAT DE PATIENTÈLE 2026

Chiffrer le coût total de votre rachat et sécuriser le levier fiscal

Audit de rachat de patientèle d'orthophoniste : valorisation au cas par cas, droits d'enregistrement 719 CGI, amortissement de la patientèle (régime 2026), déduction des intérêts d'emprunt, micro-BNC ou réel, clauses du contrat et montage du financement. Cabinet 100 % indépendant.

  • Le prix d'achat détaillé poste par poste
  • Droits 719 et coût total chiffrés
  • Amortissement et intérêts modélisés
  • Choix micro-BNC / réel arbitré

DROITS (CAS 25 000 €)

60 €

BARÈME 719 CGI

0 / 3 / 5 %

AMORTISSEMENT/AN

2 200 €

FACTEUR N°1 DU PRIX

RÉCURRENCE

CAISSE ORTHO

CARPIMKO

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1CE QUE VOUS RACHETEZ·2 MIN

Ce que vous rachetez : un droit de présentation, pas des patients

L'essentiel en 30 secondes

  • Vous ne rachetez pas les patients (ils restent libres de leur orthophoniste), mais un droit de présentation à la patientèle : le cédant vous présente à sa clientèle et à ses médecins prescripteurs, et s'engage à ne pas se réinstaller à proximité.
  • S'ajoutent au prix le matériel (léger : tests étalonnés, mobilier, informatique) et, le cas échéant, le droit au bail ou la part de SCM (société civile de moyens).
  • L'orthophoniste est un auxiliaire médical en BNC (article L. 4341-1 CSP), affilié à la caisse CARPIMKO ; ses soins sont exonérés de TVA (article 261, 4, 1° CGI) — donc achat TTC, sans récupération.
  • Côté acheteur, le rachat déclenche des droits d'enregistrement (article 719 CGI, voir §4) ; côté vendeur, c'est une plus-value (voir §12).

Commençons par dissiper un malentendu, parce que tout le reste en découle. Quand un orthophoniste « vend sa patientèle », il ne vend pas une liste de patients comme on cèderait un stock : les patients restent libres de suivre, ou non, le repreneur. Ce qui se rachète, juridiquement, c'est un droit de présentation — le cédant vous présente à sa clientèle, s'engage à ne pas se réinstaller à proximité, et organise la passation. C'est cette qualification qui range le rachat parmi les actifs incorporels de votre cabinet — et qui, on le verra au §5, autorise l'amortissement.

La cession de clientèle de santé, longtemps jugée illicite, a été validée par la Cour de cassation (1ré chambre civile, 7 novembre 2000, n° 98-17.731) : elle est licite « à la condition que soit sauvegardée la liberté de choix du patient ». D'où le rôle clé de la passation : sans séances en doublon ni présentation aux médecins prescripteurs, une partie des patients ne reviendra pas. La valeur que vous payez dépend donc autant du contrat que de la qualité de la transition (articles L. 1110-4 et L. 1110-8 du Code de la santé publique). Ce même mécanisme de droit de présentation se retrouve, à quelques nuances près, chez les autres professions de santé — voyez par exemple, côté infirmière libérale (même caisse CARPIMKO), notre guide sur le rachat de patientèle d'IDEL.

Le bon réflexe : raisonner « coût total », pas seulement « prix affiché »

Le prix de la patientèle n'est qu'une partie de la facture. À lui s'ajoutent le matériel, l'éventuel droit au bail, la part de SCM, puis les droits d'enregistrement (§4) et le coût de portage du séquestre du prix. À l'inverse, plusieurs postes se récupèrent fiscalement : amortissement de la patientèle (§5), intérêts d'emprunt (§6), amortissement du matériel. Le vrai sujet du repreneur, c'est ce coût total net d'impôt — pas le chiffre du compromis. C'est exactement la logique inverse de celle du vendeur, dont nous parlons au §12 et, en détail, dans notre guide céder sa patientèle d'orthophoniste et exonérer la plus-value.
§ 2LA VALORISATION·3 MIN

Combien ça vaut : le rôle clé de la récurrence

Il n'existe aucun barème légal, et je me garderai bien d'en inventer un : la valeur d'une patientèle d'orthophoniste se discute dossier par dossier. On entend souvent évoquer un pourcentage des recettes annuelles— un ordre de grandeur fréquemment cité va de 30 % à 50 % — mais ce n'est ni une règle, ni une promesse. Selon la récurrence des suivis, le réseau de prescripteurs ou la zone, le même chiffre d'affaires se paie très différemment.

Le moteur du prix : la récurrence, pas la rareté

Ce qui distingue une patientèle d'orthophoniste, c'est la récurrence de son activité. L'orthophonie repose sur des suivis longs : un bilan, puis une série de séances rééducatives qui s'étale sur des mois, voire des années pour certaines pathologies (troubles du langage de l'enfant, rééducation neurologique après un AVC, troubles de la déglutition, bégaiement). Cette durée crée une visibilité de chiffre d'affaires qui sécurise le repreneur : une patientèle composée de suivis longs « tient » mieux après la passation qu'une succession d'actes ponctuels. S'y ajoutent le réseau de médecins prescripteurs (ORL, pédiatres, neurologues, médecins traitants — l'orthophonie est un acte sur prescription) et la file d'attente, souvent fournie dans une profession où la demande dépasse l'offre. C'est tout ça qui fait le prix, bien plus qu'un pourcentage sorti d'un tableau.

Le prix total est la somme de ces composantes. En orthophonie, l'incorporel (patientèle récurrente + réseau) domine ; le matériel, léger, pèse peu.
Composante du prixCe que cela recouvreComment l'évaluer
Droit de présentation à la patientèleL'incorporel principal : la récurrence des suivis, la file d'attente, le réseau de prescripteursAu cas par cas, pondéré par la récurrence
Matériel (léger)Tests étalonnés, mobilier, matériel informatique et logicielsValeur vénale (≠ valeur comptable)
Droit au bailLe cas échéant, si le local est reprisSelon le bail et l'emplacement
Part de SCMQuote-part de la société civile de moyensSelon les statuts et l'actif net de la SCM

Approche par les recettes (exemple, non une norme)

Recettes annuelles                    = 50 000 €
Valorisation de la patientèle (~44 %)  = 22 000 €
+ matériel (tests, mobilier, informatique) =  3 000 €
──────────────────────────────────────────────────
Prix de rachat indicatif               = 25 000 €

Le « ~44 % » n'a aucune valeur juridique : c'est le ratio de cet exemple, pas une règle. Une patientèle très récurrente, jeune et adossée à des prescripteurs fidèles peut se payer davantage ; une patientèle vieillissante ou volatile, moins.

Faites évaluer, ne devinez pas

Avant de signer, faites établir une valorisation par un professionnel (expert-comptable ou spécialiste de la transmission libérale). Une patientèle surpayée ne se « rattrape » pas : ni les droits d'enregistrement, ni l'amortissement ne compensent un prix d'achat trop élevé. À l'inverse, un prix bien calibré, financé à crédit et amorti, devient une opération patrimoniale solide.
Hagnéré Patrimoine

Valoriser une patientèle avant de faire une offre

Un CGP indépendant, avec votre expert-comptable, croise l'approche recettes et rentabilité, intègre la récurrence et le réseau de prescripteurs, et chiffre le coût total net d'impôt de votre rachat avant que vous ne signiez.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3L'AUDIT·2 MIN

L'audit avant de signer : la check-list du repreneur

Une patientèle ne se juge pas sur son seul chiffre d'affaires. Avant de fixer un prix, passez le dossier au crible : c'est ce qui sépare un bon rachat d'un pari.

Ce qu'il faut vérifier avant de fixer un prix

  • Récurrence et ancienneté : quelle part de suivis longs et récurrents (rééducations sur plusieurs mois) par rapport aux bilans ponctuels ? C'est le point décisif (voir §2). Une patientèle récurrente « tient » mieux après la passation.
  • Médecins prescripteurs / adresseurs : auditez le réseau qui alimente la patientèle (ORL, pédiatres, neurologues, médecins traitants) et organisez votre présentation. L'orthophonie étant un acte sur prescription, ce réseau est vital.
  • Zonage ARS et conventionnement du cédant : vérifiez l'arrêté et l'avenant en vigueur (voir §11).
  • Bail et part de SCM : conditions de reprise, charges, durée restante, emplacement (accessibilité pour les familles).
  • Matériel : âge et valeur vénale réelle des tests étalonnés (certains se périment), du mobilier et de l'informatique.
  • Clauses du contrat (voir §9) et absence de litige ordinal ou CPAM.

Vos prérequis de repreneur (pas d'expérience minimale exigée)

Au-delà du dossier, vérifiez vos propres prérequis. Pour exercer en libéral, l'orthophoniste doit être titulaire du Certificat de capacité d'orthophoniste, enregistré (numéro RPPS, anciennement ADELI) et obtenir son conventionnement auprès de l'Assurance maladie. Contrairement à l'infirmière libérale, aucune durée d'exercice minimale n'est exigée pour s'installer. On peut acheter une patientèle, encore faut-il être en mesure de l'exploiter (diplôme, enregistrement, conventionnement) — à confirmer auprès de la CPAM et de l'ARS.
§ 4DROITS D'ENREGISTREMENT·3 MIN

Droits d'enregistrement (article 719 CGI) : le coût fiscal de l'acheteur

À retenir : c'est l'acheteur qui paie les droits

Les droits d'enregistrement de la cession sont à la charge de l'acquéreur. C'est la répartition classique : le vendeur paie sa plus-value (§12), l'acheteur les droits d'enregistrement. Pensez à les intégrer dès votre plan de financement — même si, pour un cabinet d'orthophonie, ils restent souvent symboliques.

La cession d'une patientèle (clientèle d'un fonds libéral) relève du même régime que la cession d'un fonds de commerce (articles 719 et 720 CGI ; doctrine BOI-ENR-DMTOM-10-10-20). Le barème de l'article 719 CGI est global et progressif par tranches, taxes communale (article 1584 CGI) et départementale (article 1595 bis CGI) comprises.

Barème global de l'article 719 CGI (droit d'État + taxes communale et départementale agrégées). On raisonne en taux global cumulé : c'est ce que paie réellement l'acquéreur.
Fraction du prix de cessionTaux global cumulé
Jusqu'à 23 000 €0 %
De 23 000 € à 200 000 €3 %
Au-delà de 200 000 €5 %

L'assiette des droits est le prix total : patientèle + matériel + éventuel droit au bail (doctrine BOI-ENR-DMTOM-10-20-10). Précision pratique : la part de matériel corporel peut, selon sa nature et la rédaction de l'acte, suivre un régime distinct — un point à faire valider par le rédacteur de l'acte ; à défaut de ventilation, l'administration retient le prix global. Sur le plan de la formalité, l'acte de cession doit être enregistré au service des impôts dans le mois de sa signature, et les droits sont acquittés par l'acquéreur à cette occasion.

Cas du brief : assiette 25 000 €

Assiette = 22 000 € (patientèle) + 3 000 € (matériel) = 25 000 €

  •  tranche 0 → 23 000 €     : 0 %  × 23 000        =     0 €
  •  tranche 23 000 → 25 000 € : 3 %  ×  2 000        =    60 €

Droits d'enregistrement dus par l'acheteur = 60 €

On applique 0 % sur les premiers 23 000 €, puis 3 % sur les 2 000 € qui dépassent. Si l'assiette était restée sous 23 000 €, les droits auraient été nuls. Le coût d'acquisition total ressort à 25 060 € (hors frais d'acte et de conseil).

L'effet de seuil et le séquestre du prix

Deux choses à anticiper. 1) L'effet de seuil joue en votre faveur : comme le ticket d'un cabinet d'orthophonie est modeste, l'assiette est souvent proche des 23 000 € exonérés — d'où des droits faibles, voire nuls. 2) Le séquestre du prix : en pratique, le prix de cession est souvent séquestré 3 à 5 mois chez le rédacteur de l'acte, à cause de la solidarité fiscale du cédant et des oppositions éventuelles de créanciers. Conséquence pour vous : si vous financez à crédit, vous commencez à rembourser pendant que le vendeur n'a pas encore touché son prix — un sujet de trésorerie à anticiper.
§ 5AMORTISSEMENT 2026·3 MIN

La patientèle rachetée est-elle amortissable ? La vraie réponse 2026

Ce que la plupart des confrères ignorent encore en 2026

On vous a sûrement dit qu'une patientèle ne s'amortit pas. C'était vrai par principe — mais, en 2026, une patientèle rachetée peut, sous conditions, être amortie et déduite. Cette nuance change l'économie d'un rachat.

Le principe : non-amortissable

Une clientèle, ou droit de présentation, est un élément incorporel réputé non amortissable : on considère qu'elle ne se déprécie pas par le seul effet du temps (BOI-BNC-BASE-50, BOI-BIC-AMT-10-20). Si une dépréciation effective et justifiée apparaît (perte avérée de prescripteurs, par exemple), elle se traduit par une provision, pas par un amortissement linéaire. Sur ce point, rien de nouveau.

La dérogation : amortissable sur 10 ans, prorogée jusqu'en 2029

Sauf qu'un régime dérogatoire temporaire est venu changer la donne. Issu de l'article 23 de la loi de finances pour 2022 (loi n° 2021-1900), commenté au BOI-BNC-BASE-50, il autorise à déduire l'amortissement comptable des fonds acquis — clientèle / patientèle assimilée au fonds — sur leur durée d'utilisation ou, à défaut, sur 10 ans. Prévu initialement pour les fonds acquis du 1er janvier 2022 au 31 décembre 2025, ce dispositif a été prorogé par la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) aux fonds acquis jusqu'au 31 décembre 2029. Concrètement : un rachat réalisé en 2026 peut être amorti.

Amortissement de la patientèle (cas du brief)

Patientèle 22 000 € / 10 ans = 2 200 € par an de charge déductible

  •  à une TMI de 11 %  →  ~240 € d'IR économisés / an
  •  à une TMI de 30 %  →  ~660 € d'IR économisés / an
  (hors effet sur les cotisations sociales TNS)

L'amortissement vient diminuer le bénéfice imposable BNC chaque année pendant 10 ans. Ces économies sont des ordres de grandeur indicatifs, donnés à titre pédagogique : l'économie réelle dépend de votre tranche marginale, de l'effet sur les cotisations sociales TNS et de votre situation propre. Faites chiffrer le vôtre.

Double précaution avant de l'inscrire dans vos comptes

Deux réserves, que je préfère vous dire franchement. 1) Tolérance doctrinale : le texte vise au premier chef les fonds commerciaux ; l'extension aux fonds libéraux (BNC) repose sur la doctrine administrative (BOI-BNC-BASE-50). Faites donc valider l'application à votre patientèle par votre expert-comptable ou votre association de gestion avant de l'amortir. 2) Reprise à la revente : l'amortissement que vous déduisez aujourd'hui sera repris en plus-value le jour où vous revendrez la patientèle. Vous gagnez un différé d'imposition, pas une exonération définitive — gardez-le en tête dans votre stratégie de sortie (voir §12 et le guide cession). Enfin, l'amortissement est exclu si vous achetez auprès d'une entreprise qui vous est liée ou sous contrôle commun (article 39, 12 CGI).

Condition indispensable : être au réel

Pour amortir, il faut être au régime réel (déclaration 2035) et avoir inscrit la patientèle au registre des immobilisations. Au micro-BNC, c'est impossible : l'abattement forfaitaire est censé tout couvrir. Le choix du régime devient donc un levier de décision du rachat — c'est l'objet du §7 et de notre guide micro-BNC ou réel pour l'orthophoniste.

Le matériel, lui, s'amortit classiquement selon sa durée d'usage (mobilier et informatique souvent sur ~3 à 5 ans), et le petit matériel inférieur à 500 € HT se déduit immédiatement (article 39, 1-2° CGI). Comme l'équipement de l'orthophoniste est léger, l'essentiel de l'effet fiscal vient de l'amortissement de la patientèle, pas du matériel.

§ 6FINANCEMENT·2 MIN

Financement et intérêts d'emprunt déductibles

La plupart des rachats passent par un emprunt, et fiscalement, tant mieux. Les intérêts d'un prêt professionnel finançant le rachat de la patientèle (et du matériel affecté à l'exercice) sont déductibles de votre résultat BNC au régime réel (article 93 CGI, doctrine BOI-BNC-BASE-40-60).

Les intérêts, oui ; le capital, non

Ne vous trompez pas de ligne : seuls les intérêts de l'emprunt sont déductibles, pas le capital remboursé. Sur une mensualité, c'est la seule part « intérêts » qui réduit votre bénéfice imposable. La déduction est donc plus forte les premières années (où la part d'intérêts est la plus élevée) — et comme l'amortissement de la patientèle court lui aussi sur ses premières annuités, les deux déductions se cumulent au pic, pile quand la trésorerie d'installation est la plus tendue.

Un ticket modeste, donc un financement plus accessible

C'est l'avantage structurel de l'orthophonie : l'actif est léger (patientèle + matériel modeste), donc l'enveloppe à financer est faible par rapport à un cabinet médical ou dentaire lourdement équipé. Le prêt professionnel (souvent 5 à 7 ans) est plus facile à obtenir, avec en général un nantissement (sur la patientèle ou le matériel) et une assurance emprunteur. En début d'activité, l'ACRE peut alléger les cotisations sociales (exonération partielle et dégressive, conditions à vérifier auprès de l'URSSAF). Le détail des postes déductibles figure dans notre guide défiscalisation de l'orthophoniste libéral.

Mettez bout à bout l'amortissement de la patientèle (§5), les intérêts d'emprunt et l'amortissement du matériel : sur les premières années, le crédit absorbe une bonne partie du coût du rachat. Soyons clairs sur l'ampleur réelle : c'est un différé, pas une exonération — l'amortissement sera repris à la revente, et l'économie dépend de votre tranche (modeste à TMI 11 %, plus nette à 30 %). C'est néanmoins un argument en faveur du financement à crédit plutôt que sur fonds propres.

§ 7MICRO-BNC OU RÉEL·2 MIN

Micro-BNC ou réel : ce que le rachat change pour l'orthophoniste

Pour amortir et déduire, il faut le réel

Le principe tient en une phrase : pour amortir la patientèle (§5) et déduire les intérêts de l'emprunt (§6), il faut être au régime réel (déclaration contrôlée 2035). Au micro-BNC, l'abattement forfaitaire de 34 % est censé couvrir l'ensemble de vos charges : aucune déduction supplémentaire n'est possible, ni amortissement, ni intérêts.

Pour mémoire, le micro-BNC s'applique en dessous d'un seuil de recettes (83 600 € HT pour les revenus 2026), avec un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €), sur le fondement de l'article 102 ter CGI. Voici la nuance propre à l'orthophoniste :

En temps normal : le micro-BNC est souvent gagnant

Les frais courants de l'orthophoniste sont faibles (cabinet léger, peu de matériel, pas de véhicule de tournée). Quand les frais réels sont inférieurs à l'abattement forfaitaire de 34 %, le micro-BNC est mathématiquement gagnant — l'inverse de l'IDEL, gros rouleur aux frais élevés.

L'année du rachat : le réel reprend l'avantage

Un rachat financé à crédit ajoute de gros postes déductibles : amortissement de la patientèle (sur 10 ans) et intérêts d'emprunt. Ces charges-là ne se déduisent qu'au réel (2035). Sur la durée de l'amortissement, le réel devient souvent gagnant, même pour un orthophoniste habituellement au micro.

Conclusion : chiffrez les deux régimes. Hors rachat, restez souvent au micro ; mais dès que vous empruntez pour racheter une patientèle, le réel mérite une simulation, car il « rentabilise » fiscalement l'opération. À noter aussi, depuis 2023 : la majoration de 25 % pour non-adhésion à une association de gestion agréée est supprimée, le réel n'est donc plus pénalisé. Pour trancher selon vos chiffres, voyez notre guide micro-BNC ou réel pour l'orthophoniste.

§ 8TVA·1 MIN

TVA : un achat toutes taxes comprises

Soins exonérés de TVA, matériel acheté TTC

Les soins dispensés par les orthophonistes sont exonérés de TVA (article 261, 4, 1° CGI, professions de santé réglementées — voir BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10). En conséquence, l'orthophoniste n'est pas assujetti à la TVA : il ne facture pas de TVA à ses patients et ne récupère aucune TVA sur ses achats.

Pour vous, le matériel (tests étalonnés, mobilier, ordinateur, logiciels) s'achète toutes taxes comprises, la TVA étant un coût définitif et non une charge récupérable comme pour un commerçant. Raisonnez donc toujours en montant TTC quand vous budgétez l'équipement. Quant à l'opération de cession de la patientèle elle-même, elle relève des droits d'enregistrement (article 719 CGI, §4), pas de la TVA. Rien à voir avec un pharmacien : son officine, elle, facture la TVA et la récupère sur ses achats — l'orthophoniste, jamais.

§ 9LE CONTRAT·2 MIN

Le contrat de rachat : les clauses qui protègent votre prix

Ce que vous achetez, au fond, c'est l'espérance que les suivis en cours, les rééducations à poursuivre et les médecins prescripteurs habituels restent avec le repreneur. Le contrat de cession sert à sécuriser cette espérance : trois clauses méritent toute votre attention.

Trois clauses structurantes plus la reprise des actifs. La clause de non-concurrence disproportionnée est la cause de nullité la plus fréquente : faites-la calibrer.
ClauseCe qu'elle protègePoint de vigilance
Présentation de clientèleL'objet même du contrat : le cédant vous présente à la patientèle et aux médecins prescripteursRespect de la liberté de choix du patient (Cass. 2000)
Non-concurrence / non-réinstallation du cédantEmpêche le vendeur de récupérer la patientèle venduePérimètre et durée PROPORTIONNÉS, sous peine de nullité
Accompagnement / transitionLa rétention réelle : séances en doublon, présentation aux prescripteurs, passation des planningsDurée suffisante (intuitu personae fort en rééducation)
Reprise bail / SCM / matérielL'outil de travail au completInventaire annexé, état des tests, conditions du bail

L'intuitu personae : décisif en orthophonie

La rééducation orthophonique crée un lien fort entre le praticien et le patient (souvent un enfant et sa famille, sur des mois). Cet intuitu personae rend la période d'accompagnement particulièrement importante : prévoyez une transition assez longue (séances en doublon, présentation aux familles et aux prescripteurs) pour limiter la déperdition. Pensez aussi à organiser le séquestre du prix (3 à 5 mois, voir §4), lié à la solidarité fiscale du cédant, dès la signature de l'acte.
§ 10SI LA CIBLE EST EN SEL·2 MIN

Et si la cible est une SELARL ? Vous rachetez des titres, pas une patientèle

Cas plus rare en orthophonie (l'exercice se fait le plus souvent en entreprise individuelle ou en SCM), mais qui change tout. Si le cédant exerce en SELARL ou SELAS, la patientèle appartient à la société : vous ne rachetez plus un fonds libéral, mais des titres de société. Trois conséquences immédiates.

Rachat de la patientèle (exercice en BNC)

Droits d'enregistrement de l'article 719 CGI (0 / 3 / 5 %). Vous pouvez amortir la patientèle (§5) et déduire les intérêts (§6). Côté vendeur : plus-value professionnelle BNC, prélèvements sociaux à 18,6 %.

Rachat de titres de SEL (à l'IS)

Droits sur titres : parts sociales 3 % après abattement de 23 000 € proraté, actions de SAS 0,1 % (art. 726 CGI). Pas d'amortissement de patientèle (vous détenez des titres). Côté vendeur : plus-value mobilière, prélèvements sociaux à 18,6 %.

Racheter une société, ce n'est pas racheter un fonds

Acheter des titres, c'est reprendre la société avec son passif : un audit juridique et comptable distinct s'impose (garantie d'actif et de passif, comptes, engagements). À noter aussi : le Conseil d'État (8 avril 2025, n° 492154) a confirmé que la rémunération de l'activité libérale des associés de SEL est imposée en BNC — un sujet de fond pour qui envisage la SEL, traité dans notre guide installation de l'orthophoniste : EI, SCM ou SELARL.
§ 11ZONAGE & ZONES AIDÉES·2 MIN

Zonage, conventionnement et zones aidées

Une installation plus libre que chez l'infirmière

L'orthophoniste est une profession de santé conventionnée : l'accès au conventionnement est régulé, via la convention nationale des orthophonistes et ses avenants, par un zonage défini avec les ARS (zones très sous-dotées, sous-dotées, intermédiaires, très dotées). Mais — point essentiel, à ne pas calquer sur l'IDEL — il n'existe pas de mécanisme de « remplacement un pour un » verrouillant l'installation conventionnée comme chez les infirmiers. L'installation y est donc plus libre. En zone surdotée, une patientèle conventionnée déjà constituée reste néanmoins recherchée et se valorise davantage ; en zone sous-dotée, l'Assurance maladie propose des aides conventionnelles à l'installation (montants à vérifier sur ameli.fr). Vérifiez l'arrêté ARS et l'avenant en vigueur avant de fixer un prix.

Le levier fiscal : les zones aidées (FRR)

Ne pas confondre deux dispositifs cumulables

Les aides conventionnelles (Assurance maladie / ARS) sont des revenus d'installation. À ne pas confondre avec l'exonération d'impôt sur les bénéfices en zone France Ruralités Revitalisation (FRR), ex-ZRR (article 44 quindecies A CGI), dispositif fiscal distinct qui exonère l'impôt sur les bénéfices en cas de création ou de reprise d'activité dans une commune classée (exonération totale puis dégressive, sous conditions et plafond de minimis — à vérifier à la source). Les deux peuvent se cumuler. Le volet fiscal de l'installation est traité dans notre guide défiscalisation de l'orthophoniste libéral.

Si vous rachetez une patientèle dans une commune classée FRR, la reprise d'activité peut donc ouvrir droit à l'exonération d'impôt sur les bénéfices — un levier à instruire commune par commune, car le classement et les conditions évoluent. C'est l'un des rares cas où le lieu du rachat a un effet fiscal direct.

§ 12CÔTÉ VENDEUR·2 MIN

Côté vendeur : comprendre l'autre face de la négociation

Avant de discuter le prix, mettez-vous une minute à la place du vendeur : ce qu'il paiera vraiment au fisc change sa marge de négociation. L'essentiel ci-dessous, sans entrer dans le détail qui fait l'objet d'un guide entier.

Ce que paie (ou non) le vendeur, en une minute

La vente de la patientèle dégage chez le cédant une plus-value professionnelle BNC, taxée en principe à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux — la hausse de CSG de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403) portant la plus-value professionnelle, comme les plus-values mobilières, à 18,6 % (et non 17,2 %). Mais, dans la plupart des cas, le vendeur est exonéré : l'article 151 septies efface totalement la plus-value lorsque les recettes annuelles sont inférieures à 90 000 € (dégressivité jusqu'à 126 000 €, activité exercée au moins 5 ans) — et beaucoup d'orthophonistes, aux revenus modérés, sont sous ce seuil. L'article 238 quindecies exonère selon la valeur de cession (totale jusqu'à 500 000 €, presque toujours acquise ici). L'article 151 septies A (départ à la retraite) n'efface que l'IR, pas les prélèvements sociaux de 18,6 %.

Pourquoi est-ce utile à l'acheteur ? Parce qu'un vendeur qui sait sa plus-value exonérée a moins de raisons de durcir le prix pour « compenser un impôt » qu'il ne paiera pas. Tout le détail — seuils, conditions, cas du départ à la retraite, calculs à l'euro — figure dans notre guide miroir céder sa patientèle d'orthophoniste : plus-value et exonérations, et, pour le cadre commun à toutes les professions libérales, dans le guide complet des exonérations de plus-value d'un cabinet libéral. Pour comprendre le passage des prélèvements sociaux à 18,6 %, voyez notre note sur les prélèvements sociaux 2026.

§ 13CAS CHIFFRÉS·3 MIN

Trois cas chiffrés à l'euro

On a vu les règles ; voyons ce qu'elles donnent sur trois dossiers de repreneurs. Camille rachète une première patientèle de taille modeste. Léa finance un rachat plus important à crédit et au réel. Marc rachète une seconde patientèle en zone dense pour consolider son activité.

Note de méthode : des chiffrages illustratifs

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés (taux arrondis, intérêts approchés). Ils ne valent pas une simulation personnalisée: le résultat réel dépend du prix exact, du plan de financement, de votre TMI et de l'effet sur les cotisations. Un audit comptable est indispensable avant toute décision.

Cas 1 · Première installation · rachat modeste

Camille — recettes 50 000 €, rachat 25 000 €, droits 60 €

Camille s'installe en rachetant une patientèle réalisant 50 000 € de recettes, valorisée 22 000 € (patientèle) + 3 000 € (matériel) = 25 000 €.

Droits 719 CGI : 0 € sur les premiers 23 000 €, puis 3 % × 2 000 = 60 €. Coût d'acquisition total ≈ 25 060 € (hors acte et conseil). À noter : si elle avait négocié la patientèle seule à 22 000 € (sous le seuil de 23 000 €), les droits auraient été nuls.

Elle finance à crédit et opte pour le réel (2035) : elle amortit la patientèle 2 200 € / an sur 10 ans, déduit les intérêts et le petit matériel. À sa TMI (souvent 11 % en début de carrière), l'économie reste modeste mais réelle ; elle s'amplifie si ses revenus progressent.

Cas 2 · Rachat plus important · crédit + réel · TMI 30 %

Léa — rachat 50 000 €, droits 810 €, ~2 220 € d'impôt économisé/an

Léa, déjà bien installée (TMI 30 %), reprend une patientèle plus conséquente et très récurrente, valorisée 45 000 € (patientèle) + 5 000 € (matériel) = 50 000 €, financée par un prêt professionnel sur 7 ans.

Droits 719 CGI : 0 € sur 23 000 €, puis 3 % × (50 000 − 23 000) = 3 % × 27 000 = 810 €.

Au réel, la 1ré année elle déduit : amortissement de la patientèle 4 500 € + amortissement du matériel (~1 000 €) + intérêts d'emprunt (prêt 50 000 € / 7 ans à ~4 %, soit ~1 900 € la 1ré année) ≈ 7 400 € de charges déductibles. À TMI 30 %, l'économie d'impôt ressort autour de 2 220 €/an au début (hors effet sur les cotisations) — le crédit absorbe ainsi une bonne part du coût.

Cas 3 · Consolidation · zone dense

Marc — 2e patientèle 30 000 €, droits 210 €, amortissement 3 000 €/an

Marc exerce déjà au réel et veut consolider en rachetant une seconde patientèle en zone dense (surdotée), valorisée 30 000 € (patientèle quasi seule, matériel déjà en place).

Droits 719 CGI : 3 % × (30 000 − 23 000) = 3 % × 7 000 = 210 €. Il finance à crédit : intérêts déductibles, et amortissement de la patientèle 3 000 € / an sur 10 ans, qui s'ajoute à ses charges existantes.

Point propre à la zone dense : l'installation y reste libre (pas de « un pour un » comme chez l'IDEL), mais une patientèle déjà constituée, avec sa file d'attente et ses prescripteurs, fait gagner des mois — c'est ce qui justifie son prix. Côté vendeur, dont les recettes sont modérées, la plus-value est très probablement exonérée (article 151 septies), ce qui détend la négociation.

Ce que disent ces trois cas

La récurrence décide du prix ; le régime réel décide de ce qu'il vous coûte vraiment

  • Première installation (Camille) : ticket modeste, droits symboliques (60 €, voire 0 € sous 23 000 €) ; l'amortissement et le réel rentabilisent l'opération.
  • Rachat à crédit à TMI 30 % (Léa) : les droits restent faibles (810 €) et le crédit + l'amortissement absorbent une bonne part du coût.
  • Consolidation en zone dense (Marc) : l'installation est libre, mais on paie l'accès immédiat à une file d'attente et à un réseau de prescripteurs.

Après le rachat : la retraite CARPIMKO et le placement des excédents

Un rachat bien mené installe votre activité — mais l'orthophoniste reste un libéral à revenus modérés et à retraite CARPIMKO peu généreuse. Une fois le prêt en route et le cabinet lancé, deux sujets attendent l'orthophoniste : combler le déficit de pension (voyez notre guide retraite CARPIMKO de l'orthophoniste) et faire travailler les excédents une fois le prêt soldé (notre guide où placer ses excédents d'orthophoniste). Le rachat ouvre une stratégie patrimoniale plus large, que nous détaillons dans le guide de gestion de patrimoine de l'orthophoniste libéral.
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Sources et références légales

  • Droits d'enregistrement de l'acquéreur (CGI)

    Art. 719 CGI (droits sur cession de fonds / clientèle, à la charge de l'acquéreur : barème global 0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % de 23 000 à 200 000 €, 5 % au-delà). Art. 720 CGI (conventions assimilées à une cession de clientèle). Taxe communale art. 1584 CGI et taxe départementale art. 1595 bis CGI. Doctrine : BOI-ENR-DMTOM-10-10-20 (cessions de clientèles), BOI-ENR-DMTOM-10-20-10 (assiette), BOI-ENR-DMTOM-10-20-20 (tarif).

  • Amortissement de la patientèle (régime dérogatoire prorogé 2026)

    Principe de non-amortissabilité des éléments incorporels non dépréciables : BOI-BNC-BASE-50, BOI-BIC-AMT-10-20. Dispositif dérogatoire : art. 23 de la loi de finances pour 2022 (loi 2021-1900), amortissement déductible des fonds acquis du 1/1/2022 au 31/12/2025 sur la durée d'utilisation ou, à défaut, sur 10 ans, commenté au BOI-BNC-BASE-50. Prorogation aux fonds acquis jusqu'au 31/12/2029 par la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026). Anti-abus : art. 39, 12 CGI (acquisition auprès d'une entreprise liée).

  • Régime BNC du repreneur (intérêts, TVA, micro / réel)

    Intérêts d'emprunt finançant l'acquisition d'éléments affectés à l'exercice : déductibles (art. 93 CGI, BOI-BNC-BASE-40-60). Micro-BNC : art. 102 ter CGI (seuil de recettes 83 600 € en 2026, abattement forfaitaire de 34 %). Régime réel / déclaration contrôlée 2035 : art. 96 et 97 CGI. TVA des soins exonérée : art. 261, 4, 1° CGI, BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10 (achat TTC, pas de récupération). Amortissement du matériel : art. 39 CGI ; petit matériel < 500 € HT déduit immédiatement (art. 39, 1-2° CGI).

  • Spécificités orthophoniste : profession, zonage, contrat, cible en SEL

    Art. L. 4341-1 CSP (orthophoniste, auxiliaire médical). Cass. 1ré civ. 07/11/2000 n° 98-17.731 (licéité de la cession de clientèle de santé). Art. L. 1110-4 et L. 1110-8 CSP (secret, liberté de choix du patient). Zonage : convention nationale des orthophonistes et avenants (régulation démographique avec les ARS, dispositifs incitatifs, source ameli.fr ; pas de règle « un pour un »). Zones FRR : art. 44 quindecies A CGI (distinct des aides conventionnelles). Cible en SEL : art. 726 CGI (droits sur titres) ; CE 8 avril 2025 n° 492154 (SEL en BNC).

  • Plus-value du cédant (renvoi guide cession) et prélèvements sociaux 2026

    Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes, totale < 90 000 €, dégressive jusqu'à 126 000 €, activité ≥ 5 ans), art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur, totale < 500 000 €), art. 151 septies A CGI (départ à la retraite, IR seul). LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : hausse de la CSG portant les prélèvements sociaux à 18,6 % sur les plus-values professionnelles, 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie, le foncier et les plus-values immobilières). Le détail côté vendeur figure dans notre guide dédié à la cession d'une patientèle d'orthophoniste.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, et ne se substitue pas aux règles déontologiques de la profession d'orthophoniste. Chaque rachat de patientèle doit faire l'objet d'une étude individualisée (valorisation, audit de la récurrence et du conventionnement, droits d'enregistrement, choix du régime fiscal, montage du financement, clauses du contrat). Les chiffres et taux cités sont à jour au 11 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine BOFiP, conventions et avenants). Certains points (montants des aides conventionnelles, application aux fonds libéraux du régime dérogatoire d'amortissement, seuil micro-BNC du millésime applicable, déductibilité ou non de la part de matériel dans l'assiette des droits) sont signalés comme à vérifier à la source. Aucun barème de valorisation de patientèle n'est avancé : la valeur s'apprécie au cas par cas.

Foire aux questions

Tout sur le rachat d'une patientèle d'orthophoniste prix, droits d'enregistrement, amortissement, financement et contrat.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : combien coûte un rachat, le pourcentage des recettes, ce qui fait monter le prix, les droits 719 CGI, la patientèle amortissable en 2026, les intérêts déductibles, comment financer, micro-BNC ou réel, le zonage, l'expérience minimale, le contrat, la TVA et la cible en SEL. Réponses sourcées et à jour 2026.