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Guide orthophonistes 202615 minMis à jour 25 juin 2026Page hub orthophoniste

Défiscalisation de l'orthophoniste libéral : 6 leviers pour payer moins d'impôts, en commençant par le bon régime

Vous êtes orthophoniste libérale : une professionnelle de santé en BNC, pas une commerçante. Vos actes sont exonérés de TVA (article 261-4-1°), votre retraite relève de la CARPIMKO — le 2e « O » de CARPIMKO — jamais la CARMF ni la CARCDSF. Avec un bénéfice souvent compris entre 30 000 et 55 000 € et une TMI de 11 à 30 %, on ne vous plaque pas les montages d'un médecin à 45 %. Et la vérité que personne ne dit : à votre niveau, le premier levier de défiscalisation n'est pas un produit — c'est souvent de rester au micro-BNC, parce que votre cabinet est léger et vos frais faibles. On hiérarchise les 6 leviers qui tiennent vraiment, on chiffre tout sur une orthophoniste à 42 000 € de BNC, et on vous dit honnêtement quand le PER ne vaut pas le coup. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE ORTHOPHONISTE 2026

Payer moins d'impôts sans montage inutile

Audit de votre situation d'orthophoniste libérale : arbitrage micro-BNC ou réel (souvent gagnant au micro), plafond PER 154 bis dosé selon votre TMI, prévoyance Madelin, frais réels et zones FRR / CAPIOP. Cabinet 100 % indépendant, calé avec votre expert-comptable.

  • Micro-BNC ou réel : le bon calcul
  • Plafond PER 154 bis honnête selon votre TMI
  • Prévoyance Madelin et frais réels
  • Cabinet 100 % indépendant

TMI CIBLE

11 - 30 %

SEUIL MICRO-BNC 2026

83 600 €

ABATTEMENT MICRO

34 %

PLAFOND PER (BNC 42 k€)

4 806 €

RETRAITE

CARPIMKO

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LA MÉTHODE·3 MIN

La méthode : à revenu modéré, on baisse l'assiette, on ne paie pas une niche

L'essentiel en 30 secondes

Vous êtes en BNC, à 11-30 % de TMI, avec un cabinet léger et des frais faibles. Les bons leviers, dans l'ordre : (1) le bon régime — et, à votre niveau, rester au micro-BNC est souvent gagnant ; (2) les frais réels si vous êtes au réel ; (3) la prévoyance Madelin (profession très majoritairement féminine, temps partiel, maternité) ; (4) un PER dosé selon votre TMI (et à 11 %, on vous dira franchement qu'il rapporte peu) ; (5) l'immobilier en second rang ; (6) les zones sous-dotées (exonération FRR + aide CAPIOP). Et pour la retraite : CARPIMKO, jamais la CARMF.

On voit passer la même erreur tous les ans en rendez-vous de décembre : votre comptable ou votre banquier vous tend la même ordonnance qu'aux hauts revenus — « passez au réel, c'est mieux », « ouvrez un PER avant le 31 décembre, ça défiscalise ». Vous signez, persuadée de bien faire. Le problème : ces conseils sont calqués sur l'infirmière, le kiné ou le médecin — des profils aux frais lourds ou aux tranches à 41 %. À 42 000 € de BNC et 11 % de TMI, ces réflexes sont souvent faux : passer au réel « par défaut » peut vous faire imposer sur 36 000 € au lieu de 27 720 €, et bloquer 4 806 € dans un PER ne vous rend que 529 € d'impôt — repris à la sortie. Résultat : on vous fait payer plus, pas moins. Ce guide remet les six leviers dans le bon ordre, pour une professionnelle de santé à revenu modéré, et vous dit honnêtement lesquels ne valent pas le coup à votre niveau.

Auxiliaire médical, BNC, TVA exonérée, CARPIMKO

Avant les leviers, deux mots sur votre cadre. L'orthophoniste est un auxiliaire médical (article L. 4341-1 du Code de la santé publique), une profession de santé réglementée et conventionnée. Vous exercez en libéral, imposée dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), prestations de services (article 92 du CGI), le plus souvent en entreprise individuelle, parfois en société civile de moyens (SCM) pour partager un cabinet. Vos actes sont exonérés de TVA (article 261-4-1° du CGI) : vous n'en facturez pas, mais vous ne la récupérez pas non plus sur vos achats. Et votre retraite relève de la CARPIMKO — le 2e « O » de cette caisse désigne les orthophonistes —, jamais la CARMF, la CARCDSF, la CAVP ni la CIPAV.

Vos revenus sont modérés au regard des autres professions de santé : un BNC souvent compris entre 30 000 et 55 000 €, soit une TMI de 11 ou 30 % (rarement 41 %). C'est une profession très majoritairement féminine, fréquemment exercée à temps partiel ou en mode mixte (salariat en CMPP ou en établissement, plus une activité libérale). Ce profil change toute la logique de défiscalisation. Pour une vision d'ensemble des leviers communs à tous les indépendants, voyez le hub défiscalisation de la profession libérale.

Déduction d'assiette ou réduction d'impôt : deux mécaniques opposées

On confond souvent les deux. Une déduction d'assiette (abattement micro, frais réels, PER, prévoyance Madelin) retire un montant de votre bénéfice imposable : elle « rapporte » votre TMI. À 11 %, déduire 1 000 € fait baisser l'impôt de 110 € ; à 30 %, de 300 €. Une réduction d'impôt (FIP, FCPI) vient directement en diminution de l'IR, mais elle est plafonnée (10 000 € par an, article 200-0 A du CGI ; Girardin et Sofica relèvent d'un plafond majoré de 18 000 €) et comporte un risque de perte en capital. À votre niveau, la première famille est presque toujours préférable : elle est sans risque, et l'épargne déduite reste la vôtre.

L'angle mort du SERP : votre cabinet est léger

Tout ce guide tourne autour d'une seule idée. Un cabinet d'orthophonie est léger : des tests de bilan (EVALO, EXALANG), des jeux, un ordinateur, des logiciels, parfois une quote-part de domicile — peu de véhicule, presque pas de gros matériel à amortir. Résultat : vos frais réels représentent souvent 10 à 29 % de vos recettes, soit moins que l'abattement forfaitaire de 34 % du micro-BNC. Conséquence directe : pour beaucoup d'orthophonistes, le micro-BNC est le meilleur levier, et c'est exactement l'inverse de l'infirmière ou du kiné, dont les frais lourds (véhicule, cabinet, matériel) font basculer la balance vers le réel. Voyez d'ailleurs l'article frère du kiné, même caisse CARPIMKO mais profil de frais différent.
§ 2LEVIER 1 — LE BON RÉGIME·4 MIN

Levier n°1 : micro-BNC ou réel — pourquoi rester au micro est souvent le meilleur calcul

Avant même de penser « produit », la première défiscalisation de l'orthophoniste, c'est le choix du régime. Un mauvais choix vous fait payer de l'impôt sur un bénéfice surévalué. Deux options : le micro-BNC (article 102 ter) et le réel, dit régime de la déclaration contrôlée, sur déclaration n° 2035 (articles 96 et 97). Dans les deux cas, votre bénéfice = recettes − charges (article 93) ; ce qui change, c'est comment on évalue les charges.

Micro-BNC — la simplicité (souvent gagnant)

Applicable tant que vos recettes ne dépassent pas 83 600 € (seuil 2026, art. 102 ter). Abattement forfaitaire de 34 % pour frais (minimum 305 €), sans comptabilité détaillée : vous êtes imposée sur 66 % de vos recettes. Pour un cabinet léger d'orthophoniste aux frais faibles, ce forfait de 34 % est presque toujours supérieur à vos frais réels — donc le micro vous fait payer moins. Bonus : il baisse aussi l'assiette de vos cotisations sociales.

Réel (déclaration 2035) — la précision

Régime de la déclaration contrôlée (art. 96 et 97). Vous déduisez vos frais pour leur montant réel. Gagnant seulement si vos frais dépassent 34 % de vos recettes — rare chez l'orthophoniste —, ou si vous visez l'exonération FRR (qui exige le réel), ou si vous avez un gros achat à amortir. Depuis 2023, la majoration de 25 % pour non-adhésion à une AGA est supprimée : le réel n'est plus pénalisé.

On bascule au réel dès que les frais réels dépassent 34 % des recettes — pas avant. Chiffrons-le sur une orthophoniste à 42 000 € de recettes.

Le point de bascule micro / réel (orthophoniste, recettes 42 000 €)

MICRO-BNC :  base imposable = recettes - 34 %
             = 42 000 - 14 280          = 27 720 EUR

REEL, frais reels 6 000 EUR (14 % des recettes) :
             base imposable = 42 000 - 6 000    = 36 000 EUR

=> MICRO GAGNANT (27 720 < 36 000), ecart d'assiette 8 280 EUR

Bascule au reel SEULEMENT si frais reels > 34 % x 42 000 = 14 280 EUR

Pour une orthophoniste à cabinet léger, les frais réels (de l'ordre de 6 000 €, soit 14 % des recettes) sont très en dessous du seuil de bascule de 14 280 €. Le micro reste gagnant — et son abattement de 34 % baisse aussi l'assiette des cotisations URSSAF et CARPIMKO. C'est tout l'inverse de l'infirmière libérale, dont le véhicule fait souvent dépasser les 34 %.

Micro ou réel selon vos frais réels (recettes 42 000 €). Le point de bascule est à 34 % des recettes, soit 14 280 €. En dessous, le micro-BNC est plus avantageux et plus simple ; au-dessus, le réel reprend l'avantage.
Frais réels annuels% des recettesBase au microBase au réelRégime gagnant
4 000 €≈ 9,5 %27 720 €38 000 €MICRO
6 000 €≈ 14 %27 720 €36 000 €MICRO
14 280 €34 %27 720 €27 720 €Égalité (point de bascule)
18 000 €≈ 43 %27 720 €24 000 €RÉEL

Quand le réel reprend l'avantage : trois cas

Le réel ne reprend la main que dans des situations précises : des frais qui dépassent durablement 34 % de vos recettes (cabinet de groupe, gros loyer, beaucoup de déplacements), une installation en zone France Ruralités Revitalisation — l'exonération d'impôt sur les bénéfices exige le réel (voir le levier 6) —, ou un gros achat à amortir. En dehors de ça, on reste au micro.
Hagnéré Patrimoine

Micro-BNC ou réel : lequel vous fait payer le moins ?

On compare vos deux scénarios chiffres en main, sur vos vraies recettes et vos vrais frais — et on vous dit, sans a priori, si rester au micro est le bon choix pour votre cabinet.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

Le choix se révise chaque année : il n'est pas gravé dans le marbre, et il se vérifie au cas par cas, pas à coups de conseils génériques. On détaille le calcul pas à pas dans choisir entre micro-BNC et réel pour l'orthophoniste, en s'appuyant aussi sur le modèle de micro-BNC ou réel de l'infirmière et le calcul détaillé de la déclaration 2035.

§ 3LEVIER 2 — FRAIS RÉELS·3 MIN

Levier n°2 : les frais réels déductibles (au réel uniquement)

Ces frais ne comptent qu'au régime réel. Là, chaque charge engagée dans l'intérêt de votre activité et justifiée vient en déduction de votre bénéfice (article 93 du CGI). Au micro, ils sont déjà couverts par l'abattement de 34 % : inutile de les compter en plus. Au réel, en revanche, c'est leur montant exact qui réduit votre impôt et vos cotisations.

Les principaux postes déductibles de l'orthophoniste au régime réel (déclaration 2035). Le petit matériel < 500 € HT se déduit immédiatement ; l'équipement durable s'amortit. La quote-part de domicile est fréquente chez l'orthophoniste qui reçoit chez elle.
Poste de fraisExemples chez l'orthophonisteTraitement fiscal
Local / quote-part domicileLoyer du cabinet, ou prorata du domicile (loyer, intérêts, électricité, chauffage, assurance, taxe foncière)Déductible (art. 93)
Matériel de bilanTests EVALO, EXALANG, BMT-i, logiciels, ordinateur, tablette, jeux, mobilier< 500 € HT : déduit ; au-delà : amorti (art. 39)
VéhiculeVisites à domicile, CMPP, établissements : frais réels ou barème kilométriqueDéductible (option globale annuelle)
Formation & DPCFormation continue, documentation, congrèsDéductible
Cotisations socialesURSSAF, CARPIMKO, prévoyance MadelinDéductibles
Frais de gestionRCP, comptable / AGA, téléphone, logiciel de gestionDéductibles / amortis

TVA non récupérable : on raisonne en TTC

Comme vos actes sont exonérés de TVA (article 261-4-1° du CGI), vous ne récupérez pas la TVA sur vos achats. Une mallette de tests à 600 € TTC vous coûte 600 €, pas 500 € HT : c'est ce montant TTC que vous déduisez et amortissez. Pour le véhicule de tourisme, le plafond d'amortissement fiscal dépend des émissions de CO₂ (de 9 900 à 30 000 € sur le TTC selon le millésime — seuils 2026 à confirmer), mais l'impact reste faible pour une orthophoniste qui roule peu. Règle simple : budgétez toujours vos équipements en TTC.

Piège à ne pas confondre : indemnités de déplacement et barème kilométrique

On confond souvent deux choses qui n'ont rien à voir. Les indemnités forfaitaires de déplacement et indemnités kilométriques conventionnelles (IFD / IK) versées par l'Assurance maladie pour vos visites sont des recettes imposables : elles entrent dans vos honoraires. Le barème kilométrique fiscal, lui, est une charge déductible de vos frais de véhicule au réel. Les deux ne se compensent pas : l'un est un produit, l'autre une charge. Pour la méthode véhicule, voyez frais réels ou barème kilométrique et la check-list des charges déductibles, transposables à l'orthophoniste.
§ 4LEVIER 3 — PROTÉGER LE REVENU·3 MIN

Levier n°3 : la prévoyance Madelin, le levier prioritaire de l'orthophoniste

Avant même le PER, je place la prévoyance. Votre revenu ne tient pas à un capital : il tient à votre capacité à travailler. Or l'orthophonie est une profession très majoritairement féminine, souvent en âge de procréer, fréquemment à temps partiel : la maternité, un arrêt long ou une invalidité peuvent faire chuter le revenu d'un coup. Sécuriser ce revenu passe avant l'optimisation fiscale.

La CARPIMKO ne prend le relais des indemnités journalières qu'à partir du 91e jour d'arrêt (la CPAM couvre du 4e au 90e jour ; délais et montant plafonné — valeurs 2026 à confirmer auprès de la caisse). Au-delà de ce socle, un contrat de prévoyance Madelin (article 154 bis du CGI) couvre les indemnités journalières, l'invalidité, le décès et apporte une garantie maternité renforcée — et ses cotisations sont déductibles de votre bénéfice.

Le plafond de déduction de la prévoyance Madelin (2026)

DEDUCTION MADELIN PREVOYANCE / SANTE :
       7 % du PASS  +  3,75 % du benefice
       plafonnee a 3 % de 8 PASS

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR
Plafond global ~ 3 % x 384 480 = 11 534 EUR environ

Cette enveloppe est distincte et cumulable avec votre plafond PER retraite. Pour une orthophoniste, une cotisation de prévoyance raisonnable est intégralement déductible. La déduction joue sur l'impôt sur le revenu ; en contrepartie, les indemnités ou rentes perçues sont imposables le moment venu. C'est le seul levier de ce guide qui protège votre capacité à générer du revenu, pas seulement votre fiscalité.

Sécuriser d'abord, optimiser ensuite

La bonne séquence n'est pas « combien d'impôt j'efface » mais « qu'est-ce qui se passe si je ne peux plus travailler trois mois ». On sécurise le revenu (prévoyance), puis on optimise (PER, frais). Une orthophoniste bien couverte qui déduit sa cotisation gagne sur les deux tableaux. Pour calibrer votre contrat, voyez la prévoyance Madelin du professionnel libéral.
§ 5LEVIER 4 — RETRAITE & IR·4 MIN

Levier n°4 : le PER / Madelin (154 bis) — utile à 30 %, peu rentable à 11 %

Le PER déductible est un excellent levier… à condition que votre tranche le justifie. C'est une déduction du bénéfice (et non une réduction d'impôt) : il baisse votre IR et votre revenu fiscal de référence, et l'épargne reste la vôtre, récupérable à la retraite. En tant que travailleuse non salariée, vous bénéficiez du plafond de l'article 154 bis. Et si vous êtes restée au micro, vous pouvez tout de même déduire un PER de votre revenu global via l'article 163 quatervicies.

Le plafond PER de l'orthophoniste à 42 000 € de bénéfice (2026)

PLAFOND PER TNS = max [ 10 % x benefice (<= 8 PASS)
                + 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS) ; plancher ]

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   plancher = 4 806 EUR

CAS 42 000 EUR (< 1 PASS, donc pas de tranche 15 %) :
     = max ( 10 % x 42 000 ; 4 806 ) = max ( 4 200 ; 4 806 ) = 4 806 EUR

Gain d'IR a TMI 30 % :  4 806 x 30 % = 1 442 EUR
Gain d'IR a TMI 11 % :  4 806 x 11 % =   529 EUR  (faible)

Sous 1 PASS (48 060 €), la tranche à 15 % ne joue pas : c'est le plancher de 4 806 € qui s'applique. À 30 % de TMI, déduire ce montant rapporte 1 442 € d'impôt — intéressant. À 11 %, il ne rapporte que 529 €, et cet avantage est largement repris à la sortie.

Ce que rapporte vraiment le PER selon votre TMI (déduction de 4 806 €). À 11 %, l'avantage immédiat est faible et largement repris à la sortie : on oriente plutôt vers une épargne souple. À 30 %, le PER reprend tout son sens.
TMIGain d'IR immédiat (4 806 €)À la sortieVerdict
11 %≈ 529 €Capital imposé au barème + PS 18,6 % sur les gainsFaible : préférer AV / PEA
30 %≈ 1 442 €Idem, mais l'écart de TMI joue souvent en votre faveurPertinent, à doser

À TMI 11 %, on le dit franchement : le PER rapporte peu

529 € d'impôt économisés pour 4 806 € bloqués jusqu'à la retraite, un avantage repris à la sortie (capital imposé au barème) et des prélèvements sociaux de 18,6 % sur les gains : à 11 % de TMI, le compte n'y est pas. Pour garder de la souplesse, mieux vaut souvent l'assurance-vie ou le PEA — pas de blocage, fiscalité de sortie douce. À 30 %, en revanche, le PER reprend son intérêt face à une pension CARPIMKO modeste. Bon à savoir : le PER reste hors du plafond des niches de 10 000 € (c'est une déduction), mais la déduction reste dans l'assiette des cotisations sociales.
Hagnéré Patrimoine

Calculez votre plafond PER — et vérifions s'il vaut le coup pour vous

On calcule votre plafond 154 bis sur votre vrai bénéfice, et surtout on tranche honnêtement : PER déductible, ou assurance-vie / PEA si votre TMI ne le justifie pas. Sans vous vendre un produit pour le produit.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

Le détail du fonctionnement et de la sortie figure dans le PER de l'orthophoniste face à la CARPIMKO, dans le PER 154 bis du professionnel libéral et dans le pilier plan d'épargne retraite. Pour savoir où placer l'excédent quand le PER ne s'impose pas, voyez où investir ses excédents (assurance-vie, PEA).

§ 6LEVIER 5 — IMMOBILIER·3 MIN

Levier n°5 : l'immobilier (RP, puis LMNP / déficit foncier) — en second rang

L'immobilier peut alléger votre fiscalité, mais il vient après le bon régime, les frais et la prévoyance : c'est un levier de second rang, car il suppose de s'endetter. La priorité, à revenu modéré, reste l'achat de votre résidence principale. Vient ensuite, éventuellement, l'investissement locatif, selon deux dispositifs.

Le LMNP (location meublée non professionnelle) permet d'amortir le bien et le mobilier : l'amortissement gomme le loyer imposable tant que le stock d'amortissements dure, souvent dix à quinze ans pour un appartement. À noter, depuis la réforme « Le Meur » (article 150 VB III du CGI), les amortissements déduits sont réintégrés dans la plus-value à la revente pour les cessions depuis le 15 février 2025. Le déficit foncier, en location nue, fonctionne autrement : lorsque vos charges (travaux, intérêts) dépassent les loyers, l'excédent s'impute sur votre revenu global dans la limite de 10 700 € par an (21 400 € en cas de rénovation énergétique, article 156 du CGI).

Dualité des prélèvements sociaux 2026 sur l'immobilier — ne pas confondre

Depuis la LFSS 2026, deux taux coexistent et il ne faut pas les mélanger : les loyers meublés du LMNP (BIC) supportent 18,6 % de prélèvements sociaux ; les revenus fonciers (location nue) et le déficit foncier restent à 17,2 % ; et la plus-value immobilière des particuliers à la revente reste, elle aussi, à 17,2 %. Le 18,6 % ne concerne pas le foncier nu.

Garde-fou : un crédit locatif mange votre capacité d'achat de RP

À revenu modéré, le danger est d'empiler deux crédits. Si vous financez un locatif à crédit puis voulez acheter votre résidence principale, le premier emprunt pèse sur votre taux d'endettement et peut saturer votre capacité pour le second. Concrètement : une banque qui voit déjà un crédit locatif courir sur votre BNC de 42 000 € vous prêtera nettement moins pour votre logement. Achetez votre résidence principale d'abord ; le locatif viendra quand l'endettement aura de la marge. Pour le cadre complet, voyez l'immobilier du professionnel libéral : LMNP et déficit foncier, les SCPI pour investir sans gérer, et le crédit in fine pour le LMNP.

Note de méthode : comment lire nos chiffrages

Les calculs de ce guide — point de bascule micro/réel, plafond PER, gain d'impôt — sont des illustrations aux paramètres 2026 (PASS de 48 060 €, abattement de 34 %, barème de l'IR), volontairement simplifiées pour montrer la logique. Votre résultat réel dépendra de votre bénéfice exact, de votre quotient familial et des autres revenus du foyer. Et dès qu'un rendement entre en jeu — assurance-vie, PEA, SCPI, LMNP —, gardez en tête que les performances passées ne préjugent pas des performances futures : tout investissement comporte un risque de perte en capital et d'illiquidité. Reprenez donc chaque chiffre sur votre situation réelle, idéalement avec votre expert-comptable.
§ 7LEVIER 6 — ZONES·3 MIN

Levier n°6 : zones sous-dotées — exonération FRR, CAPIOP, ACRE (trois dispositifs à ne pas confondre)

Si vous vous installez dans une zone rurale ou sous-dotée, trois dispositifs peuvent jouer — mais ils sont de nature différente et beaucoup les confondent. Le CAPIOP vous verse de la trésorerie, l'exonération FRR efface votre impôt sur les bénéfices, l'ACRE allège vos cotisations URSSAF. Bonne nouvelle : ils se cumulent.

L'exonération France Ruralités Revitalisation (FRR), qui a remplacé les ZRR depuis le 1er juillet 2024 (article 44 quindecies A du CGI), exonère d'impôt sur les bénéfices une création ou reprise d'activité en commune classée : exonération totale pendant environ cinq ans, puis dégressive sur trois ans (bénéfice imposé sur un quart, puis la moitié, puis les trois quarts), dans la limite des plafonds de minimis (de l'ordre de 300 000 € sur trois ans — à confirmer). La fenêtre court jusqu'au 31 décembre 2029. Condition clé : ce dispositif exige le régime réel — le micro-BNC en est exclu. Une orthophoniste naturellement gagnante au micro a donc intérêt à opter pour le réel si elle s'installe en zone FRR.

CAPIOP, FRR et ACRE : trois leviers de nature différente, cumulables. Le CAPIOP est de la trésorerie (imposable) ; la FRR efface l'impôt sur les bénéfices ; l'ACRE allège les cotisations. Montants et conditions 2026 à confirmer auprès des organismes.
DispositifNatureCe qu'il allègeRéservé à
CAPIOPAide en euros, non fiscaleJusqu'à ≈ 30 000 € sur 5 ans (zone sous-dotée, engagement de durée + activité en zone) [à confirmer ameli]Professions conventionnées (orthophoniste : oui)
Exonération FRR (44 quindecies A)Exonération d'impôt sur les bénéfices5 ans totale + 3 ans dégressifs ; exige le réelToute activité libérale en commune classée FRR
ACREAllègement de cotisations sociales (pas l'IR)Exonération partielle / dégressive ≈ 12 mois en début d'activité [à confirmer urssaf]Créateurs / repreneurs

Cumulables, mais distincts — et seul le CAPIOP est réservé aux conventionnés

Retenez la logique : CAPIOP (euros) + FRR (impôt) + ACRE (cotisations) se cumulent. Seules les aides conventionnelles comme le CAPIOP sont réservées aux professions conventionnées — l'orthophoniste en bénéficie, l'ostéopathe non conventionné non. Le détail du mécanisme d'exonération de zone, pour une profession de santé conventionnée, est traité dans l'exonération d'impôt en zone sous-dotée.
§ 8CAS CHIFFRÉ·3 MIN

Cas chiffré : Clara, orthophoniste, 42 000 € de BNC, TMI 11 %

Clara, 34 ans, orthophoniste libérale à Annecy. Ses recettes : 42 000 €. Ses frais réels : environ 6 000 € (soit 14 % des recettes — cabinet léger, quelques tests, un ordinateur, peu de déplacements). Son foyer est à TMI 11 %, et elle envisage d'acheter sa résidence principale. Voici comment on hiérarchise ses leviers.

La stratégie de Clara, levier par levier (BNC 42 000 €, TMI 11 %). « Défiscaliser » se résume ici à : rester au bon régime, sécuriser le revenu, et ne pas immobiliser de l'épargne dans un PER qui rapporte peu à 11 %.
LevierDécision pour ClaraEffet
RégimeRester au MICRO-BNCFrais 14 % < abattement 34 % : base imposable 27 720 € au lieu de 36 000 € au réel. Baisse l'IR ET les cotisations.
Prévoyance MadelinSouscrire (carence 91 j + maternité)Protection prioritaire ; cotisation déductible si elle passe au réel, sinon contrat individuel
PERDoser / différer (TMI 11 % → ≈ 529 €)Préférer l'assurance-vie ou le PEA pour la souplesse
ImmobilierRP d'abord, locatif en 2e rangPréserver la capacité d'emprunt
ZonesSi installation en zone FRR : opter pour le réel + CAPIOPExonération de bénéfices + aide en euros (conventionnée)

La conclusion de Clara

Pour Clara, « défiscaliser » ne veut pas dire acheter un produit : c'est (1) rester au micro-BNC (le bon régime), (2) sécuriser son revenu par la prévoyance, (3) doser le PER selon sa TMI (ici, plutôt assurance-vie / PEA), (4) garder l'immobilier en second rang. Aucun montage complexe, aucune niche signée en décembre. À l'échelle d'une vie professionnelle, c'est cette discipline qui paie — on la met en perspective dans la stratégie patrimoniale globale de l'orthophoniste.

À l'inverse, prenons Sophie, orthophoniste en couple, à 55 000 € de BNC et TMI 30 %. Comme son bénéfice dépasse le PASS, son plafond PER monte : 10 % × 55 000 + 15 % × (55 000 − 48 060) = 5 500 + 1 041 = 6 541 €, qui « rapportent » environ 1 962 € d'impôt en moins. Pour Sophie, à 30 %, le PER reprend tout son sens ; et si ses frais réels dépassaient 18 700 € (34 % de 55 000), elle passerait au réel. Même profession, même caisse, mais une stratégie différente : tout dépend de la tranche et des frais.

§ 9ANTI-BULLSHIT·2 MIN

Ce qui ne vaut pas le coup à 11-30 % de TMI (et ce qu'on vous vend quand même)

Chaque automne, on propose aux orthophonistes les mêmes produits qu'aux hauts revenus. À 11-30 % de TMI, la plupart n'ont pas d'intérêt— voire vous coûtent plus qu'ils ne rapportent. Soyons clairs.

Peu ou pas d'intérêt à 11-30 %

FIP, FCPI (réductions plafonnées à 10 000 €, art. 200-0 A), Girardin et Sofica (plafond majoré de 18 000 €) : avec risque de perte en capital, elles n'ont de sens que si vous avez beaucoup d'impôt à effacer — un pharmacien à 45 %, pas une orthophoniste à 11-30 %. SELARL et holding : inadaptées à 30 000-55 000 € de BNC. Et le réel « par défaut » : faux pour un cabinet léger aux frais sous 34 %.

Les vrais leviers à votre niveau

Le bon régime (souvent le micro-BNC), les frais réels si vous êtes au réel, la prévoyance Madelin (protection + déduction), un PER 154 bis dosé selon votre TMI (et plutôt de l'assurance-vie ou du PEA à 11 %), et l'immobilier seulement s'il sert un projet patrimonial réel sans saturer votre endettement. Pas de produit illiquide souscrit dans la précipitation pour la seule défisc.

L'erreur de cadrage du SERP

Deux pièges récurrents sur les pages de comptables. Premièrement, présenter le réel comme l'optimisation par défaut : c'est un calque de l'infirmière ou du kiné, faux pour une orthophoniste à cabinet léger dont les frais restent sous 34 %. Deuxièmement, afficher encore un seuil de micro-BNC à 77 700 € : cette valeur est périmée, le seuil 2026 est de 83 600 €. Le bon réflexe n'est pas d'acheter une niche en décembre : c'est de vérifier son régime, de sécuriser sa protection et de doser le reste. Pour le panorama des leviers généraux, voyez comment payer moins d'impôts ; et pour la question de la structure, qui ne se pose qu'au-delà de 70 k€, EI, SCM ou SELARL au-delà de 70 k€.
§ 10LES GARDE-FOUS·3 MIN

Les garde-fous : TVA, cession de patientèle, CARPIMKO

Quatre points spécifiques à l'orthophoniste, à connaître pour ne pas vous tromper de raisonnement — ni recopier des conseils pensés pour d'autres professions. Ce sont les confusions qu'on corrige le plus souvent en rendez-vous : une orthophoniste persuadée de pouvoir récupérer la TVA sur son nouveau poste informatique, à qui son comptable a annoncé 17,2 % de prélèvements le jour où elle vendra sa patientèle, et qu'on a rattachée à la mauvaise caisse de retraite. Reprenons ces points un par un, à jour des règles 2026.

Vos actes sont exonérés de TVA

Les actes de l'orthophoniste, auxiliaire médical, sont exonérés de TVA (article 261-4-1° du CGI). Vous ne facturez pas de TVA et ne la récupérez pas sur vos achats : votre matériel vous coûte son prix TTC. Conséquence pratique : budgétez vos équipements en TTC. Seul un revenu accessoire non thérapeutique (vente de matériel, formation payante hors soin) serait, lui, de nature commerciale et potentiellement taxable : à isoler.

La cession de votre patientèle, le moment venu

Quand vous cesserez votre activité, vous céderez votre patientèle. En tant que prestation de services, vous relevez de l'article 151 septies du CGI, qui exonère totalement la plus-value si vos recettes moyennes sont inférieures à 90 000 € (dégressive jusqu'à 126 000 €), pour une activité exercée depuis au moins 5 ans. Beaucoup d'orthophonistes étant sous ce seuil, l'exonération est souvent acquise. À défaut, l'article 238 quindecies (valeur de cession < 500 000 €) ou l'article 151 septies A (départ en retraite) peuvent s'appliquer. Les droits d'enregistrement (article 719 du CGI) sont à la charge de l'acquéreur (0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % de 23 000 à 200 000 €, 5 % au-delà).

PS 2026 : la cession de patientèle, c'est 18,6 %, pas 17,2 %

C'est l'erreur qu'on entend le plus souvent sur la cession. La plus-value professionnelle de cession de votre patientèle (un actif BNC) relève des revenus du patrimoine et subit la hausse de la CSG de 2026 : les prélèvements sociaux sont passés à 18,6 % (et non 17,2 %). Une plus-value professionnelle à long terme non exonérée supporte donc 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS = 31,4 %. Surtout, l'article 151 septies A (départ en retraite) exonère l'impôt sur le revenu mais pas les 18,6 % de prélèvements sociaux. Restent à 17,2 % : les revenus fonciers, le déficit foncier, les plus-values immobilières et l'assurance-vie. Le détail figure dans céder sa patientèle : plus-value et exonérations (le modèle infirmier vaut aussi pour la méthode).

Votre retraite, c'est la CARPIMKO

Garde-fou essentiel : l'orthophoniste relève de la CARPIMKO (Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs-Kinésithérapeutes, Pédicures-podologues, Orthophonistes et Orthoptistes), jamais de la CARMF (médecins), de la CARCDSF (dentistes, sages-femmes), de la CAVP (pharmaciens) ni de la CIPAV (ostéopathes). Trois étages : le régime de base CNAVPL, la complémentaire CARPIMKO (réformée vers une cotisation entièrement proportionnelle — valeurs de point 2026 à confirmer sur carpimko.fr) et l'ASV / PCV du conventionné, dont l'orthophoniste bénéficie. Toutes ces cotisations sont déductibles. La pension restant modeste au regard du revenu d'activité, le PER prend tout son sens à 30 %. Voyez à quelle pension CARPIMKO s'attendre.

SEL : la fin de l'abattement de 10 %

Marginal pour l'orthophoniste, mais à connaître : depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération technique d'un associé de SEL est imposée en BNC (fin de l'abattement de 10 %, Conseil d'État du 8 avril 2025, n° 492154). La question de la société ne se pose, de toute façon, qu'au-delà de 70 k€ de bénéfice — voir EI, SCM ou SELARL au-delà de 70 k€.

§ 11RÉCAP·2 MIN

Pour qui, quel levier ? Le récap par profil

Il n'y a pas de « meilleure » stratégie dans l'absolu : il y a celle qui correspond à votre profil. Voici la synthèse.

Quel levier selon votre situation. À 11-30 % de TMI, le bon choix de régime pèse plus lourd qu'une niche signée en décembre.
Votre situationLevier prioritaireÀ éviter
Début de carrière, temps partiel, TMI 11 %Rester au micro + prévoyance + AV / PEASaturer un PER, acheter des niches, monter une SEL
Cabinet établi, frais > 34 %, TMI 30 %Passer au réel + frais + PER doséRester au micro par défaut
Installation en zone sous-dotéeRéel (pour la FRR) + CAPIOP + ACRELe micro (qui exclut la FRR)
Projet d'achat de RP dans 2 ansPréserver le revenu, alléger les déductions d'épargneEmpiler PER + crédit locatif

Le fil rouge, pour finir

Si on devait résumer en rendez-vous : on regarde d'abord votre régime — neuf fois sur dix, une orthophoniste à cabinet léger reste au micro —, on sécurise la maternité et l'arrêt long par une prévoyance, on réserve le PER à celles qui sont à 30 %, et on n'ouvre l'immobilier locatif que si l'endettement le supporte. À 11-30 %, c'est cette discipline qui paie — bien plus qu'un produit signé à la hâte en fin d'année. On construit ce plan avec vous dans la stratégie patrimoniale globale de l'orthophoniste, et on choisit où placer l'épargne dans où investir ses excédents.
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Sources et références légales

  • Le statut et le régime fiscal de l'orthophoniste : BNC, micro ou réel

    Art. L. 4341-1 du Code de la santé publique (orthophoniste = auxiliaire médical, profession de santé réglementée). Art. 92 CGI (bénéfices non commerciaux). Art. 102 ter CGI (micro-BNC : abattement forfaitaire de 34 %, minimum 305 €, seuil de recettes 83 600 € en 2026). Art. 96 et 97 CGI (régime de la déclaration contrôlée, déclaration n° 2035). Art. 93 CGI (déduction des dépenses nécessitées par l'exercice). Art. 39 et 39 A CGI (amortissement ; petit matériel < 500 € HT déductible immédiatement). Depuis l'imposition 2023, la majoration de 25 % pour non-adhésion à une AGA est supprimée.

  • Les leviers d'assiette : prévoyance et PER Madelin

    Art. 154 bis CGI (plafond PER / Madelin du TNS : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 PASS + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS, plancher 4 806 €, soit 4 806 € pour un bénéfice de 42 000 € car sous 1 PASS ; cotisations de prévoyance et de santé Madelin déductibles, plafond de l'ordre de 11 534 € en 2026). Art. 163 quatervicies CGI (PER de droit commun déductible du revenu global, report des plafonds non utilisés — utile à l'orthophoniste restée au micro). Arrêté du 22/12/2025 : PASS 2026 = 48 060 €.

  • L'immobilier, les zones aidées et les réductions plafonnées

    Art. 156 CGI (déficit foncier imputable sur le revenu global : 10 700 € par an, 21 400 € en cas de rénovation énergétique). Art. 150 VB III CGI (réforme « Le Meur » : réintégration des amortissements LMNP dans la plus-value, cessions ≥ 15/02/2025). Art. 44 quindecies A CGI (France Ruralités Revitalisation : exonération des bénéfices 5 ans puis dégressive 3 ans, créations du 01/07/2024 au 31/12/2029, régime réel exigé). Art. 200-0 A CGI (plafond global des niches : 10 000 €). Aide conventionnelle CAPIOP (Assurance maladie, professions conventionnées) et ACRE : conditions et montants 2026 à confirmer sur ameli.fr et urssaf.fr.

  • TVA, cession de patientèle, prélèvements sociaux 2026 et CARPIMKO

    Art. 261-4-1° CGI (exonération de TVA des soins de l'orthophoniste, auxiliaire médical : pas de TVA récupérable, achats TTC). Art. 151 septies CGI (exonération de la plus-value professionnelle de prestations de services : totale si recettes < 90 000 €, dégressive jusqu'à 126 000 €, activité ≥ 5 ans). Art. 238 quindecies et 151 septies A CGI (cession de patientèle / départ en retraite, IR exonéré mais PS dus). Art. 719 CGI (droits d'enregistrement à la charge de l'acquéreur). Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : CSG du capital portée à 10,6 %, soit PS 18,6 % sur les gains du PER et sur les plus-values professionnelles de cession de patientèle non exonérées ; 17,2 % maintenu sur les revenus fonciers. Conseil d'État, 8 avril 2025, n° 492154 (rémunération technique de l'associé de SEL imposée en BNC). CARPIMKO : cotisations et valeur de point 2026 à confirmer sur carpimko.fr (jamais la CARMF / CARCDSF / CAVP / CIPAV).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026, à recalculer pour votre situation : le point de bascule micro-BNC / réel, le plafond PER de l'article 154 bis et le gain réel d'un versement dépendent de votre bénéfice, de votre situation familiale et des autres revenus du foyer. Le seuil du micro-BNC, le PASS et les taux de prélèvements sociaux sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine, jurisprudence). Les montants et conditions de l'aide CAPIOP, de l'ACRE et les valeurs de point CARPIMKO 2026 sont à confirmer auprès des organismes (ameli.fr, urssaf.fr, carpimko.fr). Le choix d'un régime fiscal, d'un contrat de prévoyance, d'un PER ou d'un investissement immobilier doit faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable. Les versements sur un PER sont bloqués jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé, dont l'acquisition de la résidence principale). Les investissements immobiliers et sur un PER comportent un risque de perte en capital et d'illiquidité.

Foire aux questions

Tout sur la défiscalisation de l'orthophoniste libéral en 2026 micro-BNC ou réel, PER honnête, prévoyance, zones FRR / CAPIOP et CARPIMKO.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des orthophonistes libérales : faut-il rester au micro-BNC, le PER vaut-il le coup à 11 % de TMI, quelles charges déduire, les actes sont-ils soumis à TVA, le CAPIOP et l'exonération FRR, et la retraite CARPIMKO (pas la CARMF). Réponses sourcées et à jour 2026.