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Guide avocat 202620 minMis à jour 24 juin 2026AARPI · semi-transparente

Avocat en AARPI : comprendre sa fiscalité et optimiser sa rémunération

Vous exercez en AARPI et chaque printemps le même constat tombe : 100 % de votre quote-part de bénéfice est imposée à votre tranche marginale — jusqu'à 45 % — qu'elle soit prélevée ou non. Pas d'IS à 15/25 %, pas de mise en réserve : l'AARPI est fiscalement semi-transparente (article 238 bis LA du CGI). C'est à la fois une force (simplicité, pas de double imposition, pas de cotisations sur dividendes) et une limite (aucune enveloppe pour mettre le bénéfice non consommé à l'abri). L'optimisation, elle, reste entière — simplement, elle se joue chez vous, pas dans la structure : frais réels, PER au plafond de 88 911 €, prévoyance Madelin, déficit foncier. Et une décision structure votre stratégie : faut-il rester en AARPI ou basculer en SEL ? Ce guide pose le fonctionnement, la fiscalité et l'arbitrage, avec un cas chiffré de trois avocats. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE AVOCAT 2026

Optimiser votre fiscalité d'avocat en AARPI et trancher entre AARPI et SEL sur des chiffres réels

Audit fiscal 360° de l'avocat en AARPI : frais réels, PER au plafond, prévoyance Madelin, déficit foncier, et surtout l'arbitrage AARPI ou SEL selon votre taux d'épargne. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée.

  • Audit fiscal 360° de l'avocat
  • PER et leviers IR chiffrés sur votre quote-part
  • Arbitrage AARPI / SEL modélisé
  • Cabinet 100 % indépendant

QUOTE-PART IMPOSÉE

100 %

TMI AVOCAT

41-45 %

IS (AARPI)

Aucun

PER 2026 MAX

88 911 €

TVA HONORAIRES

20 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LA DÉFINITION·4 MIN

Qu'est-ce qu'une AARPI (et pourquoi ce n'est pas une société)

Commençons par le terrain : qu'est-ce qu'une AARPI, exactement ? L'association d'avocats à responsabilité professionnelle individuelle est une forme d'exercice groupé propre aux avocats, prévue par la loi 71-1130 du 31 décembre 1971. Plusieurs avocats y mettent en commun des moyens (locaux, secrétariat, documentation) et partagent leurs honoraires selon une clé convenue. C'est une structure de partage, mais ce n'est pas une société à l'IS: c'est tout l'enjeu de ce guide.

Ce qu'il faut retenir avant d'aller plus loin

L'AARPI est une forme d'exercice groupé propre aux avocats, fiscalement semi-transparente : elle ne paie pas d'IS. Chaque associé est imposé personnellement à l'IR/BNC sur sa quote-part de bénéfice, à sa tranche marginale, l'année de réalisation — qu'il prélève sa part ou non. Conséquence : aucune mise en réserve à fiscalité réduite (le levier de la SEL à l'IS). Toute l'optimisation se joue alors sur le BNC personnel (frais réels, PER au plafond de 88 911 €, prévoyance, déficit foncier), et la vraie question est : consommez-vous ou épargnez-vous votre bénéfice ?

Juridiquement, l'AARPI n'a pas de personnalité morale et n'est pas immatriculée au registre du commerce. C'est une structure contractuelle, régie par renvoi au droit des sociétés en participation (articles 1871 et suivants du Code civil). Le contrat d'association organise tout : qui apporte quoi, comment les honoraires sont répartis, comment un associé entre ou sort. Et ce n'est pas qu'une subtilité de juriste : c'est cette absence de personnalité morale qui commande tout le régime fiscal qu'on voit juste après.

AARPI ≠ SEL : le point clé à ne jamais confondre

L'AARPI partage des moyens et des honoraires, mais reste fiscalement transparente : pas de personnalité morale, pas d'IS, chaque associé imposé à l'IR sur sa quote-part. La SEL (SELARL, SELAS), au contraire, est une société dotée de la personnalité morale et soumise à l'impôt sur les sociétés. Confondre les deux, c'est se tromper sur tout le reste : imposition, mise en réserve, dividendes, transmission. Pour le panorama complet des structures de l'avocat, voyez notre hub d'optimisation fiscale de l'avocat.

La responsabilité reste individuelle

Le « RPI » de l'acronyme dit l'essentiel : responsabilité professionnelle individuelle. Chaque associé conserve la propriété de sa clientèle et n'engage sa responsabilité civile professionnelle que pour ses propres actes : il n'y a pas de solidarité automatique pour les fautes professionnelles d'un confrère de l'association. C'est une différence majeure avec d'autres formes de groupement. Attention toutefois à ne pas confondre cette responsabilité professionnelle (individuelle) avec la gestion des dettes communes de l'association, qui obéit à ses propres règles contractuelles.

§ 2LE CŒUR DU GUIDE·5 MIN

La semi-transparence : l'AARPI ne paie pas l'IS

Tout part de là. L'AARPI est fiscalement semi-transparente : l'article 238 bis LA du CGI prévoit qu'elle est imposée « selon les règles prévues pour les sociétés en participation », ce qui renvoie à l'article 8 du CGI. Traduction concrète : l'AARPI ne paie pas d'impôt sur les sociétés. Elle calcule un bénéfice global, puis ce bénéfice est réparti entre les associés, et c'est chaque associé qui est imposé personnellement, à l'impôt sur le revenu, dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), sur sa quote-part — exactement comme s'il exerçait en individuel (déclaration contrôlée 2035).

Et là se trouve le vrai pivot — ce qui fait la force de l'AARPI fait aussi sa limite : l'imposition a lieu à la réalisation du bénéfice, pas à sa distribution. Votre quote-part est taxée l'année où le bénéfice est réalisé, que vous la préleviez ou non. Si vous laissez une partie de votre part dans la trésorerie de l'association, vous êtes quand même imposé dessus. Il n'existe donc aucun levier de mise en réserve : tout part à votre tranche marginale, immédiatement.

La mécanique de l'AARPI : transparence à la réalisation

Benefice global AARPI
   -> reparti selon la CLE du contrat
      -> Quote-part de chaque associe
         -> imposee a l'IR / BNC (declaration 2035)
            a la TMI de l'associe (jusqu'a 45 %)
            l'ANNEE DE REALISATION, prelevee ou non

Pas d'IS au niveau de l'association.
Pas de "salle d'attente fiscale" : tout est taxe tout de suite.

On est à l'inverse exact de la SEL à l'IS. En SEL, seul ce que vous sortez (rémunération, dividendes) est imposé à l'IR, le reste capitalisant à 15/25 %. En AARPI, il n'y a rien à « garder » à fiscalité réduite : 100 % de votre quote-part subit votre tranche marginale, l'année de sa réalisation. La doctrine confirme ce régime (BOI-BNC-SECT-70-50-10).

Exemple chiffré : pourquoi laisser l'argent dans l'association ne change rien

Maître Léa réalise une quote-part de 180 000 € dans son AARPI. Elle ne prélève que 110 000 € pour vivre et laisse 70 000 € en compte courant dans la trésorerie de l'association. Combien est-elle imposée dessus ? Sur la totalité des 180 000 €, à sa TMI, dès cette année — pas sur les 110 000 € qu'elle a sortis. Les 70 000 € laissés en réserve ne bénéficient d'aucun différé: ils sont déjà taxés. En SEL à l'IS, ces 70 000 € auraient été imposés à 15/25 % et auraient capitalisé dans la société. On y revient en détail plus bas, chiffres à l'appui.

Pas de pilotage de la base imposable : c'est LA limite structurelle

Contrairement à la SELARL à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà — article 219 CGI), l'AARPI ne permet pas de « garder » du bénéfice dans une enveloppe à fiscalité réduite. Vous ne pouvez pas piloter votre base imposable d'une année sur l'autre via une réserve : la totalité de votre quote-part est imposée à votre TMI dès qu'elle est réalisée. C'est la contrepartie de la simplicité — et c'est le critère qui décidera, en section 7, entre rester en AARPI ou basculer en SEL.

Le cas particulier de l'associé personne morale

Une précision pour les montages avancés : si un associé de l'AARPI n'est pas une personne physique mais une personne morale soumise à l'IS (par exemple une SEL associée de l'AARPI), sa quote-part de bénéfice est alors déterminée et imposée selon les règles de l'impôt sur les sociétés qui lui sont propres, et non en BNC. C'est une situation spécifique qui relève d'un conseil sur mesure. Le présent guide se concentre sur le cas standard, et de loin le plus fréquent : des avocats personnes physiques associés, chacun imposé à l'IR/BNC sur sa quote-part.

§ 3LE FONCTIONNEMENT·4 MIN

Comment fonctionne une AARPI au quotidien

Le principe fiscal est posé ; reste à voir comment l'association tourne au jour le jour. Trois rouages : la clé de répartition des honoraires, les comptes courants, et la 2035 de chacun.

La clé de répartition des honoraires

Tout se joue ici, au cœur du contrat d'association. La clé de répartition est librement fixée par les associés : parts fixes par associé, pourcentage du chiffre d'affaires apporté, grille évoluant avec l'ancienneté, combinaison des trois… Le droit des sociétés en participation laisse une grande liberté contractuelle (articles 1871 et suivants du Code civil). C'est cette clé qui détermine la quote-part de bénéfice imposable de chacun : un associé qui se voit attribuer 40 % du résultat supporte 40 % du bénéfice à son propre barème.

Les comptes courants d'associés

Les sommes qu'un associé laisse dans la trésorerie de l'association sont inscrites en compte courant d'associé. Et le retrait de ces sommes ne déclenche aucun impôt nouveau — pour une raison simple : vous avez déjà payé l'impôt sur votre quote-part à la réalisation du bénéfice (section 2). Récupérer plus tard les sommes de votre compte courant, c'est un simple mouvement de trésorerie, pas un revenu imposable. À l'inverse de la SEL, où sortir la trésorerie en dividendes crée un fait générateur d'impôt.

Le piège de trésorerie à anticiper : l'impôt sur ce que vous n'avez pas touché

En AARPI, c'est le décalage de trésorerie qui piège le plus de monde. Comme vous êtes imposé sur toute votre quote-part — y compris la part laissée en compte courant —, vous pouvez devoir payer de l'impôt sur des sommes que vous n'avez pas encore prélevées. Sur une bonne année, la quote-part gonfle, l'impôt et les cotisations CNBF suivent l'année suivante, et la trésorerie personnelle peut manquer si tout a été réinvesti dans l'association. Le réflexe à prendre : provisionner l'impôt et les cotisations dès que le bénéfice est réalisé, et ne pas confondre quote-part imposable et liquidités disponibles.

La déclaration : chacun sa 2035

Chaque associé reprend sa quote-part de bénéfice dans sa déclaration contrôlée (2035), avec ses propres frais réels (article 93 CGI), sa déduction PER/Madelin (article 154 bis), ses cotisations CNBF et son adhésion éventuelle à une association de gestion agréée. Toute l'optimisation possible se loge à cet endroit (section 6) : puisque tout est individuel, chaque associé pilote son propre résultat fiscal.

Qui fait quoi dans une AARPI : l'association gère les honoraires et la TVA, mais l'impôt sur le bénéfice et les leviers de déduction se jouent intégralement au niveau de chaque associé.
ÉlémentNiveau de l'AARPI (association)Niveau de chaque associé
HonorairesFacturés et encaissés, répartis selon la cléQuote-part attribuée selon le contrat
TVA (20 %)Collectée et déduite par l'association—
Frais communs (locaux, secrétariat)Supportés par l'associationRéduisent le bénéfice global réparti
Frais réels personnels—Déduits sur la 2035 de l'associé (art. 93)
Impôt sur le bénéficeAucun (transparence)IR / BNC sur la quote-part, à la TMI
Cotisations CNBF—Sur la quote-part individuelle
PER / Madelin—Déduits individuellement (art. 154 bis)
§ 4LA TVA·3 MIN

La TVA : gérée au niveau de l'AARPI, à 20 %

La transparence fiscale s'arrête au seuil de la TVA. Les honoraires d'avocat sont soumis à la TVA au taux normal de 20 % (article 256 CGI). L'exonération des soins de l'article 261-4-1° CGI vise la santé humaine et ne s'applique jamais à l'avocat: c'est la confusion qu'on voit le plus souvent, et la doctrine ne laisse aucune place au doute (BOI-TVA-LIQ-20-20).

Particularité de l'AARPI : la TVA se gère au niveau de l'association, qui est l'assujettie redevable. C'est elle qui collecte la TVA sur les honoraires et qui récupère la TVA déductible sur les frais et investissements communs. Autrement dit, la transparence ne joue que pour l'impôt sur le bénéfice (qui « remonte » à chaque associé), pas pour la TVA (qui reste gérée au niveau de la structure). L'aide juridictionnelle relève par ailleurs d'un régime particulier.

En début d'activité, un avocat peut bénéficier de la franchise en base de TVA (article 293 B CGI) sous des seuils de chiffre d'affaires propres aux activités réglementées (de l'ordre de 50 000 € / 55 000 €, le projet de seuil unique à 25 000 € ayant été abandonné). Mais soyons réalistes : la quasi-totalité des avocats en AARPI sont au régime réel de TVA, leurs honoraires dépassant largement ces seuils.

La récupération de TVA est un vrai avantage

Parce que l'avocat est assujetti à la TVA, il récupère la TVA déductible sur ses achats, frais et investissements professionnels. L'avantage est concret, et il se prolonge dans la détention de l'immobilier : loger les murs du cabinet dans une SCI permet, via l'option pour la TVA des loyers (article 260-2° CGI), de récupérer la TVA sur l'immeuble, l'exploitant étant lui-même assujetti. Pour ne jamais écrire l'inverse : l'avocat n'est pas exonéré de TVA au titre du 261-4-1° — cette exonération est réservée aux professions de santé humaine.
§ 5LA CAISSE·3 MIN

CNBF : chaque associé cotise sur sa quote-part

On nous fait souvent la confusion en rendez-vous : la caisse de l'avocat n'est pas celle des autres libéraux. L'avocat ne relève ni de la CARMF, ni de la CIPAV, ni de la CPRN (notaires), ni de la CNAVPL : il cotise à la CNBF (Caisse Nationale des Barreaux Français), régime de retraite autonome et propre aux avocats. En AARPI, rien ne change à la mécanique CNBF : chaque associé cotise sur SA quote-part, sur une assiette individuelle, comme en exercice individuel.

Architecture de la CNBF en 2026 (montants indicatifs, à confirmer à cnbf.fr selon votre situation). En AARPI, l'assiette est la quote-part individuelle de chaque associé. La pension de base à taux plein est revalorisée à environ 19 154 € par an au 1er janvier 2026.
Composante CNBF 2026Assiette / barèmeMontant indicatif
Cotisation de base — forfaitaireSelon l'ancienneté (1ré à 6e année et au-delà)363 € → 1 988 € (292 € pour les nouveaux inscrits)
Cotisation de base — proportionnelle3,20 % du revenu net, assiette plafonnée à 297 549 €Variable selon la quote-part de l'associé
Régime complémentairePar classes (en transition vers une classe unique en 2029)Choix de classe à effectuer en début d'année
Invalidité-décèsForfaitaire selon l'ancienneté68 € → 170 € selon l'année d'exercice

CNBF, jamais CPRN ni CARMF

L'avocat a sa propre caisse autonome, la CNBF, hors du régime CNAVPL des autres professions libérales (et à ne jamais confondre avec la CPRN des notaires). La cotisation de base mêle un forfait selon l'ancienneté et une part proportionnelle de 3,20 % plafonnée ; la complémentaire fonctionne par classes, en cours de simplification vers une classe unique en 2029. Les cotisations CNBF sont déductibles du bénéfice (article 154 bis I). Pour le détail de vos droits, voyez nos guides retraite de l'avocat (CNBF) et compléter sa retraite CNBF.
§ 6L'OPTIMISATION·5 MIN

Optimiser malgré la transparence : les leviers à l'IR

La transparence a un revers réjouissant : puisque chaque euro de bénéfice remonte sur votre BNC personnel, vous gardez la main, là où ça compte — sur votre déclaration 2035. Et à une TMI de 41-45 %, chaque euro de déduction vaut très cher. Quatre déductions, par ordre de rendement fiscal décroissant.

1. Maximiser les frais réels (article 93)

On commence par le moins spectaculaire mais le plus rentable : recenser tous les frais réels (article 93 CGI). Documentation, formation, déplacements, cotisations ordinales, RC professionnelle, frais de réception, équipement informatique, intérêts d'emprunt professionnels… Chaque charge réelle et justifiée réduit votre quote-part imposable à hauteur de votre TMI. Une comptabilité rigoureuse en 2035 est le socle de toute optimisation en AARPI.

2. Saturer le PER / Madelin (article 154 bis) : le levier n°1

C'est le levier le plus puissant à haute tranche marginale. La déduction du PER (ou Madelin) de l'article 154 bis CGI atteint 10 % du bénéfice imposable (dans la limite de 8 PASS) majoré de 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS, soit un plafond maximal de 88 911 € en 2026 (PASS à 48 060 €). Chaque euro versé est déductible de votre quote-part, donc économise votre TMI — jusqu'à 45 centimes par euro — tout en abaissant votre revenu fiscal de référence (utile pour la CEHR et la CDHR).

Plafond de déduction PER / Madelin 2026 (art. 154 bis)

Plafond = 10 % x benefice imposable (plafonne a 8 PASS)
        + 15 % x (fraction de benefice entre 1 et 8 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR
Plancher = 4 806 EUR     |   Plafond maximal = 88 911 EUR
Report des plafonds non utilises : porte de 3 a 5 ans en 2026

Pour une quote-part supérieure ou égale à 8 PASS, le plafond atteint son maximum de 88 911 €. À 45 % de TMI, saturer ce plafond représente jusqu'à environ 40 000 € d'impôt en moins une seule année, plus un RFR abaissé d'autant. Les prélèvements sociaux à la sortie du PER sont à 18,6 % sur les gains.

Note de méthode sur l'effort d'épargne et le PER

L'économie d'impôt « jusqu'à 45 centimes par euro versé » est un gain à l'entrée, pas un rendement. Le PER est un produit d'épargne de long terme, bloqué jusqu'à la retraite (hors cas de déblocage anticipé), dont la valeur fluctue selon les supports choisis : les performances passées ne préjugent pas des performances futures et le capital n'est pas garanti sur les unités de compte. La sortie est par ailleurs imposée (capital au barème ou PFU, gains aux PS de 18,6 %). Le PER reste un levier majeur à TMI 41-45 %, mais il s'inscrit dans une stratégie patrimoniale d'ensemble, pas dans une logique de défiscalisation isolée.

3. La prévoyance Madelin

Au-delà de la retraite, la prévoyance et la complémentaire santé Madelin (article 154 bis) sont déductibles dans la limite d'environ 11 534 € en 2026 (7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafonné à 3 % de 8 PASS). Pour un avocat à hauts revenus, c'est à la fois une protection (incapacité, invalidité, décès, frais de santé) et une déduction nette à sa TMI. Le sujet est traité à fond dans notre guide prévoyance Madelin de la profession libérale.

4. Le déficit foncier et les niches IR

En dehors de l'activité, des leviers de revenu global complètent le dispositif. Le déficit foncier (travaux sur un bien locatif nu) s'impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an (hors intérêts d'emprunt), le surplus étant reportable 10 ans sur les revenus fonciers — très efficace à TMI 41-45 %. Les autres dispositifs (Girardin, FIP/FCPI, location meublée…) sont passés en revue, sans survente, dans notre catalogue défiscalisation avocat.

Le seul vrai « lissage » en AARPI : piloter ses versements

Faute de réserve à l'IS, vous ne pouvez pas lisser votre base imposable d'une année sur l'autre comme en SEL. Mais vous gardez une marge de manœuvre : piloter le montant de vos versements PER (forcer une année où la quote-part est forte, alléger une année creuse), exploiter le report des plafonds non utilisés sur 5 ans, et cadencer certaines dépenses professionnelles. C'est moins puissant que la SEL, mais ce sont les seules variables d'ajustement de l'associé d'AARPI. Pour le détail du PER, voyez PER de l'avocat : combien déduire.
Hagnéré Patrimoine

Combien pouvez-vous déduire cette année sur votre quote-part d'AARPI ?

On chiffre votre plafond PER, vos frais réels optimisables et vos niches IR sur votre quote-part réelle. Réponse concrète, sans survente, calibrée sur votre TMI.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 7LA DÉCISION·5 MIN

AARPI ou SEL : l'arbitrage qui change tout

C'est la question qui structure toute la stratégie de l'avocat en AARPI, et tout se joue sur une seule chose, celle que je pose toujours en premier rendez-vous : votre bénéfice, vous le dépensez ou vous le mettez de côté ?

La règle de décision, en clair

Si vous consommez l'essentiel de votre quote-part chaque année → l'AARPI gagne : souplesse, pas de formalisme ni de coût de société, pas de double étage, pas de cotisations sur dividendes. Si vous épargnez durablement une grosse part du bénéfice → la SEL à l'IS devient supérieure : elle capitalise cette part à 15/25 % au lieu de votre TMI à 41/45 %. Le critère n'est pas le montant de votre bénéfice, mais votre taux d'épargne professionnel.

Un confrère me disait récemment qu'il passait en SELARL « pour retrouver l'abattement de 10 % ». L'argument est mort : la bascule en SEL ne fait plus gagner d'abattement de 10 %. Depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération technique de l'associé de SEL est imposée en BNC (article 92 CGI), avec frais réels en 2035 et non plus l'abattement forfaitaire des salaires ; le Conseil d'État l'a confirmé (CE 8 avril 2025 n° 492154) en annulant au passage la tolérance des 5 %. Conséquence : l'AARPI, qui est en BNC avec frais réels depuis toujours, n'est pas désavantagée sur ce terrain. L'avantage de la SEL est ailleurs : la mise en réserve à l'IS.

À l'inverse, la SEL apporte aussi sa propre complexité. Sortir le bénéfice de la société en dividendes déclenche, au-delà de 10 % du capital, des cotisations sociales (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale), et l'interposition d'une SPFPL ne fait pas écran à cette règle (principe posé par la Cour de cassation, 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366, dans une affaire de chirurgien-dentiste, dont la solution est transposable aux SEL d'avocats). En AARPI, cette question est tout simplement sans objet: sans IS, il n'y a pas de dividendes, donc pas d'arbitrage rémunération/dividendes. La contrepartie, on l'a vu, est que tout est imposé immédiatement à la TMI.

L'AARPI est le bon choix SI…

Vous consommez l'essentiel de votre quote-part chaque année. L'AARPI vous offre alors la simplicité (pas de comptabilité IS, pas d'assemblées, pas d'agrément de société), aucune double imposition (pas d'IS puis de dividendes), aucune cotisation sur dividendes à arbitrer, et une responsabilité professionnelle individuelle. C'est la structure souple par excellence, à coût et formalisme minimes.

La SEL devient supérieure SI…

Vous épargnez durablement une part importante de votre bénéfice. Là où l'AARPI taxe cette épargne à 41-45 % dès la réalisation, la SEL la met à l'abri à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %), la fait capitaliser, et pose le socle d'une holding SPFPL, d'un apport-cession et d'une transmission Dutreil. Le surcoût de structure est compensé dès lors que le bénéfice thésaurisé est significatif.

Pour creuser cet arbitrage, lisez notre comparatif faut-il passer du BNC à la SELARL ?, la méthode transverse BNC ou SELARL : le seuil de bascule, et — si la SEL est retenue — le pilotage des dividendes dans dividendes de SELARL d'avocat et cotisations, SPFPL d'avocat et cotisations Urssaf et avocat en SELAS : rémunération ou dividendes.

§ 8CAS CHIFFRÉ·5 MIN

Cas chiffré : 3 avocats en AARPI vs une SELARL commune

Mettons des chiffres dessus. Une AARPI réunit trois avocats et dégage un bénéfice global de 600 000 €. Le contrat prévoit une clé de répartition 40 % / 35 % / 25 %. Voici comment chaque quote-part est imposée — et ce qu'une SELARL commune changerait.

Note de méthode sur les projections

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur pédagogiques, calculés sur des hypothèses simplifiées (barème IR 2026 figé, pas de quotient familial détaillé, hors CEHR/CDHR). Ils illustrent le mécanisme de la transparence et du spread IS/IR, pas votre résultat exact. Seule une modélisation individuelle, intégrant votre foyer fiscal et vos charges réelles, donne un chiffre fiable.

En AARPI : chaque quote-part imposée immédiatement

Le bénéfice global est réparti, et chaque associé est imposé sur sa quote-part, à sa TMI, l'année de réalisation— qu'il prélève ou non l'intégralité de sa part. Il n'y a aucun report possible.

En AARPI, la totalité du bénéfice global est imposée la même année, répartie entre les associés selon la clé du contrat. Chacun déduit ensuite ses propres frais réels, son PER et sa CNBF (non détaillés ici).
Associé (clé)Quote-part de bénéficeTMI atteinteImposition
Maître Camille (40 %)240 000 €45 %IR/BNC sur 240 000 € l'année de réalisation
Maître Bertrand (35 %)210 000 €45 %IR/BNC sur 210 000 € l'année de réalisation
Maître Sofia (25 %)150 000 €41 %IR/BNC sur 150 000 € l'année de réalisation
Total AARPI600 000 €—100 % taxé à la TMI, aucune mise en réserve possible

Et avec une SELARL commune à l'IS ?

Imaginons maintenant que les trois exercent dans une SELARL commune. Chacun ne se verse que ce dont il a besoin (disons 120 000 € de rémunération), et la société conserve le reste en réserve, imposé à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %) au lieu de la TMI. Cette trésorerie capitalise dans la société pour investir ou placer. Le jour où ces sommes en sortiront, ce sera en rémunération (cotisations) ou en dividendes (PFU 31,4 % + cotisations au-delà de 10 % — article L. 131-6 CSS).

L'écart entre AARPI et SEL n'apparaît que sur la part NON consommée : sur la part dépensée, les deux structures sont neutres. Chiffres indicatifs, à modéliser.
Part du bénéficeEn AARPI (transparente)En SELARL commune (IS)
Part réellement consomméeIR/BNC à la TMI 41-45 % (identique)Rémunération à l'IR + cotisations (≈ identique)
Part NON consommée (épargnée)Imposée à la TMI 41-45 % immédiatementIS 15 % / 25 %, capitalise dans la société
Mise en réserveImpossible (tout taxé à la réalisation)Possible (« salle d'attente » à l'IS)
Sortie ultérieure de l'épargneDéjà imposée, libre de retraitRé-taxée à la sortie (dividendes PFU 31,4 %)

Le verdict : l'avantage de la SEL n'existe QUE sur la part épargnée

Ce que ce tableau dit vraiment : sur la part que Camille, Bertrand et Sofia consomment, AARPI et SELARL sont quasiment neutres : dans les deux cas, l'argent dépensé est imposé à l'IR. L'avantage de la SEL n'apparaît que sur la part réellement et durablement épargnée, qu'elle met à l'abri à 15/25 % au lieu de 41-45 %. Donc : si nos trois associés consomment leur quote-part, l'AARPI gagne (souple, sans surcoût, sans double imposition). S'ils capitalisent durablement, la SELARL/SELAS devient supérieure. Et attention : une part thésaurisée à l'IS puis ressortie en dividendes subit une double couche qui érode le gain — la SEL est un outil de capitalisation et de transmission, pas une machine à dépenser moins cher.
Méthode documentée

AARPI ou SEL : on tranche sur VOS chiffres, pas sur une règle générale

Taux d'épargne, TMI, quote-part, surcoût de structure : on modélise les deux scénarios et on vous donne le verdict chiffré, sans biais commercial.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 9LA SORTIE·3 MIN

Sortir d'une AARPI : la fiscalité de la cession

Quand un associé quitte l'AARPI et cède ses droits (sa quote-part de clientèle, ses parts de l'association), l'opération relève du régime des plus-values professionnelles. Plusieurs régimes d'exonération peuvent s'appliquer, sous conditions et après au moins 5 ans d'activité :

Les régimes d'exonération de plus-value professionnelle applicables à la sortie d'un associé d'AARPI. Conditions à vérifier au cas par cas.
DispositifCritèreEffet
Art. 151 septies CGISelon les recettes : exonération totale ≤ 90 000 €, dégressive jusqu'à 126 000 €Exonération de la plus-value (IR)
Art. 238 quindecies CGISelon la valeur de cession : totale ≤ 500 000 €, dégressive de 500 000 à 1 000 000 €Levier phare pour les cessions de valeur moyenne
Art. 151 septies A CGIDépart en retraite (cessation + liquidation des droits dans 24 mois)IR exonéré, MAIS prélèvements sociaux 18,6 % DUS

Prélèvements sociaux : 18,6 %, pas 17,2 %

C'est l'erreur que je vois passer chaque année dans les actes de cession : la plus-value professionnelle (cession de clientèle, de fonds ou de branche libérale) supporte des prélèvements sociaux à 18,6 % depuis la LFSS 2026 (loi 2025-1403, qui a porté la CSG du capital à 10,6 %), et non plus 17,2 %. Une plus-value professionnelle de long terme est donc taxée 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS = 31,4 %. Surtout, l'article 151 septies A exonère l'impôt sur le revenu mais PAS les prélèvements sociaux : même en départ retraite, les 18,6 % restent dus. À ne pas confondre avec les loyers d'une SCI de murs à l'IR (location nue), eux maintenus à 17,2 %. Le détail figure dans nos guides vendre son cabinet d'avocat et transmission de clientèle et 151 septies A.
§ 10VISION 360°·3 MIN

L'AARPI dans une stratégie patrimoniale globale

Concrètement, comme la structure ne capitalise rien pour vous, c'est à vous de bâtir le patrimoine que la SEL aurait logé dans ses réserves. Faute de pouvoir capitaliser à l'IS dans une société, l'avocat en AARPI doit construire son patrimoine en dehors de la structure d'exercice, dans des enveloppes personnelles efficientes.

On travaille sur trois fronts en parallèle. La retraite et l'épargne longue d'abord : saturer le PER de l'article 154 bis (déduction immédiate à la TMI), puis loger l'épargne disponible en assurance-vie (capitalisation, transmission). L'immobilier ensuite : SCPI, immobilier locatif avec déficit foncier, voire une SCI pour loger les murs du cabinet. La prévoyance enfin, pour sécuriser le revenu d'une activité dont, faute de société, tout repose sur la personne de l'avocat. Cette articulation complète — au-delà du seul impôt — est l'objet de notre guide gestion de patrimoine pour avocat, et le pilier plan d'épargne retraite pour le détail du PER.

Aller plus loin : l'enveloppe qui prend le relais de la mise en réserve

Faute de pouvoir capitaliser à l'IS comme une SEL, l'avocat en AARPI déplace sa capitalisation de long terme vers des enveloppes personnelles. Une fois le PER saturé, l'assurance-viejoue ce rôle de « salle d'attente » : capitalisation des gains sans imposition tant qu'il n'y a pas de rachat, fiscalité allégée après huit ans et cadre de transmission privilégié. En clair : l'assurance-vie devient votre réserve de substitution à celle de la SEL — à condition de soigner le choix des supports, l'horizon et le niveau de risque.
Hagnéré Patrimoine

Construire votre patrimoine quand votre revenu d'AARPI est taxé plein pot

PER, assurance-vie, immobilier, prévoyance : on bâtit la stratégie patrimoniale qui compense la transparence fiscale de l'AARPI, calibrée sur votre TMI et votre horizon.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 11LES PIÈGES·3 MIN

5 erreurs à éviter en AARPI

Les mêmes cinq confusions reviennent presque à chaque rendez-vous d'avocat en AARPI. Les voici corrigées.

Les cinq erreurs les plus fréquentes sur la fiscalité de l'AARPI, et leur correction.
L'erreur fréquenteLa réalité
Croire que l'AARPI paie l'ISNon : elle est transparente (art. 238 bis LA). Chaque associé est imposé à l'IR/BNC sur sa quote-part.
Penser qu'on peut « mettre en réserve » du bénéfice non taxéNon : tout est imposé à la TMI l'année de réalisation, prélevé ou non. La mise en réserve à l'IS est propre à la SEL.
Ne pas saturer le PER alors qu'on est à 45 % de TMIErreur coûteuse : le PER (jusqu'à 88 911 € en 2026) est LE levier de l'associé d'AARPI. Chaque euro versé économise jusqu'à 45 c d'impôt.
Confondre responsabilité pro et caisse de retraiteLa responsabilité est individuelle ; la caisse est la CNBF (jamais la CPRN des notaires ni la CARMF).
Penser que l'AARPI est exonérée de TVANon : honoraires à 20 % (art. 256). L'exonération « soins » du 261-4-1° vise la santé humaine, jamais l'avocat.

À retenir en une phrase

L'AARPI est simple et transparente : pas d'IS, pas de dividendes, pas de double imposition. En revanche, aucune mise en réserve possible, et toute l'optimisation se joue donc sur votre BNC personnel (frais réels, PER, prévoyance, déficit foncier). Et la seule vraie question stratégique reste : consommez-vous ou épargnez-vous votre bénéfice ? C'est elle qui décide entre l'AARPI et la SEL.
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Sources et références légales

  • CGI — la transparence fiscale de l'AARPI

    Art. 238 bis LA CGI (l'AARPI est imposée selon les règles des sociétés en participation : pas d'IS, transparence). Art. 8 CGI (imposition des associés des sociétés de personnes à l'impôt sur le revenu). Loi 71-1130 du 31/12/1971, art. 7 (profession d'avocat, formes d'exercice en groupe). Art. 1871 et s. du Code civil (sociétés en participation, absence de personnalité morale). Art. 92 et 93 CGI (BNC, détermination du bénéfice et frais réels). Doctrine BOI-BNC-SECT-70-50-10 (régime fiscal de l'AARPI).

  • CGI — TVA, PER et cotisations de l'avocat

    Art. 256 CGI (champ de la TVA : honoraires d'avocat soumis au taux normal de 20 %). Art. 261-4-1° CGI (exonération des soins de santé humaine, inapplicable à l'avocat). Art. 293 B CGI (franchise en base de TVA en début d'activité). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin TNS : plancher 4 806 €, plafond 88 911 € en 2026 ; prévoyance Madelin). Doctrine BOI-TVA-LIQ-20-20 (TVA des avocats). CNBF : caisse autonome des avocats (hors CNAVPL), cotisation forfaitaire selon ancienneté + proportionnelle 3,20 % plafonnée, complémentaire par classes vers une classe unique en 2029.

  • Arbitrage SEL, sortie et hauts revenus

    Art. 219 CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions PME, 25 % au-delà — levier propre à la SEL). CE 8 avril 2025 n° 492154 et doctrine BOI-RES-BNC-000136 (rémunération technique de l'associé de SEL = BNC, fin de l'abattement de 10 % et de la tolérance des 5 %). Art. L. 131-6 CSS et Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (cotisations sur dividendes de SEL au-delà de 10 %, SPFPL sans effet d'écran — affaire de chirurgien-dentiste, principe transposable ; sans objet en AARPI). Art. 238 quindecies, 151 septies et 151 septies A CGI (exonérations de plus-value professionnelle). Ordonnance 2023-77 du 08/02/2023 (SEL/SPFPL). LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025), LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Toute stratégie de structuration fiscale d'un avocat (optimisation de l'AARPI, saturation du PER, arbitrage AARPI ou SEL, plan de cession ou de transmission) doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable. Les chiffres et taux cités sont à jour au 24 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains montants, notamment les seuils de franchise en base de TVA et le barème CNBF, sont indiqués sous réserve de confirmation au texte officiel à la date de votre opération.

Foire aux questions

Tout sur la fiscalité de l'avocat en AARPI en 2026 transparence, imposition, CNBF, TVA, arbitrage SEL.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous d'avocat en AARPI : pas d'IS, qui est imposé, clé de répartition, mise en réserve impossible, PER, CNBF, TVA, AARPI ou SEL. Réponses sourcées et à jour 2026.