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Guide hub avocat 202630 minMis à jour 25 juin 2026BNC → SELARL → SPFPL

Optimisation fiscale de l'avocat : du BNC subi à la structure pilotée

En BNC, l'avocat subit la totalité de son bénéfice à l'impôt sur le revenu — jusqu'à 45 % — plus la CNBF et la CSG, qu'il dépense ou non. La SELARL inverse la logique : seul ce qu'on se verse est imposé à l'IR, le reste capitalise à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). Mais le seuil de bascule n'est pas un chiffre magique : c'est une équation entre la part de bénéfice que vous ne consommez pas et l'écart entre votre TMI et le taux d'IS. Dans ce guide, on déroule l'ossature de l'avocat à hauts revenus, étage par étage — BNC, SELARL/SELAS, holding SPFPL — à jour des trois réformes 2026 : fin de l'abattement de 10 % sur la rémunération technique (CE 8 avril 2025 n° 492154), dualité des prélèvements sociaux (dividendes désormais à 18,6 %), CDHR pérennisée. Avec un tableau comparatif des trois structures et un cas chiffré à 200 000 € de bénéfice sur 5 ans. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE AVOCAT 2026

Structurer votre fiscalité d'avocat et chiffrer le gain net entre BNC, SELARL et SPFPL

Audit fiscal 360° de l'avocat : choix BNC ou SELARL, seuil de bascule, arbitrage rémunération/dividendes, holding SPFPL et mère-fille, PER 88 911 €, transmission. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée structure par structure.

  • Audit fiscal 360° de l'avocat
  • Seuil de bascule chiffré sur votre BNC
  • Modélisation BNC / SELARL / SPFPL
  • Cabinet 100 % indépendant

IS PME

15 / 25 %

SEUIL TAUX RÉDUIT

42 500 €

TMI AVOCAT

41-45 %

PFU DIVIDENDES

31,4 %

MÈRE-FILLE

95 % exo

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE POINT DE DÉPART·5 MIN

Le point de départ : l'avocat en BNC

Avant de parler de société, un rappel s'impose sur le point de départ. L'avocat exerce une profession libérale réglementée (loi 71-1130 du 31 décembre 1971) dont les honoraires relèvent par nature des bénéfices non commerciaux (BNC, article 92 CGI). C'est le socle que la SELARL va réorganiser, pas supprimer : même en société, votre activité reste une activité libérale. Comprendre le BNC, c'est comprendre pourquoi, et à quelle condition, la société devient intéressante.

Micro-BNC ou déclaration contrôlée 2035

Deux régimes coexistent. Le micro-BNC (article 102 ter CGI) applique un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €) sur vos recettes, sans tenir de comptabilité de charges, tant que vos recettes restent sous le seuil de 83 600 € en 2026. Au-delà, ou sur option, vous basculez en déclaration contrôlée (régime réel, déclaration 2035-SD) et déduisez vos charges réelles : loyers, personnel, documentation, intérêts d'emprunt, cotisations Madelin et PER (article 154 bis), prévoyance, cotisations ordinales. La plupart des avocats à hauts revenus sont au réel, parce que leurs charges réelles dépassent 34 % de leurs recettes. Et un irritant en moins depuis 2023 : la majoration de 25 % pour non-adhésion à une association de gestion agréée a disparu.

Exemple — pourquoi le réel s'impose vite

Un avocat collaborateur à 120 000 € de recettes avec 55 000 € de charges réelles (rétrocession, CNBF, loyer de cabinet, documentation, RC pro) déduirait, en micro-BNC, un forfait de 34 % seulement, soit ≈ 40 800 € — alors que ses charges réelles atteignent 55 000 €. La déclaration contrôlée 2035 lui fait déduire 14 200 € de plus, et lui ouvre la déduction du PER de l'article 154 bis. Dès que vos charges dépassent un tiers de vos honoraires, le réel est mécaniquement gagnant.

La CNBF : la caisse propre des avocats

On nous fait souvent la confusion en rendez-vous : la caisse de l'avocat n'est pas celle des autres libéraux. L'avocat ne relève ni de la CARMF, ni de la CIPAV, ni de la CNAVPL : il cotise à la CNBF (Caisse Nationale des Barreaux Français), régime de retraite autonome et propre aux avocats. Son architecture comporte trois étages :

Architecture de la CNBF en 2026 (montants indicatifs, à confirmer à cnbf.fr selon votre situation). La pension de base à taux plein est revalorisée à environ 19 154 € par an au 1er janvier 2026.
Composante CNBF 2026Assiette / barèmeMontant indicatif
Cotisation de base — forfaitaireSelon l'ancienneté (1ré à 6e année et au-delà)363 € → 1 988 € (292 € pour les nouveaux inscrits)
Cotisation de base — proportionnelle3,20 % du revenu net, assiette plafonnée à 297 549 €Variable selon le revenu N-2
Régime complémentairePar classes (3 classes en 2026, vers une classe unique en 2029)639 € en classe 1 pour un nouvel inscrit
Invalidité-décèsForfaitaire selon l'ancienneté68 € (1res années) → 170 € (à partir de la 5e)

CNBF, pas CARMF ni CIPAV

L'avocat a sa propre caisse autonome, la CNBF, hors du régime CNAVPL des autres professions libérales. La cotisation de base mêle un forfait selon l'ancienneté et une part proportionnelle de 3,20 % plafonnée ; la complémentaire fonctionne par classes en cours de simplification. Il n'existe pas de page CNBF dédiée sur notre site : pour le cadre général de la retraite du libéral, voyez notre guide retraite du professionnel libéral.

TVA de l'avocat : 20 %, et surtout pas d'exonération « soins »

Contrairement aux professions de santé humaine, l'avocat facture la TVA au taux normal de 20 % sur ses honoraires (article 256 CGI). L'exonération des soins de l'article 261-4-1° CGI ne s'applique pas (elle vise la santé humaine). En contrepartie, vous récupérez la TVA déductible sur vos achats, frais et investissements. En début d'activité, la franchise en base (article 293 B CGI) vous dispense de collecter la TVA sous les seuils de chiffre d'affaires propres aux activités réglementées (de l'ordre de 47 500 € / 52 250 €, le projet de seuil unique à 25 000 € ayant été abandonné). L'aide juridictionnelle relève d'un régime particulier.
§ 2LE PROBLÈME·3 MIN

Pourquoi le BNC coûte cher au-delà de 41 % de TMI

C'est presque toujours le même tableau quand un avocat installé pousse notre porte. Le cabinet tourne bien, le bénéfice grimpe — et l'impôt grimpe plus vite encore. La mécanique est simple, et c'est ce qui la rend frustrante : en BNC, vous êtes imposé sur la totalité de votre bénéfice, que vous le dépensiez ou non. Votre résultat supporte l'impôt sur le revenu à votre tranche marginale (41 %, puis 45 % en 2026), plus les cotisations CNBF, plus la CSG-CRDS. Et cette charge frappe aussi — c'est tout le problème — la part que vous laissez dormir sur votre compte professionnel, faute d'enveloppe pour la mettre à l'abri.

Le coût du BNC à hauts revenus

Cout BNC = Benefice x (TMI 41-45 % + cotisations CNBF + CSG-CRDS)
                 applique sur la TOTALITE du benefice

En BNC, il n'existe AUCUNE enveloppe pour mettre a l'abri
la part de benefice que vous ne consommez pas :
elle est imposee comme le reste, a votre tranche marginale.

C'est le point de douleur de l'avocat à hauts revenus : un bénéfice de 200 000 € dont on ne consomme que 90 000 € est malgré tout imposé à 45 % sur la fraction haute, y compris sur les 110 000 € que l'on ne dépense pas. La société, elle, va précisément créer une « salle d'attente fiscale » pour cette part non consommée.

Le barème de l'impôt sur le revenu 2026 confirme la mécanique : 0 % / 11 % / 30 % / 41 % / 45 % (LF 2026, loi 2026-103). Pour un avocat dont la TMI est de 41 ou 45 %, chaque euro de bénéfice non consommé part à près de la moitié en impôt et cotisations. C'est l'inefficience que la SELARL vient corriger — à une condition que nous allons poser tout de suite.

§ 3LE CŒUR DU GUIDE·6 MIN

Le seuil de bascule SELARL : une équation, pas un chiffre

C'est LA question qu'on nous pose en rendez-vous : « à partir de quel revenu faut-il passer en SELARL ? ». Soyons clairs : il n'existe pas de seuil légal, ni jurisprudentiel. Le fameux seuil de 100 000 ou 150 000 € que tout le monde répète ne veut pas dire grand-chose pris seul. Le vrai critère n'est pas le montant de votre bénéfice, mais la part que vous ne consommez pas multipliée par l'écart entre votre TMI et le taux d'IS.

En 30 secondes

En BNC, 100 % du bénéfice est taxé à l'IR (jusqu'à 45 %) et à la CNBF, même la part que vous ne dépensez pas. En SELARL à l'IS, seuls votre rémunération et vos dividendes sont imposés à l'IR ; le bénéfice non consommé capitalise à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % (article 219 CGI). La SELARL ne vaut donc le coup que si vous n'épuisez pas votre bénéfice: c'est votre taux d'épargne, pas le montant brut, qui déclenche la bascule.

Le vrai déclencheur de la bascule SELARL

La SELARL est gagnante quand :

  (Benefice NON consomme) x (TMI 45 % - taux IS 15/25 %)
        >  surcout annuel de la structure (compta IS, juridique...)

Le gain vient UNIQUEMENT du benefice que vous NE sortez PAS.
Si vous consommez 100 % de votre benefice, le differentiel
s'annule et le surcout de structure rend la SELARL perdante.

Le spread entre une TMI à 45 % et un IS effectif de l'ordre de 20 % (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà) avoisine 24 points sur la part thésaurisée. Plus vous laissez de bénéfice dans la société, plus ce spread travaille pour vous. À l'inverse, un avocat qui dépense tout son bénéfice ne capte aucun gain et paie le surcoût de structure pour rien.

La SELARL est gagnante SI…

Vous laissez une part réelle et durable du bénéfice dans la société. Plus votre TMI est élevée (41-45 %) et plus votre taux d'épargne professionnel est important, plus le spread IS/IR travaille pour vous. La bascule s'envisage souvent au-delà de 120 000 à 150 000 € de bénéfice pour un avocat à hauts revenus — mais c'est l'épargne réelle, pas ce seuil, qui décide.

La SELARL n'apporte rien SI…

Vous consommez la totalité de votre bénéfice chaque année. Dans ce cas, tout ce qui sort en rémunération ou en dividendes est de toute façon imposé à l'IR, la « salle d'attente » à l'IS reste vide, et le surcoût de structure (comptabilité, juridique, agrément de l'ordre) rend la société perdante. Le BNC, plus simple et sans double imposition, reste alors le bon choix.

SELARL ou SELAS : le statut social du dirigeant

Le choix entre SELARL et SELAS ne se joue plus sur les dividendes (la niche est fermée, voir la section suivante), mais sur le statut social. Le gérant majoritaire de SELARL est un TNS affilié à la CNBF : cotisations plus légères, droits plus maigres. Le président de SELAS est assimilé salarié : cotisations plus lourdes (de l'ordre de 70-80 % de la rémunération nette contre 35-45 % en TNS), mais une meilleure protection sociale. Dans les deux cas, depuis 2024, la part technique de votre rémunération relève des BNC — c'est l'objet de la section suivante.

Si vous penchez pour la SELAS, l'arbitrage entre rémunération de président et dividendes obéit à ses propres règles : nous le détaillons dans notre guide avocat en SELAS : l'arbitrage rémunération / dividendes. Et avant même la SEL, beaucoup d'avocats exercent en groupement de moyens sans personnalité fiscale propre : la structure de l'AARPI et ses spécificités sont traitées dans avocat en AARPI : optimiser sa rémunération et maîtriser sa fiscalité.

Hagnéré Patrimoine

À partir de quel bénéfice la SELARL devient-elle gagnante pour vous ?

On modélise votre seuil de bascule personnel : TMI, part de bénéfice non consommée, surcoût de structure. Réponse chiffrée, sans survente, sur votre situation réelle.

Premier échangeSans engagementCadre documenté

Pour le comparatif chiffré complet du passage à la société, lisez notre guide dédié faut-il passer du BNC à la SELARL ?, et la méthode transverse BNC ou SELARL : à partir de quel bénéfice.

§ 4SÉISME 2024-2025·4 MIN

Le séisme 2024-2025 : la rémunération de l'associé reste du BNC

C'est le détail technique que beaucoup de confrères comptables eux-mêmes ratent encore. Passer en SELARL ne fait pas disparaître votre BNC : il le réorganise. Et un arrêt récent a serré la vis et fait sauter un avantage qu'on croyait acquis.

D'abord le principe, posé pour les revenus 2024. La rémunération que vous percevez au titre de votre activité libérale proprement dite (votre activité « technique » d'avocat) au sein de la SEL est désormais imposée dans la catégorie des BNC (article 92 CGI), et non plus en traitements et salaires. La doctrine l'a actée par le rescrit BOI-RES-BNC-000136 (mise à jour du 24 avril 2024). Conséquence directe : la part technique ne bénéficie plus de l'abattement forfaitaire de 10 % des salaires, mais ouvre droit à la déduction des frais réels en 2035.

Puis le tour de vis, en avril 2025 (CE 8 avril 2025 n° 492154). Le Conseil d'État a (a) confirmé l'imposition en BNC, mais surtout (b) annulé la tolérance forfaitaire de 5 % qui permettait de rattacher 5 % de la rémunération au mandat social. Désormais, chaque associé doit justifier individuellement la ventilation entre sa rémunération technique (BNC) et sa rémunération de mandat (article 62 CGI pour le gérant majoritaire de SELARL), la charge de la preuve pesant sur l'associé.

Le séisme : la part technique de l'avocat associé de SEL bascule en BNC, et la tolérance des 5 % rattachée au mandat n'existe plus. La ventilation doit être justifiée individuellement.
Nature de la rémunérationCatégorie d'impositionBase légale
Rémunération technique (activité d'avocat, sans subordination)BNC — frais réels 2035, plus d'abattement 10 %Art. 92 CGI / BOI-RES-BNC-000136 / CE 08/04/2025 n° 492154
Mandat — gérant majoritaire de SELARLTraitements et salaires (rémunération art. 62)Art. 62 CGI
Mandat — président de SELAS (assimilé salarié)Traitements et salaires de droit communRégime des assimilés salariés

Ne dites plus « 5 % » — et ce n'est pas l'abattement qui a été supprimé

Deux points à ne pas confondre. D'abord, le Conseil d'État n'a pas « supprimé un abattement » : il a qualifié la rémunération technique de BNC, et c'est cette qualification qui retire l'abattement de 10 % des salaires (remplacé par les frais réels BNC). Ensuite, la tolérance des 5 % rattachée au mandat est morte depuis l'arrêt du 8 avril 2025 : il faut une ventilation justifiée, associé par associé. Le mécanisme, identique pour toutes les SEL, est détaillé dans notre guide fin de l'abattement de 10 % en SEL.
§ 5LE PILOTAGE·5 MIN

Le pilotage en SELARL : rémunération, dividendes, règle des 10 %

La SELARL créée, un autre arbitrage commence : faut-il sortir la trésorerie en rémunération ou en dividendes ? C'est le pilotage fin de la société. On en pose ici la logique; le calcul détaillé et chiffré fait l'objet d'un guide à part entière.

L'arbitrage en deux lignes

La rémunération coûte cher en cotisations, mais elle se déduit du résultat à l'IS et ouvre des droits (retraite CNBF, prévoyance). Les dividendes coûtent 31,4 % de PFU (et non 30 % depuis 2026), mais la fraction au-delà de 10 % du capital + primes + compte courant est rattrapée par les cotisations TNS, et ils n'ouvrent aucun droit retraite. Il n'y a pas de gagnant universel : le bon mix dépend de vos besoins de revenu et de votre seuil de 10 %.

La règle des 10 % : le plafond des dividendes « non cotisés »

C'est la spécificité majeure des SEL. La fraction de dividendes qui excède 10 % du capital social (augmenté des primes d'émission et du solde moyen du compte courant d'associé) est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales TNS (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale). Sous ce seuil, les dividendes supportent le PFU à 31,4 % seul : 12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026 (le saut de 17,2 à 18,6 % vient de la LFSS 2026, qui a porté la CSG du capital à 10,6 %).

Seuil des dividendes « non cotisés » en SELARL

Seuil = 10 % x (capital social + primes d'emission + solde moyen du compte courant d'associe)

Exemple : capital 50 000 + primes 0 + CCA moyen 50 000 = 100 000
   Seuil 10 % = 10 000 EUR de dividendes "non cotises" (PFU 31,4 % seul)
   Au-dela de 10 000 EUR : + cotisations TNS sur l'excedent

Plus votre capital et votre compte courant sont élevés, plus la part de dividendes échappant aux cotisations est large. C'est un paramètre qui se structure en amont. Et attention : la SPFPL ne fait pas écran à cette règle.

La SPFPL ne fait pas écran à la règle des 10 %

On l'entend souvent, et c'est faux : faire transiter les dividendes par une SPFPL ne supprime pas les cotisations sur la fraction excédant 10 %. La Cour de cassation (2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366) l'a jugé expressément. La niche qui consistait à choisir une SELAS, ou à interposer une holding, pour échapper aux cotisations sur dividendes est définitivement fermée.

La rémunération ouvre des droits sociaux et se déduit du résultat ; les dividendes sont efficients sous le seuil de 10 % mais ne créent aucun droit retraite. Le bon mix se calcule au cas par cas. Pour le détail chiffré de l'arbitrage propre à l'avocat, lisez avocat en SELARL : l'arbitrage rémunération / dividendes, complété par nos guides transverses SEL : salaire ou dividendes et dividendes de SEL et cotisations sociales. Pour décortiquer spécifiquement le piège du seuil de 10 % en SELARL d'avocat, voyez notre guide dédié dividendes en SELARL d'avocat : le piège des cotisations sociales (> 10 % du capital).

§ 6LA COUCHE SUPÉRIEURE·5 MIN

La couche supérieure : la holding SPFPL

Au-dessus de la SELARL, un troisième étage entre en jeu — optionnel, mais c'est lui qui change la donne sur la transmission : la SPFPL (société de participations financières de professions libérales). Encadrée par l'ordonnance 2023-77 du 8 février 2023 (qui a réformé le régime issu de la loi 90-1258 du 31/12/1990), c'est une holding à objet limité dont le capital est contrôlé par des professionnels en exercice. Elle détient les titres de votre SELARL et devient le pivot de la capitalisation et de la transmission.

L'essentiel

Concrètement : au lieu de sortir 100 000 € de dividendes et d'en perdre 31 400 € au PFU, vous les faites remonter à la SPFPL pour ~1 250 € seulement (régime mère-fille), et vous réinvestissez les 98 750 € restants. Le bénéfice ainsi capitalisé ne remonte pas à votre revenu fiscal de référence, ce qui aide à piloter la CDHR. C'est aussi la brique de la transmission (apport-cession, pacte Dutreil).

Le régime mère-fille : remonter les dividendes à ~1,25 %

Grâce au régime mère-fille (articles 145 et 216 CGI), les dividendes versés par la SELARL à la SPFPL sont exonérés à 95 % : seule une quote-part de frais et charges de 5 % reste imposable à l'IS. Le coût effectif de la remontée est donc d'environ 1,25 % (5 % × 25 %). Conditions : détenir au moins 5 % du capital, conserver les titres au moins 2 ans, les deux sociétés étant à l'IS. En cas de détention à 95 % au moins, l'intégration fiscale (article 223 A CGI) peut réduire encore le frottement.

Coût de remontée des dividendes en régime mère-fille

Quote-part de frais et charges : 5 % des dividendes
Imposee a l'IS (ici au taux normal de 25 %)

  Cout effectif = 5 % x 25 % = 1,25 %

100 000 EUR de dividendes remontes a la SPFPL
   -> ~1 250 EUR d'IS, soit ~98 750 EUR disponibles pour reinvestir

À comparer aux 31,4 % de PFU si ces mêmes dividendes étaient sortis directement vers votre patrimoine personnel. La SPFPL ne vous enrichit pas immédiatement : elle vous permet de réinvestir presque tout, hors revenu fiscal de référence.

La SPFPL est bien éligible au régime mère-fille

Contrairement à une idée reçue, la SPFPL n'est pas exclue du régime mère-fille : étant une société soumise à l'IS qui détient des participations dans une SEL elle-même à l'IS, elle remplit les conditions des articles 145 et 216 CGI. La confusion vient des sociétés de personnes translucides, qui, elles, ne peuvent pas en bénéficier.

La SPFPL est aussi la rampe de lancement de la transmission : l'apport-cession (article 150-0 B ter CGI) place la plus-value en report quand vous apportez vos titres à la holding, et le pacte Dutreil (article 787 B CGI) exonère 75 % des droits de mutation sous engagement de conservation. Le montage complet est détaillé dans notre guide holding d'avocat (SPFPL), complété par SPFPL et profession libérale et l'apport-cession 150-0 B ter.

Hagnéré Patrimoine

Une SPFPL est-elle pertinente dans votre cas ?

Capitaliser à 1,25 %, financer un rachat de titres, piloter votre RFR, préparer la transmission : on modélise l'intérêt réel d'une SPFPL sur votre profil d'avocat, sans survente.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 7LE TABLEAU·3 MIN

BNC vs SELARL vs SELARL + SPFPL : le tableau

Le tableau qui suit est celui qu'on dessine au tableau blanc en rendez-vous : le comparatif des trois architectures, ligne par ligne. La lecture est simple. La SELARL crée une « salle d'attente fiscale » à 15/25 % pour le bénéfice non consommé ; la SPFPL ajoute par-dessus la remontée quasi-exonérée des dividendes et la préparation de la cession.

Comparatif structurel 2026 — chiffres indicatifs, à modéliser selon la situation réelle. La SELARL n'a d'intérêt que si vous thésaurisez ; la SPFPL n'a d'intérêt qu'au-dessus d'une SELARL qui distribue.
CritèreBNC (réel 2035)SELARL à l'ISSELARL + SPFPL
Imposition du bénéfice non consomméIR 41-45 % + CNBF + CSG sur la totalitéIS 15 % / 25 %IS 15 % / 25 %
Sortie en dividendes—PFU 31,4 % (+ cotisations > 10 %)Remontée mère-fille 95 % exo (~1,25 %)
Rémunération techniqueBNC 2035BNC 2035 (plus d'abattement 10 %)BNC 2035
Capitalisation interneNon (tout sort)Oui, à l'ISOui, à l'IS + holding
Préparation cession / transmission151 septies A / 238 quindeciesApport-cession 150-0 B terApport-cession + Dutreil 787 B
Pilotage RFR / CDHRSubi (tout au RFR)PartielOptimal (thésaurisation hors RFR)
Coût / complexitéFaibleMoyen (compta IS, ~1,5-2,5 k€/an)Élevé (deux sociétés)

Comment lire ce tableau en une minute

Lisez-le de haut en bas en vous posant une seule question : quelle part de mon bénéfice est-ce que je ne consomme pas ? Si la réponse est « presque rien », arrêtez-vous à la colonne BNC : les deux autres ne vous apporteront qu'un surcoût. Si vous thésaurisez réellement, la colonne SELARL devient pertinente ; et si, en plus, vous distribuez des dividendes que vous voulez réinvestir sans les sortir, la colonne SELARL + SPFPL prend le relais. Chaque étage ne se justifie que par celui du dessous.

Aucune structure n'est « meilleure » dans l'absolu : tout dépend de votre taux d'épargne, de votre horizon de cession et de votre tolérance à la complexité. Ce tableau dit « quelle structure », pas « combien » : c'est ce que le cas de Maître Laurent, juste en dessous, chiffre sur 5 ans.

§ 8CAS CHIFFRÉ·5 MIN

Cas chiffré : Maître Laurent, 200 000 € de BNC sur 5 ans

Prenons un exemple concret. Maître Laurent dégage 200 000 € de bénéfice par an et vit avec 90 000 € : il n'en consomme pas 110 000 €. Comparons les trois structures (chiffres indicatifs, hors coût de structure et impact retraite).

Note de méthode sur les projections

Les montants ci-dessous sont des ordres de grandeur pédagogiques, calculés sur des hypothèses simplifiées (rémunération constante, barème 2026 figé, pas de quotient familial détaillé). Ils servent à illustrer le mécanisme du spread IS/IR, pas à prédire votre résultat exact. Un rendement de placement de la trésorerie thésaurisée n'est jamais garanti : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Seule une modélisation individuelle, intégrant votre foyer fiscal, vos charges réelles et votre horizon, donne un chiffre fiable.

Scénario A — Le BNC : tout passe à l'IR

Les 200 000 € sont imposés à l'IR au barème (la fraction haute à 45 %), plus la CNBF, plus la CSG, sur la totalité— y compris sur les 110 000 € qu'il ne dépense pas. Cette épargne professionnelle subit donc la tranche marginale de 45 % : il ne reste qu'une fraction nette à placer. Sur ces 110 000 € non dépensés, près de 49 500 € partent en IR avant même d'avoir pu être placés — c'est exactement cette part que la SELARL met à l'abri.

Scénario B — La SELARL : la part non consommée capitalise à ~20,75 %

Maître Laurent se verse ~90 000 € de rémunération (imposée à l'IR + CNBF, comme avant) et laisse ~100 000 € de bénéfice dans la société. Cette part thésaurisée supporte l'IS : 15 % jusqu'à 42 500 € (≈ 6 375 €) puis 25 % au-delà (≈ 14 375 €), soit ≈ 20 750 € d'IS sur 100 000 €, c'est-à-dire un taux effectif d'environ 20,75 % contre 45 % en BNC.

Le spread sur la part thésaurisée (scénario B)

Part non consommee thesaurisee : 100 000 EUR

  En BNC   : ~45 000 EUR partent en IR (tranche 45 %)
  En SELARL : ~20 750 EUR d'IS (15 % jusqu'a 42 500, 25 % au-dela)

  Spread ~ 24 points = ~24 000 EUR/an de capacite d'epargne en plus

/!\ Avantage de TRESORERIE/CAPITALISATION, pas un cadeau definitif :
le jour ou cet argent sortira en dividendes, il subira le PFU 31,4 %.

Le gain de la SELARL est d'abord un gain de capitalisation : la part non consommée travaille sur une base de ~79 000 € au lieu de ~55 000 €. Sur 5 ans, l'écart cumulé se chiffre en dizaines de milliers d'euros — à la condition expresse de ne pas tout reconsommer, car une double couche IS puis sortie en dividendes annulerait l'avantage.

Scénario C — SELARL + SPFPL : réinvestir hors RFR

Mêmes 90 000 € de rémunération. Mais ici, les dividendes de la SELARL remontent à la SPFPL exonérés à 95 % (frottement ~1,25 %) pour être réinvestis (trésorerie placée, immobilier, parts) sans repasser par le revenu fiscal de référence. Maître Laurent pilote ainsi sa CDHR et prépare la cession future de son cabinet via l'apport-cession. C'est l'architecture la plus efficiente — au prix de deux sociétés à gérer.

La leçon du cas : l'avantage n'existe que si vous ne reconsommez pas

Sur 5 ans, la thésaurisation à ~20,75 % (scénario B) puis la remontée mère-fille (scénario C) créent un écart cumulé de plusieurs dizaines de milliers d'euros face au BNC. Mais cet avantage est conditionnel : si Maître Laurent finit par tout sortir en dividendes pour sa consommation personnelle, la double couche (IS dans la société, puis PFU 31,4 % à la sortie) érode l'essentiel du gain. La SELARL est un outil de capitalisation et de transmission, pas une machine à dépenser moins cher. Chiffres indicatifs, à modéliser individuellement.
§ 9LEVIER TRANSVERSE N°1·3 MIN

Le levier transverse n°1 : le PER à TMI 45 %

Quelle que soit votre structure, un levier reste imbattable à haute tranche marginale : le PER (ou Madelin) de l'article 154 bis CGI. Chaque euro versé est déductible de votre bénéfice imposable, donc économise votre TMI — 41 ou 45 centimes par euro pour un avocat à hauts revenus — tout en réduisant votre revenu fiscal de référence.

Plafond de déduction PER / Madelin 2026 (art. 154 bis)

Plafond = 10 % x benefice imposable (plafonne a 8 PASS)
        + 15 % x (fraction de benefice entre 1 et 8 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR
Plancher = 4 806 EUR     |   Plafond maximal = 88 911 EUR

Pour un bénéfice supérieur ou égal à 8 PASS, le plafond atteint son maximum de 88 911 €. À 45 % de TMI, saturer ce plafond représente jusqu'à environ 40 000 € d'impôt en moins, plus un revenu fiscal de référence abaissé d'autant (ce qui atténue la CEHR et la CDHR).

Mini-cas — Maître Sophie, TMI 45 %

Bénéfice 180 000 €, plafond PER de l'ordre de 10 % × 180 000 + 15 % × (180 000 − 48 060), soit environ 37 800 € dans son cas (le plafond maximal de 88 911 € n'est atteint qu'à partir de 8 PASS de bénéfice). Un versement de 30 000 € génère ≈ 13 500 € d'impôt en moins (45 %) et abaisse son RFR de 30 000 €. Bon à savoir : le report des plafonds non utilisés est porté de 3 à 5 ans en 2026, et les prélèvements sociaux à la sortie du PER sont à 18,6 % sur les gains.

Le PER est le premier réflexe à saturer avant toute réduction d'impôt plafonnée. Pour le détail : PER du professionnel libéral (article 154 bis) et notre pilier plan d'épargne retraite.

§ 10LES AUTRES LEVIERS·3 MIN

Les autres leviers : immobilier, trésorerie, défisc

Une fois la structure et le PER en place, trois familles de leviers transverses complètent la stratégie. On les pose ici en trois lignes chacune, avec le renvoi vers le guide qui les traite à fond — l'avocat pressé voit l'arbre, le détail est à un clic.

Les murs du cabinet en SCI

Loger les murs de votre cabinet dans une SCI à l'IR qui les loue à la SELARL permet de déduire les loyers du résultat de la société et de séparer l'actif professionnel de l'exploitation. Les loyers d'une SCI à l'IR (location nue) sont des revenus fonciers, soumis aux prélèvements sociaux à 17,2 % (et non 18,6 %, cette branche étant maintenue par la LFSS 2026). Comme l'avocat est assujetti à la TVA, l'option pour la TVA des loyers (article 260-2° CGI) permet de récupérer la TVA sur l'immeuble.

La trésorerie de la SELARL

Plutôt que de la sortir à 31,4 %, la trésorerie excédentaire de la SELARL (ou de la SPFPL) peut être placée à l'IS via un contrat de capitalisation de personne morale (article 238 septies E CGI), un compte-titres de société ou des SCPI au bilan. Le détail des solutions figure dans notre guide trésorerie de SELARL d'avocat.

Le catalogue des niches de défiscalisation

Girardin, FIP/FCPI, déficit foncier, location meublée… ces réductions et déductions one-shot viennent après la structuration, jamais avant. Nous les passons en revue, sans les survendre, dans notre guide catalogue défiscalisation avocat : 9 dispositifs.

L'ordre de priorité : structurer d'abord, défiscaliser ensuite

Un réflexe sain pour un avocat à hauts revenus : la structure avant la niche. On verrouille d'abord le choix BNC/SELARL et le pilotage rémunération/dividendes (gain récurrent, sans risque produit), puis on sature le PER (déduction certaine à la TMI), et seulement ensuite on examine les dispositifs à réduction d'impôt. Ces derniers comportent un aléa économique réel: un FIP/FCPI ou un Girardin peut faire perdre du capital, et l'avantage fiscal ne compense jamais une mauvaise opération. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

Dualité des prélèvements sociaux 2026 : ne pas confondre les deux taux

Depuis la LFSS 2026, deux taux coexistent. Sont à 18,6 % : les dividendes, intérêts, plus-values mobilières (dont la cession de parts de SEL), plus-values professionnelles et gains du PER à la sortie. Restent à 17,2 % : l'assurance-vie, les contrats de capitalisation, les revenus fonciers (loyers d'une SCI à l'IR) et les plus-values immobilières des particuliers. Cette dualité revient dans presque chaque arbitrage de l'avocat : nous la détaillons dans prélèvements sociaux 2026.
§ 11TRÈS HAUTS REVENUS·4 MIN

Très hauts revenus : CEHR, CDHR et sortie de cabinet

Pour l'avocat dont le revenu fiscal de référence franchit certains seuils, deux contributions s'ajoutent à l'IR — et la sortie de cabinet appelle ses propres règles. C'est le terrain de l'associé dont le RFR dépasse 250 000 € — typiquement l'avocat d'affaires en fin de carrière qui s'apprête à céder.

CEHR et CDHR : deux contributions à ne pas confondre

La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR, article 223 sexies CGI) s'applique au RFR : 3 % au-delà de 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple), puis 4 % au-delà de 500 000 € / 1 000 000 €. La contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR, article 224 CGI, instaurée par la LF 2025 et reconduite par la LF 2026) garantit pour sa part une imposition effective minimale d'environ 20 % du RFR au-delà de 250 000 € / 500 000 €, et vise surtout les revenus taxés à faible taux. Un avocat dont le bénéfice est imposé au barème dépasse souvent ce plancher de 20 % ; la thésaurisation en SELARL/SPFPL aide à piloter le RFR. Ne pas intervertir les deux : 223 sexies = CEHR, 224 = CDHR. Le détail figure dans notre guide la contribution différentielle sur les hauts revenus.

La sortie : céder son cabinet ou ses parts

Au moment de la cession, plusieurs régimes se combinent. La cession de la clientèle ou de la branche peut bénéficier de l'exonération de l'article 238 quindecies CGI (totale jusqu'à 500 000 € de valeur, dégressive jusqu'à 1 000 000 €) ou, en cas de départ en retraite, de l'article 151 septies A CGI (IR exonéré, mais prélèvements sociaux 18,6 % dus). La cession de parts de SEL relève de la plus-value mobilière (12,8 % + 18,6 % = 31,4 %), avec l'abattement fixe de 500 000 € du dirigeant partant en retraite (article 150-0 D ter CGI, prorogé jusqu'au 31/12/2031) — abattement qui ne couvre pas les prélèvements sociaux.

La structuration se prépare au moins 5 ans avant la cession

L'apport des titres de SELARL à une SPFPL place la plus-value en report (article 150-0 B ter), le pacte Dutreil exonère 75 % en cas de transmission familiale, et l'abattement retraite de 500 000 € suppose la cessation de fonctions et la liquidation des droits dans les délais. Ces leviers se calibrent en amont. La vision patrimoniale complète — au-delà du seul impôt : épargne, immobilier, prévoyance, transmission — est l'objet de notre guide gestion de patrimoine pour avocat, et le cadre des hauts revenus dans profession libérale à hauts revenus.
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Sources et références légales

  • CGI — l'avocat en BNC et la TVA

    Art. 92 CGI (BNC, rémunération technique de l'associé de SEL). Loi 71-1130 du 31/12/1971 (profession d'avocat). Art. 102 ter CGI (régime micro-BNC, abattement 34 %, seuil de recettes 83 600 € en 2026). Art. 256 CGI (champ de la TVA : honoraires d'avocat soumis au taux normal de 20 %). Art. 261-4-1° CGI (exonération des soins de santé humaine, inapplicable à l'avocat). Art. 293 B CGI (franchise en base de TVA en début d'activité). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin TNS). CNBF : régime autonome, cotisation forfaitaire selon ancienneté + proportionnelle 3,20 % plafonnée à 297 549 €, complémentaire par classes.

  • CGI / CSS — SEL, rémunération et dividendes

    Art. 219 I-b CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions PME, 25 % au-delà). Art. 62 CGI (rémunération de gérant majoritaire imposée en traitements et salaires). Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS depuis la LFSS 2026). Art. L. 131-6 CSS (cotisations TNS sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant d'associé). CE 8 avril 2025 n° 492154 (rémunération technique = BNC, fin de la tolérance des 5 %). Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (SPFPL sans effet d'écran sur la règle des 10 %). Doctrine BOI-RES-BNC-000136 (24/04/2024).

  • Holding, transmission et hauts revenus

    Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille, exonération 95 %, quote-part de frais et charges de 5 %, IS effectif 1,25 %). Art. 223 A CGI (intégration fiscale). Loi 90-1258 du 31/12/1990 et ordonnance 2023-77 du 08/02/2023 (exercice en société des professions libérales réglementées, SPFPL). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, 75 %). Art. 238 quindecies, 151 septies A et 150-0 D ter CGI (exonérations et abattement de plus-value, abattement fixe 500 000 € prorogé au 31/12/2031). Art. 260 CGI (option TVA des loyers d'une SCI de murs). Art. 223 sexies CGI (CEHR). Art. 224 CGI (CDHR, instaurée par la LF 2025 et reconduite par la LF 2026). LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025), LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Toute stratégie de structuration fiscale d'un avocat (choix BNC ou SELARL, seuil de bascule, modélisation rémunération/dividendes, holding SPFPL, simulation CEHR/CDHR, plan de cession ou de transmission) doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable. Les chiffres et taux cités sont à jour au 12 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains montants, notamment les seuils de franchise en base de TVA et la pension de base CNBF, sont indiqués sous réserve de confirmation au texte officiel à la date de votre opération.

Foire aux questions

Tout sur l'optimisation fiscale de l'avocat en 2026 structure, bascule, dividendes, holding.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous d'avocat : seuil de bascule SELARL, BNC vs société, abattement de 10 %, dividendes, SPFPL, TVA, PER, CDHR. Réponses sourcées et à jour 2026.