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Guide avocat 202618 minMis à jour 25 juin 20263 cas chiffrés

Vendre son cabinet d'avocat : ce que l'État prend vraiment sur la plus-value

Après 20 ou 30 ans de barreau, vous cédez votre cabinet — et la première question est brutale : combien part en impôt ? Tout dépend d'une chose, ce que vous vendez. Votre clientèle civile (droit de présentation, BNC) ? Plus-value professionnelle, exonérable à 100 % jusqu'à 500 000 € (article 238 quindecies). Vos parts de SELARL/SELAS ? Plus-value mobilière, abattement de 500 000 € à la retraite (150-0 D ter). Deux mondes, deux arsenaux — et un taux réel 2026 de 31,4 % (pas 30 %) si vous n'êtes pas exonéré. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

CESSION DE CABINET D'AVOCAT 2026

Chiffrer l'impôt exact de votre cession et activer la bonne exonération

Audit de cession : identification de votre régime (clientèle BNC ou parts de SEL), seuils 238 quindecies / 151 septies, départ à la retraite, abattement 500 000 €, prélèvements sociaux réels à 18,6 % et CEHR/CDHR. Cabinet 100 % indépendant.

  • Clientèle ou parts de SEL identifié
  • Exonérations et cumuls modélisés
  • PS 18,6 % et CEHR/CDHR intégrés
  • Cabinet 100 % indépendant

EXO TOTALE (CLIENTÈLE)

500 000 €

DÉGRESSIVE JUSQU'À

1 000 000 €

ABATT. PARTS SEL

500 000 €

PV PRO / PV PARTS

31,4 %

PS 2026

18,6 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE GRAND TRI·3 MIN

Le grand tri : clientèle civile ou parts de SEL

L'essentiel en 30 secondes

  • Ce qui commande votre fiscalité tient en un mot : la nature de ce que vous cédez (votre clientèle, ou des titres de société).
  • Vous cédez votre clientèle civile (droit de présentation, exercice en BNC) ? C'est une plus-value PROFESSIONNELLE → arsenal 151 septies, 238 quindecies, 151 septies A.
  • Vous cédez les parts de votre SELARL/SELAS à l'IS ? C'est une plus-value MOBILIÈRE des particuliers (art. 150-0 A) → un seul dispositif de faveur : l'abattement de 500 000 € de l'art. 150-0 D ter (retraite).
  • Les exonérations professionnelles ne s'appliquent pas aux parts de SEL, et inversement.
  • Le fondement du tri : l'article 151 nonies I CGI (les parts d'une société à l'IR où l'on exerce sont de l'actif professionnel ; les titres d'une SEL à l'IS restent dans le patrimoine privé).

Ce dossier passe plusieurs fois par an sur notre bureau : un confrère a passé 25 ans à bâtir son cabinet, il décide de le transmettre. Et la première question qu'il pose, ce n'est pas « combien vaut-il ? », c'est « combien vais-je garder ? ». La réponse tient à une seule distinction, et c'est elle qui décide si vous conservez 100 % du prix ou 70 % : cédez-vous votre clientèle, ou cédez-vous des titres de société ? Même chèque encaissé au final, mais deux fiscalités qui n'ont rien en commun: pas les mêmes seuils, pas les mêmes exonérations, pas les mêmes droits pour l'acheteur.

Première spécificité de l'avocat : contrairement au notaire, il n'est pas officier public et ministériel et n'a donc pas d'office à céder. Mais il peut transmettre sa clientèle civile en présentant un successeur agréé au cessionnaire : c'est le droit de présentation, un actif incorporel relevant des bénéfices non commerciaux. La jurisprudence civile valide la cession de clientèle libérale dès lors que la liberté de choix du client est préservée (Cass. 1re civ. 7 novembre 2000, n° 98-17.731). Fiscalement, cette cession génère une plus-value professionnelle.

Beaucoup d'avocats exercent désormais en SELARL ou SELAS, et on raisonne souvent comme si seule comptait la clientèle BNC — en oubliant le cas des parts de SEL, qui obéit à d'autres règles. Or chacun a son propre arsenal d'exonérations, ses propres seuils. Identifier votre cas, c'est le premier réflexe : tant qu'on ne l'a pas tranché, chiffrer une exonération n'a aucun sens.

Le mot d'ordre : identifiez votre régime AVANT de chercher votre exonération.
Ce que vous cédezRégime fiscalTexteDispositifs d'exonération
Clientèle / droit de présentation (exercice en BNC)Plus-value PROFESSIONNELLEArt. 39 quindecies CGI (LT 12,8 %)151 septies, 238 quindecies, 151 septies A
Parts d'une SCP / quote-part en AARPI (société à l'IR) où vous exercezPlus-value PROFESSIONNELLE (art. 151 nonies I)Actif professionnelIdem ci-dessus
Parts d'une SELARL / actions d'une SELAS (société à l'IS)Plus-value MOBILIÈRE des particuliersArt. 150-0 A CGIAbattement fixe 150-0 D ter (500 000 €) uniquement

Pourquoi cette frontière ?

L'article 151 nonies I CGI assimile les parts d'une société à l'IR (où vous exercez votre activité, comme une SCP ou une AARPI) à de l'actif professionnel : leur cession suit le régime des plus-values professionnelles. À l'inverse, l'associé d'une SEL à l'IS détient des titres privés, même s'il y exerce : leur cession relève de la plus-value mobilière des particuliers. Si vous détenez vos parts via une holding, voyez notre guide SPFPL d'avocat : détenir et céder ses parts de SEL via la holding.
§ 2LE COÛT DE BASE·2 MIN

Combien ça coûte si vous n'êtes pas exonéré (31,4 %)

En 30 secondes : le tarif plein 2026

  • Sans aucune exonération, une plus-value professionnelle à long terme (clientèle BNC) se taxe à 31,4 % : 12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux.
  • Une plus-value mobilière (parts de SEL) se taxe au même PFU : 31,4 % (12,8 % + 18,6 %).
  • C'est le prix de référence : chaque exonération du guide se mesure à l'aune de ce qu'elle vous fait économiser sur ces 31,4 %.

Avant de chercher à payer moins, regardons le plein tarif : que laisseriez-vous à l'État sans le moindre dispositif de faveur ? Que vous vendiez la clientèle ou les parts, vous arrivez en 2026 au même résultat : un prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. C'est ce chiffre qui sert d'étalon — chaque exonération du guide se lit comme une économie sur ces 31,4 %.

Cession de la clientèle — plus-value PRO long terme

12,8 % d'impôt sur le revenu (art. 39 quindecies CGI) + 18,6 % de prélèvements sociaux = 31,4 %. La plus-value professionnelle à long terme figure dans la liste relevée par la LFSS 2026 : ses PS passent à 18,6 %.

Cession des parts de SEL — plus-value MOBILIÈRE

12,8 % d'IR + 18,6 % de PS = 31,4 % (PFU). La CSG du capital passe de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026 (LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30/12/2025).

L'erreur que font la plupart des guides : 30 % ou 17,2 %

Vous lirez partout que la plus-value de cession se taxe à 30 %, avec 17,2 % de prélèvements sociaux. C'est périmé pour 2026. La LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) a porté la CSG du capital de 9,2 % à 10,6 % : les prélèvements sociaux sur les plus-values professionnelles et mobilières sont désormais de 18,6 %, soit un taux global de 31,4 %. Le 17,2 % ne subsiste que pour l'assurance-vie, les contrats de capitalisation, les revenus fonciers (location nue, SCI à l'IR — vos murs), les plus-values immobilières et le PEL/CEL. Si vous détenez les murs du cabinet en SCI à l'IR, leur régime est différent : voyez nos guides acheter les murs de son cabinet d'avocat en SCI.
Le 17,2 % ne vaut que pour l'immobilier (murs en SCI à l'IR) ; la cession du cabinet, elle, supporte 18,6 % de PS.
Ce que vous cédezIRPS 2026Total
Clientèle / droit de présentation (BNC, long terme)12,8 %18,6 %31,4 %
Parts de SELARL / SELAS (IS)12,8 %18,6 %31,4 %
Mémo — murs du cabinet en SCI à l'IRRégime PV immo17,2 %voir §4 / SCI
Hagnéré Patrimoine

Chiffrer l'impôt exact sur la cession de votre cabinet d'avocat

Un CGP indépendant identifie votre régime (clientèle BNC ou parts de SEL), applique les exonérations disponibles et chiffre, à l'euro, ce qui reste à payer après IR et prélèvements sociaux à 18,6 %.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3LE CALCUL·2 MIN

Comment se calcule votre plus-value : court terme vs long terme

La plus-value est égale au prix de cession diminué de la valeur nette comptable des éléments cédés. Une subtilité de durée fait ensuite basculer le régime : un élément détenu depuis moins de 2 ans génère une plus-value à court terme ; au-delà, c'est du long terme, à taux réduit.

Pour un avocat, la plus-value est presque toujours à long terme

La clientèle et le droit de présentation sont des incorporels non amortissables : leur cession génère, après deux ans d'exercice, une plus-value intégralement à long terme, taxée à 31,4 % (avant exonération). Seuls les amortissements pratiqués sur le matériel et les agencements (bureau, informatique) sont réintégrés en plus-value à court terme— un poste généralement marginal dans un cabinet d'avocat.

La plus-value à court terme, elle, est réintégrée au bénéfice et taxée au barème de l'impôt sur le revenu (votre TMI de 41-45 %) et soumise aux cotisations sociales (assiette CNBF/URSSAF). Un étalement sur 3 ans est possible (article 39 quaterdecies CGI) pour lisser l'impact. Mais comme cette fraction reste faible sur un cabinet d'avocat, c'est bien la plus-value à long terme — et son taux de 31,4 % avant exonération — qui décide de l'essentiel. Et c'est précisément ce taux que le 238 quindecies peut ramener à zéro : on y vient.

§ 4ARTICLE 238 QUINDECIES·3 MIN

Le levier phare : exonération selon la valeur (article 238 quindecies)

Pour un avocat qui cède sa clientèle, c'est l'arme principale, parce qu'il raisonne sur le seul chiffre que regarde un repreneur : la valeur de cession. L'article 238 quindecies CGI exonère la plus-value lors de la transmission d'une entreprise individuelle, d'une branche complète d'activité, ou de l'intégralité des parts d'une société de personnes à l'IR, après 5 ans d'activité (BOI-BIC-PVMV-40-20-50). L'assiette du seuil correspond au prix augmenté des charges en capital et indemnités au profit du cédant, hors immobilier.

Seuils en vigueur 2026. Attention : l'ancien seuil 300 000 / 500 000 € est PÉRIMÉ (rehaussé depuis la loi de finances pour 2022).
Valeur de cession (hors immobilier)Effet
< 500 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
≥ 500 000 € et < 1 000 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 1 000 000 €Aucune exonération

Taux d'exonération partielle (238 quindecies)

Taux exonéré = (1 000 000 − valeur de cession) / 500 000

Exemple :
  cession 700 000 €
  → (1 000 000 − 700 000) / 500 000 = 60 %
  → 60 % de la plus-value est exonérée

Entre 500 000 € et 1 000 000 € de valeur, l'exonération décroît linéairement de 100 % à 0 %. C'est un seuil de VALEUR, à ne pas confondre avec les seuils de RECETTES du 151 septies (§5).

Le piège du « tout ou rien »

  • Il faut transférer une activité complète et autonome : la branche cédée doit pouvoir fonctionner par ses propres moyens (CE 16 octobre 2013, n° 346063). Céder seulement une partie de votre clientèle, en deux temps, fait perdre l'exonération.
  • En revanche, vous pouvez garder les murs et les louer au repreneur : le Conseil d'État (8 décembre 2017, n° 407128) a jugé qu'un usage garanti par bail suffit à caractériser la branche complète.
  • Conditions de non-contrôle du repreneur : vous ne devez ni le diriger, ni détenir plus de 50 % de ses droits (anti « vente à soi-même »).
  • Les seuils de 700 000 / 1 200 000 € qu'on lit parfois ne valent que pour les transmissions à de jeunes agriculteurs : ils ne s'appliquent pas à un avocat.

Bon à savoir : le délai de 5 ans suit l'activité, pas le local

Le Conseil d'État (13 juin 2018, n° 401942) juge que le délai de 5 ans s'apprécie au regard de l'activité elle-même, et non de chaque local ou structure. Vous pouvez avoir déménagé votre cabinet, changé de barreau, repris une clientèle en cours de route : tant que l'activité d'avocat se poursuit sans interruption, le compteur des 5 ans n'est pas remis à zéro. Et quand l'exonération est totale, elle efface IR ET prélèvements sociaux.
§ 5ARTICLE 151 SEPTIES·2 MIN

Exonération selon les recettes (151 septies) : marginale pour un cabinet rentable

L'article 151 septies CGI exonère la plus-value professionnelle en fonction de vos recettes, pas de la valeur du cabinet. Condition d'entrée : avoir exercé l'activité depuis au moins 5 ans. Les recettes prises en compte sont la moyenne hors taxes des deux années civiles qui précèdent celle de la réalisation de la plus-value (BOI-BIC-PVMV-40-10-10).

Seuils prestations de services (avocat). Au-delà de 126 000 € de recettes, ce régime ne joue plus.
Recettes moyennes HT (prestations de services)Effet
≤ 90 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
> 90 000 € et < 126 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 126 000 €Aucune exonération

Taux d'exonération partielle (151 septies)

Taux exonéré = (126 000 − recettes moyennes HT) / 36 000

Exemple :
  recettes 108 000 €
  → (126 000 − 108 000) / 36 000 = 50 %
  → la moitié de la plus-value est exonérée

Entre 90 000 € et 126 000 € de recettes, l'exonération décroît linéairement de 100 % à 0 %.

Pour qui le 151 septies est-il vraiment utile ?

En pratique, ce régime sauve surtout les très petites structures : un avocat en fin de carrière, à temps partiel, dont les recettes annuelles restent sous 90 000 €, peut céder sa clientèle en exonération totale — IR et prélèvements sociaux effacés. Mais un cabinet d'avocat rentable dépasse vite 126 000 € de recettes : pour lui, le 151 septies ne donne rien, et c'est l'article 238 quindecies (qui raisonne sur la valeur) qui prend le relais. Les deux régimes sont alternatifs : on chiffre les deux et on retient le plus favorable, jamais les deux à la fois. La même logique vaut pour toutes les professions libérales : voyez notre comparatif céder un cabinet libéral : le guide générique des exonérations de plus-value, et la déclinaison cession d'un cabinet dentaire et exonération de plus-value qui détaille les mêmes seuils.
§ 6CLIENTÈLE OU PARTS·3 MIN

Vendre la clientèle OU les parts de votre SEL : le comparateur

Vous exercez en SELARL ou SELAS et hésitez : faut-il vendre la clientèle (cédée par la société) ou vos parts de la société elle-même ? Les deux voies n'ont ni le même régime de plus-value, ni les mêmes exonérations, ni les mêmes droits pour l'acquéreur. Le comparatif tient en six lignes — les voici. (Sur la mécanique de la SELARL au quotidien — rémunération, dividendes et cotisations —, voyez notre guide dividendes en SELARL d'avocat : le piège des cotisations sociales.)

Deux régimes, deux logiques : on ne choisit pas la même exonération selon la voie de cession.
CritèreClientèle / droit de présentation (BNC)Parts de SELARL / SELAS (IS)
Nature de la plus-valueProfessionnelleMobilière des particuliers
Base légaleArt. 151 nonies / 39 quindeciesArt. 150-0 A
Taux plein long terme 202631,4 % (12,8 % + 18,6 %)31,4 % (12,8 % + 18,6 %)
Exonérations151 septies + 238 quindecies + 151 septies AAbattement 500 000 € retraite (150-0 D ter)
Droits d'enregistrement (acquéreur)Art. 719 : 0 / 3 / 5 %Art. 726 : 3 % (SELARL) ou 0,1 % (SELAS)
PV court terme au barème + cotisationsOui (amortissements réintégrés)Non

LE piège technique : le 238 quindecies ne sauve pas les parts de SEL

On lit souvent que le 238 quindecies s'applique à la cession de « parts ». Attention : il ne vise que l'intégralité des parts d'une société de personnes semi-transparente (parts de SCP, quote-part en AARPI détenue comme actif professionnel). Les parts d'une SELARL ou actions d'une SELAS à l'IS ne sont pas éligibles au 238 quindecies : elles relèvent de la plus-value mobilière (art. 150-0 A), avec son propre régime de faveur, l'abattement 150-0 D ter (§7). Se tromper de case ici, c'est se tromper de dispositif — et la facture peut grimper de plusieurs dizaines de milliers d'euros.
§ 7ARTICLE 150-0 D TER·3 MIN

Céder vos parts de SEL : l'abattement de 500 000 € (150-0 D ter)

L'essentiel en 30 secondes

  • Vous cédez les parts d'une SELARL/SELAS à l'IS : régime de la plus-value mobilière (art. 150-0 A), PFU 31,4 %.
  • Un seul dispositif de faveur : l'abattement fixe de 500 000 € de l'article 150-0 D ter, réservé au dirigeant qui part à la retraite.
  • Cet abattement ne joue que sur l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux de 18,6 % frappent la totalité du gain.
  • Prorogé jusqu'au 31 décembre 2031 (LF 2025, reconfirmé par la LF 2026).

Vous vendez vos titres de SEL. La plus-value est mobilière (art. 150-0 A), imposée au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS) — ou, sur option, au barème. À noter : les abattements pour durée de détention (50 % / 65 %, art. 150-0 D 1 ter) ne valent que pour les titres acquis avant le 1er janvier 2018; pour des parts de SEL plus récentes, ils ne s'appliquent pas et le PFU est en général le plus favorable.

Les conditions de l'abattement 150-0 D ter

  • La société est une PME au sens du droit de l'Union européenne, soumise à l'IS, exerçant une activité opérationnelle (dont libérale).
  • Vous avez exercé une fonction de direction pendant les 5 ans précédant la cession.
  • Vous détenez au moins 25 % des droits, de manière continue.
  • Les titres sont détenus depuis au moins 1 an (au texte ; à vérifier selon votre situation).
  • Vous cessez vos fonctions et faites valoir vos droits à la retraite (liquidation CNBF) dans les 24 mois (avant ou après la cession) ; la cession porte sur l'intégralité ou la quasi-totalité des droits, et vous ne détenez pas plus de 50 % du repreneur.

L'abattement ne touche que l'impôt sur le revenu

Les 500 000 € s'imputent sur la plus-value avant application du PFU, mais uniquement sur l'impôt sur le revenu. Les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur la totalité du gain (l'abattement ne les réduit pas), et la CEHR / CDHR se calculent sur le revenu fiscal de référence. L'abattement n'est pas cumulable avec l'abattement pour durée de détention de l'article 150-0 D. Bonne nouvelle : le dispositif est prorogé jusqu'au 31 décembre 2031 (article 70 de la LF 2025, reconfirmé par la LF 2026). Un abattement majoré à 600 000 € existe dans des cas spécifiques (jeune agriculteur), non transposables à l'avocat.

Pour le mécanisme complet de la cession de titres via une holding et de l'apport-cession, appuyez-vous sur nos guides SPFPL et profession libérale : céder ses titres de SEL via la holding et SPFPL d'avocat : détenir et céder ses parts de SEL.

§ 8ARTICLE 151 SEPTIES A·2 MIN

Vendre en partant à la retraite (151 septies A)

Vous cédez votre clientèle au moment de partir à la retraite ? L'article 151 septies A CGI exonère la plus-value professionnelle (court et long terme), à condition d'avoir exercé au moins 5 ans, de cesser toute fonction et de faire valoir vos droits à la retraite (liquidation CNBF) dans un délai de 24 mois avant ou après la cession, le repreneur n'étant pas sous votre contrôle. Mais ce régime n'efface que l'impôt sur le revenu : la CSG-CRDS, elle, ne lâche rien — les 18,6 % de prélèvements sociaux restent prélevés, et l'immobilier est exclu. Il est cumulable avec le 238 quindecies (il efface l'IR de la fraction taxable que le 238 quindecies n'a exonérée que partiellement).

Pour aller plus loin : le départ à la retraite a son guide dédié

Le calendrier précis du départ, la liquidation des droits CNBF, le détail du 151 septies A et la transmission familiale (donation, pacte Dutreil de l'article 787 B) font l'objet d'un guide à part entière : transmission de clientèle d'avocat : exonérations 151 septies A et départ en retraite. Pour caler la synchronisation cession / retraite, voyez aussi synchroniser la cession et la liquidation des droits à la retraite.
§ 9CE QUI RESTE À PAYER·2 MIN

Exonéré ne veut pas dire 0 € : la carte des prélèvements qui restent

« Cédez votre cabinet sans impôt » : on lit ça partout. C'est vrai à moitié. Selon le dispositif, vous effacez l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux, ou seulement l'impôt sur le revenu. Reprenons dispositif par dispositif ce qui saute vraiment — et ce qui reste sur la table.

Règle d'or : seules les exonérations TOTALES (238 quindecies < 500 k, 151 septies ≤ 90 k) effacent l'IR ET les PS. La retraite (151 septies A, 150-0 D ter) n'efface que l'IR.
DispositifIR effacé ?PS effacés ?Reste à surveiller
238 quindecies (exo totale < 500 k)OuiOui (18,6 % effacés)CEHR / CDHR sur le RFR
151 septies (exo totale ≤ 90 k recettes)OuiOui (18,6 % effacés)CEHR / CDHR sur le RFR
238 quindecies (dégressif 500 k–1 M)Sur la part exonéréeSur la part exonéréePS 18,6 % sur la fraction taxable
151 septies A (retraite, clientèle)OuiNON — 18,6 % dusPS + immobilier exclu
150-0 D ter (parts de SEL)Sur 500 000 € seulementNON — 18,6 % sur toutPS + CEHR / CDHR sur le RFR

CEHR et CDHR : les deux contributions qui frappent les grosses cessions

Sur les grosses cessions, deux contributions s'ajoutent, calculées sur le revenu fiscal de référence (que les exonérations de plus-value ne neutralisent pas) :
  • La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, art. 223 sexies CGI) : 3 % puis 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR pour un célibataire (le double pour un couple).
  • La CDHR (contribution différentielle sur les très hauts revenus, art. 224 CGI), qui impose un plancher d'imposition de 20 % du RFR au-delà de 250 000 €, et que la LF 2026 a pérennisée.
Le détail figure dans nos guides CDHR : le plancher de 20 % qui s'ajoute sur les grosses cessions et hauts revenus : CEHR, CDHR et IFI déclenchés par une cession.
§ 10CUMULS & DROITS·2 MIN

Empiler les exonérations et les droits d'enregistrement

Sur une même cession de clientèle, vous pouvez empiler plusieurs dispositifs — mais pas dans n'importe quel ordre, et certains ne se combinent jamais. La doctrine (BOI-BIC-PVMV-40-20-20) fixe une mécanique précise.

Mémo express

L'ordre d'application des exonérations professionnelles

  • 1. D'abord l'article 151 septies B (immobilier d'exploitation, si les murs sont inscrits à l'actif).
  • 2. Ensuite l'article 151 septies A (départ à la retraite).
  • 3. Enfin l'article 238 quindecies (selon la valeur).
  • Mais 151 septies (recettes) et 238 quindecies (valeur) sont ALTERNATIFS : on retient le plus favorable, on ne les additionne pas.
  • L'abattement 150-0 D ter relève de la cession de parts de SEL, pas des régimes professionnels : aucun pont entre les deux.

N'oubliez pas l'autre côté de la table : les droits d'enregistrement, à la charge de l'acquéreur. Ils pèsent dans la négociation.

Argument de négociation : céder des actions de SELAS coûte beaucoup moins cher à acquérir (0,1 %) que des parts de SELARL (3 %).
Ce qui est cédéTexteDroits (à la charge de l'acquéreur)
Clientèle / droit de présentation / fonds libéralArt. 719 CGI0 % ≤ 23 000 € · 3 % de 23 000 à 200 000 € · 5 % au-delà
Parts de SELARLArt. 726 CGI3 % après abattement de 23 000 € proratisé
Actions de SELASArt. 726 CGI0,1 %

Et la TVA ?

L'avocat est soumis à la TVA au taux normal de 20 % sur ses honoraires (l'exonération des soins de l'article 261-4-1° du CGI ne le concerne pas). La cession de la branche complète d'activité bénéficie en principe de la dispense de TVA de l'article 257 bis (transmission d'une universalité), à condition que le repreneur soit lui-même assujetti et poursuive l'activité.
§ 11CAS CHIFFRÉS·4 MIN

Trois cas chiffrés à l'euro

On a vu les seuils en théorie ; voyons ce qu'ils donnent sur trois dossiers réels de cabinet d'avocat. Une mise au point méthodologique avant de lire : pour rester lisibles, les cas supposent que la plus-value est proche du prix de cession (prix d'acquisition faible ou nul, fréquent pour une clientèle créée par l'avocat). Le gain net réel se modélise au cas par cas.

Cas 1 · Avocate · BNC · clientèle 480 000 € · 22 ans de barreau

Maître Hélène — sous 500 000 €, la cession est 100 % nette

Hélène exerce en individuel (BNC) depuis 22 ans et cède son droit de présentation de clientèle pour 480 000 €. Clientèle non amortissable → plus-value intégralement à long terme.

La valeur de cession (480 000 €) est inférieure à 500 000 € : l'article 238 quindecies joue à plein, en exonération TOTALE (IR + prélèvements sociaux). Impôt sur la plus-value de clientèle = 0 € d'IR + 0 € de PS.

Pour mesurer ce que ça représente : sans exonération, 480 000 € × 31,4 % = 150 720 € d'impôt auraient été dus. Ici, ils sont entièrement effacés — sans condition d'âge ni de retraite. C'est le cas le plus courant qu'on voit passer, et de loin le plus favorable au cédant.

Cas 2 · Avocat · BNC · clientèle 700 000 € · retraite simultanée

Maître Antoine — 60 % exonéré, mais 52 080 € de PS quand même

Antoine cède sa clientèle 700 000 € après 28 ans d'exercice. On est dans la tranche dégressive du 238 quindecies.

Taux exonéré = (1 000 000 − 700 000) / 500 000 = 60 %. La fraction de plus-value qui reste imposable est donc 700 000 € × 40 % = 280 000 € (hypothèse plus-value ≈ prix).

Sans retraite : IR au PFU 12,8 % = 280 000 € × 12,8 % = 35 840 € + PS 18,6 % = 280 000 € × 18,6 % = 52 080 € → total ≈ 87 920 € (12,6 % de la valeur cédée).

Avec un départ à la retraite simultané (151 septies A) : l'impôt sur le revenu de la fraction taxable est effacé → IR = 0. Mais les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus : il reste 52 080 € de PS à payer. Le cumul efface l'IR, jamais les prélèvements sociaux (détail retraite dans le guide transmission).

Cas 3 · Avocate · SELARL · parts 900 000 € · départ en retraite

Maître Sophie — l'abattement 500 000 € précieux, mais les PS frappent tout

Sophie exerce en SELARL (titres acquis après 2018) et part à la retraite. Elle cède ses parts : plus-value mobilière de 900 000 € (hypothèse prix d'acquisition négligeable). Régime de la plus-value mobilière (art. 150-0 A).

Elle active l'article 150-0 D ter : abattement de 500 000 €, mais sur l'IR seulement. Base imposable à l'IR = 900 000 − 500 000 = 400 000 €, soit un IR au PFU (12,8 %) de 400 000 € × 12,8 % = 51 200 €.

Les prélèvements sociaux de 18,6 %, eux, frappent la totalité du gain (l'abattement ne les réduit pas) : 900 000 € × 18,6 % = 167 400 €. Total ≈ 218 600 €, auquel s'ajoutent la CEHR et la CDHR sur le RFR.

Leçon : sur les parts de SEL, l'abattement retraite ne touche que l'impôt sur le revenu (économie de 500 000 € × 12,8 % = 64 000 € d'IR) ; les 18,6 % de PS sur tout restent le plancher incompressible.

Ce que disent ces trois cas

Sous les seuils, vendre la clientèle bat nettement la cession de parts de SEL

  • Clientèle sous 500 000 € (cas 1) : 238 quindecies = cession 100 % nette, IR et PS effacés.
  • Clientèle au-dessus du seuil (cas 2) : exonération partielle + retraite = IR nul, mais PS 18,6 % bien réels.
  • Parts de SEL (cas 3) : abattement utile sur l'IR, mais PS 18,6 % sur la totalité + CEHR/CDHR.
  • Au-delà des seuils, c'est la structure (et son anticipation) qui fait la différence : holding, apport-cession, donation.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés (hypothèse plus-value ≈ prix, taux arrondis) pour faire ressortir la logique. Ils ne valent pas une simulation personnalisée: le résultat réel dépend du prix d'acquisition exact, de la part court terme (amortissements), du RFR et de l'application de la CEHR/CDHR. Premier réflexe avant tout calcul : identifier formellement votre régime (clientèle BNC ou parts de SEL), puis modéliser au cas par cas avant toute décision. Et une fois le chiffre arrêté, une dernière question, souvent la plus rentable : que faire du produit pour ne pas laisser l'impôt de l'année grignoter ce que vous venez d'encaisser.
§ 12LE JOUR D'APRÈS·2 MIN

Le jour d'après : que faire du produit de la cession

Le prix viré sur le compte, une autre question se pose, souvent négligée : comment éviter que l'impôt de l'année avale une part de ce que vous venez d'encaisser — tout en organisant la suite. Plusieurs leviers s'y prêtent, avec le guide dédié pour chacun.

Chaque ligne renvoie à un guide spécialisé du cluster avocat / profession libérale.
ObjectifLe levierLe guide dédié
Réduire l'IR de l'année de cessionVersement PER (art. 154 bis CGI, jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026), à votre TMI 41-45 %PER profession libérale
Reporter l'impôt sur les parts de SELApport-cession à une holding (art. 150-0 B ter) avant la vente : l'imposition est différéeApport-cession 150-0 B ter
Purger la plus-value latenteDonation avant cession (base réévaluée chez le donataire), sous réserve de l'abus de droit (L. 64 LPF)Transmission de clientèle d'avocat
Réemployer les liquiditésAssurance-vie, contrat de capitalisation : complément de revenu et transmissionAssurance-vie luxembourgeoise

Concrètement : l'année de cession, un versement PER (effacer l'impôt de l'année de cession) abaisse l'IR à votre tranche marginale. Sur une cession de parts de SEL, l'apport-cession (150-0 B ter) pour reporter l'impôt permet de différer l'imposition (un durcissement éventuel du seuil de réinvestissement à 70 % est à confirmer au cas par cas en LF 2026). Pour la suite, voyez gestion de patrimoine de l'avocat : réemployer le produit de la cession, transmettre (et non vendre) son cabinet : donation, Dutreil et le réemploi en assurance-vie luxembourgeoise.

Note de méthode sur le réemploi : aucun rendement n'est garanti

Réemployer le produit de la cession en assurance-vie, contrat de capitalisation, SCPI ou private equity expose à un risque de perte en capital et à une liquidité variable. Les performances et rendements éventuellement évoqués en rendez-vous sont des hypothèses de travail : les performances passées ne préjugent pas des performances futures et ne constituent pas une garantie. L'allocation se construit au regard de votre horizon, de votre besoin de revenu et de votre tolérance au risque — pas d'un rendement affiché. C'est précisément le rôle d'un conseil en architecture ouverte : arbitrer en fonction de votre situation, sans produit-maison à placer.

La cession s'inscrit dans une séquence

Un confrère a cédé sa clientèle 480 000 € net d'impôt grâce au 238 quindecies, puis a laissé l'IR de l'année reprendre une bonne partie de ce gain, faute d'avoir versé sur un PER avant le 31 décembre. La vente n'est qu'un maillon : le timing du réemploi compte tout autant. Un bilan sert exactement à ça — enchaîner l'identification du régime, le cumul des exonérations, l'anticipation des prélèvements sociaux à 18,6 % et de la CEHR/CDHR, puis le placement du produit, plutôt que de subir ces étapes une par une.
Méthode documentée

Réemployer le produit de votre cession sans le laisser fondre à l'impôt

Une fois le régime de cession arrêté, le vrai sujet devient le réemploi : versement PER avant le 31 décembre, apport-cession pour différer, donation pour purger, placement du capital sur le long terme. On modélise la séquence complète, sans produit-maison à vous vendre.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
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Cabinet pluridisciplinaire : identification du régime fiscal (clientèle ou parts de SEL), choix et cumul des exonérations (238 quindecies, 151 septies, 151 septies A, 150-0 D ter), timing du départ à la retraite et liquidation CNBF, prélèvements sociaux résiduels, puis réemploi du produit. Une vision globale et chiffrée, de la vente à la transmission.

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Sources et références légales

  • CGI — exonérations de plus-value professionnelle (clientèle BNC)

    Art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur : totale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €, immobilier exclu). Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes : 90 000 / 126 000 € pour les prestations de services). Art. 151 septies A CGI (départ à la retraite, IR seul). Art. 151 nonies I CGI (parts de société à l'IR = actif professionnel). Art. 39 quindecies CGI (plus-value professionnelle à long terme, 12,8 %). Art. 39 quaterdecies CGI (étalement de la PV court terme). Doctrine : BOI-BIC-PVMV-40-20-50, BOI-BIC-PVMV-40-10-10, BOI-BIC-PVMV-40-20-20, BOI-BNC-BASE-30-30.

  • CGI — cession des parts de SEL (plus-value mobilière)

    Art. 150-0 A CGI (plus-value mobilière des particuliers, cession de titres de SELARL/SELAS à l'IS). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € du dirigeant partant à la retraite, prorogé jusqu'au 31/12/2031). Art. 150-0 D 1 ter CGI (abattements durée réservés aux titres acquis avant 2018). Art. 200 A CGI (PFU). Doctrine : BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-30.

  • Prélèvements sociaux, droits et hauts revenus 2026

    LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : CSG du capital portée à 10,6 %, PS de 18,6 % sur la plus-value professionnelle et la plus-value mobilière). LF 2025 (loi 2025-127 du 14/02/2025, art. 70 : prorogation de l'art. 150-0 D ter). LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026 : barème IR 2026, CDHR pérennisée). Art. 719 CGI (droits sur la cession de fonds/clientèle, 0/3/5 %). Art. 726 CGI (parts de SELARL 3 % / actions de SELAS 0,1 %). Art. 223 sexies CGI (CEHR 3/4 %). Art. 224 CGI (CDHR, plancher 20 % du RFR). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin, 88 911 € en 2026). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession). Art. 257 bis CGI (dispense de TVA sur universalité). Art. L. 64 LPF (abus de droit).

  • Jurisprudence et statut de l'avocat

    Loi 71-1130 du 31/12/1971 (statut de la profession d'avocat) ; affiliation à la CNBF. CE 13/06/2018 n° 401942 (le délai de 5 ans s'apprécie sur l'activité, pas sur chaque local). CE 16/10/2013 n° 346063 et CE 08/12/2017 n° 407128 (notion de branche complète d'activité ; les murs peuvent être conservés et loués au repreneur). Cass. 1ré civ. 07/11/2000 n° 98-17.731 (validité de la cession de clientèle civile sous réserve de la liberté de choix du client). Le Conseil d'État juge par ailleurs que l'exonération d'IR de l'art. 151 septies A ne s'étend pas aux prélèvements sociaux.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Chaque cession de cabinet d'avocat doit faire l'objet d'une étude individualisée (identification du régime clientèle/parts de SEL, vérification des seuils, cumuls, prélèvements sociaux résiduels à 18,6 %, CEHR/CDHR, timing du départ à la retraite et de la liquidation CNBF). Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Le principe d'exclusion des prélèvements sociaux de l'exonération d'IR de l'article 151 septies A est exposé au regard de l'état du droit ; les hypothèses des cas chiffrés (plus-value approchée par le prix de cession) sont signalées comme telles.

Foire aux questions

Tout sur la fiscalité de la cession d'un cabinet d'avocat clientèle ou parts de SEL, exonérations, retraite, droits et prélèvements résiduels.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : quel taux réel en 2026, droit de présentation, 238 quindecies, clientèle BNC ou parts de SEL, abattement 500 000 € retraite, ce qui reste à payer, droits d'enregistrement, clause de non-concurrence, réemploi du produit. Réponses sourcées et à jour 2026.