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Guide avocats 202620 minMis à jour 25 juin 2026Page hub hauts revenus

Défiscalisation avocat : 9 dispositifs pour réduire vos impôts à fort revenu

Vous êtes avocat, votre TMI est à 41 % ou 45 %, et chaque année on vous propose des « produits de défisc » sans jamais les trier. Voici le catalogue : 9 dispositifs classés du plus structurel et sûr (PER jusqu'à 88 911 €, SELARL + SPFPL) au plus risqué (Girardin, FIP / FCPI). Chaque levier indique son ordre de grandeur d'économie, s'il échappe au plafond des niches de 10 000 €, et son niveau de risque. Cas chiffré : un avocat à 180 000 € de BNC. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE AVOCAT 2026

Trier votre défisc d'avocat et piloter votre RFR sous les seuils

Audit de votre situation d'avocat à hauts revenus : plafond PER 154 bis, bascule SELARL / IS et SPFPL, apport-cession 150-0 B ter, immobilier d'assiette (déficit foncier, Monuments Historiques, nue-propriété), et tri des produits à risque (forestiers, FIP / FCPI, Girardin). Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée avec votre expert-comptable.

  • Tri des 9 dispositifs par sûreté
  • Plafond PER 154 bis exact
  • Stratégie report vs réduction d'assiette
  • Cabinet 100 % indépendant

TMI CIBLE

41-45 %

PER DÉDUCTIBLE MAX

88 911 €

PLAFOND DES NICHES

10 000 €

IS SELARL

15 / 25 %

9 DISPOSITIFS

triés par risque

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE CADRE·3 MIN

Avocat à fort revenu : pourquoi trier ses leviers (et comment lire ce guide)

L'essentiel en 30 secondes

On vous propose chaque année des « produits de défisc », jamais triés. Ce guide les range en trois familles : les leviers structurels (PER, SELARL, SPFPL), l'immobilier d'assiette (déficit foncier, Monuments Historiques, démembrement) et les produits de réduction d'impôt à risque (forestiers, FIP / FCPI, Girardin). Chaque fiche indique trois choses : l'économie à TMI 45 %, si le dispositif est dans ou hors du plafond des niches de 10 000 €, et son niveau de risque. À 41-45 % de TMI, le bon réflexe n'est plus de courir après une réduction d'impôt plafonnée : c'est de baisser l'assiette (votre revenu fiscal de référence) et de reporter le revenu de l'année.

Un avocat qui dégage un bénéfice confortable se place presque mécaniquement dans la tranche à 41 % ou 45 % de l'impôt sur le revenu (article 197 du CGI), la tranche à 45 % débutant au-delà d'environ 181 917 € par part. Vous exercez une profession libérale réglementée (loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971) dont les revenus sont des bénéfices non commerciaux purs : pas d'activité commerciale annexe, contrairement à d'autres libéraux. Et, point trop souvent oublié, vos honoraires sont soumis à la TVA au taux normal de 20 %, que vous récupérez sur vos frais.

Au-delà du barème, l'impôt s'empile. Les prélèvements sociaux frappent vos revenus du capital (17,2 % ou 18,6 % selon le support, on y revient). La CEHR, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (article 223 sexies), frappe le revenu fiscal de référence au-delà de 250 000 €. Et, pour les très hauts revenus, la CDHR (article 224) impose un plancher de 20 % du RFR. C'est cet empilement qu'il faut avoir en tête avant de choisir le moindre produit.

L'empilement fiscal d'un avocat à fort revenu en 2026. Plus le revenu monte, moins la question est le taux marginal : c'est l'assiette (le RFR) qui pilote tout.
PrélèvementBase de calculTaux / seuil 2026
IR au barème (art. 197)Revenu net imposable par part0 / 11 / 30 / 41 / 45 % — tranche à 45 % > ~181 917 €/part
CEHR (art. 223 sexies)Revenu fiscal de référence3 % de 250 k€ à 500 k€, 4 % au-delà (célibataire) ; 500 k€ / 1 M€ (couple)
CDHR (art. 224)RFR retraitéImpôt minimum de 20 % si RFR > 250 k€ (seul) / 500 k€ (couple)
Prélèvements sociauxRevenus du capital, selon support17,2 % (foncier, AV) ou 18,6 % (PER, dividendes, parts de SEL, LMNP)

Le vrai pilote de la facture, ce n'est pas seulement votre taux marginal, c'est votre revenu fiscal de référence. C'est lui qui rend inutile la moitié des produits qu'on vous propose, et c'est précisément ce que ce guide va trier. Pour le panorama d'ensemble du libéral fortement imposé, voyez payer moins d'impôts quand on est une profession libérale à hauts revenus.

Trois familles de leviers, un seul mode d'emploi

Ce guide est un catalogue, à dessein. Il déroule les 9 dispositifs dans l'ordre où on devrait y penser : d'abord la structure (PER, SELARL, SPFPL), puis l'immobilier d'assiette (déficit foncier, Monuments Historiques, LMNP, démembrement), enfin les produits à risque (forestiers, FIP / FCPI, Girardin) et les petits leviers. Pour le débat structurel BNC vs SELARL, voyez l'optimisation fiscale de l'avocat 2026 ; pour la stratégie patrimoniale globale, voyez la gestion de patrimoine pour avocat. Ici, on trie les leviers.
§ 2PROFIL AVOCAT·4 MIN

Les 4 spécificités fiscales de l'avocat que les autres guides oublient

Avant de dérouler les dispositifs, il faut poser quatre points propres à l'avocat. Aucun n'est anecdotique : chacun déplace le rendement réel d'un levier qu'on verra plus loin.

1. La retraite, c'est la CNBF, pas la CNAVPL

L'avocat relève d'une caisse autonome : la CNBF, la Caisse Nationale des Barreaux Français. Ce n'est pas une section de la CNAVPL — ni la CARPV des vétérinaires, ni la CARMF des médecins, ni la CIPAV. Le régime de base combine une cotisation forfaitaire selon l'ancienneté (de l'ordre de 363 € la première année à environ 1 988 € à partir de la sixième) et une cotisation proportionnelle de 3,20 % du revenu (assiette plafonnée). S'y ajoute un régime complémentaire par classes, en transition vers une classe unique en 2029. La pension de base à taux plein revalorisée s'établit à environ 19 154 € au 1er janvier 2026 : c'est faible au regard de vos revenus d'activité.

C'est là que le PER (dispositif 1) prend tout son sens : il ne fait pas que réduire votre impôt, il comble l'écart entre votre niveau de vie et ce que la CNBF servira. Il n'existe pas de page dédiée à la CNBF sur ce site ; pour le cadre général des régimes libéraux, voyez la retraite des professions libérales.

2. La TVA à 20 %, récupérable (vous n'êtes PAS exonéré)

C'est l'inverse exact des professions de santé humaine. Les honoraires d'avocat sont soumis à la TVA au taux normal de 20 %. Vous la facturez à vos clients et, surtout, vous récupérez la TVA déductible sur vos frais : loyers du cabinet, matériel informatique, documentation juridique, sous-traitance, abonnements. L'exonération de TVA des soins (article 261-4-1° du CGI) ne vous concerne jamais : elle vise la santé de la personne humaine. Seule l'aide juridictionnelle relève d'un régime particulier.

La TVA, un vrai levier sur l'immobilier professionnel

Parce que vous êtes assujetti, vous pouvez récupérer la TVA sur les murs de votre cabinet : en logeant l'immeuble dans une SCI qui opte pour la TVA des loyers nus à usage professionnel (article 260, 2° du CGI), la SCI récupère la TVA sur l'acquisition ou les travaux. En début d'activité, une franchise en base de TVA (article 293 B) reste possible sous les seuils spéciaux applicables aux avocats. C'est un avantage structurel que les professions exonérées n'ont pas. Pour le montage complet, voyez acheter les murs de son cabinet d'avocat en SCI (montage, financement, option TVA).

3. La fin de l'abattement de 10 % en SEL (depuis 2024)

Si vous exercez (ou envisagez d'exercer) en SELARL ou SELAS, retenez ce changement de fond. Depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération technique de l'associé de SEL — celle qui correspond à votre activité libérale — est imposée en BNC, et non plus en traitements et salaires. Vous perdez du coup l'abattement forfaitaire de 10 % et devez désormais déduire vos frais réels en BNC. Le principe a été confirmé par le Conseil d'État le 8 avril 2025 (n° 492154), dans le sillage du rescrit BOI-RES-BNC-000136. Ce point change le calcul d'un passage en société, à modéliser au cas par cas.

4. L'accès au Girardin encadré par la déontologie

Dernier point de vigilance, propre à votre profession. Le Girardin industriel (dispositif 8) suppose en principe d'être associé d'une structure exerçant une activité commerciale outre-mer, ce qui peut entrer en tension avec votre déontologie. En pratique, l'avocat n'y accède pas en direct : il passe par une société dédiée et un opérateur agréé, qui portent l'activité. Nous y reviendrons, mais il fallait le poser dès maintenant.

Pourquoi ce bloc change tout

Ces quatre points ne sont pas du décorum juridique : ils pèsent sur vos arbitrages. La CNBF rend le PER d'autant plus utile (la pension de base est faible). La TVA récupérable ouvre un levier sur l'immobilier professionnel. La fin de l'abattement de 10 % modifie le calcul d'une bascule en SELARL. Et la déontologie conditionne l'accès au Girardin. Gardez-les en tête en lisant les 9 dispositifs.
§ 3LA MÉTHODE·3 MIN

Réduction d'impôt, réduction d'assiette, report : la grille de lecture

C'est la première chose que je pose sur la table en rendez-vous avec un avocat. Tous les « avantages fiscaux » ne se valent pas : il en existe trois familles radicalement différentes, et à 41-45 %, deux seulement tiennent vraiment debout.

Réduction d'impôt — plafonnée et fragile

FIP, FCPI, Girardin, Sofica, forestiers, emploi à domicile. L'avantage vient en diminution de l'IR, dans le plafond global des niches de 10 000 € (art. 200-0 A ; 18 000 € avec Girardin / Sofica). Pour les très hauts revenus exposés à la CDHR (art. 224), une partie de l'avantage peut même être reprise. Ce levier reste secondaire.

Réduction d'assiette — efficace

PER (154 bis), déficit foncier, Monuments Historiques, nue-propriété / démembrement. L'avantage baisse le revenu imposable, donc le RFR lui-même. Hors plafond des niches (BOI-IR-LIQ-20-20-10-10 § 110), il abaisse aussi l'assiette de la CEHR et de la CDHR. C'est efficace, même à très hauts revenus. À part : les dons (art. 200) sont une réduction d'impôt hors plafond des niches — ils baissent l'IR, pas le RFR.

Et il existe une troisième famille, souvent la plus lourde pour un avocat qui exerce en société : le report. Le bénéfice non distribué d'une SELARL à l'IS, ou la plus-value placée en report via l'apport-cession (article 150-0 B ter), sort tout simplement le revenu de votre déclaration de l'année. Ce revenu n'entre alors pas dans votre RFR.

Trois familles, deux gagnantes à 41-45 %. La méthode : saturer d'abord les déductions d'assiette hors plafond, puis structurer, et seulement en dernier consommer le plafond des niches.
FamilleExemplesDans le plafond 10 000 € ?Effet sur le RFRVerdict avocat
Réduction d'impôtFIP, FCPI, Girardin, forestiersOui (sauf forestiers, crédit à part)Aucun — joue le taux d'impôtSecondaire
Réduction d'assiettePER, déficit foncier, MH, démembrementNon — hors plafondBaisse le RFREfficace
ReportSELARL / IS non distribuée, 150-0 B terNonSort le revenu de l'annéeEfficace

La hiérarchie est simple : on sature d'abord les déductions d'assiette hors plafond (PER, déficit foncier, Monuments Historiques), puis on structure (SELARL, SPFPL), et seulement en dernier on consomme le plafond de 10 000 € (emploi à domicile, FCPI JEI, Girardin à 18 000 €). Les dons (art. 200) restent à part : réduction d'impôt hors plafond, mais sans effet sur le RFR. Tout montage doit reposer sur une substance économique réelle, faute de quoi il s'expose à l'abus de droit (article L. 64 du Livre des procédures fiscales). Pour le détail du plafond, voyez le plafond global des niches de 10 000 € et, sur les surtaxes, la mécanique de la CEHR et de la CDHR.

Hagnéré Patrimoine

Faut-il vraiment souscrire ce produit de défisc ?

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Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 4DISPOSITIF 1 — ASSIETTE·4 MIN

Dispositif 1 — le PER / Madelin TNS (article 154 bis), le levier n°1

C'est le levier d'assiette le plus efficace à votre disposition, et il devrait être votre premier réflexe. Le plan d'épargne retraite déductible n'est pas une réduction d'impôt : c'est une déduction du revenu. Il baisse donc à la fois votre IR et votre RFR — exactement ce qui compte à 41-45 %. [ Économie forte · Hors plafond · Risque faible ]

En tant que travailleur non salarié (BNC, ou gérant majoritaire de SELARL), vous bénéficiez du plafond spécifique de l'article 154 bis du CGI, bien plus large que celui des salariés : 10 % de votre bénéfice imposable (dans la limite de 8 PASS) majorés de 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS. Le PASS 2026 est de 48 060 €.

Le plafond PER TNS 2026, du plancher au maximum

PLAFOND PER TNS = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
                + 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR

PLANCHER = 10 % x 1 PASS                    = 4 806 EUR
MAXIMUM  = 10 % x 384 480
         + 15 % x (384 480 - 48 060)
         = 38 448 + 50 463                  = 88 911 EUR

EXEMPLE 180 000 EUR de benefice :
  10 % x 180 000 + 15 % x (180 000 - 48 060)
  = 18 000 + 19 791                         = 37 791 EUR

Le maximum de 88 911 € suppose un bénéfice d'au moins 384 480 € (8 PASS). Sur un bénéfice de 180 000 €, le plafond est de 37 791 €. À 45 % de TMI, saturer ce plafond représente environ 17 006 € d'impôt en moins — et un RFR abaissé d'autant.

Le PER joue sur deux tableaux : l'économie d'IR immédiate, qui vaut approximativement votre versement × votre TMI, et — ce qui compte vraiment à votre niveau — la baisse du RFR du montant versé, qui allège aussi l'assiette de la CEHR et de la CDHR. C'est l'archétype du levier d'assiette.

La prévoyance et la perte d'emploi Madelin

N'oubliez pas les enveloppes sœurs, toujours rattachées à l'article 154 bis. La prévoyance et la complémentaire santé Madelin sont déductibles jusqu'à environ 11 534 € en 2026 (7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, dans une limite globale de 3 % de 8 PASS). La garantie perte d'emploi du TNS est déductible à hauteur de 1,875 % du bénéfice ou 2,5 % du PASS. Ce sont des plafonds distincts de celui du PER retraite : ils s'empilent avec lui. Pour la couverture du libéral, voyez la prévoyance de la profession libérale.

À la sortie, les prélèvements sociaux du PER sont à 18,6 %

Une précision honnête. À la sortie en capital, la part « versements déduits » est imposée au barème de l'IR et la part « gains » au prélèvement forfaitaire unique. Attention : depuis la LFSS 2026, les prélèvements sociaux sur les gains du PER sont de 18,6 % (CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5), et non 17,2 % comme pour l'assurance-vie. Le PER reste néanmoins un excellent report : vous déduisez à 45 % aujourd'hui pour une sortie souvent à une TMI plus basse à la retraite. Pour le calcul détaillé support par support, voyez combien déduire avec le PER d'une profession libérale, le PER avocat : combien déduire et comment l'optimiser (plafond Madelin 154 bis) et le pilier le guide complet du plan d'épargne retraite.
§ 5DISPOSITIFS 2 & 3 — REPORT·5 MIN

Dispositifs 2 & 3 — passer en SELARL et coiffer d'une SPFPL

On touche ici aux leviers qui changent durablement la donne sur votre RFR — et les plus mal compris. L'idée n'est pas de payer moins d'impôt sur ce que vous consommez, mais de ne pas faire remonter à votre déclaration personnelle le bénéfice que vous ne consommez pas.

Dispositif 2 — la SELARL / SELAS à l'IS et le pilotage rémunération / dividendes

Tant que vous exercez en BNC, l'intégralité de votre bénéfice est imposée à votre nom, au barème, qu'elle soit consommée ou non. En SELARL ou SELAS à l'impôt sur les sociétés, le bénéfice que vous laissez dans la société est imposé à l'IS — 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice (sous conditions PME), puis 25 % (article 219) — et ne remonte pas à votre RFR. Vous décidez de ce que vous vous versez, donc vous pilotez directement l'assiette de la CDHR. Le cadre juridique est celui de l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (entrée en vigueur le 1er septembre 2024) et de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971. La société n'a d'intérêt que sur la part du bénéfice que vous n'avez pas besoin de consommer ; sur ce que vous sortez pour vivre, le gain est nul.

Le piège : la fin de l'abattement de 10 % (CE 8 avril 2025)

Avant de basculer, intégrez ceci : votre rémunération technique d'associé de SEL est désormais imposée en BNC (Conseil d'État, 8 avril 2025, n° 492154), ce qui supprime l'abattement forfaitaire de 10 % : vous déduisez vos frais réels à la place. Cela change l'équation d'un passage en société et doit être modélisé. Pour le comparatif chiffré, voyez faut-il passer du BNC à la SELARL ? et le guide structurel optimisation fiscale de l'avocat (BNC vs SELARL).

Le garde-fou dividendes : le seuil de 10 % du capital

Un piège social guette quand vous distribuez des dividendes depuis une SEL. La fraction de dividendes excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et des comptes courants d'associé est assujettie aux cotisations sociales (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale, recouvrées via la CNBF / l'Urssaf), et non au seul prélèvement forfaitaire. En deçà de ce seuil de 10 %, les dividendes relèvent du PFU à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026). C'est tout l'enjeu de l'arbitrage rémunération / dividendes. Voyez l'arbitrage rémunération / dividendes de l'avocat en SELARL, salaire ou dividendes en SEL et les cotisations sociales sur les dividendes de SEL.

Dispositif 3 — la holding SPFPL et le régime mère-fille

Au-dessus de votre SEL, vous pouvez interposer une SPFPL (société de participations financières de profession libérale), une holding dédiée aux libéraux. Les dividendes remontés de la SEL vers la SPFPL bénéficient du régime mère-fille : ils sont exonérés à 95 % (articles 145 et 216 du CGI), seule une quote-part de frais et charges de 5 % étant imposée — soit un frottement effectif d'environ 1,25 % (et de l'ordre de 0,25 % en intégration fiscale, détention ≥ 95 %). La détention doit être d'au moins 5 % et conservée au moins deux ans. La trésorerie remontée capitalise dans la holding plutôt que d'alourdir votre RFR. Pour le montage complet, voyez la holding d'avocat (SPFPL) et la SPFPL de la profession libérale.

Et pour la cession ou la transmission : l'apport-cession (150-0 B ter)

Le jour où vous cédez vos titres de SEL, l'apport-cession permet de placer la plus-value en report d'imposition (article 150-0 B ter) : vous apportez d'abord vos titres à une holding que vous contrôlez, qui les cède ensuite. Si la holding cède dans les trois ans, le report est maintenu sous condition de réinvestissement dans une activité économique éligible. Attention : la loi de finances 2026 a durci ce réinvestissement pour les cessions par la holding à compter du 21 février 2026 (quotité et délai relevés, conditions resserrées), point à confirmer au texte. C'est un sujet de transmission : voyez l'apport-cession 150-0 B ter de la profession libérale et vendre son cabinet d'avocat : fiscalité de la cession et exonérations de plus-value.
§ 6DISPOSITIFS 4 & 6 — ASSIETTE·4 MIN

Dispositifs 4 & 6 — l'immobilier qui efface du revenu (déficit foncier, Monuments Historiques)

Après la structure, l'immobilier d'assiette. Deux dispositifs effacent du revenu imposable à votre TMI : l'un plafonné et accessible, l'autre non plafonné mais exigeant.

Dispositif 4 — le déficit foncier (ancien à rénover)

Sur le papier c'est rustique, mais à 45 % le rendement fiscal est imbattable. Quand vous achetez un bien ancien à rénover et que vous le louez nu, les travaux déductibles (hors intérêts d'emprunt) qui dépassent vos loyers créent un déficit foncier. Ce déficit s'impute sur votre revenu global jusqu'à 10 700 € par an (article 156 du CGI) ; l'excédent et les intérêts restent reportables dix ans sur vos revenus fonciers. [ Économie moyenne · Hors plafond · Risque faible ]

À 45 %, imputer 10 700 € représente environ 4 815 € d'impôt en moins, et votre RFR baisse d'autant. Et un détail qui change le rendement net : les revenus fonciers (location nue, SCI à l'IR) restent à 17,2 % de prélèvements sociaux en 2026, et non 18,6 %. Pour le détail du dispositif, voyez le déficit foncier et les revenus fonciers 2026.

Le doublement à 21 400 € : un dispositif temporaire à confirmer

Vous avez peut-être entendu parler d'un plafond doublé à 21 400 €. Il s'agit d'un dispositif temporaire réservé aux travaux de rénovation énergétique permettant de sortir un bien du statut de passoire thermique (classes E, F, G). Sa reconduction au-delà de 2025 reste à confirmer au texte : raisonnez sur le plafond de base de 10 700 € et vérifiez l'éligibilité du doublement avant tout engagement.

Dispositif 6 — les Monuments Historiques (pour les très hauts revenus)

Quand vos autres déductions sont saturées et que votre TMI est à 45 % avec CEHR, le régime des Monuments Historiques (articles 156 et 156 bis du CGI) passe en tête : c'est le seul levier d'assiette qui ne plafonne jamais. Il autorise la déduction des charges et des travaux du revenu global sans aucun plafond, et hors plafond des niches, contre un engagement de conservation de quinze ans et un bien classé ou inscrit. [ Économie forte · Hors plafond · Risque moyen — engagement 15 ans ]

Sur le plan fiscal, les Monuments Historiques l'emportent sur le dispositif Malraux (article 199 tervicies), qui n'offre qu'une réduction d'impôt de 22 ou 30 % des travaux — partiellement reprise par la CDHR pour les très hauts revenus. Le critère de choix n'est pas le taux affiché, mais l'effet réel sur votre RFR. Voyez les Monuments Historiques et Malraux ou Monuments Historiques.

Déficit foncier ou Monuments Historiques : lequel pour vous ?

Le déficit foncier est plafonné à 10 700 € et accessible avec n'importe quel bien ancien à rénover : c'est le levier du plus grand nombre. Les Monuments Historiques sont non plafonnés mais réservés aux profils très imposés, prêts à un engagement de quinze ans sur un bien protégé. Illustration : un avocat à 45 % avec CEHR qui réalise 60 000 € de travaux MH les impute en totalité sur son revenu global, soit environ 27 000 € d'impôt en moins— plus la baisse de CEHR / CDHR —, contre l'engagement de conservation. Illustration aux taux 2026.
§ 7DISPOSITIF 5 — IMMOBILIER·3 MIN

Dispositif 5 — LMNP meublé (et le démembrement comme alternative d'assiette)

Le LMNP (location meublée non professionnelle) reste un classique, mais ses règles ont changé. Les loyers meublés relèvent des BIC : au régime réel, l'amortissement du bien et du mobilier vient effacer comptablement une grande partie des loyers, qui sont donc souvent peu ou pas fiscalisés pendant des années. Attention toutefois : les prélèvements sociaux des loyers meublés sont à 18,6 % en 2026 (revenus BIC), et non 17,2 %. [ Économie moyenne · Hors niche mais pas déduction du revenu global · Risque faible ]

Réforme Le Meur : les amortissements réintégrés dans la plus-value

Le changement à connaître absolument. Depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits en LMNP sont réintégrés dans le calcul de la plus-value lors de la revente (article 150 VB III du CGI), y compris ceux passés avant la réforme : la plus-value taxable s'en trouve mécaniquement majorée. Sont exonérées de cette réintégration certaines résidences de services (étudiantes, seniors, EHPAD). Les transmissions par donation ou succession ne sont pas concernées, et les abattements pour durée de détention restent applicables. L'amortissement reste un atout sur le rendement courant, mais le gain de sortie est désormais à relativiser.

L'alternative d'assiette : la nue-propriété / démembrement

Si votre objectif est avant tout de ne pas alourdir votre RFR, le démembrement est plus adapté que le LMNP. L'achat en nue-propriété consiste à acquérir un bien avec une décote d'environ 25 à 40 %, l'usufruit étant temporairement détenu par un tiers (souvent un bailleur institutionnel). Pendant le démembrement, vous ne percevez aucun loyer : votre RFR n'augmente pas, ce qui est précieux pour rester sous les seuils CEHR / CDHR. Le bien échappe à l'IFI pour le nu-propriétaire (article 968 du CGI, barème de l'article 669), et la reconstitution de la pleine propriété au terme n'est pas taxée (article 1133). C'est un levier d'assiette pur, hors plafond des niches. Voyez le démembrement et la nue-propriété, l'immobilier de la profession libérale, l'investissement immobilier pour avocat : SCPI, LMNP, déficit foncier selon la TMI et le crédit in fine pour le LMNP.

Note de méthode : ce qu'une projection immobilière ne dit pas

Les rendements locatifs et les décotes de nue-propriété annoncés sont des ordres de grandeur de marché, pas des promesses. La performance dépend de l'emplacement, de la vacance, des charges réelles et de l'évolution des prix : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et un investissement immobilier comporte un risque de perte en capital et d'illiquidité. Un avantage fiscal (amortissement, déficit) ne sauve jamais un mauvais actif : on choisit d'abord le bien, la fiscalité ne fait qu'améliorer un projet déjà solide.
§ 8DISPOSITIFS 7 & 8 — RISQUE·5 MIN

Dispositifs 7 & 8 — les produits de défisc à risque (forestiers, FIP / FCPI, Girardin)

Voici la famille qu'on vous propose le plus en fin d'année — et celle dont je me méfie le plus. Ici, le ton change : ces produits offrent une réduction d'impôt réelle, mais leur couple rendement / risque et leur illiquidité doivent être pesés froidement. Je vous donne les chiffres que la plaquette du fonds oublie de mettre en avant.

Dispositif 7a — groupements forestiers (GFF) et viticoles (GFV)

Souscrire des parts de groupement forestier ouvre droit à un crédit d'impôt de 25 % des versements (article 200 quindecies du CGI, dispositif DÉFI-Forêt), dans la limite de 6 250 € de versements (seul) ou 12 500 € (couple), contre un engagement de conservation de huit ans. Attention : il ne faut jamais évoquer un taux de 18 % via l'article 199 decies H — cet article est abrogé depuis 2023. [ Économie faible · Crédit 25 % plafonné · Risque moyen — illiquidité ]

Le forestier a aussi un intérêt IFI : 75 % de la valeur des parts de GFF sont exonérées (article 976 du CGI), sous condition de gestion durable. Côté transmission, un abattement de 75 % s'applique (régime Monichon). Les groupements viticoles (GFV) suivent une logique voisine. Voyez les groupements forestiers 2026 et GFI, GFF et forêts.

Dispositif 7b — FIP / FCPI (réforme 2026)

Le capital-investissement défiscalisant (article 199 terdecies-0 A) a été profondément remanié. La plupart des FIP et FCPI classiques sont supprimés pour les versements effectués à compter du 21 février 2026 : ne subsistent essentiellement que le FIP Corse, le FIP Outre-mer et les FCPI investis en jeunes entreprises innovantes, dont le taux est porté à 30 %. La réduction reste enfermée dans le plafond des niches de 10 000 € et peut être neutralisée par la CDHR pour les très hauts revenus, avec un risque de perte en capital et une illiquidité de plusieurs années. [ Économie faible · Dans le plafond 10 000 € · Risque élevé ]

Pour l'état des lieux complet, voyez les FIP et FCPI 2026 et, pour le capital-investissement patrimonial (hors défisc), le private equity.

Dispositif 8 — le Girardin industriel

Le Girardin industriel (article 199 undecies B du CGI) est un objet fiscal à part : une réduction d'impôt one-shot à fonds perdus. Vous versez à fonds perdus dans une opération outre-mer, et l'année suivante l'avantage fiscal — supérieur à l'apport — se matérialise. Il bénéficie du plafond majoré des niches à 18 000 € (article 200-0 A). L'opération suppose un agrément au-delà de certains seuils et une conservation de cinq ans. [ Économie ponctuelle · Plafond 18 000 € · Risque élevé — reprise possible ]

Le risque majeur est la requalification ou la reprise de l'avantage si l'exploitation outre-mer ne respecte pas ses conditions. Et, comme posé en section 2, l'avocat n'y accède que via une société dédiée et un opérateur agréé (déontologie). À réserver à un impôt élevé et certain. Voyez le Girardin industriel.

La règle déontologique : ne jamais souscrire pour la seule ligne fiscale

Disons-le clairement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures ; tous ces produits comportent un risque de perte en capital et une illiquidité réels. Un produit de défiscalisation ne se souscrit jamais pour son seul avantage fiscal : il doit s'inscrire dans une allocation cohérente, avec un horizon et un risque acceptés. C'est là, précisément, que se sépare l'avocat qui optimise de celui qui se fait avoir.
§ 9DISPOSITIF 9 — DIVERS·3 MIN

Dispositif 9 — emploi à domicile, dons, PEA-PME et enveloppes de capitalisation

Une fois vos déductions d'assiette saturées et votre structure en place, restent quelques leviers d'appoint et les enveloppes de capitalisation. Pris isolément, aucun ne fait basculer une situation ; ensemble, et bien rangés, ils grignotent l'impôt résiduel et organisent l'épargne. Ce sont les retouches, pas les murs porteurs : utiles une fois le gros œuvre fiscal posé.

Les petits leviers et enveloppes. Les dons (hors plafond) et l'emploi à domicile (dans les 10 000 €) réduisent l'impôt ; les enveloppes capitalisent sans défisc à l'entrée.
LevierAvantage fiscalPlafond / natureÀ retenir pour l'avocat
Emploi à domicile (art. 199 sexdecies)Crédit d'impôt 50 %Dépenses ≤ 12 000 € (+ majorations) → max ~6 000 €Dans le plafond des niches de 10 000 €
Dons (art. 200)Réduction 66 % (75 % aide aux personnes ≤ 2 000 €)20 % du revenu imposableHors plafond global des niches
PEA-PMEExonération d'IR des gains après 5 ansPlafond commun 225 000 €, PS 18,6 %Pas de défisc à l'entrée, capitalisation
Enveloppes (AV, AV lux, capi)Pas de défisc à l'entréeFiscalité différée + transmissionCœur de l'épargne perso (voir #16)

Pour l'épargne personnelle de l'avocat — où placer ses liquidités, quelle assurance-vie, quel PEA —, le sujet déborde de ce guide : voyez où placer son argent quand on est avocat. Pour les enveloppes elles-mêmes, voyez l'assurance-vie, l'assurance-vie luxembourgeoise, le PEA et, pour les dons, les dons aux associations.

§ 10LA PREUVE·4 MIN

Cas chiffré : un avocat à 180 000 € de BNC, TMI 45 %

Le profil

Maître Laurent, avocat exerçant en individuel (BNC), 180 000 € de bénéfice en 2026, célibataire, donc une TMI à 45 %. Objectif : faire baisser l'impôt et le RFR, dans l'ordre le plus efficace.

L'empilement, étape par étape (illustration aux taux 2026)

ETAPE 1 - PER / Madelin TNS (art. 154 bis)
  Plafond = 10 % x 180 000 + 15 % x (180 000 - 48 060)
          = 18 000 + 19 791                = 37 791 EUR
  Versement retenu : 30 000 EUR
  Economie d'IR ~ 30 000 x 45 %           = 13 500 EUR

ETAPE 2 - Deficit foncier (art. 156)
  Travaux imputes sur le revenu global    = 10 700 EUR
  Economie d'IR ~ 10 700 x 45 %           =  4 815 EUR
  (surplus reportable 10 ans ; PS foncier 17,2 %)

TOTAL IR ECONOMISE (etapes 1 + 2)         ~ 18 315 EUR
RFR ABAISSE                               ~ 40 700 EUR

ETAPE 3 - Bascule SELARL (report)
  Benefice non distribue : IS 15 % puis 25 % (art. 219)
  vs 45 % + PS au nom propre  =>  differe d'imposition
  Dividendes < 10 % du capital : PFU 31,4 %

Les étapes 1 et 2 sont des déductions d'assiette : elles baissent l'IR et le RFR de Maître Laurent. L'étape 3 est un report : elle ne paie pas moins d'impôt sur ce qu'il consomme, mais évite de faire remonter le bénéfice non consommé à son RFR. Montants indicatifs, à recalculer avec votre expert-comptable.

Effet cumulé pour Maître Laurent. Les déductions d'assiette font baisser l'IR et le RFR ; la bascule en SELARL ajoute un report qui pilote durablement l'assiette.
LevierMontant déduitÉconomie d'IR (45 %)Plafond niches ?Effet RFR
PER 154 bis30 000 €~13 500 €Hors plafond−30 000 €
Déficit foncier10 700 €~4 815 €Hors plafond−10 700 €
Total étapes 1 + 240 700 €~18 315 €—−40 700 €
Bascule SELARLSelon part non distribuéeDifféré d'ISReportPilotage de l'assiette

Ce cas montre une logique, il ne remplace pas votre simulateur

Ce cas est une illustration aux taux 2026, volontairement simplifiée pour montrer la logique d'empilement. Les économies d'IR y sont approchées par « montant déduit × TMI », ce qui surestime légèrement le gain réel (l'effet d'une déduction se répartit sur plusieurs tranches). Surtout, un versement de 30 000 € sur un PER ou 10 700 € de travaux suppose de disposer de l'épargne et d'un vrai projet derrière chaque levier. Le seul chiffre qui compte, c'est celui de votre 2035, pas celui de Maître Laurent : bénéfice exact, situation familiale, trésorerie disponible et horizon. À recalculer avec votre expert-comptable.

Pour Maître Laurent, l'ordre à suivre est limpide : on active d'abord les déductions hors plafond (PER, déficit foncier, puis Monuments Historiques si le profil le justifie), ensuite la structure (SELARL, SPFPL), et seulement en dernier les réductions plafonnées (FCPI JEI, Girardin) — avec prudence et uniquement si l'impôt résiduel le justifie. Maître Laurent, ici, n'a même pas besoin d'y recourir.

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§ 11LA MÉTHODE·2 MIN

Empiler ou se concentrer ? La méthode (et la déontologie)

À fort revenu, l'empilement est pertinent — mais dans un ordre précis. On sature d'abord les déductions d'assiette hors plafond (PER, déficit foncier, Monuments Historiques, dons), on structure ensuite (SELARL à l'IS, SPFPL, et le moment venu apport-cession 150-0 B ter), et on ne consomme le plafond des niches qu'en dernier, avec les produits à risque triés. C'est cet ordre, et lui seul, qui maximise l'effet sur votre RFR.

Mais un dispositif fiscal ne se justifie jamais seul. Il doit reposer sur une substance économique réelle, faute de quoi il s'expose à l'abus de droit (article L. 64 du Livre des procédures fiscales). Un PER prépare une retraite que la CNBF ne suffira pas à financer ; un déficit foncier sert un projet immobilier ; une SPFPL organise une capitalisation et une transmission. L'économie d'impôt arrive à la fin de l'équation, jamais au début : d'abord le projet — une retraite, des murs, une transmission —, ensuite seulement la déduction.

Du levier isolé à la stratégie

Ce guide est un catalogue de leviers. Passer du catalogue à une stratégie patrimoniale calibrée — RFR piloté sous les seuils de la CEHR et de la CDHR, IFI optimisé, transmission organisée — suppose une vision d'ensemble. Voyez la gestion de patrimoine pour avocat, ainsi que la CDHR de la profession libérale, l'optimisation de l'IFI et comment payer moins d'impôts. Le panorama du libéral fortement imposé est dans la défiscalisation de la profession libérale. Pour un autre officier ministériel proche de l'avocat, voyez aussi la défiscalisation du commissaire de justice.
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Sources et références légales

  • Le barème et les deux surtaxes des hauts revenus

    Art. 197 CGI (barème IR 2026 : 0 / 11 / 30 / 41 / 45 %, tranche à 45 % au-delà d'environ 181 917 € par part). Art. 1417 CGI (définition du revenu fiscal de référence). Art. 223 sexies CGI (CEHR : 3 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR, 4 % au-delà de 500 000 / 1 000 000 €). Art. 224 CGI (CDHR : imposition minimale de 20 % du RFR retraité pour RFR > 250 000 / 500 000 €). LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026) : barème et reconduction de la CDHR. LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) : dualité des prélèvements sociaux 18,6 % / 17,2 %.

  • Les leviers structurels : PER, SELARL, SPFPL, apport-cession

    Art. 154 bis CGI (plafond PER / Madelin du TNS : 10 % + 15 %, plancher 4 806 €, maximum 88 911 € en 2026 ; Madelin prévoyance / santé). Art. 219 CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille, exonération de 95 %). Art. L. 131-6 CSS (cotisations TNS sur les dividendes de SEL au-delà de 10 % du capital). Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 et loi n° 71-1130 du 31/12/1971 (SEL / SPFPL et statut de l'avocat). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, durcissement LF 2026). CE 08/04/2025 n° 492154 (fin de l'abattement de 10 % en SEL, BOI-RES-BNC-000136).

  • Les leviers d'assiette : immobilier

    Art. 156 et 156 bis CGI (déficit foncier 10 700 / 21 400 € et régime des Monuments Historiques). Art. 199 tervicies CGI (Malraux, réduction d'impôt). Art. 150 VB III CGI (réforme Le Meur du LMNP). Art. 968, 669 et 1133 CGI (nue-propriété, IFI, reconstitution non taxée). Art. 200-0 A CGI et BOI-IR-LIQ-20-20-10-10 § 110 (plafond des niches et avantages exclus).

  • Les produits à risque, les petits leviers et la TVA

    Art. 200 quindecies CGI (crédit d'impôt de 25 % pour parts de groupements forestiers ; art. 199 decies H abrogé depuis 2023). Art. 976 CGI (exonération d'IFI de 75 % des bois et forêts). Art. 199 terdecies-0 A CGI (FIP / FCPI ; FCPI classiques exclus depuis le 21/02/2026 sauf JEI). Art. 199 undecies B CGI (Girardin industriel, plafond majoré 18 000 €). Art. 199 sexdecies CGI (emploi à domicile). Art. 200 CGI (dons). Art. 261-4-1° CGI (exonération de TVA des soins : ne s'applique PAS à l'avocat). Art. 293 B et 260, 2° CGI (franchise et option TVA). CNBF : barème 2026 à confirmer sur cnbf.fr.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une incitation à recourir à un montage à seule fin fiscale. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026, à recalculer au simulateur officiel ; à la date de rédaction, aucune doctrine BOFiP ne précise le détail du revenu fiscal de référence retraité de la CDHR, formulée ici au conditionnel. Toute structuration (SELARL, SPFPL, apport-cession) et tout investissement (immobilier, capital-investissement, Girardin) doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable et, le cas échéant, votre Ordre. Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine, jurisprudence). Certains points, comme le doublement du plafond du déficit foncier à 21 400 € ou le durcissement du réinvestissement 150-0 B ter, sont signalés au conditionnel. Les investissements en capital-investissement, en immobilier, en Girardin et sur un PER comportent un risque de perte en capital.

Foire aux questions

Tout sur la défiscalisation de l'avocat à fort revenu en 2026 PER, SELARL / SPFPL, immobilier et produits à risque.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des avocats à hauts revenus : comment réduire l'impôt à 41-45 %, ce qui échappe au plafond des niches, le meilleur levier, la fin de l'abattement de 10 % en SEL, et les produits à manier avec prudence. Réponses sourcées et à jour 2026.