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Guide chirurgiens 202618 minMis à jour 25 juin 2026Départ en retraite

Cession d'activité du chirurgien : exonérer sa plus-value au départ en retraite

Après 30 ans de bloc, vous vendez : votre patientèle, ou vos parts de clinique. La promesse « plus-value exonérée au départ en retraite » est réelle — mais elle ne vise que l'impôt sur le revenu. En 2026, les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus, et tout dépend d'un seul arbitrage : cédez-vous un fonds libéral (BNC) ou des titres de SEL ? Deux régimes, deux arsenaux d'exonération, un même piège. Voici le grand tri, chiffré net. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE CESSION 2026

Chiffrer le net de votre cession avant de signer le compromis

Audit de votre départ : nature de la plus-value (fonds BNC ou titres de SEL), choix du régime (151 septies A, 238 quindecies, abattement 500 000 €), verrou de détention de 25 %, calendrier des 24 mois, impact CEHR / CDHR et réemploi du produit. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée avec votre expert-comptable.

  • Net encaissé après IR et PS 18,6 %
  • Cas A (BNC) vs cas B (titres) tranché
  • Calendrier cession ↔ retraite CARMF
  • Cabinet 100 % indépendant

PS SUR LA PLUS-VALUE

18,6 %

ABATTEMENT 150-0 D TER

500 000 €

EXO TOTALE 238 QUINDECIES

< 500 000 €

VERROU DÉTENTION TITRES

25 %

DÉLAI RETRAITE

24 mois

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE GRAND TRI·4 MIN

Avant tout : que vendez-vous vraiment ?

L'essentiel en 30 secondes

Deux cas, jamais un seul. Si vous cédez une patientèle / un fonds libéral (BNC), c'est une plus-value professionnelle et toute la panoplie s'ouvre (238 quindecies, 151 septies A, 151 septies B). Si vous cédez des titres de SEL ou de clinique (IS), c'est une plus-value mobilière et un seul outil joue : l'abattement fixe de 500 000 € du 150-0 D ter. Dans les deux cas, l'exonération efface l'IR seul : les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus en 2026, sauf exonération totale (238 quindecies sous 500 000 €). Trois verrous à sécuriser des années à l'avance : 5 ans d'activité, 25 % de détention (cas B), liquidation de la retraite dans les 24 mois.

Exonéré ≠ net d'impôt

C'est le malentendu qui coûte le plus cher à nos clients : les articles 151 septies A et 150-0 D ter n'effacent que l'impôt sur le revenu. En 2026, les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus, et la CEHR ou la CDHR de l'année peuvent s'ajouter. « Plus-value exonérée » ne veut donc jamais dire « plus-value nette d'impôt ». Tout le reste de ce guide consiste à mesurer ce qui reste vraiment dans votre poche.

La première erreur, c'est de raisonner « métier ». Votre fiscalité de sortie ne dépend pas du fait que vous êtes chirurgien : elle dépend de la nature juridique de ce que vous cédez. Et il n'existe, au fond, que deux cas— qui n'ouvrent pas du tout les mêmes portes.

Dans le cas A, vous cédez un fonds libéral — votre patientèle, votre clientèle, le droit de présentation — exploité en nom propre (BNC), ou des parts d'une société restée à l'impôt sur le revenu (une ancienne SCP, par exemple). Vous dégagez alors une plus-value professionnelle. Et parce que les parts d'une société de personnes où vous exercez sont un actif professionnel (article 151 nonies I du CGI), tout l'arsenal des régimes professionnels s'ouvre : 151 septies, 238 quindecies, 151 septies A, 151 septies B.

Dans le cas B, vous cédez des titres d'une SEL à l'impôt sur les sociétés (SELARL, SELAS) ou des parts de la société d'exploitation d'une clinique. Là, même si vous y avez opéré toute votre carrière, la plus-value est mobilière (article 150-0 A), comme celle d'un actionnaire ordinaire. Un seul outil de faveur joue : l'abattement fixe de 500 000 € de l'article 150-0 D ter. Les régimes professionnels, eux, ne s'appliquent pas.

Cas A — Vous cédez un fonds / une patientèle (BNC)

Plus-value professionnelle (art. 39 quindecies, taux à 12,8 %). Fonds libéral exploité en nom propre, ou parts d'une société à l'IR (art. 151 nonies I). Arsenal disponible : 151 septies (recettes), 238 quindecies (valeur), 151 septies A (départ en retraite), 151 septies B (murs). PS 2026 : 18,6 % — sauf exonération totale.

Cas B — Vous cédez des titres de SEL / clinique (IS)

Plus-value mobilière des particuliers (art. 150-0 A), PFU 31,4 % ou option barème. Titres de SELARL / SELAS, ou parts de la société d'exploitation d'une clinique. Un seul outil : l'abattement fixe de 500 000 € du 150-0 D ter (IR seul). Les régimes professionnels ne jouent pas. PS 2026 : 18,6 % sur la totalité.

Le scénario emblématique du chirurgien

En pratique, le cas le plus fréquent chez nos clients chirurgiens est le cas B : l'associé de clinique qui cède ses parts en partant. C'est l'angle propre de ce guide. Si vous exercez encore en BNC pur et cédez une patientèle, le mécanisme du cas A est détaillé ici, mais aussi dans notre guide cession de patientèle d'un médecin généraliste, qui couvre en profondeur la plus-value professionnelle. Pour le panorama complet des régimes, voyez notre guide pilier sur la cession de cabinet et la plus-value professionnelle.

La SCM : ne la confondez pas avec un fonds

Un mot pour éviter une erreur classique. Votre société civile de moyens (SCM) est transparente fiscalement (article 239 quater A) et ne sert qu'à mutualiser des moyens— locaux, matériel, secrétariat. Elle ne dégage pas de bénéfice propre et ses parts ne constituent pas un fonds cessible générateur de plus-value de clientèle. On ne « vend » pas sa SCM : on en sort. Ce qui se vend, c'est la patientèle (cas A) ou les titres de la société d'exercice / d'exploitation (cas B).
§ 2LE TAUX 2026·3 MIN

Exonéré d'IR, mais 18,6 % de prélèvements sociaux

C'est le point sur lequel se trompent le plus de confrères. L'exonération « départ en retraite » (151 septies A) et l'abattement de 500 000 € (150-0 D ter) effacent l'impôt sur le revenu de votre plus-value. Ils n'effacent pas les prélèvements sociaux. Logique : ces articles ne parlent que d'IR, jamais des prélèvements sociaux, qui ont une assiette autonome (article L. 136-6 du Code de la sécurité sociale). Exonérer l'un ne touche pas l'autre.

En 2026, le taux est le même dans les deux cas : 18,6 % (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %). La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) a porté la CSG sur les revenus du patrimoine de 9,2 % à 10,6 %. Cette hausse frappe l'ensemble des revenus du patrimoine de l'article L. 136-6, ce qui inclut les plus-values professionnelles à long terme (y compris celles exonérées d'IR au titre du 151 septies A) et les plus-values mobilières.

Le mythe du 17,2 % sur la patientèle BNC

On lit parfois que la cession d'une patientèle resterait à 17,2 %. C'est faux en 2026. Le taux de 17,2 % n'est maintenu que pour une liste dérogatoire (article L. 136-8 IV du CSS) : revenus fonciers (location nue), plus-values immobilières des particuliers, assurance-vie et contrats de capitalisation, PEL et CEL. Aucune plus-value professionnelle ni mobilière n'y figure. Que vous cédiez une patientèle ou des titres, c'est donc 18,6 %. Pour la mécanique complète de cette dualité, voyez notre guide des prélèvements sociaux 2026.

Conséquence pratique : seules les exonérations totales effacent aussi les PS. C'est le cas du 238 quindecies quand la valeur cédée est inférieure à 500 000 €, ou du 151 septies quand les recettes sont inférieures à 90 000 € — parce qu'à ce moment-là il ne reste plus aucune plus-value à imposer. Un dispositif qui efface l'IR mais laisse subsister une plus-value (151 septies A, 150-0 D ter) vous laisse, lui, 18,6 % de PS à payer.

Ce que chaque dispositif efface en 2026. Un seul mot d'ordre : « exonéré d'IR » ne veut pas dire « 0 € à payer ».
DispositifImpôt sur le revenuPS 18,6 %Quand l'effacement est total
238 quindecies (valeur < 500 k€)EffacéEffacéValeur cédée < 500 000 € : plus de plus-value imposable du tout
151 septies A (départ en retraite)EffacéDûJamais : les PS restent dus sur la plus-value
150-0 D ter (abattement 500 k€)Réduit (− 500 000 € de base)Dû sur la totalitéJamais : PS sur toute la plus-value, avant abattement
§ 3CAS A — PLUS-VALUE PRO·4 MIN

Cas A — Vous cédez votre patientèle (BNC direct)

Cas A en 30 secondes

Patientèle ou fonds libéral en nom propre = plus-value professionnelle. Trois outils se cumulent dans l'ordre : 151 septies B (les murs), 151 septies A (efface l'IR au départ en retraite), 238 quindecies (le seul à effacer aussi les PS, totalement sous 500 000 € de valeur). Le 151 septies (recettes) ne vous concerne pas : vos honoraires dépassent largement ses plafonds.

Si vous exercez encore en nom propre et cédez votre fonds libéral, vous relevez du régime des plus-values professionnelles. C'est aussi, et c'est rare, celui qui ouvre le plus de portes. On part du levier le plus efficace — le 238 quindecies — vers les plus accessoires : l'exonération de départ en retraite, puis le cas des murs et, pour solde de tout compte, le régime des recettes.

238 quindecies : l'exonération selon la valeur cédée

C'est le dispositif le plus puissant si votre patientèle vaut moins d'un million d'euros. L'article 238 quindecies exonère la plus-value de cession d'une entreprise ou d'une branche complète d'activité : totalement si la valeur cédée est inférieure à 500 000 €, de manière dégressive entre 500 000 € et 1 000 000 €, nulle au-delà. Il faut une activité d'au moins 5 ans, et ne pas contrôler l'entreprise repreneuse. Surtout, comme il efface la plus-value elle-même, il efface à la fois l'IR et les PS sur la part exonérée.

Le taux d'exonération du 238 quindecies

Taux exonere = (1 000 000 EUR - valeur cedee) / 500 000 EUR

Exemple : valeur cedee = 680 000 EUR
  -> (1 000 000 - 680 000) / 500 000 = 320 000 / 500 000 = 0,64
  -> 64 % de la plus-value exoneree (IR ET PS)
  -> 36 % imposable au regime de droit commun

En dessous de 500 000 € de valeur, le taux dépasse 100 % : l'exonération est totale (IR et PS). Au-delà de 1 000 000 €, le taux est négatif : plus aucune exonération.

Les bons seuils : 500 000 / 1 000 000 €

On voit encore circuler de vieux seuils. Ceux du 238 quindecies sont bien 500 000 € (exonération totale) et 1 000 000 € (extinction). L'ancien couple 300 000 / 500 000 € est périmé (relevé par la loi de finances 2022). Et les seuils de 700 000 / 1 200 000 € que l'on voit parfois citer ne visent que les jeunes agriculteurs, pas une profession libérale.

151 septies A : l'exonération d'IR au départ en retraite

L'article 151 septies A exonère l'impôt sur le revenu de la plus-value professionnelle (à court comme à long terme) lorsque vous cédez en partant à la retraite. L'immobilier en est exclu, et — on insiste — les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus. Il devient surtout utile au-delà du plafond du 238 quindecies : si votre patientèle vaut plus de 500 000 €, il purge l'IR du reliquat resté imposable. Ses conditions (5 ans, départ en retraite dans les 24 mois) sont détaillées dans le tableau de la section 5.

151 septies B : le cas des murs

Si vous détenez les murs de votre local ou de votre bloc opératoire à l'actif professionnel, c'est l'article 151 septies B qui s'applique à leur plus-value : un abattement de 10 % par an au-delà de la cinquième année de détention, soit une exonération totale au bout de quinze ans. C'est le seul régime qui traite spécifiquement l'immobilier d'exploitation. Sur l'arbitrage d'acheter ou non ses murs, voyez notre guide acheter les murs de son cabinet en SCI.

151 septies : le régime des recettes (inopérant pour vous)

Pour mémoire seulement : l'article 151 septies exonère la plus-value selon les recettes (totale en dessous de 90 000 €, dégressive jusqu'à 126 000 €). Un chirurgien réalisant des recettes très supérieures à ce plafond ne peut pas en bénéficier : nous le mentionnons par souci d'exhaustivité.

L'ordre de cumul

Ces régimes se combinent dans un ordre précis (BOI-BIC-PVMV-40-20-20-50) : d'abord 151 septies B (les murs), puis 151 septies A (départ en retraite, qui purge l'IR), puis 238 quindecies (selon la valeur). En revanche, les articles 151 septies et 238 quindecies sont alternatifs : on retient celui qui vous est le plus favorable.

§ 4CAS B — TITRES DE SEL·5 MIN

Cas B — Vous cédez vos parts de SEL ou de clinique

Cas B en 30 secondes

Titres de SELARL, SELAS ou de la société d'exploitation de votre clinique = plus-value mobilière (150-0 A), au PFU de 31,4 % par défaut. Un seul levier : l'abattement fixe de 500 000 € du 150-0 D ter, qui n'efface que l'IR (gain maximal : 64 000 €). Pour y avoir droit, il faut cinq conditions cumulatives, dont le verrou des 25 % de détention et une direction effective rémunérée — deux écueils qui éliminent beaucoup de chirurgiens minoritaires.

C'est le cas central du chirurgien associé de clinique, et celui qui réserve le plus de pièges. Vos titres de SELARL, de SELAS ou de la société d'exploitation de la clinique relèvent de la plus-value mobilière des particuliers (article 150-0 A), taxée au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS) ou, sur option, au barème.

L'abattement fixe de 500 000 € (150-0 D ter)

Le seul outil de faveur disponible est l'abattement fixe de 500 000 € de l'article 150-0 D ter, réservé au dirigeant de PME partant à la retraite. Il s'impute sur l'IR seul (que la plus-value soit au PFU ou au barème). Mais les PS de 18,6 % restent dus sur la totalité de la plus-value, avant abattement — ne l'oubliez jamais dans vos calculs. Il n'est pas cumulable avec l'abattement pour durée de détention de l'article 150-0 D, et il a été prorogé jusqu'au 31 décembre 2031 par la loi de finances 2025.

Exemple express : ce que l'abattement fait vraiment gagner

Plus-value de titres de 800 000 €, abattement applicable. Côté IR, la base tombe de 800 000 € à 300 000 € (800 000 − 500 000), soit un PFU de 300 000 × 12,8 % = 38 400 € au lieu de 102 400 €. Côté PS en revanche, le 18,6 % frappe la totalité des 800 000 € — l'abattement n'y touche pas — soit 148 800 €. Résultat : 64 000 € d'IR gagnés (500 000 × 12,8 %), son plafond mécanique, et pas un euro de PS. Une vraie économie, mais loin du « zéro impôt » qu'on s'imagine souvent.

Les cinq conditions à réunir

Les cinq conditions cumulatives du 150-0 D ter. Une seule manquante, et l'abattement de 500 000 € tombe.
ConditionDétailÉcueil fréquent chez le chirurgien
Société éligiblePME de l'UE, soumise à l'IS, à activité opérationnelleLa SEL d'exercice et la société d'exploitation d'une clinique remplissent ce critère
Direction effective et rémunéréeAvoir dirigé et perçu une rémunération normale pendant les 5 ans précédant la cessionSimple associé sans mandat de direction : condition non remplie (CE 7 mai 2025 n° 491635)
Détention d'au moins 25 %25 % des droits de vote ou financiers, seul ou en groupe familial, pendant 5 ansAssocié minoritaire (1 à 5 % de la clinique) : seuil non atteint, abattement perdu
Durée de détentionTitres détenus depuis au moins 1 anRarement un problème en fin de carrière
Cessation + retraiteCesser toute fonction et liquider ses droits dans les 24 moisContinuer d'opérer après la vente : risque de déchéance

Le piège du chirurgien minoritaire

En dessous de 25 %, pas d'abattement : 31,4 % plein

Soyons clairs sur ce point. Beaucoup de chirurgiens ne détiennent qu'une participation minoritaire de 1 à 5 % dans la société d'exploitation de leur clinique. Le seuil de 25 % n'étant pas atteint, l'abattement de 500 000 € est inaccessible : la plus-value est alors taxée au PFU de 31,4 % sans aucun abattement. La condition de rémunération normale de la fonction de direction est tout aussi sensible : le Conseil d'État a refusé l'abattement à un dirigeant dont la rémunération était inférieure aux plus hautes rémunérations de la société (CE 7 mai 2025 n° 491635). Une désignation statutaire de gérant ne suffit pas : il faut une direction effective et réellement rémunérée. Ces deux verrous doivent être vérifiés plusieurs années avant la cession.

Non, les abattements de 50 / 65 / 85 % n'existent plus

Une erreur revient sans cesse en rendez-vous. Pour des titres acquis depuis le 1er janvier 2018, l'abattement pour durée de détention (50 %, 65 % puis 85 %) a disparu : il appartenait au monde d'avant le PFU. Il ne subsiste, pour le dirigeant partant en retraite, que l'abattement fixe de 500 000 € du 150-0 D ter — et il n'est pas cumulable avec un abattement proportionnel. Ne construisez donc aucun calcul sur ces anciens pourcentages.

Hagnéré Patrimoine

Avez-vous vraiment droit à l'abattement de 500 000 € ?

Détention de 25 %, direction effective et rémunérée, délai des 24 mois : un CGP indépendant vérifie chaque verrou avec votre expert-comptable, chiffre votre net après PS de 18,6 %, et vous dit honnêtement si l'abattement s'applique — avant que vous ne signiez.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 5LES CONDITIONS·3 MIN

Les conditions communes : le tableau de la déchéance

Les régimes « départ en retraite » du cas A (151 septies A) et du cas B (150-0 D ter) partagent une même ossature de conditions. C'est elle qui fait le plus peur à nos clients : la crainte de perdre l'exonération après coup. Regardons les points de rupture.

Le tableau de la déchéance. Le calendrier et la cessation effective des fonctions sont les deux points qui font le plus souvent tomber l'exonération.
Condition151 septies A (cas A)150-0 D ter (cas B)Si non respectée
Durée d'activité / direction5 ans d'activité (la durée s'apprécie sur l'activité exercée, et non sur la détention des établissements — CE 13/06/2018 n° 401942, rendu sur le 238 quindecies, transposable)Direction effective et rémunérée pendant 5 ansExonération / abattement refusé
Détention minimaleSans seuil de détentionAu moins 25 % des droits pendant 5 ansCas B : abattement perdu, PFU 31,4 % plein
Délai retraiteCessation + liquidation des droits dans les 24 moisIdem (fenêtre de 4 ans, CE 16/10/2019 n° 417364)Déchéance l'année d'expiration du délai
Lien avec le repreneurNe pas détenir > 50 % du cessionnaireNe pas contrôler la structure acquéreuseExonération remise en cause
Cessation de fonctionsCesser toute fonction dans la structure cédéeCesser toute fonction dans la structure cédéePoursuite d'activité rémunérée = déchéance

Deux pièges méritent d'être soulignés. D'abord, le repreneur : si vous rachetez plus de 50 % des parts de la structure qui vous acquiert (ou si vous y prenez le contrôle), l'exonération tombe. Ensuite, la cessation réelle des fonctions : continuer d'opérer quelques mois, comme salarié ou associé de la clinique acquéreuse, peut faire perdre le bénéfice de l'avantage. La poursuite d'une activité rémunérée dans la structure cédée est le motif de déchéance le plus courant.

Mémo express

Le calendrier qui ne pardonne pas

Trois événements doivent s'emboîter dans une fenêtre de quatre ans, chacun apprécié par rapport à la date de cession :

  • la cession elle-même (signature de l'acte) ;
  • la cessation de toute fonction dans la structure cédée ;
  • la liquidation de vos droits à la retraite (CARMF, régime de base et complémentaire).

Synchronisez ces trois dates très en amont. Sur la mécanique de votre retraite, voyez la chute de revenus à la retraite du chirurgien.

Comment sécuriser : la check-list à 3 ans

La déchéance n'est pas une fatalité : elle se prévient. Le plus urgent, ce sont les conditions structurelles qui ne se rattrapent pas (5 ans d'activité, 25 % de détention, direction réellement rémunérée du cas B) : si elles ne sont pas réunies trois ans avant, c'est souvent fichu. Vient ensuite le calendrier : cession, cessation de toute fonction et liquidation CARMF dans une fenêtre de quatre ans. Et avant de signer le compromis, faites tout valider par votre expert-comptable et votre conseil — c'est le dernier moment où l'on peut encore arbitrer.
§ 6CAS CHIFFRÉS·4 MIN

Cas chiffrés : combien encaisse vraiment un chirurgien ?

Trois situations réelles, recalculées au taux 2026 de 18,6 % de PS. Les montants sont des illustrations hors CEHR / CDHR, à affiner avec votre expert-comptable.

Comment lire ces trois cas

Chaque cas isole l'IR (effacé ou abattu), applique ensuite les 18,6 % de PS sur la plus-value réellement imposable, et termine sur le net encaissé. Une seule règle à retenir d'un cas à l'autre : ce qui efface l'IR (151 septies A, 150-0 D ter) laisse les PS ; seul le 238 quindecies sous 500 000 € efface les deux. Les hypothèses (prix d'acquisition, durée, conditions remplies) sont simplifiées pour la pédagogie : votre cas réel doit être chiffré sur vos chiffres.

Cas B — associé de clinique

Dr Lemaire, chirurgien orthopédiste : cession de titres à 1,3 M€

Le Dr Lemaire cède 100 % de ses titres de la société d'exploitation : prix 1 300 000 €, prix d'acquisition 100 000 €, soit une plus-value de 1 200 000 €. Il détient 30 % depuis 18 ans, a été gérant rémunéré, et liquide sa retraite CARMF dans les 24 mois : le 150-0 D ter s'applique.

  • IR : abattement de 500 000 € → base = 700 000 € → PFU 12,8 % = 89 600 €.
  • PS : 18,6 % sur la totalité de 1 200 000 € = 223 200 € (l'abattement ne les réduit pas).
  • Total ≈ 312 800 € → net ≈ 987 200 € avant CEHR / CDHR.

La leçon : l'abattement de 500 000 € n'économise que 64 000 € d'IR (500 000 × 12,8 %). Sans départ en retraite, le PFU plein aurait coûté 1 200 000 × 31,4 % = 376 800 €. L'abattement fait gagner 64 000 €, pas l'exonération totale qu'on imagine.

Cas A — patientèle BNC > 500 k€

Dr Vasseur, chirurgien en BNC : cession d'un fonds à 760 000 €

Le Dr Vasseur cède son fonds libéral pour 760 000 € (plus-value professionnelle). Sa patientèle ayant été créée et non rachetée, sa valeur d'origine est nulle : la plus-value est donc égale au prix de cession. Actif depuis 28 ans, il cesse et liquide sa retraite dans les délais. Il cumule 238 quindecies et 151 septies A.

  • 238 quindecies : taux exonéré = (1 000 000 − 760 000) / 500 000 = 48 % → reliquat imposable de 395 200 €.
  • 151 septies A : efface l'IR du reliquat → IR = 0 €.
  • PS 18,6 % sur le reliquat de 395 200 € = ≈ 73 507 € (la part exonérée à 48 % est hors PS ; le reliquat, lui, supporte les PS).
  • Net ≈ 686 493 € avant CEHR / CDHR.

L'IR tombe à zéro, mais les PS restent : d'où l'intérêt de maximiser la part 238 quindecies, la seule qui efface à la fois l'IR et les PS.

Cas A — petit fonds BNC < 500 k€

Dr Andrieu, chirurgien esthétique : cession d'une patientèle à 420 000 €

Le Dr Andrieu cède sa patientèle pour 420 000 €, donc en dessous de 500 000 €. Active depuis 22 ans, elle part en retraite dans les délais.

  • 238 quindecies : valeur < 500 000 € → exonération totale = IR 0 € et PS 0 € (patientèle créée, valeur d'origine nulle → la plus-value est égale au prix de cession).
  • Net = 420 000 €, contre environ 132 000 € d'impôt (≈ 31,4 % au taux de droit commun : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS) sans dispositif.

C'est le seul cas où l'on atteint réellement « 0 € d'impôt » — parce qu'il n'y a plus du tout de plus-value imposable.

Trois cessions, trois régimes. Illustrations aux taux 2026, hors CEHR / CDHR, à recalculer pour votre situation.
ProfilValeur cédéeRégimeImpôt total (IR + PS)Net encaissé
Dr Lemaire (titres SEL)1 300 000 €150-0 D ter≈ 312 800 €≈ 987 200 €
Dr Vasseur (fonds BNC)760 000 €238 quindecies + 151 septies A≈ 73 507 €≈ 686 493 €
Dr Andrieu (patientèle)420 000 €238 quindecies (total)0 €420 000 €
§ 7DÉONTOLOGIE·2 MIN

Vendre sa patientèle : est-ce seulement licite ?

Beaucoup de chirurgiens nous le demandent franchement en rendez-vous : peut-on vraiment « vendre » des patients ? La réponse de la Cour de cassation est nuancée mais claire.

Le patient n'est pas un actif : la liberté de choix prime

Par un arrêt fondateur (Cass. 1re civ. 7 novembre 2000, n° 98-17.731), dont l'espèce concernait précisément un chirurgien cédant la moitié de sa clientèle, la Cour de cassation a jugé que la cession d'une clientèle médicale est licite — à la condition expresse que soit préservée la liberté de choix du patient. Ce que vous cédez n'est donc pas « le patient », mais le droit de présentation à votre successeur, accompagné d'un engagement de non-réinstallation. C'est ce qui fonde la cessibilité du fonds libéral dans le cas A.

Dans le cas B, la logique est différente : vous ne cédez pas une clientèle mais des parts sociales. Les contraintes ne sont alors plus déontologiques mais sociétaires : agrément des coassociés, clauses des statuts de la SEL, règles propres aux sociétés d'exercice libéral (loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990, recodifiée par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023). Un point à anticiper avec votre conseil et, le cas échéant, votre Ordre.

§ 8L'ANGLE MORT·2 MIN

L'angle mort : CEHR et CDHR l'année de la vente

L'oubli classique, même chez des confrères bien conseillés : une grosse plus-value, même exonérée d'IR, gonfle votre revenu fiscal de référence de l'année. Or deux surtaxes des hauts revenus se calculent précisément sur ce RFR.

La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, article 223 sexies) frappe le RFR à 3 % au-delà de 250 000 € puis 4 % au-delà de 500 000 € pour un célibataire (500 000 € / 1 000 000 € pour un couple). La CDHR (contribution différentielle sur les hauts revenus, article 224) garantit, elle, une imposition minimale de 20 % du RFR retraité au-delà de 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple). Elle a été créée par la loi de finances 2025 et reconduite par la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) jusqu'au retour du déficit public sous 3 % du PIB.

La plus-value exonérée d'IR compte quand même au RFR

C'est le piège : une plus-value exonérée d'impôt sur le revenu n'est pas pour autant neutre. Selon son traitement, elle peut entrer dans le RFR de l'année et donc déclencher ou alourdir la CEHR et la CDHR. Le périmètre exact du RFR retenu pour la CDHR n'étant pas encore stabilisé par la doctrine, nous formulons ce point au conditionnel et le recalculons au cas par cas. Pour la mécanique des deux surtaxes, voyez notre guide CEHR et CDHR des hauts revenus. À l'inverse, étaler ou exonérer une partie de la plus-value peut faire baisser le RFR et donc alléger ces surtaxes : un argument à exploiter dans le calendrier de la cession.
§ 9APRÈS LA VENTE·4 MIN

Et après la vente ? Réemployer le produit

Le chèque encaissé, le vrai sujet commence : que faire d'un capital qui doit désormais financer vingt à trente ans de retraite ? Voici les trois leviers de réemploi que nous mobilisons le plus, et qui répondent à des objectifs différents.

PER l'année de cession (154 bis)

Un versement sur un PER, dans la limite du plafond TNS de l'article 154 bis (jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026), abaisse l'IR de vos revenus d'activité de l'année — utile sur la part de plus-value restée imposable et sur vos honoraires de l'année de départ.

Apport-cession (150-0 B ter)

Pour des titres de SEL (cas B), apporter d'abord ses titres à une holding à l'IS place la plus-value en report d'imposition, sous condition de réinvestissement économique (60 % sous 24 mois en cas de cession dans les 3 ans). Pertinent pour une grosse plus-value de titres, pas pour une patientèle BNC.

Donation avant cession

Donner une partie des titres à ses enfants avant la vente purge la plus-value latente chez le donataire. La donation-cession est sécurisée tant que la donation est réelle (non fictive) et que vous ne vous réappropriez pas le prix (CE 30/12/2011 n° 330940, Motte-Sauvaige) ; à l'inverse, se réapproprier le prix caractérise l'abus de droit (art. L. 64 LPF). À sécuriser strictement.

Pour aller plus loin selon votre cas : l'apport-cession 150-0 B ter et la structuration via une SPFPL sont les outils du cas B ; la donation avant cession et notre guide transmettre son cabinet de spécialiste traitent la transmission ; et le PER de la profession libérale détaille le levier d'assiette de l'année.

Enfin, le produit net de la cession doit travailler. Un réemploi en assurance-vie (prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %, abattements de transmission de 152 500 € et 30 500 € selon l'âge des versements), en SCPI ou en placement de trésorerie permet de reconstituer un revenu complémentaire pour la retraite. Pour la vision d'ensemble, voyez par où commencer en gestion de patrimoine quand on est chirurgien.

Le réemploi n'efface pas le risque

Aucun rendement n'est garanti. Les supports de réemploi (assurance-vie en unités de compte, SCPI, fonds immobiliers) comportent un risque de perte en capital et une liquidité variable : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le report d'imposition de l'apport-cession (150-0 B ter) impose des contraintes lourdes (réinvestissement économique, conservation), et la donation avant cession doit être réelle et irrévocable pour ne pas tomber sous l'abus de droit. Aucun de ces leviers ne doit être décidé pour sa seule fiscalité, ni sans une étude personnalisée chiffrée.
§ 10LES ERREURS·2 MIN

Les 6 erreurs qui coûtent cher

À retenir

Les six pièges récurrents de la cession

  • Confondre patientèle BNC et titres de SEL. Le mauvais cas ouvre le mauvais dispositif : les régimes professionnels ne jouent pas sur des titres, et inversement.
  • Croire que « exonéré » = « 0 € ». Oublier les 18,6 % de PS sur une plus-value seulement exonérée d'IR, c'est sous-estimer la facture de plusieurs dizaines de milliers d'euros.
  • Compter sur le 150-0 D ter en étant minoritaire. En dessous de 25 % de détention, l'abattement de 500 000 € n'existe pas : PFU 31,4 % plein.
  • Continuer d'opérer ou racheter des parts du repreneur. Les deux font tomber l'exonération pour défaut de cessation de fonctions ou contrôle du cessionnaire.
  • Croire aux abattements 50 / 65 / 85 % sur des titres post-2018. Ils ont disparu : seul subsiste l'abattement fixe de 500 000 €.
  • Oublier la CEHR et la CDHR. La plus-value de l'année gonfle le RFR : anticipez ces deux surtaxes dans le calendrier.

Mémo express

En résumé

  • Deux cas, pas un : fonds BNC (plus-value professionnelle, éventail 151 septies / 238 quindecies / 151 septies A) ou titres de SEL (plus-value mobilière, seul abattement de 500 000 € du 150-0 D ter).
  • Dans les deux cas, l'exonération vise l'IR seul : 18,6 % de PS restent dus en 2026.
  • Le verrou décisif du cas B : 25 % de détention + direction effective rémunérée.
  • Le calendrier : cessation et liquidation de la retraite dans une fenêtre de 24 mois.
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Sources et références légales

  • Le grand tri : nature de la plus-value

    Art. 151 nonies I CGI (les parts d'une société à l'IR détenues par l'associé qui y exerce sont un actif professionnel). Art. 150-0 A CGI (plus-value mobilière des particuliers sur titres de SEL à l'IS). Art. 39 quindecies CGI (taux des plus-values professionnelles à long terme, 12,8 %). Art. 200 A CGI (PFU 12,8 % et option barème). Art. 239 quater A CGI (transparence de la SCM, qui n'est pas un fonds cessible).

  • Les régimes d'exonération de plus-value professionnelle (cas A)

    Art. 238 quindecies CGI (exonération totale en dessous de 500 000 € de valeur, dégressive jusqu'à 1 000 000 €). Art. 151 septies A CGI (exonération d'IR au titre du départ en retraite, prélèvements sociaux maintenus). Art. 151 septies B CGI (abattement pour durée de détention sur l'immobilier d'exploitation). Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes, 90 000 / 126 000 €, généralement inopérante pour un chirurgien). BOI-BIC-PVMV-40-20-20-20, -40, -50 et BOI-BIC-PVMV-40-20-50.

  • L'abattement fixe du dirigeant partant en retraite (cas B)

    Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value de cession de titres de PME, IR seul, prorogé jusqu'au 31/12/2031 par la LF 2025). Cinq conditions, dont détention d'au moins 25 % et direction effective normalement rémunérée pendant 5 ans (BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-30 ; CE 7 mai 2025 n° 491635). Délai des 24 mois apprécié sur une fenêtre de quatre ans (CE 16 octobre 2019 n° 417364). Durée d'activité de 5 ans appréciée sur l'activité (CE 13 juin 2018 n° 401942).

  • Prélèvements sociaux 2026, surtaxes, déontologie et réemploi

    Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : CSG du capital portée à 10,6 %, soit 18,6 % de PS sur les plus-values professionnelles et mobilières ; 17,2 % maintenu sur la liste dérogatoire (art. L. 136-6 et L. 136-8 IV CSS). Art. 223 sexies CGI (CEHR) et art. 224 CGI (CDHR, reconduite par la LF 2026, loi n° 2026-103 du 19/02/2026). Cass. 1ré civ. 7 novembre 2000 n° 98-17.731 (licéité de la cession de clientèle médicale). Art. 154 bis CGI (PER), 150-0 B ter CGI (apport-cession), L. 64 LPF et CE 30 décembre 2011 n° 330940 Motte-Sauvaige (la donation-cession n'est pas abusive si la donation est réelle et que le prix n'est pas réapproprié). Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (SEL).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une incitation à recourir à un montage à seule fin fiscale. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026 : la qualification de la plus-value (professionnelle ou mobilière), le respect des conditions d'exonération (durée d'activité, détention de 25 %, direction rémunérée, délais), le périmètre exact du RFR retenu pour la CDHR et le calcul net dépendent de votre situation réelle et doivent être validés avec votre expert-comptable et, le cas échéant, votre conseil de l'Ordre. Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine, jurisprudence). Le traitement de certains points (pérennité de la CDHR au-delà de 2026, articulation des régimes en cas de cession mixte) est signalé au conditionnel. Tout réemploi (apport-cession, PER, donation, assurance-vie) comporte des contraintes propres et, le cas échéant, un risque de perte en capital.

Foire aux questions

Tout sur l'exonération de plus-value du chirurgien à la retraite BNC, titres de SEL, 18,6 % de PS et calendrier des 24 mois.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des chirurgiens qui préparent leur départ : patientèle ou parts de clinique, exonéré d'IR mais pas de PS, abattement de 500 000 €, verrou des 25 %, délais et réemploi du produit. Réponses sourcées et à jour 2026.