Aller au contenu principal
Aller au contenu principal
Guide chirurgien 202618 minMis à jour 25 juin 2026Méthode en 6 étapes

Gestion de patrimoine du chirurgien : par où commencer quand on gagne 300 000 € et plus

Vous facturez 25 000 € par mois mais vous avez l'impression de ne rien mettre de côté ? C'est normal. À 300 000 € de revenu, entre les cotisations TNS, une retraite CARMF plafonnée à 3,5 PASS, l'IR à 45 % et la CDHR, votre capacité d'épargne réelle tourne souvent autour de 60 000 €, pas 300 000 €. Avant d'acheter le moindre produit, voici le bon ordre des priorités — le diagnostic avant l'ordonnance. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

BILAN PATRIMONIAL CHIRURGIEN 2026

Savoir par où commencer dans votre cas et bâtir votre plan d'action priorisé

Diagnostic complet de votre situation de chirurgien : inventaire, capacité d'épargne réelle, prévoyance, PER, diagnostic fiscal (TMI 45 %, CEHR, CDHR) et ordre des priorités chiffré. Cabinet 100 % indépendant, sans produit-maison.

  • Inventaire de vos deux patrimoines
  • Chiffrage de votre capacité d'épargne réelle
  • Ordre des priorités : sécuriser puis placer
  • Cabinet 100 % indépendant

TMI CIBLE

45 %

ÉPARGNE RÉELLE

≈ 60 k€

PER MAX 2026

88 911 €

ASSIETTE RCV PLAFONNÉE

168 210 €

CDHR MINIMUM

20 % du RFR

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1POURQUOI·3 MIN

Pourquoi un chirurgien ne gère pas son patrimoine comme un cadre

Vous facturez peut-être 25 000 € par mois et vous avez pourtant l'impression de ne rien capitaliser. Vous n'êtes pas seul, et ce n'est pas un défaut de gestion : un cadre supérieur salarié et un chirurgien à 300 000 € peuvent déclarer des revenus comparables sans gérer du tout le même patrimoine. Le cadre a un employeur, une retraite cadre, une prévoyance collective et un revenu qui tombe chaque mois. Le chirurgien, lui, a deux patrimoines à piloter, un filet social troué, une retraite obligatoire plafonnée bien en dessous de son revenu — et un risque que personne d'autre ne porte : tout repose sur ses mains.

En 30 secondes : par où commencer

La règle : on ne place pas un euro avant d'avoir posé le diagnostic — le bilan avant l'ordonnance. L'ordre : (1) épargne de précaution, (2) prévoyance Madelin, (3) PER / Madelin retraite (déductible à 45 %, jusqu'à 88 911 € en 2026), (4) structuration SEL / SPFPL si elle a un sens, (5) immobilier de diversification, (6) produits exotiques en dernier. Pourquoi cet ordre : à 300 000 €, votre capacité d'épargne réelle tourne souvent autour de 60 000 € (pas 300 000), votre CARMF est plafonnée à 3,5 PASS et la CDHR neutralise les réductions d'impôt — mais pas le PER ni le déficit foncier. Le reste de ce guide déroule la méthode, étape par étape.

Le libéral n'a pas un patrimoine, mais deux

On commence par un tri tout bête : séparez votre patrimoine professionnel (parts de SELARL ou SELAS, cabinet, plateau technique, part de clinique, patientèle et droit de présentation, trésorerie de la société) de votre patrimoine personnel (résidence, immobilier locatif, assurance-vie, PEA, épargne). Le premier est le plus souvent illiquide et mono-actif : vos parts de SEL ne se cèdent qu'à un confrère agréé, à un prix et dans un délai que vous ne maîtrisez pas. Ne confondez jamais la valeur de votre cabinet avec une épargne mobilisable. Pour la méthode complète, voyez la méthode complète du bilan patrimonial du libéral en 6 étapes.

Le patrimoine du chirurgien, c'est d'abord ses mains

Votre capacité à générer du revenu dépend presque entièrement de votre capacité opératoire. Un AVC, un tremblement, un burn-out, une infection nosocomiale qui tourne au contentieux en responsabilité civile professionnelle : et le revenu tombe à zéro. C'est un point unique de défaillance (single point of failure), non diversifié et difficilement assurable au-delà d'un certain âge. Toute la logique patrimoniale d'un chirurgien découle de là : sortir régulièrement du capital de l'activité pour le diversifier dans un capital qui, lui, ne s'arrête pas le jour où vous arrêtez d'opérer.

C'est ce qui change tout par rapport au salarié : chez vous, la priorité n'est pas d'abord la performance d'un placement, c'est la sécurisation (de votre revenu en cas d'arrêt, de votre retraite, de votre famille) et la diversification hors de l'activité. Le placement performant, lui, attendra son tour : défiscalisation, immobilier, produits financiers viennent dans un ordre précis qu'on détaille dans ce guide.

§ 2LA MÉTHODE·2 MIN

Le diagnostic avant l'ordonnance : la méthode en 6 étapes

En chirurgie, on ne prescrit pas sans diagnostic. En gestion de patrimoine non plus : on ne place pas un euro sans bilan. Avant tout produit, on suit un protocole en six étapes, dans cet ordre — parce qu'à 300 000 €, ce n'est pas le produit qui fait la différence, c'est l'ordre dans lequel vous l'achetez.

La méthode en 6 étapes du chirurgien. On sécurise avant de placer : chaque étape conditionne la suivante.
ÉtapeCe qu'on regardeQuestion à laquelle elle répond
1 · InventaireActif/passif de vos deux patrimoinesQue possédez-vous vraiment, et qu'est-ce qui est liquide ?
2 · FluxRevenu net − charges − impôt − train de vieQuelle est votre capacité d'épargne réelle ?
3 · RisquesPrévoyance TNS et concentrationQue se passe-t-il si vous ne pouvez plus opérer ?
4 · ObjectifsRetraite, transmission, immobilier, fiscalitéPour quoi épargnez-vous, et à quel horizon ?
5 · Diagnostic fiscalTMI 45 %, CEHR, CDHR, IFIQuels leviers fonctionnent encore à votre niveau ?
6 · Plan d'actionPyramide des prioritésPar où commencer concrètement ?

Ce qu'on répète à chaque rendez-vous : sécuriser avant de placer

La plupart des erreurs patrimoniales d'un chirurgien viennent d'un ordre inversé : on commence par le produit de défiscalisation à la mode, l'immobilier ou le placement exotique, avant d'avoir blindé sa prévoyance et sa retraite. La méthode renverse ce réflexe : on pose le diagnostic, puis on blinde le socle avant de viser le sommet.
§ 3ÉTAPE 1 — INVENTAIRE·3 MIN

Étape 1 — L'inventaire : vos deux patrimoines, actif et passif

On commence par dresser la carte. Sans inventaire complet et honnête — y compris le passif —, vous pilotez à l'aveugle, et la première mauvaise surprise vient du passif qu'on avait oublié de compter.

L'actif professionnel : précieux mais illiquide

Vos parts de SEL (souvent l'actif de plus forte valeur), les murs ou le plateau technique s'ils vous appartiennent, la trésorerie de la société, la patientèle et le droit de présentation. Tout cela a de la valeur — mais une valeur peu liquide : elle ne se transforme en argent disponible qu'à la cession, à un confrère, dans un cadre réglementé.

L'actif personnel et le passif

Côté privé : résidence principale, immobilier locatif, épargne (assurance-vie, PEA, comptes-titres). Et surtout, le passif qu'on oublie trop souvent : crédits immobiliers, dettes professionnelles, comptes courants d'associé (qui sont une créance sur la société, pas une épargne disponible). L'inventaire net, c'est l'actif moins le passif — pas la somme des chiffres flatteurs.

Grille d'inventaire du chirurgien. La liquidité est aussi importante que la valeur : un patrimoine riche mais illiquide ne protège pas d'un coup dur.
PosteNatureLiquiditéÀ noter
Parts de SELARL / SELASProfessionnelFaibleCessibles à un confrère agréé seulement
Murs / plateau techniqueProfessionnelFaibleSouvent via une SCI dédiée
Trésorerie de la sociétéProfessionnelMoyenneSortie = PFU 31,4 % sur les dividendes
Patientèle / droit de présentationProfessionnelTrès faibleValeur de cession, non mobilisable
Résidence principalePersonnelFaibleUsage, pas un placement de rendement
Assurance-vie / PEA / CTOPersonnelForteLe cœur de votre épargne disponible
Passif (crédits, CCA, dettes pro)À déduire—L'inventaire NET seul a un sens

Si vous exercez en groupe : la SCM n'est pas un placement

En cabinet de groupe, vous partagez souvent des moyens via une SCM (société civile de moyens, article 239 quater A CGI). Rappel essentiel : la SCM est transparente fiscalement, son objet est de mutualiser et refacturer des moyens (locaux, matériel, personnel) entre praticiens. Elle ne dégage pas de bénéfice propre et n'est en aucun cas un véhicule de placement de trésorerie. Ses refacturations sont exonérées de TVA sous conditions (article 261 B CGI), comme les actes médicaux (article 261-4-1 CGI). Ce n'est ni une holding, ni une enveloppe de capitalisation.

IFI : vos parts de SEL ne sont pas forcément exonérées

Les parts de SEL et de SPFPL peuvent être exonérées d'IFI au titre des biens professionnels (article 975 CGI), mais sous conditions d'affectation professionnelle (activité opérationnelle, fonction de direction, prépondérance des revenus professionnels). Ce n'est pas automatique : à défaut, la fraction représentative d'actifs immobiliers redevient taxable. On y revient à l'étape 5 (diagnostic fiscal).
§ 4ÉTAPE 2 — LES FLUX·4 MIN

Étape 2 — Les flux : pourquoi 300 000 € ne font pas 300 000 € d'épargne

300 000 € de revenu, 60 000 € qui finissent réellement épargnés : tout l'écart se joue ici, et c'est la source de la plupart des malentendus. Votre revenu n'est pas votre capacité d'épargne. Entre les deux, il y a les cotisations sociales, l'impôt et le train de vie — et à 300 000 €, le delta est spectaculaire.

Du revenu brut à la capacité d'épargne réelle

La méthode est simple à poser : revenu net − cotisations TNS − impôt sur le revenu − contributions hauts revenus − train de vie = capacité d'épargne. Deux précisions techniques : la rémunération technique de l'associé de SEL est imposée en BNC (article 92 CGI) depuis 2024 — jamais en salaires — et le forfait de 5 % a été annulé (CE 8 avril 2025 n° 492154) ; la rémunération de gérance majoritaire relève de l'article 62 CGI. Dernier point, et le plus important en pratique : on lisse sur deux ou trois ans. Une bonne année ne doit pas dimensionner vos versements : c'est la capacité récurrente qui compte.

La cascade : du revenu à la capacité d'épargne réelle

Capacite d'epargne reelle =
    revenu net d'activite
  - cotisations sociales TNS (URSSAF + CARMF)
  - impot sur le revenu (TMI 45 %)
  - CEHR / CDHR (le cas echeant)
  - train de vie reel
  = ce qui reste, a LISSER sur 2-3 ans

À 300 000 € de revenu, ce solde tourne souvent autour de 50 000 à 65 000 € par an — soit environ un cinquième du revenu brut. C'est ce montant, et non le chiffre d'affaires, qui doit piloter votre épargne.

Cas 1 — Dr Marc, chirurgien orthopédiste (SELARL, célibataire), revenu 300 000 €

Chiffres arrondis et illustratifs (estimation pédagogique, non opposable ; fourchettes volontaires).

Revenu d'activité : 300 000 €.
− Cotisations sociales TNS (URSSAF + CARMF base/RCV/ASV/invalidité-décès), assiette CARMF plafonnée : ≈ −80 000 à −95 000 € → reste de l'ordre de 210 000 €.
− Impôt sur le revenu (barème 2026, célibataire, TMI 45 % au-delà de 181 917 €), sur cette base : ≈ −65 000 à −71 000 € (montant réduit si une partie est déductible via le PER).
CEHR : à ce niveau de revenu net (RFR de l'ordre de 210 000 €, sous le seuil de 250 000 €), la CEHR n'est pas due (0 €). Elle ne se déclencherait que si des revenus du capital portaient le RFR au-delà de 250 000 €.
− Train de vie (résidence, famille, charges) : ≈ −70 000 à −90 000 €.
= Capacité d'épargne réelle ≈ 50 000 à 65 000 €/an, pas 300 000 €.

La leçon n'est pas le chiffre exact — il dépend de votre structure, de votre secteur et de votre train de vie — mais le delta : un revenu très élevé ne se traduit que par une fraction épargnable. C'est précisément pour cela qu'il faut prioriser ce qu'on en fait. Pour affiner le calcul malgré des recettes en dents de scie, voyez calculer sa capacité d'épargne réelle malgré des revenus irréguliers.

À retenir : c'est l'épargne réelle qui pilote, pas le chiffre d'affaires

Retenez un seul réflexe de cette étape : ne dimensionnez jamais vos versements sur votre revenu brut ni sur votre meilleure année. C'est la capacité d'épargne récurrente— ce qui reste après cotisations, impôt et train de vie, lissée sur 2 à 3 ans — qui fixe le bon montant à mettre au PER, en assurance-vie ou en immobilier. Surdimensionner ses versements sur un pic de revenu, c'est la cause n°1 des rachats anticipés coûteux et des arbitrages dans l'urgence.
Hagnéré Patrimoine

Chiffrer votre capacité d'épargne réelle

Un CGP indépendant reconstitue votre cascade revenu → épargne sur vos chiffres réels, lissée sur plusieurs années, et en déduit le bon dimensionnement de votre PER et de vos placements.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 5ÉTAPE 3 — RISQUES·4 MIN

Étape 3 — La cartographie des risques : le filet social troué du chirurgien

Avant de penser rendement, on cartographie ce qui peut faire dérailler tout le reste. Pour un chirurgien, deux choses peuvent tout faire dérailler : une prévoyance obligatoire sous-dimensionnée et la concentration sur l'activité opératoire.

Pourquoi votre prévoyance obligatoire est trouée

Le régime de base verse des indemnités journalières via la CPAM du 4e au 90e jour seulement (carence de 3 jours, plafond modeste, de l'ordre de 198,15 €/jour en 2026 à vérifier au règlement). Au-delà du 90e jour, pour un médecin, c'est la CARMF qui prend le relais à partir du 91e jour — d'où l'importance de caler la franchise de votre contrat privé à 90 jours. Le capital décès du régime de base est de l'ordre de 4 009 € en 2026 (article L. 361-1 CSS) : dérisoire pour une famille habituée à un revenu de 15 000 à 25 000 € par mois.

Le trou du 91e jour et le piège du barème d'invalidité

Deux pièges, et le second est plus sournois que le premier. Côté montant : des indemnités plafonnées à environ 198,15 €/jour ne remplacent qu'une fraction infime d'un revenu de chirurgien — une prévoyance Madelin privée est indispensable pour combler l'écart. Côté barème : pour un métier de précision, exigez un barème croisé fonctionnel + professionnel. Une atteinte fonctionnelle modeste (un tremblement, une raideur d'un doigt) peut vous empêcher totalement d'opérer : un contrat qui n'indemnise que selon le barème fonctionnel vous laisserait sans couverture réelle. Pour dimensionner tout cela, voyez dimensionner sa prévoyance TNS (le trou après le 90e jour) et la prévoyance du dirigeant.

Le risque de concentration : tout repose sur vous

Au-delà de l'arrêt de travail, il y a le risque structurel déjà évoqué : votre patrimoine et votre revenu reposent sur un actif unique et non diversifié — votre capacité opératoire. La parade patrimoniale est mécanique : sortir régulièrement du capital de l'activité pour le placer dans des actifs qui ne dépendent pas de vos mains (assurance-vie, immobilier, SCPI, marchés financiers). C'est l'objet des étapes suivantes, mais cela commence ici, dans la conscience du risque.

Couverture obligatoire seule

IJ CPAM du 4e au 90e jour (plafond ~198,15 €/j), relais CARMF au 91e jour, capital décès ~4 009 €. Très insuffisant pour un revenu de chirurgien : un arrêt long ou une invalidité partielle vous expose à une chute brutale de revenu.

Couverture renforcée Madelin

Franchise calée à 90 jours, IJ et rente d'invalidité dimensionnées sur votre revenu réel, barème croisé fonctionnel + professionnel, capital décès adapté à votre famille et à vos crédits. C'est le socle à sécuriser avant tout placement.

§ 6RISQUE — RETRAITE·3 MIN

La retraite CARMF : la chute de revenus que personne n'anticipe

C'est le risque le plus sous-estimé d'un chirurgien à hauts revenus : sa retraite obligatoire ne couvrira qu'une petite partie de son train de vie. Et ce n'est pas faute d'avoir cotisé : c'est l'assiette elle-même qui est plafonnée.

Pourquoi votre retraite plafonne mécaniquement

L'architecture combine le régime de base (CNAVPL), le complémentaire RCV et l'ASV (articles L. 640-1, L. 644-1 et L. 644-2 CSS). Le point décisif : le complémentaire RCV est plafonné à 3,5 PASS, soit 168 210 € en 2026. Concrètement, à 300 000 € de revenu, vous cotisez sur 168 210 € — au-delà, pas un euro n'ouvre de droits supplémentaires. Résultat : un taux de remplacement souvent inférieur à 40-50 %, et une retraite complémentaire qui, à carrière complète, se compte en milliers d'euros par mois — sans commune mesure avec 300 000 € de revenu annuel.

L'assiette des cotisations CARMF est plafonnée bien en dessous d'un revenu de 300 000 €. Valeurs 2026 à confirmer au règlement sur carmf.fr.
Cotisation 2026Assiette / plafondConséquence
Régime de base (CNAVPL)T1 8,73 % ≤ 1 PASS ; T2 1,87 % jusqu'à 5 PASS (240 300 €)Plafonné à 5 PASS
Complémentaire RCV11,80 %, plafonné à 3,5 PASS = 168 210 €Cœur du plafonnement
ASV secteur 1Forfait ~1 917 € (cofinancé par la CPAM)Prise en charge partielle
ASV secteur 2Forfait ~5 751 € + 4 % (100 % à votre charge)Plus lourd en dépassement

Vous cotisez sur 168 210 €, pas sur 300 000 €

Le calcul est brutal : la part de votre revenu comprise entre l'assiette plafonnée et votre revenu réel ne génère aucun droit à retraite obligatoire. Pour un chirurgien à 300 000 €, c'est plus de la moitié du revenu qui ne « compte » pas pour la retraite CARMF. La seule façon de combler cet écart, c'est de se constituer soi-même une retraite par capitalisation — d'où le rôle central du PER à l'étape 6. Pour le détail de cette chute, voyez la chute de revenus à la retraite que personne n'anticipe et la retraite du libéral et son faible taux de remplacement.
§ 7ÉTAPE 4 — OBJECTIFS·2 MIN

Étape 4 — Définir ses objectifs : retraite, transmission, immobilier, fiscalité

Une fois les risques cartographiés, on fixe le cap. Sans objectifs hiérarchisés, un patrimoine devient un empilement de produits achetés les uns après les autres ; avec eux, chaque versement a une raison d'être. Pour un chirurgien, quatre objectifs reviennent presque toujours.

Vos 4 objectifs typiques

Retraite : combler l'écart entre une CARMF plafonnée et votre train de vie — l'objectif n°1 d'un haut revenu. Transmission : protéger votre famille et transmettre cabinet et patrimoine au moindre coût (assurance-vie, pacte Dutreil). Immobilier : diversifier hors activité (résidence, locatif, murs du local). Fiscalité : réduire la pression à 45 % + contributions, mais via les bons leviers (voir étape 5).

Côté transmission, deux repères : l'assurance-vie offre un abattement de 152 500 € par bénéficiaire sur les primes versées avant 70 ans (article 990 I CGI), et un abattement global de 30 500 € sur les primes versées après 70 ans (article 757 B CGI). Pour les parts de SEL, le pacte Dutreil (article 787 B CGI) exonère 75 % de la valeur transmise, sous conditions, y compris via une holding animatrice (CE plén. 13 juin 2018 n° 395495, Cofices). Et si une cession ou réorganisation se profile, l'apport-cession (article 150-0 B ter CGI) permet de reporter l'imposition de la plus-value, sous obligation de remploi. Pour creuser : l'assurance-vie : capitalisation et transmission, 152 500 € par bénéficiaire et transmettre son cabinet et son patrimoine.

Aller plus loin : hiérarchiser ses objectifs par horizon

Un objectif sans horizon ne sert à rien. La bonne pratique consiste à ranger vos quatre objectifs sur une ligne de temps : court terme (sécuriser le revenu et la famille — prévoyance, épargne de précaution), moyen terme (diversifier hors activité — assurance-vie, immobilier locatif), long terme (combler la chute CARMF — PER bloqué jusqu'à la retraite), très long terme (transmettre — clauses bénéficiaires, Dutreil, donations). Chaque horizon appelle une enveloppe différente : c'est l'appariement objectif ↔ horizon ↔ enveloppe qui transforme une liste de produits en stratégie. Pour la vue d'ensemble, voyez la gestion de patrimoine de la profession libérale.
§ 8ÉTAPE 5 — DIAGNOSTIC FISCAL·4 MIN

Étape 5 — Le diagnostic fiscal du chirurgien : TMI 45 %, CEHR, CDHR, IFI

À votre niveau de revenu, l'impôt ne se résume pas à la tranche à 45 % : il s'empile sur trois étages. Et c'est en comprenant lesquels rabotent vos défiscalisations qu'on fixe le bon ordre des priorités.

Les trois étages d'impôt du haut revenu

Les trois étages d'impôt sur le revenu d'un haut revenu en 2026. La CDHR a été reconduite par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026).
ÉtageMécanismeDéclenchement
IR (art. 197 CGI)TMI 45 %Au-delà de 181 917 € par part
CEHR (art. 223 sexies CGI)3 % puis 4 % du RFRRFR > 250 000 / 500 000 € (célibataire) ; 500 000 / 1 000 000 € (couple)
CDHR (art. 224 CGI)Imposition minimale 20 % du RFRRFR > 250 000 € (célibataire) / 500 000 € (couple)

La CDHR (contribution différentielle sur les hauts revenus, article 224 CGI) a été créée par la LF 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025) et reconduite par la LF 2026. Son principe : si votre imposition effective (IR + CEHR) passe sous 20 % de votre revenu fiscal de référence, un complément est dû pour atteindre ce plancher de 20 %. Le périmètre exact du calcul (taux moyen, mécanisme de décote dans la zone d'entrée, retraitements du RFR) ainsi que sa pérennité au-delà de 2026 doivent être appréciés au cas par cas et au conditionnel : pour la mécanique fine, voyez la CDHR : l'imposition minimale de 20 % des hauts revenus.

La CDHR neutralise vos réductions d'impôt — pas vos leviers d'assiette

C'est le point qui fonde l'ordre des priorités. En imposant un plancher de 20 % du RFR, la CDHR annule en grande partie l'effet des réductions d'IMPÔT qui feraient descendre votre impôt sous ce seuil : Girardin (article 199 undecies B), FIP/FCPI (article 199 terdecies-0 A). En revanche, les leviers qui baissent l'ASSIETTE ou le RFR lui-même restent pleinement efficaces : le PER (article 154 bis), le déficit foncier (article 156 I-3°), les dons (article 200). Conclusion : PER et déficit foncier d'abord, produits à réduction d'impôt en dernier. Voyez aussi les 6 leviers pour réduire ses impôts quand on gagne beaucoup et les solutions concrètes de défiscalisation pour un chirurgien à très hauts revenus.

Cas 2 — Dr Sophie, chirurgienne, mariée (couple), RFR 560 000 €

Chiffres illustratifs ; la mécanique exacte de la CDHR est détaillée dans le guide CDHR dédié.

CEHR : pour un couple, les seuils sont de 500 000 puis 1 000 000 € → à 560 000 €, la première tranche est franchie ; la CEHR est due (3 % sur la fraction au-delà de 500 000 €).
CDHR : avec un RFR de 560 000 €, le couple est au-delà du seuil de 500 000 € : le foyer entre dans le champ de la contribution. Si, par le jeu de réductions d'impôt, son imposition effective (IR + CEHR) descendait sous 20 % du RFR, un complément serait dû pour atteindre ce plancher.
Leçon : à ce niveau, chercher à tirer son impôt sous 20 % du RFR par des réductions d'impôt est largement neutralisé. La bonne stratégie passe par les leviers d'assiette (PER, déficit foncier), qui réduisent le RFR lui-même.

IFI et dualité des prélèvements sociaux 2026

Deux derniers points de diagnostic. L'IFI (articles 964 et suivants CGI) frappe le patrimoine immobilier net taxable au-delà de 1,3 M€ (barème dès 800 000 €) : le réflexe immobilier du médecin augmente vite cette exposition, à surveiller. Et la dualité des prélèvements sociaux 2026, qui change tout arbitrage d'enveloppe : les dividendes de SEL/SPFPL subissent des PS à 18,6 % (PFU global de 31,4 %, jamais 30 %), tandis que l'assurance-vie, la capitalisation et les revenus fonciers restent à 17,2 % (flat tax assurance-vie de 30 %).

2026 : 31,4 % sur les dividendes, 17,2 % sur l'assurance-vie

Depuis la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403), la CSG sur les revenus du capital est passée de 9,2 % à 10,6 %. Conséquence : PS de 18,6 % sur les dividendes (et PFU de 31,4 %), mais PS maintenus à 17,2 % sur l'assurance-vie, la capitalisation, les revenus fonciers nus et les plus-values immobilières. Ne jamais appliquer 17,2 % à un dividende. Pour le détail, voyez la dualité 17,2 % / 18,6 % des prélèvements sociaux en 2026.
§ 9ÉTAPE 6 — LE PLAN·4 MIN

Étape 6 — Le plan d'action priorisé : la pyramide du chirurgien

Tout le diagnostic converge ici, vers l'ordre des priorités. Le réflexe le plus courant — commencer par la défiscalisation, l'immobilier ou le produit à la mode — est précisément l'ordre à ne pas suivre. La bonne logique se lit du socle au sommet :

La pyramide des priorités du chirurgien. On construit du socle vers le sommet, jamais l'inverse.
NiveauActionPourquoi à cette place
1 · SocleÉpargne de précaution (3 à 12 mois)Disponible immédiatement, avant tout placement long
2Prévoyance TNS (Madelin)Vous dépendez de vos mains : à sécuriser en priorité
3 · Levier n°1PER / Madelin retraite (art. 154 bis)Déduction sur l'IR à 45 %, hors plafond des niches
4Structuration SEL / SPFPLLa structure sert le patrimoine, pas l'inverse
5Immobilier (résidence, locatif, murs)Diversifier hors activité, à arbitrer au bilan
6 · SommetProduits exotiques (PE, dette privée, défisc)En dernier — et la CDHR neutralise les réductions d'impôt

Le PER : le levier n°1 à votre niveau

Pour un chirurgien à 45 % de TMI, le PER ou Madelin retraite (article 154 bis CGI) est l'outil le plus puissant : la déduction s'impute sur l'IR seul (effet maximal à 45 %), elle réduit le RFR (donc reste efficace face à la CDHR), et elle est exclue du plafond global des niches de 10 000 € (article 200-0 A). Le plafond de déduction : 10 % du bénéfice (dans la limite de 8 PASS) + 15 % de la fraction de bénéfice entre 1 et 8 PASS, soit un plafond maximal de 88 911 € en 2026 (bénéfice ≥ 384 480 €) et un plancher de 4 806 €.

Plafond PER 2026 et économie d'impôt (cas Dr Marc, bénéfice 300 000 €)

PLAFOND PER 154 bis (benefice 300 000 EUR)
  10 % x 300 000               = 30 000 EUR
  15 % x (300 000 - 48 060)    = 37 791 EUR
  => plafond deductible          = 67 791 EUR
  (plafond max absolu 2026 = 88 911 EUR, des 384 480 EUR de benefice)

ECONOMIE D'IMPOT = versement x TMI
  s'il verse 40 000 EUR : 40 000 x 45 % = 18 000 EUR d'IR en moins

La déduction PER porte sur l'IR seul, réduit le RFR et reste hors du plafond des niches de 10 000 € : c'est le levier le plus efficace à 45 % de TMI.

La SPFPL n'efface pas les cotisations sociales

La structuration SEL/SPFPL (niveau 4) est puissante : la SPFPL fait remonter les dividendes à environ 1,25 % d'IS via le régime mère-fille (articles 145 et 216 CGI) au lieu de 31,4 % en direct. Mais elle ne fait pas écran aux cotisations sociales sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant (article L. 131-6 CSS ; Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 ; Cons. const. 2010-24 QPC). On la met en place après avoir sécurisé prévoyance et PER, jamais avant. Pour creuser : pourquoi étudier la SPFPL : remonter ses dividendes à 1,25 % au lieu de 31,4 % et que faire des excédents de trésorerie de sa SELARL.

L'ordre qui change tout : sécuriser → déduire → structurer → diversifier

Sécuriser (précaution + prévoyance), puis déduire (PER), puis structurer (SEL/SPFPL si pertinent), puis diversifier (immobilier, SCPI, assurance-vie), et seulement à la fin les produits exotiques. Cet ordre n'a rien d'arbitraire : il découle directement du diagnostic — votre dépendance au bloc opératoire, votre TMI à 45 %, la CARMF plafonnée et la CDHR. Pour diversifier hors de votre activité, voyez les SCPI pour diversifier hors de son activité.

Note de méthode : ce que valent (et ne valent pas) ces chiffrages

Les économies d'impôt présentées ici (par exemple 18 000 € pour 40 000 € versés au PER) découlent d'une règle fiscale connue : elles sont fiables tant que le barème et votre TMI ne changent pas. En revanche, dès qu'on parle de rendement d'un placement (SCPI, assurance-vie, immobilier, marchés), aucun chiffre n'est garanti : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, le capital investi en unités de compte n'est pas garanti et peut varier à la baisse. Un bon plan d'action raisonne donc en fourchettes prudentes et en scénarios, jamais sur une projection linéaire de rendement.
§ 10LES ERREURS·2 MIN

Les 5 erreurs patrimoniales classiques du chirurgien

En rendez-vous, on retombe toujours sur les mêmes. Les avoir en tête vous évite déjà l'essentiel des dégâts.

Les 5 (+1) erreurs à éviter

1. Défiscaliser avant de sécuriser sa prévoyance. Le produit fiscal séduit, mais un arrêt de travail non couvert ruine tout le reste.
2. Confondre la valeur du cabinet avec une épargne mobilisable. Les parts de SEL sont illiquides : ce n'est pas un coussin de sécurité.
3. Croire que la SPFPL « efface » les cotisations sociales. Elle purge l'IS, pas le social (Cass. 19 octobre 2023, n° 21-20.366).
4. Confondre la SCM avec un placement de trésorerie. Elle est transparente et ne fait que refacturer des moyens.
5. Tout miser sur l'immobilier. Concentration accrue et exposition à l'IFI : à doser.
+1. Appliquer 17,2 % aux dividendes. En 2026, c'est 18,6 % (PFU 31,4 %) ; 17,2 % vaut pour l'assurance-vie et le foncier.

Le point commun de ces erreurs : un ordre inversé et un mélange des enveloppes (SCM, SPFPL, assurance-vie, PER). La méthode en 6 étapes les écarte d'elle-même, puisqu'elle force le diagnostic avant la moindre signature. Pour aller plus loin : les erreurs patrimoniales classiques du libéral à éviter et la gestion de patrimoine de la profession libérale, vue d'ensemble.

§ 11PASSER À L'ACTION·2 MIN

Faire son bilan patrimonial de chirurgien : par où commencer concrètement

Vous avez la méthode ; le travail commence quand on la passe sur vos propres chiffres. C'est tout l'objet d'un bilan patrimonial : dérouler les six étapes sur vos chiffres réels, et en sortir un plan d'action priorisé. Attention à ne pas le confondre avec un bilan comptable (la 2035) : ce dernier photographie votre exercice professionnel, le bilan patrimonial agrège votre patrimoine global, vos flux et vos objectifs de vie.

Chez Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine 100 % indépendant basé à Bassens (conseiller Quentin Hagnéré, ORIAS 23002291, Trustpilot 4,7/5 sur 26 avis), le premier bilan patrimonial est gratuit et sans engagement : inventaire, capacité d'épargne réelle, prévoyance, PER, diagnostic fiscal et ordre des priorités chiffré — sans produit-maison ni biais commercial. Pour la définition générale d'un bilan et son coût, voyez ce qu'est un bilan patrimonial et combien il coûte ; et pour la trame appliquée au libéral, la méthode complète du bilan patrimonial du libéral en 6 étapes.

Méthode documentée

Faire le point sur votre patrimoine avec Clément Chatelain

Cabinet de Bassens (Savoie), 100 % indépendant. On déroule la méthode en 6 étapes sur votre cas de chirurgien : inventaire, capacité d'épargne réelle, prévoyance, PER, diagnostic fiscal — et vous repartez avec un plan d'action chiffré et hiérarchisé : quoi sécuriser d'abord, combien mettre au PER, quand penser structuration.

Bilan gratuitCabinet indépendantSans engagement
ACCOMPAGNEMENT

Construire votre stratégie avec un CGP indépendant

Cabinet pluridisciplinaire : inventaire patrimonial, capacité d'épargne réelle, prévoyance TNS, PER, structuration SEL/SPFPL, immobilier et transmission. Une vision globale, du diagnostic au plan d'action priorisé.

  • Bilan patrimonial offert
  • Cabinet 100 % indépendant
  • Vision 360° structure + patrimoine
4,7/5sur Trustpilot (26 avis)

Bâtir votre plan patrimonial avec un CGP indépendant multi-partenaires

Pas de produit-maison, pas de biais commercial. Inventaire, analyse des flux, cartographie des risques, diagnostic fiscal et plan d'action priorisé : on sécurise votre prévoyance et votre retraite avant de parler placement. Une stratégie calibrée sur votre TMI et votre structure.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • CGI — fiscalité du revenu et des hauts revenus

    Art. 92 CGI (rémunération technique de l'associé de SEL imposée en BNC depuis le 1er janvier 2024 ; BOI-RES-BNC-000136 ; CE 8 avril 2025 n° 492154). Art. 62 CGI (rémunération de gérance majoritaire de SELARL). Art. 197 CGI (barème IR 2026, TMI 45 % au-delà de 181 917 € par part). Art. 223 sexies CGI (CEHR 3 et 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR célibataire, 500 000 / 1 000 000 € couple). Art. 224 CGI (CDHR, imposition minimale 20 % du RFR au-delà de 250 000 / 500 000 €, créée par la LF 2025 loi n° 2025-127 du 14 février 2025, reconduite par la LF 2026 loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Art. 1417 IV CGI (définition du RFR ; BOI-IR-CHR).

  • CGI — épargne retraite, niches et IS

    Art. 154 bis CGI (déduction PER/Madelin retraite, prévoyance et perte d'emploi : plafond retraite jusqu'à 88 911 € en 2026, plancher 4 806 € ; BOI-BIC-CHG-40-50-40-20). Art. 200-0 A CGI (plafond global des niches fiscales de 10 000 €, le PER déductible en étant exclu). Art. 219 CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille SPFPL, IS effectif 1,25 % ; BOI-IS-BASE-10-10-10-10).

  • CSS / CARMF — prévoyance et retraite du médecin

    Art. L. 131-6 CSS (réintégration dans l'assiette TNS des dividendes de SEL excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant). Art. L. 640-1, L. 644-1 et L. 644-2 CSS (régimes CNAVPL de base, complémentaire RCV et invalidité-décès des libéraux). Art. L. 361-1 CSS (capital décès du régime de base, de l'ordre de 4 009 € en 2026). Architecture CARMF 2026 : base CNAVPL (T1 8,73 % ≤ 1 PASS, T2 1,87 % jusqu'à 5 PASS), RCV 11,80 % plafonnée à 3,5 PASS soit 168 210 €, ASV secteur 1 et secteur 2. Valeurs de points et cotisations 2026 à confirmer au règlement sur carmf.fr.

  • CGI — transmission, immobilier et structuration

    Art. 990 I CGI (assurance-vie, abattement de 152 500 € par bénéficiaire, primes avant 70 ans ; BOI-TCAS-AUT-60). Art. 757 B CGI (abattement global de 30 500 €, primes après 70 ans). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, exonération de 75 %, holding animatrice, CE plén. 13 juin 2018 n° 395495 Cofices). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, report d'imposition et obligation de remploi). Art. 964 et 975 CGI (IFI, seuil de 1,3 M€ et exonération des biens professionnels). Art. 156 I-3 CGI (déficit foncier imputable jusqu'à 10 700 € sur le revenu global). Art. 239 quater A, 261 B et 261-4-1 CGI (SCM transparente, refacturation des moyens et exonération des actes médicaux de TVA).

  • Lois, jurisprudence et prélèvements sociaux 2026

    Loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 recodifiée par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (statut des SEL et SPFPL). LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) : CSG capital portée à 10,6 %, PS dividendes 18,6 % (PFU 31,4 %), PS assurance-vie, capitalisation et revenus fonciers maintenus à 17,2 % (flat tax AV 30 %). Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (la SPFPL ne fait pas écran aux cotisations TNS). Cons. const. n° 2010-24 QPC du 6 août 2010 (règle des 10 %). Cass. 2e civ. 5 décembre 2024 n° 22-17.579 (affiliation CARMF née par le seul effet de la loi). Cons. const. n° 2025-874 DC du 13 février 2025 et n° 2026-901 DC du 19 février 2026 (CDHR).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil juridique, fiscal ou social, ni une recommandation d'investissement. Toute décision (prévoyance, PER, structuration SEL/SPFPL, immobilier, transmission) doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable, validée avec votre expert-comptable et, le cas échéant, un avocat fiscaliste. Les cas chiffrés sont illustratifs, présentés en fourchettes et non opposables. Certains points (périmètre exact et mécanique de la CDHR, sa pérennité au-delà de 2026, valeurs de points et cotisations CARMF, plafond majoré de déficit foncier) sont signalés au conditionnel. Données à jour au 9 juin 2026 (LF 2026, LFSS 2026), susceptibles d'évoluer.

Foire aux questions

Tout sur la gestion de patrimoine du chirurgien en 2026 méthode, capacité d'épargne, prévoyance, retraite et fiscalité.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : par où commencer, quelle est sa capacité d'épargne réelle, faut-il sécuriser la prévoyance avant de défiscaliser, la CARMF suffit-elle, comment se situer face à la CEHR et à la CDHR. Réponses sourcées et à jour 2026.