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Guide professions libérales 202618 minMis à jour 25 juin 2026Méthode en 6 étapes

Le bilan patrimonial du libéral : la première étape avant d'investir

Vous avez des revenus élevés mais irréguliers, une retraite obligatoire qui ne remplacera que 30 à 50 % de vos revenus, et un patrimoine professionnel souvent illiquide : cabinet, parts de SEL, patientèle. Avant de placer le moindre euro ou de défiscaliser, un bilan patrimonial s'impose : c'est lui qui dit ce qui est prioritaire pour vous, et dans quel ordre. Voici la méthode du libéral en 6 étapes, avec une grille de scoring pour vous auto-évaluer en 10 minutes. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

BILAN PATRIMONIAL LIBÉRAL

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Audit complet de votre situation : inventaire pro / perso, capacité d'épargne réelle, risques prévoyance-retraite, diagnostic fiscal CEHR / CDHR / IFI et plan d'action priorisé. Sans produit-maison, en lien avec votre expert-comptable.

  • Inventaire pro / perso chiffré
  • Diagnostic fiscal 2026 complet
  • Plan d'action priorisé
  • Sans produit-maison

MÉTHODE

6 étapes

AUTO-SCORING

6 axes /18

RETRAITE OBLIG.

30-50 %

CAPITAL DÉCÈS

4 009 €

PLAFOND PER

88 911 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE SÉQUENCEMENT·2 MIN

Pourquoi le bilan d'abord : vous avez deux patrimoines, pas un

On vous a sans doute déjà proposé un produit « formidable » : une SCPI, un dispositif de défiscalisation, un contrat à la mode. La vraie question n'est pas de savoir s'il est bon — c'est de savoir s'il est bon pour vous. Et ça, on ne peut pas le savoir sans bilan. Le bilan patrimonial est l'examen ; le placement, le traitement. Chez le libéral, cet ordre n'est pas un détail : c'est ce qui sépare une stratégie d'une collection de produits mal articulés.

L'essentiel en 30 secondes

Le libéral a deux patrimoines (un professionnel souvent illiquide, un personnel mobilisable) et trois fragilités que le salarié n'a pas : des revenus élevés mais irréguliers, une prévoyance et une retraite obligatoires structurellement faibles, et une fiscalité de hauts revenus (TMI 41-45 %, CEHR, CDHR). Le bilan patrimonial déroule 6 étapes — inventaire, flux, risques, objectifs, diagnostic fiscal, plan d'action — et se fait AVANT tout placement. Une grille de scoring sur 18 vous permet de vous auto-évaluer en 10 minutes : rendez-vous au §8.

Concrètement, là où un salarié gère un seul patrimoine, vous en gérez deux. D'un côté, un patrimoine professionnel — cabinet, parts de SEL, matériel, patientèle ou droit de présentation, parfois les murs et la trésorerie de la société. De l'autre, un patrimoine personnel — résidence, épargne, assurance-vie. Le premier est souvent illiquide et concentré sur une seule activité ; le second est ce que vous pourrez réellement mobiliser. Un bilan de salarié ignore cette dualité ; le bilan du libéral en fait son point de départ.

Le bilan patrimonial n'est PAS votre 2035 ni votre bilan comptable

Attention au piège de vocabulaire. Votre liasse 2035 (ou le bilan comptable de votre SEL) est un document fiscal annuel, établi par votre expert-comptable, qui sert à calculer votre bénéfice imposable : il regarde votre activité. Le bilan patrimonial, lui, regarde votre patrimoine global de personne physique — cabinet et résidence, épargne, dettes privées, assurance-vie, objectifs de vie. L'un calcule un impôt ; l'autre bâtit une stratégie. Ne les confondez jamais.

Cet article n'est pas un cours sur « ce qu'est un bilan patrimonial » en général : pour la définition, les fourchettes de prix (gratuit, ou jusqu'à 3 000 €) et la méthode universelle, voyez notre guide général du bilan patrimonial. Ici, on déroule une méthode 100 % verticalisée libéral, en 6 étapes, avec une grille de scoring pour vous auto-évaluer. Et une fois le bilan posé, la suite logique — quoi faire, dans quel ordre — est détaillée dans notre feuille de route de la gestion de patrimoine du libéral.

§ 2ÉTAPE 1 · INVENTAIRE·4 MIN

Étape 1 — L'inventaire actif / passif (le pro illiquide à part)

Tout bilan commence par une photographie : ce que vous possédez (actif) moins ce que vous devez (passif) = votre patrimoine net. Mais chez le libéral, on ne mélange pas tout dans un seul tas. On dresse deux colonnes d'actif — professionnel et personnel — pour faire ressortir ce qui est immobilisé dans votre outil de travail et ce qui constitue votre vraie épargne mobilisable.

L'inventaire du libéral sépare l'actif professionnel (souvent illiquide) de l'actif personnel, puis soustrait l'ensemble des passifs. Le patrimoine net se lit colonne par colonne.
PosteCatégoriePoint de vigilance
Cabinet / patientèle / droit de présentationActif PROValeur réelle mais illiquide ; ne se cède qu'à un confrère
Parts de SEL (SELARL / SELAS)Actif PROCession encadrée (agrément) ; valorisation à dire d'expert
Matériel, agencementsActif PROSe déprécie ; valeur de revente souvent faible
Murs du cabinet (en direct ou en SCI)Actif PRO / mixteImmobilier d'exploitation ; régime IFI spécifique (voir §6)
Trésorerie logée dans la SELActif PRONon disponible pour le perso sans distribution (frottement)
Résidence principale, locatifActif PERSOImmobilier patrimonial (abattement 30 % sur la RP à l'IFI)
Épargne, comptes-titres, PER, assurance-vieActif PERSOPatrimoine financier réellement mobilisable
Emprunt pro, prêt résidence, dettes fiscales/socialesPASSIFÀ soustraire ; intègre les cotisations URSSAF dues

Le piège de l'illiquidité : votre cabinet n'est pas une épargne

L'erreur la plus répandue, c'est de raisonner « je vaux X » en additionnant la valeur de son cabinet et de ses parts de SEL. Sauf que cette valeur est illiquide : vous ne la mobilisez ni vite, ni sans fiscalité. Pire, elle vous expose à un risque de mono-actif : votre revenu, votre prévoyance et une grande part de votre patrimoine reposent sur la même activité. Un bon bilan isole cette poche illiquide et mesure votre patrimoine financier réellement disponible— celui qui amortit un coup dur. C'est lui, et pas la valeur du cabinet, qui dit votre vraie marge de manœuvre.

Bien qualifier la nature de votre revenu professionnel

L'inventaire suppose de savoir comment votre revenu est qualifié, car cela conditionne tout le reste (assiette PER, cotisations). Le revenu d'activité libérale exercée en nom propre relève des bénéfices non commerciaux (art. 92 du CGI). En SEL, la rémunération technique de l'associé est désormais imposée en BNC depuis le 1er janvier 2024 — le Conseil d'État a validé cette bascule et, au passage, annulé la tolérance qui permettait d'affecter forfaitairement 5 % de la rémunération à la gérance sans justification (CE 8 avril 2025, n° 492154) : la ventilation doit désormais être justifiée. Le choix même de la structure se traite dans BNC ou SELARL : quand passer en société.

Inventorier l'assurance-vie à part

Dernier réflexe d'inventaire : votre assurance-vie se note hors actif successoral. Les capitaux transmis échappent en principe au rapport et à la réduction (art. L. 132-12 et L. 132-13 du Code des assurances), sauf primes « manifestement exagérées » — un caractère qui s'apprécie au moment du versement, au regard de votre âge, de votre situation et de l'utilité du contrat (Cass. ch. mixte 23 novembre 2004, n° 02-11.352, réaffirmé par Cass. 2e civ. 19 décembre 2024, n° 23-19.110). À l'inventaire, on la fléche donc comme un actif à la fois liquide et de transmission. On y revient à l'étape 4.

§ 3ÉTAPE 2 · FLUX·3 MIN

Étape 2 — Les flux : votre capacité d'épargne réelle

L'inventaire vous dit où vous en êtes à un instant T ; les flux disent si la situation progresse, et de combien chaque année. La vraie question de l'étape 2 n'est pas « combien je gagne », mais « combien je peux réellement mettre de côté, chaque année, sans me mettre en difficulté ». C'est cette capacité d'épargne réelle qui dimensionnera tout le plan d'action — vos versements PER, vos investissements. La sous-estimer fige le projet ; la surestimer le fait dérailler au premier trou de trésorerie.

Votre capacité d'épargne réelle, étape par étape

CAPACITE D EPARGNE = revenu net d activite
                   - cotisations sociales TNS
                   - impot sur le revenu (et CEHR / CDHR eventuelles)
                   - train de vie reel

PUIS : lisser sur 2 a 3 ans (revenus irreguliers)
       = capacite d epargne RECURRENTE et capitalisable

On ne capitalise pas le pic d'une bonne année : on capitalise le surplus récurrent, une fois retirés cotisations, impôt et train de vie. C'est ce montant lissé qui dimensionne les versements.

La spécificité du libéral, c'est l'irrégularité : une excellente année peut masquer une année creuse. La seule méthode fiable consiste à lisser sur deux à trois ans pour dégager une capacité d'épargne récurrente, et à distinguer ce qui finance le train de vie (assuré par le revenu de base) du surplus capitalisable (les bonnes années). On ne calibre jamais un effort d'épargne mensuel sur un pic exceptionnel. La méthode du lissage est approfondie dans revenus irréguliers : lisser sa fiscalité quand on est libéral.

En SEL, attention au piège des dividendes sur le flux net

Si vous exercez en SEL, votre arbitrage rémunération / dividendes change votre flux net et vos droits. La fraction de dividendes supérieure à 10 % du capital social (primes d'émission et apports en compte courant inclus) est réintégrée dans l'assiette de vos cotisations sociales TNS (art. L. 131-6 du CSS). Et interposer une holding ne purge pas ce coût : la Cour de cassation a jugé que les dividendes remontés à une SPFPL restent dans l'assiette des cotisations (Cass. 2e civ. 19 octobre 2023, n° 21-20.366). Le flux net se chiffre donc après ce frottement. Détails dans SEL : salaire ou dividendes.
§ 4ÉTAPE 3 · RISQUES·4 MIN

Étape 3 — La cartographie des risques du libéral

En rendez-vous, c'est l'étape qui surprend le plus : presque personne n'a mis un chiffre sur ce qui se passe en cas d'arrêt de travail ou de décès. C'est pourtant là que tout peut s'effondrer. Le libéral cumule un profil de risque unique : des filets sociaux obligatoires troués, une dépendance forte à une activité unique, et un patrimoine concentré et illiquide. On les regarde par familles, en commençant par la prévoyance.

3a. La prévoyance TNS sous-dimensionnée

C'est l'angle mort n°1. En cas d'arrêt de travail, le régime de base ne vous indemnise qu'à partir du 4e jour et jusqu'au 90e seulement : au-delà, selon votre section, le relais est faible, voire inexistant. En cas de décès, le capital servi par le régime de base reste modeste : 4 009 € au régime général (art. L. 361-1 du CSS, au 1er avril 2026) et de l'ordre de 9 612 € pour les indépendants des régimes alignés — dérisoire dans les deux cas face à des charges de famille et un emprunt professionnel. Pour combler cet écart, on met en place une prévoyance Madelin, dont les cotisations sont déductibles (art. 154 bis : 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafond 11 534,40 € en 2026). On approfondit dans la prévoyance du libéral.

3b. La retraite obligatoire faible

Vous cotisez à la CNAVPL (base) et à votre caisse de section — CARMF (médecins), CARPIMKO (kinés, infirmiers), CIPAV, CARCDSF (dentistes, sages-femmes), CAVEC (experts-comptables)… Cette couverture est obligatoire et d'ordre public — elle naît du seul exercice de l'activité (Cass. 2e civ. 5 décembre 2024, n° 22-17.579). Mais elle reste notoirement insuffisante : pour beaucoup de professions à bons revenus, le taux de remplacement tourne entre 30 et 50 % des revenus d'activité. Le bilan objective ce « trou de pension », que comble un PER (étape 4). L'ampleur de l'écart est chiffrée dans la retraite du libéral : pourquoi la caisse ne suffit pas.

Prévoyance et Madelin : un avantage sur l'IR, pas sur les cotisations

Soyons précis pour ne rien survendre : la déduction Madelin de l'article 154 bis joue sur l'impôt sur le revenu seul. Les cotisations versées restent dans l'assiette de vos charges sociales (URSSAF, caisse). En clair, on souscrit pour la protection d'abord, la déduction d'IR venant en bonus. Le volet retraite du Madelin a été fermé à la commercialisation par la loi PACTE (remplacé par le PER), mais le volet prévoyance / santé reste pleinement souscriptible.

3c. La concentration d'actifs et la dépendance au cabinet

Troisième risque : la surpondération du professionnel. Quand cabinet + parts de SEL + murs + trésorerie de la société représentent l'essentiel du patrimoine, vous êtes exposé à un aléa unique (votre activité, votre santé, votre secteur). Pour s'en protéger, une seule voie réaliste : se constituer, à son nom propre, une épargne financière liquide en dehors du cabinet. C'est tout l'objet de où placer son argent quand on est libéral.

Méthode documentée

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§ 5ÉTAPE 4 · OBJECTIFS·3 MIN

Étape 4 — La clarification de vos objectifs

On peut avoir l'inventaire le plus propre du monde : sans objectif derrière, on ne sait toujours pas quoi en faire. Avant de choisir le moindre produit, posez-vous donc une question simple : pour financer quoi ? Chez le libéral, les réponses tournent autour de quatre projets, et chacun a son outil : préparer la retraite, organiser la transmission, réaliser une acquisition (souvent les murs du cabinet) et réduire l'impôt. L'étape 4 consiste à les hiérarchiser, car ils ne se financent pas avec les mêmes outils.

Retraite — combler le trou de pension

Le PER capitalise une retraite supplémentaire à votre nom, en déduisant les versements de l'IR (art. 154 bis : 10 % + 15 %, plafond 88 911 € en 2026). C'est le complément naturel d'une caisse obligatoire qui ne remplace que 30 à 50 % des revenus.

Transmission — protéger les siens

L'assurance-vie transmet 152 500 € par bénéficiaire hors droits (art. 990 I), 30 500 € pour les primes après 70 ans (art. 757 B). Le pacte Dutreil (art. 787 B) exonère 75 % de la valeur du cabinet ou des parts de SEL transmis.

Pour la retraite, le PER est l'outil central : voyez le PER du libéral : combien déduire. Pour l'acquisition des murs, le montage en SCI mérite un arbitrage à part (loyer, IFI, emprunt) — détaillé dans l'immobilier du libéral. Quant à la réduction d'impôt, elle n'est jamais un objectif en soi : c'est un moyen, au service des trois autres. Défiscaliser pour défiscaliser, sans projet derrière, est précisément l'une des erreurs patrimoniales les plus fréquentes du libéral.

Mettre les objectifs en face des actifs

En pratique, on relie chaque objectif à un actif et à une enveloppe. Retraite → PER. Transmission → assurance-vie et, pour le cabinet, pacte Dutreil. Acquisition → emprunt + immobilier. Précaution → épargne liquide. Cette mise en correspondance évite l'erreur classique du libéral : empiler des produits sans savoir quel objectif chacun sert. C'est elle qui transforme une liste de placements en une stratégie.
§ 6ÉTAPE 5 · DIAGNOSTIC FISCAL·5 MIN

Étape 5 — Le diagnostic fiscal (TMI, IFI, CEHR, CDHR)

C'est le cœur du bilan d'un libéral à hauts revenus, et ce qu'aucune page « bilan patrimonial » générique ne traite. Avant d'activer le moindre levier, il faut connaître quatre chiffres qui décident de tout le reste : votre tranche marginale (TMI), votre exposition à l'IFI, et les deux surtaxes des hauts revenus, CEHR et CDHR.

Votre TMI : le point de départ de tout

Le barème 2026 (art. 197 du CGI) compte cinq tranches : 0, 11, 30, 41 et 45 %. La tranche à 45 % s'applique au-delà de 181 917 € par part. Le libéral à bons revenus se situe le plus souvent à 41 ou 45 % : c'est cette TMI qui rend rentables les leviers de déduction (PER, déficit foncier) et qui doit guider le choix entre déduire et ne pas déduire.

Barème de l'impôt sur le revenu 2026 (art. 197 CGI, revenus 2025, indexation LF 2026). TMI cible du libéral à hauts revenus : 41 % ou 45 %.
TrancheTauxSeuils par part 2026
10 %jusqu'à 11 600 €
211 %11 600 → 29 579 €
330 %29 579 → 84 577 €
441 %84 577 → 181 917 €
545 %au-delà de 181 917 €

L'IFI : distinguer les biens pro des biens patrimoniaux

Si votre patrimoine immobilier net dépasse 1 300 000 € au 1er janvier, vous entrez dans le champ de l'IFI (avec un abattement de 30 % sur la résidence principale). Mais tout l'enjeu, pour un libéral, est la distinction biens professionnels / patrimoniaux.

Murs affectés à l'activité : potentiellement exonérés d'IFI (art. 975)

Les biens immobiliers affectés à votre activité libérale exercée à titre principal peuvent être exonérés d'IFI au titre des biens professionnels (art. 975 du CGI), sous quatre conditions cumulatives strictes (activité éligible, exercée par la bonne personne, à titre principal, bien réellement affecté à l'exercice). À l'inverse, un immobilier patrimonial — SCPI, LMNP, locatif de rapport — reste pleinement taxable. Attention : l'exonération n'est pas automatique et le cas des murs détenus en SCI et loués à votre SEL demande une analyse fine (affectation, prorata). C'est un point à valider au cas par cas, jamais à présumer.

Les surtaxes des hauts revenus : CEHR et CDHR

Au-delà de certains seuils de revenu fiscal de référence (RFR), deux contributions s'ajoutent à l'impôt. La CEHR (art. 223 sexies du CGI) frappe à 3 % au-delà de 250 000 € de RFR pour un célibataire (500 000 € pour un couple), et à 4 % au-delà de 500 000 € (1 000 000 € pour un couple). C'est une contribution permanente.

La CDHR (art. 224 du CGI) est plus récente : elle assure une imposition minimale d'environ 20 % du RFR pour les RFR supérieurs à 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple). Elle a été créée par la loi de finances 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025, validée par le Conseil constitutionnel n° 2025-874 DC du 13 février 2025) et reconduite par la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, validée par la décision n° 2026-901 DC du 19 février 2026). En revanche, le périmètre fin du calcul — revenus retenus, mécanisme de décote dit « 82,5 % » entre le seuil et 330 000 € seul / 660 000 € couple, traitement des réductions et des revenus exceptionnels — resterait à trancher au texte, et rien ne garantit sa reconduction au-delà de 2026.

Le bon réflexe : baisser le RFR, et savoir quel levier le fait

Tous les leviers fiscaux ne se valent pas face à la CEHR et à la CDHR. Seuls les leviers d'assiette (PER / Madelin déductible, déficit foncier réel) font baisser le RFR, donc l'assiette de ces surtaxes. Les réductions d'impôt (Girardin, dons, Pinel), elles, ne réduisent pas le RFR. Bonne nouvelle pour beaucoup de libéraux : le BNC imposé au barème à 41-45 % dépasse déjà souvent le plancher de 20 %, ce qui les met à l'abri de la CDHR — laquelle mord surtout sur les revenus faiblement taxés (dividendes de SEL au PFU, plus-values). Le détail du calcul est dans CDHR : ce que les libéraux à hauts revenus doivent anticiper.

Un dernier réflexe : la dualité des prélèvements sociaux 2026

Le diagnostic fiscal intègre enfin la nature des prélèvements sociaux, qui détermine le choix d'enveloppe de placement. Depuis la LFSS 2026, deux taux coexistent :

Dualité des prélèvements sociaux 2026 (LFSS 2026, loi n° 2025-1403). La CSG sur le capital passe à 10,6 %, mais l'assurance-vie et le foncier nu conservent 17,2 %. Le LMNP reste une zone grise à formuler au conditionnel.
AssiettePS 2026Fiscalité globale
Dividendes, intérêts, PV mobilières (CTO), PEA, crypto, PER (gains à la sortie)18,6 %PFU dividendes = 31,4 %
Assurance-vie, capitalisation, revenus fonciers (nu), PV immobilières, PEL/CEL17,2 % (maintenu)Flat tax AV = 30 %
LMNP / location meublée (BIC non pro)Zone grise (17,2 % ou 18,6 %)À confirmer au cas par cas

Cette dualité pèse directement sur le rendement net de vos placements : elle est expliquée dans prélèvements sociaux 2026 : la dualité 18,6 % / 17,2 %.

§ 7ÉTAPE 6 · PLAN D'ACTION·3 MIN

Étape 6 — Le plan d'action priorisé

Reste à transformer le diagnostic en feuille de route : un plan d'action ordonné. Pas une liste de produits, mais une séquence de priorités. L'ordre compte autant que le contenu : on ne diversifie pas avant d'avoir sécurisé, on n'optimise pas la retraite avant d'avoir une épargne de précaution.

L'ordre de priorité du libéral

1. SECURISER     -> prevoyance (arret de travail, deces, invalidite)
2. PRECAUTION    -> epargne liquide (3 a 6 mois de charges)
3. RETRAITE      -> PER / Madelin (combler le trou de pension)
4. STRUCTURE SEL -> remuneration / dividendes, tresorerie, SPFPL
5. IMMOBILIER    -> murs du cabinet, SCPI, deficit foncier selon TMI
6. TRANSMISSION  -> assurance-vie, pacte Dutreil, donation

Un bilan ne donne pas seulement quoi faire, mais dans quel ordre. Sécuriser passe toujours avant optimiser.

Cette séquence est exactement celle que développe, étape par étape, notre feuille de route de la gestion de patrimoine du libéral : le bilan en est le diagnostic en amont, la feuille de route en est l'exécution. Quelques leviers qui structurent le plan, selon votre profil :

Les principaux leviers du plan d'action du libéral. Les exonérations de plus-value professionnelle s'apprécient au cas par cas ; vérifier chaque seuil à la source pour votre situation.
LevierMécanique 2026Référence
IS en SEL15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delàArt. 219 CGI
Remontée de trésorerie (SPFPL)Régime mère-fille : exonération 95 %, quote-part 5 %Art. 145 et 216 CGI
Déficit foncierImputation jusqu'à 10 700 € sur le revenu globalArt. 156 I-3° CGI
Plafond des niches10 000 € (18 000 € avec Girardin/Sofica) ; PER hors plafondArt. 200-0 A CGI
PV pro — recettesExonération si recettes ≤ 90 000 € (dégressive ≤ 126 000 €)Art. 151 septies CGI
PV pro — prix de cessionExonération < 500 000 € (dégressive ≤ 1 000 000 €)Art. 238 quindecies CGI
PV — départ retraiteIR exonéré, mais prélèvements sociaux dusArt. 151 septies A CGI
PV titres — dirigeant retraitéAbattement fixe de 500 000 €Art. 150-0 D ter CGI

La trésorerie capitalisée en SEL se pilote via une stratégie d'optimisation fiscale d'ensemble, et la sortie du cabinet (cession, départ à la retraite) se prépare en amont dans céder son cabinet sans payer trop de plus-value.

§ 8L'OUTIL·3 MIN

La grille de scoring : auto-évaluez-vous en 10 minutes

Voici la partie « outil ». Notez-vous honnêtement de 0 à 3 sur chacun des six axes ci-dessous (0 = situation non traitée / à risque, 3 = situation maîtrisée et documentée). Additionnez : vous obtenez un score sur 18 qui situe votre niveau d'urgence patrimoniale. C'est une grille indicative, pensée pour défricher avant un rendez-vous — pas un audit réglementaire.

Grille d'auto-évaluation sur 6 axes. Notez chaque axe de 0 à 3, puis additionnez (score sur 18). Grille indicative, non contractuelle.
Axe0 — À risque3 — Maîtrisé
1. Inventaire pro / persoJe ne distingue pas mon patrimoine pro de mon persoInventaire chiffré, poche illiquide isolée
2. Flux / capacité d'épargneJe ne connais pas ma capacité d'épargne réelleCapacité lissée sur 2-3 ans, train de vie séparé du surplus
3. Prévoyance / retraiteAucune prévoyance Madelin, trou de pension non chiffréPrévoyance dimensionnée, PER calibré sur le trou de pension
4. Concentration / illiquiditéPatrimoine = quasi exclusivement le cabinet et la SELÉpargne financière diversifiée hors du cabinet
5. Diagnostic fiscalTMI, IFI, CEHR, CDHR jamais chiffrésTMI connue, RFR piloté, IFI et surtaxes anticipés
6. Clarté des objectifsDes produits empilés, sans objectif clairChaque objectif relié à un actif et une enveloppe

0 à 6 — Zone de risque

Vos angles morts sont nombreux (prévoyance, trou de pension, concentration). Priorité absolue : sécuriser avant de placer. Un bilan complet s'impose rapidement.

7 à 18 — Structurer puis optimiser

7 à 12 : les bases sont là, mais des leviers restent à activer (diagnostic fiscal, diversification). 13 à 18 : votre situation est saine — il reste à optimiser finement (RFR, transmission, enveloppes).

Ce que votre score vous dit en une phrase

Plus votre note est basse, plus la priorité est de sécuriser avant de placer. Un score faible ne signifie pas que vous gérez mal : il signale simplement des angles morts — le plus souvent la prévoyance et le trou de pension — que personne n'a encore chiffrés pour vous. La grille n'est pas une note de bulletin : elle dit surtout dans quel ordre agir, en commençant par ce qui vous expose le plus.
Hagnéré Patrimoine

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Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 9CAS PRATIQUES·4 MIN

3 cas pratiques : médecin BNC, avocat en SELARL, kiné à la retraite

Trois profils anonymisés, représentatifs de ce qu'on voit passer en rendez-vous au cabinet. Les prénoms sont fictifs, les ordres de grandeur sont réels. Ces simulations figent les taux 2026 et supposent les conditions remplies ; elles ne valent pas conseil personnalisé et chaque calcul doit être revérifié pour votre situation.

Cas 1 — Dr Camille, médecin généraliste secteur 1 en BNC (TMI 41 %)

Bénéfice BNC 2026 : 120 000 €, célibataire, sous les seuils CEHR et CDHR (RFR < 250 000 €).

Inventaire : patientèle illiquide, épargne financière encore légère → axe « concentration » faible.
Risque retraite : CNAVPL + CARMF ≈ 40 % de remplacement → trou de pension à combler.
Levier PER (art. 154 bis) : 10 % × 120 000 + 15 % × (120 000 − 48 060) = 12 000 + 10 791 = 22 791 € de plafond.
Si elle verse 22 791 € : économie d'IR ≈ 22 791 × 41 % ≈ 9 344 € dès l'année du versement (prélèvements sociaux du PER : 18,6 % sur les gains à la sortie). L'économie d'impôt est certaine et immédiate ; le rendement du capital placé, lui, n'est jamais garanti et les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Priorité du bilan : prévoyance d'abord, puis PER pour la retraite et la baisse d'IR.

Cas 2 — Me Antoine, avocat gérant de SELARL, marié (TMI 45 %)

Rémunération technique 90 000 € + dividendes 120 000 €, soit 210 000 € au titre de son activité ; avec les revenus du conjoint, le RFR du foyer ≈ 260 000 €.

Flux : les dividendes > 10 % du capital sont réintégrés dans l'assiette des cotisations TNS (art. L. 131-6 CSS) → le net est inférieur à l'affichage.
CEHR : couple, seuil à 500 000 € → non déclenchée à ce niveau de RFR.
CDHR : couple, seuil à 500 000 € → hors champ à ce niveau de RFR (260 000 € < 500 000 €). À surveiller seulement le jour où le RFR du foyer franchira 500 000 € : une large part du revenu faiblement taxée (dividendes au PFU, IR à 12,8 %) ferait passer le taux moyen sous le plancher de 20 %, déclenchant alors la contribution.
Priorité du bilan : arbitrage rémunération / dividendes et pilotage du RFR avant tout placement.

Cas 3 — Hélène, kiné CARPIMKO, départ à la retraite dans 3 ans, propriétaire des murs

Actif professionnel concentré : cabinet + murs détenus en direct.

Inventaire : forte illiquidité → l'enjeu est de préparer la liquidation du pro.
Cession (recettes ≤ 90 000 €) : plus-value potentiellement exonérée (art. 151 septies) ; cumul possible avec le départ à la retraite (art. 151 septies A : IR exonéré, mais prélèvements sociaux dus).
IFI : tant que les murs sont affectés à l'activité, ils peuvent être exonérés (art. 975) ; une fois loués ou conservés en patrimonial, ils redeviennent taxables.
Transmission : assurance-vie pour transmettre 152 500 € par bénéficiaire hors droits (art. 990 I).
Priorité du bilan : anticiper la cession et la bascule pro → perso 3 ans avant.

Note de méthode : lisez ces chiffres pour ce qu'ils sont

Ces trois cas sont des illustrations aux taux 2026, pas des promesses. Les exonérations de plus-value et l'exonération d'IFI des biens professionnels obéissent à des conditions strictes à vérifier au cas par cas. L'économie d'impôt d'un PER est réelle et immédiate ; la performance du capital investi, elle, comporte un risque de perte. Votre situation se chiffre individuellement, en lien avec votre expert-comptable.

Au-delà de ces trois profils, le diagnostic se décline métier par métier : chaque profession a ses caisses, ses seuils et ses arbitrages propres. Deux feuilles de route détaillées prolongent ainsi le bilan pour les hauts revenus : gestion de patrimoine de l'expert-comptable : stratégie haut revenu et gestion de patrimoine pour architecte : la feuille de route par revenu.

§ 10LE BON MOMENT·2 MIN

Quand faire son bilan, et seul ou avec un CGP ?

Un bilan n'est pas un acte unique : il se refait à chaque bascule. Les moments-clés du libéral sont l'installation (première année, où tout se joue), le passage en SEL, l'achat des murs du cabinet, un changement de situation familiale, une montée de revenus qui fait franchir un seuil fiscal (CEHR, CDHR), l'approche de la retraite et la préparation de la transmission ou de la cession. La première année d'exercice mérite une attention particulière : c'est le sujet de notre guide s'installer en libéral : bien gérer son argent dès la première année. En vitesse de croisière, une révision tous les deux à trois ans suffit à recaler la trajectoire.

Seul ou accompagné ? Faites les deux, dans l'ordre

Faites d'abord votre auto-bilan avec la grille de scoring de cette page : inventaire, flux, premiers risques. C'est à votre portée et ça clarifie déjà beaucoup. Puis faites-le valider et compléter par un conseiller indépendant pour les briques techniques : diagnostic fiscal fin (IFI sur les murs en SCI, articulation CEHR / CDHR), exonérations de plus-value à la cession, et mise en cohérence avec votre expert-comptable. Un CGP exerçant sous statut CIF formalise une lettre de mission et apporte la vision d'ensemble — structure et patrimoine — qu'aucun acteur isolé ne couvre seul.
§ 11LES PIÈGES·2 MIN

Les erreurs fréquentes à éviter

Pour finir, les fautes qu'on corrige le plus souvent en rendez-vous — toutes évitables avec un bilan en bonne et due forme :

  • Placer ou défiscaliser avant d'avoir fait son bilan. C'est l'erreur la plus chère : on traite un symptôme sans diagnostic.
  • Confondre la valeur du cabinet avec une épargne. Le pro est illiquide ; il ne remplace pas une épargne financière disponible.
  • Négliger la prévoyance et le trou de pension. Les filets sociaux obligatoires du TNS sont troués : c'est l'angle mort n°1.
  • Calibrer son épargne sur une bonne année. On capitalise le surplus récurrent lissé, pas le pic d'une année exceptionnelle.
  • Se tromper de levier de défiscalisation. On voit encore des confrères verser en Pinel ou en dons en espérant échapper à la CDHR : ces réductions ne touchent pas le RFR, donc ne changent rien à l'assiette des surtaxes — seul un levier d'assiette (PER, déficit foncier) le fait.
  • Oublier le diagnostic fiscal des hauts revenus. IFI sur les murs, CEHR, CDHR : les ignorer, c'est subir.

Ces fautes sont passées en revue, avec leurs parades, dans notre guide les 7 erreurs patrimoniales que font les professions libérales. Le bilan patrimonial reste le meilleur garde-fou : il transforme une succession de décisions isolées en une stratégie cohérente.

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Sources et références légales

  • Patrimoine professionnel et statut du libéral

    Art. 92 CGI (revenus BNC ; rémunération technique des associés de SEL imposée en BNC depuis le 01/01/2024). Art. 62 CGI (rémunération de gérance des gérants majoritaires de SELARL / EURL à l'IS). Loi n° 90-1258 du 31/12/1990 sur les SEL, recodifiée par l'ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023. CE 8/04/2025 n° 492154 (rémunération technique des associés de SEL en BNC, annulation de la tolérance des 5 %).

  • Flux, cotisations et risques

    Art. L. 131-6 CSS (réintégration de la fraction des dividendes de SEL > 10 % du capital dans l'assiette des cotisations TNS ; Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 : la SPFPL ne fait pas écran). Art. L. 361-1 CSS (capital décès du régime général, 4 009 € au 01/04/2026). Art. L. 640-1, L. 644-1, L. 644-2 CSS (CNAVPL et régimes complémentaires des sections). Cass. 2e civ. 05/12/2024 n° 22-17.579 (affiliation CARMF d'ordre public). Art. L. 132-12 / L. 132-13 C. assur. ; Cass. ch. mixte 23/11/2004 n° 02-11.352 et Cass. 2e civ. 19/12/2024 n° 23-19.110 (primes d'assurance-vie appréciées au versement).

  • Objectifs : retraite, prévoyance, transmission

    Art. 154 bis CGI (PER Madelin retraite : 10 % + 15 %, plafond 88 911 € en 2026 ; prévoyance / santé : 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafond 11 534,40 € ; avantage sur l'IR seul). Art. 990 I CGI (assurance-vie, abattement 152 500 € par bénéficiaire) et 757 B CGI (primes après 70 ans, 30 500 €). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, 75 %). Arrêté du 22/12/2025 (PASS 2026 = 48 060 €).

  • Diagnostic fiscal 2026

    Art. 197 CGI (barème IR 2026 : 0 / 11 / 30 / 41 / 45 %, tranche à 45 % au-delà de 181 917 € par part). Art. 964 / 973 / 975 / 977 CGI (IFI : seuil 1 300 000 €, abattement 30 % résidence principale, exonération des biens professionnels). Art. 223 sexies CGI (CEHR : 3 % / 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR). Art. 224 CGI (CDHR : imposition minimale 20 % du RFR, créée par la LF 2025 loi n° 2025-127 du 14/02/2025 validée par le Conseil constitutionnel n° 2025-874 DC du 13/02/2025, reconduite par la LF 2026 loi n° 2026-103 du 19/02/2026 validée par la décision n° 2026-901 DC du 19/02/2026 — périmètre fin et pérennité au conditionnel). Art. 1417 IV CGI (RFR). Art. 200-0 A CGI (plafond des niches 10 000 €).

  • Plan d'action et prélèvements sociaux

    Art. 219 CGI (IS 15 % / 25 %). Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille). Art. 156 I-3° CGI (déficit foncier 10 700 €). Exonérations de plus-value professionnelle : art. 151 septies (recettes 90 000 / 126 000 €), 238 quindecies (500 000 / 1 000 000 €), 151 septies A (départ retraite, IR exonéré mais PS dus), 150-0 D ter (abattement fixe 500 000 €). Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026, art. 12) : dualité des prélèvements sociaux 18,6 % (dividendes, intérêts, PV mobilières, PER) vs 17,2 % (assurance-vie, foncier nu).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La grille de scoring et les seuils proposés sont indicatifs et ne remplacent pas un bilan individualisé, validé avec votre expert-comptable. Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points, comme le périmètre fin et la pérennité de la CDHR au-delà de 2026, sont signalés au conditionnel lorsque le texte ne tranche pas encore. Les jurisprudences citées illustrent des risques à diagnostiquer ; elles ne constituent pas le régime du bilan lui-même. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.

Foire aux questions

Tout sur le bilan patrimonial de la profession libérale méthode, coût, inventaire, flux, risques et diagnostic fiscal.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : par où commencer, ce qui distingue le bilan du libéral, le coût, comment inventorier le pro, calculer sa capacité d'épargne, et qui est concerné par la CDHR. Réponses sourcées et à jour 2026.