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Guide kinésithérapeutes 202617 minMis à jour 25 juin 2026Page hub kiné

Gestion de patrimoine du kiné libéral : la feuille de route, âge par âge

Vous êtes masseur-kinésithérapeute libéral : un professionnel en BNC, pas un commerçant. Vos soins sont exonérés de TVA (article 261-4-1°), votre retraite relève de la CARPIMKO — jamais la CARMF, la CARCDSF ni la CAVP. Avec un bénéfice souvent compris entre 40 000 et 90 000 € et une TMI de 30 à 41 %, votre patrimoine ne se construit pas avec une liste de produits à cocher, mais avec un calendrier : ce qu'il faut faire à 30, à 45 et à 60 ans n'est pas la même chose. Trois règles d'or traversent toute cette feuille de route : la prévoyance avant le PER (votre revenu dépend de vos mains), la résidence principale avant le locatif, et la cession de patientèle, souvent exonérée, comme aboutissement. On déroule chaque phase, on la chiffre sur trois kinés réels, et on relie tout au reste du cluster. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

FEUILLE DE ROUTE KINÉ 2026

Savoir quoi faire à votre âge et dans le bon ordre

Bilan patrimonial de kiné libéral calé sur votre phase de carrière : installation, consolidation, accélération retraite ou cession. On sécurise la prévoyance, on calibre le PER sans casser votre capacité d'emprunt, on anticipe la cession exonérée. Cabinet 100 % indépendant, en lien avec votre expert-comptable.

  • Vos priorités selon votre âge
  • Prévoyance et PER bien calibrés
  • Cession de patientèle anticipée
  • Cabinet 100 % indépendant

TMI CIBLE

30 - 41 %

RETRAITE

CARPIMKO

PER DÉDUCTIBLE (BNC 70 k€)

≈ 10 291 €

CESSION ≤ 500 k€ (238 quindecies)

0 % IR

PS CESSION PATIENTÈLE

18,6 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1POURQUOI·3 MIN

Pourquoi une feuille de route plutôt qu'un catalogue de leviers

Un kiné de 32 ans sature son PER pour « défiscaliser », puis voit sa banque réduire son prêt immobilier de 40 000 € : il a déduit son revenu… juste avant de le présenter à la banque. Un autre, à 60 ans, cède sa patientèle 180 000 € sans payer un euro d'impôt ni de prélèvements sociaux. Entre les deux, la différence n'est pas le talent : c'est le calendrier. La plupart des guides patrimoniaux vous tendent une liste — PER, assurance-vie, immobilier, SCPI, déficit foncier — mais ne disent jamais l'essentiel : dans quel ordre, et à quel âge. Or à 30 ans, votre priorité n'est pas celle de 60 ans. Ce guide n'est donc pas un catalogue de leviers : c'est une feuille de route chronologique qui vous dit quoi faire à 30, 45 et 60 ans — et pourquoi.

En 30 secondes : les trois règles d'or du kiné

(1) La prévoyance avant le PER : votre revenu dépend de vos mains, de votre dos, de vos épaules — on protège la capacité à exercer avant d'optimiser l'impôt. (2) La résidence principale avant le locatif : on ne déduit pas un PER qui sabote la capacité d'emprunt nécessaire à l'achat de son toit. (3) La cession exonérée comme aboutissement : toute la trajectoire prépare une sortie où la plus-value de patientèle est, le plus souvent, totalement exonérée d'impôt sur le revenu. Tout le reste découle de ces trois priorités.

Un profil à revenus modérés, pas un haut revenu

Première chose à poser : vous n'êtes ni un pharmacien titulaire, ni un chirurgien-dentiste à 200 000 € de BNC. Le kiné libéral exerce une profession paramédicale imposée en BNC, avec un bénéfice le plus souvent compris entre 40 000 et 90 000 € et une TMI de 30 à 41 %. À ce niveau, on ne vous propose pas des holdings, des pactes Dutreil ou des SPFPL : ces montages coûtent plus cher qu'ils ne rapportent. Les bons outils du kiné sont simples et puissants : prévoyance Madelin, choix micro-BNC ou réel, PER calibré, immobilier mesuré, et une cession bien préparée. Pour le détail des leviers fiscaux, ce guide renvoie systématiquement vers la défiscalisation du kiné libéral : ici, on s'occupe du quand, pas du comment de chaque levier.

Kiné = CARPIMKO, jamais CARMF ni CARCDSF

Point de vigilance récurrent dans les simulations : le masseur-kinésithérapeute libéral relève de la CARPIMKO (Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs-Kinésithérapeutes, Pédicures-podologues, Orthophonistes et Orthoptistes). Jamais la CARMF (médecins), la CARCDSF (chirurgiens-dentistes et sages-femmes) ni la CAVP (pharmaciens). Toute projection de retraite qui parle d'une autre caisse pour un kiné est à reprendre.
§ 2LE TABLEAU·2 MIN

Le tableau âge → priorités : la feuille de route en un coup d'œil

Avant de dérouler chaque phase, le tableau qui résume tout — à garder sous les yeux. Chaque ligne correspond à une phase de carrière, avec sa priorité dominante et le levier à activer. Le reste du guide ne fait que le déployer, phase par phase.

La feuille de route patrimoniale du kiné libéral, âge par âge. On protège le revenu avant de l'optimiser, on optimise avant de récolter.
Phase / âgeMot d'ordreÀ faire en prioritéLevier dominant
25-35 ans · InstallationSécuriserPrécaution, prévoyance, RPPrévoyance Madelin
35-50 ans · ConsolidationDéduire & diversifierRéel, PER soutenable, locatifRégime réel + immobilier
50-62 ans · AccélérationMaximiserPER au plafond, trimestres, SCPIPER à TMI haute
62-67 ans · CessionRécolterCéder, liquider, cumulerExonérations 151 septies / 238 quindecies

Le fil rouge : protéger, puis déduire, puis maximiser, puis récolter

Le tableau se lit comme un escalier : chaque marche suppose la précédente. On protège d'abord (le revenu et le toit), on déduit et diversifie ensuite (réel, PER, immobilier), on maximise à TMI haute quand la capacité d'épargne est la plus forte, et on récolte enfin avec une cession optimisée. Sauter une étape — par exemple maximiser le PER sans prévoyance — c'est construire sur du sable. Les âges sont indicatifs : ce qui compte, c'est l'ordre.
Hagnéré Patrimoine

Placer votre situation sur la feuille de route

Un CGP indépendant identifie votre phase, vérifie ce qui est urgent et ce qui peut attendre, et vous repartez avec un plan d'action hiérarchisé — sans plaquer des outils de hauts revenus sur un profil de kiné.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 325-35 ANS — INSTALLATION·4 MIN

25-35 ans — L'installation : sécuriser avant d'optimiser

La tentation, quand on s'installe et qu'on découvre les impôts du libéral, c'est de chercher tout de suite à défiscaliser. On voit ça tous les jours en rendez-vous d'installation. À cet âge, votre patrimoine se construit en posant un socle, pas en cochant des niches. On pose les fondations dans cet ordre précis — l'ordre compte plus que la liste.

Précaution et prévoyance d'abord

D'abord, une épargne de précaution de 3 à 6 mois de charges, sur un livret ou un compte à terme : quand on est libéral, aucun revenu ne tombe automatiquement, et un trou de trésorerie ne doit jamais forcer un mauvais arbitrage. Ensuite, et c'est la priorité du kiné, une prévoyance Madelin : votre revenu dépend entièrement de votre intégrité physique. On y consacre la section suivante tant le sujet est central.

Choisir son régime : micro-BNC ou réel

En début d'activité, les recettes sont souvent modestes et le micro-BNC (article 102 ter CGI), avec son abattement forfaitaire de 34 %, peut suffire : simple, sans comptabilité lourde. Mais dès que vos frais réels (loyer du cabinet, matériel, véhicule, rétrocessions, formations, cotisations) dépassent 34 % de vos recettes, le régime réel (déclaration 2035) devient gagnant. Bonne nouvelle : depuis 2023, la majoration de 25 % pour non-adhésion à une AGA est supprimée. Le calcul du point de bascule est détaillé dans notre guide déclaration 2035 du kiné : micro-BNC ou réel.

La résidence principale avant tout le reste

Une fois le socle posé, le grand projet de la trentaine, c'est souvent l'achat de la résidence principale. Et c'est ici que la deuxième règle d'or entre en jeu : on n'empile pas un PER déductible et un crédit. Déduire un PER baisse votre bénéfice, donc le revenu que la banque retient — déduire 8 000 € l'année d'une demande de prêt peut coûter des dizaines de milliers d'euros de capacité d'emprunt. La règle : RP d'abord, PER modéré, montée en puissance ensuite.

Le rachat de patientèle à l'installation : un actif à financer et à amortir

Beaucoup de kinés s'installent en rachetant une patientèle (ou un droit de présentation). C'est un actif professionnel : il se finance à crédit (intérêts déductibles au réel) et, sous conditions, peut s'amortir. Côté acquéreur, des droits d'enregistrement sont dus (article 719 CGI : 0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % de 23 000 à 200 000 €, 5 % au-delà). C'est un investissement structurant à intégrer dès le départ dans votre plan de financement, aux côtés de la RP.

ACRE et zones aidées : utiles, mais à vérifier, jamais à survendre

En début d'activité, l'ACRE peut alléger temporairement vos cotisations sociales (conditions et durée à vérifier, le dispositif a été resserré ces dernières années). S'installer dans une commune classée France Ruralités Revitalisation (FRR, article 44 quindecies A CGI, qui a remplacé les ZRR au 01/07/2024) peut ouvrir une exonération d'impôt sur les bénéfices, sous conditions de création ou de reprise — à ne pas confondre avec l'aide conventionnelle à l'installation en zone sous-dotée (Assurance maladie / ARS), qui est un autre dispositif, cumulable. Les taux, durées et l'éligibilité commune par commune sont à vérifier à la source : on ne les survend pas.
§ 4PRÉVOYANCE ⭐·3 MIN

La prévoyance Madelin : la priorité n°1 du kiné, à tout âge

De tout ce guide, c'est la section que je relis avec chaque kiné de 30 ans. Le kiné exerce un métier de geste répétitif : massages, mobilisations, rééducations sollicitent en permanence les épaules, les poignets, les mains et le rachis. Les troubles musculo-squelettiques sont une cause fréquente d'arrêt et d'invalidité dans la profession. Et l'acte de kiné ne se délègue pas : le jour où vous ne pouvez plus exercer, le revenu s'arrête.

Le trou de couverture de la CARPIMKO

La couverture obligatoire d'un libéral est limitée : en cas d'arrêt, les indemnités de la CARPIMKO sont plafonnées et ne compensent qu'une fraction d'un revenu d'activité. Sans contrat complémentaire, un arrêt prolongé fait chuter brutalement votre niveau de vie — du jour au lendemain. C'est ce trou que comble une prévoyance Madelin.

Le plafond de déduction de la prévoyance Madelin (art. 154 bis CGI)

Plafond prevoyance / sante Madelin =
    7 % du PASS
  + 3,75 % du benefice imposable
  le tout plafonne a 3 % de 8 PASS

En 2026 (PASS = 48 060 EUR, 8 PASS = 384 480 EUR) :
  plafond global de l'ordre de 11 534 EUR

Les cotisations de prévoyance (indemnités journalières, invalidité, décès) et de santé Madelin sont déductibles du bénéfice, dans cette limite. C'est le seul levier qui protège votre capacité à générer du revenu, pas seulement votre fiscalité — on le place toujours en premier.

Ce qu'une bonne prévoyance de kiné doit couvrir

Trois garanties à vérifier : des indemnités journalières qui prennent le relais tôt et suffisamment ; une définition d'invalidité adaptée au métier (l'idéal étant une invalidité professionnelle, qui reconnaît l'incapacité à exercer la kinésithérapie, et pas seulement une invalidité fonctionnelle générale) ; et une garantie décès calibrée sur vos charges de famille et votre crédit. La prévoyance se revoit à chaque étape de la vie (mariage, enfants, achat immobilier) : ce n'est pas un contrat qu'on signe une fois pour toutes. Le cadre général figure dans notre guide prévoyance Madelin du professionnel libéral.

Le piège de la prévoyance « low cost » : la définition de l'invalidité

Deux contrats de prévoyance au même prix peuvent couvrir des risques très différents. Le piège classique du kiné : choisir un contrat dont l'invalidité est évaluée selon un barème fonctionnel général (votre capacité à vivre normalement) plutôt que selon une invalidité professionnelle (votre capacité à exercer la kinésithérapie). Un kiné qui ne peut plus masser à cause de ses épaules peut être déclaré faiblement invalide au barème fonctionnel… et toucher une rente dérisoire, alors même qu'il a perdu tout revenu. On vérifie donc la définition de l'invalidité et le barème appliqué avant le prix. C'est le détail qui fait toute la différence le jour où le contrat doit jouer.
§ 535-50 ANS — CONSOLIDATION·4 MIN

35-50 ans — La consolidation : déduire, diversifier, protéger

La patientèle est installée, le revenu s'est stabilisé, la RP est souvent financée. C'est la phase la plus longue et la plus structurante : celle où l'on construit vraiment le patrimoine, sans pression et sans précipitation. Quatre chantiers s'ouvrent en parallèle.

Passer au réel pour déduire ses frais

Si ce n'est pas déjà fait, c'est l'âge du passage au régime réel : vos frais réels (cabinet, matériel renouvelé, véhicule, formations, cotisations, prévoyance) dépassent maintenant largement l'abattement de 34 % du micro-BNC. Un point d'attention propre au kiné qui se déplace : le véhicule. Vous arbitrez chaque année, par véhicule, entre le barème kilométrique et les frais réels (avec amortissement plafonné selon le CO2, article 39-4 CGI : 9 900 / 18 300 / 20 300 / 30 000 €). Attention : comme vos actes sont exonérés de TVA (article 261-4-1°), vous n'en récupérez aucune sur le véhicule ni le matériel : tout se raisonne en TTC.

Un PER au rythme soutenable

À TMI 30-41 %, le PER de l'article 154 bis devient intéressant : chaque euro déduit « rapporte » votre TMI en baisse d'impôt. Mais on le calibre sans casser la capacité d'emprunt si un projet immobilier locatif se profile. La règle reste la même qu'à 30 ans, en plus souple : on verse ce qui est soutenable et compatible avec les crédits en cours, pas le plafond à tout prix. Le détail du calcul figure dans notre guide PER kiné et retraite CARPIMKO.

Diversifier hors du cabinet : immobilier, LMNP et assurance-vie

C'est l'âge où l'on diversifie hors du cabinet. Deux briques : l'immobilier (locatif nu avec déficit foncier, ou LMNP qui amortit le bien — PS fonciers toujours à 17,2 %, la hausse de CSG 2026 ayant épargné le foncier), à doser pour ne pas saturer l'endettement ; et l'assurance-vie, l'enveloppe d'épargne disponible et de transmission par excellence, qu'on alimente régulièrement. L'immobilier de rapport vient toujours après la RP, jamais avant. Voyez l'immobilier du professionnel libéral et les placements du kiné.

Protéger la famille : le réflexe de la quarantaine

La consolidation, ce n'est pas que de l'épargne : c'est aussi protéger les siens. On revoit la garantie décès de la prévoyance à la hausse si la famille s'agrandit ou si l'on contracte un nouveau crédit, on vérifie la clause bénéficiaire de l'assurance-vie, et l'on pose, le cas échéant, les premières briques de transmission. À revenus modérés, inutile d'aller chercher des montages complexes : une bonne prévoyance et une assurance-vie bien rédigée font l'essentiel du travail.
§ 650-62 ANS — ACCÉLÉRATION·4 MIN

50-62 ans — L'accélération : maximiser le PER et préparer la sortie

La cinquantaine est l'âge d'or de l'épargne : les crédits de RP s'allègent ou s'éteignent, les enfants deviennent autonomes, le revenu est à son maximum — et la TMI aussi. Entre 50 et 62 ans, on a une fenêtre courte pour combler ce que la CARPIMKO ne paiera pas : autant l'utiliser à plein.

Maximiser le PER à TMI haute

Sans projet d'emprunt résiduel qui contraigne le revenu, on peut enfin saturer le PER. Pour un bénéfice de 70 000 €, le plafond de l'article 154 bis approche les 10 291 € (voir le cas Thomas plus bas), et chaque euro déduit « rapporte » 30 à 41 %. C'est mécaniquement l'âge où le PER rend le plus : vous déduisez quand votre tranche est à 30 ou 41 %, et vous récupérez plus tard, à la retraite, où la pension CARPIMKO vous fait souvent redescendre d'une tranche.

Rachat de trimestres et arbitrage de l'épargne

Si votre relevé de carrière présente des trous (études, années à l'étranger, débuts hachés), le rachat de trimestres ou de points peut se chiffrer — son intérêt dépend de votre âge, de votre TMI et de la pension visée, à étudier au cas par cas avec la CARPIMKO. Côté épargne, on arbitre entre SCPI (pour préparer des revenus complémentaires réguliers) et assurance-vie (souplesse et transmission). Voyez les SCPI et l'assurance-vie.

La CARPIMKO remplace mal le revenu : c'est l'enjeu de la phase

Pour un libéral, le taux de remplacement des régimes obligatoires est modeste : la pension CARPIMKO représente souvent une fraction nettement inférieure au dernier revenu d'activité. C'est précisément ce qui justifie l'effort d'épargne maximal de cette phase. Mieux vaut un PER bien rempli entre 50 et 62 ans qu'une bonne surprise espérée d'une caisse qui ne la donnera pas. Les valeurs de point et de cotisation 2026 sont à vérifier sur carpimko.com ; le détail figure dans notre guide retraite CARPIMKO du kiné.

Anticiper la cession dès 55 ans

La cession de la patientèle ne se prépare pas le jour du départ : les exonérations de plus-value dépendent de conditions de durée et de seuils qu'il faut sécuriser en amont (activité d'au moins 5 ans, recettes, valeur de cession, calendrier de liquidation de la retraite). On commence donc à y penser cinq à dix ans avant : c'est l'objet de la phase suivante.

§ 762-67 ANS — CESSION·4 MIN

62-67 ans — La cession et la liquidation CARPIMKO

Vient le temps de récolter. Toute la feuille de route convergeait vers cette étape : céder la patientèle dans les meilleures conditions fiscales, liquider la CARPIMKO, et organiser la transition. La bonne nouvelle, pour un kiné, c'est que la plus-value de cession est très souvent totalement exonérée d'impôt sur le revenu.

Les trois régimes d'exonération de la plus-value

Trois dispositifs peuvent jouer pour une patientèle de kiné :

Les trois régimes d'exonération de la plus-value professionnelle du kiné (activité ≥ 5 ans). Le 238 quindecies est le plus sûrement applicable à une patientèle de kiné. Seuils 2026 à confirmer à la source.
RégimeCritèreSeuil d'exonération totaleEffet
151 septiesRecettes annuelles≤ 90 000 € (dégressif jusqu'à 126 000 €)IR + PS exonérés
238 quindeciesValeur de cession≤ 500 000 € (dégressif jusqu'à 1 000 000 €)IR + PS exonérés
151 septies ADépart en retraitePas de plafond de valeurIR exonéré, PS 18,6 % dus

Pour une patientèle de kiné, l'exonération est souvent totale

La valeur d'une patientèle de kiné dépasse rarement 500 000 € : l'article 238 quindecies exonère alors totalement la plus-value (IR et prélèvements sociaux). Si vos recettes restent sous 90 000 €, l'article 151 septies joue dans le même sens, IR et PS compris. Quand l'un de ces deux régimes s'applique, vous ne payez ni IR ni PS. Le 151 septies A (départ en retraite) est différent : il exonère l'IR mais laisse les prélèvements sociaux de 18,6 % dus. On ne le mobilise donc que faute de mieux, lorsqu'on ne peut bénéficier ni du 151 septies ni du 238 quindecies (recettes ou valeur trop élevées). Ce taux de 18,6 % (CSG portée à 10,6 % par la LFSS 2026) frappe toutes les plus-values professionnelles ; le taux de 17,2 % maintenu en 2026 ne concerne que l'assurance-vie, les revenus fonciers et les plus-values immobilières. En pratique, on empile les régimes et on retient celui qui exonère le plus.

Liquider la CARPIMKO et le cumul emploi-retraite

En parallèle de la cession, on liquide la retraite CARPIMKO (régime de base, complémentaire, ASV des conventionnés). Beaucoup de kinés ne s'arrêtent pas net : le cumul emploi-retraite permet de percevoir sa pension tout en gardant quelques vacations. Sous conditions (liquidation de tous les régimes, âge du taux plein), le cumul est intégral et peut, depuis 2023, générer de nouveaux droits dans une certaine limite. Cela lisse la baisse de revenu et permet une transmission progressive de la patientèle. Les modalités exactes sont à confirmer auprès de la CARPIMKO.

Attention au calendrier du 151 septies A

Le régime du départ en retraite (151 septies A) impose un calendrier serré : cessation de l'activité et liquidation des droits à retraite doivent intervenir dans un délai limité (de l'ordre de 24 mois) autour de la cession. Une erreur de séquençage peut faire perdre le bénéfice du régime. C'est exactement pourquoi on prépare la cession en amont, dès 55-60 ans, et qu'on la cale avec son expert-comptable. Le cadre général des cessions figure dans notre guide céder son cabinet et la plus-value du libéral.
§ 8CAS CHIFFRÉS·4 MIN

Trois cas chiffrés : Camille (30), Thomas (45), Hélène (60)

Rien ne vaut des chiffres pour fixer les idées. Trois kinés, trois phases, trois bonnes décisions. Montants arrondis et illustratifs, non opposables.

Cas 1 — Camille, 30 ans, kiné en EI, BNC 48 000 €, veut acheter dans 2 ans

Situation : jeune installée, projet de résidence principale à court terme.

Priorité 1 — précaution : 4 mois de charges sur un compte à terme.
Priorité 2 — prévoyance Madelin : souscrite (IJ + invalidité professionnelle + décès), cotisations déductibles.
Priorité 3 — RP avant PER : plutôt qu'un PER plafonné (autour de 4 806 €, le plancher du 154 bis), elle limite son versement à 3 000 € pour préserver le revenu présenté à la banque. Surcoût d'impôt : faible. Gain : une capacité d'emprunt intacte, soit potentiellement des dizaines de milliers d'euros de financement en plus.
À surveiller : le passage au réel dès que ses frais dépassent 34 % des recettes.
Leçon : à 30 ans, on ne maximise pas le PER ; on protège le revenu et on décroche le crédit.

Cas 2 — Thomas, 45 ans, kiné au réel, BNC 70 000 €, RP financée

Situation : en phase de consolidation, TMI 30 %, plus de gros projet d'emprunt.

PER au plafond du 154 bis :

Plafond PER de Thomas (BNC 70 000 €, PASS 2026 = 48 060 €)

10 % x 70 000                  = 7 000 EUR
+ 15 % x (70 000 - 48 060)     = 15 % x 21 940 = 3 291 EUR
-----------------------------------------------
Plafond 154 bis                ≈ 10 291 EUR

À TMI 30 %, déduire 10 291 € représente de l'ordre de 3 087 € d'impôt en moins. Les prélèvements sociaux sur les gains du PER seront de 18,6 % à la sortie (et non 17,2 %).

En parallèle : il alimente une assurance-vie, étudie un premier locatif en LMNP (sans saturer son endettement) et revoit sa prévoyance décès à la hausse (deux enfants).
Leçon : à 45 ans, le PER devient un vrai levier — mais on équilibre déductible, immobilier et épargne disponible.

Cas 3 — Hélène, 60 ans, cède sa patientèle 180 000 €, recettes 85 000 €

Situation : départ en retraite à 62 ans, prépare la cession depuis 5 ans.

Plus-value de cession : recettes de 85 000 € (< 90 000 €) → 151 septies : exonération totale, IR et prélèvements sociaux. Valeur de 180 000 € (< 500 000 €) → 238 quindecies : exonération totale également (IR et PS). Hélène relève donc de l'un de ces deux régimes : sa plus-value est exonérée d'IR et de prélèvements sociaux, soit 0 € d'impôt et 0 € de PS. Le 151 septies A (départ en retraite), qui exonère l'IR mais laisse les PS de 18,6 % dus, ne serait à mobiliser que si les seuils de recettes et de valeur étaient dépassés — ce qui n'est pas son cas.
Droits d'enregistrement (à la charge de l'acquéreur, art. 719) : sur 180 000 €, soit 3 % × (180 000 − 23 000) = 4 710 € payés par le repreneur, pas par Hélène.
Transition : elle liquide la CARPIMKO et garde quelques vacations en cumul emploi-retraite.
Leçon : une patientèle de kiné dans les seuils se cède le plus souvent sans IR ni PS ; les 18,6 % de PS ne concernent que le 151 septies A, lorsqu'on ne peut pas bénéficier des deux autres régimes. La vraie vigilance porte sur le calendrier (activité ≥ 5 ans, fenêtre de 24 mois).

Comment lire ces trois cas (note de méthode)

Camille, Thomas et Hélène sont des illustrations pédagogiques, pas des promesses. Les montants sont arrondis et calculés aux paramètres 2026 (PASS 48 060 €, barème de l'impôt, taux de prélèvements sociaux), qui évolueront. Un gain d'impôt lié à une déduction PER dépend de votre TMI réelle ; un rendement d'épargne n'est jamais garanti, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures ; tout investissement comporte un risque de perte en capital. L'éligibilité aux exonérations de cession (151 septies, 238 quindecies, 151 septies A) suppose de vérifier vos recettes, la valeur réelle de la patientèle et le calendrier de liquidation. Bref : ces cas montrent la logique de la feuille de route ; vos chiffres se calculent sur votre situation, avec votre expert-comptable.
Méthode documentée

Chiffrer votre propre trajectoire de kiné

Plafond PER, point de bascule micro/réel, simulation de cession exonérée, capacité d'emprunt : un CGP indépendant met des chiffres sur votre phase de carrière et vous donne l'ordre des priorités.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 9LA BOUCLE·2 MIN

La cession, aboutissement de toute la feuille de route

Revenons à la troisième règle d'or, car elle éclaire toute la trajectoire : chaque phase préparait la cession. Une patientèle solide, c'est le fruit d'une carrière entière de soins, de bouche-à-oreille et de fidélité des patients adressés par les médecins du secteur — pas un actif qu'on monte en deux ans. Et la fiscalité de sa cession récompense la durée (activité ≥ 5 ans) et la mesure (seuils de recettes et de valeur). Le kiné qui a suivi sa feuille de route arrive à 62 ans avec une patientèle valorisée, un PER bien rempli, une épargne diversifiée et une cession exonérée : le travail des trente années précédentes se transforme alors en capital de départ pour la retraite.

Patientèle (actif professionnel BNC)

Points forts

  • Plus-value souvent exonérée d'IR (151 septies, 238 quindecies)
  • Quand l'IR est exonéré (151 septies, 238 quindecies), les PS le sont aussi
  • Droits d'enregistrement à la charge de l'acquéreur (art. 719)

Points de vigilance

  • Exonération conditionnée à la durée et aux seuils
  • Hors exonération (151 septies A seul), PS à 18,6 % dus
  • Calendrier du 151 septies A à respecter (≈ 24 mois)

Parts de société (SEL)

Points forts

  • Pertinent seulement pour de rares hauts revenus

Points de vigilance

  • Prélèvements sociaux à 18,6 % sur la cession de parts
  • Régime de cession différent (plus-value de titres)
  • Rarement justifié à revenus modérés

Le piège à éviter : confondre patientèle et parts de société

Ne confondez pas les deux sorties. Céder une patientèle (actif BNC), c'est le régime des plus-values professionnelles : exonérations 151 septies / 238 quindecies / 151 septies A ; quand l'exonération joue (151 septies ou 238 quindecies), ni IR ni prélèvements sociaux, et à défaut les PS sont à 18,6 %. Céder des parts de SEL, c'est le régime des plus-values de titres : prélèvements sociaux à 18,6 % également, mais sans ces exonérations professionnelles. Pour la quasi-totalité des kinés en EI, c'est la première situation qui s'applique — et c'est la plus favorable, parce qu'elle ouvre droit à l'exonération.
§ 10STRUCTURE·2 MIN

Faut-il une SEL ? Le réflexe à oublier à revenus modérés

On nous pose souvent la question, généralement après une conversation entre confrères : « Faut-il que je passe en société pour payer moins d'impôts ? » Pour la grande majorité des kinés, la réponse est non.

L'activité de kiné est une profession libérale imposée en BNC, exercée le plus souvent en entreprise individuelle ou en SCM (société civile de moyens, transparente, qui partage les charges d'un cabinet de groupe sans dégager de bénéfice à partager). Passer à l'impôt sur les sociétés via une SEL n'a d'intérêt que pour de rares profils à hauts revenus durables, qui ne consomment pas tout leur bénéfice et veulent le laisser capitaliser à l'IS. À 40 000-90 000 € de BNC, le coût et la complexité d'une société dépassent presque toujours le gain fiscal.

Et la fin de l'abattement de 10 % en SEL

Argument supplémentaire pour la prudence : depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération technique de l'associé de SEL correspondant à son activité libérale est imposée en BNC (et non plus en traitements et salaires), ce qui supprime l'abattement de 10 % pour frais professionnels (remplacé par les frais réels BNC) — confirmé par la jurisprudence du Conseil d'État du 8 avril 2025. À revenus modérés, cela réduit encore l'intérêt d'un montage en société. On arbitre d'abord micro-BNC contre réel, on sature prévoyance et PER, et l'on n'envisage la structure qu'exceptionnellement. Le sujet est traité dans notre guide BNC ou SELARL : quand passer en société.
§ 11GARDE-FOUS·2 MIN

Les garde-fous : CARPIMKO, TVA, seuils de cession

Trois rappels qui reviennent à chaque rendez-vous de kiné, parce que ce sont les erreurs qui coûtent le plus cher.

CARPIMKO, et seulement CARPIMKO

Pour la retraite et la prévoyance obligatoire, le kiné relève de la CARPIMKO. Toute simulation qui parle de CARMF, de CARCDSF ou de CAVP est fausse pour un kiné : les paramètres, les taux et les prestations diffèrent d'une caisse à l'autre. C'est le garde-fou n°1.

TVA : un coût, pas une charge récupérable

Vos actes de soins sont exonérés de TVA (article 261-4-1° CGI). Vous ne facturez pas de TVA, mais vous n'en récupérez pas non plus : votre table, votre matériel, votre véhicule vous coûtent leur prix TTC. Raisonnez toujours en TTC quand vous budgétez un équipement.

Les bons seuils de cession (prestations de services)

Le kiné rend des prestations de services : les seuils d'exonération du 151 septies sont 90 000 € (total) et 126 000 € (dégressif) — surtout pas les seuils de 250 000 / 350 000 € qui visent les ventes de marchandises du commerce. Confondre les deux, c'est se croire exonéré à 120 000 € de recettes (seuil commerce) alors qu'on est déjà en zone dégressive depuis 90 000 € (seuil services) : la différence se compte en milliers d'euros de plus-value taxée. En cas de doute, on cale chaque calcul à la source et avec l'expert-comptable.

La feuille de route, en une phrase

À chaque âge, le bon euro au bon endroit : on protège (précaution, prévoyance), on déduit (réel, PER soutenable), on diversifie (RP puis locatif, assurance-vie), on maximise (PER à TMI haute) et on récolte (cession exonérée, CARPIMKO, cumul emploi-retraite). Pour la vue d'ensemble du libéral, voyez la gestion de patrimoine de la profession libérale, et pour réduire l'impôt en général, comment payer moins d'impôts.
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On ne vend aucun produit-maison. On regarde où vous en êtes dans votre carrière, ce qui est urgent, ce qui peut attendre, et l'on hiérarchise : prévoyance, RP, PER, immobilier, cession. Le tout calé avec votre expert-comptable et adapté à des revenus modérés — pas de holding ni de Dutreil inutile.

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Sources et références légales

  • Le régime fiscal du BNC du kiné : micro ou réel

    Art. 102 ter CGI (micro-BNC : abattement forfaitaire de 34 %, minimum 305 €). Art. 96 et 97 CGI (déclaration contrôlée, n° 2035). Art. 93 CGI (détermination du bénéfice non commercial, déduction des dépenses professionnelles). Art. 39-4 CGI (plafond d'amortissement des véhicules de tourisme selon le taux de CO2 : 9 900 / 18 300 / 20 300 / 30 000 €). Depuis l'imposition 2023, la majoration de 25 % pour non-adhésion à une AGA est supprimée. Plafonds d'amortissement 2026 à confirmer à la source.

  • Les leviers d'assiette par âge : prévoyance et PER

    Art. 154 bis CGI (plafond PER / Madelin du TNS : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 PASS + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS, plancher 4 806 €, soit ~10 291 € pour un bénéfice de 70 000 € ; cotisations de prévoyance et de santé Madelin déductibles, cap de l'ordre de 11 534 € en 2026). Art. 163 quatervicies CGI (PER, report des plafonds non utilisés). Art. 156 CGI (déficit foncier sur le revenu global, 10 700 € par an ; rehaussement temporaire à 21 400 € pour les dépenses de rénovation énergétique payées en 2023-2025, prorogation au-delà à confirmer). Arrêté du 22/12/2025 : PASS 2026 = 48 060 €.

  • La cession de patientèle : exonérations de plus-value

    Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes : prestations de services totalement exonérées sous 90 000 €, dégressive jusqu'à 126 000 €, activité ≥ 5 ans). Art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur de cession : totale sous 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €). Art. 151 septies A CGI (départ en retraite : IR exonéré, prélèvements sociaux 18,6 % dus, cessation et liquidation des droits dans les 24 mois). Art. 719 CGI (droits d'enregistrement à la charge de l'acquéreur : 0 / 3 / 5 %). Seuils 2026 à confirmer à la source.

  • Retraite, TVA, zones aidées et prélèvements sociaux 2026

    Le kiné relève de la CARPIMKO (Caisse Autonome de Retraite et de Prévoyance des Infirmiers, Masseurs-Kinésithérapeutes, Pédicures-podologues, Orthophonistes et Orthoptistes), jamais de la CARMF, de la CARCDSF ni de la CAVP ; valeurs de point et cotisations 2026 à confirmer sur carpimko.com. Art. 261-4-1° CGI (exonération de TVA des soins). Art. 44 quindecies A CGI (France Ruralités Revitalisation depuis le 01/07/2024 ; conditions et durée à confirmer ; distinct de l'aide conventionnelle à l'installation en zone sous-dotée). Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : PS 18,6 % sur les plus-values professionnelles de cession de patientèle, les gains du PER et les cessions de parts ; 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie, les revenus fonciers et les plus-values immobilières.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026, à recalculer pour votre situation : le plafond PER de l'article 154 bis, le point de bascule micro-BNC / réel, l'impact d'un versement sur votre capacité d'emprunt et l'éligibilité aux exonérations de plus-value (151 septies, 238 quindecies, 151 septies A) dépendent de votre bénéfice, de vos recettes, de votre situation familiale et du calendrier de cession. Certains points sont signalés au conditionnel : les plafonds d'amortissement 2026, les seuils exacts des exonérations de plus-value, les conditions et la durée du dispositif France Ruralités Revitalisation (art. 44 quindecies A, distinct de l'aide conventionnelle à l'installation), les valeurs de point et de cotisation CARPIMKO (à confirmer sur carpimko.com), et les modalités du cumul emploi-retraite. Données à jour au 11 juin 2026 (LF 2026, LFSS 2026), susceptibles d'évoluer. Le choix d'un régime fiscal, d'une prévoyance, d'un PER ou d'un investissement doit faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable. Les versements sur un PER sont bloqués jusqu'à la retraite (sauf cas de déblocage anticipé). Les investissements comportent un risque de perte en capital et d'illiquidité.

Foire aux questions

Tout sur la gestion de patrimoine du kiné libéral, âge par âge installation, consolidation, accélération retraite et cession.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des kinés libéraux : à quel âge commencer, épargner ou rembourser, prévoyance ou PER d'abord, RP avant le locatif, la CARPIMKO suffit-elle, quand préparer la cession et quel impôt sur la vente de la patientèle. Réponses sourcées et à jour 2026.