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Guide kinésithérapeute 202615 minMis à jour 25 juin 20263 cas chiffrés

Installation en kiné libéral : EI, SELARL ou SCM, que choisir ?

EI, SELARL, SCM, SCP… on vous présente quatre sigles comme quatre choix concurrents. C'est la confusion n°1 de l'installation en kiné. L'EI et la SELARL répondent à « sous quelle forme j'exerce ? » ; la SCM répond à « comment je partage les frais d'un cabinet à plusieurs ? ». On ne choisit pas entre elles : on les cumule. Pour la grande majorité des kinés, l'EI au réel suffit ; la SCM sert dès qu'on s'associe ; la SELARL (IS 15/25 %) reste rare. On vous donne l'arbre de décision, calibré pour des revenus de kiné, et trois cas chiffrés. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

INSTALLATION KINÉ 2026

Choisir la bonne structure à l'installation, sans se tromper de question

Audit d'installation pour kinésithérapeute libéral : EI au micro ou au réel, intérêt réel d'une SCM si vous vous associez, opportunité (rare) d'une SELARL, financement et prévoyance. Cabinet 100 % indépendant.

  • EI, SCM ou SELARL : la bonne réponse
  • Micro-BNC ou réel chiffré
  • Prévoyance et CARPIMKO intégrées
  • Cabinet 100 % indépendant

MICRO-BNC

≤ 83 600 €

ABATTEMENT MICRO

34 %

IS PME

15 / 25 %

CAISSE

CARPIMKO

ACTES KINÉ

0 % TVA

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE RECADRAGE·3 MIN

EI, SELARL, SCM : pourquoi la question est mal posée

L'essentiel en 30 secondes

  • EI = je porte mon revenu en nom propre (BNC, micro-BNC ≤ 83 600 € ou réel/2035). C'est le défaut, suffisant pour ~8 kinés sur 10.
  • SELARL / SELAS = société à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Rare en kiné, pour de gros revenus ou un cabinet de groupe.
  • SCM = simple outil de partage de frais. Elle ne dégage aucun bénéfice, ne touche pas à la patientèle. Chacun garde son BNC et dépose sa propre 2035.
  • On cumule : EI (exercice) + SCM (charges partagées) dès qu'on s'associe. Ce ne sont pas deux choix concurrents.
  • Quelle que soit la structure : le kiné reste TNS → CARPIMKO, et ses actes restent exonérés de TVA.

Vous avez votre diplôme, une patientèle qui démarre, peut-être deux confrères avec qui ouvrir un cabinet — et déjà cette phrase qui tourne en boucle : « il faut que tu te montes en SCM », ou « passe en SELARL, tu paieras moins d'impôts ». « EI, SELARL ou SCM ? » : la question revient à chaque rendez-vous d'installation, et elle part presque toujours d'un malentendu. On vous a présenté quatre sigles — EI, SELARL, SCM, SCP — comme quatre options sur la même ligne de départ. Ce n'est pas le cas, et croire le contraire fait perdre du temps, de l'argent en frais de structure inutiles, parfois les deux. Avant de comparer quoi que ce soit, il faut démêler deux questions qu'on vous présente en bloc alors qu'elles n'ont rien à voir.

La première : « sous quelle forme j'exerce et je déclare mon revenu ? » La réponse, c'est l'entreprise individuelle (le défaut) ou, beaucoup plus rarement, une société d'exercice (SELARL/SELAS, voire SCP). Ce sont des structures d'exercice: elles portent votre activité, génèrent un revenu, supportent l'impôt et les cotisations.

La seconde : « comment je partage les frais d'un cabinet à plusieurs ? » La réponse, c'est la société civile de moyens (SCM). Et là, attention : la SCM n'est pas un mode d'exercice. Elle n'exerce pas la kinésithérapie, ne perçoit aucun honoraire, ne dégage aucun bénéfice à partager. C'est une caisse commune pour les frais du cabinet, rien de plus.

Quatre sigles, deux familles. La colonne « génère un revenu à partager ? » est la clé : la SCM est la seule à répondre non. C'est pourquoi on ne la compare pas à une EI — on l'ajoute par-dessus.
SigleFamilleGénère un revenu à partager ?Ce que le kiné déclare
EIStructure d'exerciceOui (votre BNC)Sa 2035 (ou micro-BNC)
SELARL / SELASStructure d'exercice (société IS)Oui (bénéfice de la société)Liasse IS + sa rémunération
SCMOutil de partage de fraisNon — refacture des chargesSa 2035 (quote-part de charges déduite)
SCPStructure d'exercice (société civile)Oui (bénéfices mis en commun)Quote-part de bénéfice commun

Ne jamais opposer « EI vs SCM »

C'est le contresens fondateur. L'EI et la SCM ne sont pas deux cases à choisir : un kiné qui s'installe à trois dans un cabinet commun est, en même temps, entrepreneur individuel pour son exercice et associé d'une SCM pour les charges. Les deux coexistent. Si quelqu'un vous demande « tu te mets en EI ou en SCM ? », la bonne réponse est : « les deux, ce ne sont pas les mêmes questions ».
§ 2L'ENTREPRISE INDIVIDUELLE·4 MIN

L'entreprise individuelle (EI) : le statut par défaut du kiné

Le cas le plus fréquent est aussi le plus simple : vous vous installez seul, donc en nom propre, en entreprise individuelle, sans créer de société. C'est le statut par défaut, et pour huit kinés sur dix, c'est aussi le bon. Trois points décident de tout ici : ce que vous risquez sur votre patrimoine, micro ou réel, et votre régime social.

Depuis 2022, vous ne risquez plus votre patrimoine personnel

L'idée reçue « en EI, on engage tout son patrimoine » est fausse depuis 2022. La loi n° 2022-172 du 14 février 2022 a créé le statut unique de l'entrepreneur individuel (en vigueur le 15 mai 2022). Désormais, votre patrimoine professionnel est automatiquement séparé de votre patrimoine personnel : seuls les biens utiles à votre activité peuvent être saisis par vos créanciers professionnels (article L. 526-22 du Code de commerce), et votre résidence principale est insaisissable de plein droit (article L. 526-1). L'ancienne EIRL a disparu, devenue inutile.

EI depuis 2022 : la séparation des patrimoines est automatique

Vous n'avez aucune formalité à accomplir pour protéger votre patrimoine personnel : la séparation s'applique de plein droit (art. L. 526-22 C. com.). C'est ce qui rend la création d'une société, motivée par la seule « protection du patrimoine », largement caduque pour un kiné. La société se justifie par la fiscalité ou l'association, pas par la responsabilité.

Micro-BNC ou réel : le choix fiscal central

Votre activité de kiné relève des bénéfices non commerciaux (BNC), imposés à l'impôt sur le revenu. Deux régimes possibles. Le micro-BNC (article 102 ter CGI) s'applique tant que vos recettes ne dépassent pas 83 600 € (seuil de la période 2026-2028) : un abattement forfaitaire de 34 % représente vos frais, vous êtes imposé sur les 66 % restants, et vous ne déduisez aucune charge réelle. Au-delà de ce seuil, ou sur option, vous passez au régime réel avec déclaration contrôlée 2035 (article 96 CGI), qui permet de déduire vos frais réels — et, surtout pour un kiné équipé, d'amortir le matériel et de déduire les cotisations Madelin.

Le seuil du micro-BNC, c'est 83 600 € — pas 77 700 €

On lit encore souvent le seuil de 77 700 € : c'était la valeur de la période précédente. Pour 2026-2028, le seuil de recettes du micro-BNC est de 83 600 € (révisé tous les trois ans). À noter aussi : depuis l'imposition des revenus 2023, la majoration de 25 % qui frappait les non-adhérents d'une AGA est supprimée— adhérer à une association de gestion agréée ne change plus l'assiette imposable.

La règle pratique : dès que vos frais réels dépassent l'abattement de 34 % des recettes — ce qui arrive vite avec un cabinet équipé, une table, un local et des cotisations Madelin — le réel devient plus avantageux. Le détail du calcul, avec un cas chiffré complet, est traité dans notre guide dédié déclaration 2035 kiné : micro-BNC ou réel.

Régime social et TVA : TNS, CARPIMKO et actes exonérés

Quel que soit le régime fiscal, vous êtes travailleur non salarié (TNS) : vous cotisez à l'URSSAF et à la CARPIMKO (la caisse de retraite des masseurs-kinésithérapeutes et auxiliaires médicaux) sur votre bénéfice. Et vos actes de kinésithérapie sont exonérés de TVA (article 261, 4, 1° CGI). En clair, sur votre matériel, aucune TVA récupérable: le coût est sec, à la différence d'un commerçant. C'est une différence majeure avec, par exemple, l'officine d'un pharmacien, dont les ventes sont soumises à TVA récupérable.

À retenir

L'EI, c'est le défaut — et souvent la bonne réponse

  • Patrimoine protégé de plein droit depuis 2022 (art. L. 526-22 C. com.) — plus besoin de société pour ça.
  • Micro-BNC ≤ 83 600 € (abattement 34 %) ou réel/2035 (frais réels + Madelin + amortissements).
  • TNS-CARPIMKO sur le bénéfice ; actes exonérés de TVA (pas de récup sur le matériel).
  • Option IS possible via l'article 1655 sexies CGI, mais rarissime et rarement utile à revenus modérés.
Hagnéré Patrimoine

Micro-BNC ou réel : on calcule lequel vous fait gagner

À l'installation, le bon régime dépend de vos frais réels et de vos cotisations Madelin. Un CGP indépendant chiffre les deux scénarios pour votre cabinet et votre niveau de recettes.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3LE CŒUR — LA SCM·4 MIN

La SCM : un outil de partage de frais, PAS un mode d'exercice

C'est ici que se joue la confusion n°1. La société civile de moyens (SCM) est sans doute la structure la plus mal comprise de toute l'installation libérale. Retenez d'abord ceci : la SCM n'exerce pas la profession. Elle ne soigne personne, n'encaisse aucun honoraire, ne possède aucune patientèle, et surtout ne dégage aucun bénéfice à partager.

Ce que la SCM fait — et ce qu'elle ne fait pas

Son objet est exclusif : mettre en commun les moyens d'exercice de ses associés — le local, le secrétariat, le matériel, le logiciel, les consommables — et en répartir les charges. Le cadre juridique est posé par l'article 38 de l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (en vigueur le 1er septembre 2024, qui a remplacé l'ancien article 36 de la loi de 1966) et par les articles 1845 et suivants du Code civil sur les sociétés civiles. La SCM achète, paie, embauche le secrétariat… puis refacture à chaque associé sa quote-part de ces frais.

Mémo express

La SCM : ce qu'elle fait / ce qu'elle ne fait pas

  • ✓ Ce qu'elle FAIT : mutualise le local, le secrétariat, le matériel et le logiciel ; porte le bail et les contrats ; refacture les charges communes à chaque associé selon une clé de répartition ; dépose une déclaration 2036.
  • ✗ Ce qu'elle NE FAIT PAS : elle ne perçoit aucun honoraire, ne détient aucune patientèle commune, ne dégage aucun bénéfice, ne paie aucun impôt sur les sociétés et ne change rien à votre statut d'exercice ni à votre caisse.

Chacun garde son BNC et dépose sa propre 2035

Fiscalement, la SCM relève d'un régime translucide (article 239 quater A CGI) : elle ne paie pas d'impôt elle-même et ne peut pas opter pour l'IS. Elle dépose une seule déclaration 2036-SD, qui ventile les charges communes entre les associés. Ensuite, chaque associé reporte sa quote-part de charges sur sa propre déclaration 2035, calcule son bénéfice individuel, et paie ses cotisations CARPIMKO sur son seul bénéfice. Chacun conserve sa patientèle, ses honoraires, sa fiscalité.

Erreur fréquente : « la SCM répartit les bénéfices »

Faux. La SCM ne répartit que des charges, jamais des bénéfices ni des honoraires. Si vous lisez ou entendez qu'une SCM « partage les revenus » ou « met en commun la patientèle », c'est une confusion avec la SCP (société civile professionnelle, voir §6). La SCM est un porte-frais : elle encaisse les charges, les redistribue, et son résultat est par construction nul.

Responsabilité : conjointe, mais pas solidaire

Reste la responsabilité, souvent mal comprise : celle des associés d'une SCM est indéfinie et conjointe (article 1857 du Code civil) — chacun répond des dettes au prorata de sa part, et non solidairement. Concrètement, si la SCM a une dette, on ne peut pas réclamer la totalité à un seul associé : chacun n'est tenu que de sa quote-part. C'est une différence importante avec la SCP, dont les associés sont solidaires. Il faut au moins deux associés, aucun capital minimum n'est exigé, et la SCM peut être mono-disciplinaire (kinés entre eux) ou pluridisciplinaire (kiné + ostéo + podologue).

§ 4LE PIÈGE TVA·2 MIN

Le piège TVA de la SCM (l'article 261 B)

Une SCM qui refacture des frais à ses associés… refacture-t-elle de la TVA ? La question paraît anodine ; elle est piégeuse, et a fait l'objet de débats nourris dans la profession en 2025. La bonne nouvelle : entre kinés, la refacturation est exonérée de TVA. Mais à des conditions strictes qu'il faut respecter à la lettre.

L'article 261 B du CGI exonère de TVA les services rendus par un groupement de moyens à ses membres, sous deux conditions cumulatives : (i) les sommes réclamées correspondent exactement à la part de chaque membre dans les dépenses communes — aucune marge, même minime, sous peine de perdre l'exonération ; (ii) les services concourent directement à l'activité exonérée des membres. Comme les actes de kiné sont exonérés (article 261, 4, 1° CGI), la condition est remplie.

SCM entre kinés = refacturation des frais SANS TVA

Tant que la SCM se contente de rembourser à l'euro près la quote-part de chacun (clé de répartition statutaire, sans bénéfice), la refacturation est exonérée de TVA (art. 261 B CGI). L'exonération du groupement reste par ailleurs acquise tant que les recettes taxables d'un membre restent inférieures à 20 % de ses recettes totales (BOI-TVA-CHAMP-30-10-40). Le risque n'apparaît que si la SCM prend une marge, ou si un associé développe une activité accessoire taxable (vente de matériel, cours payants…). En pratique, entre kinés purs, le sujet ne pose pas de difficulté — à condition de ne jamais refacturer plus que la quote-part réelle.
§ 5LA SELARL / SELAS·4 MIN

La SELARL / SELAS : utile seulement pour de gros revenus

Reste la troisième voie, celle qu'on vous vend le plus : la société d'exercice libéral (SELARL ou SELAS), à l'impôt sur les sociétés. Soyons clairs : en kiné, elle est rare et ne se justifie que dans des situations précises. Mais comme la question revient, voici ce qu'il faut en savoir — sans la survendre.

Le pilotage de l'IS et de l'arbitrage rémunération/dividendes

En SEL, c'est la société qui est imposée : IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice (sous trois conditions cumulatives : chiffre d'affaires HT inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré, détention à au moins 75 % par des personnes physiques), puis 25 % au-delà (article 219 I-b CGI). Vous n'êtes personnellement imposé que sur ce que vous vous versez. Cela permet de piloter l'assiette : ne soumettre à l'IR et aux cotisations que votre rémunération, et laisser le reste capitaliser dans la société à taux réduit. Le cadre juridique de la SEL est l'ordonnance 2023-77 du 8 février 2023 ; le kiné, auxiliaire médical, y est éligible.

Le seuil de l'IS réduit, c'est 42 500 € — pas 100 000 €

On lit parfois que le taux réduit de 15 % court jusqu'à 100 000 € de bénéfice. C'est faux. Le taux de 15 % s'applique jusqu'à 42 500 € de bénéfice (art. 219 I-b CGI), sous conditions PME ; au-delà, le taux passe à 25 %. Un relèvement du plafond à 100 000 € a bien été débattu lors du budget 2026, mais il n'a pas été retenu dans la loi de finances promulguée : le seuil reste 42 500 €. Et surtout, retenez la phrase clé : la société diffère l'impôt, elle ne le baisse pas. Le jour où vous sortez les sommes capitalisées en dividendes, le prélèvement forfaitaire unique s'applique par-dessus l'IS déjà payé. L'avantage n'est qu'un report, qui n'existe que sur la part de bénéfice que vous ne consommez pas.

Le social ne change pas — et la caisse non plus

Point capital : passer en SEL ne change pas votre caisse. Le gérant majoritaire de SELARL reste TNS et affilié à la CARPIMKO pour son activité libérale ; le président de SELAS est assimilé salarié (cotisations plus lourdes, de l'ordre de 70-80 %). Dans les deux cas, vous ne sortez pas de la CARPIMKO. La SEL est un sujet de fiscalité d'entreprise, pas un sujet de retraite. Pour le détail de votre retraite, voyez nos guides retraite CARPIMKO du kiné et PER kiné pour compenser la chute de revenus.

Les pièges de la SEL (en marge, mais à connaître)

La SEL traîne deux pièges techniques qu'il faut mentionner, même s'ils restent marginaux pour un kiné. D'abord, la règle des 10 % : la fraction de dividendes excédant 10 % du capital (augmenté des primes et du compte courant d'associé) est réintégrée dans l'assiette des cotisations TNS (article L. 131-6 CSS) — sortir massivement des dividendes ne contourne donc pas les cotisations. Ensuite, depuis l'imposition 2024, la rémunération technique de l'associé de SEL au titre de son exercice libéral est imposée en BNC (et non plus en traitements et salaires), ce qui supprime l'abattement de 10 % — un terrain encore mouvant. Le détail de ces arbitrages figure dans SEL : salaire ou dividendes.

À partir de quel revenu ?

Il n'existe aucun seuil légal : c'est un seuil de rentabilité. L'ordre de grandeur consensuel se situe autour de 100 000 € de bénéfice, mais ce chiffre ne vaut que si deux conditions sont réunies : une TMI élevée et une vraie capacité d'épargne (une part de bénéfice que vous ne consommez pas). À donner comme repère, jamais comme règle : c'est une décision de simulation, traitée en profondeur dans notre guide pilier BNC ou SELARL : à partir de quel bénéfice basculer, et illustrée chez le médecin généraliste, sur le même arbitrage SELARL ou BNC.

Hagnéré Patrimoine

Vos revenus dépassent 100 000 € ? Faisons la simulation EI vs SELARL

La SELARL ne se décide pas sur un chiffre lu quelque part, mais sur votre TMI et votre capacité d'épargne réelle. Un CGP indépendant modélise EI au réel, EI à l'IS et SELARL, coûts inclus.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 6ET LA SCP ?·1 MIN

Et la SCP ? (à ne pas confondre avec la SCM)

Pour être complet, un mot de la SCP — société civile professionnelle — qu'on confond souvent avec la SCM à cause des trois lettres communes. Rien à voir. La SCP est une véritable structure d'exercice : elle exerce collectivement la profession, met en commun les bénéfices (et pas seulement les frais), et engage ses associés de façon solidaire— l'inverse de la SCM, conjointe non solidaire. Son cadre figure aussi dans l'ordonnance 2023-77 et les articles 1845 et suivants du Code civil.

SCM partage les FRAIS, SCP partage les REVENUS

La distinction tient en une phrase : on choisit une SCM quand on veut partager un cabinet en gardant chacun son revenu et sa patientèle ; on choisit une SCP quand on veut vraiment fusionner les revenus et exercer comme une seule entité. La SCP est plus rare en kiné : la plupart des regroupements se font en SCM, justement parce que chacun veut rester indépendant.
§ 7LE TABLEAU·3 MIN

EI vs SELARL vs SCM : le tableau comparatif

Une mise en garde avant de lire les colonnes : EI et SELARL répondent à la même question (sous quelle forme j'exerce ?), tandis que la colonne SCM répond à une autre (comment je partage les frais ?). On les met côte à côte pour la clarté, mais ce ne sont pas trois options exclusives.

EI, SELARL et SCM ne se choisissent pas sur la même ligne. L'EI au réel suffit à la majorité ; la SCM s'ajoute dès qu'on partage un cabinet ; la SELARL ne se justifie qu'à gros revenus. EI et SCM sont cumulables.
CritèreEISELARL (gérant maj.)SCM
NatureExercice en nom propreSociété d'exercice (IS)Outil de partage de frais
Personne moraleNonOuiOui (civile)
Régime fiscalIR-BNC (micro ou réel)IS 15 / 25 %Translucide (art. 239 quater A) : 0 impôt propre
Déclaration2035 (ou micro-BNC)Liasse IS + rému2036 (SCM) + 2035 de chaque associé
Régime socialTNS – CARPIMKOTNS – CARPIMKO (gérant maj.)Inchangé : chacun TNS – CARPIMKO
ResponsabilitéPatrimoines séparés (L. 526-22)Limitée aux apportsIndéfinie, conjointe, non solidaire (art. 1857)
Patientèle / honorairesAu kinéÀ la société100 % individuels (à chaque associé)
TVAActes exonérés (261-4-1°)Actes exonérésRefacturation exonérée (261 B)
Usage typeExercer seul : le défautGros revenus, groupe, pilotage ISPartager un cabinet à plusieurs
Coût / complexitéMinimalÉlevéFaible à moyen

La règle de décision en une phrase

L'EI au réel suffit à la grande majorité des kinés ; la SCM dès qu'on partage un cabinet à plusieurs ; la SELARL seulement pour de gros revenus ou plusieurs associés avec pilotage de l'IS. Et n'oubliez jamais : EI et SCM sont cumulables— la SCM ne remplace pas votre statut d'exercice, elle s'ajoute par-dessus.
§ 8L'ARBRE DE DÉCISION·2 MIN

Quel statut pour VOTRE situation ? L'arbre de décision

Dans les faits, tout se ramène à trois cas de figure selon votre profil. Deux faits sur vous tranchent : seul ou à plusieurs, et un revenu qui justifie ou non une société.

L'arbre de décision de l'installation en kiné

BRANCHE 1 — J'exerce SEUL / je démarre / revenus modérés
  →  ENTREPRISE INDIVIDUELLE (EI)
     • micro-BNC si recettes ≤ 83 600 €
     • réel / 2035 dès que les frais dépassent 34 % des recettes
     →  Le défaut, suffisant pour la grande majorité.

BRANCHE 2 — On PARTAGE un cabinet à plusieurs
             (chacun garde sa patientèle)
  →  EI (exercice)  +  SCM (charges communes)
     • ou simple contrat d'exercice en commun si partage léger
     →  La SCM mutualise les frais, jamais les revenus.

BRANCHE 3 — Gros revenus (≈ 100 000 €+ de BNC)
             / cabinet de groupe / pilotage de l'IS
  →  SELARL ou SELAS
     • à chiffrer : TMI élevée ET capacité d'épargne réelle
     →  Rare en kiné. Ne pas survendre l'IS.

Lecture : neuf installations sur dix s'arrêtent à la branche 1 (EI). On ajoute la branche 2 (SCM) dès qu'on s'associe. La branche 3 (SELARL) ne concerne qu'une minorité à hauts revenus et forte épargne.

Notez que les branches ne s'excluent pas : un kiné peut très bien être en branche 1 + branche 2 (EI pour exercer, SCM pour partager les frais du cabinet). C'est même le cas le plus fréquent dès qu'on s'installe à plusieurs. Pour financer cette installation (prêt, crédit-bail, aides), voyez financer son installation de kiné ; pour reprendre un cabinet existant, racheter un cabinet de kiné et valoriser la patientèle.

Le statut n'est pas le bon levier pour payer moins d'impôts

On choisit souvent une structure « pour payer moins d'impôts ». C'est presque toujours une fausse piste pour un kiné. À revenus modérés, l'essentiel du levier fiscal ne se joue pas sur la forme juridique, mais sur le régime réel bien tenu (frais déduits, matériel amorti), la déduction Madelin / PER (art. 154 bis CGI) et le placement de l'épargne dégagée. Pour le détail, voyez comment payer moins d'impôts quand on est kiné libéral et où placer son épargne professionnelle de kiné. La structure suit la stratégie, jamais l'inverse.
§ 9CAS CHIFFRÉS·4 MIN

Cas chiffré : 3 kinés qui s'associent → SCM, chacun garde son BNC

Reprenons le cas qu'on voit le plus souvent en rendez-vous — trois kinés qui ouvrent un cabinet commun — puis deux variantes plus courtes. Chiffres arrondis, à affiner au cas par cas.

Cas 1 · Léa, Karim et Sophie · cabinet commun de 120 m² à Lyon

3 kinés en SCM : on partage les frais, pas les revenus

Léa, Karim et Sophie ouvrent ensemble un cabinet de 120 m². Ils mutualisent leurs charges via une SCM : loyer 24 000 € + secrétariat (mi-temps) 18 000 € + matériel/logiciel 9 000 € + charges du local (eau, élec, ménage, assurance) 9 000 € = 60 000 € de charges communes par an. La clé de répartition statutaire est de 1/3 chacun, soit 20 000 € par associé.

La mécanique : la SCM refacture 20 000 € à chacun, exonérés de TVA (art. 261 B : remboursement exact, sans marge, membres exonérés). Chacun encaisse ses propres honoraires sur son compte, déduit ses 20 000 € de quote-part sur sa propre 2035, et paie ses cotisations CARPIMKO sur son bénéfice.

Exemple de Léa : honoraires 78 000 € − quote-part SCM 20 000 € − autres frais propres (RCP, compta, déplacements) 6 000 € = BNC de 52 000 €, sa base d'IR et de cotisations CARPIMKO. La SCM, elle, dépose une seule 2036 répartissant les 60 000 € de charges, ne paie aucun impôt et ne partage aucun bénéfice.

Le verdict : pour un regroupement, la SCM est l'outil idéal. Chacun reste totalement indépendant — sa patientèle, son BNC, sa fiscalité. Et si les trois voulaient en plus acheter les murs ensemble, ce serait une SCI distincte (voir §10), surtout pas la SCM.

Cas 2 · Théo · 1ré année d'installation · recettes 62 000 €

Théo s'installe seul : micro-BNC ou réel en EI ?

Théo démarre seul, en EI, avec 62 000 € de recettes (sous le seuil de 83 600 €). Deux options.

Micro-BNC : abattement de 34 % → bénéfice imposable forfaitaire de 40 920 €, sans aucun frais réel déductible. Simple, mais aveugle aux charges. Réel (2035) : ses frais réels (loyer 9 000 € + matériel 3 500 € + RCP/compta/déplacements 5 500 € = 18 000 €, soit 29 % des recettes) donnent un bénéfice de 44 000 €… mais au réel, Théo peut en plus déduire ses cotisations Madelin (prévoyance + PER) et amortir son matériel — ce que le micro interdit.

Verdict : sous le seuil, le choix se joue sur le niveau de frais réels. Dès qu'ils approchent ou dépassent 34 % des recettes — fréquent avec un cabinet équipé et des cotisations Madelin — le réel gagne. Le calcul détaillé est dans notre guide déclaration 2035 kiné : micro-BNC ou réel.

Cas 3 · Inès · kiné très active · BNC 115 000 € · TMI 41 %

Inès envisage la SELARL : le seuil de bascule (cas rare)

Inès dégage 115 000 € de BNC, avec une TMI à 41 %, et vit avec environ 65 000 €. Elle épargne donc une vraie part de son revenu.

En EI au réel : 100 % de son bénéfice subit l'IR au barème + les cotisations TNS, qu'elle le consomme ou non. En SELARL : elle ne se verse que ~65 000 € (son train de vie), et laisse ~50 000 € dans la société. Cette part est taxée à l'IS : 15 % sur 42 500 € (6 375 €) puis 25 % sur 7 500 € (1 875 €), soit ~8 250 € d'IS (taux effectif ≈ 16,5 %) — au lieu de sa TMI à 41 % plus cotisations. Le net (~41 750 €) capitalise dans la société.

Verdict : la SELARL diffère l'impôt sur la part non consommée — pertinente uniquement parce qu'Inès cumule une TMI élevée et une vraie capacité d'épargne. Attention toutefois : l'IS payé n'est qu'une première couche. Le jour où Inès sortira ces sommes capitalisées en dividendes, le prélèvement forfaitaire unique (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026, soit 31,4 %) viendra par-dessus l'IS déjà acquitté : le gain n'est réel que si l'argent reste investi dans la durée. Pour la majorité des kinés, qui n'ont pas ce profil, le surcoût de structure l'emporte : cas rare en kiné. Le chiffrage complet est dans BNC ou SELARL : à partir de quel bénéfice basculer.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, simplifiés (tranches, cotisations, arrondis) pour faire ressortir la logique. Ils ne valent pas une simulation personnalisée : votre gain net réel dépend de vos recettes exactes, de votre niveau de charges, de votre TMI, de vos déductions Madelin et de votre régime CARPIMKO. À modéliser au cas par cas avant toute décision.
§ 10NE PAS CONFONDRE·2 MIN

SCM ou SCI : deux outils à ne surtout pas confondre

Dernière confusion à dissiper, et non la moindre : la SCM et la SCI. Deux sigles proches, deux fonctions radicalement différentes. Les mélanger conduit à des erreurs de structuration coûteuses.

SCM — partage des MOYENS et des CHARGES

La société civile de moyens mutualise l'exploitation du cabinet : le local (loué), le secrétariat, le matériel, le logiciel. Elle refacture les charges aux associés (exonéré de TVA, art. 261 B). Elle ne détient aucun bien immobilier et ne dégage aucun bénéfice.

SCI — détention des MURS / immobilier

La société civile immobilière sert à acheter et détenir le local : les murs du cabinet. On la constitue pour porter un investissement immobilier (à l'IR ou à l'IS), encaisser des loyers et préparer une transmission. Rien à voir avec le partage des frais d'exploitation.

SCM ≠ SCI — souvent complémentaires, jamais interchangeables

Retenez la frontière : SCM = les frais d'exploitation (on loue et on partage), SCI = les murs (on achète et on détient). Les deux sont souvent complémentaires : une SCI peut détenir le local et le louer à la SCM ou aux praticiens. Mais on n'achète jamais un bien immobilier via une SCM. Si vous envisagez d'acquérir votre cabinet, voyez l'intérêt patrimonial d'acheter les murs de son cabinet en SCI.
§ 11AU-DELÀ DU STATUT·3 MIN

Au-delà du statut : les 4 réflexes patrimoniaux du kiné

Le statut réglé, l'essentiel commence. Une fois l'EI (et, le cas échéant, la SCM) en place, quatre réflexes patrimoniaux comptent autant — parfois plus — que le choix juridique lui-même. Et le premier d'entre eux est trop souvent négligé.

Mémo express

Les 4 réflexes à intégrer dès l'installation

  • 1. La prévoyance Madelin, en priorité absolue. Le kiné dépend physiquement de son geste — dos, épaules, mains. Un arrêt, et le revenu tombe à zéro. La prévoyance Madelin (déductible, art. 154 bis CGI) couvre ce risque : c'est le réflexe n°1, avant toute optimisation.
  • 2. La retraite CARPIMKO et le PER. La structure ne change pas la caisse : c'est la CARPIMKO dans tous les cas, et sa pension de base est modeste. Le PER complète et déduit à la TMI ; on en parle dans retraite CARPIMKO du kiné.
  • 3. Financer et racheter. Financer l'installation (prêt, crédit-bail, aides, ACRE) → financer son installation ; reprendre un cabinet → racheter un cabinet de kiné.
  • 4. La sortie : cession et murs. À terme, la cession de votre patientèle de kiné est une plus-value professionnelle (PS à 18,6 % depuis la LFSS 2026, comme pour des parts de SEL : le taux n'est plus le critère de différence), souvent totalement exonérée — impôt sur le revenu et prélèvements sociaux — via l'article 151 septies sous 90 000 € de recettes. Quant aux murs, on les détient en SCI (voir §10) — un montage à anticiper dès l'installation.

Le statut s'inscrit dans une séquence

Une fois la structure posée (EI, et SCM si vous vous associez), la prévoyance, la retraite, le financement, les placements puis, plus tard, la cession et la transmission s'enchaînent dans cet ordre. Pour réduire vos impôts dans la durée, voyez aussi défiscalisation kiné libéral. La vision d'ensemble, c'est précisément ce que fait un CGP indépendant.
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Sources et références légales

  • Entreprise individuelle & BNC

    Loi n° 2022-172 du 14/02/2022 (statut unique de l'entrepreneur individuel, en vigueur le 15/05/2022). Art. L. 526-22 du Code de commerce (séparation des patrimoines professionnel et personnel de plein droit) ; art. L. 526-1 (résidence principale insaisissable). Art. 102 ter CGI (micro-BNC : abattement 34 %, minimum 305 €, seuil de recettes 83 600 € pour 2026-2028). Art. 96 CGI (déclaration contrôlée, liasse 2035-SD). Art. 92 CGI (BNC des professions libérales). Art. 1655 sexies CGI (option IS de l'entrepreneur individuel). Art. 261, 4, 1° CGI (exonération de TVA des soins de kinésithérapie).

  • Société civile de moyens (SCM)

    Art. 38 de l'ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (objet de la SCM, en vigueur le 01/09/2024) ; art. 1845 et s. du Code civil (sociétés civiles) ; art. 1857 du Code civil (responsabilité indéfinie et conjointe, non solidaire). Art. 239 quater A CGI (régime translucide : aucun impôt propre, impossibilité d'opter pour l'IS). Art. 261 B CGI (exonération de TVA de la refacturation aux membres, remboursement exact sans marge). Doctrine : BOI-BNC-SECT-70-20 (régime de la SCM, déclaration 2036), BOI-TVA-CHAMP-30-10-40 (groupements de moyens, tolérance des recettes taxables inférieures à 20 %).

  • SELARL / SELAS & social

    Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (exercice en société des professions libérales réglementées, abroge la loi 90-1258 du 31/12/1990). Art. 219 I-b CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice sous conditions PME, 25 % au-delà). Art. L. 131-6 CSS (cotisations TNS sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant). Art. 154 bis CGI (déduction Madelin et PER du TNS). Affiliation CARPIMKO maintenue quel que soit le mode d'exercice.

  • Cession & prélèvements sociaux 2026

    Art. 151 septies CGI (exonération de plus-value professionnelle selon recettes : prestations de services, exonération totale jusqu'à 90 000 € de recettes, dégressive jusqu'à 126 000 € ; l'exonération totale efface aussi les prélèvements sociaux). LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025, art. 12) : prélèvements sociaux portés à 18,6 % sur la plus-value professionnelle de cession de patientèle comme sur les plus-values de cession de parts de société — la différence fonds/parts ne porte plus sur le taux de PS mais sur les dispositifs d'exonération mobilisables. LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, et ne se substitue pas à l'avis de votre expert-comptable, de votre avocat ou de votre ordre professionnel. Le choix d'une structure d'installation (entreprise individuelle au micro ou au réel, société civile de moyens, SELARL ou SELAS) doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable tenant compte de vos recettes, de votre niveau de charges, du fait que vous exerciez seul ou à plusieurs, de votre TMI et de votre capacité d'épargne. Les chiffres et taux cités sont à jour au 10 juin 2026 mais peuvent évoluer (lois de finances et de financement de la sécurité sociale annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Le seuil de recettes du micro-BNC est révisé tous les trois ans : il convient de vérifier la valeur applicable à votre année d'imposition. Les seuils d'exonération de plus-value et les conditions de détention du capital d'une SEL de santé sont à confirmer au texte et au décret applicables à votre situation.

Foire aux questions

Tout sur le choix EI, SELARL ou SCM à l'installation du kiné statut, SCM, TVA, CARPIMKO et seuil SELARL.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous d'installation : faut-il choisir entre EI et SCM, la SCM partage-t-elle les bénéfices, qui dépose la 2036, la caisse change-t-elle, à partir de quel revenu une SELARL, SCM ou SCI. Réponses sourcées et à jour 2026.