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Guide profession libérale 202616 minMis à jour 8 juin 20263 cas par profil

EI, EURL, SELARL, SELAS : quel statut pour quelle profession libérale

On vous a dit « EI = vous risquez tout, passez vite en société ». Les deux moitiés de la phrase sont fausses en 2026. Depuis le 15 mai 2022, l'entreprise individuelle sépare votre patrimoine pro et perso de plein droit (C. com. L. 526-22), et elle peut même opter pour l'IS (art. 1655 sexies CGI) sans créer de société. Le vrai choix se joue sur 6 axes — dont 2 que personne ne compare : la capacité à créer une SPFPL (réservée aux SEL) et la transmission. IS à 15 % jusqu'à 42 500 €, PFU dividendes à 31,4 %, TNS vs assimilé salarié : voici le comparatif par profil. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

CHOIX DE STATUT 2026

Choisir le bon statut EI, EURL, SELARL ou SELAS selon votre profil

Audit de structure : comparatif chiffré des 4 statuts selon votre TMI, votre capacité d'épargne et votre objectif (protection, dividendes, transmission), choix TNS ou assimilé salarié, SPFPL et préparation de la cession. Cabinet 100 % indépendant.

  • Comparatif chiffré des 4 statuts
  • Choix TNS ou assimilé salarié
  • SPFPL et transmission intégrées
  • Cabinet 100 % indépendant

STATUTS COMPARÉS

4

IS PME

15 / 25 %

SEUIL TAUX RÉDUIT

42 500 €

PFU DIVIDENDES

31,4 %

SPFPL

SEL only

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LES DEUX MYTHES·3 MIN

EI = on risque tout, SELAS = la structure à dividendes : deux mythes à enterrer

L'essentiel en 30 secondes

  • Le choix de statut ne se résume pas à la responsabilité : depuis le 15 mai 2022, l'EI sépare votre patrimoine pro et perso de plein droit (C. com. L. 526-22), et l'EIRL a disparu.
  • Six axes décident vraiment : fiscalité (IR/IS), régime social (TNS/assimilé), responsabilité, dividendes, SPFPL et transmission.
  • Une EI peut être à l'IS sans créer de société, via l'art. 1655 sexies CGI (assimilation à une EURL) : la frontière EI / EURL s'estompe.
  • Le vrai différenciateur social : TNS ~40-45 % (moins cher, protection à compléter) vs assimilé salarié ~75-82 % (plus cher, mieux couvert) — aucun n'ouvre le chômage.
  • Chiffres 2026 que les comparatifs ratent : IS à 42 500 € (pas 100 000 €), PFU dividendes 31,4 % (pas 30 %).

Deux phrases reviennent à presque chaque premier rendez-vous. Toutes deux sont fausses en 2026. La première : « en entreprise individuelle, vous risquez tout votre patrimoine ». La seconde : « la SELAS, c'est la structure pour se verser des dividendes ». La première a cessé d'être vraie le 15 mai 2022 ; la seconde s'est effondrée avec l'alignement social et fiscal des dernières années. Tant qu'on n'a pas enterré ces deux mythes, on compare les quatre statuts sur de mauvaises bases.

Mythe n° 1 — « l'EI risque tout. » La loi n° 2022-172 du 14 février 2022 a créé un statut unique de l'entrepreneur individuel : depuis le 15 mai 2022, le patrimoine professionnel et le patrimoine personnel sont séparés de plein droit (article L. 526-22 du Code de commerce), sans aucune formalité d'affectation. Vos biens personnels sont en principe hors d'atteinte des créanciers professionnels, et votre résidence principale est insaisissable (article L. 526-1). L'EIRL, qui imposait une déclaration d'affectation, a même été supprimée. Reste une seule vraie limite, commune à tous les statuts : la responsabilité civile professionnelle, qui demeure personnelle.

Mythe n° 2 — « la SELAS, c'est pour les dividendes. » Ce raccourci datait de l'époque où le président de SELAS pouvait se distribuer des dividendes sans la règle des 10 % qui pèse sur le gérant majoritaire de SELARL. C'est encore vrai sur le principe, mais l'écart s'est nettement réduit : la rémunération technique du libéral en SEL est désormais imposée en BNC (et non en salaire), et le PFU sur dividendes est passé à 31,4 % en 2026. On ne choisit plus une SELAS « pour les dividendes », mais d'abord pour la protection sociale.

Le cadre 2026 : l'ordonnance 2023-77

L'exercice en société des professions libérales réglementées (médecins, avocats, experts-comptables, kinés, architectes…) est régi depuis le 1er septembre 2024 par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a abrogé la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. Conséquence pratique : une profession ordinale exerce en société via une SEL (SELARL, SELAS, SELAFA, SELCA), pas via une SARL ou une EURL de droit commun. Une activité libérale non réglementée, elle, peut s'exercer en EURL classique. Cette distinction commande tout le reste du comparatif.
§ 2STATUT 1 — L'EI·2 MIN

L'entreprise individuelle : le statut unique, simple et protecteur depuis 2022

L'entreprise individuelle est le point de départ de tout libéral. C'est le statut le plus simple : pas de personne morale, pas de capital, pas de statuts à rédiger. Depuis la loi n° 2022-172 du 14 février 2022, c'est aussi un statut unique (l'EIRL n'est plus créable) et protecteur, grâce à la séparation des patrimoines de plein droit (article L. 526-22 du Code de commerce). Une renonciation reste possible à la demande d'un créancier (article L. 526-25), mais elle doit être expresse et limitée.

Carte d'identité

L'EI en quelques lignes

  • Forme : pas de personne morale ; patrimoine pro / perso séparé de plein droit (C. com. L. 526-22), résidence principale insaisissable (L. 526-1).
  • Fiscalité par défaut : IR. Micro-BNC si recettes ≤ 83 600 € (abattement 34 %, art. 102 ter CGI), sinon BNC au réel (art. 92, 96 et 97 CGI).
  • Option possible : IS via l'assimilation à une EURL (art. 1655 sexies CGI), sans créer de société.
  • Statut social : TNS (CSS L. 611-1 et L. 631-1).
  • SPFPL : impossible. Transmission : cession de fonds (clientèle).

L'EI à l'IS ≈ une EURL, fiscalement

La nouveauté que peu de libéraux exploitent : l'EI peut opter pour l'IS via l'assimilation à une EURL (article 1655 sexies CGI), sans créer de personne morale. Elle capte alors l'essentiel de l'avantage d'une société (IS à 15/25 % sur le bénéfice non consommé, pilotage rémunération/dividendes) sans la lourdeur des statuts. La renonciation est possible jusqu'au 5e exercice (article 239 CGI), au-delà l'option devient irrévocable, et la LF 2026 en a sécurisé le cadre. Reste à savoir quand cette bascule devient rentable : c'est tout l'objet de notre guide à partir de quel bénéfice basculer de BNC à SELARL (ou à l'IS).
§ 3STATUT 2 — L'EURL·2 MIN

L'EURL : une personne morale, mais pas la voie des professions réglementées

L'EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée) est tout simplement une SARL à associé unique (articles L. 223-1 et suivants du Code de commerce). Contrairement à l'EI, elle crée une personne morale distincte : la responsabilité de l'associé est en principe limitée aux apports (sauf caution personnelle ou faute de gestion). Elle est à l'IR par défaut (régime des sociétés de personnes, article 8 CGI), avec une option pour l'IS possible (article 206-3 CGI), elle-même révocable jusqu'au 5e exercice. Le gérant associé unique relève du statut TNS, avec des cotisations minimales dues même en l'absence de rémunération.

EURL ou SELARL : la confusion n° 1

C'est la question qui revient le plus souvent. L'EURL de droit commun ne convient pas aux professions réglementées. Un médecin, un avocat, un expert-comptable ou un kiné qui veut exercer en société unipersonnelle passe par une SELARL unipersonnelle (déclinaison réglementée de la SARL, ordonnance 2023-77), pas par une EURL classique. L'EURL reste pertinente pour une activité libérale non réglementée (consultant, formateur, certaines activités du conseil). Dans les deux cas, le gérant associé unique est TNS et l'option IS suit la même logique — mais seule la SEL ouvre l'accès à une SPFPL (voir §9).

Dans les faits, pour un libéral exerçant seul, l'EURL apporte rarement un avantage décisif par rapport à l'EI à l'IS : même statut social (TNS), même logique IR/IS. Elle prend tout son sens dès qu'on envisage d'accueillir des associés (l'EURL devient alors une SARL pluripersonnelle) ou de structurer un patrimoine professionnel via des titres cessibles. Pour une profession réglementée, ce rôle est tenu par la SEL.

§ 4STATUTS 3 ET 4 — LES SEL·4 MIN

SELARL et SELAS : les deux sociétés d'exercice libéral, départagées par le statut social

SELARL et SELAS sont les deux formes de référence pour exercer une profession réglementée en société. Toutes deux sont des sociétés d'exercice libéral régies par l'ordonnance 2023-77, à l'IS par défaut (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà), avec une responsabilité limitée aux apports. La différence majeure ne tient pas à la fiscalité — identique — mais au statut social du dirigeant, qui commande le poids des cotisations et le niveau de protection.

SELARL — gérant majoritaire (TNS)

Points forts

  • Cotisations plus légères (≈ 40-45 %), rémunération nette plus élevée
  • Rémunération du mandat de gérance à l'art. 62 CGI
  • Idéale pour minimiser les charges et piloter sa rémunération

Points de vigilance

  • Protection sociale et retraite à compléter (PER/Madelin, prévoyance)
  • Dividendes soumis à la règle des 10 % (cotisations TNS au-delà, voir §7)

SELAS — président (assimilé salarié)

Points forts

  • Retraite cadre + prévoyance du régime général
  • Dividendes hors règle des 10 % : PFU 31,4 % sans cotisation
  • Gouvernance souple (pacte d'associés, catégories d'actions)

Points de vigilance

  • Cotisations nettement plus lourdes (≈ 75-82 %)
  • Toujours pas d'assurance chômage (assimilé ≠ salarié au sens du chômage)

En SELARL, le gérant majoritaire est travailleur non salarié (la rémunération de son mandat relève de l'article 62 CGI ; son affiliation, de l'article L. 631-1 CSS). Un gérant minoritaire ou égalitaire, lui, est assimilé salarié (article L. 311-3 CSS). En SELAS, le président est toujours assimilé salarié (articles 80 ter CGI et L. 311-3 CSS). Le capital doit, dans les deux cas, rester majoritairement détenu en droits de vote par les professionnels qui exercent au sein de la société (ordonnance 2023-77).

Un point de vigilance commun aux deux formes : la responsabilité limitée aux apports ne couvre jamais la faute professionnelle. La responsabilité civile professionnelle (RCP) reste personnelle et illimitée pour les actes de l'exercice ; l'assurance RCP demeure donc obligatoire quel que soit le statut.

Le séisme 2024-2025 : la rémunération du libéral en SEL reste du BNC

Beaucoup croient qu'en passant en SEL, leur revenu devient un salaire. C'est faux. Depuis le 1er janvier 2024, la rémunération que vous percevez au titre de votre activité technique d'exercice (vos actes de médecin, vos dossiers d'avocat) est imposée en BNC (article 92 CGI ; BOI-RES-BNC-000136), et non en traitements et salaires. Seule la rémunération du mandat de gérance (gérant majoritaire de SELARL) relève de l'article 62 CGI. Le Conseil d'État a même annulé la tolérance des 5 % qui présumait jusque-là qu'une fraction relevait du mandat (CE 8 avril 2025 n° 492154, § 550 de BOI-RSA-GER-10-30). Conséquence : la répartition technique / mandat doit désormais être justifiée, à cadrer avec votre expert-comptable. Voyez le détail dans notre guide BNC ou SELARL.
§ 5AXE 1 — FISCALITÉ·3 MIN

IR ou IS : imposé sur tout le bénéfice, ou seulement sur ce qu'on se verse

C'est l'axe qui change le plus de choses. À l'IR (EI et EURL par défaut), 100 % du bénéfice est imposé au barème entre vos mains, l'année où il est dégagé, que vous le consommiez ou non. À l'IS (SEL par défaut, ou EI/EURL sur option), seule la part que vous vous versez est imposée à l'IR ; le bénéfice laissé dans la société est taxé à l'IS, faiblement, et capitalise.

À l'IR (EI / EURL par défaut) — imposé sur TOUT

L'intégralité du bénéfice supporte l'IR au barème (jusqu'à 45 %) et les cotisations TNS, l'année où il est dégagé. La part que vous épargnez a déjà été imposée au taux marginal. Vous n'avez aucun levier sur l'assiette : ce que vous gagnez est taxé, point.

À l'IS (SEL, ou EI/EURL sur option) — imposé sur ce qu'on SE VERSE

La société paie l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). Vous n'êtes imposé à l'IR que sur votre rémunération, et au PFU 31,4 % sur les dividendes distribués. Le bénéfice non distribué reste dans la société, faiblement taxé, et continue à travailler. Vous pilotez l'assiette.

Les barèmes 2026. Les seuils de l'IR sont par part de quotient familial et indicatifs (revalorisés chaque année). L'IS PME est à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice sous conditions (CA < 10 M€, capital libéré, détention à 75 % par des personnes physiques), 25 % au-delà. Le PFU sur dividendes distribués = 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS.
Barème IR 2026 (art. 197 CGI)TauxBarème IS PME (art. 219 I-b)Taux
Jusqu'à 11 600 €0 %Bénéfice ≤ 42 500 €15 %
De 11 600 à 29 579 €11 %Bénéfice > 42 500 €25 %
De 29 579 à 84 577 €30 %——
De 84 577 à 181 917 €41 %——
Au-delà de 181 917 €45 %PFU dividendes (art. 200 A)31,4 %

Deux chiffres 2026 à ne pas confondre

L'IS à 15 %, c'est jusqu'à 42 500 € — pas 100 000 €. On lit parfois que le taux réduit s'applique jusqu'à 100 000 € de bénéfice : c'est faux, l'amendement en ce sens n'a pas été retenu (article 219 I-b CGI). Et le micro-BNC, c'est 83 600 € de recettes, pas 77 700 € (article 102 ter CGI, seuil applicable sur la période 2026-2028). Ces deux seuils sont ceux à retenir pour calibrer votre choix de statut.

PFU sur dividendes : 31,4 %, pas 30 %

Depuis la LFSS 2026, la CSG sur les revenus du capital est passée à 10,6 %, portant les prélèvements sociaux sur les dividendes à 18,6 %. Le PFU sur dividendes est donc de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS), et non 30 %. Le taux de 17,2 % est maintenu mais réservé à l'assurance-vie, aux contrats de capitalisation, aux revenus fonciers (location nue) et aux plus-values immobilières. Le détail de cette dualité est expliqué dans notre guide prélèvements sociaux 2026 : la dualité 17,2 % / 18,6 %.

Exemple chiffré : 40 000 € de bénéfice non consommé

Prenons un libéral à la TMI de 41 % qui dégage 40 000 € de bénéfice au-delà de son train de vie, et qu'il souhaite épargner. À l'IR, ces 40 000 € supportent l'impôt au barème (≈ 16 400 € à 41 %) plus les cotisations : il ne capitalise au final qu'une fraction de la somme. À l'IS, la société paie 15 % sur cette tranche (≈ 6 000 €, le bénéfice restant sous 42 500 €) : il reste 34 000 € qui travaillent dans la société, l'impôt personnel n'étant dû que le jour où il se distribue ces fonds. Cet écart de taux immédiat — 41 % contre 15 % — c'est tout l'intérêt de l'IS, à condition, encore une fois, de ne pas consommer cette part. Ce n'est pas un gain définitif mais un report: l'IR ressurgit à la distribution. C'est un effet de trésorerie et de capitalisation, pas une exonération.

Retenez l'essentiel : l'IS n'est un avantage que si vous laissez réellement du bénéfice dans la société. Le seuil de bénéfice à partir duquel la bascule devient rentable n'est pas un chiffre universel ; il dépend de votre TMI et de votre capacité d'épargne. Nous le chiffrons à l'euro près dans le guide dédié à partir de quel bénéfice basculer de BNC à SELARL.

§ 6AXE 2 — RÉGIME SOCIAL·3 MIN

TNS ou assimilé salarié : le vrai différenciateur entre les statuts

Beaucoup de libéraux choisissent leur statut en regardant les honoraires de l'expert-comptable. C'est secondaire : entre un gérant majoritaire de SELARL et un président de SELAS, l'écart de cotisations sur une même rémunération se chiffre en dizaines de milliers d'euros par an, sans commune mesure avec les 2 000 à 5 000 € de compta. Le statut social dépend directement de la structure et du rôle du dirigeant.

Le statut social par structure. Les coûts sont des ordres de grandeur praticiens (en proportion de la rémunération nette), pas des taux légaux : le chiffrage précis dépend du niveau de rémunération.
Structure / dirigeantStatut socialCoût indicatifTexte
EITNS≈ 40-45 %CSS L. 611-1 / L. 631-1
EURL (gérant associé unique)TNS≈ 40-45 %CSS L. 611-1
SELARL (gérant majoritaire)TNS≈ 40-45 %CGI 62 / CSS L. 631-1
SELARL (gérant minoritaire/égalitaire)Assimilé salarié≈ 75-82 %CSS L. 311-3
SELAS (président)Assimilé salarié≈ 75-82 %CGI 80 ter / CSS L. 311-3

Le compromis est toujours le même : le TNS coûte moins cher en cotisations, mais sa retraite et sa prévoyance sont à compléter. L'assimilé salarié coûte plus cher, mais bénéficie d'une retraite cadre et de la prévoyance du régime général. Et le piège que tout le monde oublie : aucun des deux n'ouvre droit au chômage. Un président de SELAS lit « assimilé salarié » et croit cotiser au chômage ; il n'en cotise pas, et le gérant de SELARL non plus.

Pour le TNS, le levier de reconstitution de la protection passe par le PER du libéral et le contrat Madelin (article 154 bis CGI) : en 2026, jusqu'à 88 911 € déductibles du bénéfice au plafond, avec un plancher de 4 806 €. C'est ce qui rend le TNS tenable : on économise des cotisations, et on réinjecte une partie de cette économie dans un PER déductible à la TMI.

Choisir la SELAS pour la PROTECTION, pas pour les dividendes

On présente trop souvent la SELAS comme « la structure à dividendes ». Le bon angle est inverse : la SELAS se choisit pour la couverture sociale (retraite cadre, prévoyance du régime général), au prix de cotisations plus lourdes. La SELARL (gérant majoritaire TNS), elle, se choisit pour le coût, à condition de compléter sa protection par un PER et une prévoyance, et d'anticiper sa retraite, car la caisse obligatoire ne suffit pas. Le chiffrage fin TNS / assimilé figure dans notre comparatif détaillé TNS vs assimilé salarié.
§ 7AXE 3 — DIVIDENDES·3 MIN

Les dividendes : la règle des 10 % qui sépare la SELARL de la SELAS

« Je me verserai des dividendes, ça ne coûte que le PFU. » En SEL, cette phrase appelle une nuance majeure, qui dépend — encore — du statut social. Pour un dirigeant TNS (gérant majoritaire de SELARL, gérant unique d'EURL à l'IS), une partie des dividendes bascule dans l'assiette des cotisations sociales.

La règle des 10 % (art. L. 131-6 CSS)

Dividendes versés au dirigeant TNS :

  • Fraction ≤ 10 % de (capital social
      + primes d'émission + solde moyen du CCA)
        →  PFU 31,4 %  (pas de cotisations TNS)

  • Fraction > 10 %
        →  réintégrée dans l'assiette des COTISATIONS TNS
           (≈ 45 %), en plus de l'imposition

→  Le président de SELAS (assimilé salarié)
   ÉCHAPPE à cette règle : PFU 31,4 % sur la totalité.

CCA = compte courant d'associé. La part de dividendes au-delà de 10 % du capital est traitée socialement comme du revenu d'activité chez le TNS. Le président de SELAS, assimilé salarié, n'est pas concerné : aucun texte n'étend à ce jour le dispositif aux assimilés salariés.

Cette règle a été validée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010), qui a jugé ses critères « objectifs et rationnels ». Elle est donc solidement ancrée. En matière de dividendes, c'est tout ce qui sépare encore la SELAS de la SELARL : le président de SELAS peut se distribuer des dividendes au seul PFU de 31,4 %, sans cotisation, quel que soit le montant, là où le gérant majoritaire voit la fraction au-delà de 10 % rebasculer dans ses cotisations.

La SPFPL ne fait pas écran — mais à nuancer

La Cour de cassation a jugé que loger sa SEL sous une SPFPL ne fait pas écran : les dividendes distribués à la holding restent dans l'assiette TNS de l'exerçant (Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366). À nuancer toutefois : une réponse ministérielle du 21 août 2025 (JO Sénat n° 01461) invite à ne pas voir dans cet arrêt un arrêt de principe, son application reposant sur des critères propres à l'espèce. En pratique, la prudence reste de mise : à arbitrer au cas par cas avec votre conseil.

L'écart SELAS / SELARL sur les dividendes a fondu en 2026

Ne choisissez pas une SELAS « pour les dividendes ». L'avantage existe (pas de règle des 10 %), mais il s'est nettement réduit : avec un PFU à 31,4 % (PS 18,6 %) et la rémunération technique imposée en BNC, le surcoût de cotisations de l'assimilé salarié dépasse souvent ce que l'on économise sur les dividendes. L'arbitrage salaire / dividendes se raisonne globalement, structure par structure — voyez nos guides SEL : salaire ou dividendes et dividendes de SEL et le seuil des 10 %.
§ 8AXE 4 — RESPONSABILITÉ·2 MIN

Responsabilité : pourquoi l'écart EI / société s'est réduit depuis 2022

C'était l'argument historique en faveur de la société : « limitez votre responsabilité aux apports ». Il garde une valeur, mais il a perdu de sa force depuis 2022, car l'EI protège désormais elle aussi le patrimoine personnel.

La responsabilité financière selon le statut. Depuis le 15 mai 2022, l'EI rejoint largement les sociétés sur la protection du patrimoine personnel face aux dettes professionnelles.
StatutResponsabilité vis-à-vis des dettes professionnellesTexte
EIPatrimoine pro / perso séparés de plein droit ; résidence principale insaisissableC. com. L. 526-22 et L. 526-1
EURLLimitée aux apports (sauf caution / faute de gestion)C. com. L. 223-1
SELARL / SELASLimitée aux apports (sauf caution / faute de gestion)Ordonnance 2023-77

La constante que rien ne couvre : la responsabilité professionnelle

Attention au contresens. La responsabilité limitée aux apports protège des dettes de l'activité (fournisseurs, banque, bail…). Elle ne couvre jamais la faute commise dans l'exercice de l'art : un médecin, un avocat, un architecte engage sa responsabilité civile professionnelle (RCP) de façon personnelle et illimitée, quelle que soit la forme juridique. L'assurance RCP est obligatoire et reste votre vraie protection sur ce terrain — la structure n'y change rien.

Depuis 2022, la responsabilité n'est plus le critère décisif du choix de statut. Ce qui départage réellement les statuts, c'est la fiscalité (IS), le statut social, l'accès à la SPFPL et la transmission. En clair : la question « ma résidence principale est-elle saisissable ? » trouve sa réponse dès l'EI (non, depuis le 15 mai 2022), et le choix de structure se joue donc sur les quatre autres axes.

§ 9AXE 5 — SPFPL·3 MIN

La SPFPL : l'axe que personne ne compare, réservé aux SEL

La SPFPL est le grand absent des comparatifs de statuts. Pour un libéral qui vise un rachat de parts ou une transmission, c'est pourtant souvent elle qui tranche entre EI et SEL. Cette société de participations financières de professions libérales est une holding réservée aux SEL : l'entreprise individuelle et l'EURL de droit commun en sont exclues. Passer en SEL ne se résume donc pas à choisir l'IS : c'est aussi la seule porte d'entrée vers une holding, que l'EI et l'EURL n'auront jamais.

Ce que la SPFPL débloque : le régime mère-fille (articles 145 et 216 CGI), qui exonère 95 % des dividendes remontés de la SEL vers la holding (seule une quote-part de frais et charges de 5 % est taxée), un effet de levier pour racheter des parts de cabinet, la capitalisation de la trésorerie au niveau de la holding, et la préparation d'une transmission structurée (pacte Dutreil sur les titres de la holding animatrice).

Le choc mère-fille : 100 000 € de dividendes

Sans holding (dividendes versés en direct) :
  100 000 €  ×  31,4 % (PFU)  =  31 400 € d'impôt

Via une SPFPL (régime mère-fille) :
  Quote-part taxable = 5 % × 100 000 € = 5 000 €
  IS sur 5 000 € (taux normal 25 %)  ≈  1 250 €
  (750 € seulement si la holding est au taux réduit de 15 %)

→  Friction réelle ≈ 0,75 % à 1,25 % au niveau de la holding
   selon le taux d'IS applicable, au lieu de 31,4 % en direct

L'écart est massif tant que les fonds restent et travaillent au sein de la holding. Attention : la règle des 10 % sur les dividendes du TNS s'applique même via la SPFPL (voir §7) si les fonds sont in fine appréhendés par l'exerçant. La SPFPL est un outil de capitalisation et de transmission, pas un tour de passe-passe pour sortir du cash défiscalisé.

Un argument décisif pour la SEL

Si votre horizon comprend le rachat d'un cabinet, l'association, la capitalisation de trésorerie ou la transmission, la SEL n'est pas seulement « une option fiscale » : c'est la porte d'entrée vers la SPFPL, impossible en EI ou en EURL. Le cadre est fixé par l'ordonnance 2023-77 (et non par l'ancienne loi 90-1258, abrogée). Nous détaillons le montage, ses conditions et ses pièges dans notre guide la SPFPL, la holding qui change la fiscalité, et le choix mère-fille / intégration dans régime mère-fille (95 % exonéré) vs intégration fiscale.
Hagnéré Patrimoine

SPFPL, mère-fille, transmission : votre architecture est-elle la bonne ?

Un CGP indépendant audite votre structure actuelle et chiffre l'intérêt d'une SEL coiffée d'une SPFPL selon vos chiffres — capitalisation, rachat de parts, préparation de la cession.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 10AXE 6 — TRANSMISSION·2 MIN

Transmission : titres (SEL/EURL) contre cession de fonds (EI)

Dernier axe, souvent décisif pour qui anticipe une revente ou une transmission : la nature de ce qui se transmet. En EI, vous cédez un fonds (votre clientèle, votre patientèle). En société (SEL ou EURL), vous cédez des titres. Et c'est là que tout change : sur des titres, vous pouvez empiler pacte Dutreil (75 % d'exonération des droits de donation) et abattement dirigeant de 500 000 €, deux leviers fermés à la cession de clientèle.

Transmission selon le statut. La cession de titres ouvre des dispositifs (Dutreil, apport-cession, abattement dirigeant) inaccessibles à la cession de fonds. Les seuils des articles 238 quindecies et 150-0 D ter sont à vérifier au texte selon votre situation.
StatutCe qui se transmetLeviers d'optimisation
EICession de fonds (clientèle)Exonérations de plus-value pro : art. 151 septies (selon recettes), art. 238 quindecies (exo totale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €)
EURL / SELCession de titresAbattement fixe 500 000 € au départ retraite (art. 150-0 D ter), apport-cession avec report (art. 150-0 B ter), pacte Dutreil exo 75 % des DMTG (art. 787 B)

La transmission par titres permet d'empiler les leviers : un pacte Dutreil (article 787 B CGI) exonère 75 % des droits de mutation à titre gratuit en cas de donation aux enfants ; un apport-cession (article 150-0 B ter) reporte l'imposition de la plus-value en cas de réinvestissement ; et l'abattement fixe de 500 000 € (article 150-0 D ter) s'applique à la plus-value du dirigeant partant à la retraite. Rien de tout cela n'est accessible à une simple cession de fonds en EI.

Anticiper plutôt que subir

Si une cession ou une transmission familiale est dans votre horizon à 5 ou 10 ans, le choix du statut aujourd'hui conditionne vos options demain. Détenir une activité via des titres de société, c'est se réserver la possibilité d'un Dutreil ou d'un apport-cession le moment venu. Nos guides céder son cabinet : les exonérations de plus-value et transmettre son cabinet et son patrimoine détaillent chaque dispositif.
§ 11LE VERDICT·4 MIN

Le tableau de décision et le verdict par profil patrimonial

Les six axes, côte à côte. Imprimez ce tableau avant votre rendez-vous chez l'expert-comptable ou votre avocat : il résume en une page ce qui sépare vraiment les quatre statuts.

Le comparatif de synthèse des 4 statuts sur 6 axes (+ coût). La RCP reste personnelle et illimitée dans tous les cas. Aucun statut n'ouvre droit au chômage.
CritèreEIEURLSELARL (gérant maj.)SELAS (président)
Personne moraleNonOuiOui (SEL)Oui (SEL)
Fiscalité par défautIR (option IS 1655 sexies)IR (option IS 206-3)ISIS
Statut socialTNSTNSTNSAssimilé salarié
Dividendes—Règle des 10 % si ISRègle des 10 % (TNS)PFU 31,4 %, hors règle 10 %
ResponsabilitéPro/perso séparés (L. 526-22)Limitée aux apportsLimitée aux apportsLimitée aux apports
SPFPL possibleNonNonOuiOui
TransmissionCession de fondsCession de titresCession de titresCession de titres
Coût / complexitéFaibleMoyenÉlevéÉlevé

Aucune ligne ne désigne à elle seule le « bon » statut : tout dépend de votre profil. En rendez-vous, on retombe presque toujours sur trois profils. Voici comment on tranche pour chacun.

Profil débutant · kiné · 62 000 € de recettes · consomme tout

Camille — l'EI, sans hésiter

Camille démarre, dégage ~62 000 € de recettes, a peu de charges et vit de la quasi-totalité de son bénéfice. Elle épargne très peu.

Verdict : EI au réel (ou micro-BNC tant que ses recettes restent sous 83 600 €). Séparation du patrimoine de plein droit (L. 526-22), imposition à l'IR, statut TNS, simplicité maximale. Monter une SEL lui coûterait 2 000 à 5 000 € de comptabilité par an pour zéro gain: comme elle consomme tout, il n'y a pas de bénéfice non distribué à capitaliser à l'IS, donc pas d'effet de report.

Son vrai levier : le PER Madelin(article 154 bis CGI), qui réduit son IR à la TMI sans aucune structure à créer. La société viendra plus tard, si son bénéfice grimpe et qu'elle commence à épargner.

Profil établi · médecin · 220 000 € de bénéfice · vit avec 90 000 € · TMI 45 %

Dr Lefèvre — la SELARL (gérant majoritaire)

Le Dr Lefèvre dégage 220 000 € mais vit avec 90 000 €. Il épargne donc 130 000 € par an, et sa TMI est à 45 %.

Verdict : SELARL, gérant majoritaire (TNS). En supposant ces 130 000 € laissés dans la société (au-delà d'une rémunération couvrant son train de vie), ils capitalisent à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà) au lieu de subir l'IR à 45 % et les cotisations TNS sur la totalité. Sur cette part non consommée, l'écart de taux représente plusieurs dizaines de milliers d'euros d'impôt différé chaque année (le calcul à l'euro est dans notre guide BNC ou SELARL).

Compléments : un PER (jusqu'à 88 911 € déductibles au plafond 2026) pour le statut TNS, l'anticipation d'une SPFPL s'il vise un rachat ou une transmission, et une vigilance sur la répartition rémunération technique (BNC) / mandat de gérance depuis l'arrêt CE du 8 avril 2025. À hauts revenus, voyez aussi profession libérale à hauts revenus : payer moins d'impôts.

Profil en groupe · avocate · association + cession à 10 ans

Maître Roux — la SELAS + une SPFPL

Maître Roux, avocate, exerce déjà avec un associé, veut intégrer un troisième confrère l'an prochain et revendre ses parts dans une dizaine d'années pour sa retraite. Elle gagne bien sa vie et veut surtout une vraie couverture sociale.

Verdict : SELAS. La gouvernance par actions et pacte d'associés facilite l'entrée de nouveaux confrères ; le président, assimilé salarié, bénéficie d'une retraite cadre et de la prévoyance du régime général ; et ses dividendes échappent à la règle des 10 % (PFU 31,4 %). Au-dessus, une SPFPL permet de mutualiser les participations (mère-fille à 95 %) et de préparer la transmission.

L'atout décisif : la transmission par titres ouvre l'abattement de 500 000 € au départ retraite (150-0 D ter) et le pacte Dutreil (787 B, exo 75 % des DMTG) — totalement impossibles si elle exerçait en EI (cession de fonds). Voyez transmettre son cabinet et son patrimoine.

Note de méthode : ces verdicts sont des ordres de grandeur, pas des promesses

Les trois cas ci-dessus reposent sur des hypothèses simplifiées (niveau de bénéfice, part consommée, TMI, taux de cotisations indicatifs) destinées à illustrer une logique de décision, pas à reproduire votre situation à l'euro près. Les économies évoquées sont des estimations : elles supposent que le bénéfice non consommé reste effectivement dans la société, que les seuils 2026 (IS à 42 500 €, micro-BNC 83 600 €) ne changent pas, et que votre régime social correspond bien à la fourchette retenue. Un gain de structure constaté sur un exercice ne préjuge pas des exercices suivants : la fiscalité (LF/LFSS annuelles), votre niveau d'activité et vos besoins de trésorerie évoluent. Avant toute bascule, le calcul doit être modélisé sur votre situation réelle avec votre expert-comptable et votre CGP.

Le bon statut n'est jamais universel

Aucun de ces verdicts ne se transpose mécaniquement. Le bon statut dépend de trois choses : combien vous gagnez, combien vous mettez réellement de côté, et ce que vous voulez en faire (protection sociale, dividendes, transmission). Pour aller plus loin : le seuil chiffré de bascule EI → SEL est détaillé dans BNC ou SELARL ; l'arbitrage rémunération / dividendes dans SEL : salaire ou dividendes ; et l'architecture holding dans SPFPL et profession libérale.
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Sources et références légales

  • CGI — structure et fiscalité des statuts

    Art. 1655 sexies CGI (option de l'EI pour l'assimilation à une EURL valant option à l'IS). Art. 239 CGI (renonciation à l'option IS dans le délai du 5e exercice). Art. 206-3 CGI (option de l'EURL pour l'IS), art. 8 CGI (sociétés de personnes à l'IR). Art. 102 ter CGI (micro-BNC, abattement 34 %, seuil 83 600 € sur 2026-2028), art. 92, 96 et 97 CGI (BNC au réel). Art. 219 I-b CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 € sous conditions PME, 25 % au-delà), art. 197 CGI (barème IR 0/11/30/41/45 %). Art. 62 CGI (mandat de gérance du gérant majoritaire de SELARL), art. 80 ter CGI (dirigeant assimilé salarié). Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS). Doctrine : BOI-BIC-CHAMP-70-10, BOI-IS-LIQ-20-20.

  • CSS — statut social et dividendes

    Art. L. 611-1 et L. 631-1 CSS (statut de travailleur non salarié, EI / EURL / gérant majoritaire de SELARL). Art. L. 311-3 CSS (assimilation au régime général : gérant minoritaire de SELARL, président de SELAS). Art. L. 131-6 CSS (réintégration dans l'assiette des cotisations TNS de la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes d'émission et du solde moyen du compte courant d'associé). Art. 154 bis CGI (PER / Madelin TNS, plafond 88 911 € en 2026).

  • Lois, ordonnance et cadre 2026

    Loi n° 2022-172 du 14/02/2022 (statut unique de l'entrepreneur individuel, séparation des patrimoines de plein droit), C. com. art. L. 526-22 et L. 526-1 (insaisissabilité de la résidence principale). Art. L. 223-1 C. com. (SARL à associé unique / EURL). Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (exercice en société des professions libérales réglementées, abrogation de la loi n° 90-1258 du 31/12/1990, en vigueur le 01/09/2024). LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 : dualité des prélèvements sociaux, PFU dividendes porté à 18,6 % de PS). LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026 : IS 42 500 € maintenu, micro-BNC 83 600 €, sécurisation de l'option EI à l'IS). Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille). Art. 151 septies, 238 quindecies, 150-0 D ter, 787 B et 150-0 B ter CGI (transmission).

  • Jurisprudence et doctrine

    CE 8e-3e ch. 08/04/2025 n° 492154 (rémunération technique de l'associé de SEL imposée en BNC, annulation de la tolérance des 5 % du § 550 de BOI-RSA-GER-10-30). Cons. const. n° 2010-24 QPC du 06/08/2010 (validation de la règle des 10 % sur les dividendes, art. L. 131-6 CSS). Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (dividendes de SEL distribués à une SPFPL : la holding ne fait pas écran). Rép. min. n° 01461, JO Sénat 21/08/2025 (l'arrêt du 19/10/2023 ne peut être regardé comme un arrêt de principe — point au conditionnel). Doctrine : BOI-RES-BNC-000136 (27/12/2023), BOI-RSA-GER-10-30 (16/07/2025).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le choix d'un statut (EI, EI à l'IS, EURL, SELARL ou SELAS) doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable (audit de structure, modélisation chiffrée selon votre TMI et votre capacité d'épargne, statut social, objectif de protection et de transmission), confirmée avec votre expert-comptable et, le cas échéant, votre ordre professionnel. Les chiffres et taux cités sont à jour au 8 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points sont signalés au conditionnel : la portée exacte de la réintégration des dividendes versés via une SPFPL (Cass. 19/10/2023 nuancée par la Rép. min. du 21/08/2025) et l'éventuelle reconduction de dispositifs propres aux très hauts revenus.

Foire aux questions

Tout sur le choix du statut juridique d'une profession libérale EI, EURL, SELARL, SELAS, social, SPFPL et transmission.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : quel statut au démarrage, EURL ou SELARL, SELARL ou SELAS, EI à l'IS, TNS ou assimilé salarié, dividendes et règle des 10 %, SPFPL, transmission. Réponses sourcées et à jour 2026.