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Guide architecte 202625 minMis à jour 25 juin 2026Méthode par objectif · TMI 41-45 %

Architecte à hauts revenus : où placer son argent à 41 % de TMI en 2026

Un gros chantier se solde, un autre s'étire : vos revenus avancent en dents de scie, et l'épargne d'une bonne année dort sur le compte courant en attendant la suivante. À 41-45 % de TMI, chaque euro de revenu laissé sans optimisation coûte 41 à 45 centimes d'impôt ; et la retraite CIPAV, très en deçà de vos revenus d'activité, ne suffira pas. La vraie question n'est donc pas QUEL placement choisir, mais dans quel ORDRE remplir vos enveloppes — et comment lisser. Ce guide hiérarchise votre épargne personnelle (pas la trésorerie de votre société) par objectif : précaution renforcée, PER, assurance-vie, actions, immobilier, IFI. Cas chiffré : 110 000 €, épargne variable, ~8 319 € d'impôt économisés la bonne année. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE PLACEMENT ARCHITECTE 2026

Construire votre allocation par objectif, même avec des revenus en dents de scie

Audit patrimonial 360° de l'architecte à hauts revenus : coussin de précaution renforcé, calibrage du PER (plafond 154 bis exact), choix des enveloppes (assurance-vie, PEA, SCPI, immobilier), réduction de l'IFI, plan de placement écrit. Sans produit-maison, sans biais émetteur.

  • Bilan patrimonial architecte 360°
  • Allocation par objectif chiffrée
  • Lissage des revenus irréguliers
  • Sans produit-maison

RETRAITE OBLIGATOIRE

CNAVPL + CIPAV

TMI CIBLE

41-45 %

PLAFOND PER 2026

88 911 €

PS : DUALITÉ 2026

17,2 / 18,6 %

ABATTEMENT 990 I

152 500 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Mis à jour le 25 juin 2026· Conforme à la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026), à la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) et à l'arrêté PASS du 22/12/2025 (PASS 2026 = 48 060 €).

L'essentiel en 30 secondes

Quand on est architecte à hauts revenus, la bonne question n'est pas « quel produit acheter », mais dans quel ordre remplir ses enveloppes. La hiérarchie par objectif : (1) une précaution renforcée (6-12 mois, à cause des dents de scie), (2) le PER (défisc à 41-45 %, plafond 88 911 €, à saturer la bonne année), (3) l'assurance-vie (souplesse + transmission 990 I, prélèvements sociaux à 17,2 %), (4) le PEA / les ETF, (5) l'immobilier (déficit foncier, LMNP, SCPI, nue-propriété hors IFI), (6) une diversification mesurée. Levier 2026 : choisir une enveloppe, c'est choisir un taux de prélèvements sociaux — 17,2 % (assurance-vie, capitalisation, foncier nu) contre 18,6 % (PEA, compte-titres, dividendes, gains du PER, LMNP). Et parce que la retraite CIPAV décroche vite quand les revenus montent, la priorité reste la capitalisation.

§ 1LE CADRE·3 MIN

Épargne perso ≠ trésorerie de société : deux poches à ne jamais confondre

Commençons par lever l'ambiguïté la plus fréquente. Ce guide traite de votre argent privé: ce qu'il reste une fois votre rémunération versée et votre impôt payé. Il ne traite pas la trésorerie de votre SELARL ou de votre société d'architecture — cet excédent qui dort à l'impôt sur les sociétés et obéit à une logique entièrement différente. Neuf architectes sur dix qui poussent notre porte mélangent les deux, et placent mal leur argent en conséquence.

Cette frontière n'a rien d'un détail d'organisation : la loi elle-même l'impose. Une personne morale ne peut pas détenir de PEA (le plan d'épargne en actions est réservé aux personnes physiques, art. L. 221-30 du Code monétaire et financier). À l'inverse, c'est dans la société que se logent le contrat de capitalisation personne morale (art. 238 septies E du CGI) ou le compte à terme, jamais sur votre contrat d'assurance-vie personnel. Chaque poche a ses enveloppes propres.

Deux poches, deux logiques

Poche personnelle (l'objet de ce guide) : assurance-vie, PER, PEA, immobilier en nom propre — l'argent dont vous avez l'usage, ou que vous voulez transmettre. Poche société: la trésorerie excédentaire de votre SELARL, placée à l'IS sans prélèvements sociaux (contrat de capitalisation PM, compte à terme, SCPI à l'IS). Pour ce second sujet, voyez notre guide dédié à la trésorerie de votre SELARL d'architecte et ses arbitrages, qui n'a rien à voir avec le placement de votre épargne perso.

Si vous voulez la photo d'ensemble — comment articuler revenu, structure (BNC ou SELARL), trésorerie de société et épargne personnelle dans une seule feuille de route —, c'est l'objet de notre guide gestion de patrimoine de l'architecte, la feuille de route par revenu. Le présent guide se concentre, lui, sur une seule question : où placer votre épargne personnelle, et dans quel ordre.

§ 2LE POURQUOI·4 MIN

Pourquoi un architecte doit épargner plus — et autrement

Pourquoi un architecte ne peut-il pas épargner comme un cadre salarié ? Trois choses le distinguent : sa caisse de retraite, sa tranche d'impôt et le rythme de ses revenus.

La CIPAV vous laissera loin de votre niveau de vie

L'architecte cotise au régime de base de la CNAVPL (par points, plafonné, sur deux tranches) et au régime complémentaire de la CIPAV (Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse). C'est un point à ne jamais confondre : l'architecte fait partie des professions restées affiliées à la CIPAV après la réforme de 2018 (décret n° 2018-1048 du 28 novembre 2018), là où d'autres libéraux ont basculé ailleurs. Pas de CARMF (médecins), pas de CNBF (avocats), pas de CAVEC (experts-comptables) : pour vous, c'est la CIPAV.

Le problème, c'est le rendement : la CIPAV reverse peu au regard de ce qu'un architecte cotise. Pour un architecte qui déclare 110 000 € de bénéfice, la pension servie par les régimes obligatoires sera très inférieure à ses revenus d'activité, et le taux de remplacement décroche d'autant plus vite que les revenus sont élevés. C'est le point de départ de tout : avant même de parler placement, il faut acter ce trou de pension, car la capitalisation n'est pas une option, c'est une nécessité. Nous chiffrons ce déficit dans notre guide retraite CIPAV de l'architecte, à quoi vous attendre vraiment, et nous détaillons comment la doubler dans pourquoi la retraite CIPAV est si faible et comment la compléter.

Retraite CIPAV : capitaliser n'est pas une option

Plus vos revenus sont élevés, plus l'écart entre votre train de vie et votre future pension CIPAV se creuse. Compter sur la seule caisse obligatoire, c'est accepter une chute de niveau de vie à la retraite. La parade : commencer tôt à capitaliser (PER, assurance-vie, immobilier), pour laisser les intérêts composés faire leur travail sur 15, 20 ou 25 ans. Les valeurs de point et de cotisation CIPAV sont à vérifier chaque année sur lacipav.fr.

À 41-45 %, le fisc devient votre premier associé

À une tranche marginale d'imposition de 41 ou 45 %, chaque euro que vous parvenez à déduire de votre revenu imposable vous fait économiser 0,41 à 0,45 € d'impôt. C'est ce qui rend le PER si efficace pour un haut revenu (nous y venons au paragraphe 4). À ce niveau de TMI, le placement n'est plus seulement une affaire de rendement financier : c'est d'abord une affaire d'optimisation fiscale de chaque euro.

Vos revenus avancent en dents de scie

C'est la marque de fabrique de la profession. Une année, plusieurs gros chantiers se soldent ; l'année suivante, les missions s'étirent et la facturation ralentit. Cette irrégularité impose deux réflexes : un coussin de précaution plus épais que la moyenne (pour ne jamais casser un placement long terme une mauvaise année), et des enveloppes souples, à versements libres (pour épargner beaucoup les bonnes années, peu les autres, sans contrainte). À noter, en marge : depuis l'arrêt du Conseil d'État du 8 avril 2025 (n° 492154), la rémunération technique de l'associé exerçant en SEL est imposée en BNC (fin de l'abattement de 10 %, frais réels à la place) — une raison de plus d'optimiser le net disponible.

§ 3LA MÉTHODE·4 MIN

La méthode par objectif quand les revenus sont en dents de scie

En pratique, on ne choisit jamais un produit en premier. On range d'abord son épargne par objectif et par horizon; le produit vient après, presque mécaniquement. C'est l'allocation qui commande, pas le catalogue. Pour un architecte, l'ordre tient compte de l'irrégularité des revenus.

L'ordre de remplissage des enveloppes de l'architecte, par objectif.
PrioritéObjectifEnveloppesPourquoi
1Précaution renforcéeLivret A, LDDS, fonds euros6-12 mois de charges (dents de scie)
2Retraite + défiscPER (154 bis)Déduction 41-45 %, à saturer la bonne année
3Souplesse + transmissionAssurance-vie (fonds euros + UC)Versements libres, 990 I, PS 17,2 %
4Croissance actionsPEA, ETF, compte-titresLong terme, exonération IR après 5 ans (PEA)
5ImmobilierDéficit foncier, LMNP, SCPI, nue-propriétéDécorrélation, levier, hors IFI
6DiversificationPrivate equity, défisc à risquePoche minoritaire, après le socle

La précaution renforcée : le coussin anti-dents-de-scie

Là où un salarié vise 3 à 6 mois de charges, un architecte aux revenus irréguliers vise plutôt 6 à 12 mois. L'objectif n'est pas le rendement, mais la disponibilité immédiate: cet argent doit pouvoir absorber une année creuse sans vous forcer à liquider un PER bloqué ou à racheter une assurance-vie au plus mauvais moment. On le loge sur des livrets réglementés (Livret A, LDDS, exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux) et, au-delà des plafonds, sur le fonds euros d'une assurance-vie (capital garanti, disponible en quelques jours).

Combien de précaution selon votre profil de revenus.
ProfilCoussin recommandéSupports
Revenu stable (salarié type)3 à 6 mois de chargesLivret A, LDDS
Architecte, revenus en dents de scie6 à 12 mois de chargesLivret A, LDDS + fonds euros disponible
Gros chantiers irréguliers / pic d'activité12 mois et plusLivrets + fonds euros, en réserve mobilisable

Le PER comme outil de lissage, pas seulement de retraite

C'est la clé de voûte de la méthode pour un architecte : on sature le PER les bonnes années (la déduction vaut 41 à 45 % du versement) et on reporte le plafond non utilisé les années creuses — le report court désormais sur 5 ans. Le PER devient ainsi un instrument de lissage fiscal, pas seulement de retraite : on absorbe les pics de revenu. Le quotient et les autres mécanismes de lissage de la fiscalité sont détaillés dans notre guide architecte aux revenus en dents de scie, lisser sa fiscalité.

La méthode en une phrase

On protège d'abord (précaution renforcée), on défiscalise ensuite ce qu'on accepte de bloquer (PER, à saturer les bonnes années), puis on place souplement le reste (assurance-vie, PEA, immobilier). C'est l'ordre — pas le produit — qui fait la performance après impôt d'un architecte à hauts revenus.

Hagnéré Patrimoine

Calibrer votre coussin de précaution et votre allocation

Combien laisser disponible quand vos revenus sont irréguliers, combien verser sur un PER la bonne année : un conseiller en gestion de patrimoine calibre votre allocation sur votre rythme réel de facturation, pas sur un modèle-type.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 4OBJECTIF 2·5 MIN

Le PER : le levier n°1 à 41-45 % (et l'outil de lissage)

Pour un architecte à 41-45 %, aucun autre placement ne rend autant à l'entrée. Le PER (plan d'épargne retraite) voit ses versements se déduire du bénéfice imposable, ce qui réduit l'impôt à votre TMI : vous récupérez 41 à 45 centimes par euro versé — en contrepartie d'un blocage jusqu'à la retraite (hors déblocage anticipé, dont l'achat de la résidence principale, art. L. 224-4 du CMF).

Combien vous pouvez déduire

Pour un architecte au réel (BNC) ou gérant majoritaire de SELARL, le plafond relève de l'article 154 bis du CGI : 10 % du bénéfice imposable (dans la limite de 8 PASS) majoré de 15 % de la fraction de bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. En 2026, le plancher est de 4 806 € et le plafond maximal de 88 911 € (PASS 2026 = 48 060 €). Le président d'une SELAS, assimilé salarié, relève d'un plafond distinct (art. 163 quatervicies du CGI).

Plafond PER 2026 d'un architecte à 110 000 € de bénéfice (art. 154 bis)

10 % × 110 000 €              = 11 000 €
+ 15 % × (110 000 − 48 060)   = 9 291 €
Plafond PER 2026             ≈ 20 291 €
Économie d'impôt à 41 %      ≈ 8 319 € (si plafond saturé)

À 110 000 € de bénéfice, un architecte peut déduire jusqu'à environ 20 291 € sur un PER en 2026 (PASS 2026 = 48 060 €). La déduction joue sur l'IR, pas sur les cotisations CIPAV ; l'épargne est bloquée jusqu'à la retraite (hors déblocage anticipé, dont l'achat de la résidence principale) ; et à la sortie, les gains supportent le PFU avec 18,6 % de prélèvements sociaux (et non 17,2 % comme l'assurance-vie).

Le PER pour lisser le pic de revenu

Le report sur 5 ans des plafonds non utilisés (LF 2026) change tout pour un architecte : une année faste, vous saturez ; une année creuse, vous reportez. Vous transformez ainsi un pic de revenu en déduction étalée. Attention toutefois : la déductibilité des versements cesse au-delà de 70 ans, et le PER reste bloqué — on n'y met jamais sa précaution. Pour le calcul à l'euro près selon votre bénéfice, voyez notre guide PER architecte, combien déduire de votre BNC pour baisser l'impôt et le guide transverse sur le fonctionnement du Plan d'épargne retraite.

En marge du PER, l'architecte indépendant a tout intérêt à coupler une prévoyance Madelin (art. 154 bis) : à revenus irréguliers, une garantie d'indemnités journalières et d'invalidité est d'autant plus cruciale que la CIPAV couvre mal l'arrêt de travail. C'est un sujet de protection, pas de placement, mais il fait partie du socle d'un haut revenu libéral.

§ 5OBJECTIF 3·5 MIN

Assurance-vie : la souplesse et la transmission

Pour un revenu irrégulier, l'assurance-vie est l'enveloppe la plus polyvalente : on y verse 30 000 € une bonne année, rien la suivante, sans pénalité ni justificatif. Enveloppe de capitalisation, elle accueille un fonds euros (sécurité, prolongement de la précaution) et des unités de compte (actions, SCPI, obligations). Surtout, elle accepte les versements libres: on y verse beaucoup les bonnes années, peu les autres — exactement ce qu'il faut pour des revenus en dents de scie.

Une fiscalité douce, et des prélèvements sociaux maintenus à 17,2 %

Au rachat (art. 125-0 A du CGI), les produits supportent le PFU à 12,8 % ; après 8 ans, un abattement de 4 600 € (9 200 € pour un couple) s'applique sur les produits imposés, puis le taux tombe à 7,5 % (produits issus de primes ≤ 150 000 €). Et point décisif en 2026 : les prélèvements sociaux de l'assurance-vie restent à 17,2 % (liste limitative de l'art. L. 136-8 du CSS), là où le PEA et le compte-titres passent à 18,6 %. À diversification égale, l'assurance-vie est donc mécaniquement plus efficace après impôt que le compte-titres.

« Assurance-vie = 0 impôt après 8 ans » : c'est faux

L'abattement de 4 600 € / 9 200 € après 8 ans ne porte que sur l'impôt sur le revenu. Les 17,2 % de prélèvements sociaux s'appliquent, eux, sur la totalité des gains, sans abattement. Un rachat « dans l'abattement » peut donc être à 0 € d'IR, mais jamais à 0 € de prélèvements sociaux.

L'argument transmission : 152 500 € hors succession par bénéficiaire

Sur la transmission, l'assurance-vie n'a pas d'équivalent : les capitaux se transmettent hors succession. Pour les primes versées avant 70 ans, chaque bénéficiaire reçoit jusqu'à 152 500 € en franchise (art. 990 I du CGI), puis 20 % jusqu'à 700 000 € et 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans (art. 757 B), c'est un abattement global de 30 500 € sur les primes — les gains, eux, restant exonérés. Le conjoint ou partenaire de PACS est par ailleurs totalement exonéré (loi TEPA).

Transmission de l'assurance-vie : 990 I vs 757 B.
RégimePrimes verséesAbattementTaxation au-delà
Art. 990 IAvant 70 ans152 500 € par bénéficiaire20 % (≤ 700 000 €), puis 31,25 %
Art. 757 BAprès 70 ans30 500 € global (tous bénéficiaires)Droits de succession (gains exonérés)

Trois seuils à ne jamais mélanger

On confond souvent trois chiffres distincts de l'assurance-vie : le seuil de 150 000 € de primes (au-delà duquel le taux passe de 7,5 % à 12,8 % au rachat, art. 200 A), l'abattement de transmission de 152 500 € par bénéficiaire (990 I), et l'abattement de 30 500 € pour les primes après 70 ans (757 B). Trois mécaniques, trois montants : ne les superposez pas.

Enfin, l'assurance-vie peut servir d'enveloppe à de la SCPI (les loyers capitalisent dans le contrat au lieu d'être imposés comme des revenus fonciers à votre TMI) : c'est de l'immobilier sans fiscalité foncière directe. Ce montage précis fait l'objet de notre guide SCPI en assurance-vie pour architecte. Pour le fonctionnement général de l'enveloppe, voyez notre guide complet sur l'assurance-vie, sa fiscalité et sa transmission.

§ 6GROS PATRIMOINE·3 MIN

L'assurance-vie luxembourgeoise : sécurité, pas avantage fiscal (gros patrimoine)

Beaucoup d'architectes fortunés croient trouver à Luxembourg une niche fiscale. Il n'en est rien. Au-delà d'une poche financière d'environ 250 000 €, le contrat luxembourgeois mérite l'examen pour sa sécurité et son ouverture, pas pour un cadeau fiscal : pour un résident fiscal français, sa fiscalité est strictement identique à celle d'un contrat français (125-0 A, 990 I, 757 B, prélèvements sociaux à 17,2 %) — aucun avantage de barème, n'écoutez pas qui vous vend le Luxembourg comme une niche.

Assurance-vie française — l'accès simple

Points forts

  • Fiscalité identique au contrat luxembourgeois pour un résident
  • Frais souvent plus bas en dessous de 250 000 €
  • Accès immédiat, multi-supports

Points de vigilance

  • Garantie de l'assureur plafonnée à 70 000 € (FGAP)
  • Architecture financière plus limitée
  • Pas de multidevises ni de portabilité internationale

Assurance-vie luxembourgeoise — la sécurité du gros patrimoine

Points forts

  • Super-privilège : créancier de 1er rang, sans plafond
  • Triangle de sécurité (actifs ségrégués hors bilan de l'assureur)
  • Architecture ouverte (fonds dédiés, non coté), multidevises, portabilité

Points de vigilance

  • Fiscalité identique (aucun avantage de barème pour un résident)
  • Frais souvent plus élevés sous 250 000 € à 500 000 €
  • Ticket d'entrée et complexité plus élevés

Pour quel architecte, vraiment ?

Prenez un architecte associé qui a déjà constitué 600 000 € d'épargne financière après plusieurs belles années et la cession d'une participation. Pour lui, le contrat luxembourgeois prend tout son sens : le super-privilège (il est créancier de premier rang sur ses actifs, sans le plafond de 70 000 € de la garantie française) et le triangle de sécurité protègent un capital qui dépasse de loin les plafonds de garantie, et l'architecture ouverte lui donne accès à des fonds dédiés et au non coté. À l'inverse, un confrère qui démarre son épargne avec 30 000 € n'y gagnerait rien d'autre que des frais plus lourds : un bon contrat français suffit largement. En clair, on va à Luxembourg pour blinder un capital déjà gros, pas pour gagner un point de rendement.

Sous 250 000 € à 500 000 € de capacité financière, les frais d'un contrat luxembourgeois sont souvent plus élevés que ceux d'un bon contrat français : inutile de se précipiter. C'est une solution de patrimoine déjà constitué, pour qui cherche la protection juridique maximale et l'accès à des actifs non cotés. Pour approfondir, voyez notre guide sur l'assurance-vie luxembourgeoise pour patrimoines importants.

§ 7OBJECTIF 4·4 MIN

PEA, compte-titres et ETF : la poche actions

Sur 15 ou 20 ans, ce sont les actions qui font l'essentiel de la performance d'une épargne longue — et le choix de l'enveloppe change le résultat après impôt. Trois options structurent cette poche.

PEA, PEA-PME et compte-titres : plafonds et fiscalité 2026.
EnveloppePlafondFiscalité des gains 2026
PEA150 000 €IR exonéré après 5 ans, PS 18,6 %
PEA-PMECumul avec PEA ≤ 225 000 €IR exonéré après 5 ans, PS 18,6 %
Compte-titres (CTO)Aucun plafondPFU 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS)

Le PEA (art. L. 221-30 du CMF) est l'enveloppe reine des actions européennes et des ETF éligibles : après 5 ans, les gains sont exonérés d'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux (18,6 % en 2026) restant dus. Le PEA-PME ajoute une enveloppe complémentaire, le cumul des deux plafonnant à 225 000 €. Le compte-titres n'a pas de plafond et donne accès au monde entier (actions américaines, émergentes), mais ses gains supportent le PFU à 31,4 % au fil de l'eau ; ses moins-values sont imputables sur des plus-values de même nature pendant 10 ans.

À 41-45 %, le PEA bat presque toujours le compte-titres

Sur les actions européennes, la purge de l'IR après 5 ans rend le PEA imbattable pour un haut revenu. On garde le compte-titres pour ce que le PEA ne peut pas loger (actions hors zone éligible, gestion très active). Et un rappel utile : une société (SELARL, SPFPL) ne peut pas détenir de PEA — c'est, là encore, votre poche personnelle. Pour le détail de l'enveloppe, voyez notre guide sur le PEA et l'exonération d'IR après 5 ans.

§ 8OBJECTIF 5·5 MIN

Immobilier : déficit foncier, LMNP, SCPI, nue-propriété

L'immobilier reste un pilier patrimonial, et c'est sans doute le terrain où votre métier vous donne une longueur d'avance pour juger un emplacement, un coût de travaux, un potentiel locatif. Quatre « portes » d'entrée, chacune avec sa logique fiscale — et son taux de prélèvements sociaux, qui varie selon la nature des revenus.

Les 4 portes immobilières de l'architecte (PS et IFI).
PorteObjectifPrélèvements sociauxIFI
Déficit foncier (location nue)Réduire l'impôt à TMI élevée17,2 % (foncier nu)Dans l'assiette
LMNP (location meublée)Revenu peu fiscalisé (amortissement)18,6 % (meublé)Dans l'assiette
SCPIImmobilier sans gestion17,2 % en direct / selon enveloppeDans l'assiette (part immo)
Nue-propriétéDécote + revenu différéAucun revenu pendant le démembrementHors assiette (art. 968)

Le déficit foncier : le levier à TMI élevée

Le déficit foncier (art. 156 du CGI) permet d'imputer les charges et travaux d'un bien loué nu (hors intérêts d'emprunt) sur le revenu global, dans la limite de 10 700 € par an, le surplus étant reportable 10 ans sur les revenus fonciers. L'économie est proportionnelle à votre tranche : à 41 %, imputer 10 700 € fait économiser environ 4 387 € d'impôt. Atout décisif : il est hors plafond des niches fiscales (10 000 €). Une majoration à 21 400 € existe pour des travaux de rénovation énergétique permettant la sortie de passoire thermique, mais sa prorogation est à confirmer au texte applicable. Les loyers nets restent imposés à la TMI + 17,2 %.

LMNP, SCPI, nue-propriété : déléguer la gestion ou effacer la fiscalité foncière

Le LMNP au réel (location meublée) permet d'amortir le bien et de générer un revenu peu fiscalisé pendant des années — mais attention, les loyers meublés relèvent des 18,6 % de prélèvements sociaux (et non 17,2 %), et depuis les cessions à compter du 15/02/2025, les amortissements déduits sont réintégrés dans la plus-value (art. 150 VB et 151 sexies du CGI, loi de finances 2025). La SCPI offre de l'immobilier sans gestion, en direct (loyers fonciers à 17,2 %), à crédit (effet de levier) ou en assurance-vie (renvoi ci-dessus). La nue-propriété enfin (art. 968 du CGI) combine une décote de 25 à 40 %, l'absence de revenu foncier (donc pas d'impôt pendant le démembrement), une sortie de l'assiette IFI, et une reconstitution gratuite de la pleine propriété au terme (art. 1133). Le catalogue complet des dispositifs est dans notre guide défiscalisation architecte, 7 dispositifs pour réduire vos impôts, et le panorama du véhicule dans notre guide sur la SCPI et ses modalités de détention.

Note de méthode : rendements et performances

Les rendements évoqués pour la SCPI, l'immobilier locatif ou les unités de compte ne sont jamais garantis : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, la valeur des parts comme les loyers peuvent baisser, et l'immobilier reste un actif peu liquide. Un dispositif fiscal (déficit foncier, LMNP) doit d'abord tenir comme investissement immobilier : on vérifie l'emplacement, le prix d'achat et le marché locatif avant de raisonner sur l'économie d'impôt. L'avantage fiscal est un bonus, jamais la raison d'acheter.

§ 9ANGLE IFI·3 MIN

Placer en réduisant son IFI

Un architecte fortuné dont le patrimoine immobilier net dépasse 1,3 M€ (art. 964 du CGI) est redevable de l'impôt sur la fortune immobilière (barème de 0,5 à 1,5 %, art. 977). La bonne nouvelle : la façon dont vous placez votre épargne influence directement cette base.

Les actifs hors assiette IFI

Sont hors assiette IFI: l'assurance-vie et les unités de compte non immobilières, le PEA, le compte-titres, le PER, les liquidités et les contrats de capitalisation. Orienter votre nouvelle épargne vers ces enveloppes plutôt que vers de l'immobilier détenu en direct allège mécaniquement votre base taxable. Attention toutefois : la fraction d'une SCPI logée en unité de compte qui représente de l'immobilier reste réintégrée à l'assiette IFI.

Le levier le plus puissant reste la nue-propriété (art. 968 du CGI) : pendant la durée du démembrement, c'est l'usufruitier qui déclare la pleine valeur du bien, et le nu-propriétaire ne déclare rien à l'IFI. À l'extinction de l'usufruit, la reconstitution de la pleine propriété est non taxable (art. 1133). C'est un double avantage : décote à l'achat et sortie de l'assiette IFI. Nous détaillons ces mécanismes dans notre guide sur la réduction de l'IFI par le démembrement.

§ 10OBJECTIF 6·3 MIN

Diversification et garde-fous

Une fois le socle constitué (précaution, PER, assurance-vie, PEA, immobilier), une part minoritaire peut aller vers des actifs plus dynamiques — à condition de garder la tête froide sur le couple rendement/risque.

Le private equity (FCPR, FPCI, fonds dédiés) offre un potentiel de rendement supérieur, en contrepartie d'une illiquidité (8 à 10 ans) et d'un risque de perte en capital réels. On le réserve à une fraction minoritaire de la poche long terme — 5 à 10 % au plus —, en complément des marchés cotés, jamais comme point de départ.

Défiscalisation à risque : un avantage fiscal ne sauve pas un mauvais actif

Les dispositifs à réduction d'impôt (Girardin industriel, FIP, FCPI à 18 %) procurent un avantage fiscal réel, mais comportent risque, frais et liquidité limitée. La règle déontologique : on n'achète jamais un produit pour son étiquette fiscale, mais pour sa pertinence patrimoniale. Le plafond global des niches fiscales reste par ailleurs à 10 000 € par an (hors déficit foncier et Girardin majoré). Tout placement financier comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le panorama des dispositifs est dans nos guides défiscalisation architecte et défiscalisation, tous les dispositifs.

§ 11CAS PRATIQUE·5 MIN

Cas chiffré : architecte 41 % de TMI, 110 000 €, épargne variable

Voici comment la méthode se traduit en chiffres. C'est un cas que nous rencontrons régulièrement en rendez-vous : Camille n'existe pas, mais sa situation et les règles fiscales appliquées, oui.

Note de méthode sur l'exemple chiffré

Les montants ci-dessous illustrent une mécanique d'allocation (coussin de précaution, plafond PER, ventilation par objectif) à partir d'hypothèses simplifiées. Ils ne constituent ni une simulation personnalisée, ni une promesse de rendement : un placement financier comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le résultat réel dépend de votre situation exacte et doit être chiffré au cas par cas.

Camille, 44 ans, architecte en BNC, déclare environ 110 000 € de bénéfice une bonne année, célibataire, TMI 41 %, avec des revenus qui varient fortement selon ses chantiers. Objectif : préparer une retraite que la CIPAV ne couvrira pas, tout en gardant de la souplesse pour les années creuses et en réduisant son impôt les années fastes.

Plafond PER 2026 de Camille (art. 154 bis)

10 % × 110 000 €              = 11 000 €
+ 15 % × (110 000 − 48 060)   = 9 291 €
Plafond PER 2026             ≈ 20 291 €

Versement la bonne année     = 20 291 €
Économie d'impôt à 41 %      ≈ 8 319 €
Effort réel d'épargne        ≈ 11 972 €

La bonne année, Camille sature son plafond PER (20 291 €) pour absorber le pic de revenu : elle économise environ 8 319 € d'impôt. L'année creuse, elle ne force pas le PER : elle reporte le plafond non utilisé (5 ans) et alimente son assurance-vie à versements libres. C'est le PER utilisé comme outil de lissage.

Allocation type de Camille (bonne année, ~110 000 € de bénéfice).
Objectif / enveloppeMontantLogiquePS
Précaution renforcée21 000 à 42 000 € en réserve6-12 mois de charges, livrets + fonds euros0 % (livrets) / 17,2 %
PER (retraite + lissage)20 291 € (le pic)Défisc à 41 % (≈ 8 319 € d'IR en moins)18,6 % (sortie)
Assurance-vie en UCVersements libresSouplesse, disponibilité, transmission 990 I17,2 %
PEA + ETFSelon capacitéActions européennes, IR exonéré après 5 ans18,6 %
Déficit foncier (si projet immo)Jusqu'à 10 700 €/an≈ 4 387 € d'IR en moins, hors niches17,2 % (foncier)

Lecture du cas: ce qui compte, c'est l'ordre des priorités. Camille ne bloque jamais sa précaution, place le pic d'impôt sur le PER, puis range le surplus sur une assurance-vie qu'elle pourra rouvrir si une année creuse arrive, avec un peu de PEA pour les actions. Résultat : son impôt baisse les bonnes années, et son épargne reste manœuvrable les mauvaises.

Deux cas voisins, deux leviers spécifiques

Transmission (Marc & Léa, 3 enfants): en désignant leurs trois enfants bénéficiaires d'assurances-vie alimentées avant 70 ans, ils transmettent jusqu'à 3 × 152 500 = 457 500 € hors droits et hors succession (990 I), le conjoint survivant étant par ailleurs exonéré (TEPA). Aucun PEA ni compte-titres ne fait cela. IFI (Hugo, patrimoine immobilier > 1,3 M€) : en achetant en nue-propriété un bien valorisé 400 000 € (payé ~280 000 € après décote), il le sort de son assiette IFI (art. 968) tout en orientant sa nouvelle épargne vers des enveloppes hors IFI (assurance-vie en UC, PEA, PER). Un déficit foncier de 10 700 € lui fait par ailleurs économiser ~4 387 € d'IR.

Méthode documentée

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Avant même de placer, posez votre situation à plat : c'est l'objet de notre feuille de route patrimoniale de l'architecte par niveau de revenu. Pour aller plus loin, voyez nos guides sur le PER de l'architecte et l'économie d'impôt selon votre BNC et sur comment compléter une retraite CIPAV notoirement faible. Chez Hagnéré Patrimoine, cabinet basé à Bassens, nous bâtissons cette allocation objectif par objectif et la révisons chaque année au rythme réel de vos chantiers, pour qu'une année creuse ne vous force jamais à casser un placement long au mauvais moment.

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Sources et références légales

  • Précaution et lissage — CGI

    Revenus irréguliers de l'architecte : épargne de précaution renforcée (6 à 12 mois) sur livrets réglementés et fonds euros. Art. 163-0 A CGI (système du quotient pour les revenus exceptionnels ou différés, conditions strictes). Le report des plafonds PER non utilisés (5 ans depuis la LF 2026) constitue le levier de lissage le plus souple.

  • PER et assurance-vie — CGI et CMF

    Art. 154 bis CGI (déduction PER/Madelin des TNS, formule 10 % + 15 %, plafond 88 911 € en 2026, plancher 4 806 €, PASS 48 060 €). Art. 163 quatervicies CGI (versements PER du dirigeant assimilé salarié). Art. L. 224-4 CMF (déblocage anticipé du PER, dont l'achat de la résidence principale). Art. 125-0 A CGI (rachats d'assurance-vie, abattement 4 600 € / 9 200 € après 8 ans). Art. 200 A CGI (PFU). Art. 990 I CGI (transmission, abattement 152 500 €/bénéficiaire, 20 % puis 31,25 %). Art. 757 B CGI (primes après 70 ans, abattement global 30 500 €). Gains du PER : prélèvements sociaux à 18,6 % à la sortie.

  • Actions, immobilier, IFI — CGI et CMF

    Art. L. 221-30 CMF (PEA, plafond 150 000 €, réservé aux personnes physiques). Art. 156 CGI (déficit foncier imputable sur le revenu global, 10 700 €, report 10 ans ; majoration à 21 400 € pour la rénovation énergétique sous réserve de prorogation, à confirmer). Art. 964 CGI (seuil IFI 1 300 000 €), art. 977 CGI (barème 0,5 à 1,5 %), art. 968 CGI (nu-propriétaire hors assiette IFI), art. 1133 CGI (reconstitution de la pleine propriété non taxable). Plafond global des niches fiscales : 10 000 €.

  • Prélèvements sociaux, repères 2026 et retraite CIPAV

    CSS art. L. 136-8 et LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) : CSG capital portée de 9,2 % à 10,6 %, total 18,6 % sur dividendes, intérêts, plus-values mobilières, PEA, crypto, gains du PER et LMNP ; maintien à 17,2 % pour l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, le foncier nu, les plus-values immobilières et le PEL/CEL. LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026). Arrêté du 22/12/2025 : PASS 2026 = 48 060 €. Barème IR 2026 : 0 / 11 / 30 / 41 / 45 %. Retraite de l'architecte : régime de base CNAVPL + régime complémentaire CIPAV (décret n° 2018-1048 du 28/11/2018, professions restées affiliées) ; valeurs de point et cotisations 2026 à vérifier sur lacipav.fr. CE 8 avril 2025 n° 492154 (rémunération technique de l'associé de SEL imposée en BNC). Chiffres à jour au 16 juin 2026, susceptibles d'évoluer.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, basé à Bassens 73000). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. L'allocation de votre épargne, le choix des enveloppes et le calibrage des versements doivent faire l'objet d'une étude individualisée préalable (analyse patrimoniale globale, TMI, statut social, horizon, régularité des revenus, profil de risque). Tout placement financier (unités de compte, SCPI, private equity) comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Certaines mesures (majoration du déficit foncier à 21 400 €, durcissement de l'apport-cession, valeurs de point CIPAV) sont à confirmer au texte applicable. Les chiffres et taux cités sont à jour au 16 juin 2026 (LF 2026, LFSS 2026) mais peuvent évoluer.

Foire aux questions

Tout sur le placement de l'architecte à hauts revenus en 2026 et la méthode par objectif.

Perso ou société, où placer, comment gérer des revenus en dents de scie, PER ou assurance-vie, retraite CIPAV, PEA, déficit foncier, IFI : les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous, classées par thème.

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  • De votre épargne personnelle, celle qui reste une fois votre rémunération versée et votre impôt payé. C'est une logique totalement différente de la trésorerie de votre SELARL ou de votre société d'architecture, qui dort à l'IS et obéit à d'autres règles (contrat de capitalisation personne morale art. 238 septies E, compte à terme, aucun PEA possible pour une société). Ne mélangez jamais les deux poches : ce que vous sortez de la société pour vivre ou transmettre se place en perso (assurance-vie, PER, PEA) ; l'excédent durable peut rester travailler dans la société. La trésorerie de SELARL a son propre guide ; la vue d'ensemble perso + société, encore un autre.