Le PER de l'architecte en 30 secondes : combien, comment, pour qui
Votre métier impose deux contraintes : des revenus en dents de scie (une grosse année quand les chantiers se livrent, un creux ensuite) et une retraite CIPAV qui restera faible au regard de ce que vous gagnez. Le PER est l'outil qui répond aux deux d'un coup. Grâce à un plafond réservé aux indépendants, l'article 154 bis du CGI, vous déduisez de votre bénéfice imposable un montant qui atteint environ 20 291 €/an pour un architecte à 110 000 € de BNC. À une tranche de 45 %, déduire 20 291 €, c'est près de 9 131 € d'impôt en moins dès cette année. Et le mécanisme tombe à pic pour un revenu irrégulier : les bonnes années, vous saturez le plafond pour écrêter votre tranche la plus chère ; les années creuses, vous modulez — un plancher de 4 806 € reste de toute façon garanti.
Le PER de l'architecte en 30 secondes
Vous voulez d'abord savoir à quelle pension vous attendre, et pourquoi la CIPAV est si peu généreuse pour un architecte ? C'est le sujet de notre diagnostic complet de votre retraite CIPAV. Ici, on passe à la solution : combien déduire exactement, à quel rythme, et comment transformer la déduction en levier de lissage.
Le double levier : écrêter votre TMI maintenant, réparer la CIPAV demain
Le PER d'un architecte à hauts revenus tire son intérêt de deux leviers décalés dans le temps. Tout de suite, à 41 ou 45 % de tranche, chaque euro déduit vous fait économiser 41 ou 45 centimes d'impôt : la déduction capte directement votre tranche la plus chère. Plus tard, c'est un report d'imposition qui joue : vous déduisez à la TMI d'aujourd'hui (41-45 %), et la part versements de votre capital sera imposée à la TMI de demain — souvent bien plus basse, parce que votre pension chutera. C'est cet écart de tranche, entre vos années d'activité et votre retraite, qui fait gagner le PER.
Votre pension, justement, va chuter. L'architecte est affilié à la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse) au titre de l'article L. 640-1 du Code de la sécurité sociale : régime de base CNAVPL par points, et régime complémentaire par points. L'architecte fait partie des professions qui restent à la CIPAV après la réforme de 2018 (décret n° 2018-1048 du 28 novembre 2018) — jamais la CARMF, la CNBF ou une autre caisse. Et le rendement de ce régime complémentaire est notoirement faibleau regard des cotisations versées : à hauts revenus, le taux de remplacement s'effondre. Le PER reconstitue, par capitalisation, le revenu de remplacement que la répartition CIPAV ne vous servira pas.
Le PER compense, il ne comble pas
De combien votre retraite CIPAV a-t-elle vraiment besoin d'être complétée ?
Un CGP indépendant chiffre votre plafond 154 bis exact à partir de votre BNC, l'économie d'impôt à votre tranche, et la cible de complément réaliste face à une CIPAV faible — après avoir sécurisé votre prévoyance.
Combien vous pouvez déduire : le plafond TNS art. 154 bis
C'est l'avantage de l'indépendant sur le salarié : là où un salarié plafonne à 10 % de ses revenus (article 163 quatervicies), l'architecte en BNC au réel dispose d'un plafond spécifique TNS, l'article 154 bis du CGI, qui ajoute une seconde tranche à 15 %. Pour un haut revenu, cette seconde tranche fait toute la différence : elle gonfle le plafond bien au-delà de ce qu'un salarié peut déduire.
Le plafond TNS 2026 de l'architecte, du plancher au cas type
PLAFOND PER TNS = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
+ 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)
PASS 2026 = 48 060 EUR | 8 PASS = 384 480 EUR
PLANCHER = 10 % x 1 PASS = 4 806 EUR
MAXIMUM (atteint a 8 PASS de benefice) = 88 911 EUR
CAS TYPE = 10 % x 110 000
+ 15 % x (110 000 - 48 060)
= 11 000 + 9 291 = 20 291 EURPour un architecte à 110 000 € de BNC, la majoration de 15 % au-dessus du PASS apporte presque la moitié du plafond (9 291 €) : c'est l'effet haut revenu. Le plancher de 4 806 € prend le relais dès que 10 % du bénéfice lui est inférieur (soit en dessous de 48 060 € de bénéfice).
La base de calcul, c'est le bénéfice de votre déclaration 2035 (recettes encaissées moins charges déductibles), au titre de l'année N : le PASS retenu est celui de 2026 (48 060 €). Quatre repères à garder en tête :
| Repère 2026 | Valeur | Rôle pour l'architecte |
|---|---|---|
| PASS 2026 | 48 060 € | Base de la formule (arrêté du 22/12/2025) |
| Plancher 154 bis | 4 806 € | Déduction minimale garantie, même les années creuses |
| Cas type 110 000 € de BNC | 20 291 € | 10 % × 110 000 + 15 % × (110 000 − 48 060) |
| Maximum 154 bis | 88 911 € | Atteint dès 384 480 € de bénéfice (8 PASS) |
L'erreur fréquente : 88 911 €, pas 37 680 €
Un atout discret : le PER est hors du plafond des niches
Votre déduction et votre économie d'impôt selon votre BNC
Ligne par ligne selon votre BNC : ce que vous pouvez déduire, et l'impôt économisé à 41 % et à 45 % — les deux tranches cibles de l'architecte à hauts revenus. La règle est simple : l'économie à l'entrée vaut, en pratique, votre versement × TMI.
| BNC imposable | Plafond 154 bis | Éco. à 41 % | Éco. à 45 % |
|---|---|---|---|
| 60 000 € | 7 791 € | 3 194 € | 3 506 € |
| 90 000 € | 15 291 € | 6 269 € | 6 881 € |
| 110 000 € (cas type) | 20 291 € | 8 319 € | 9 131 € |
| 150 000 € | 30 291 € | 12 419 € | 13 631 € |
| ≥ 384 480 € (8 PASS) | 88 911 € (maximum) | 36 454 € | 40 010 € |
D'où sortent ces chiffres ? À 90 000 € : 9 000 + 15 % × (90 000 − 48 060) = 9 000 + 6 291 = 15 291 € de plafond. À 110 000 € : 11 000 + 15 % × 61 940 = 11 000 + 9 291 = 20 291 €. À 150 000 € : 15 000 + 15 % × 101 940 = 15 000 + 15 291 = 30 291 €. Et le maximum de 88 911 €est atteint à un bénéfice de 384 480 € (8 PASS). Plus votre BNC est élevé, plus la part venant de la majoration de 15 % gonfle : c'est l'effet de levier haut revenu.
La déduction ne baisse PAS vos cotisations sociales
Combien VOTRE BNC vous laisse-t-il déduire cette année ?
Un CGP indépendant calcule votre plafond 154 bis exact à partir de votre liasse 2035, votre économie nette à 41 ou 45 %, et le montant à verser pour écrêter votre tranche la plus chère sans assécher votre trésorerie.
Deux architectes, deux stratégies : Élodie et Marc
Prenons deux situations réelles, chiffrées euro par euro : une architecte à hauts revenus qui sature son plafond, un autre dont les revenus jouent aux montagnes russes. Les prénoms sont fictifs, mais les profils et les ordres de grandeur sont ceux d'architectes libéraux installés. Ces simulations figent les taux 2026 et supposent les conditions remplies ; elles ne valent pas conseil personnalisé.
Cas 1 — Élodie, architecte de 44 ans, 110 000 € de BNC (TMI 45 %) : saturer le plafond l'année du gros chantier
Plafond 154 bis : 10 % × 110 000 = 11 000 €, plus 15 % × (110 000 − 48 060) = 9 291 € → 20 291 €/an.
Versement choisi : 20 291 € (au plafond, l'année du gros chantier).
Économie d'IR : 20 291 × 45 % ≈ 9 131 €.
Effort net réel : 20 291 − 9 131 ≈ 11 160 € de poche pour 20 291 € placés à son nom.
Le levier du différé : à la retraite, sa pension CIPAV faible la fera probablement passer à une TMI de 30 %, voire 11 %. La part « versements » de son capital ressortira au barème des pensions à cette tranche basse, contre 45 % déduits à l'entrée : elle déduit à 45 % aujourd'hui pour ressortir autour de 30 % demain, et ces 15 points d'écart, c'est l'argent gagné. Pour Élodie, le PER coche toutes les cases.
Ce que le cas d'Élodie chiffre (et ce qu'il ne chiffre pas)
Cas 2 — Marc, 38 ans, revenus en dents de scie (95 000 € puis 52 000 €) : saturer puis moduler
La bonne année (95 000 €, TMI 41 %) : plafond = 9 500 + 15 % × (95 000 − 48 060) = 9 500 + 7 041 = 16 541 €. Marc sature pour écrêter sa tranche à 41 % → économie ≈ 6 782 €.
L'année creuse (52 000 €) : le plafond théorique tombe à 5 200 + 15 % × 3 940 = 5 791 €, mais Marc module et verse seulement le plancher de 4 806 € (ou rien) pour préserver sa trésorerie.
La leçon : comme le plafond 154 bis est non reportable, c'est « maintenant ou jamais » : les bonnes années, Marc charge ; les creuses, il lève le pied. C'est exactement le rôle de lissage qu'on détaille au §8 et dans lisser ses revenus en dents de scie d'architecte.
Élodie vs Marc : saturer une bonne année, moduler une creuse
ELODIE (TMI 45 %, 110 000 EUR) Plafond 20 291 -> verse 20 291 -> eco IR ~9 131 Effort net ~11 160 EUR/an => l'Etat finance pres de la moitie MARC (revenus en dents de scie) Bonne annee 95 000 (TMI 41 %) : plafond 16 541, sature -> eco ~6 782 Annee creuse 52 000 : module -> plancher 4 806 (ou rien) => 154 bis non reportable : on sature quand le revenu est haut
Le gain du PER vient de l'écart de tranche entre l'entrée (41-45 %) et la sortie (souvent 30 ou 11 %). Pour un revenu irrégulier, le plafond non reportable impose de saturer les bonnes années et de moduler les creuses : c'est l'outil de lissage par excellence de l'architecte.
Bonne année ou année creuse : combien verser cette année ?
On part de votre BNC réel et de votre tranche pour décider du bon montant : saturer le plafond l'année forte pour écrêter le 41-45 %, ou moduler l'année creuse. On cale le rythme sur vos chantiers, pas sur une grille toute faite.
Quel plafond selon votre structure : BNC, SELARL ou SELAS
La voie de déduction — donc le plafond — dépend de la façon dont votre rémunération est imposée, pas de l'enseigne sur votre porte. Trois cas de figure pour un architecte : l'entreprise individuelle en BNC au réel, la SELARL (gérant majoritaire, TNS) et la SELAS(président, assimilé salarié), qu'on récapitule juste après.
| Structure | Statut social | Rémunération imposée en | Plafond PER |
|---|---|---|---|
| BNC individuel (réel 2035) | TNS (CIPAV) | BNC | 154 bis (jusqu'à 88 911 €) |
| Gérant majoritaire de SELARL | TNS (CIPAV) | BNC (depuis CE 8/04/2025) | 154 bis sur le bénéfice BNC |
| Président de SELAS | Assimilé salarié | Traitements et salaires | 163 quatervicies (max 37 680 €, base 8 PASS N-1) |
| Micro-BNC | TNS (CIPAV) | BNC après abattement 34 % | 163 quatervicies (base après abattement) |
Deux décisions du Conseil d'État verrouillent ce tableau. La première, CE 8 décembre 2017 n° 409429, pose que la déduction de l'article 154 bis n'est admise que sur une rémunération imposée en BNC, jamais en traitements et salaires : c'est pourquoi le président de SELAS bascule sur le 163 quatervicies. La seconde, CE 8 avril 2025 n° 492154, confirme que la rémunération technique des associés de SEL est imposée en BNC (fin de l'abattement de 10 %) : conséquence favorableau gérant majoritaire de SELARL d'architecture, qui conserve l'accès au plafond 154 bis sur son bénéfice BNC.
Société d'architecture, SEL et SPFPL : le cadre
Plafond non utilisé : report, mutualisation et la spécificité du BNC
Voici une distinction capitale pour un architecte, et trop souvent négligée : selon la voie de déduction, un plafond non utilisé se reporte ou se perd. C'est elle qui dicte toute la stratégie de lissage (§8).
Voie 154 bis (BNC / SELARL) : NON reportable
Le plafond TNS de l'article 154 bis n'est NI reportable, NI mutualisable entre conjoints. La fraction que vous ne versez pas une année est définitivement perdue à la clôture de l'exercice. D'où la règle « maintenant ou jamais » : on sature les bonnes années, parce que le droit à déduction ne se rattrape pas.
Voie 163 quatervicies (SELAS / micro) : reportable
Le plafond du foyer (article 163 quatervicies) se reporte et se mutualise entre conjoints (case 6QR). Le report, longtemps de 3 ans, est porté à 5 ans pour les plafonds générés à compter de 2026 (LF 2026, non rétroactif). Une année sans versement n'est donc pas perdue par cette voie.
Pourquoi c'est décisif pour un architecte
Combien verser quand vos revenus sont en dents de scie
C'est la question de l'architecte, et c'est là que le PER prend tout son sens. Vos revenus ne sont pas linéaires : une année où deux gros chantiers se livrent, votre BNC explose et vous basculez à 45 % ; l'année suivante, entre deux projets, il retombe et votre tranche aussi. La règle de pilotage tient en une phrase : on sature les bonnes années, on module les creuses.
La bonne année (gros chantier livré, BNC élevé, TMI 45 %) : vous saturez le plafond 154 bis pour écrêter votre tranche la plus chère. Comme ce plafond n'est pas reportable, c'est « maintenant ou jamais » : le droit à déduction de cette année-là ne se rattrapera jamais. L'année creuse : vous modulez — vous versez le plancher de 4 806 € (toujours garanti) ou vous ne versez rien, pour ne pas assécher votre fonds de roulement. Le secret, c'est que vos versements sont libres : vous décidez le montant en fin d'exercice, une fois le bénéfice connu — jamais un mensuel rigide promis à un courtier, qui étrangle la trésorerie une mauvaise année.
La règle des bonnes et mauvaises années
Pour les revenus exceptionnels (une indemnité, une grosse opération ponctuelle), un autre mécanisme existe : le système du quotient de l'article 163-0 A du CGI, qui atténue la progressivité sur un revenu nettement supérieur à la moyenne des trois dernières années. Mais pour le lissage récurrent de votre activité, le PER reste l'outil le plus souple. Le pilotage pluriannuel global de votre fiscalité — tous impôts confondus — est traité dans architecte aux revenus en dents de scie : lisser sa fiscalité.
Micro-BNC ou réel : la voie de déduction change
Votre régime d'imposition change la voie de déduction — pas le principe. Dans les deux cas, l'économie reste « versement × TMI » ; seul le plafond se calcule différemment, et le PER n'est jamais réservé au réel.
Au réel (déclaration 2035)
Vous déduisez via l'article 154 bis, directement de votre bénéfice BNC : 10 % + 15 %, plancher 4 806 €, jusqu'à 88 911 €. C'est la voie la plus large — et celle de la quasi-totalité des architectes à hauts revenus, dont le BNC dépasse largement le seuil du micro.
Au micro-BNC
Le 154 bis ne s'applique pas (l'abattement de 34 % est réputé couvrir toutes les charges). Mais vous pouvez verser sur un PER et déduire du revenu global via l'article 163 quatervicies (base = bénéfice après abattement de 34 %). Cas plutôt réservé à un architecte débutant ou à petite structure.
Le seuil micro-BNC 2026
Aller plus loin : pourquoi le réel est presque toujours gagnant chez l'architecte
Récupérer son PER : capital ou rente, et la fiscalité de sortie 2026
Élodie déduit à 45 % pendant qu'elle exerce ; à la retraite, revenus en baisse, elle repasse à 30 % voire 11 %, et c'est tout le pari du dispositif. Encore faut-il regarder la fiscalité de sortie : elle diffère selon que vous récupérez votre épargne en capital ou en rente. La base : vous choisissez librement entre capital en une fois, capital fractionné, rente, ou un mix (article L. 224-5 du Code monétaire et financier).
La sortie en capital
Pour des versements déduits à l'entrée, le retrait en capital se lit en deux parts. La part « versements » est imposée au barème de l'IR dans la catégorie des pensions, mais sans l'abattement de 10 %. Beaucoup de simulateurs grand public se trompent ici : ils appliquent l'abattement de 10 % des salaires, qui ne joue pas pour la part versements d'un PER. Point en votre faveur : cette part versements échappe aux prélèvements sociaux, et le système du quotient (article 163-0 A) peut lisser une grosse sortie. La part « gains » est imposée au PFU de 31,4 %(12,8 % d'IR au titre de l'article 200 A + 18,6 % de prélèvements sociaux).
| Sortie en capital | Imposition IR | Prélèvements sociaux |
|---|---|---|
| Part « versements » (déduits à l'entrée) | Barème des pensions, sans abattement 10 % (quotient possible) | Exonérée |
| Part « gains » | PFU 12,8 % (option barème possible) | 18,6 % |
| Total sur les gains | — | PFU 31,4 % |
Les prélèvements sociaux du PER, c'est 18,6 % — et sur les gains seulement
La sortie en rente
En rente, pour des versements déduits, la rente est imposée comme une pension (rente viagère à titre gratuit, articles 79 et 158-5 du CGI), avec l'abattement de 10 %, plus les prélèvements sociaux. Pour un architecte qui veut compenser une pension CIPAV faible mais régulière, une rente PER joue exactement ce rôle : un revenu à vie qui s'ajoute à la pension. Un mix est souvent pertinent — un capital partiel pour un projet, une rente pour le complément mensuel.
Le PER ne gagne que si vous ressortez à une tranche plus basse
Avant de saturer le PER : sécuriser sa prévoyance Madelin
Un confrère qui se casse la jambe sur un chantier perd son revenu et sa capacité à alimenter son PER le même jour. C'est pourquoi les indemnités journalières et la rente d'invalidité Madelin passent avant le moindre euro de PER — d'autant que le socle invalidité-décès de la CIPAV reste souvent forfaitaire et insuffisant pour maintenir votre train de vie. La prévoyance Madelin bien calibrée, ajustée sur votre revenu réel, est donc le premier poste à boucler.
L'enveloppe prévoyance Madelin de l'architecte (2026)
PLAFOND PREVOYANCE / SANTE = 7 % x PASS + 3,75 % x benefice
(plafonne a 3 % de 8 PASS = 11 534 EUR)
Exemple : benefice 110 000 EUR
= 7 % x 48 060 + 3,75 % x 110 000
= 3 364 + 4 125
= 7 489 EUR (sous le plafond de 11 534 EUR)Cette enveloppe prévoyance / santé relève aussi de l'article 154 bis, mais elle est DISTINCTE du plafond retraite : elle ne grignote pas votre déduction PER. Pour un architecte à 110 000 € de bénéfice, elle autorise environ 7 489 € de cotisations prévoyance / santé déductibles. Volet perte d'emploi distinct : 1,875 % du bénéfice ou 2,5 % du PASS.
Le PER ne doit jamais évincer la prévoyance
Votre PER d'architecte en 5 décisions
Le PER est un excellent outil pour un architecte à hauts revenus — à condition de le poser au bon moment et dans le bon ordre. La CIPAV vous versera une fraction de ce que vous gagnez aujourd'hui : le reste, c'est votre épargne qui devra le produire. Voici la synthèse de la méthode.
| Décision | La règle pour l'architecte |
|---|---|
| 1. Le régime réel ouvre le 154 bis | Au réel (2035) ou gérant majoritaire de SELARL : plafond jusqu'à 88 911 €, bien plus large que le 163 quatervicies du président de SELAS |
| 2. Saturer les bonnes années, moduler les creuses | Plafond 154 bis non reportable : on charge quand le BNC est haut (41-45 %), on lève le pied les années creuses (plancher 4 806 €) |
| 3. Des versements libres | Revenus en dents de scie : on verse en fin d'exercice, montant ajusté à l'activité ; jamais un mensuel rigide |
| 4. Le PER baisse l'IR, pas les cotisations | Capitalisation par-dessus la CIPAV : aucun droit créé dans la caisse, assiette sociale inchangée (art. L. 131-6 CSS) |
| 5. Sortie 18,6 % sur les seuls gains | TMI déduite à 41-45 %, imposée plus bas à la retraite ; PS 18,6 % sur les gains uniquement, jamais 17,2 % |
L'essentiel à retenir
Optimiser votre PER d'architecte avec Quentin Hagnéré
Cabinet de Chambéry, 100 % indépendant. On sécurise d'abord votre prévoyance Madelin (indemnités journalières, invalidité), puis on dimensionne votre PER : plafond 154 bis exact sur votre BNC, économie d'impôt à 41 ou 45 %, et combinaison avec l'assurance-vie pour la part disponible. La prévoyance avant l'optimisation.

