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Guide architectes 202615 minMis à jour 25 juin 2026Plafond jusqu'à 88 911 €

PER architecte : combien déduire de votre BNC pour baisser l'impôt

Vos revenus d'architecte font les montagnes russes : une grosse année quand les chantiers se livrent, une année creuse ensuite. Et votre retraite CIPAV, elle, restera faible au regard de ce que vous gagnez. Le PER règle les deux : il écrête votre tranche à 41-45 % les bonnes années et reconstitue par capitalisation le revenu que la CIPAV ne servira pas. À 110 000 € de BNC, vous déduisez jusqu'à 20 291 €, soit près de 9 131 € d'impôt en moins à 45 %. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE PER ARCHITECTE 2026

Chiffrer votre plafond PER et votre économie d'impôt réelle

Audit de votre situation d'architecte libéral : plafond TNS art. 154 bis sur votre BNC, économie d'impôt à votre tranche (41 ou 45 %), pilotage du PER comme outil de lissage de vos revenus en dents de scie, et compensation d'une retraite CIPAV faible. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et calibrage avec votre expert-comptable.

  • Calcul de votre plafond 154 bis exact
  • Économie d'impôt à 41 / 45 % chiffrée
  • Lissage des bonnes et mauvaises années
  • Cabinet 100 % indépendant

BNC 110 000 € → PLAFOND

20 291 €

ÉCO. À 45 %

≈ 9 131 €

FORMULE 154 BIS

10 % + 15 %

PLANCHER GARANTI

4 806 €

PS GAINS PER 2026

18,6 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1L'ESSENTIEL·2 MIN

Le PER de l'architecte en 30 secondes : combien, comment, pour qui

Votre métier impose deux contraintes : des revenus en dents de scie (une grosse année quand les chantiers se livrent, un creux ensuite) et une retraite CIPAV qui restera faible au regard de ce que vous gagnez. Le PER est l'outil qui répond aux deux d'un coup. Grâce à un plafond réservé aux indépendants, l'article 154 bis du CGI, vous déduisez de votre bénéfice imposable un montant qui atteint environ 20 291 €/an pour un architecte à 110 000 € de BNC. À une tranche de 45 %, déduire 20 291 €, c'est près de 9 131 € d'impôt en moins dès cette année. Et le mécanisme tombe à pic pour un revenu irrégulier : les bonnes années, vous saturez le plafond pour écrêter votre tranche la plus chère ; les années creuses, vous modulez — un plancher de 4 806 € reste de toute façon garanti.

Le PER de l'architecte en 30 secondes

Concrètement, l'article 154 bis vous laisse déduire 10 % de votre bénéfice (dans la limite de 8 PASS) + 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS, avec un plancher de 4 806 € et un maximum de 88 911 €. L'outil prend tout son sens dès une TMI de 41 ou 45 % — la cible exacte de l'architecte à hauts revenus —, et l'économie à l'entrée vaut votre versement × votre tranche. Vous versez librement, au rythme de vos revenus en dents de scie : vous chargez les années fortes, vous levez le pied les creuses. À la sortie, en capital ou en rente, les prélèvements sociaux de 18,6 % ne frappent que les gains, jamais la part versements. Dernier point à garder en tête : le PER ne crée aucun droit CIPAV — il compense par capitalisation, sans rien ajouter dans la caisse.

Vous voulez d'abord savoir à quelle pension vous attendre, et pourquoi la CIPAV est si peu généreuse pour un architecte ? C'est le sujet de notre diagnostic complet de votre retraite CIPAV. Ici, on passe à la solution : combien déduire exactement, à quel rythme, et comment transformer la déduction en levier de lissage.

§ 2POURQUOI POUR VOUS·2 MIN

Le double levier : écrêter votre TMI maintenant, réparer la CIPAV demain

Le PER d'un architecte à hauts revenus tire son intérêt de deux leviers décalés dans le temps. Tout de suite, à 41 ou 45 % de tranche, chaque euro déduit vous fait économiser 41 ou 45 centimes d'impôt : la déduction capte directement votre tranche la plus chère. Plus tard, c'est un report d'imposition qui joue : vous déduisez à la TMI d'aujourd'hui (41-45 %), et la part versements de votre capital sera imposée à la TMI de demain — souvent bien plus basse, parce que votre pension chutera. C'est cet écart de tranche, entre vos années d'activité et votre retraite, qui fait gagner le PER.

Votre pension, justement, va chuter. L'architecte est affilié à la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse) au titre de l'article L. 640-1 du Code de la sécurité sociale : régime de base CNAVPL par points, et régime complémentaire par points. L'architecte fait partie des professions qui restent à la CIPAV après la réforme de 2018 (décret n° 2018-1048 du 28 novembre 2018) — jamais la CARMF, la CNBF ou une autre caisse. Et le rendement de ce régime complémentaire est notoirement faible au regard des cotisations versées : à hauts revenus, le taux de remplacement s'effondre. Le PER reconstitue, par capitalisation, le revenu de remplacement que la répartition CIPAV ne vous servira pas.

Le PER compense, il ne comble pas

Attention au mot juste : le PER ne rachète aucun point CIPAV et ne valide aucun trimestre. Le versement reste d'ailleurs dans l'assiette de vos cotisations CIPAV et URSSAF (art. L. 131-6 du CSS) : il ne baisse pas vos charges sociales d'un euro, seulement votre impôt sur le revenu. Le PER vient par-dessus la répartition, en capitalisation individuelle, pour combler par votre propre épargne l'écart que la CIPAV ne financera jamais. Il compense le trou de pension ; il ne le comble pas dans la caisse. Le détail chiffré de cette pension faible, c'est l'objet de notre guide diagnostic de la retraite CIPAV, et la stratégie complète pour la doubler dans compléter sa retraite CIPAV d'architecte.
Hagnéré Patrimoine

De combien votre retraite CIPAV a-t-elle vraiment besoin d'être complétée ?

Un CGP indépendant chiffre votre plafond 154 bis exact à partir de votre BNC, l'économie d'impôt à votre tranche, et la cible de complément réaliste face à une CIPAV faible — après avoir sécurisé votre prévoyance.

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§ 3LE PLAFOND·3 MIN

Combien vous pouvez déduire : le plafond TNS art. 154 bis

C'est l'avantage de l'indépendant sur le salarié : là où un salarié plafonne à 10 % de ses revenus (article 163 quatervicies), l'architecte en BNC au réel dispose d'un plafond spécifique TNS, l'article 154 bis du CGI, qui ajoute une seconde tranche à 15 %. Pour un haut revenu, cette seconde tranche fait toute la différence : elle gonfle le plafond bien au-delà de ce qu'un salarié peut déduire.

Le plafond TNS 2026 de l'architecte, du plancher au cas type

PLAFOND PER TNS = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
                + 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR

PLANCHER  = 10 % x 1 PASS                  = 4 806 EUR
MAXIMUM   (atteint a 8 PASS de benefice)   = 88 911 EUR

CAS TYPE  = 10 % x 110 000
          + 15 % x (110 000 - 48 060)
          = 11 000 + 9 291                 = 20 291 EUR

Pour un architecte à 110 000 € de BNC, la majoration de 15 % au-dessus du PASS apporte presque la moitié du plafond (9 291 €) : c'est l'effet haut revenu. Le plancher de 4 806 € prend le relais dès que 10 % du bénéfice lui est inférieur (soit en dessous de 48 060 € de bénéfice).

La base de calcul, c'est le bénéfice de votre déclaration 2035 (recettes encaissées moins charges déductibles), au titre de l'année N : le PASS retenu est celui de 2026 (48 060 €). Quatre repères à garder en tête :

Les repères 2026 du plafond TNS art. 154 bis pour un architecte. À hauts revenus, le plafond grimpe vite grâce à la majoration de 15 % au-dessus du PASS.
Repère 2026ValeurRôle pour l'architecte
PASS 202648 060 €Base de la formule (arrêté du 22/12/2025)
Plancher 154 bis4 806 €Déduction minimale garantie, même les années creuses
Cas type 110 000 € de BNC20 291 €10 % × 110 000 + 15 % × (110 000 − 48 060)
Maximum 154 bis88 911 €Atteint dès 384 480 € de bénéfice (8 PASS)

L'erreur fréquente : 88 911 €, pas 37 680 €

Ne confondez pas les deux plafonds. Le plafond TNS de l'article 154 bis (voie du BNC et du gérant majoritaire de SELARL) monte jusqu'à 88 911 € en 2026 — c'est celui d'un architecte au réel. Le plafond salarié de l'article 163 quatervicies (voie du président de SELAS, assimilé salarié) plafonne, lui, à 37 680 € (10 % de 8 PASS de l'année précédente, le 163 quatervicies se calculant sur les revenus N-1). Un architecte exerçant en BNC ou en gérant majoritaire de SELARL relève du premier, bien plus large : c'est un argument de plus pour le réel. On déroule la mécanique du plafond et ses pièges dans le PER du libéral : le plafond 154 bis et ses 3 pièges.

Un atout discret : le PER est hors du plafond des niches

La plupart des réductions et crédits d'impôt sont plafonnés ensemble à 10 000 €/an (article 200-0 A du CGI). Le PER déductible, lui, n'entre pas dans ce plafonnement : il agit en déduction du revenu, en amont, et non en réduction d'impôt. Vous pouvez donc cumuler votre déduction PER avec d'autres avantages — Girardin, FIP/FCPI, déficit foncier — sans rogner votre enveloppe de niches. Les autres leviers d'impôt de l'architecte sont détaillés dans la défiscalisation de l'architecte : 7 dispositifs.
§ 4CALCULATEUR·2 MIN

Votre déduction et votre économie d'impôt selon votre BNC

Ligne par ligne selon votre BNC : ce que vous pouvez déduire, et l'impôt économisé à 41 % et à 45 % — les deux tranches cibles de l'architecte à hauts revenus. La règle est simple : l'économie à l'entrée vaut, en pratique, votre versement × TMI.

Plafond TNS art. 154 bis et économie d'impôt sur le revenu selon le BNC, taux 2026, pour un versement saturant le plafond. L'économie réelle dépend de votre quotient familial : une partie du versement peut faire descendre la dernière tranche (45 % puis 41 %, voire 30 %). Lire « jusqu'à 41 % / 45 % du versement ».
BNC imposablePlafond 154 bisÉco. à 41 %Éco. à 45 %
60 000 €7 791 €3 194 €3 506 €
90 000 €15 291 €6 269 €6 881 €
110 000 € (cas type)20 291 €8 319 €9 131 €
150 000 €30 291 €12 419 €13 631 €
≥ 384 480 € (8 PASS)88 911 € (maximum)36 454 €40 010 €

D'où sortent ces chiffres ? À 90 000 € : 9 000 + 15 % × (90 000 − 48 060) = 9 000 + 6 291 = 15 291 € de plafond. À 110 000 € : 11 000 + 15 % × 61 940 = 11 000 + 9 291 = 20 291 €. À 150 000 € : 15 000 + 15 % × 101 940 = 15 000 + 15 291 = 30 291 €. Et le maximum de 88 911 € est atteint à un bénéfice de 384 480 € (8 PASS). Plus votre BNC est élevé, plus la part venant de la majoration de 15 % gonfle : c'est l'effet de levier haut revenu.

La déduction ne baisse PAS vos cotisations sociales

Le réflexe qu'on corrige le plus souvent : la déduction PER ne réduit que votre impôt sur le revenu. Vos cotisations CIPAV et URSSAF restent calculées sur le bénéfice avant déduction du PER (art. L. 131-6 du CSS) : elles ne baissent pas. L'économie est donc bien réelle, mais purement fiscale. Par ailleurs, ce que mesure cette table, c'est l'économie d'impôt, certaine et immédiate — pas la performance du PER une fois investi, qui dépend des supports choisis. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et le capital n'est pas garanti hors fonds en euros. Pour connaître votre économie à votre tranche exacte : le détail du calcul TMI par TMI.
Hagnéré Patrimoine

Combien VOTRE BNC vous laisse-t-il déduire cette année ?

Un CGP indépendant calcule votre plafond 154 bis exact à partir de votre liasse 2035, votre économie nette à 41 ou 45 %, et le montant à verser pour écrêter votre tranche la plus chère sans assécher votre trésorerie.

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§ 5CAS CONCRETS·3 MIN

Deux architectes, deux stratégies : Élodie et Marc

Prenons deux situations réelles, chiffrées euro par euro : une architecte à hauts revenus qui sature son plafond, un autre dont les revenus jouent aux montagnes russes. Les prénoms sont fictifs, mais les profils et les ordres de grandeur sont ceux d'architectes libéraux installés. Ces simulations figent les taux 2026 et supposent les conditions remplies ; elles ne valent pas conseil personnalisé.

Cas 1 — Élodie, architecte de 44 ans, 110 000 € de BNC (TMI 45 %) : saturer le plafond l'année du gros chantier

Élodie a 44 ans, exerce en agence individuelle, déclare son bénéfice au réel (déclaration 2035) à 110 000 € cette année (un gros chantier livré), et se situe dans la tranche à 45 %.

Plafond 154 bis : 10 % × 110 000 = 11 000 €, plus 15 % × (110 000 − 48 060) = 9 291 € → 20 291 €/an.
Versement choisi : 20 291 € (au plafond, l'année du gros chantier).
Économie d'IR : 20 291 × 45 % ≈ 9 131 €.
Effort net réel : 20 291 − 9 131 ≈ 11 160 € de poche pour 20 291 € placés à son nom.
Le levier du différé : à la retraite, sa pension CIPAV faible la fera probablement passer à une TMI de 30 %, voire 11 %. La part « versements » de son capital ressortira au barème des pensions à cette tranche basse, contre 45 % déduits à l'entrée : elle déduit à 45 % aujourd'hui pour ressortir autour de 30 % demain, et ces 15 points d'écart, c'est l'argent gagné. Pour Élodie, le PER coche toutes les cases.

Ce que le cas d'Élodie chiffre (et ce qu'il ne chiffre pas)

L'effort net de 11 160 € n'est pas une dépense : c'est une épargne récupérable à la retraite, à son nom, que les 9 131 € d'économie d'impôt rendent moins coûteuse à constituer. En revanche, les 20 291 € versés restent dans l'assiette de ses cotisations CIPAV et URSSAF : ses charges sociales ne baissent pas d'un euro (art. L. 131-6 du CSS). Et ces chiffres ne modélisent pas la croissance de son épargne : une fois investie, elle est exposée aux marchés.

Cas 2 — Marc, 38 ans, revenus en dents de scie (95 000 € puis 52 000 €) : saturer puis moduler

Marc, architecte de 38 ans, a des revenus en montagnes russes : 95 000 € de BNC l'an dernier (deux chantiers livrés), 52 000 € cette année (entre deux gros projets). Sa tranche oscille entre 41 % les bonnes années et 30 % les creuses.

La bonne année (95 000 €, TMI 41 %) : plafond = 9 500 + 15 % × (95 000 − 48 060) = 9 500 + 7 041 = 16 541 €. Marc sature pour écrêter sa tranche à 41 % → économie ≈ 6 782 €.
L'année creuse (52 000 €) : le plafond théorique tombe à 5 200 + 15 % × 3 940 = 5 791 €, mais Marc module et verse seulement le plancher de 4 806 € (ou rien) pour préserver sa trésorerie.

La leçon : comme le plafond 154 bis est non reportable, c'est « maintenant ou jamais » : les bonnes années, Marc charge ; les creuses, il lève le pied. C'est exactement le rôle de lissage qu'on détaille au §8 et dans lisser ses revenus en dents de scie d'architecte.

Élodie vs Marc : saturer une bonne année, moduler une creuse

ELODIE (TMI 45 %, 110 000 EUR)
Plafond 20 291  ->  verse 20 291  ->  eco IR ~9 131
Effort net ~11 160 EUR/an  =>  l'Etat finance pres de la moitie

MARC (revenus en dents de scie)
Bonne annee 95 000 (TMI 41 %) : plafond 16 541, sature -> eco ~6 782
Annee creuse 52 000           : module -> plancher 4 806 (ou rien)
=>  154 bis non reportable : on sature quand le revenu est haut

Le gain du PER vient de l'écart de tranche entre l'entrée (41-45 %) et la sortie (souvent 30 ou 11 %). Pour un revenu irrégulier, le plafond non reportable impose de saturer les bonnes années et de moduler les creuses : c'est l'outil de lissage par excellence de l'architecte.

Hagnéré Patrimoine

Bonne année ou année creuse : combien verser cette année ?

On part de votre BNC réel et de votre tranche pour décider du bon montant : saturer le plafond l'année forte pour écrêter le 41-45 %, ou moduler l'année creuse. On cale le rythme sur vos chantiers, pas sur une grille toute faite.

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§ 6STRUCTURE·2 MIN

Quel plafond selon votre structure : BNC, SELARL ou SELAS

La voie de déduction — donc le plafond — dépend de la façon dont votre rémunération est imposée, pas de l'enseigne sur votre porte. Trois cas de figure pour un architecte : l'entreprise individuelle en BNC au réel, la SELARL (gérant majoritaire, TNS) et la SELAS (président, assimilé salarié), qu'on récapitule juste après.

La voie de déduction du PER de l'architecte selon sa structure. Le 154 bis (le plus large) suppose une rémunération imposée en BNC ; le 163 quatervicies vise le président de SELAS et le micro-BNC.
StructureStatut socialRémunération imposée enPlafond PER
BNC individuel (réel 2035)TNS (CIPAV)BNC154 bis (jusqu'à 88 911 €)
Gérant majoritaire de SELARLTNS (CIPAV)BNC (depuis CE 8/04/2025)154 bis sur le bénéfice BNC
Président de SELASAssimilé salariéTraitements et salaires163 quatervicies (max 37 680 €, base 8 PASS N-1)
Micro-BNCTNS (CIPAV)BNC après abattement 34 %163 quatervicies (base après abattement)

Deux décisions du Conseil d'État verrouillent ce tableau. La première, CE 8 décembre 2017 n° 409429, pose que la déduction de l'article 154 bis n'est admise que sur une rémunération imposée en BNC, jamais en traitements et salaires : c'est pourquoi le président de SELAS bascule sur le 163 quatervicies. La seconde, CE 8 avril 2025 n° 492154, confirme que la rémunération technique des associés de SEL est imposée en BNC (fin de l'abattement de 10 %) : conséquence favorable au gérant majoritaire de SELARL d'architecture, qui conserve l'accès au plafond 154 bis sur son bénéfice BNC.

Société d'architecture, SEL et SPFPL : le cadre

La société d'architecture obéit à un cadre propre : la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 (art. 13) impose qu'une majorité du capital et des droits de vote soit détenue par des architectes. L'exercice en SEL et le recours à une SPFPL d'architectes sont prévus (décret n° 2016-876 du 29/06/2016, puis ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023, qui autorise une SPFPL à détenir jusqu'à 100 % d'une SEL) ; les quotités fines de détention restent à confirmer au cas par cas. L'arbitrage de structure se traite dans rester en BNC ou passer en SELARL d'architecture, et le montage SPFPL dans la holding SPFPL d'architecte.
§ 7REPORT·2 MIN

Plafond non utilisé : report, mutualisation et la spécificité du BNC

Voici une distinction capitale pour un architecte, et trop souvent négligée : selon la voie de déduction, un plafond non utilisé se reporte ou se perd. C'est elle qui dicte toute la stratégie de lissage (§8).

Voie 154 bis (BNC / SELARL) : NON reportable

Le plafond TNS de l'article 154 bis n'est NI reportable, NI mutualisable entre conjoints. La fraction que vous ne versez pas une année est définitivement perdue à la clôture de l'exercice. D'où la règle « maintenant ou jamais » : on sature les bonnes années, parce que le droit à déduction ne se rattrape pas.

Voie 163 quatervicies (SELAS / micro) : reportable

Le plafond du foyer (article 163 quatervicies) se reporte et se mutualise entre conjoints (case 6QR). Le report, longtemps de 3 ans, est porté à 5 ans pour les plafonds générés à compter de 2026 (LF 2026, non rétroactif). Une année sans versement n'est donc pas perdue par cette voie.

Pourquoi c'est décisif pour un architecte

La majorité des architectes à hauts revenus déduisent via le 154 bis (BNC réel ou gérant majoritaire de SELARL). Comme cette voie ne se reporte pas, le calendrier de vos versements compte autant que leur montant : il faut charger les années où le revenu est haut (gros chantier livré, tranche à 41-45 %) plutôt que d'étaler à l'aveugle. À l'inverse, un président de SELAS au 163 quatervicies a cinq ans pour se rattraper — il peut étaler sans rien perdre. Pour le détail du calcul, du report et de la mutualisation, voyez le plafond du PER en 2026 et le PER du TNS en 2026.
§ 8LISSAGE·3 MIN

Combien verser quand vos revenus sont en dents de scie

C'est la question de l'architecte, et c'est là que le PER prend tout son sens. Vos revenus ne sont pas linéaires : une année où deux gros chantiers se livrent, votre BNC explose et vous basculez à 45 % ; l'année suivante, entre deux projets, il retombe et votre tranche aussi. La règle de pilotage tient en une phrase : on sature les bonnes années, on module les creuses.

La bonne année (gros chantier livré, BNC élevé, TMI 45 %) : vous saturez le plafond 154 bis pour écrêter votre tranche la plus chère. Comme ce plafond n'est pas reportable, c'est « maintenant ou jamais » : le droit à déduction de cette année-là ne se rattrapera jamais. L'année creuse : vous modulez — vous versez le plancher de 4 806 € (toujours garanti) ou vous ne versez rien, pour ne pas assécher votre fonds de roulement. Le secret, c'est que vos versements sont libres : vous décidez le montant en fin d'exercice, une fois le bénéfice connu — jamais un mensuel rigide promis à un courtier, qui étrangle la trésorerie une mauvaise année.

La règle des bonnes et mauvaises années

Pour un architecte, le PER se pilote au rythme des chantiers : (1) attendez la fin de l'année pour connaître votre BNC réel et votre trésorerie ; (2) une année à deux chantiers livrés, versez le maximum pour écrêter le 41-45 % — le 154 bis ne se reporte pas ; (3) une année blanche entre deux concours, gardez votre cash : plancher de 4 806 € ou rien ; (4) constituez d'abord une épargne de précaution (3 à 6 mois de charges), car l'épargne PER est bloquée. Le versement libre transforme un outil rigide en arme de lissage.

Pour les revenus exceptionnels (une indemnité, une grosse opération ponctuelle), un autre mécanisme existe : le système du quotient de l'article 163-0 A du CGI, qui atténue la progressivité sur un revenu nettement supérieur à la moyenne des trois dernières années. Mais pour le lissage récurrent de votre activité, le PER reste l'outil le plus souple. Le pilotage pluriannuel global de votre fiscalité — tous impôts confondus — est traité dans architecte aux revenus en dents de scie : lisser sa fiscalité.

§ 9MICRO OU RÉEL·1 MIN

Micro-BNC ou réel : la voie de déduction change

Votre régime d'imposition change la voie de déduction — pas le principe. Dans les deux cas, l'économie reste « versement × TMI » ; seul le plafond se calcule différemment, et le PER n'est jamais réservé au réel.

Au réel (déclaration 2035)

Vous déduisez via l'article 154 bis, directement de votre bénéfice BNC : 10 % + 15 %, plancher 4 806 €, jusqu'à 88 911 €. C'est la voie la plus large — et celle de la quasi-totalité des architectes à hauts revenus, dont le BNC dépasse largement le seuil du micro.

Au micro-BNC

Le 154 bis ne s'applique pas (l'abattement de 34 % est réputé couvrir toutes les charges). Mais vous pouvez verser sur un PER et déduire du revenu global via l'article 163 quatervicies (base = bénéfice après abattement de 34 %). Cas plutôt réservé à un architecte débutant ou à petite structure.

Le seuil micro-BNC 2026

Le seuil de recettes du micro-BNC pour les prestations de services s'établit à 83 600 € en 2026, avec un abattement forfaitaire de 34 % (minimum 305 €). Au-delà, ou sur option, c'est le régime réel (déclaration contrôlée 2035). Pour un architecte à 110 000 € de BNC, la question ne se pose même pas : vous êtes au réel, donc au 154 bis. Rappel transverse : l'architecte est soumis à la TVA au taux normal de 20 % sur ses honoraires et ses missions de maîtrise d'œuvre, et récupère la TVA déductible sur ses achats et frais — sans rapport avec le calcul du PER, mais utile à garder en tête.

Aller plus loin : pourquoi le réel est presque toujours gagnant chez l'architecte

Au-delà du PER, le passage au réel se justifie souvent dès que vos charges réelles (loyer d'agence, logiciels de CAO, assurance décennale, sous-traitance, déplacements de chantier) dépassent l'abattement forfaitaire de 34 % du micro — ce qui arrive vite pour un architecte installé. Le réel ouvre alors à la fois la déduction de vos charges réelles et le plafond 154 bis le plus large pour le PER. Le raisonnement vaut pour toute profession libérale à hauts revenus : la mécanique est la même chez l'expert-comptable (autre profession au réel, mais affilié à la CAVEC et non à la CIPAV), et le panorama des charges déductibles est détaillé dans la liste complète des charges déductibles de l'architecte.
§ 10LA SORTIE·2 MIN

Récupérer son PER : capital ou rente, et la fiscalité de sortie 2026

Élodie déduit à 45 % pendant qu'elle exerce ; à la retraite, revenus en baisse, elle repasse à 30 % voire 11 %, et c'est tout le pari du dispositif. Encore faut-il regarder la fiscalité de sortie : elle diffère selon que vous récupérez votre épargne en capital ou en rente. La base : vous choisissez librement entre capital en une fois, capital fractionné, rente, ou un mix (article L. 224-5 du Code monétaire et financier).

La sortie en capital

Pour des versements déduits à l'entrée, le retrait en capital se lit en deux parts. La part « versements » est imposée au barème de l'IR dans la catégorie des pensions, mais sans l'abattement de 10 %. Beaucoup de simulateurs grand public se trompent ici : ils appliquent l'abattement de 10 % des salaires, qui ne joue pas pour la part versements d'un PER. Point en votre faveur : cette part versements échappe aux prélèvements sociaux, et le système du quotient (article 163-0 A) peut lisser une grosse sortie. La part « gains » est imposée au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR au titre de l'article 200 A + 18,6 % de prélèvements sociaux).

Fiscalité de sortie en capital du PER (versements déduits), taux 2026. Les 18,6 % de prélèvements sociaux ne frappent que les gains : la part versements en est exonérée.
Sortie en capitalImposition IRPrélèvements sociaux
Part « versements » (déduits à l'entrée)Barème des pensions, sans abattement 10 % (quotient possible)Exonérée
Part « gains »PFU 12,8 % (option barème possible)18,6 %
Total sur les gains—PFU 31,4 %

Les prélèvements sociaux du PER, c'est 18,6 % — et sur les gains seulement

Sur les gains, c'est 18,6 %, pas 17,2 %. Le détail : ces 18,6 % recouvrent la CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5 (depuis la LFSS 2026), ce qui porte le PFU à 31,4 %. Le taux de 17,2 % ne vaut, par liste limitative (art. L. 136-8 IV du CSS), que pour l'assurance-vie, les contrats de capitalisation et les revenus fonciers nus — jamais pour le PER. Et surtout : ces 18,6 % ne touchent que les gains ; la part « versements » du capital de sortie est exonérée de PS.

La sortie en rente

En rente, pour des versements déduits, la rente est imposée comme une pension (rente viagère à titre gratuit, articles 79 et 158-5 du CGI), avec l'abattement de 10 %, plus les prélèvements sociaux. Pour un architecte qui veut compenser une pension CIPAV faible mais régulière, une rente PER joue exactement ce rôle : un revenu à vie qui s'ajoute à la pension. Un mix est souvent pertinent — un capital partiel pour un projet, une rente pour le complément mensuel.

Le PER ne gagne que si vous ressortez à une tranche plus basse

Le PER est gagnant si votre TMI à l'entrée (41 ou 45 % en pleine activité) est supérieure à votre TMI à la sortie : c'est presque toujours le cas chez l'architecte, car la CIPAV verse peu et la chute de tranche à la retraite est nette. Vous déduisez haut, vous ressortez bas. Pour comparer la sortie capital/rente et l'arbitrage avec l'assurance-vie, voyez la fiscalité à la sortie du PER : capital ou rente et PER ou assurance-vie : que choisir selon votre profil. Le rôle de l'assurance-vie comme complément du PER et des SCPI pour un revenu régulier est détaillé à part.
§ 11PRIORITÉ·1 MIN

Avant de saturer le PER : sécuriser sa prévoyance Madelin

Un confrère qui se casse la jambe sur un chantier perd son revenu et sa capacité à alimenter son PER le même jour. C'est pourquoi les indemnités journalières et la rente d'invalidité Madelin passent avant le moindre euro de PER — d'autant que le socle invalidité-décès de la CIPAV reste souvent forfaitaire et insuffisant pour maintenir votre train de vie. La prévoyance Madelin bien calibrée, ajustée sur votre revenu réel, est donc le premier poste à boucler.

L'enveloppe prévoyance Madelin de l'architecte (2026)

PLAFOND PREVOYANCE / SANTE = 7 % x PASS + 3,75 % x benefice
                           (plafonne a 3 % de 8 PASS = 11 534 EUR)

Exemple : benefice 110 000 EUR
= 7 % x 48 060 + 3,75 % x 110 000
= 3 364 + 4 125
= 7 489 EUR (sous le plafond de 11 534 EUR)

Cette enveloppe prévoyance / santé relève aussi de l'article 154 bis, mais elle est DISTINCTE du plafond retraite : elle ne grignote pas votre déduction PER. Pour un architecte à 110 000 € de bénéfice, elle autorise environ 7 489 € de cotisations prévoyance / santé déductibles. Volet perte d'emploi distinct : 1,875 % du bénéfice ou 2,5 % du PASS.

Le PER ne doit jamais évincer la prévoyance

Bouclez d'abord une épargne de précaution (vos revenus sont irréguliers) et des garanties de prévoyance (indemnités journalières, rente d'invalidité) calibrées sur votre train de vie ; l'épargne PER vient ensuite. Saturer son PER en laissant un trou de prévoyance, c'est optimiser l'impôt en exposant l'essentiel : votre revenu et votre capacité même à épargner. Nous détaillons les garanties à viser dans la prévoyance Madelin du libéral, et la mécanique générale de la retraite dans la retraite de la profession libérale.
§ 12RÉCAP·1 MIN

Votre PER d'architecte en 5 décisions

Le PER est un excellent outil pour un architecte à hauts revenus — à condition de le poser au bon moment et dans le bon ordre. La CIPAV vous versera une fraction de ce que vous gagnez aujourd'hui : le reste, c'est votre épargne qui devra le produire. Voici la synthèse de la méthode.

Les 5 décisions du PER de l'architecte. L'économie d'impôt de l'année est certaine ; ce que rapportera ensuite l'épargne dépend des marchés.
DécisionLa règle pour l'architecte
1. Le régime réel ouvre le 154 bisAu réel (2035) ou gérant majoritaire de SELARL : plafond jusqu'à 88 911 €, bien plus large que le 163 quatervicies du président de SELAS
2. Saturer les bonnes années, moduler les creusesPlafond 154 bis non reportable : on charge quand le BNC est haut (41-45 %), on lève le pied les années creuses (plancher 4 806 €)
3. Des versements libresRevenus en dents de scie : on verse en fin d'exercice, montant ajusté à l'activité ; jamais un mensuel rigide
4. Le PER baisse l'IR, pas les cotisationsCapitalisation par-dessus la CIPAV : aucun droit créé dans la caisse, assiette sociale inchangée (art. L. 131-6 CSS)
5. Sortie 18,6 % sur les seuls gainsTMI déduite à 41-45 %, imposée plus bas à la retraite ; PS 18,6 % sur les gains uniquement, jamais 17,2 %

L'essentiel à retenir

Pour un architecte à TMI 41 ou 45 %, le PER est redoutablement efficace : à 45 %, l'État finance presque la moitié de votre versement. Vous déduisez jusqu'à 20 291 € à 110 000 € de BNC (≈ 9 131 € d'impôt en moins à 45 %), et vous captez l'écart de tranche quand la CIPAV — au rendement faible — fera chuter votre revenu à la retraite. Le tout en pilotant au rythme de vos chantiers : saturer les bonnes années, moduler les creuses, le plafond 154 bis ne se reportant pas. Dans tous les cas : prévoyance d'abord, versements libres, sortie à 18,6 % sur les seuls gains, et une combinaison d'enveloppes pour viser un vrai complément. La feuille de route patrimoniale complète : la gestion de patrimoine de l'architecte par tranche de revenu, et où placer le reste de votre épargne dans où placer son argent à 41 % de TMI.
Méthode documentée

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Sources et références légales

  • CGI — les deux plafonds de déduction du PER

    Art. 154 bis CGI (plafond TNS de l'architecte au réel : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS ; plancher 4 806 € ; maximum 88 911 € en 2026 ; non reportable et non mutualisable ; volet prévoyance et santé distinct : 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafonné à 3 % de 8 PASS, soit environ 11 534 €). Art. 163 quatervicies CGI (plafond du foyer, voie du président de SELAS et de l'architecte au micro-BNC ; mutualisation des conjoints case 6QR, report porté de 3 à 5 ans par la LF 2026). Art. 163-0 A CGI (système du quotient à la sortie en capital et sur les revenus exceptionnels). Art. 200-0 A CGI (le PER déductible est hors du plafonnement global des niches de 10 000 €). Art. 92 et 102 ter CGI (BNC, micro-BNC abattement 34 %, seuil 83 600 €). Doctrine : BOI-BIC-CHG-40-50-40-20, BOI-BNC-BASE-40-60-50-10 et -20, BOI-IR-BASE-20-50-20.

  • Réformes 2026 (LF / LFSS) et sortie du PER

    Loi n° 2026-103 du 19/02/2026 (LF 2026) : seuil micro-BNC porté à 83 600 €, report des plafonds 163 quatervicies de 3 à 5 ans pour les plafonds générés à partir de 2026 (non rétroactif), fin de la déductibilité des versements après 70 ans. Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : CSG sur le capital portée à 10,6 %, prélèvements sociaux sur les gains du PER à la sortie de 18,6 %, PFU de sortie de 31,4 % sur les gains (la part versements du capital étant exonérée de PS ; le taux de 17,2 % reste limité à l'assurance-vie, la capitalisation et le foncier nu — CSS art. L. 136-8 IV). Arrêté du 22/12/2025 : PASS 2026 = 48 060 € (8 PASS = 384 480 €, plancher 154 bis = 4 806 €). Sortie : art. 79, 158-5 et 200 A CGI, BOI-RSA-PENS-30-10-20, CMF art. L. 224-1, L. 224-2, L. 224-4 et L. 224-5.

  • Statut de l'architecte et caisse de retraite (CIPAV)

    L'architecte est une profession libérale réglementée, inscrite à l'Ordre des architectes (loi n° 77-2 du 03/01/1977, art. 13 pour la société d'architecture : majorité du capital et des droits de vote par des architectes). Il n'est pas officier ministériel : la cession de la clientèle et de l'agence est libre, sans droit de présentation. Il est affilié à la CIPAV (Caisse Interprofessionnelle de Prévoyance et d'Assurance Vieillesse — art. L. 640-1 du CSS) pour son régime de base CNAVPL et son régime complémentaire par points, et fait partie des professions qui restent à la CIPAV après la réforme de 2018 (décret n° 2018-1048 du 28/11/2018). Le rendement du régime complémentaire est notoirement faible au regard des revenus. Valeurs de point et de cotisations 2026 à vérifier sur lacipav.fr ; le détail de la pension est traité dans le guide diagnostic dédié. La TVA de l'architecte est soumise au taux normal de 20 % (BOI-TVA-LIQ-20-20).

  • Structure, cotisations et PER de l'architecte (SELARL / SELAS / SPFPL)

    Art. L. 131-6 CSS (le versement PER déduit reste dans l'assiette des cotisations TNS ; CIPAV, URSSAF — le PER ne crée aucun droit dans la caisse). CE 8 décembre 2017 n° 409429 (le 154 bis ne joue que sur une rémunération imposée en BNC) et CE 8 avril 2025 n° 492154 (rémunération technique des associés de SEL imposée en BNC, conséquence favorable au gérant de SELARL pour le 154 bis). Décret n° 2016-876 du 29/06/2016 et ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (exercice en SEL et SPFPL d'architectes ; une SPFPL peut détenir jusqu'à 100 % d'une SEL ; quotités fines à confirmer). Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (réintégration de la fraction des dividendes de SEL > 10 % via société interposée dans l'assiette des cotisations — principe, litige relatif à un chirurgien-dentiste). Loi PACTE n° 2019-486 du 22/05/2019 (création du PER, contrats Madelin fermés à la commercialisation au 01/10/2020, transférables).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le calcul de votre plafond de déduction et le dimensionnement de vos versements doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable. Les chiffres et taux cités sont à jour au 16 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les valeurs de cotisations et de point de la CIPAV sont indicatives et à vérifier sur lacipav.fr. L'existence d'une SPFPL d'architectes est établie, mais ses quotités fines de détention restent à confirmer au cas par cas. Le PER comporte un risque de perte en capital et son épargne est bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé.

Foire aux questions

Tout sur le PER de l'architecte libéral en 2026 plafond, économie d'impôt, lissage et sortie.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec les architectes : combien déduire selon son BNC, l'économie réelle à 41-45 %, comment piloter ses versements quand les revenus sont en dents de scie, le plafond selon la structure (BNC, SELARL, SELAS), le piège des cotisations CIPAV et la sortie. Réponses sourcées et à jour 2026.