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Guide radiologue 202614 minMis à jour 9 juin 2026Garde-fou SCM

Radiologue : faut-il placer la trésorerie de sa SELARL ou de sa SCM ?

Un radiologue exerce souvent dans une double structure : une SCM qui détient le plateau d'imagerie (IRM, scanner) et une SELARL qui facture les actes. Quand un excédent dort sur un compte, la première question n'est pas « quel rendement ? » mais « dans quelle société est cette trésorerie ? ». Car on ne place PAS la trésorerie d'une SCM : transparente et à prix coûtant, elle ne dégage par construction aucun bénéfice. Le bon véhicule, c'est la SELARL à l'IS — ou la SPFPL. Capi PM, SCPI, 0 prélèvement social, le grand tri et un cas chiffré. Par Hagnéré Patrimoine (ORIAS 23002291).

TRÉSORERIE DE RADIOLOGUE 2026

Placer la trésorerie de votre SELARL et savoir ce qui ne se place jamais en SCM

Audit de votre trésorerie excédentaire : le grand tri SCM / SELARL, capi PM, SCPI, private equity, régime mère-fille en SPFPL. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur, modélisation chiffrée et calibrage avec votre expert-comptable.

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Sur lettre de mission signée

  • Capi PM : frottement réel chiffré

ON NE PLACE PAS UNE SCM

0 €

PS DANS LA SOCIÉTÉ (IS)

0 %

SORTIE EN DIVIDENDES

31,4 %

CAPI PM (frottement)

≈ 0,94 %/an

CAS CHIFFRÉ

120 000 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE GRAND TRI·3 MIN

SCM ou SELARL : dans quelle société est votre trésorerie ?

L'essentiel en 30 secondes

Le piège n°1 du radiologue : vouloir placer la trésorerie de sa SCM. On ne le fait pas. La SCM est transparente (art. 239 quater A) et refacture les moyens à prix coûtant : elle ne dégage aucun bénéfice.
La règle en une phrase : on place la trésorerie de la SELARL d'exercice (à l'IS), ou de la SPFPL — jamais celle de la SCM.
Le bon outil : le contrat de capitalisation personne morale, ≈ 0,94 %/an de frottement, 0 prélèvement social.
Le garde-fou : un excédent qui dort en SCM n'est pas une trésorerie à placer, c'est une anomalie à régulariser — sous peine de perdre l'exonération de TVA (art. 261 B).

Votre expert-comptable vous signale 60 000, 100 000, parfois 150 000 € qui dorment sur les comptes de vos sociétés, et la tentation est grande de « les faire travailler ». Mais sur le placement de trésorerie, le radiologue est un cas à part. Là où un dermatologue ou un cardiologue n'ont en général qu'une SELARL, le radiologue exerce presque toujours dans une double structure : une SCM qui porte le plateau technique lourd (IRM, scanner, échographes, locaux, personnel), et une SELARL (parfois plusieurs, au sein d'un groupe d'imagerie) qui facture les actes. Avant même de parler rendement, la vraie question n'est donc pas « quel placement ? » mais : dans quelle société se trouve l'argent qui dort ? Mal répondre à cette question, ce n'est pas rater un point de rendement : c'est fragiliser toute la structure. Ce guide trace le grand tri, support par support, chiffres 2026 à l'appui.

La double structure typique du radiologue

La SCM (société civile de moyens) a un objet unique : mutualiser les moyens d'exercice — le matériel d'imagerie, les locaux, les secrétaires, les manipulateurs — et les refacturer aux associés à prix coûtant. Elle n'encaisse aucun honoraire de patient : elle ne fait que répartir des charges. La SELARL, à l'inverse, encaisse les actes, déduit ce que lui refacture la SCM, et dégage un résultat soumis à l'impôt sur les sociétés. C'est là, et seulement là, que naît une trésorerie excédentaire réellement disponible.

La règle en une phrase

S'il ne fallait retenir qu'une règle de ce guide, ce serait celle-ci : on place la trésorerie de la SELARL (ou de la SPFPL qui la coiffe), jamais celle de la SCM. Une SCM bien tenue n'a, par construction, aucune trésorerie excédentaire à placer : chaque euro qui y entre est une avance d'associé destinée à payer une charge commune. Si malgré tout son compte gonfle, ce n'est pas une opportunité de placement : c'est le signe d'un trop-perçu d'appels de fonds à restituer, ou pire, d'une marge prélevée sur les refacturations — laquelle est interdite et menace ses exonérations.

Garde-fou : peut-on placer la trésorerie d'une SCM ? Non.

Une SCM est fiscalement transparente (art. 239 quater A du CGI) et refacture ses moyens à prix coûtant : elle ne dégage ni bénéfice, ni trésorerie excédentaire à placer. Tout excédent durable sur son compte est anormal : soit un trop-perçu d'appels de fonds à rendre aux associés (via leur compte courant), soit une marge interdite à corriger. Dans les deux cas, on régularise, on ne place pas : y loger une SCPI, une assurance-vie ou un capi exposerait à une requalification et à la perte de l'exonération de TVA des refacturations.

SCM — mutualiser les moyens, pas placer

Objet : mettre en commun et refacturer à prix coûtant les moyens d'exercice (IRM, scanner, locaux, personnel). Fiscalité : transparente (art. 239 quater A), déclaration n° 2036, chaque associé imposé sur sa quote-part. Nature du « cash » : avances en compte courant des associés. Peut-on placer ? NON — aucun bénéfice ni excédent par construction.

SELARL d'exercice — la poche à placer

Objet : exercer la profession et facturer les actes. Fiscalité : impôt sur les sociétés (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà, art. 219). Nature du « cash » : résultat propre, après IS. Peut-on placer ? OUI — c'est elle (ou la SPFPL au-dessus) qui détient la trésorerie excédentaire et qui peut souscrire compte à terme, capi PM, SCPI.

§ 2LA SCM·4 MIN

La SCM : pourquoi elle ne dégage (et ne place) jamais de trésorerie

Si on ne place pas la trésorerie d'une SCM, c'est que son objet et son régime fiscal l'interdisent, l'un et l'autre. Reprenons les deux.

Un objet étroit et une transparence fiscale

La société civile de moyens trouve son origine dans l'article 36 de la loi n° 66-879 du 29 novembre 1966, qui l'a créée pour permettre aux professions libérales de mettre en commun locaux, matériel et personnel. Cette loi a été abrogée par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (en vigueur le 1er septembre 2024), qui reprend la définition de la SCM à son article 38 (texte identique à l'ancien art. 36) ; pour le surplus, la SCM reste une société civile de droit commun du Code civil. Son objet, lui, n'a pas changé : faciliter l'exercice, jamais le partage de bénéfices.

Sur le plan fiscal, la SCM est transparente (art. 239 quater A du CGI) : elle est hors du champ de l'impôt sur les sociétés et chaque associé est imposé sur sa quote-part de résultat, dans sa propre catégorie (à l'IR pour un praticien en BNC, à l'IS pour une SELARL associée). Elle dépose une simple déclaration de résultat n° 2036. Comme elle se contente de répartir des charges au coût réel, ce « résultat » est par nature nul ou négligeable : il n'y a rien à capitaliser.

La trésorerie d'une SCM n'est qu'une provision d'avances

D'où vient alors l'argent qu'on voit parfois s'accumuler sur le compte d'une SCM ? De ses associés. Les sommes versées sont des avances en compte courant destinées à régler les charges communes (loyer du plateau, maintenance des machines, salaires du personnel mutualisé), pas des recettes. Le solde créditeur est censé être remboursé en assemblée : la SCM n'a aucune vocation à thésauriser. Un compte qui gonfle durablement traduit donc un sur-appel de fonds (les associés ont trop versé) — ou, scénario à proscrire, une marge facturée au-delà du coût réel.

Doctrine : un produit financier serait extrait du résultat de la SCM

Le BOFiP est explicite (BOI-BNC-SECT-70-20) : les revenus mobiliers ou fonciers que percevrait une SCM « relèvent pour leur imposition de la catégorie qui leur est propre », la société étant regardée comme ayant des secteurs d'activité distincts. Autrement dit, un produit de placement logé dans une SCM serait extrait du résultat social et imposé à part : la SCM n'a, ni juridiquement ni doctrinalement, vocation à abriter une poche d'épargne. Le placement n'y a tout simplement pas sa place.

Au-delà de l'objet, c'est l'exonération d'IS elle-même qui est menacée

La SCM n'échappe à l'IS que tant qu'elle reste fidèle à son objet (BOI-IS-CHAMP-20-10-20). Si elle loue ses moyens à des tiers non associés, l'administration tolère ces recettes dans la limite de 10 % de ses recettes totales ; au-delà, c'est l'assujettissement à l'IS, avec les conséquences d'une cessation d'activité (art. 202 ter du CGI : imposition immédiate des bénéfices et des plus-values latentes). Dévoyer une SCM vers une activité financière ou locative lucrative ne fait pas que fragiliser son objet : cela peut lui faire perdre sa transparence et déclencher une imposition immédiate. Pour quelques milliers d'euros de rendement espéré, on risque l'imposition immédiate de toutes les plus-values latentes : le calcul ne tient pas.

La conclusion est donc nette : une trésorerie « excédentaire » durable en SCM n'est pas une opportunité, c'est une anomalie à régulariser. On ajuste les appels de fonds à la baisse, on apure les comptes courants des associés, on vérifie que les refacturations collent au coût réel. Et l'argent qu'on souhaite réellement faire travailler, on va le chercher là où il existe : dans la SELARL d'exercice.

§ 3TVA 261 B·2 MIN

TVA des refacturations de la SCM : l'exonération à préserver

En 30 secondes : pourquoi la TVA verrouille le débat

Les actes de radiologie sont exonérés de TVA (art. 261, 4, 1°), et les refacturations de moyens de la SCM le sont aussi (art. 261 B), mais sous une condition intangible : aucune marge, refacturation au coût exact. Or placer en SCPI ou en assurance-vie créerait un produit financier déconnecté de la refacturation au coût : la condition saute, l'exonération aussi. La TVA, à elle seule, suffit donc à interdire de « placer en SCM ».

Il y a une raison fiscale supplémentaire, et décisive, de ne jamais transformer une SCM en société de placement : cela ferait sauter une exonération précieuse, celle de la TVA sur les refacturations.

D'abord, les actes de radiologie eux-mêmes sont exonérés de TVA au titre des soins à la personne (art. 261, 4, 1° du CGI), dès lors qu'ils ont une finalité thérapeutique ou de prévention — ce qui couvre l'imagerie diagnostique. (Les actes purement esthétiques non thérapeutiques, marginaux pour un radiologue d'imagerie, peuvent eux être taxables : point à vérifier au cas par cas.)

Surtout, les refacturations de moyens par la SCM à ses associés sont elles aussi exonérées de TVA (art. 261 B du CGI ; BOI-TVA-CHAMP-30-10-40), mais sous trois conditions cumulatives : (1) les membres exercent une activité exonérée ou non assujettie ; (2) les services rendus concourent directement et exclusivement à ces opérations exonérées ; (3) les sommes réclamées correspondent exactement à la part de chaque membre dans les dépenses communes, sans aucune marge. Une tolérance existe : l'exonération est préservée tant que l'activité taxable de chaque membre reste inférieure à 20 % de ses recettes.

Loger un placement en SCM = perdre l'exonération de TVA

Point d'exactitude : depuis le 1er janvier 2023, l'exonération de l'art. 261 B suppose un groupement doté de la personnalité morale (l'ancienne tolérance du « groupement de fait » a disparu) : une SCM régulièrement immatriculée la conserve. Mais la condition d'absence de marge est intangible. Faire de la SCM une société qui place de la trésorerie (SCPI, assurance-vie, capi) reviendrait à lui faire générer un produit financier déconnecté de la refacturation au coût — une activité lucrative qui briserait la condition n° 3 et exposerait à la perte de l'exonération de TVA, en plus du risque de requalification et d'assujettissement à l'IS vu plus haut. Autrement dit, la condition d'absence de marge tombe — et l'exonération de TVA avec elle. C'est, après le risque d'IS, la deuxième raison fiscale de ne pas toucher à la trésorerie d'une SCM.
§ 4LA BONNE POCHE·4 MIN

La bonne trésorerie dans la bonne poche : SELARL, SPFPL ou holding

Une fois la SCM mise de côté (elle n'est pas une poche de placement), reste à choisir, pour la trésorerie de la SELARL, la bonne structure. C'est le second faux pas fréquent du radiologue en groupe d'imagerie : vouloir tout loger dans la SPFPL « parce qu'elle remonte les dividendes ». Sauf que la SPFPL n'est pas un tiroir-caisse libre : comme chaque structure du radiologue, elle a un objet bien délimité.

Le schéma de flux du radiologue, en clair

Actes facturés par la SELARL → résultat soumis à l'IS → dividendes remontés en franchise mère-fille vers la SPFPL → placements. En parallèle, la SCM appelle des fonds auprès des associés et leur refacture les moyens à prix coûtant : une boucle fermée, sans bénéfice ni placement. La trésorerie à investir descend toujours de la branche SELARL → SPFPL, jamais de la SCM.

La SELARL d'exercice : trésorerie de précaution

La SELARL dans laquelle vous exercez a pour objet l'exercice de la profession (ordonnance n° 2023-77). Elle peut tout à fait placer sa trésorerie d'exploitation et de précaution : compte à terme, fonds monétaire, voire un contrat de capitalisation de précaution. En revanche, y loger un placement patrimonial de long terme déconnecté de l'activité est plus fragile, au regard de l'objet social comme des règles de l'Ordre.

La SPFPL : objet exclusif, pas un coffre libre

La SPFPL (société de participations financières de profession libérale) a un objet exclusif (ordonnance n° 2023-77) : détenir des titres de SEL et exercer des activités accessoires destinées à ces sociétés. C'est l'outil idéal pour recevoir les dividendes de la SELARL en régime mère-fille et financer la croissance du groupe d'imagerie. Mais elle ne peut pas acheter librement une SCPI patrimoniale ou un fonds de private equity sans lien avec l'activité : ce n'est pas un coffre de placement libre.

La holding patrimoniale : le vrai coffre du long terme

Pour le patrimonial durable, on utilise une holding patrimoniale classique (souvent une SAS ou une SARL à l'IS), distincte de la SPFPL, à objet large. C'est elle qui loge sereinement SCPI, private equity et portefeuille diversifié. Pour le détail de ce véhicule, voyez comment loger SCPI et private equity dans une holding patrimoniale et, côté radiologue, structurer et investir ses dividendes en SPFPL de radiologue.

SELARL d'exercice — la poche de précaution

Place sa trésorerie d'exploitation et de précaution (compte à terme, monétaire, capi de précaution). Peut distribuer des dividendes. À éviter : le placement patrimonial de long terme déconnecté de l'activité, fragile au regard de l'objet et de l'Ordre.

SPFPL & holding — capter et capitaliser

La SPFPL a un objet exclusif (titres de SEL) : elle reçoit les dividendes en mère-fille mais n'est pas un coffre libre. La holding patrimoniale, à objet large et distincte de la SPFPL, est le véhicule du long terme : SCPI, private equity, portefeuille diversifié.

Le régime mère-fille : remonter les dividendes à ≈ 1,25 %

C'est l'outil clé de la SPFPL. Dès lors qu'elle détient au moins 5 % du capital de la SELARL et conserve les titres deux ans en pleine propriété (art. 145 du CGI), les dividendes remontés sont exonérés à 95 % : seule une quote-part de frais et charges de 5 % reste imposable (art. 216), soit un frottement effectif d'environ 1,25 % (5 % × 25 % d'IS). En intégration fiscale (détention d'au moins 95 %), la quote-part tombe à 1 %, soit ≈ 0,25 %. À comparer aux 31,4 % + cotisations TNS d'une distribution directe au praticien : la remontée en mère-fille est presque gratuite. Attention : ne confondez pas cette quote-part de 5 % avec la quote-part de 12 % des plus-values long terme sur titres de participation (art. 219 I a quinquies) — deux mécanismes distincts. Pour le choix mère-fille / intégration, voyez régime mère-fille ou intégration fiscale (5 % ou 1 % de quote-part).

Hagnéré Patrimoine

SCM, SELARL, SPFPL : on remet chaque euro dans la bonne poche

Un conseiller en gestion de patrimoine cartographie votre structure réelle (SCM, une ou plusieurs SELARL, SPFPL), repère ce qui est à régulariser et ce qui est réellement à placer, puis bâtit l'architecture — sans produit-maison, et en lien avec votre expert-comptable.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 5LES ENVELOPPES·4 MIN

Les enveloppes accessibles à une SELARL ou SPFPL à l'IS

La poche choisie, restent les enveloppes. On cale chaque euro sur sa date de sortie probable. La réserve de précaution d'abord : compte à terme et fonds monétaire, capital sécurisé, mobilisable vite. Vient le cœur de la trésorerie durable, le contrat de capitalisation personne morale, pour son différé fiscal. Et tout au bout, la part qu'on accepte d'immobiliser : SCPI pour le foncier, private equity ou FPCI pour la performance, avec le risque et l'illiquidité qui vont avec. Le détail des frais et la sélection support par support sont traités dans le guide pilier placer la trésorerie d'une SEL de profession libérale.

Les enveloppes d'une SELARL ou SPFPL à l'IS. Aucune ne supporte de prélèvement social tant que les fonds restent dans la société. À loger dans la SELARL, la SPFPL ou une holding — jamais dans la SCM.
EnveloppeHorizonLogiqueFiscalité IS
Compte à terme / fonds monétaireCourt (12-24 mois)Réserve de précaution, capital garanti sur le compte à termeIntérêts au résultat (15/25 %), 0 PS
Contrat de capitalisation PMMoyen / longCœur de la trésorerie, différé fiscalForfait 105 % TME ≈ 0,94 %/an, 0 PS
OPCVM / compte-titresMoyenDiversification, liquiditéMark-to-market annuel (209-0 A), sans différé
SCPI (PP ou usufruit temporaire)LongFoncier, amortissement de l'usufruitLoyers à l'IS, 0 PS au niveau société
Private equity / FPCILong (risque, illiquidité)Performance, diversificationPVLT 15 % après 5 ans (219 I a sexies-0 ter)

Capi PM ou compte à terme : l'horizon départage

Les deux supports « sûrs » ne jouent pas le même rôle. Le compte à terme offre un capital garanti et un rendement connu d'avance, avec des intérêts imposés à l'IS au fil de l'eau et des dépôts couverts par le FGDR jusqu'à 100 000 € par établissement : c'est la réserve de précaution, sur 12 à 24 mois. Le contrat de capitalisation personne morale, lui, vise le moyen-long terme : sa fiscalité forfaitaire crée un différé qui devient avantageux au-delà de cinq à huit ans (voir la section suivante). Le fonds monétaire, enfin, reste très liquide mais ses parts sont valorisées au marché chaque année (art. 209-0 A) : pas de différé. Pour la réserve de précaution, voyez le compte à terme 2026 ; pour le foncier, la SCPI en pleine propriété ou en usufruit temporaire.

Toujours hors de la SCM

Toutes ces enveloppes se logent dans la SELARL, la SPFPL (dans la limite de son objet) ou une holding patrimoniale. Jamais dans la SCM : y souscrire une SCPI ou un capi reviendrait à lui faire générer un produit financier hors de son objet, avec les conséquences de TVA et d'IS déjà décrites. Le private equity et les FPCI comportent par ailleurs un risque de perte en capital et d'illiquidité : ils ne conviennent qu'à une fraction de la trésorerie réellement durable.
§ 6CAPI PM·3 MIN

Le contrat de capitalisation PM : 105 % du TME, le différé fiscal

Le capi PM en 30 secondes

Ce que c'est : l'équivalent de l'assurance-vie pour une société (l'AV lui étant fermée).
Sa fiscalité : forfaitaire, 105 % du TME figé à la souscription, soit ≈ 0,94 %/an d'IS — connu d'avance.
Son atout : tout rendement au-delà du forfait capitalise en différé, sans IS additionnel jusqu'au rachat, et 0 prélèvement social.
Sa limite : aucun abattement de transmission (ni 990 I, ni 757 B) — mais il peut être donné ou démembré.

C'est le support que choisissent la plupart des SELARL de radiologie pour leur trésorerie durable, et il fonctionne à l'inverse de l'intuition. Le contrat de capitalisation est l'équivalent de l'assurance-vie pour une personne morale — l'assurance-vie lui étant fermée, faute de tête à assurer (Code des assurances, art. L. 132-1).

Sa fiscalité est forfaitaire et annuelle (art. 238 septies E du CGI) : chaque année, qu'il y ait rachat ou non, on intègre au résultat imposable une base égale à 105 % du dernier TME connu à la souscription (BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-10). Cette base est figée pour la durée du contrat ; elle est répartie en annuités progressives sur la durée (étalement actuariel, BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-20). Tout rendement réel supérieur à cette base forfaitaire capitalise en différé, et au rachat une régularisation évite la double imposition de ce qui a déjà été taxé forfaitairement.

Le frottement annuel du capi PM

Frottement annuel = 105 % x TME (souscription) x taux d'IS

Avec TME janvier 2026 = 3,58 % :
  base forfaitaire = 105 % x 3,58 %      ~ 3,76 %
  IS du a 25 %     = 3,76 % x 25 %       ~ 0,94 % / an

Prelevements sociaux                     = 0 % (societe a l'IS)

TME de 3,58 % (janvier 2026) retenu pour l'exemple, à figer au mois réel de souscription. Le frottement de ≈ 0,94 %/an est arrêté dès la souscription ; tout rendement réel au-delà de 3,76 % capitalise sans IS additionnel jusqu'au rachat. Aucun prélèvement social ne s'applique tant que les fonds restent dans la société.

Capi PM ≠ assurance-vie : pas d'abattement de transmission, mais on peut le donner

Une différence majeure pour la transmission : contrairement à l'assurance-vie, le contrat de capitalisation personne morale n'ouvre aucun abattement spécifique (ni 152 500 € de l'art. 990 I, ni 30 500 € de l'art. 757 B, réservés à l'assurance-vie des personnes physiques). À la transmission, sa valeur de rachat suit les droits de mutation de droit commun. En contrepartie, le contrat de capitalisation peut, lui, être donné ou démembré, ce que l'assurance-vie ne permet pas. Pour les très hauts patrimoines, une version luxembourgeoise existe : voyez le contrat de capitalisation luxembourgeois pour les hauts patrimoines.
§ 7LE CALCUL À 45 %·4 MIN

Capitaliser dans la société ou sortir : le calcul du radiologue à 45 %

La question que se pose le radiologue est simple : sortir cette trésorerie en dividendes maintenant, ou la laisser tourner dans la société ? Sortir, c'est subir trois coûts cumulés. Laisser, c'est n'en subir aucun avant le jour — peut-être lointain — où vous voudrez consommer cet argent en personne.

Le PFU d'abord, 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG 10,6 % depuis la LFSS 2026 + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %) — et non « la flat tax à 30 % » que répètent encore beaucoup de guides. S'y ajoute, pour le gérant majoritaire de SELARL relevant du régime des travailleurs non salariés (TNS), un coût social sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes d'émission et du compte courant (CSS art. L. 131-6 ; constitutionnalité du seuil validée par Cons. const. n° 2010-24 QPC du 6 août 2010). Un associé dirigeant assimilé salarié (SELAS) n'est pas concerné par cette réintégration. Et ces mêmes dividendes gonflent votre RFR, ce qui peut réveiller la CEHR et la CDHR. À l'inverse, une société à l'IS ne paie aucun prélèvement social sur ses placements.

100 € de trésorerie : sortir en dividendes vs capitaliser

SORTIR (dividendes)
  100 EUR distribues
  - PFU 31,4 %                          = -31,40 EUR
  - cotisations TNS (fraction > 10 %)   = cout social en sus
  - RFR augmente -> CEHR / CDHR possibles
  => il reste < 68,60 EUR a investir en perso

CAPITALISER (capi PM dans la societe)
  100 EUR places dans un capi PM
  - frottement IS annuel ~ 0,94 %       = -0,94 EUR / an
  - 0 prelevement social (art. L. 136-6/7)
  => 100 EUR continuent de travailler en entier

Le différé n'est pas une exonération : la sortie reste taxable plus tard. Mais tant que l'objectif n'est pas la consommation immédiate, capitaliser dans la société conserve une base d'investissement bien plus large, sans frottement social annuel.

La dualité des prélèvements sociaux 2026 (et pourquoi elle ne joue pas dans la société)

Depuis le 1er janvier 2026, deux taux de prélèvements sociaux coexistent à la sortie, côté personne physique. Mais retenez l'essentiel : cette dualité ne concerne JAMAIS le niveau de la société, où le taux est toujours de 0 %.

La dualité 18,6 % / 17,2 % ne joue qu'à la sortie en revenu de la personne physique. Tant que la trésorerie travaille dans la société à l'IS, aucun prélèvement social ne s'applique.
Revenu de la personne physiquePrélèvements sociauxFiscalité totale (PFU)
Dividendes, intérêts, PV mobilières, PEA, PER18,6 %31,4 % (12,8 % + 18,6 %)
Assurance-vie, capi (PP), foncier nu, PV immo, PEL ouverts avant 201817,2 % (maintenu)30 % (12,8 % + 17,2 %)
Produits financiers DANS une société à l'IS0 %IS seul (15 % puis 25 %)

Sur la fraction de dividendes excédant 10 %, la Cour de cassation a jugé que le coût social s'applique même lorsque les dividendes transitent par une SPFPL interposée (Cass. 2e civ., 19 octobre 2023, n° 21-20.366). À nuancer toutefois : une réponse ministérielle (QE n° 00418, JO Sénat du 27 février 2025) a précisé qu'il ne s'agit pas d'un arrêt de principe, l'espèce visant une interposition particulière. L'interposition d'une holding ne neutralise donc pas nécessairement ce coût : un argument de plus pour capitaliser plutôt que distribuer. Pour le détail, voyez dividendes de SEL et la fraction au-delà de 10 % cotisée TNS et radiologue en SEL : arbitrer entre salaire et dividendes.

Capitaliser n'augmente pas le RFR — mais c'est un report, pas une exonération

En ne sortant pas la trésorerie en dividendes, le radiologue ne gonfle pas son revenu fiscal de référence, ce qui modère la CEHR (art. 223 sexies : 3 % au-delà de 250 000 € de RFR pour un célibataire, 4 % au-delà de 500 000 €) et la CDHR (art. 224 : imposition minimale de 20 % du RFR), reconduite par la loi de finances 2026. Soyons honnêtes : c'est un report, pas une exonération — l'argent restera taxable à la sortie. Pour alléger durablement votre RFR, voyez comment réduire son revenu fiscal de référence de radiologue et la dualité dans les prélèvements sociaux 2026.
§ 8CAS CHIFFRÉ·4 MIN

Cas chiffré : un radiologue avec 120 000 € de trésorerie à placer

Dr Karim, radiologue libéral en groupe d'imagerie, nous a posé exactement cette question l'an dernier (dossier anonymisé). Une SCM porte le plateau (IRM, scanner) et une SELARL facture les actes. Après avoir constitué sa réserve de précaution, sa SELARL dispose de 120 000 € d'excédent durable. TMI 45 %, RFR déjà dans le champ de la CDHR. Que faire de ces 120 000 € ? — à titre d'illustration, pas de recommandation personnalisée.

Sortir les 120 000 € en dividendes ampute la base d'au moins 37 680 € avant même les cotisations TNS et l'effet RFR. Capitaliser dans la société conserve les 120 000 € entiers, pour un frottement d'environ 1 128 € la première année.
OptionSortir 120 000 € en dividendesCapitaliser dans la SELARL / SPFPL
PFU 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS)− 37 680 €0 € (rien n'est distribué)
Cotisations TNS (fraction > 10 %)coût social en sus0 €
Impact RFR → CEHR / CDHRaggravation possibleaucun (RFR inchangé)
Base qui continue de travailler≈ 82 320 € (avant cotisations)120 000 € (intacts)
Frottement annuel sur la base placéeselon le placement perso choisi≈ 1 128 €/an en capi PM, 0 PS

Le calcul ne laisse pas de place au doute. En sortant, Dr Karim ne replace que ≈ 82 320 € (et même moins après cotisations), sur lesquels son épargne personnelle devra ensuite produire un rendement — déjà amputé de 30 à 31,4 % de fiscalité. En capitalisant, les 120 000 € restent entiers et ne frottent qu'environ 1 128 € la première année dans un capi PM, sans aucun prélèvement social. Dès le départ, ce sont près de 37 680 € de base en plus qui travaillent ; sur huit ans, cet écart de départ et l'absence de PS annuel se cumulent. Conclusion : on ne sort que ce qu'on consomme ; le reste capitalise dans la société.

Cas garde-fou — Dr Sophie, « 60 000 € qui dorment » sur le compte de la SCM

Dr Sophie, radiologue, s'étonne que la SCM du cabinet ait 60 000 € sur son compte et demande comment les placer. La bonne réponse n'est pas « en SCPI » ou « en assurance-vie » : ces 60 000 € ne sont pas une trésorerie à placer mais un trop-perçu d'appels de fonds (soldes créditeurs des comptes courants d'associés). L'action correcte : régulariser — ajuster les appels de fonds à la baisse, rembourser les comptes courants en assemblée, vérifier la stricte refacturation au coût. Y loger un placement transformerait la SCM en société lucrative : requalification, perte de l'exonération de TVA (art. 261 B) et risque d'assujettissement à l'IS (tolérance 10 %, art. 202 ter). On régularise, on ne place pas.

Bonus — la mère-fille en action dans le groupe d'imagerie

Imaginons que la SPFPL du groupe reçoive 100 000 € de dividendes de la SELARL d'imagerie en régime mère-fille. La quote-part de frais et charges de 5 % rend imposables 5 000 €, soit un IS de 1 250 € à 25 % : un frottement effectif de 1,25 %. Il reste 98 750 € placés dans la holding, quasi sans frottement — à comparer aux 31 400 € de coût si ces 100 000 € avaient été sortis directement en perso (PFU 31,4 %). En intégration fiscale (≥ 95 %), la friction tomberait même à ≈ 0,25 %.

Note de méthode : ces chiffres sont des illustrations, pas des promesses

Les montants ci-dessus reposent sur des hypothèses (TME figé à 3,58 %, IS à 25 %, capital et structure donnés) et servent à illustrer une mécanique, non à garantir un résultat. Le frottement du capi PM (≈ 0,94 %/an) est robuste car forfaitaire ; le rendement des supports (fonds euros, unités de compte, SCPI, private equity) ne l'est jamais et comporte un risque de perte en capital et d'illiquidité. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Toute projection doit être recalculée sur votre situation réelle, avec votre expert-comptable.
§ 9VIGILANCE 2026·4 MIN

Les 4 pièges 2026 que les guides datés ignorent

Beaucoup d'articles sur le placement de trésorerie datent de 2023 ou 2024 et passent à côté de quatre points devenus déterminants pour le radiologue.

Piège 1 : croire qu'on peut placer la trésorerie d'une SCM

C'est l'erreur fondatrice, propre au radiologue. La SCM est transparente (art. 239 quater A), refacture à prix coûtant et ne dégage aucun bénéfice : il n'y a, par construction, rien à y placer. Y loger une SCPI, une assurance-vie ou un capi entraînerait une requalification en activité lucrative, la perte de l'exonération de TVA (art. 261 B) et un risque d'assujettissement à l'IS (au-delà de la tolérance de 10 %, art. 202 ter). Un excédent en SCM se régularise, il ne se place pas.

Piège 2 : les dividendes coûtent 31,4 %, pas 30 %

Depuis la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025), la CSG sur les revenus du capital est passée de 9,2 % à 10,6 %. Les prélèvements sociaux sur les dividendes et les intérêts atteignent donc 18,6 %, et le PFU global 31,4 % — et non « la flat tax à 30 % ». Seules l'assurance-vie, la capitalisation (en personne physique) et les revenus fonciers restent à 17,2 % de prélèvements sociaux. Cette dualité est expliquée dans prélèvements sociaux 2026 : la dualité 18,6 % / 17,2 %.

Piège 3 : confondre le capi PM et l'assurance-vie

L'assurance-vie est fermée aux personnes morales (Code des assurances, art. L. 132-1) : une société ne peut souscrire qu'un contrat de capitalisation. Et ce capi PM n'ouvre aucun abattement de transmission (ni 152 500 € de l'art. 990 I, ni 30 500 € de l'art. 757 B) : sa valeur de rachat suit les droits de mutation de droit commun. Croire qu'on loge une « assurance-vie de société » avec ses abattements est un contresens fréquent.

Piège 4 : croire que la SPFPL est un coffre de placement libre

La SPFPL a un objet exclusif (ordonnance n° 2023-77) : détenir des titres de SEL, pas placer librement en SCPI ou en private equity. Loger un actif patrimonial déconnecté de l'activité dans la SPFPL fragilise son objet. Le patrimonial de long terme va dans une holding patrimoniale distincte. (À noter aussi : l'IS réduit à 15 % s'applique jusqu'à 42 500 € de bénéfice — pas 100 000 € comme le suggèrent des propositions non promulguées.)

Les 4 pièges en un coup d'œil

1. On ne place jamais la trésorerie d'une SCM (transparence + requalification + perte TVA 261 B).
2. Dividendes 2026 = 31,4 % (PS 18,6 %), pas 30 % ; 17,2 % seulement AV / capi PP / foncier.
3. Assurance-vie fermée aux PM ; le capi PM est sans abattement 990 I / 757 B.
4. SPFPL = objet exclusif ; le patrimonial long terme va en holding distincte. IS à 15 % = jusqu'à 42 500 €.

Reste un point propre à votre métier. Le radiologue demeure tenu à une gestion prudente, et les produits financiers de la société ne doivent jamais devenir son activité réelle : votre métier reste le diagnostic, et la gestion de la trésorerie ne doit jamais en devenir l'accessoire visible — c'est aussi ce qui protège votre structure du risque de requalification déontologique. Concrètement : chaque euro dans la poche qui correspond à son objet, des supports calés sur l'horizon, et tout démembrement ou apport en compte courant validé avec votre expert-comptable et dans le respect des règles de l'Ordre. C'est exactement le rôle d'un conseiller en gestion de patrimoine : aucun produit-maison à vous vendre, et aucune promesse de rendement. Pour la vision d'ensemble, voyez la stratégie patrimoniale globale du radiologue, et pour les professions voisines, placer la trésorerie d'une société de médecin spécialiste ou la trésorerie de SELARL d'un chirurgien.

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Sources et références légales

  • La SCM : transparence et exonérations

    Art. 239 quater A CGI (transparence fiscale de la SCM, déclaration n° 2036). Art. 38 de l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui reprend la définition de la SCM de l'ancien art. 36 de la loi n° 66-879 du 29 novembre 1966 (mise en commun de moyens) ; pour le surplus, société civile de droit commun. Art. 261 B CGI et BOI-TVA-CHAMP-30-10-40 (exonération de TVA des refacturations, 3 conditions cumulatives, personnalité morale requise depuis 2023). Art. 261, 4, 1° CGI (exonération des actes de radiologie). Art. 202 ter CGI (cessation si assujettissement à l'IS). Doctrine : BOI-BNC-SECT-70-20, BOI-IS-CHAMP-20-10-20.

  • Contrat de capitalisation et placements à l'IS

    Art. 238 septies E CGI (prime forfaitaire annuelle de 105 % du TME pour le contrat de capitalisation d'une personne morale à l'IS). Art. 209-0 A CGI (OPCVM et monétaires valorisés au marché chaque année). Art. 219 CGI (IS à 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà ; I a sexies-0 ter : FCPR/FPCI au taux réduit de 15 % après 5 ans). Code des assurances art. L. 132-1 (l'assurance-vie suppose une tête à assurer : fermée à une personne morale). Doctrine : BOI-BIC-PDSTK-10-20-60-10 et -20.

  • Structures du radiologue (SELARL, SPFPL, holding) et mère-fille

    Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (JORFTEXT000047106119), en vigueur le 1er septembre 2024 : refonte du droit des SEL et SPFPL, objet exclusif de la SPFPL ; elle abroge les lois n° 66-879 du 29 novembre 1966 et n° 90-1258 du 31 décembre 1990. Art. 145 et 216 CGI (mère-fille : 95 % exonérés, quote-part de 5 %, soit ≈ 1,25 % à 25 % d'IS ; 1 % en intégration) ; doctrine BOI-IS-BASE-10-10-20. Art. 13, 5° et 669 II CGI (usufruit temporaire de SCPI).

  • Cotisations sociales, transmission et hauts revenus

    CSS art. L. 136-6 et L. 136-7 (CSG/CRDS dues par les personnes physiques : une société à l'IS n'y est pas assujettie sur ses placements). CSS art. L. 131-6 et L. 136-3 (réintégration des dividendes de SEL excédant 10 % du capital dans l'assiette TNS ; Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366, y compris via SPFPL, à nuancer avec la RM QE n° 00418 du 27/02/2025 ; Cons. const. n° 2010-24 QPC du 06/08/2010). Art. 223 sexies (CEHR) et 224 (CDHR) CGI. Art. 990 I et 757 B CGI (abattements d'assurance-vie, inapplicables au capi PM).

  • Réformes 2026 (LF / LFSS)

    Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : CSG sur le capital portée à 10,6 %, prélèvements sociaux à 18,6 % sur dividendes et intérêts (PFU global 31,4 %), maintien à 17,2 % pour l'assurance-vie et le contrat de capitalisation. Loi n° 2026-103 du 19/02/2026 (LF 2026) : reconduction de la CDHR (art. 224 CGI). TME de référence : 3,58 % en janvier 2026 (Banque de France), à figer au mois réel de souscription.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La structuration d'une SCM, le choix de la poche (SELARL, SPFPL, holding), de l'enveloppe et tout démembrement ou plan d'amortissement doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable et dans le respect des règles de votre Ordre. Les chiffres et taux cités sont à jour au 9 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence, niveau du TME). Les placements évoqués comportent un risque de perte en capital et d'illiquidité ; les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Aucune promesse de rendement n'est faite.

Foire aux questions

Tout sur la trésorerie du radiologue, entre SCM et SELARL le grand tri, les bonnes poches, la fiscalité IS.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : peut-on placer une SCM, que faire d'un excédent qui dort, capi PM ou compte à terme, faut-il une SPFPL, quel impact sur le RFR. Réponses sourcées et à jour 2026.