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Guide radiologues 202621 minMis à jour 25 juin 2026Page hub hauts revenus

Défiscalisation du radiologue : comment réduire des impôts qui explosent

Vous êtes radiologue, votre bénéfice dépasse souvent 300 000 à 600 000 €, et le jour où votre scanner et votre IRM finissent d'être amortis, votre bénéfice imposable bondit : vous laissez près de la moitié de chaque euro marginal au fisc. Et les « produits de défisc » qu'on vous propose chaque automne ne réduisent presque plus rien — parce que vos réductions d'impôt sont plafonnées à 10 000 € par an et ne baissent pas votre revenu fiscal de référence, sur lequel se calculent la tranche à 45 %, la CEHR et la CDHR (cet impôt minimum de 20 % du revenu de référence, qui reprend les réductions dès que votre impôt passe sous ce plancher). À ce niveau, on ne joue plus le taux : on joue l'assiette et le report. On va trier ensemble les leviers qui tiennent encore — PER jusqu'à 88 911 €, SEL à l'IS et SPFPL, immobilier d'assiette, apport-cession — la place exacte de votre SCM de groupe d'imagerie, et un cas chiffré à 500 000 €. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE RADIOLOGUE 2026

Faire le tri de votre défisc et piloter votre RFR sous les seuils

Audit de votre situation de radiologue à très hauts revenus : plafond PER 154 bis, bascule SEL / IS et SPFPL, place exacte de votre SCM de groupe, apport-cession 150-0 B ter, immobilier d'assiette (MH, déficit foncier, nue-propriété), et calibrage face à la CEHR et à la CDHR. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur, modélisation chiffrée avec votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Plafond PER 154 bis exact
  • La place exacte de votre SCM
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur

Sur lettre de mission signée

  • Calcul de votre exposition CEHR / CDHR
  • Stratégie report vs réduction d'assiette

TMI CIBLE

45 %

CDHR — IMPÔT MINIMUM

20 % du RFR

PER DÉDUCTIBLE MAX

88 911 €

PLAFOND DES NICHES

10 000 €

IS CAPITALISÉ

15 / 25 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE DIAGNOSTIC·3 MIN

Combien d'impôt paie vraiment un radiologue en 2026 ?

L'essentiel en 30 secondes

Le constat d'abord : à 45 % de TMI, avec la CEHR (article 223 sexies) et surtout la CDHR (article 224, impôt minimum de 20 % du RFR), la moitié des produits de défiscalisation pèsent peu — ils sont plafonnés (niches à 10 000 €) et ne baissent pas votre RFR ; la CDHR, elle, ne les reprend que si votre impôt, réductions déduites, tombe sous 20 % de votre revenu de référence, ce qui n'arrive pas à un revenu BNC imposé au barème. Une fois ce constat posé, la grille de lecture s'inverse : on privilégie le report (bénéfice laissé dans une SEL à l'IS, apport-cession 150-0 B ter), puis la réduction d'assiette (PER jusqu'à 88 911 €, déficit foncier, Monuments Historiques, nue-propriété), et loin derrière, la réduction d'impôt — les seuls leviers qui font baisser le RFR lui-même. Au bout du compte, ce qui pilote tout, ce n'est jamais le taux affiché d'un avantage, mais votre revenu fiscal de référence (article 1417 du CGI). Tout ce guide déroule ce tri, cas chiffrés à l'appui.

Un radiologue libéral — qui exploite scanner, IRM, échographe, mammographe, le plus souvent en groupe d'imagerie — dégage des revenus qui le placent presque mécaniquement dans la tranche à 45 % de l'impôt sur le revenu (article 197 du CGI), au-delà d'environ 181 917 € par part. Mais raisonner sur le seul taux marginal vous ferait passer à côté de l'essentiel : à votre niveau, l'impôt ne se résume pas au barème. Il s'empile.

Quatre étages, qui s'empilent. D'abord le barème, jusqu'à 45 %. Par-dessus, les prélèvements sociaux sur vos revenus du capital (17,2 % ou 18,6 % selon le support, on y revient). Puis la CEHR, la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (article 223 sexies), qui frappe le revenu fiscal de référence au-delà de 250 000 €. Et, celle qui change tout en 2026, la CDHR (article 224) : un impôt minimum de 20 % du RFR. Le tableau ci-dessous met cet empilement à plat.

L'empilement fiscal du radiologue à très hauts revenus en 2026. La CDHR n'ajoute rien tant que l'impôt, réductions déduites, reste au-dessus de 20 % du revenu de référence, ce qui est le cas d'un revenu BNC imposé au barème.
ÉtageTexteBase de calculTaux / seuil 2026
IR au barèmeart. 197 CGIRevenu net imposable par part0 / 11 / 30 / 41 / 45 % — tranche à 45 % > ~181 917 €/part
CEHRart. 223 sexies CGIRevenu fiscal de référence3 % de 250 k€ à 500 k€, 4 % au-delà (célibataire) ; 500 k€ / 1 M€ (couple)
CDHRart. 224 CGIRFR retraitéImpôt minimum de 20 % si RFR > 250 k€ (seul) / 500 k€ (couple)
Prélèvements sociauxLFSS 2026Revenus du capital, selon support17,2 % (foncier, AV) ou 18,6 % (PER, FPCI, dividendes)

Ce qui compte, ce n'est donc pas votre taux marginal, c'est votre revenu fiscal de référence, qui sert d'assiette à la CEHR et au plancher de 20 % de la CDHR. Au barème, votre impôt reste au-dessus de ce plancher : ce qui limite les produits de défiscalisation qu'on vous propose, c'est surtout le plafond des niches et le fait qu'ils ne baissent pas le RFR, et c'est précisément ce que ce guide va trier. Pour le panorama d'ensemble du libéral fortement imposé, voyez la profession libérale à hauts revenus face à l'impôt et, côté médecin, le médecin spécialiste dans la tranche à 45 %.

Le piège du matériel amorti : le saut d'impôt qui surprend tout le monde

Voici la spécificité qui vous distingue d'un autre spécialiste, et qui donne son titre à ce guide. Pendant la phase d'équipement, l'amortissement linéaire de votre scanner ou de votre IRM (sur une durée d'usage de l'ordre de sept ans, porté sur la déclaration 2035) écrase déjà fortement votre bénéfice imposable : l'impôt reste contenu. Mais une fois le matériel entièrement amorti, cette charge disparaît : à activité constante, votre bénéfice imposable bondit, et vous basculez d'un coup en plein dans le 45 % + la CEHR + la CDHR. C'est exactement là que la défiscalisation patrimoniale doit prendre le relais de l'amortissement comptable. On y revient en détail en section 4.
§ 2LA CONTRAINTE·4 MIN

La CDHR et la CEHR : les deux plafonds qui changent tout

Deux contraintes commandent toute votre optimisation. Ce sont elles qui séparent les leviers qui tiennent de ceux qui ne servent plus à rien. La seconde, la CDHR, est celle qui a tout changé pour un radiologue à hauts revenus.

La CEHR (article 223 sexies du CGI) : la surtaxe permanente

La contribution exceptionnelle sur les hauts revenus existe depuis 2012. Malgré son nom, elle est permanente. Elle frappe le revenu fiscal de référence (RFR), sans quotient familial : 3 % sur la fraction de RFR comprise entre 250 000 € et 500 000 € pour un célibataire (entre 500 000 € et 1 000 000 € pour un couple), puis 4 % au-delà. Un mécanisme de lissage existe pour les revenus exceptionnels. Retenez surtout ceci : son assiette est le RFR, donc tout ce qui abaisse votre RFR abaisse mécaniquement la CEHR.

La CDHR (article 224 du CGI) : l'impôt minimum de 20 % du RFR

C'est elle qui rebat les cartes. La contribution différentielle sur les hauts revenus garantit que votre imposition globale atteigne au moins 20 % de votre revenu fiscal de référence retraité, dès que ce RFR dépasse 250 000 € (célibataire) ou 500 000 € (couple). Si votre impôt « normal » (IR au barème + part forfaitaire de l'IR + CEHR + certaines majorations) tombe en dessous de ce seuil de 20 %, la CDHR vient combler la différence. C'est, littéralement, un impôt plancher. À la différence de la CEHR, elle est réservée aux résidents fiscaux français.

Et ce ne sont pas des références théoriques : la CDHR a une histoire législative précise. Elle a été créée par l'article 10 de la loi de finances 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025), non censurée sur ce point par le Conseil constitutionnel (décision n° 2025-874 DC du 13 février 2025). Elle a été reconduite par la loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026), validée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2026-901 DC du 19 février 2026), jusqu'à l'imposition des revenus de l'année au titre de laquelle la loi d'approbation des comptes constate un déficit du budget général inférieur à 3 % du PIB (loi n° 2025-127, art. 10, IV).

Le calcul de la CDHR (principe)

CDHR due = max( 0 ;  20 % x RFR retraite
                        - [ IR au bareme
                          + part IR du prelevement forfaitaire 12,8 %
                          + CEHR
                          + certaines majorations ] )

Majorations : + 1 500 EUR par personne a charge
              + 12 500 EUR pour un couple soumis a imposition commune

Les prélèvements sociaux (17,2 % ou 18,6 %) ne figurent PAS au numérateur : ils ne « comptent » pas pour atteindre le plancher de 20 %. C'est pour cela que des dividendes de SEL au PFU (12,8 % d'IR seulement) peuvent déclencher la CDHR. Une décote atténuerait l'entrée dans la contribution lorsque le RFR retraité reste sous 330 000 € (célibataire) ou 660 000 € (couple) ; le coefficient exact est à confirmer. Un acompte de 95 % est versé en décembre.

La doctrine BOFiP sur la CDHR

L'administration a publié sa doctrine sur la CDHR au BOFiP (BOI-IR-CDHR-10, BOI-IR-CDHR-20 et BOI-IR-CDHR-30, en vigueur depuis le 30 juin 2026) : revenu de référence, revenus exceptionnels, décote, réductions réintégrées. À noter : la loi de finances 2026 a ajouté les dons (article 200) aux réductions réintégrées dans l'impôt comparé au plancher, à compter de l'imposition des revenus de 2026, de sorte qu'ils restent efficaces. Les cas chiffrés de ce guide restent des illustrations à recalculer au simulateur officiel impôts.gouv.fr.

Célibataire ou couple : la situation familiale change tout

Un point que beaucoup de radiologues découvrent en rendez-vous. Un radiologue célibataire à 500 000 € de RFR est dans le champ de la CEHR et de la CDHR (seuils à 250 000 €), et au-delà de 330 000 € il est en plein effet, hors zone de décote. Le même radiologue marié, dont le foyer déclare 500 000 €, est pile au seuil de 500 000 € applicable aux couples : il entre tout juste dans le champ, en début de zone de décote (jusqu'à 660 000 €). Autrement dit, à revenu identique, la situation familiale peut faire toute la différence. Précisez-la systématiquement dans chaque simulation.

La leçon centrale : on ne joue plus le taux, on joue l'assiette et le report

La conséquence, qui commande tout le reste : une réduction d'impôt n'est reprise par la CDHR que pour la part qui ferait passer votre impôt sous 20 % du revenu de référence (hors dons à compter des revenus 2026 et investissements réalisés jusqu'au 31/12/2025, traités comme de l'impôt payé). Au barème, votre impôt (de l'ordre de 40 % de votre RFR à 500 000 €) reste loin de ce plancher : ce qui borne vraiment un produit de défisc à votre niveau, c'est le plafonnement des niches (10 000 € par an), et la CDHR ne rattrape l'avantage que si une part de votre revenu est taxée au forfait (dividendes, plus-values). La seule stratégie qui tient consiste à sortir du revenu de l'année (report) ou à baisser le RFR lui-même (réduction d'assiette). Pour la mécanique détaillée des deux surtaxes, voyez quand la CDHR reprend vos réductions d'impôt et la mécanique de la CEHR et de la CDHR pour les hauts revenus.
Hagnéré Patrimoine

Suis-je vraiment exposé à la CDHR ?

Un conseiller en gestion de patrimoine chiffre votre exposition à la CEHR et à la CDHR à partir de votre situation réelle (statut, composition du revenu, situation familiale), et trie vos options entre report et réduction d'assiette.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3LA MÉTHODE·3 MIN

Réduction d'impôt, réduction d'assiette, report : la grille de lecture

Voici la grille de lecture que je sors à chaque radiologue en rendez-vous. Tous les « avantages fiscaux » ne se valent pas : il en existe trois familles radicalement différentes, et à votre niveau, deux seulement pèsent vraiment.

Réduction d'impôt — plafonnée

FIP, FCPI, Girardin, Sofica, Malraux. L'avantage vient en diminution de l'IR, dans le plafond global des niches de 10 000 € (art. 200-0 A ; 18 000 € avec Girardin / Sofica ; le Malraux est hors plafond). Problème : il ne baisse pas le RFR, et si l'impôt passe sous le plancher de 20 % du revenu de référence, la CDHR reprend l'avantage (sauf dons et investissements réalisés jusqu'au 31/12/2025). À votre niveau, ce levier pèse peu.

Réduction d'assiette — efficace

PER (154 bis), déficit foncier, Monuments Historiques, nue-propriété / démembrement. L'avantage baisse le revenu imposable, donc le RFR lui-même. Hors plafond des niches, il abaisse aussi l'assiette de la CDHR et de la CEHR. C'est efficace, même à très hauts revenus.

Et il existe une troisième famille, souvent celle qui pèse le plus lourd pour un radiologue qui exerce en société : le report, en tête de la hiérarchie. Le bénéfice non distribué d'une SEL à l'IS, ou la plus-value placée en report via l'apport-cession (article 150-0 B ter), sort tout simplement le revenu de votre déclaration de l'année. Ce revenu n'entre alors pas dans le RFR, et la plus-value en report est même retirée du revenu retraité de la CDHR.

Trois familles, une hiérarchie inversée à 45 % + CEHR. À votre niveau, ne cherchez plus la réduction d'impôt : cherchez d'abord le report, puis la baisse d'assiette.
FamilleExemplesDans le plafond 10 000 € ?Effet sur le RFR / la CDHRVerdict radiologue
ReportSEL / IS non distribuée, 150-0 B terNonSort le revenu de l'annéePriorité n°1
Réduction d'assiettePER, déficit foncier, MH, démembrementNon — hors plafondBaisse le RFR → baisse CDHR + CEHREfficace même à 45 %
Réduction d'impôtFIP, FCPI, Girardin, MalrauxOui, sauf Malraux (18 000 € avec Girardin)Baisse l'IR, reprise si l'impôt passe sous 20 %Plafonnée, pèse peu

On reprend maintenant la spécificité radiologue (matériel amorti, SCM, groupe), puis ces deux familles gagnantes, un levier après l'autre : le PER, la bascule en société, l'apport-cession, l'immobilier d'assiette, puis le capital-investissement (où tout l'enjeu sera de distinguer le FPCI utile du FCPI laminé). Le plafond global des niches de 10 000 € (article 200-0 A) ne vise que les réductions et crédits d'impôt, jamais les déductions d'assiette ni les reports : c'est toute la différence.

Pour visualiser : 10 000 € versés, trois familles, trois résultats

Prenons trois radiologues à 500 000 € qui « investissent 10 000 € pour défiscaliser ». Le premier choisit un FCPI (réduction d'impôt) : il obtient ~1 800 € d'IR en moins, dans le plafond des niches — et rien de plus : son RFR ne bouge pas. Imposé au barème (impôt de l'ordre de 201 500 € pour un célibataire, contre un plancher CDHR de 100 000 €), il ne subit aucune reprise ici ; elle n'apparaîtrait que si son impôt de départ était proche du plancher. Le deuxième verse sur son PER (réduction d'assiette) : son RFR baisse de 10 000 €, ce qui allège l'IR et la CEHR, sans reprise par la CDHR — et l'argent reste le sien, capitalisé pour la retraite. Le troisième laisse 10 000 € de bénéfice dans sa SEL à l'IS (report) : le revenu ne remonte tout simplement pas à sa déclaration, imposé à 15 % au lieu de 45 %. Même mise de départ, trois issues radicalement différentes : c'est toute la leçon de ce guide. Ordres de grandeur aux taux 2026, à recalculer au simulateur officiel.
§ 4LE DELTA RADIOLOGUE·4 MIN

La spécificité radiologue : matériel amorti, SCM, groupe d'imagerie

Avant de dérouler les leviers, arrêtons-nous sur ce qui distingue vraiment votre situation de celle d'un autre spécialiste : un plateau technique lourd, un exercice en groupe, et des parts de société qui constituent souvent votre plus gros actif. Trois sujets qui changent la donne.

Votre plateau technique est déjà amorti : pourquoi vos impôts explosent

En BNC, l'amortissement de votre matériel lourd (scanner, IRM, échographe, mammographe) est linéaire : vous étalez la charge de façon égale sur la durée d'usage du bien, souvent de l'ordre de sept ans pour de l'imagerie lourde, via le tableau d'amortissement de la déclaration 2035 (cadre 5). Pendant ces années, la dotation aux amortissements réduit fortement votre bénéfice imposable : votre impôt est mécaniquement contenu.

Le problème survient à la fin de l'amortissement. Une fois le matériel entièrement amorti, la dotation disparaît du résultat : à chiffre d'affaires constant, votre bénéfice imposable bondit du montant de la dotation annuelle que vous déduisiez. Concrètement, un équipement amorti à hauteur de 60 000 € par an, c'est, l'année où il sort du plan, environ 60 000 € de bénéfice imposable en plus — taxés, à votre niveau, au taux marginal de 45 %, plus la CEHR et la CDHR. L'amortissement est un levier comptable qui s'épuise ; la défiscalisation patrimoniale est ce qui doit prendre le relais. Et même un radiologue dont le bénéfice est encore écrasé par les amortissements a, du fait de ses revenus élevés, déjà de quoi saturer le plafond PER maximal (section 5).

La SCM du groupe d'imagerie : ce qu'elle fait (et ce qu'elle ne fait pas)

La plupart des radiologues exercent en groupe, avec une organisation à deux étages : une société d'exercice (SELARL ou SELAS) qui facture les actes, et une SCM (société civile de moyens) qui détient ou loue le plateau technique et le refacture. C'est cette SCM qui est la plus mal comprise. Elle est transparente fiscalement (article 239 quater A du CGI) : son objet est de mutualiser et de refacturer les moyens d'exercice (locaux, matériel lourd, personnel, secrétariat) à ses membres, au coût et au prorata de leur utilisation. Elle ne dégage aucun bénéfice propre : chaque associé est imposé sur sa quote-part (en BNC, ou à l'IS si l'associé est une société soumise à l'IS), via la déclaration n° 2036. La SEL déduit les refacturations, la SCM est transparente : pas de double imposition.

La SCM n'est pas un véhicule de placement (ni une niche fiscale)

C'est le point déontologique central de ce guide, et l'erreur que je corrige le plus souvent. On ne « place » pas de trésorerie via une SCM, et on ne « défiscalise » pas avec elle. Sa trésorerie est une trésorerie de fonctionnement (provisions de renouvellement du matériel, avances de charges) : elle n'a pas vocation à être investie sur des marchés financiers. Le placement de votre trésorerie excédentaire se gère au niveau de votre SEL ou de votre SPFPL, pas de la SCM. Pour cet arbitrage précis, voyez comment placer la trésorerie de sa SELARL ou de sa SCM.

Un mot sur la TVA, puisque la question revient : vos actes médicaux sont exonérés (article 261-4-1° du CGI), et les refacturations de moyens par la SCM sont elles aussi exonérées, sous conditions (membres exerçant une activité exonérée, refacturation à l'euro près de la part de chacun, absence de marge), au titre de l'article 261 B du CGI (recodifié au Code des impositions sur les biens et services à compter du 1er septembre 2026, à droit constant). C'est un confort, pas un levier d'optimisation.

Vos parts de groupe d'imagerie : votre plus gros actif fiscal

Dernier point, et non des moindres : à l'heure de la financiarisation de l'imagerie (entrée de fonds d'investissement au capital des groupes), vos parts de société valent souvent bien plus que votre épargne financière. C'est un actif patrimonial majeur, et sa cession future relèvera de la fiscalité des plus-values de titres — un sujet qui s'anticipe des années à l'avance (apport-cession 150-0 B ter, abattement 150-0 D ter de 500 000 € au départ en retraite : voir sections 7 et 12). Pour le traiter en détail, voyez la fiscalité de la plus-value sur vos parts de groupe d'imagerie.

§ 5LEVIER 1 — ASSIETTE·3 MIN

Levier n°1 : le PER au plafond (jusqu'à 88 911 €)

C'est le levier d'assiette le plus efficace à votre disposition, et il devrait être votre premier réflexe d'épargne — d'autant plus quand votre matériel est amorti et que votre bénéfice est au plus haut. Le plan d'épargne retraite déductible n'est pas une réduction d'impôt : c'est une déduction du revenu. Il baisse donc à la fois votre IR et votre RFR — exactement le type de levier que la CDHR ne reprend pas.

En tant que travailleur non salarié (BNC, ou gérant majoritaire de SELARL), vous bénéficiez du plafond spécifique de l'article 154 bis du CGI, bien plus large que celui des salariés : 10 % de votre bénéfice imposable (dans la limite de 8 PASS) majorés de 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS. Le PASS 2026 est de 48 060 €. La plupart des radiologues, dont le bénéfice dépasse 384 480 € (8 PASS), atteignent donc le plafond maximal.

Le plafond PER TNS du radiologue en 2026, du plancher au maximum

PLAFOND PER TNS = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
                + 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR

PLANCHER = 10 % x 1 PASS                    = 4 806 EUR
MAXIMUM  = 10 % x 384 480
         + 15 % x (384 480 - 48 060)
         = 38 448 + 50 463                  = 88 911 EUR

Le maximum de 88 911 € suppose un bénéfice d'au moins 384 480 € (8 PASS) — le cas de la plupart des radiologues, surtout une fois le matériel amorti. À 45 % de TMI, déduire ce maximum représente environ 40 010 € d'impôt en moins, et un RFR abaissé d'autant.

L'effet est double. D'abord l'économie d'IR immédiate, qui vaut approximativement votre versement × votre TMI : à 45 %, déduire 88 911 € vous fait économiser environ 40 010 € d'impôt. Ensuite, et c'est ce qui compte à votre niveau, le RFR baisse du montant versé : le PER agit donc sur l'assiette de la CEHR et de la CDHR. Attention toutefois : cette déduction joue sur l'IR seul ; elle n'allège ni vos cotisations TNS ni votre CARMF, et le plafond n'est pas reportable une fois consommé au titre du 154 bis.

PER de droit commun, report des plafonds et sortie à 18,6 %

Si vous exercez en SELAS (président assimilé salarié) ou que vous versez à titre privé, c'est l'article 163 quatervicies qui s'applique : la loi de finances 2026 aurait porté le report des plafonds non utilisés de 3 à 5 ans (point à confirmer au texte), et la déductibilité des versements cesse après 70 ans. Attention, dans ce cas le versement, déduit du revenu global, est réintégré dans le RFR (article 1417, IV, 1°, a du CGI) : il baisse votre revenu imposable et votre impôt, mais ni la CEHR ni la CDHR. Une précision honnête sur la sortie : depuis la LFSS 2026, les prélèvements sociaux sur les gains du PER sont de 18,6 % (CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5), et non 17,2 % comme pour l'assurance-vie. Le détail de cette dualité : la dualité 18,6 % / 17,2 % des prélèvements sociaux 2026.

Le PER face à la CDHR : pertinent, mais à simuler

Une réserve, parce qu'on lit souvent l'inverse : le PER déduit de votre bénéfice au titre du 154 bis baisse le RFR, donc il agit sur l'assiette de la CDHR : à ce titre, il reste pertinent (versé au titre du 163 quatervicies, il est en revanche réintégré dans le RFR). Mais la CDHR se calcule sur un RFR retraité (commenté au BOFiP depuis le 30 juin 2026, BOI-IR-CDHR-10, -20 et -30), de sorte que le rendement marginal d'un versement peut, selon votre situation, être atténué : si vous êtes déjà sous le plancher, le versement ne vous fait gagner que 20 % de son montant. Il ne faut donc pas écrire que « le PER échappe à la CDHR » : il faut le simuler au cas par cas avec votre expert-comptable.

N'oubliez pas l'enveloppe sœur : la prévoyance et la complémentaire santé Madelin (toujours article 154 bis), déductible jusqu'à environ 11 534 € en 2026 (7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, dans une limite globale). C'est un plafond distinct de celui du PER retraite. Pour le calcul détaillé, support par support, voyez combien déduire avec le PER d'une profession libérale — et, pour préparer la chute de revenus à la retraite, préparer la baisse de revenus malgré la CARMF.

Cas n°1 — Dr Karim, radiologue en groupe (bénéfice 420 000 €, matériel amorti)

Bénéfice BNC 2026 : 420 000 €, célibataire, après que son IRM a fini d'être amortie (son bénéfice a bondi de ~60 000 € l'année précédente). Comme son bénéfice dépasse 8 PASS, il atteint le plafond PER maximal.

Plafond 154 bis : 10 % × 384 480 + 15 % × (384 480 − 48 060) = 38 448 + 50 463 = 88 911 €.
S'il verse 88 911 € : économie d'IR ≈ 88 911 × 45 % = 40 010 €, et son RFR passe de 420 000 € à ≈ 331 089 € — ce qui réduit aussi sa CEHR.
Le PER lui prépare en prime une retraite que la CARMF ne suffira pas à assurer (section 12). Illustration aux taux 2026, à recalculer au simulateur.
§ 6LEVIER 2 — REPORT·4 MIN

Levier n°2 : la SEL à l'IS et la holding SPFPL (le report)

On arrive au levier qui pèse le plus lourd sur votre RFR dans la durée — et, de loin, le plus mal compris. L'idée n'est pas de payer moins d'impôt sur ce que vous consommez, mais de ne pas faire remonter à votre déclaration personnelle le bénéfice que vous ne consommez pas.

L'essentiel en 30 secondes

D'abord le principe : en SEL à l'IS, le bénéfice que vous ne consommez pas reste dans la société, imposé à 15 / 25 % au lieu de 45 %, et ne remonte pas à votre RFR — c'est du report pur, le levier le plus puissant à votre niveau. Ensuite la holding : au-dessus de la SEL, une SPFPL capte vos dividendes en régime mère-fille (frottement ~1,25 %) pour capitaliser avant impôt et détenir vos parts de groupe. Au final, deux garde-fous à ne jamais oublier : l'intérêt ne porte que sur le bénéfice non consommé (sur ce que vous sortez pour vivre, le gain est nul), et les dividendes au-delà de 10 % du capital restent cotisés, même via une SPFPL.

Capitaliser dans la SEL plutôt que tout sortir

Tant que vous exercez en BNC, l'intégralité de votre bénéfice est imposée à votre nom, au barème, qu'elle soit consommée ou non. En SELARL (ou SELAS) à l'impôt sur les sociétés, le bénéfice que vous laissez dans la société est imposé à l'IS — 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice (sous conditions PME), puis 25 % (article 219) — et ne remonte pas à votre RFR. Vous décidez de ce que vous vous versez, donc vous pilotez directement l'assiette de la CDHR. Le cadre juridique est l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a recodifié le droit des SEL et des SPFPL (l'ancienne loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990). La société n'a d'intérêt que sur la part du bénéfice que vous n'avez pas besoin de consommer ; sur ce que vous sortez pour vivre, le gain est nul.

La SPFPL, le régime mère-fille et vos parts de groupe

Au-dessus de votre SELARL, vous pouvez interposer une SPFPL (société de participations financières de profession libérale), une holding dédiée aux libéraux. Les dividendes remontés de la SEL vers la SPFPL bénéficient du régime mère-fille : ils sont exonérés à 95 % (articles 145 et 216), seule une quote-part de frais et charges de 5 % étant imposée — soit un frottement effectif d'environ 1,25 % (et même de l'ordre de 0,25 % en intégration fiscale). De quoi capitaliser votre trésorerie avant impôt, et surtout détenir et financer vos parts de groupe d'imagerie (cet actif majeur de la section 4), le cas échéant par effet de levier. L'inscription de la SPFPL auprès de l'Ordre des médecins est requise.

La SPFPL n'est pas un tunnel sans frottement social

La SPFPL n'efface pas le frottement social, contrairement à ce qu'on entend. La fraction de dividendes que vous percevez personnellement au-delà de 10 % du capital social (majoré des primes d'émission et des comptes courants) est réintégrée dans l'assiette de vos cotisations TNS (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale), une règle validée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010). Et la Cour de cassation a jugé que l'interposition d'une SPFPL ne fait pas écran à cette réintégration (Cass. 2e civ. 19 octobre 2023, n° 21-20.366). La portée exacte de cette jurisprudence se lit toutefois au cas par cas et doit être nuancée. Par ailleurs, le Conseil d'État impose désormais de ventiler la rémunération « technique » de l'associé (imposée en BNC) de la rémunération de gérance (CE 8 avril 2025, n° 492154). Bref : la structuration est puissante, mais elle se construit avec un conseil, dans le respect de la déontologie.

Statut social et arbitrage salaire / dividendes

Votre statut conditionne tout. En SELARL avec gérance majoritaire, vous êtes TNS : les dividendes au-delà de 10 % du capital sont cotisés. En SELAS (ou gérance minoritaire), vous êtes assimilé salarié : les dividendes échappent aux cotisations sociales et sortent au PFU à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux en 2026), mais votre rémunération supporte des charges plus lourdes. L'arbitrage se chiffre dossier par dossier. Pour creuser, voyez l'arbitrage rémunération / dividendes du radiologue en SEL, la SPFPL du radiologue pour structurer ses dividendes, les dividendes de SEL et les cotisations sociales et le guide de la holding patrimoniale.
Hagnéré Patrimoine

Faut-il basculer ma BNC en SEL et créer une SPFPL ?

On modélise avec votre expert-comptable l'intérêt d'une SEL à l'IS et d'une SPFPL : pilotage du RFR, frottement social des dividendes, détention des parts de groupe. Chiffres à l'appui.

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§ 7LEVIER 3 — REPORT·3 MIN

Levier n°3 : l'apport-cession (150-0 B ter) et la cession des parts

Si un jour vous cédez vos titres de SELARL ou votre participation dans un groupe d'imagerie, vous risquez une plus-value lourdement taxée l'année de la vente. Pour ce cas précis, l'apport-cession est l'outil de report le plus efficace.

Concrètement, avant de vendre vous apportez vos titres à une holding que vous contrôlez. La plus-value d'apport est alors placée en report d'imposition (article 150-0 B ter du CGI) : elle n'est pas imposée l'année de l'opération. Mieux encore pour un radiologue exposé à la CDHR : cette plus-value en report est retirée du revenu retraité servant au calcul de la contribution. C'est un report, pas une exonération : l'impôt sera dû plus tard, lors d'un événement déclencheur. Mais le différé peut courir jusqu'à la cession des titres par la holding, soit potentiellement dix ou quinze ans. La notion de contrôle est présumée acquise à partir de 33,33 % des droits de vote ou des bénéfices, dès lors qu'aucun autre associé n'en détient davantage (et au-delà par la majorité ou le contrôle familial).

En échange, si la holding cède les titres apportés dans les trois ans, elle doit réinvestir au moins 70 % du produit de cession dans les 36 mois dans une activité économique éligible (ou des parts de fonds type FCPR / FPCI), faute de quoi le report tombe ; les actifs de remploi doivent ensuite être conservés au moins cinq ans. Ce seuil de 70 % (relevé par rapport à 60 %) est issu d'un durcissement de la loi de finances 2026 ; nous le signalons au conditionnel, à confirmer au texte. Au-delà de trois ans de détention, la holding cède librement. À la sortie, la levée du report se fait au PFU de 31,4 % ; le report se purge au décès et se transfère en cas de donation (purge selon une conservation de 6 ou 11 ans).

Pas de montage artificiel : l'abus de droit veille

L'apport-cession est un outil légal et reconnu, mais il n'échappe pas au contrôle de l'abus de droit (article L. 64 du Livre des procédures fiscales). La jurisprudence est exigeante : le réinvestissement doit conférer un réel contrôle de la cible au jour du remploi (CE 16 février 2024, n° 472835), et une soulte artificielle versée à l'apport est écartée (CE 31 mai 2022, n° 455349 et 454288). Un apport-cession monté à seule fin fiscale, sans projet économique, est requalifiable. C'est typiquement un montage à construire avec un conseil, jamais en autonomie.

Report (150-0 B ter) ou exonération : deux logiques à ne pas confondre

Distinguons les deux familles. L'apport-cession (150-0 B ter) est un report : l'impôt n'est pas effacé, il est différé — utile quand vous voulez réinvestir avant impôt sans cristalliser la plus-value. À l'opposé, les dispositifs de cession des parts à la sortie peuvent effacer réellement l'impôt : l'article 238 quindecies (exonération totale en dessous de 500 000 € de valeur, dégressive jusqu'à 1 000 000 €), l'article 150-0 D ter (abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant qui part en retraite, IR seul, prélèvements sociaux dus), l'article 151 septies A (départ en retraite). On ne choisit pas l'un contre l'autre : le report sert pendant la vie active, les exonérations à la sortie. Pour le détail, voyez l'apport-cession (150-0 B ter) pour reporter l'impôt et la fiscalité de la plus-value sur vos parts de groupe d'imagerie.
§ 8LEVIER 4 — ASSIETTE·4 MIN

Levier n°4 : l'immobilier qui baisse le RFR (et pas seulement l'impôt)

En immobilier, deux radiologues à 500 000 € peuvent acheter le même immeuble ancien et obtenir un résultat fiscal opposé, selon qu'ils visent une réduction d'impôt (qui ne baisse pas le RFR) ou une réduction d'assiette (efficace). Tout se joue sur cette ligne de partage — voici comment la tracer.

Le déficit foncier (location nue)

Quand vous achetez un bien ancien à rénover et que vous le louez nu, les travaux déductibles s'imputent sur vos revenus fonciers, et l'excédent sur votre revenu global jusqu'à 10 700 € par an (porté à 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique permettant de sortir le bien du statut de passoire thermique — dispositif applicable aux travaux payés jusqu'au 31 décembre 2027). Le surplus est reportable dix ans. C'est une pure réduction d'assiette : elle baisse votre RFR, donc l'assiette de la CDHR. Bon à savoir : les prélèvements sociaux sur les revenus fonciers restent à 17,2 % en 2026 (et non 18,6 %). À 45 %, 21 400 € de déficit imputé sur le revenu global, c'est de l'ordre de 9 630 € d'IR évités ; les prélèvements sociaux fonciers à 17,2 % ne sont, eux, économisés que sur vos autres revenus fonciers positifs (le déficit s'impute d'abord sur eux) — un radiologue sans foncier par ailleurs n'a donc pas de PS à effacer la première année.

La nue-propriété et le démembrement

Pour un radiologue déjà à 45 %, la nue-propriété est sans doute le levier d'assiette le plus net. Vous achetez la nue-propriété d'un bien (avec une décote d'environ 25 à 40 % sur le prix de la pleine propriété), l'usufruit étant détenu temporairement par un bailleur, souvent institutionnel. Pendant toute la durée du démembrement, vous ne percevez aucun loyer : votre RFR n'augmente pas d'un euro, ce qui est précieux quand on cherche à rester sous les seuils. Le bien échappe à l'IFI pour le nu-propriétaire (article 968, barème de l'article 669), et la reconstitution de la pleine propriété au terme n'est pas taxée (article 1133). Hors plafond des niches, sans revenu imposable : idéal pour votre profil.

Monuments Historiques vs Malraux : le bon arbitrage face à la CDHR

En rendez-vous, neuf radiologues sur dix mettent Malraux et Monuments Historiques dans le même panier « vieilles pierres ». Or l'un est une réduction d'impôt, l'autre une déduction d'assiette : ces deux mots font environ 36 000 € d'écart sur 200 000 € de travaux, et davantage si la CDHR entre en jeu.

Monuments Historiques — déduction d'assiette

Articles 156 II 1° ter et 156 bis du CGI : déduction des charges et travaux du revenu global, sans plafonnement de niches. C'est une DÉDUCTION D'ASSIETTE : elle baisse le RFR, donc aussi l'assiette de la CEHR et de la CDHR. L'outil immobilier des très hauts revenus exposés à la contribution. Engagement de conservation de 15 ans ; exonération de droits de succession possible sous convention (art. 795 A).

Malraux — réduction d'impôt

Article 199 tervicies du CGI : réduction d'impôt de 22 % ou 30 % des travaux (plafond de 400 000 € sur 4 ans), hors plafond des niches mais qui reste une RÉDUCTION D'IMPÔT. Pour des dépenses payées à compter de 2026, elle est reprise par la CDHR dans la mesure où elle fait passer l'impôt sous le plancher de 20 % (les dépenses payées jusqu'au 31/12/2025 restent traitées comme de l'impôt payé). Pertinent seulement si votre IR effectif reste durablement au-dessus de ce seuil.

Cas n°2 — Malraux vs MH sur 200 000 € de travaux

Prenons un radiologue à 500 000 € de RFR qui engage 200 000 € de travaux. En Malraux à 30 %, il obtient une réduction d'impôt de 60 000 € : imposé au barème, son IR passe d'environ 201 500 € à 141 500 €, soit avec la CEHR (7 500 €) environ 149 000 €, encore au-dessus du plancher de la CDHR (100 000 €) ; la réduction n'est donc pas reprise ici. Elle le serait en partie si son impôt de départ était plus proche du plancher (revenus au taux forfaitaire). En Monuments Historiques, les 200 000 € sont déduits du revenu global : son RFR baisse de 200 000 €, pour une économie d'IR de l'ordre de 90 000 € (à 45 %), plus 6 000 € de CEHR. Sur cet exemple, les Monuments Historiques l'emportent d'environ 36 000 € (96 000 € contre 60 000 €). Ces deux dispositifs sont exigeants (sélection du bien, conduite des travaux, contraintes patrimoniales) : ils relèvent d'un accompagnement spécialisé, jamais d'un achat sur catalogue. Illustration aux taux 2026.

LMNP : amortir n'est pas effacer (le même piège que votre scanner)

La location meublée non professionnelle (LMNP) permet d'amortir le bien pour neutraliser le BIC, mais ce n'est pas un levier d'assiette sur le revenu global : le déficit LMNP ne s'impute pas sur vos autres revenus. Son intérêt, c'est une base imposable proche de zéro, pas un taux. Et — exactement comme votre matériel amorti — l'amortissement est un différé, pas un cadeau définitif : la réforme Le Meur (article 150 VB III du CGI) réintègre, pour les cessions intervenues à compter du 15 février 2025, les amortissements déduits dans le calcul de la plus-value de cession. Enfin, les prélèvements sociaux sur les loyers du LMNP sont de 18,6 % en 2026 (CSS art. L. 136-6, I, f : les BIC ne figurent pas dans la liste maintenue à 9,2 % par l'art. L. 136-8, IV) ; seule la plus-value de revente d'un particulier (art. 150 U) reste à 17,2 %.

Note de méthode : l'immobilier reste un investissement, pas une niche

La règle tient en une phrase : un avantage fiscal ne crée jamais de valeur à lui seul. Tout investissement immobilier — déficit foncier, Monuments Historiques, nue-propriété, LMNP — comporte un risque de perte en capital, une liquidité réduite et une dépendance au marché local (vacance, qualité du bien, conduite des travaux). Les économies d'impôt citées ici sont des ordres de grandeur aux taux 2026, pas des rendements garantis. La vraie question reste : « voudrais-je détenir ce bien même sans la moindre carotte fiscale ? » Pour cadrer le bon dispositif, voyez le déficit foncier en détail, la déduction Monuments Historiques et le démembrement et la nue-propriété.
§ 9LEVIER 5 — TRIÉ·3 MIN

Levier n°5 : le capital-investissement bien trié (FPCI vs FIP / FCPI)

Chaque automne, c'est le rayon le plus achalandé : la plaquette FCPI « −18 % » qui arrive par mail entre deux comptes rendus. Et c'est précisément là que le tri fiscal est le plus brutal. Deux produits qui se ressemblent sur la plaquette commerciale n'ont rien à voir au plan fiscal : le FIP/FCPI d'un côté, le FPCI de l'autre.

FIP et FCPI : le levier laminé en 2026

Les FIP (fonds d'investissement de proximité) et FCPI (fonds communs de placement dans l'innovation) offrent une réduction d'impôt de 18 % des versements (article 199 terdecies-0 A), dans la limite de 12 000 € (24 000 € pour un couple). Problème pour vous : cette réduction entre dans le plafond des niches de 10 000 € et reste exposée à la CDHR si elle fait passer votre impôt sous le plancher de 20 %. Pire, la loi de finances 2026 a exclu les FCPI de la réduction d'impôt pour les versements effectués à compter du 21 février 2026, sauf les FCPI investis en titres de jeunes entreprises innovantes (JEI). Autrement dit, ce levier perd doublement son intérêt à votre niveau.

FPCI : l'exonération de plus-value (article 163 quinquies B)

Le FPCI (fonds professionnel de capital-investissement) « fiscal » joue sur une tout autre mécanique. Le souscripteur personne physique qui conserve ses parts au moins 5 ans et réinvestit les distributions bénéficie d'une exonération d'impôt sur le revenu sur les distributions et la plus-value de cession (article 163 quinquies B), sous condition de quota d'investissement du fonds. Ce n'est pas une réduction d'impôt : c'est une exonération, hors plafond des niches. Deux réserves, sans détour : les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus sur les gains, et surtout vos parts sont bloquées huit à dix ans, avec un vrai risque de perdre une partie de votre capital. Un FPCI ne se souscrit jamais pour sa ligne fiscale : on l'achète parce qu'on croit à la classe d'actifs, en acceptant le blocage et le risque de perte.

FPCI (exonération) plutôt que FCPI (réduction laminée)

À votre niveau, si vous voulez exposer une part de patrimoine au non-coté, le FPCI relevant du 163 quinquies B (exonération, hors plafond des niches) est généralement plus pertinent que le FIP / FCPI (réduction d'impôt plafonnée, FCPI exclus depuis le 21/02/2026 sauf JEI). Mais l'arbitrage ne se fait jamais sur la seule ligne fiscale : le risque de perte en capital et l'illiquidité longue priment. Pour comprendre le capital-investissement et ses risques, voyez le guide du capital-investissement (private equity) et, pour bâtir une allocation à partir de votre forte capacité d'épargne, où investir quand on est radiologue libéral.

Note de méthode sur les rendements annoncés

La plaquette affichera un TRI cible de 12 ou 15 %, en gras, en première page — c'est fait pour donner envie. Rappelons donc l'évidence que personne n'imprime à côté : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et un objectif de rendement n'est jamais une garantie : le capital-investissement comporte un risque de perte en capital et une illiquidité longue. Les projections de ce guide — qu'il s'agisse du PER, de l'immobilier ou d'un fonds — sont des illustrations pédagogiques aux paramètres 2026. La bonne question n'est jamais « combien d'impôt j'efface ? » mais « est-ce que je voudrais cet actif dans mon patrimoine, même sans le moindre avantage fiscal ? ».
§ 10LE CAS CHIFFRÉ·4 MIN

Cas chiffré : un radiologue à 500 000 € de revenu

Prenons le dossier qu'on voit le plus souvent arriver en rendez-vous : une radiologue de groupe à 500 000 € de revenu courant, dont le matériel vient d'être amorti (son bénéfice est donc au plus haut), et appliquons-lui toute la grille. C'est le profil pour lequel le tri entre report, assiette et réduction d'impôt fait toute la différence.

Dr Sandra M., radiologue, 47 ans, associée d'un groupe d'imagerie, célibataire, 500 000 €

Étape 0 — la situation nue. RFR de départ ≈ 500 000 €, célibataire : au-delà de 330 000 €, elle est dans le champ de la CDHR hors zone de décote, et en plein champ de la CEHR. IR au barème de l'ordre de 200 000 € (taux effectif ≈ 40 %). CEHR : 3 % × (500 000 − 250 000) = 7 500 €. CDHR : plancher de 20 % × 500 000 = 100 000 € — déjà dépassé par l'IR d'un revenu 100 % BNC au barème, donc la CDHR ne se déclenche pas avant optimisation. Elle se réveillerait si une part du revenu passait au PFU (dividendes) ou si une réduction d'impôt faisait chuter le taux effectif sous 20 %.
Dr Sandra M. (en supposant une bascule en SEL à l'IS) : 500 000 − 88 911 (PER) − 21 400 (déficit foncier) − part de bénéfice capitalisée en SEL = un RFR ramené nettement, CEHR réduite, et un RFR qui se rapproche du seuil de 250 000 € de la CEHR et de la CDHR. Ordres de grandeur aux taux 2026, à recalculer au simulateur officiel (CDHR commentée au BOFiP depuis le 30/06/2026, BOI-IR-CDHR-10, -20 et -30).
LevierMécanismeEffet sur le RFRGain estimé
PER au plafondart. 154 bis — 88 911 € déductibles− 88 911 €≈ 40 010 € d'IR (à 45 %)
Déficit foncier (rénovation énergétique)art. 156 — 21 400 €− 21 400 €≈ 9 630 € d'IR (+ PS 17,2 % sur autres revenus fonciers)
Bénéfice capitalisé en SEL à l'ISart. 219 — part non consomméeSort du RFR (report)IS 15 / 25 % ≪ 45 % + baisse CEHR
Nue-propriété (démembrement)art. 968 / 1133 — aucun revenuN'augmente pas le RFRHors IFI, assiette pure

L'effet combiné sur le RFR

RFR de depart                       = 500 000 EUR
- PER au plafond (154 bis)          -  88 911 EUR
- Deficit foncier (renov. energ.)   -  21 400 EUR
- Benefice capitalise en SEL a l'IS  -  (part non consommee, ex. 100 000)
-----------------------------------------------------
RFR apres optimisation              ~ 289 689 EUR (et moins encore selon la part capitalisee)

Lecture : on suppose ici Dr Sandra M. passée en SEL à l'IS (sa BNC du départ devient une rémunération de gérant, et 100 000 € de bénéfice sont laissés dans la société, donc hors RFR). En empilant assiette (PER, déficit foncier) et report (SEL à l'IS), son RFR fond : la CEHR baisse et elle sort de la zone de plein effet de la CDHR. À l'inverse, verser dans un FIP ou un Girardin « pour effacer l'IR » n'aurait rien changé au RFR, et l'avantage serait resté borné par le plafond des niches.

La leçon du cas : visez le RFR, pas le taux

Dr Sandra M. n'a « effacé » aucun impôt avec un produit miracle. Elle a déplacé son revenu là où le fisc le regarde moins — une part capitalisée dans sa société (report), une part transformée en épargne retraite et en patrimoine immobilier (assiette). Le gain ne vient pas d'une niche, mais de l'empilement assiette + report. Et tous ces montants sont des ordres de grandeur : même si la CDHR est commentée au BOFiP depuis le 30 juin 2026 (BOI-IR-CDHR-10, -20 et -30), chacun doit être recalculé au simulateur officiel avec votre expert-comptable, sur votre situation réelle (statut, composition du revenu, situation familiale).
Hagnéré Patrimoine

Modéliser mon cas à 500 k€

On reprend votre situation réelle — bénéfice, statut, situation familiale, parts de groupe — et on chiffre l'empilement assiette + report qui fait vraiment baisser votre RFR, au simulateur officiel et avec votre expert-comptable.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 11L'INOPÉRANT·2 MIN

Ce qui ne marche (presque) plus pour un radiologue

C'est la page que je conseille de garder ouverte quand un commercial appelle en novembre. Parce que ces produits-là, on continue de vous les vendre alors qu'ils pèsent peu à 500 k€ : leur avantage est plafonné, ne baisse pas votre RFR et peut être repris par la CDHR si votre impôt passe sous le plancher.

Les produits qu'on vous propose encore, et pourquoi ils ne sont (presque) plus pour vous. Exception notable : les dons, que la LF 2026 a intégrés au numérateur de la CDHR, restent pleinement efficaces. La méthode : saturer les déductions d'assiette et les reports AVANT toute réduction d'impôt plafonnée.
ProduitType d'avantagePlafondEffet CDHRVerdict radiologue
FIP / FCPIRéduction d'impôt 18 %Niches 10 000 €Repris si l'impôt passe sous 20 % (et FCPI exclus depuis 21/02/2026 sauf JEI)À éviter
PinelRéduction d'impôtNiches 10 000 €Éteint pour les nouvelles opérationsHors sujet
MalrauxRéduction d'impôt 22 / 30 %Hors nichesRepris seulement si l'impôt passe sous 20 % (≠ MH déduction)MH préférable
Girardin industrielRéduction « one-shot »Niches 18 000 €Réintégré si souscrit jusqu'au 31/12/2025 ; ensuite repris si l'impôt passe sous 20 %Prudence
Dons (art. 200)Réduction d'impôt 66 / 75 %Hors niches (limite de 20 % du revenu imposable)Restent efficaces (ajoutés au numérateur CDHR par la LF 2026)Toujours utiles

Le Girardin industriel mérite qu'on s'y arrête, parce qu'on vous le vendra comme « la » solution des médecins à 45 %. Sa réduction d'impôt « one-shot » (de l'ordre de 110 % à 135 % de l'apport selon l'opération et la date de souscription, non garanti) ne fait jamais remonter l'impôt : comme toute réduction, elle le fait baisser. Face à la CDHR, tout dépend de la date : souscrit jusqu'au 31 décembre 2025, le Girardin est réintégré dans l'impôt comparé au plancher de 20 % et garde tout son effet (loi n° 2025-127 du 14 février 2025, art. 10, II) ; souscrit à compter de 2026 via un montage loué avec rétrocession, il ne l'est plus (article 224, IV, A, 2° du CGI), et la CDHR le reprend s'il fait passer votre impôt sous 20 % de votre revenu de référence. C'est en outre un pari risqué : risque de reprise en cas de non-respect des conditions d'exploitation outre-mer, plafond des niches majoré à 18 000 €, et un avantage qui suppose une mécanique sans faille. Nous ne le survendons pas : ce n'est pas une stratégie de fond pour un radiologue, tout au plus un complément ponctuel à manier avec un conseil aguerri.

Rappel : la SCM n'est ni une niche ni un placement

Puisqu'on parle de ce qui « ne marche pas » pour défiscaliser, redisons-le clairement (voir section 4) : votre SCM de groupe n'est pas un outil de défiscalisation, et encore moins un véhicule de placement de trésorerie. Elle organise et refacture vos moyens d'exercice (article 239 quater A), point. Toute « optimisation » qu'on vous présenterait via la SCM doit vous mettre la puce à l'oreille : la trésorerie excédentaire se place au niveau de la SEL ou de la SPFPL.
§ 12TERRAIN RADIO·3 MIN

Terrain radiologue : cession des parts, CARMF, TVA

Trois sujets de terrain, et deux comptent vraiment : la cession future de vos parts de groupe — votre plus gros actif — et votre retraite, qui décrochera plus durement que vous ne l'imaginez.

Préparer la cession de vos parts de groupe d'imagerie

Le jour où vous cédez vos parts, la plus-value de titres peut être lourde — et elle s'anticipe plusieurs années à l'avance. Quatre dispositifs à connaître : l'apport-cession (article 150-0 B ter, report, plus-value retirée du revenu retraité de la CDHR — section 7) ; l'abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant partant en retraite (article 150-0 D ter, IR seul, prélèvements sociaux dus, montant également retiré du revenu retraité de la CDHR) ; l'exonération de l'article 238 quindecies (totale en dessous de 500 000 € de valeur, dégressive jusqu'à 1 000 000 €) ; l'article 151 septies A (départ en retraite). Le bon dispositif dépend de votre structure (BNC ou SEL) et de votre horizon. Pour le détail : vendre ses parts dans un groupe d'imagerie et la fiscalité de la plus-value.

La CARMF ne suffira pas : préparer la retraite

Comme tout médecin libéral, vous cotisez à un régime de base (CNAVPL) et à la CARMF pour la complémentaire (régime complémentaire vieillesse et ASV). Les ordres de grandeur 2026 (carmf.fr) : cotisation de base de 8,73 % jusqu'à 1 PASS puis 1,87 % au-delà ; régime complémentaire vieillesse (RCV) à 11,80 %, avec une valeur de point de service de 77,14 € ; ASV en partie forfaitaire. Le constat est celui de tous les libéraux à hauts revenus : ce socle obligatoire assure un taux de remplacement insuffisant au regard de vos revenus d'activité. D'où le rôle central du PER (section 5) comme étage de retraite capitalisée. Pour bâtir cette stratégie : préparer la baisse de revenus du radiologue malgré la CARMF.

TVA : actes exonérés, refacturations de SCM exonérées

Pour être complets, deux points vite réglés. Vos actes médicaux sont exonérés de TVA (article 261-4-1° du CGI), comme pour toute la profession. Et les refacturations de moyens par votre SCM sont elles aussi exonérées, sous conditions (article 261 B du CGI, recodifié au Code des impositions sur les biens et services à compter du 1er septembre 2026, à droit constant). Aucun de ces deux points n'est un levier d'optimisation : ce sont des régimes de droit commun.

Par où commencer : l'ordre d'attaque

Si je devais résumer la marche à suivre pour un radiologue à hauts revenus : 1. saturer le PER (assiette, premier réflexe) ; 2. arbitrer la bascule SEL / IS et l'opportunité d'une SPFPL (report et détention des parts) ; 3. déployer l'immobilier d'assiette (déficit foncier, MH, nue-propriété) ; 4. anticiper la cession de vos parts de groupe. Pour la vue d'ensemble et l'allocation, voyez la gestion de patrimoine du radiologue, par où commencer à 20 000 €+ par mois et où investir avec une forte capacité d'épargne.

Qui rédige ce guide

Ce guide est rédigé par Quentin Hagnéré et l'équipe d'Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine basé à Bassens (73000), enregistré à l'ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP), adhérent CNCEF Patrimoine. Nous accompagnons des radiologues et des professions libérales à très hauts revenus sur la structuration (SEL, SPFPL), la place exacte de la SCM, l'optimisation de l'assiette et du RFR, l'immobilier et la transmission. Le cabinet fournit un conseil non indépendant : il peut percevoir des commissions des sociétés dont il présente les produits ; leur montant ou leur mode de calcul vous est communiqué avant le conseil (RG AMF, art. 325-16). Notre rôle est de trier — y compris de vous dire « ce FIP qu'on vous propose ne sert à rien à 500 k€ ». Cabinet noté 4,6/5 sur Trustpilot (33 avis au 30/09/2026).
Méthode documentée

Trier votre défiscalisation de radiologue avec Clément Chatelain

Cabinet de Bassens (Savoie), non détenu par une banque ni par un assureur. On chiffre votre exposition à la CEHR et à la CDHR, on arbitre entre report et réduction d'assiette, on structure votre SEL et votre SPFPL, on remet la SCM à sa juste place, et on construit votre patrimoine au-delà du seul impôt. Et quand le FIP « −18 % » qu'on vous a glissé en novembre ne tient pas la route à 500 k€, on vous le dit noir sur blanc — même si ça ne nous rapporte rien.

Bilan gratuitNon détenu par une banque ni par un assureurSans engagement
ACCOMPAGNEMENT

Optimiser sa fiscalité de radiologue avec un conseiller en gestion de patrimoine

Conseil en gestion de patrimoine : tri des leviers face à la CDHR, incidence patrimoniale de la structuration SEL / SPFPL, place de la SCM, immobilier d'assiette, cession des parts de groupe. Une vision globale, du pilotage du RFR à la construction patrimoniale. Le choix d'une forme de société ou d'un régime fiscal et la rédaction des actes reviennent à votre avocat, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

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Trier votre défiscalisation de radiologue avec un CGP multi-partenaires, non détenu par une banque ni par un assureur

Pas de produit-maison. On chiffre votre exposition à la CEHR et à la CDHR, on arbitre entre réduction d'assiette et report, on structure votre SEL et votre SPFPL, on remet la SCM à sa juste place, et on calibre le tout avec votre expert-comptable. On vous dit aussi quand un produit de défisc ne sert à rien.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

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Sources et références légales

  • Le barème et les deux surtaxes des hauts revenus

    Art. 197 CGI (barème IR 2026 : 0 / 11 / 30 / 41 / 45 %, tranche à 45 % au-delà d'environ 181 917 € par part). Art. 1417 CGI (définition du revenu fiscal de référence). Art. 223 sexies CGI (CEHR : 3 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR, 4 % au-delà de 500 000 / 1 000 000 €). Art. 224 CGI (CDHR : imposition minimale de 20 % du RFR retraité pour RFR > 250 000 / 500 000 €).

  • La CDHR : création, contrôle constitutionnel et reconduction (références vérifiées)

    Loi de finances 2025 (loi n° 2025-127 du 14/02/2025, art. 10) : création de la CDHR, non censurée sur ce point par le Conseil constitutionnel n° 2025-874 DC du 13/02/2025. Loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026) : reconduction de la CDHR jusqu'à l'imposition des revenus de l'année au titre de laquelle la loi d'approbation des comptes constate un déficit du budget général inférieur à 3 % du PIB (loi n° 2025-127, art. 10, IV), non censurée sur ce point par le Conseil constitutionnel n° 2026-901 DC du 19/02/2026. Le périmètre exact du RFR retraité et la décote d'entrée sont à recalculer au simulateur officiel ; la CDHR est commentée au BOFiP depuis le 30/06/2026 (BOI-IR-CDHR-10, -20 et -30). La pérennité au-delà de 2026 reste conditionnelle.

  • Les leviers d'assiette et de report

    Art. 154 bis CGI (plafond PER / Madelin du TNS : 10 % + 15 %, plancher 4 806 €, maximum 88 911 € en 2026 ; Madelin prévoyance / santé). Art. 163 quatervicies CGI (PER de droit commun, report des plafonds). Art. 219 CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille, exonération de 95 %). Ordonnance n° 2023-77 du 08/02/2023 (SEL et SPFPL). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, remploi 70 % durci par la LF 2026). Art. 156 et 156 bis CGI (déficit foncier 10 700 / 21 400 € jusqu'au 31/12/2027 et Monuments Historiques). Art. 968, 669 et 1133 CGI (nue-propriété, IFI, reconstitution non taxée).

  • La spécificité radiologue : SCM, matériel, groupe et cession des parts

    Art. 239 quater A CGI (SCM transparente : refacturation des moyens, pas de bénéfice propre, pas un véhicule de placement). Art. 261 B et 261-4-1° CGI (exonération de TVA des refacturations de moyens et des actes médicaux ; art. 261 B recodifié au CIBS à compter du 01/09/2026, à droit constant). Amortissement BNC linéaire (déclaration 2035, cadre 5), durée d'usage du matériel lourd d'imagerie de l'ordre de 7 ans. Cession des parts : art. 150-0 D ter (abattement fixe 500 000 €), 238 quindecies, 151 septies A.

  • Capital-investissement, plafonds et prélèvements sociaux

    Art. 199 terdecies-0 A CGI (réduction FIP / FCPI 18 %, FCPI exclus depuis le 21/02/2026 sauf JEI). Art. 163 quinquies B CGI (exonération d'IR des distributions de FPCI fiscaux). Art. 200-0 A CGI (plafond des niches de 10 000 €). Art. 150 VB III CGI (réforme Le Meur du LMNP). Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : PS 18,6 % sur PER / FPCI / dividendes, 17,2 % maintenu sur revenus fonciers et assurance-vie. Garde-fous : art. L. 64 LPF, CE 16/02/2024 n° 472835, CE 31/05/2022 n° 455349 et 454288, Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366, Cons. const. 06/08/2010 n° 2010-24 QPC, CE 08/04/2025 n° 492154. CARMF : valeurs de point 2026 sur carmf.fr.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, ni une incitation à recourir à un montage à seule fin fiscale. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026, à recalculer au simulateur officiel de la CDHR ; la doctrine administrative est publiée au BOFiP (BOI-IR-CDHR-10 à 30). Rappel déontologique : la SCM (société civile de moyens) est un outil d'organisation des moyens d'exercice, pas un véhicule de placement ni de défiscalisation. Toute structuration (SELARL, SPFPL, SCM, apport-cession) et tout investissement (immobilier, capital-investissement) doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable et, le cas échéant, votre conseil de l'Ordre. Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF / LFSS annuelles, doctrine, jurisprudence). Certains points, comme le durcissement du réinvestissement 150-0 B ter ou le traitement des prélèvements sociaux du LMNP, sont signalés au conditionnel. Les investissements en capital-investissement, en immobilier et sur un PER comportent un risque de perte en capital.

Foire aux questions

Tout sur la défiscalisation du radiologue en 2026 CDHR, PER, SEL, SCM, immobilier et capital-investissement.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec des radiologues à très hauts revenus : combien d'impôt à 500 k€, pourquoi les impôts explosent quand le matériel est amorti, ce qu'est la CDHR, la place exacte de la SCM, et les leviers qui marchent vraiment. Réponses sourcées et à jour 2026.