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Guide radiologue 202616 minMis à jour 9 juin 2026Mère-fille 1,25 %

SPFPL pour radiologue : structurer son groupe d'imagerie et investir ses dividendes

Vous générez plus de 20 000 € par mois, vous êtes à la tranche à 45 %, et chaque distribution de dividendes vous coûte 31,4 % de flat tax en 2026. Au même moment, les fonds raflent les centres d'imagerie avec, justement, des holdings à effet de levier — le même outil qu'on vous décourage parfois d'utiliser. La SPFPL vous donne le même outil : faire remonter les dividendes de vos SEL à environ 1,25 % d'IS, financer le rachat de parts de votre groupe d'imagerie à crédit et capitaliser la trésorerie — pour rester maître chez vous. À une condition : connaître le piège des cotisations sociales rappelé par la Cour de cassation en octobre 2023. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE SPFPL RADIOLOGUE 2026

Savoir si la SPFPL a un sens chez vous et chiffrer le gain net annuel

Audit de votre SEL d'imagerie : régime mère-fille, effet de levier au rachat de parts du groupe, placement de la trésorerie remontée, transmission Dutreil. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur, modélisation chiffrée et anti-survente sur le piège des cotisations.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Montage de rachat de parts à effet de levier
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur

Sur lettre de mission signée

  • Audit de votre SELARL/SELAS et de votre groupe
  • Chiffrage du gain mère-fille net de frais

MÈRE-FILLE EFFECTIF

1,25 %

PFU DIVIDENDES 2026

31,4 %

INTÉGRATION FISCALE

0,25 %

PS CAPITALISATION

17,2 %

CADRE JURIDIQUE

Ord. 2023-77

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1DÉFINITION & CADRE·3 MIN

Qu'est-ce qu'une SPFPL pour un radiologue ?

Vous êtes radiologue libéral, en SELARL ou SELAS, dans la tranche marginale à 45 % (cette tranche démarre au-delà de 181 917 € par part en 2026, à confirmer au barème indexé). Votre cabinet d'imagerie — souvent un groupe multi-sites avec plateaux IRM et scanner — dégage chaque année une trésorerie confortable, et revient la même question : que faire des dividendes sans les voir fondre ? Le calcul tient en une ligne : sur 100 000 € de dividendes, on passe de 31 400 € d'impôt à 1 250 € — soit 30 150 € de capital de plus à réinvestir chaque année — à condition de connaître le seul vrai piège du montage.

La SPFPL en 30 secondes

La SPFPL (Société de Participations Financières de Professions Libérales) est la holding de tête de vos SEL d'imagerie. Son intérêt pour un radiologue tient en trois mots : capitaliser (les dividendes de la SEL remontent à 1,25 % d'IS au lieu de 31,4 % de PFU, via le régime mère-fille), racheter (effet de levier pour reprendre des parts du groupe, un nouveau plateau, un site supplémentaire) et placer (la holding investit la trésorerie : contrat de capitalisation, SCPI, comptes à terme). Le seul vrai piège : elle n'efface pas automatiquement vos cotisations sociales.

Le bon fondement juridique : oubliez « l'article 31-1 »

La SPFPL est une holding « pure » dont l'objet est de détenir des parts de SEL (sociétés d'exercice libéral) sans exercer elle-même la radiologie. Elle n'opère pas, ne facture aucun acte d'imagerie : elle détient vos SELARL/SELAS. Historiquement, les SPFPL avaient été créées par les articles 31-1 et 31-2 de la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. Ces articles sont aujourd'hui abrogés. Depuis le 1er septembre 2024, le régime des SPFPL est gouverné par le Livre V de l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, complété par des décrets propres aux professions de santé. Si l'on vous présente encore l'article 31-1 de la loi de 1990 comme le fondement de votre montage, le texte cité n'existe plus.

Le bon texte en 2026 : un objet élargi

L'ordonnance 2023-77 a non seulement réécrit le cadre, elle a aussi élargi l'objet de la SPFPL : elle peut désormais détenir jusqu'à 100 % d'une SEL (le praticien n'est plus tenu d'en détenir une fraction en direct) et des parts de SCI propriétaire des locaux d'exercice (cabinet, plateau technique). Pour un radiologue qui structure un groupe sur plusieurs sites, c'est l'outil qui permet de chapeauter l'ensemble. Pour le socle commun à toutes les professions libérales, voyez la SPFPL, holding du libéral : régime mère-fille, levier, Dutreil.
Hagnéré Patrimoine

La SPFPL a-t-elle un sens pour votre groupe d'imagerie ?

Un conseiller en gestion de patrimoine audite votre structure (SEL, plateaux, SCM, SCI) et chiffre le gain mère-fille net de frais, sans survente sur le volet cotisations.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 2L'ENJEU STRATÉGIQUE·3 MIN

La SPFPL face à la financiarisation de l'imagerie : votre arme, pas celle des fonds

L'imagerie médicale est l'une des spécialités les plus convoitées par les fonds d'investissement. Le schéma, vous l'avez vu passer dans la profession : une holding, de la dette (effet de levier, LBO), et on absorbe les centres d'imagerie un par un pour consolider un groupe. La question pour un radiologue indépendant n'est donc plus seulement « comment optimiser mes dividendes », mais « comment garder la main sur mon outil de travail face à des acteurs qui jouent avec les mêmes leviers ».

Or cet outil, vous y avez droit vous aussi : la SPFPL, c'est la holding des fonds, version radiologue indépendant — une holding de tête capable de remonter des dividendes à 1,25 % et de financer des rachats à crédit — pour structurer et garder votre groupe au lieu de vous faire racheter. Là où un fonds consolide pour revendre, vous consolidez pour transmettre ou pérenniser.

Garder l'indépendance : capital, droits de vote et pactes

La SPFPL ne protège pas seule votre indépendance : elle l'organise. Trois leviers se combinent : la règle de l'Ordre qui réserve la majorité du capital ET des droits de vote aux médecins exerçants (voyez le §8), la possibilité de dissocier droits de vote et droits financiers (pour ouvrir le capital sans perdre le contrôle), et les pactes d'associés entre radiologues d'un même groupe. C'est cette gouvernance, plus que la structure elle-même, qui vous garde maître à bord. Sur la sortie inverse — vendre ses parts —, voyez vendre ses parts dans un groupe d'imagerie : fiscalité de la plus-value.

Retenez ceci : la holding n'est pas qu'un tuyau fiscal, c'est l'ossature de votre groupe. Pour replacer la SPFPL dans l'ensemble de vos leviers de radiologue, voyez défiscalisation radiologue : comment réduire des impôts qui explosent et gestion de patrimoine du radiologue : stratégie pour 20 000 €+ par mois.

§ 3LE LEVIER SIGNATURE·4 MIN

Le régime mère-fille : 1,25 % au lieu de 31,4 % sur vos dividendes

S'il ne fallait retenir qu'un chiffre pour décider, ce serait celui-là. Quand vous sortez des dividendes de votre SEL d'imagerie directement vers votre compte personnel, vous subissez le PFU à 31,4 % en 2026. Quand ces mêmes dividendes remontent vers votre SPFPL, ils ne supportent qu'une friction d'environ 1,25 %. À l'entrée, vous conservez environ 25 fois moins de friction fiscale — autant de capital qui reste au travail.

Le calcul à l'euro près sur 100 000 € de dividendes

AVEC SPFPL (regime mere-fille)
  100 000 EUR de dividendes SEL -> SPFPL
  95 000 EUR exoneres + (5 000 EUR x 25 %) = 1 250 EUR d'IS
  => friction de 1,25 % : 98 750 EUR restent dans la holding

EN DIRECT (dividendes verses au radiologue)
  100 000 EUR x 31,4 % (PFU 2026) = 31 400 EUR d'impot
  => 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS : 68 600 EUR sur le compte perso

ECART = 31 400 - 1 250 = 30 150 EUR / an de capital a reinvestir

Soit, après les frais de structure annuels, plusieurs dizaines de milliers d'euros de capacité de réinvestissement supplémentaire chaque année — tant que les fonds restent dans la holding.

Comment marche l'exonération de 95 %

Le mécanisme repose sur le régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI). Lorsqu'une société remonte des dividendes d'une filiale, 95 % de ces dividendes sont exonérés d'IS. Seule une quote-part de frais et charges (QPFC) de 5 % reste imposable à l'impôt sur les sociétés (25 %). L'imposition effective est donc de 5 % × 25 % = 1,25 % (doctrine BOFiP BOI-IS-BASE-10-10-20). À noter : ce 1,25 % suppose un IS à 25 % (holding ayant déjà un résultat imposable au-delà de 42 500 €) ; si la quote-part de 5 % relève du taux réduit d'IS de 15 % (petite SPFPL remplissant les conditions PME), la friction tombe à 0,75 %. On retient ici 1,25 % comme majorant prudent.

Distribution directe vs remontée SPFPL, sur 100 000 € de dividendes. La SPFPL diffère et réoriente l'impôt, elle ne l'efface pas : le PFU s'appliquera le jour d'une sortie vers le compte personnel.
VoieTaxe sur 100 000 € de dividendesNet disponible pour réinvestir
Dividendes en direct (PFU 31,4 %)31 400 €68 600 € (sur le compte personnel)
Remontée SPFPL mère-fille (1,25 %)1 250 €98 750 € (dans la holding)
Écart de capital à réinvestir—+30 150 €

Les 5 conditions à respecter

Ce taux de 1,25 % n'est jamais automatique. Cinq conditions cumulatives doivent être réunies, et la troisième piège le plus de monde.

Les 5 conditions du régime mère-fille (art. 145 CGI). Ne confondez pas ce seuil de détention de 5 % avec le seuil de 95 % qui ouvre, lui, l'intégration fiscale.
ConditionExigencePiège à éviter
Seuil de détentionAu moins 5 % du capital de la SELEn dessous de 5 %, pas de régime mère-fille
Durée de conservationEngagement de conserver les titres 2 ansUne revente avant 2 ans remet en cause l'exonération
Nature des droitsTitres détenus en pleine propriétéLe démembrement (usufruit/nue-propriété) exclut le régime
Régime d'impositionMère et fille soumises à l'ISUne SEL restée à l'IR ferme la porte
CapitalCapital intégralement libéréUn capital non libéré bloque l'éligibilité

1,25 %, pas 0 % : ce n'est pas de l'argent dans votre poche

La friction de 1,25 % ne vaut que tant que les fonds restent dans la SPFPL (réinvestis, capitalisés ou affectés au remboursement d'un emprunt). La quote-part de 5 % reste imposable : on ne lit jamais « remontée sans aucun impôt ». Et le jour où vous sortez cet argent vers votre compte personnel, le PFU de 31,4 % s'applique à nouveau. La SPFPL est un outil de capitalisation et de projet, pas un robinet de revenu défiscalisé. Pour arbitrer entre les deux régimes de holding, voyez régime mère-fille vs intégration fiscale : 1,25 % ou 0,25 %.
§ 4ANGLE — LEVIER·4 MIN

L'effet de levier : racheter des parts de votre groupe d'imagerie à crédit

Voici le grand usage de la holding propre au radiologue qui veut grossir son groupe : un associé part en retraite et vous voulez ses parts ; un confrère cède son site ; il faut financer un nouveau scanner. Plutôt que de payer cela avec des dividendes taxés à 31,4 %, vous le faites faire par la SPFPL, à crédit.

La mécanique : la holding emprunte, les dividendes remboursent

La SPFPL emprunte pour acquérir les parts de SEL d'imagerie : les intérêts de l'emprunt sont déductibles de son résultat (article 39 CGI). Elle rembourse ensuite le crédit avec les dividendes que la SEL fait remonter à 1,25 % via le mère-fille. En direct, un euro de dividende sur trois part en impôt avant même de rembourser ; via la holding, il rembourse presque en entier.

Le coût net de remboursement de 100 € d'emprunt. Avec la SPFPL, presque chaque euro de dividende sert au remboursement — un écart qui fait toute la différence sur un rachat de plateau à plusieurs centaines de milliers d'euros.
Pour rembourser 100 € de capital d'empruntSans SPFPL (dividendes perso)Avec SPFPL (mère-fille)
Dividendes bruts nécessaires≈ 145,8 € (31,4 % partent à l'impôt)≈ 101,3 € (friction 1,25 %)
Part qui sert vraiment au remboursement68,6 %98,8 %

Deux garde-fous à connaître avant de structurer

Plafond ATAD (article 212 bis CGI) : les charges financières nettes ne sont déductibles qu'à hauteur du plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l'EBITDA fiscal — en pratique, jamais bloquant pour un groupe d'imagerie. Amendement Charasse (article 223 B CGI) [le vrai piège] : si la SPFPL rachète à un associé qui la contrôle et que le groupe est en intégration fiscale, une fraction des charges financières est réintégrée. À vérifier au cas par cas.

OBO d'imagerie : se racheter à soi-même

Variante de cette logique, l'OBO (owner buy-out) consiste à vendre vos propres parts de SEL à votre SPFPL : vous récupérez du cash à fiscalité réduite tout en restant aux commandes du groupe, la holding remboursant l'emprunt avec les dividendes. C'est souvent la première étape pour financer l'extension d'un groupe d'imagerie. À approfondir avec l'OBO : se racheter à soi-même via la holding.

Intégration fiscale (article 223 A) : 0,25 % si vous détenez ≥ 95 %

Le mère-fille n'est pas le plancher. Lorsque votre SPFPL détient au moins 95 % du capital de la SEL, elle peut opter pour l'intégration fiscale (article 223 A du CGI). La quote-part de frais et charges sur les dividendes intra-groupe est alors ramenée de 5 % à 1 %, ce qui abaisse l'imposition effective à seulement 0,25 % (1 % × 25 % — doctrine BOI-IS-GPE-20-20-20-10). L'option engage le groupe pour 5 ans et suppose des exercices alignés. On écrit 0,25 %, jamais 0 % : la QPFC de 1 % reste imposable.

En santé, l'intégration à 95 % n'est pas toujours atteignable

Attention au calque trop rapide : pour un radiologue, les règles de détention du capital imposées par l'Ordre (ordonnance 2023-77) et la présence de plusieurs associés exerçants dans un groupe multi-sites peuvent empêcher d'atteindre 95 %. Dans ce cas, l'intégration fiscale est tout simplement inaccessible — et ce n'est pas grave : le régime mère-fille à 5 % reste, lui, toujours accessible dès 5 % de détention, avec sa friction de 1,25 %. L'intégration ne se justifie de toute façon qu'au-delà d'environ 200 000 € de dividendes annuels durables, typiquement un gros groupe détenu à 100 % par une seule SPFPL.
§ 5CARTOGRAPHIE RADIOLOGUE·3 MIN

Ce que la SPFPL capte (et ce qu'elle ne capte pas)

Un radiologue n'a presque jamais une seule société. Entre la SEL qui facture les actes, la société de plateau qui porte l'IRM, la SCM qui mutualise les moyens et la SCI qui détient les murs, le montage est dense. Et c'est là que les montages dérapent : ces structures ne remontent pas toutes à la SPFPL de la même manière.

Les 4 briques typiques d'un radiologue et leur sort vis-à-vis de la SPFPL. Seule la SEL remonte ses dividendes en mère-fille de façon naturelle.
StructureRôleFormeCaptée par la SPFPL en mère-fille ?
SEL d'exercice (SELARL/SELAS)Facture les actes d'imagerieSEL à l'ISOui — dividendes remontés à 1,25 %
Société de plateau techniquePorte l'équipement lourd (IRM, scanner)SAS / SARL commercialeSelon détention et objet — pas automatiquement
SCM (société civile de moyens)Mutualise locaux, matériel, personnelCivile, transparente (art. 239 quater A)Non — transparente, refacture à prix coûtant, pas un placement
SCI des mursDétient l'immobilier d'exploitationCivilePossible via parts de SCI (objet élargi ord. 2023-77)

La SCM n'est pas un véhicule de placement — et ne remonte rien

Point crucial pour un radiologue : la SCM (article 239 quater A CGI) est transparente fiscalement. Elle ne dégage pas de bénéfice propre : son objet est de refacturer les moyens (loyers, secrétariat, matériel) à prix coûtant aux praticiens qui l'utilisent. Elle ne distribue donc pas de dividendes et ne remonte rien à la SPFPL en mère-fille. Surtout, ce n'est pas un véhicule de placement de trésorerie : la trésorerie d'une SCM doit rester au service des moyens. Pour bien distinguer le rôle de chaque structure, voyez placer la trésorerie de sa SELARL ou de sa SCM de radiologue.

La conséquence pratique : la SPFPL est l'outil qui chapeaute la ou les SEL et capte leurs dividendes. Les revenus des plateaux et de la SCM relèvent d'une autre logique (commerciale ou de refacturation) et n'entrent dans la holding que selon ce qu'elle détient réellement. En clair : l'erreur classique est de croire que monter une SPFPL « remonte tout ». C'est le plan d'architecture — quelle SEL, quel plateau, quelle SCI sous la holding — qui décide ce qui remonte vraiment.

§ 6ANGLE — LE VRAI PIÈGE·4 MIN

L'alerte n°1 : vos dividendes peuvent rester soumis aux cotisations sociales

Le titre de ce guide promet « sans frottement fiscal » — et c'est tenu par le mère-fille. Mais il faut, en toute honnêteté, désamorcer un frottement social qu'on oublie souvent de chiffrer au moment de monter la holding. La SPFPL purge l'IS, pas les cotisations sociales.

Ce que dit l'arrêt de la Cour de cassation du 19 octobre 2023

La SPFPL n'est pas un bouclier social. L'arrêt Cass. 2e civ. 19 octobre 2023, n° 21-20.366 a jugé que les dividendes d'une SEL distribués à une SPFPL contrôlée par le professionnel peuvent entrer dans l'assiette de ses cotisations TNS (article L. 131-6, III du CSS, règle dite des 10 %, assiette par renvoi à l'article L. 136-3 du même code depuis la LFSS 2024 applicable aux revenus 2025), pour la fraction excédant 10 % du capital social libéré, des primes et du compte courant d'associé. Cette règle vise d'abord les configurations TNS (typiquement une SELARL à gérance majoritaire) ; le président de SELAS, assimilé salarié, est hors du champ de l'article L. 131-6. Autrement dit : glisser une holding entre vous et la SEL ne fait pas écran à l'Urssaf.

Décodage : ce que l'arrêt dit vraiment (et ne dit pas)

Avant de renoncer au montage, regardez les faits de l'affaire : il s'agissait d'une SELARL détenue à 99 % par la SPFPL, avec un seul associé exerçant. La Cour a écarté la personnalité morale de la holding parce que les dividendes restaient, en réalité, le fruit du travail de l'unique praticien. Cette règle des 10 % avait déjà été validée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010). Mais deux réponses ministérielles de 2025 (JO Sénat des 27 février et 21 août 2025) sont venues tempérer la portée de l'arrêt : il ne s'agit pas d'un arrêt de principe, et l'appréciation se fait au cas par cas. L'extension automatique à toute structure pluri-associée — fréquente dans un groupe d'imagerie à plusieurs radiologues — reste donc un risque à neutraliser, pas une certitude.

Comment rester dans les clous

Point décisif : l'arrêt frappe la distribution des dividendes, pas la conservation ni le placement de la trésorerie. Réinvestir dans la holding plutôt que de faire transiter une distribution qualifiable de professionnelle reste donc un levier intact. Plusieurs réflexes (à valider avec votre expert-comptable) limitent le risque : maintenir une rémunération cohérente dans la SEL, dimensionner le capital social, arbitrer la forme (SELARL/SELAS) et le couple rémunération/dividendes. Comptez grossièrement 40 à 45 % sur la fraction éventuellement réintégrée : un ordre de grandeur, jamais un chiffre à recopier.

Le mythe du frottement zéro

La SPFPL n'est pas un effaceur de cotisations sociales quand le professionnel contrôle la holding. Ce que l'arrêt ne touche pas : le levier au rachat, la capitalisation, la transmission Dutreil. C'est là-dessus qu'on bâtit une SPFPL — pas sur un rêve d'Urssaf à zéro qu'un contrôle viendra démentir, et faites-le auditer avant de signer. Pour le détail du calcul et de la règle des 10 %, voyez dividendes de SEL et cotisations sociales : la fraction au-delà de 10 % et, sur l'arbitrage de fond, radiologue en SEL : salaire ou dividendes, le bon arbitrage.
§ 7ANGLE PHARE — PLACER·4 MIN

Que faire de la trésorerie remontée dans la SPFPL ?

Faire remonter les dividendes à 1,25 %, c'est la première moitié du travail. La seconde : que cet argent, une fois dans la holding, ne dorme pas. La SPFPL place cette trésorerie au lieu de vous la verser — et de vous faire repasser par le PFU et, le cas échéant, les cotisations. Encore faut-il choisir des supports compatibles avec l'objet de la SPFPL : un radiologue n'a pas la latitude d'un particulier, l'Ordre veille.

L'enveloppe de référence : le contrat de capitalisation

Première limite, et elle est dirimante : une personne morale ne peut pas souscrire d'assurance-vie (il n'y a pas de tête à assurer). L'enveloppe de référence d'une SPFPL est donc le contrat de capitalisation souscrit par la société. La PM est imposée chaque année sur une assiette forfaitaire (article 238 septies E CGI) égale à 105 % du dernier TME connu à la souscription : à titre purement indicatif, pour un contrat souscrit début 2026, cela représente de l'ordre de 3,76 % du nominal (chiffre dépendant du TME en vigueur, non figé), le produit réel étant régularisé au dénouement. Résultat : un frottement annuel faible et un effet de capitalisation dans le temps.

PS 17,2 % maintenus sur la capitalisation (pas 18,6 %)

Bonne nouvelle qui pèse dans l'arbitrage : les prélèvements sociaux du contrat de capitalisation restent à 17,2 % en 2026, alors que les dividendes distribués passent à 18,6 % (et le PFU à 31,4 %) depuis la LFSS 2026. Placer la trésorerie dans la holding via un contrat de capitalisation cumule donc le capital plein (mère-fille) et le taux de PS le plus bas. Pour le mécanisme au sein de la société, voyez le contrat de capitalisation au sein de la société, et sur la dualité des taux, la dualité 17,2 % / 18,6 % des prélèvements sociaux en 2026.

Placer DANS la SPFPL

Capital de départ plein (friction mère-fille ~1,25 % à l'entrée), frottement annuel faible via le contrat de capitalisation (PS 17,2 %), idéal pour capitaliser longtemps ou financer un projet d'imagerie. Contrepartie : les fonds sont dans la société, le PFU s'appliquera à la sortie vers le personnel.

Distribuer puis placer en perso

Capital amputé de 31,4 % dès l'entrée, mais des fonds immédiatement disponibles dans votre patrimoine privé (assurance-vie, PEA, immobilier). Pertinent quand vous avez un besoin de revenu ou un projet personnel ; coûteux pour de la pure capitalisation.

L'objet social commande : la SPFPL n'est pas un coffre de placement libre

La SPFPL peut détenir, sous réserve de son objet social et de la déontologie de l'Ordre, des SCPI, des comptes à terme, des OPCVM ou du private equity. Mais son objet reste professionnel : ce n'est pas un coffre de placement libre dans lequel on loge n'importe quel actif sans lien avec l'activité. Une gestion de portefeuille dominante dénaturerait la holding. Et un rappel de méthode : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, certains supports comportent un risque de perte en capital et une liquidité réduite. Tout chiffre de ce guide est un ordre de grandeur pédagogique figé sur les taux 2026.
§ 8RÉGLEMENTATION·2 MIN

Qui peut détenir votre SPFPL ? Les règles de l'Ordre

Vous ne montez pas une SPFPL de médecins comme une SARL lambda : le Conseil de l'Ordre verrouille la détention pour protéger votre indépendance professionnelle. C'est aussi ce qui vous garde maître de votre groupe d'imagerie face aux fonds.

La règle cardinale : la majorité aux médecins en exercice

Plus de 50 % du capital ET des droits de vote doivent rester entre les mains de médecins qui exercent dans la ou les SEL détenues, directement ou via une autre SPFPL. Le dirigeant de la SPFPL doit lui-même être un professionnel en exercice. Le solde (moins de 50 %) peut être détenu, de façon encadrée, par : d'anciens professionnels pendant 10 ans après leur cessation, les ayants droit d'un professionnel décédé pendant 5 ans, une autre SPFPL, ou des professionnels d'une profession de la même famille santé.

Depuis l'ordonnance 2023-77, la SPFPL peut détenir jusqu'à 100 % d'une SEL. La création reste subordonnée à l'inscription ou à l'agrément auprès du Conseil de l'Ordre des médecins, avec une déclaration annuelle de la composition du capital ; toute non-conformité doit être régularisée sous un an, sous peine de dissolution.

L'atout du radiologue : structurer un groupe multi-sites

C'est là que la SPFPL prend tout son sens pour un radiologue : une seule SPFPL peut chapeauter plusieurs SEL (un site par SEL, par exemple) et des parts de SCI des locaux, formant un véritable groupe d'imagerie structuré. Chaque plateau remonte ses dividendes vers la tête, la holding finance les rachats et capitalise — sans dénaturer l'indépendance, qui reste garantie par la majorité réservée aux exerçants. Rien d'automatique toutefois : l'architecture doit être validée avec l'Ordre et votre conseil, dans le respect strict de la déontologie.
§ 9COMPARATIF·2 MIN

SPFPL ou holding patrimoniale : laquelle pour un radiologue ?

Une erreur fréquente consiste à vouloir tout loger dans une seule structure. Or la SPFPL et la holding patrimoniale ne jouent pas le même rôle et ne sont pas interchangeables.

SPFPL (périmètre professionnel)

Objet professionnel étroit, contrôlée par l'Ordre. C'est la SEULE structure habilitée à loger des parts de SEL réglementée. Régime mère-fille sur les dividendes d'imagerie, effet de levier au rachat, transmission Dutreil. Elle ne loge pas votre patrimoine privé.

Holding patrimoniale (périmètre privé)

Loge votre patrimoine privé (immobilier locatif, valeurs mobilières), ni réservée ni contrôlée par un Ordre. Mais elle NE PEUT PAS détenir de parts de SEL. Souplesse de gestion, mais hors du champ professionnel réglementé.

L'architecture recommandée pour un radiologue : faire cohabiter les deux en parallèle, périmètre professionnel d'un côté (SPFPL sur le groupe d'imagerie), patrimoine privé de l'autre (holding patrimoniale), sans flux croisés. Pour le détail du même montage côté spécialistes et chirurgiens, voyez la SPFPL du médecin spécialiste et la SPFPL du chirurgien.

La SPFPL est hors champ de la taxe sur les holdings (LF 2026, art. 7)

Bonne nouvelle 2026 : une SPFPL qui détient et anime des SEL d'exercice est, dans la quasi-totalité des cas, hors du champ de la taxe sur les holdings patrimoniales créée par la LF 2026 — les parts de SEL sont des titres de participation opérationnels exclus de l'assiette. À sécuriser selon la composition réelle de l'actif : si la holding se gonfle de placements passifs, la lecture peut changer. Voyez la taxe sur les holdings patrimoniales (LF 2026) : pourquoi la SPFPL en est hors champ.
§ 10SEUIL DE RENTABILITÉ·2 MIN

Combien ça coûte et à partir de quand c'est rentable ?

Une SPFPL a un coût, et il faut le poser avant de se réjouir du 1,25 %. La création coûte généralement 1 700 à 6 000 € (statuts, objet conforme à l'ordonnance 2023-77, agrément de l'Ordre), auxquels s'ajoute un coût récurrent de 1 500 à 2 500 € par an (comptabilité, juridique). Ces fourchettes sont indicatives et doivent être confirmées par devis selon la complexité de votre groupe. La logique de rentabilité tient en une phrase : le gain mère-fille (l'écart entre 31,4 % et 1,25 %, soit ≈ 30,15 % de l'assiette remontée) doit couvrir ce surcoût.

Seuil de rentabilité de la SPFPL (coûts indicatifs). Dès quelques dizaines de milliers d'euros de dividendes remontés chaque année, le gain net devient nettement positif — un seuil que la plupart des radiologues à 20 000 €+/mois dépassent largement.
Dividendes annuels remontésÉconomie mère-fille (~30,15 %)Surcoût de structureGain net annuel
10 000 €≈ 3 015 €~ 2 500 €≈ +515 €
50 000 €≈ 15 075 €~ 2 500 €≈ +12 575 €
100 000 €≈ 30 150 €~ 2 500 €≈ +27 650 €
200 000 €≈ 60 300 €~ 2 500 €≈ +57 800 €

En pratique, la SPFPL devient nettement rentable dès quelques dizaines de milliers d'euros de dividendes annuels — et elle se justifie indépendamment de tout seuil dès lors qu'il existe un projet de rachat de parts d'imagerie ou de transmission, où c'est l'effet de levier (et non la seule économie de friction) qui fait la différence. À l'inverse, un radiologue qui distribue tout pour vivre, sans trésorerie qui dort ni projet de rachat, n'a aucune raison de payer 2 500 € par an pour une coquille.

Hagnéré Patrimoine

Chiffrer le gain net de votre SPFPL sur vos dividendes réels

Un conseiller en gestion de patrimoine modélise le mère-fille, le levier d'un rachat de plateau et le placement de la trésorerie sur votre groupe d'imagerie — chiffres à l'appui, sur vos dividendes réels.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 11SORTIE & TRANSMISSION·3 MIN

Sortir l'argent un jour et transmettre le groupe

La SPFPL capitalise pendant des années, puis vient l'heure de sortir : se verser du cash, vendre des parts, ou passer le groupe à ses enfants. Mieux vaut avoir cadré ces trois sorties dès le montage que les découvrir le jour venu. La distribution, on l'a vue (PFU de 31,4 % retrouvé). Restent les deux qui changent vraiment la donne pour un radiologue : la cession des parts du groupe d'imagerie, où deux régimes de plus-value peuvent fortement alléger la note, et la transmission, où la SPFPL animatrice ouvre le pacte Dutreil.

Céder les parts du groupe d'imagerie

À la revente, deux régimes peuvent atténuer la plus-value. L'abattement fixe de 500 000 € du dirigeant partant en retraite (article 150-0 D ter CGI, IR seul, PS dus), et l'exonération de l'article 238 quindecies (totale en deçà de 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 M€). Le sujet, central pour un radiologue qui revend son site, est traité en détail dans vendre ses parts dans un groupe d'imagerie : fiscalité de la plus-value.

Apporter avant de vendre : l'apport-cession (150-0 B ter)

Si vous envisagez de céder, l'apport-cession (article 150-0 B ter CGI) permet de reporter l'imposition de la plus-value en apportant d'abord les titres de SEL à une holding que vous contrôlez. En cas de cession dans les 3 ans, le dispositif impose, depuis la LF 2026, de réinvestir 70 % du produit de cession dans un délai de 3 ans (et de conserver le remploi 5 ans), dans une activité économique. Vigilance sur l'abus de droit et la substance (CE 16 février 2024 n° 472835 sur l'appréciation du réinvestissement économique ; sur la doctrine des montages abusifs, voir aussi CE 12 juillet 2017 n° 401997, relatif à la légalité de la fiche « échange de titres avec soulte » de la carte des pratiques et montages abusifs). À approfondir avec l'apport-cession (150-0 B ter) pour reporter l'impôt.

Transmettre le groupe : le pacte Dutreil

Si votre SPFPL anime effectivement ses SEL (convention d'animation, décisions stratégiques, prestations), elle peut être qualifiée de holding animatrice et ouvrir le pacte Dutreil (article 787 B CGI), qui exonère 75 % de la valeur des titres transmis par donation ou succession. À approfondir avec le pacte Dutreil 2026 : transmettre avec 75 % d'abattement.

Capitaliser dans la SPFPL réduit aussi votre RFR — et donc CEHR et CDHR

Effet collatéral précieux pour un radiologue à très hauts revenus : capitaliser dans la SPFPL au lieu de se distribuer réduit le revenu fiscal de référence (RFR). Or le RFR commande la CEHR (3 à 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 €, article 223 sexies) et surtout la CDHR (imposition minimale de 20 % du RFR au-delà de 250 000 / 500 000 €, article 224 CGI, reconduite par la LF 2026 — sa pérennité au-delà de 2026 et son périmètre exact restant à confirmer au texte). Ne pas distribuer ce dont on n'a pas besoin est donc aussi un levier d'impôt sur le revenu. Voyez la CDHR : l'imposition minimale de 20 % des hauts revenus.
§ 12CAS CHIFFRÉS·4 MIN

3 cas chiffrés de radiologues

Plutôt qu'une démonstration abstraite, trois situations types : la capitalisation (cas 1), l'effet de levier au rachat d'un plateau (cas 2) et la réduction du RFR à l'approche du seuil CDHR (cas 3). Prénoms et profils fictifs, ordres de grandeur réalistes ; ces simulations figent les taux 2026 et ne valent pas conseil personnalisé.

Comment lire ces trois cas (note de méthode)

Ces projections sont des ordres de grandeur pédagogiques, pas des promesses de résultat. Elles isolent volontairement le seul effet de friction fiscale : elles figent les taux et seuils 2026 (PFU 31,4 %, mère-fille 1,25 %, PS 17,2 / 18,6 %), ne détaillent pas les intérêts d'emprunt ni les frais de structure, et raisonnent à dividende constant. Surtout, elles supposent que les fonds restent dans la holding : le jour d'une sortie vers le compte personnel, le PFU s'applique. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et tout support de placement comporte un risque de perte en capital. Votre cas réel se chiffre sur votre liasse, avec votre expert-comptable.

Cas 1 — Camille, radiologue en SELARL, 100 000 € de dividendes (TMI 45 %)

Deux sites, environ 28 000 €/mois de revenus, déjà à la tranche à 45 % : sa SELARL d'imagerie peut distribuer 100 000 € de dividendes, mais elle n'en a pas besoin pour vivre et veut capitaliser.

Sans SPFPL : 100 000 € × 31,4 % = 31 400 € d'impôt → il lui reste 68 600 € sur son compte personnel.
Avec SPFPL : 100 000 € remontés via mère-fille → 100 000 × 1,25 % = 1 250 € d'IS → 98 750 € disponibles dans la holding pour placer (contrat de capitalisation, SCPI, futur plateau).
Gain de capacité de réinvestissement : +30 150 €/an. Réserve : le PFU s'appliquera le jour où elle voudra ces fonds à titre personnel.

Cas 2 — Thomas, rachat de 400 000 € de parts (nouveau plateau IRM) à crédit

Thomas rachète pour 400 000 € de parts dans son groupe d'imagerie (entrée sur un nouveau plateau IRM), sans cash personnel disponible, via un emprunt de la SPFPL sur 7 ans.

Sans SPFPL : pour disposer de 400 000 € nets après PFU, il lui faudrait ≈ 583 000 € de dividendes bruts (400 000 / (1 − 0,314)) → coût de friction ≈ 183 000 €.
Avec SPFPL : la holding emprunte 400 000 € (intérêts déductibles, art. 39) et rembourse avec les dividendes remontés à 1,25 % → il faut ≈ 405 000 € de dividendes bruts (400 000 / (1 − 0,0125)).
Économie de friction ≈ 178 000 € sur l'opération. Garde-fou : si le rachat est intra-groupe en intégration, vérifier l'amendement Charasse (art. 223 B). Ordre de grandeur hors détail des intérêts d'emprunt.

Cas 3 — Sophie, groupe multi-plateaux, 200 000 € de dividendes, proche du seuil CDHR

Sophie dirige un groupe d'imagerie multi-plateaux ; sa SEL peut distribuer 200 000 € et son RFR tourne déjà autour de 280 000 €, soit juste au-dessus du seuil de 250 000 € qui déclenche la CDHR (célibataire).

Si elle se distribue tout : 200 000 € × 31,4 % = 62 800 € de PFU, et son RFR gonfle → expose davantage la CEHR et la CDHR (imposition minimale de 20 % du RFR).
Si elle capitalise dans la SPFPL : 200 000 € remontent à 1,25 % = 2 500 € d'IS → 197 500 € placés en contrat de capitalisation (PS 17,2 % et non 18,6 %), et son RFR personnel reste contenu → atténue CEHR et CDHR.

Le réflexe de Sophie : ne sortir que ce qu'elle dépense vraiment. Le reste capitalise dans la holding, au PS le plus bas, sans gonfler son RFR au pire moment. Le périmètre exact de la CDHR (décote, taux moyen) reste à confirmer au cas par cas.
Distribution vs capitalisation sur 200 000 €. Capitaliser dans la holding diffère l'impôt, applique le PS le plus bas et préserve le RFR — le PFU restant dû à la sortie personnelle.
Stratégie sur 200 000 € distribuablesImpôt immédiatPS applicablesImpact sur le RFR
Tout distribuer (PFU)≈ 62 800 € (31,4 %)18,6 % inclusRFR fortement gonflé → CEHR/CDHR
Capitaliser dans la SPFPL≈ 2 500 € (1,25 %)17,2 % (capi)RFR contenu
Méthode documentée

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La SPFPL ne fonctionne jamais seule : elle dépend de votre statut (SELARL ou SELAS), de votre arbitrage salaire/dividendes, du placement de la trésorerie et de votre stratégie retraite — un bon montage tient compte de tout cela en même temps, pas de la holding isolée. Pour la replacer dans l'ensemble, voyez où investir quand on est radiologue à forte capacité d'épargne et préparer la baisse de revenus du radiologue malgré la CARMF.

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Sources et références légales

  • CGI — régime mère-fille et intégration

    Art. 145 CGI (régime mère-fille : détention d'au moins 5 % du capital, conservation 2 ans, pleine propriété). Art. 216 CGI (exonération de 95 % des dividendes, quote-part de frais et charges de 5 %, IS effectif 1,25 %). Art. 223 A CGI (intégration fiscale, quote-part ramenée à 1 %, friction 0,25 %, détention ≥ 95 %). Art. 219 CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Doctrine BOFiP : BOI-IS-BASE-10-10-10-10, BOI-IS-BASE-10-10-20, BOI-IS-GPE-20-20-20-10.

  • CGI / C. com. — placement de la trésorerie et levier

    Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation détenu par une personne morale, imposition annuelle sur assiette forfaitaire). Art. 39 CGI (déductibilité des intérêts de l'emprunt d'acquisition des titres de SEL d'imagerie). Art. 212 bis CGI (plafonnement ATAD des charges financières nettes : le plus élevé de 3 M€ ou 30 % de l'EBITDA fiscal). Art. 223 B CGI (amendement Charasse, rachat intra-groupe à crédit). PFU 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS) ; prélèvements sociaux de 17,2 % maintenus sur les contrats de capitalisation (LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025).

  • Cadre juridique de la SPFPL de médecins

    Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (Livre V régissant les SPFPL, en vigueur le 1er septembre 2024, abrogeant la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 et ses anciens articles 31-1 et 31-2). Détention : plus de 50 % du capital et des droits de vote par des médecins exerçant, dirigeant en exercice, agrément du Conseil de l'Ordre des médecins et déclaration annuelle de la composition du capital. La SPFPL peut détenir jusqu'à 100 % d'une SEL et des parts de SCI des locaux d'exercice.

  • CSS / structures du radiologue — cotisations sociales et SCM

    Art. L. 131-6, III CSS (cotisations TNS sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant ; depuis la réforme LFSS 2024 applicable aux revenus 2025, l'assiette TNS est déterminée par renvoi à l'art. L. 136-3 CSS). Art. 239 quater A CGI (SCM transparente fiscalement, refacturation des moyens à prix coûtant) et art. 261 B CGI (exonération de TVA des refacturations sous conditions). BOI-RES-BNC-000136 (rémunération technique des associés de SEL imposée en BNC).

  • Transmission, cession et jurisprudence

    Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, exonération de 75 %, holding animatrice). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, report d'imposition ; LF 2026 : remploi de 70 % du produit de cession dans un délai de 3 ans, conservation 5 ans) et BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60. Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € à la cession de titres de dirigeant partant en retraite). Art. 238 quindecies CGI (exonération des plus-values). Art. 223 sexies CGI (CEHR) et art. 224 CGI (CDHR). Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366. Cons. const. n° 2010-24 QPC du 6 août 2010. CE 16 février 2024 n° 472835 (apport-cession, appréciation du réinvestissement économique) et CE 12 juillet 2017 n° 401997 (légalité de la fiche « échange de titres avec soulte » de la carte des pratiques et montages abusifs). Rép. min. JO Sénat 27 février 2025 et 21 août 2025.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil juridique, fiscal ou social, ni une incitation à constituer une SPFPL. La création d'une SPFPL, tout montage à effet de levier, de placement ou de transmission, et l'analyse du traitement social des dividendes doivent faire l'objet d'une étude individualisée préalable, validée avec votre expert-comptable, votre Conseil de l'Ordre et, le cas échéant, un avocat fiscaliste. Certains points (extension de la jurisprudence du 19 octobre 2023, accès à l'intégration fiscale à 95 % en santé, fourchette des cotisations TNS, coûts de structure, pérennité de la CDHR au-delà de 2026) sont signalés au conditionnel. Données à jour au 9 juin 2026 (LF 2026, LFSS 2026), susceptibles d'évoluer.

Foire aux questions

Tout sur la SPFPL du radiologue en 2026 régime mère-fille, levier, placement, cotisations, transmission.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : à quoi sert une SPFPL pour un radiologue, comment marche le mère-fille, comment racheter des parts d'imagerie à crédit, où placer la trésorerie remontée, le piège des cotisations, le coût et la transmission. Réponses sourcées et à jour 2026.