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Guide radiologue 202618 minMis à jour 25 juin 2026Logique de poches

Gestion de patrimoine du radiologue : la stratégie quand on gagne 20 000 € et plus par mois

Vous facturez 20 000 € et plus par mois et vous dégagez 8 à 15 000 € d'épargne, mais vous n'avez ni le temps ni une méthode claire pour les placer ? À ce niveau de revenu, le vrai sujet n'est pas « quel produit » mais « dans quel ordre » : à 45 % de TMI, sous contrainte CEHR et CDHR, une erreur de séquence coûte cher. Le bilan d'abord, puis la logique de poches. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

BILAN PATRIMONIAL RADIOLOGUE 2026

Savoir dans quel ordre placer dans votre cas et bâtir votre logique de poches chiffrée

Diagnostic complet de votre situation de radiologue : bilan, capacité d'épargne réelle, ordre des poches (précaution, PER, assurance-vie, SCPI, immobilier, private equity), diagnostic fiscal (TMI 45 %, CEHR, CDHR) et incidence patrimoniale de la structuration SEL/SPFPL. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur, sans produit-maison. Le choix d'une forme de société ou d'un régime fiscal et la rédaction des actes reviennent à votre avocat, votre notaire ou votre expert-comptable.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Inventaire de vos deux patrimoines
  • L'ordre des poches : sécuriser puis placer
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur

Sur lettre de mission signée

  • Chiffrage de votre capacité d'épargne réelle

TMI CIBLE

45 %

ÉPARGNE/MOIS

8 à 15 k€

PER MAX 2026

88 911 €

CDHR MINIMUM

20 % du RFR

PS DIVIDENDES

18,6 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1POURQUOI·3 MIN

Pourquoi un radiologue ne place pas comme les autres

Vous facturez 20 000 € et plus par mois et vous dégagez une vraie capacité d'épargne — souvent 8 à 15 000 € par mois. C'est ce renversement qui change tout : à ce niveau, votre problème n'est plus de trouver l'argent à placer, c'est d'en faire bon usage, sans temps disponible et sous une fiscalité qui mord fort. Un radiologue libéral ne gère pas comme un cadre supérieur : il a deux patrimoines, une structure d'exercice complexe (groupe d'imagerie, SCM, matériel lourd) et un actif central — ses parts de groupe — qui pèse souvent plus que toute son épargne financière.

En 30 secondes : la logique de poches

La règle : on ne place pas un euro avant le bilan, et on raisonne en poches (une enveloppe = un rôle), dans un ordre précis. L'ordre : (1) précaution, (2) prévoyance Madelin, (3) PER / Madelin retraite (déductible à 45 %, jusqu'à 88 911 € en 2026), (4) assurance-vie, (5) SCPI, (6) immobilier, (7) private equity, (8) structuration SEL / SPFPL et transmission. Pourquoi cet ordre : à 45 % de TMI, les réductions d'impôt restent bornées par le plafond des niches et ne touchent pas le RFR, alors que le PER et le déficit foncier baissent l'assiette de l'IR, de la CEHR et de la CDHR ; la SCM n'est jamais un placement ; et vos parts de groupe se transmettent et se cèdent en s'y prenant des années à l'avance.

Le delta radiologue : groupe, SCM, matériel lourd, parts d'imagerie

Trois choses, qu'un cadre supérieur n'a pas, déplacent le centre de gravité de la stratégie. Le groupe d'imagerie d'abord (SELARL ou SELAS multi-sites, plateaux lourds autorisés par l'ARS), souvent doublé d'une SCM qui porte le plateau technique mutualisé. Vient ensuite le matériel lourd (scanner, IRM, mammographe) amorti sur environ sept ans : tant qu'il s'amortit, l'amortissement écrase le bénéfice imposable ; une fois amorti, le bénéfice bondit — et avec lui l'exposition à 45 % + CEHR + CDHR. Et surtout, vos parts de groupe d'imagerie, le plus souvent l'actif de plus forte valeur, supérieur à votre épargne financière.

Le piège de la fin d'amortissement du matériel

C'est le déclencheur n°1 de l'optimisation chez le radiologue. L'amortissement est un levier comptable qui s'épuise : l'année où votre scanner ou votre IRM finit de s'amortir, votre bénéfice imposable peut bondir de plusieurs dizaines de milliers d'euros sans que votre activité ait changé. Vous basculez alors brutalement dans le haut du barème (45 %), avec CEHR et souvent CDHR. La parade n'est pas comptable, elle est patrimoniale : anticiper la fin de l'amortissement et préparer en amont les leviers d'assiette (PER, déficit foncier, structuration) qui prendront le relais.

Résultat concret, pour vous : la priorité n'est pas la performance d'un placement isolé, c'est l'ordre dans lequel vous remplissez vos poches et la diversification hors du groupe d'imagerie. Le reste de ce guide déroule cette logique, poche par poche.

§ 2LE BILAN·3 MIN

Le bilan d'abord : le diagnostic avant les produits

En imagerie médicale, on ne traite pas sans avoir lu l'examen. En gestion de patrimoine non plus : on ne place pas un euro sans bilan. Et attention au faux ami : un bilan patrimonial n'est pas un bilan comptable (la 2035). La 2035 photographie votre exercice professionnel ; le bilan patrimonial agrège votre patrimoine global, vos flux et vos objectifs de vie, et en sort un plan d'action priorisé.

La méthode du bilan en 6 dimensions. On sécurise avant de placer : chaque dimension conditionne la suivante.
ÉtapeCe qu'on regardePourquoi c'est décisif
1 · InventaireVos deux patrimoines (parts de SEL/groupe, plateau, SCM ; immobilier, épargne, dettes)Distinguer ce qui est liquide de ce qui ne l'est pas
2 · FluxRevenu net − cotisations − impôt − train de vieConnaître votre capacité d'épargne réelle, pas le brut
3 · RisquesPrévoyance, concentration sur le groupe et le conventionnementQue se passe-t-il en cas d'arrêt ou de coup dur ?
4 · ObjectifsRetraite, transmission, immobilier, fiscalitéDonner une raison d'être à chaque versement
5 · Diagnostic fiscalTMI 45 %, CEHR, CDHR, IFISavoir quels leviers fonctionnent encore
6 · Plan d'actionLa logique de poches prioriséeDans quel ordre placer concrètement

Le réflexe qu'on répète à chaque rendez-vous : sécuriser avant de placer

La plupart des erreurs patrimoniales d'un radiologue viennent d'un ordre inversé : on commence par le produit de défiscalisation à la mode ou l'immobilier, avant d'avoir blindé prévoyance et retraite et compris son diagnostic fiscal. Le bilan renverse ce réflexe : on pose le diagnostic, puis on remplit les poches du socle vers le sommet. Pour la trame appliquée au libéral, voyez la méthode complète du bilan patrimonial du libéral en 6 étapes et la gestion de patrimoine de la profession libérale, vue d'ensemble.
Hagnéré Patrimoine

Faire le point sur votre situation de radiologue

Un conseiller en gestion de patrimoine déroule les six dimensions du bilan sur vos chiffres réels — inventaire, capacité d'épargne, risques, objectifs, diagnostic fiscal — et en sort l'ordre des poches à remplir dans votre cas.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 3CAPACITÉ D'ÉPARGNE·3 MIN

Votre capacité d'épargne réelle : 20 k€ de revenu ne font pas 20 k€ à placer

Vous facturez beaucoup, vous épargnez beaucoup — mais pas autant que le chiffre d'affaires le laisse croire. Votre revenu n'est pas votre capacité d'épargne. Entre les deux, il y a les cotisations TNS (avec une assiette CARMF plafonnée), l'impôt à 45 %, la CEHR et la CDHR le cas échéant, et votre train de vie. Le résultat : une épargne disponible qui se situe souvent entre 8 000 et 15 000 € par mois — confortable, mais bien inférieure à votre facturation.

De la facturation à l'épargne disponible

Deux pièges techniques à écarter d'abord. La rémunération technique de l'associé de SEL est imposée en BNC (article 92 CGI) depuis 2024 — jamais en salaires — et le forfait de 5 % a été annulé (CE 8 avril 2025 n° 492154) ; la rémunération de gérance majoritaire relève de l'article 62 CGI. Et le point le plus important en pratique : on lisse sur deux ou trois ans. Une année exceptionnelle — typiquement celle où le matériel finit de s'amortir et où le bénéfice gonfle — ne doit jamais dimensionner vos versements : c'est la capacité récurrente qui compte.

La cascade : de la facturation à l'épargne réelle

Capacite d'epargne reelle =
    revenu net d'activite (BNC ou remuneration de SEL)
  - cotisations sociales TNS (URSSAF + CARMF, assiette plafonnee)
  - impot sur le revenu (TMI 45 %)
  - CEHR / CDHR (le cas echeant)
  - train de vie reel
  = ce qui reste, a LISSER sur 2-3 ans (souvent 8 a 15 k EUR/mois)

À 20 000 €+/mois, l'épargne disponible reste très inférieure à la facturation. C'est ce montant lissé, et non le chiffre d'affaires d'une bonne année, qui doit piloter vos versements.

Peu importe le chiffre exact — il dépend de votre structure, de votre secteur et de votre train de vie. Ce qui compte, c'est l'écart : un revenu très élevé ne se traduit que par une fraction épargnable, et autant ne pas la gâcher. D'où l'obsession de ce guide pour l'ordre dans lequel on remplit ses poches. Pour affiner le calcul malgré des recettes en dents de scie (fin d'amortissement, variations d'activité), voyez calculer sa capacité d'épargne réelle malgré des revenus irréguliers.

À retenir : c'est l'épargne récurrente qui pilote, pas la facturation

Ne dimensionnez jamais vos versements sur votre meilleure année. C'est la capacité d'épargne récurrente — ce qui reste après cotisations, impôt et train de vie, lissée sur 2 à 3 ans — qui fixe le bon montant à mettre au PER, en assurance-vie ou en immobilier. Surdimensionner sur un pic de revenu, c'est la première cause des rachats anticipés coûteux et des arbitrages dans l'urgence.
§ 4LA SCM·3 MIN

La SCM n'est pas une tirelire : la carte des bonnes enveloppes

En cabinet de groupe, vous mutualisez le plateau technique via une SCM. C'est un outil indispensable — mais c'est aussi la source d'un malentendu qui revient sans cesse, et qui coûte cher. Disons-le sans détour : on ne place pas un euro dans une SCM.

La SCM : transparente, refacture des moyens, zéro bénéfice

La SCM (société civile de moyens, article 239 quater A CGI) est transparente fiscalement : son objet est de mettre à disposition de ses associés les moyens d'exercice (locaux, matériel lourd, secrétariat, personnel) et de les refacturer au coût, au prorata d'utilisation. Elle ne dégage aucun bénéfice propre : chaque associé est imposé sur sa quote-part dans sa propre déclaration (BNC), la société souscrivant une déclaration n° 2036. Ses refacturations sont exonérées de TVA sous conditions (article 261 B CGI), comme les actes médicaux (article 261-4-1° CGI). Sa trésorerie sert le fonctionnement et les provisions de renouvellement du plateau — pas le placement.

La trésorerie excédentaire ne se place JAMAIS dans la SCM

C'est un point déontologique et technique central : la SCM n'est ni une holding, ni une enveloppe de capitalisation. Vouloir y « faire travailler » des excédents est une erreur de structure. Le placement de la trésorerie d'entreprise se gère au niveau de la SEL (compte à terme, contrat de capitalisation, titres) ou d'une SPFPL (capitalisation des dividendes à l'IS), jamais de la SCM. Pour le détail, voyez comment placer la trésorerie de sa SELARL ou de sa SCM (et pourquoi pas la SCM).

Trois niveaux de détention : personnel, SEL, SPFPL

Le bon réflexe est de savoir où loger chaque type d'épargne. Une partie va dans votre patrimoine personnel (assurance-vie, PER, SCPI, immobilier, livrets) ; les excédents de la société dans la SEL elle-même ; la capitalisation des dividendes à l'IS dans une SPFPL. La SCM, elle, reste hors du jeu du placement.

Patrimoine personnel

Assurance-vie, PER, SCPI, immobilier, livrets : le cœur de votre épargne disponible, après distribution. C'est ici que se construit le patrimoine indépendant de votre activité.

Trésorerie de SEL / SPFPL

SEL : compte à terme, contrat de capitalisation, titres pour faire travailler les excédents. SPFPL : capitalisation des dividendes à l'IS (~1,25 % via mère-fille). C'est le bon niveau pour la trésorerie d'entreprise.

SCM — PAS un véhicule de placement

Transparente (art. 239 quater A), elle refacture des moyens au coût et ne dégage aucun bénéfice. Sa trésorerie sert le fonctionnement et le renouvellement du plateau. On n'y place jamais d'excédents.

Si la capitalisation à l'IS vous concerne, la suite logique est la SPFPL : voyez structurer et investir ses dividendes via une SPFPL de radiologue.

§ 5LOGIQUE DE POCHES·4 MIN

La logique de poches : le bon ordre quand on manque de temps

Si vous ne deviez retenir qu'une chose, ce serait celle-là. Quand on épargne beaucoup mais qu'on manque de temps, la meilleure stratégie n'est pas de chercher le bon produit, c'est de remplir des poches dans le bon ordre. Chaque poche a un rôle ; on construit du socle vers le sommet, jamais l'inverse.

La pyramide des poches du radiologue. PER et déficit foncier sont les deux seuls leviers hors du plafond des niches de 10 000 €.
PocheRôleFiscalité 2026Quand l'activer
1 · PrécautionDisponibilité immédiate (3 à 12 mois de dépenses)Intérêts au PFU 31,4 % (PS 18,6 %)Avant tout placement long
2 · Prévoyance MadelinCombler le filet social trouéDéduction art. 154 bis (IR)Avant de placer pour le rendement
3 · PER / Madelin retraiteLevier d'assiette n°1 à 45 %Déductible, hors plafond nichesEn priorité (voir §6)
4 · Assurance-vieCapitalisation + transmissionPS 17,2 %, flat tax 30 %, 990 ISocle de l'épargne longue
5 · SCPIImmobilier sans gestion (manque de temps)Revenus fonciers, PS 17,2 %Via AV/PER ou nue-propriété de préférence
6 · ImmobilierDiversification, déficit foncierDéficit foncier hors plafond nichesSelon objectifs et IFI
7 · Private equityPerformance, diversificationPS 18,6 %, horizon 8-10 ansEn dernier — risque de perte, illiquide
8 · Structuration / transmissionSEL/SPFPL, Dutreil, donationIS ~1,25 %, 990 I, 787 BEn parallèle, à anticiper

Pourquoi la SCPI plutôt en assurance-vie ou en nue-propriété

La SCPI est l'outil idéal quand on manque de temps : de l'immobilier sans gestion. Mais attention à l'effet de bord fiscal : détenues en direct, ses revenus fonciers augmentent votre RFR (donc votre exposition CEHR/CDHR) et sont imposés à votre TMI de 45 % + 17,2 % de PS. À votre niveau de revenu, on privilégie donc la détention via l'assurance-vie ou le PER (capitalisation à l'abri) ou en nue-propriété (pas de revenu imposable pendant le démembrement, hors IFI). Pour comparer les véhicules, voyez les SCPI pour diversifier hors de son activité et où investir quand on a une forte capacité d'épargne.

Les poches « précaution » et « assurance-vie » se logent dans des enveloppes connues : le compte à terme pour la poche précaution et la trésorerie, l'assurance-vie pour capitaliser et transmettre (152 500 € par bénéficiaire), et le private equity pour la poche performance, en dernier et en pleine conscience du risque.

Note de méthode : comment lire les rendements annoncés

Quand on évoque un rendement (SCPI, fonds euros, private equity), il s'agit toujours d'une donnée passée ou d'un objectif, jamais d'une garantie : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les supports en unités de compte (SCPI, actions, private equity) présentent un risque de perte en capital et, pour le non coté, une forte illiquidité (capitaux immobilisés 8 à 10 ans). C'est tout l'intérêt de l'ordre des poches : on ne met dans la poche « performance » que ce dont on n'aura pas besoin avant longtemps, une fois la précaution, la prévoyance et la retraite sécurisées. Toute projection chiffrée de ce guide est illustrative et non contractuelle.
Hagnéré Patrimoine

Construire votre logique de poches

On part de votre capacité d'épargne réelle et on la ventile poche par poche, dans le bon ordre : précaution, prévoyance, PER, assurance-vie, SCPI, immobilier, private equity — avec les montants chiffrés sur votre cas.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 6POCHE PER·4 MIN

La poche prioritaire : PER/Madelin et le trou de la CARMF

Parmi toutes les poches, une se détache nettement à votre niveau de TMI : le PER / Madelin retraite. Il cumule deux atouts qu'aucune autre enveloppe ne réunit : le levier d'assiette le plus puissant à 45 %, et la seule réponse de fond au plafonnement de votre retraite CARMF.

Le PER : jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026

Le plafond de déduction (article 154 bis CGI) vaut 10 % du bénéfice (dans la limite de 8 PASS) + 15 % de la fraction de bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS, soit un plafond maximal de 88 911 € en 2026 (atteint dès un bénéfice de 384 480 €, le cas de beaucoup de radiologues à 20 k€+/mois) et un plancher de 4 806 €. La déduction s'impute sur l'IR seul (effet maximal à 45 %), réduit votre RFR (et agit donc favorablement sur CEHR et CDHR) et est exclue du plafond global des niches de 10 000 € (article 200-0 A). À retenir : la sortie du PER supporte des PS à 18,6 % sur les gains, et la déduction n'est pas reportable indéfiniment une fois consommée.

Plafond PER 2026 et économie d'impôt à 45 %

PLAFOND PER 154 bis (au maximum, benefice >= 8 PASS)
  10 % x 384 480               = 38 448 EUR
  15 % x (384 480 - 48 060)    = 50 463 EUR
  => plafond deductible max      = 88 911 EUR

ECONOMIE D'IMPOT = deduction x TMI
  88 911 x 45 %                = ~40 010 EUR d'IR en moins
  (+ RFR abaisse de 88 911 EUR : desserre CEHR / CDHR)

La déduction PER porte sur l'IR seul, réduit le RFR et reste hors du plafond des niches : c'est le levier le plus efficace à 45 % de TMI. La prévoyance/santé Madelin est une enveloppe distincte (~11 534 € en 2026).

La prévoyance Madelin est une enveloppe distincte du PER

Ne confondez pas les deux plafonds de l'article 154 bis. Le plafond retraite (jusqu'à 88 911 €) est séparé du plafond prévoyance/santé (7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafonné à 3 % de 8 PASS, soit de l'ordre de 11 534 € en 2026) et du plafond perte d'emploi (1,875 % du bénéfice ou 2,5 % du PASS). Avant de remplir le PER, on cale la prévoyance : pour la dimensionner, voyez dimensionner sa prévoyance TNS (le trou après le 90e jour).

La CARMF plafonnée : la chute de revenus qui se prépare

L'architecture combine le régime de base (CNAVPL), le complémentaire RCV et l'ASV (articles L. 640-1, L. 644-1 et L. 644-2 CSS). Le point décisif : le complémentaire RCV est plafonné à 3,5 PASS, soit 168 210 € en 2026. Concrètement, à 20 000 €+/mois, vous cotisez sur une assiette très inférieure à votre revenu réel : au-delà du plafond, pas un euro n'ouvre de droits supplémentaires. Résultat : un taux de remplacement souvent inférieur à 40-50 %. Le capital décès du radiologue libéral relève du régime invalidité-décès géré par la CARMF (article L. 644-2 CSS) : son montant forfaitaire est faible (à vérifier au règlement sur carmf.fr) et reste dérisoire pour une famille habituée à 20 000 €+/mois — à titre de comparaison, celui du régime général des salariés (article L. 361-1 CSS) est de l'ordre de 4 009 €. Et l'affiliation est d'ordre public (Cass. 2e civ. 5 décembre 2024 n° 22-17.579) : on ne s'y soustrait pas.

La CARMF ne remplace pas votre revenu

La part de votre revenu comprise entre l'assiette plafonnée (168 210 €) et votre revenu réel ne génère aucun droit à retraite obligatoire. Pour un radiologue à 20 000 €+/mois, c'est une large fraction du revenu qui ne « compte » pas pour la retraite CARMF. La seule façon de combler cet écart, c'est de se constituer soi-même une retraite par capitalisation — d'où le rôle central du PER. Les valeurs de points et cotisations 2026 sont provisoires, à confirmer sur carmf.fr. Pour le détail de cette chute, voyez préparer la baisse de revenus à la retraite malgré la CARMF et combien déduire avec le PER d'une profession libérale.

Cas 1 — Dr Camille, 38 ans, radiologue en groupe, 24 000 €/mois (≈ 288 000 € de BNC), célibataire

Chiffres arrondis et illustratifs (estimation pédagogique, non opposable ; fourchettes volontaires).

Capacité d'épargne réelle : ≈ 10 000 €/mois après cotisations TNS, IR à 45 %, CEHR et train de vie.
Priorité 1 — PER 154 bis : bénéfice 288 000 € → plafond = 10 % × 288 000 + 15 % × (288 000 − 48 060) = 28 800 + 35 991 = 64 791 € déductibles.
Économie d'IR : 64 791 × 45 % ≈ 29 156 € d'impôt en moins, et un RFR abaissé d'autant (qui desserre la pression CEHR/CDHR).
Le solde (≈ 55 000 €/an après PER) se ventile en poches : précaution, puis assurance-vie, SCPI via assurance-vie, et un début de private equity.
§ 7DIAGNOSTIC FISCAL·4 MIN

Le diagnostic fiscal : TMI 45 %, CEHR, CDHR, plafond des niches

À 24 000 €/mois, un radiologue ne paie pas « juste » 45 %. Au-dessus de cette tranche se posent deux étages que beaucoup découvrent sur leur avis d'imposition : la CEHR, puis la CDHR. Et ce sont eux qui décident quelles défiscalisations fonctionnent encore — donc l'ordre dans lequel on remplit ses poches.

CEHR et CDHR : ce que mordent les 20 k€/mois

Les étages d'impôt sur le revenu d'un haut revenu en 2026. La CDHR a été reconduite par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026).
ÉtageMécanismeDéclenchement
IR (art. 197 CGI)TMI 45 %Au-delà de 181 917 € par part
CEHR (art. 223 sexies CGI)3 % puis 4 % du RFRRFR > 250 000 / 500 000 € (seul) ; 500 000 / 1 000 000 € (couple)
CDHR (art. 224 CGI)Imposition minimale 20 % du RFRRFR > 250 000 € (seul) / 500 000 € (couple)

La CDHR (contribution différentielle sur les hauts revenus, article 224 CGI) a été créée par la LF 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025, validée par Cons. const. n° 2025-874 DC du 13 février 2025) et reconduite par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, validée par Cons. const. n° 2026-901 DC du 19 février 2026), jusqu'au retour du déficit du budget général sous 3 % du PIB. Son principe : si votre imposition effective (IR après réductions + CEHR) passe sous 20 % de votre revenu fiscal de référence, un complément est dû pour atteindre ce plancher. Le détail du calcul (décote dans la zone d'entrée, retraitements du RFR, acompte) est commenté au BOFiP depuis le 30 juin 2026 (BOI-IR-CDHR-10, -20 et -30) ; sa pérennité au-delà de 2026 reste au conditionnel. Pour la mécanique fine, voyez la CDHR : l'imposition minimale de 20 % des hauts revenus.

Le pivot : baisser l'assiette, pas le taux

On cible d'abord l'assiette (PER, déficit foncier), qui baisse le RFR, puis les réductions d'impôt, bornées par le plafond global des niches : 10 000 € (art. 200-0 A).
LevierTypeEfficace sous CDHR ?
PER / Madelin (154 bis)Baisse l'assiette / le RFROui — pleinement
Déficit foncier (156 I-3°)Baisse l'assiette / le RFROui — pleinement
Nue-propriété / démembrementBaisse l'assiette (pas de revenu)Oui
Capitalisation SEL / SPFPLDiffère le RFR (report)Oui — pilote le RFR
Dons (art. 200)Réduction d'impôt remise au numérateur (LF 2026, à compter des revenus 2026)Oui — restent efficaces
FIP / FCPI, Girardin, SoficaRéduction d'impôtPlafonnés ; reprise par la CDHR seulement si l'impôt tombe sous 20 % (rare au barème)

La CDHR ne reprend vos réductions d'impôt que sous son plancher

Voilà pourquoi on ne remplit pas les poches dans n'importe quel ordre. La CDHR impose un plancher de 20 % du revenu de référence : elle ne reprend une réduction d'IMPÔT (FIP/FCPI, Girardin, Sofica) que dans la mesure où celle-ci fait descendre votre impôt, réductions déduites, sous ce seuil, et jamais au-delà. Pour un revenu imposé au barème, le plafond des niches rend ce cas rare ; et les FIP, FCPI ou Girardin souscrits jusqu'au 31 décembre 2025 sont de toute façon réintégrés au calcul, donc jamais repris. Le vrai défaut de ces réductions est d'être plafonnées et sans effet sur le RFR. Les leviers qui baissent l'ASSIETTE ou le RFR lui-même sont plus puissants : le PER, le déficit foncier, le démembrement, la capitalisation en SPFPL. Les dons (article 200), remis au numérateur par la LF 2026 à compter de l'imposition des revenus 2026, restent eux aussi efficaces. En clair, pour un radiologue concerné : on sature le PER et on regarde le déficit foncier avant tout, et on garde les FIP, Girardin ou Sofica pour la fin — s'ils servent encore. Voyez aussi défiscalisation du radiologue : réduire des impôts qui explosent quand le matériel est amorti.

IFI et dualité des prélèvements sociaux 2026

Restent deux vérifications qu'on fait systématiquement en rendez-vous : l'IFI et les prélèvements sociaux 2026. L'IFI (articles 964 et 975 CGI) frappe le patrimoine immobilier net taxable au-delà de 1,3 M€ : vos parts de SEL/SPFPL d'exercice sont en principe exonérées au titre des biens professionnels (article 975), mais sous conditions d'affectation, pas automatiquement. Et la dualité des prélèvements sociaux 2026, qui change tout arbitrage d'enveloppe : les dividendes de SEL/SPFPL subissent des PS à 18,6 % (PFU global de 31,4 %, jamais 30 %), tandis que l'assurance-vie, la capitalisation et les revenus fonciers restent à 17,2 % (flat tax assurance-vie de 30 %).

2026 : 31,4 % sur les dividendes, 17,2 % sur l'assurance-vie

Depuis la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403), la CSG sur les revenus du capital est passée de 9,2 % à 10,6 %. Ce qui donne, à la sortie : PS de 18,6 % sur les dividendes (et PFU de 31,4 %), mais PS maintenus à 17,2 % sur l'assurance-vie, la capitalisation, les revenus fonciers nus et les plus-values immobilières. Ne jamais appliquer 17,2 % à un dividende. Pour le détail, voyez la dualité 17,2 % / 18,6 % des prélèvements sociaux en 2026.
§ 8SEL / SPFPL·4 MIN

Structurer : SEL, SPFPL et le report d'impôt

Quand le bénéfice dépasse durablement votre train de vie — typiquement après la fin de l'amortissement du matériel —, la question de la structuration se pose. Le principe est simple : ce que vous ne consommez pas, vous le laissez grandir à l'IS (15 puis 25 %) au lieu de le sortir à 45 %. Reste à ne pas en faire une formule magique — la SPFPL a des limites bien réelles, on y vient.

Capitaliser à l'IS plutôt qu'à 45 %

Le cadre, c'est l'ordonnance 2023-77 du 8 février 2023 (ex-loi 90-1258 du 31 décembre 1990) : une SEL d'exercice (SELARL/SELAS), éventuellement chapeautée d'une SPFPL qui détient les parts de SEL. À l'IS (article 219 CGI : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %), vous n'êtes imposé à l'IR (0-45 %) que sur la rémunération que vous vous versez ; le surplus capitalise dans la société. Cela vous donne un levier de pilotage du RFR — donc des assiettes CEHR et CDHR. Le régime mère-fille (articles 145 et 216 CGI : détention ≥ 5 %, conservation 2 ans) exonère 95 % des dividendes remontés de la SEL vers la SPFPL, soit un IS effectif de l'ordre de 1,25 % à la remontée.

Dividende perçu en direct

PFU de 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS), et cotisations TNS sur la fraction excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant. Pour consommer immédiatement : simple, mais lourdement fiscalisé à votre niveau.

Dividende capitalisé en SPFPL

IS effectif ~1,25 % à la remontée (mère-fille), capitalisation et réinvestissement dans la holding, pilotage du RFR. Mais les cotisations sur la fraction > 10 % restent dues : la SPFPL ne fait pas écran au social.

La SPFPL ne fait pas écran aux cotisations sociales

C'est ce qui surprend le plus de radiologues quand on déroule leurs dividendes. La SPFPL purge l'IS, pas le social : la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes d'émission et du solde moyen du compte courant d'associé reste dans l'assiette des cotisations TNS (article L. 131-6 CSS ; Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366, décision d'espèce à nuancer ; constitutionnalité : Cons. const. n° 2010-24 QPC du 6 août 2010). Ce n'est pas un tunnel sans cotisation. Par ailleurs, la rémunération technique de l'associé de SEL est imposée en BNC (article 92 CGI ; CE 8 avril 2025 n° 492154) — donc dans l'assiette TNS et la base du PER 154 bis. Pour creuser : la SPFPL du radiologue : structurer et investir ses dividendes, arbitrer entre rémunération et dividendes en SEL et capitaliser et investir via une holding patrimoniale.

Cas 2 — Dr Mehdi, 52 ans, 26 000 €/mois (≈ 312 000 €), marié, parts de groupe valorisées ~1,2 M€

Chiffres illustratifs ; la mécanique exacte de la CDHR est détaillée dans le guide CDHR dédié.

PER : sature son PER 154 bis (jusqu'à 88 911 € une année de bénéfice ≥ 384 480 € ; sinon plafond proportionnel).
CDHR : une année de forte distribution au PFU peut porter le RFR du couple au-delà de 500 000 € ; si une grande part du revenu n'est alors taxée qu'à 12,8 %, l'impôt peut tomber sous le plancher de 20 % du RFR et déclencher la CDHR. L'arbitrage : capitaliser les dividendes en SPFPL (IS ~1,25 % à la remontée) plutôt que de les percevoir au PFU de 31,4 % + cotisations sur la fraction > 10 %.
Cession à venir : il anticipe dès maintenant la sortie de ses parts via l'apport-cession (150-0 B ter) ou l'abattement de 500 000 € au départ retraite (150-0 D ter) — voir la section suivante.
§ 9PARTS D'IMAGERIE·4 MIN

Vos parts de groupe d'imagerie : votre plus gros actif

Tapez « financiarisation de la radiologie » : vous tomberez sur des débats déontologiques ou des tribunes. Presque personne ne vous explique, concrètement, comment valoriser et préparer la sortie de vos parts. C'est pourtant, pour beaucoup d'entre vous, le premier poste du patrimoine — les parts de groupe d'imagerie pèsent souvent plus lourd que toute l'épargne financière réunie.

La financiarisation : un fonds va peut-être vous proposer de racheter

Depuis quelques années, des fonds d'investissement se positionnent sur la radiologie, via des structures de holdings de moyens. Qu'un fonds frappe à votre porte ou non, le raisonnement ne change pas : ces parts portent une plus-value de cession de titres latente, et la fiscalité de sa sortie se décide cinq à dix ans avant la vente, pas le jour de la signature. Trois leviers, qu'on ne mélange pas : l'apport-cession, l'abattement retraite et le Dutreil.

La cession se prépare avant, pas le jour J

Apport-cession (article 150-0 B ter CGI) : en apportant vos parts à une holding soumise à l'IS que vous contrôlez avant la vente, vous reportez l'imposition de la plus-value d'apport. En cas de cession des titres apportés dans les 3 ans, une obligation de remploi économique s'applique (taux et délai à vérifier au texte en vigueur — réserve LF 2026, à apprécier au conditionnel).

Abattement fixe (article 150-0 D ter CGI) : au départ en retraite, un abattement fixe de 500 000 € s'applique sur la plus-value (IR seul ; les PS de 18,6 % restent dus sur la plus-value mobilière). Dispositif prorogé jusqu'au 31/12/2031 (art. 70 II LF 2025), sous conditions (durée de détention, cessation de fonctions et liquidation des droits à retraite).

Pacte Dutreil (article 787 B CGI) : pour transmettre (et non vendre) les parts, exonération de 75 % de leur valeur, y compris via une holding animatrice (CE plén. 13 juin 2018 n° 395495, Cofices).

Ces trois leviers ne sont pas interchangeables : l'apport-cession reporte l'impôt sur une vente, l'abattement 150-0 D ter réduit l'impôt d'une vente au départ retraite, et le Dutreil exonère une transmission. Le bon choix dépend de votre horizon et de votre objectif. Pour le détail complet de la plus-value, voyez la fiscalité de la plus-value sur ses parts de groupe d'imagerie et l'apport-cession pour reporter l'impôt sur la plus-value.

§ 10TRANSMISSION·3 MIN

Transmettre : assurance-vie, donation et anticipation

Reste la transmission — l'épargne comme les parts du groupe. Le ressort est connu mais sous-exploité : l'abattement de 100 000 € par enfant (article 779) se recharge tous les 15 ans. Un radiologue qui donne une première fois à 45 ans et une seconde à 60 ans transmet 200 000 € par enfant en franchise de droits, là où celui qui attend 70 ans n'en passe qu'une seule.

L'assurance-vie, hors succession

L'assurance-vie reste l'outil de transmission le plus souple. Sur les primes versées avant 70 ans (article 990 I CGI), chaque bénéficiaire profite d'un abattement de 152 500 €, puis la fraction taxable est imposée à 20 % jusqu'à 700 000 €, et à 31,25 % au-delà. Sur les primes versées après 70 ans (article 757 B CGI), l'abattement est global, de 30 500 €, et seules les primes (pas les gains) sont taxées. Le conjoint et le partenaire de PACS sont exonérés.

Les principaux abattements de transmission 2026. Les abattements de donation se rechargent tous les 15 ans : commencer tôt en multiplie l'effet.
DispositifAbattementCondition
Assurance-vie 990 I152 500 € par bénéficiairePrimes versées avant 70 ans
Assurance-vie 757 B30 500 € globalPrimes versées après 70 ans (primes seules taxées)
Donation (art. 779)100 000 € par enfantRenouvelable tous les 15 ans
Don familial (art. 790 G)31 865 €Donateur < 80 ans, donataire majeur, cumulable avec 779
Pacte Dutreil (art. 787 B)75 % de la valeurParts de groupe d'imagerie, sous engagement

Côté donation, retenez deux repères : 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans (article 779), et un don familial de sommes d'argent de 31 865 € (article 790 G), cumulable. Pour les parts de groupe d'imagerie, le pacte Dutreil (§9) exonère 75 % de la valeur transmise. Pour approfondir : les abattements de donation et leur renouvellement et anticiper sa succession.

§ 11LES ERREURS·2 MIN

Les 6 erreurs patrimoniales classiques du radiologue

En rendez-vous, ce sont presque toujours les six mêmes qui reviennent — sur la SCM, la flat tax, la CDHR, la prévoyance. Les connaître, c'est déjà éviter le gros des dégâts.

Les 6 erreurs à éviter

1. Croire que la SCM peut placer la trésorerie. Elle est transparente (article 239 quater A) et ne fait que refacturer des moyens : jamais un placement.
2. Appliquer 17,2 % à un dividende. En 2026, c'est 18,6 % (PFU 31,4 %) ; 17,2 % vaut pour l'assurance-vie et le foncier nu.
3. Empiler des réductions d'impôt plafonnées. FIP, FCPI, Girardin restent bornés par le plafond des niches et ne touchent pas le RFR : viser l'assiette (PER, déficit foncier).
4. Sous-dimensionner la prévoyance et négliger le PER. Filet CARMF troué (franchise, capital décès forfaitaire du régime invalidité-décès faible, art. L. 644-2 CSS) : à sécuriser avant tout placement.
5. Ne pas anticiper la fin de l'amortissement du matériel. Le bénéfice bondit → 45 % + CEHR + CDHR : les leviers d'assiette se préparent en amont.
6. Concentrer tout son patrimoine sur le groupe d'imagerie. Parts + plateau + conventionnement = un seul risque : il faut un patrimoine personnel indépendant.

Au fond, c'est toujours la même chose : on a placé avant de sécuriser, et on a confondu les tuyaux — la SCM avec une tirelire, la SPFPL avec un abri social, le PER avec un livret. La logique de poches règle ça mécaniquement, parce qu'elle oblige à poser le diagnostic avant la première signature. Pour aller plus loin : les erreurs patrimoniales classiques du libéral à éviter.

§ 12PASSER À L'ACTION·2 MIN

Faire son bilan patrimonial de radiologue : par où commencer concrètement

La méthode, vous l'avez maintenant. Mais elle ne vaut rien tant qu'on ne l'a pas confrontée à votre bénéfice réel, votre TMI, votre groupe et vos parts. C'est tout l'objet d'un bilan patrimonial : dérouler les six dimensions sur votre situation réelle, et en sortir une logique de poches chiffrée — combien en précaution, combien au PER, combien en assurance-vie, comment structurer la SEL/SPFPL et comment préparer la cession ou la transmission de vos parts. À ne pas confondre avec un bilan comptable (la 2035), qui ne regarde que votre exercice professionnel.

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Sources et références légales

  • CGI — fiscalité du revenu et des hauts revenus

    Art. 92 CGI (rémunération technique de l'associé de SEL imposée en BNC depuis le 1er janvier 2024 ; CE 8 avril 2025 n° 492154). Art. 62 CGI (rémunération de gérance majoritaire de SELARL). Art. 197 CGI (barème IR 2026, TMI 45 % au-delà de 181 917 € par part). Art. 200 A CGI (PFU 12,8 % et PS 18,6 % sur dividendes, PFU global 31,4 %). Art. 223 sexies CGI (CEHR 3 et 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR célibataire, 500 000 / 1 000 000 € couple). Art. 224 CGI (CDHR, imposition minimale 20 % du RFR au-delà de 250 000 / 500 000 €, créée par la LF 2025 loi n° 2025-127 du 14 février 2025, reconduite par la LF 2026 loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Art. 1417 IV CGI (définition du RFR).

  • CGI — épargne retraite, niches et IS

    Art. 154 bis CGI (déduction PER/Madelin retraite, prévoyance et perte d'emploi : plafond retraite jusqu'à 88 911 € en 2026, plancher 4 806 €). Art. 163 quatervicies CGI (plafond de déduction des versements PER, report sur 3 ans). Art. 200-0 A CGI (plafond global des niches fiscales de 10 000 €, le PER déductible en étant exclu). Art. 219 CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille SPFPL, IS effectif de l'ordre de 1,25 %).

  • CSS / CARMF — prévoyance et retraite du radiologue

    Art. L. 131-6 CSS (réintégration dans l'assiette TNS des dividendes de SEL excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant). Art. L. 640-1, L. 644-1 et L. 644-2 CSS (régimes CNAVPL de base, complémentaire RCV et invalidité-décès des libéraux). Le capital décès du radiologue libéral relève du régime invalidité-décès géré par la CARMF (art. L. 644-2 CSS), son montant forfaitaire est à vérifier au règlement sur carmf.fr ; à titre de comparaison, le capital décès du régime général des salariés (art. L. 361-1 CSS) est de l'ordre de 4 009 € en 2026. Architecture CARMF 2026 : base CNAVPL, RCV plafonnée à 3,5 PASS soit 168 210 €, ASV secteur 1 et secteur 2. Affiliation d'ordre public (Cass. 2e civ. 5 décembre 2024 n° 22-17.579). Valeurs de points et cotisations 2026 provisoires, à confirmer au règlement sur carmf.fr.

  • CGI — SCM, transmission, parts de groupe et immobilier

    Art. 239 quater A CGI (SCM transparente fiscalement, refacturation des moyens, déclaration 2036). Art. 261 B et 261-4-1 CGI (exonération de TVA des refacturations de la SCM et des actes médicaux). Art. 990 I CGI (assurance-vie, abattement de 152 500 € par bénéficiaire, taux 20 et 31,25 %, primes avant 70 ans). Art. 757 B CGI (abattement global de 30 500 €, primes après 70 ans). Art. 779 et 790 G CGI (donation 100 000 €/enfant, don familial 31 865 €). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, exonération de 75 %, holding animatrice, CE plén. 13 juin 2018 n° 395495 Cofices). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, report d'imposition et remploi). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € sur PV de cession de titres de dirigeant partant en retraite, prorogé jusqu'au 31/12/2031, IR seul, PS 18,6 %). Art. 964 et 975 CGI (IFI, seuil de 1,3 M€ et exonération des biens professionnels). Art. 156 I-3 CGI (déficit foncier imputable jusqu'à 10 700 € sur le revenu global).

  • Lois, jurisprudence et prélèvements sociaux 2026

    Loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 recodifiée par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (statut des SEL et SPFPL). LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025) : CSG capital portée à 10,6 %, PS dividendes 18,6 % (PFU 31,4 %), PS assurance-vie, capitalisation et revenus fonciers maintenus à 17,2 % (flat tax AV 30 %). CE 8 avril 2025 n° 492154 (rémunération technique de SEL imposée en BNC). Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (la SPFPL ne fait pas écran aux cotisations TNS). Cons. const. n° 2010-24 QPC du 6 août 2010 (règle des 10 %). Cons. const. n° 2025-874 DC du 13 février 2025 et n° 2026-901 DC du 19 février 2026 (CDHR).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil juridique, fiscal ou social, ni une recommandation d'investissement. Toute décision (PER, prévoyance, structuration SEL/SPFPL, SCPI, immobilier, private equity, cession de parts, transmission) doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable, validée avec votre expert-comptable et, le cas échéant, un avocat fiscaliste. Les cas chiffrés sont illustratifs, présentés en fourchettes et non opposables. Certains points sont signalés au conditionnel : pérennité de la CDHR au-delà de 2026 (sa mécanique est commentée au BOFiP depuis le 30 juin 2026), valeurs de points et cotisations CARMF 2026, plafond majoré de déficit foncier (21 400 € pour la rénovation énergétique, sous réserve de prorogation), conditions et taux de remploi de l'apport-cession (article 150-0 B ter), et fiscalité de la location meublée (LMNP) dont les loyers supportent 18,6 % de prélèvements sociaux. Les FCPR/FPCI comportent un risque de perte en capital et une forte illiquidité. Données à jour au 9 juin 2026 (LF 2026, LFSS 2026), susceptibles d'évoluer.

Foire aux questions

Tout sur la gestion de patrimoine du radiologue en 2026 logique de poches, capacité d'épargne, SCM, PER, CDHR et transmission.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : par quoi commencer, combien on peut épargner, dans quel ordre placer 10 à 20 k€/mois, pourquoi la SCM n'est pas un placement, faut-il une SPFPL, comment se situer face à la CDHR. Réponses sourcées et à jour 2026.