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Guide kinésithérapeute 202616 minMis à jour 24 juin 2026PS foncier 17,2 %

Acheter les murs de son cabinet de kiné en SCI : l'intérêt patrimonial

Vous payez chaque mois un loyer « à fonds perdu » pour votre cabinet de kiné, alors que vous pourriez vous le verser à vous-même. Acheter les murs via une SCI dissocie l'immobilier de votre exercice, rend le loyer déductible de votre BNC et vous bâtit un patrimoine en parallèle de la patientèle. Tout se joue sur un arbitrage : SCI à l'IR (plus-value exonérée à 22 ans, prélèvements sociaux à 17,2 %) ou SCI à l'IS (amortissement, mais plus-value lourde à la revente). Sur des murs à 250 000 €, le bon réglage pèse des dizaines de milliers d'euros. Décryptage chiffré, sans survente. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE IMMOBILIÈRE 2026

Arbitrer IR ou IS avant de signer le compromis

Audit de votre projet d'achat des murs de cabinet de kiné : structure (SCI, nom propre), arbitrage IR / IS, loyer de marché, passage au réel, financement et transmission. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et calibrage avec votre notaire et votre expert-comptable.

  • Arbitrage IR / IS chiffré
  • Calibrage du loyer de marché
  • Schéma de transmission des parts
  • Cabinet 100 % indépendant

PS FONCIER SCI IR

17,2 %

EXO. PV IMMO (IR)

22 ans

EXO. PV IMMO (PS)

30 ans

DÉFICIT FONCIER / AN

10 700 €

DONATION / ENFANT

100 000 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LA VRAIE PREMIÈRE QUESTION·2 MIN

Acheter ou louer les murs de son cabinet de kiné ?

Avant même de parler de SCI, d'IR ou d'IS, il faut trancher une question plus simple — et plus honnête : devez-vous acheter ? Acheter les murs de votre cabinet, c'est cesser de payer un loyer « à fonds perdu » pour vous constituer un patrimoine, maîtriser votre outil de travail (pas de congé donné par le bailleur, pas de loyer qui s'envole) et préparer votre retraite (les loyers vous reviendront plus tard). Pour beaucoup de kinés installés, c'est une excellente opération. Mais pas toujours.

L'essentiel en 30 secondes

Première décision : acheter ou louer (la capacité d'emprunt sert d'abord la résidence principale et l'exercice). Vient la structure : une SCI, pour dissocier les murs de l'exercice et transmettre des parts par tranches. Reste le vrai arbitrage : SCI à l'IR (revenus fonciers, plus-value des particuliers exonérée d'IR à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans, 17,2 % de PS) — le standard pour des murs conservés ou transmis — ou SCI à l'IS (amortissement qui allège l'impôt annuel, mais plus-value lourde à la revente). Spécificités kiné : louer les murs nus, passer au réel (2035), TVA non récupérable, cas de groupe SCI + SCM. On le chiffre noir sur blanc à la section 6, sur des murs à 250 000 €.

Acheter n'a pas de sens à n'importe quel prix ni à n'importe quel moment. Un jeune kiné encore mobile, une installation récente non consolidée, ou simplement le besoin de préserver sa capacité d'emprunt pour sa résidence principale et son exercice (matériel, plateau technique, secrétariat) : dans tous ces cas, je freine. La pierre immobilise du capital et de la capacité d'emprunt — on n'achète pas parce qu'une occasion passe, mais parce que le projet tient.

Chez le kiné, la prévoyance passe avant l'endettement

Le métier de kiné repose sur une dépendance physique au geste (dos, épaules, mains) : le risque d'arrêt de travail ou d'invalidité est réel, et si vous êtes immobilisé, le crédit reste dû. Avant de signer un emprunt sur 20 ans, sécurisez une prévoyance Madelin (art. 154 bis du CGI) couvrant l'arrêt de travail et l'invalidité, ainsi qu'une épargne de précaution. Voir sécuriser sa prévoyance avant de s'endetter.

Acheter a du sens si…

Votre installation est consolidée et votre patientèle stable. Vous comptez exercer durablement au même endroit (5 à 10 ans minimum). Vous avez la capacité d'emprunt et un apport, après avoir financé votre résidence principale. Et vous visez un revenu de retraite : conserver les murs et les louer au successeur.

Mieux vaut attendre si…

Vous êtes encore mobile ou en début d'installation. Vous avez besoin de votre trésorerie et de votre capacité d'emprunt pour l'exercice ou votre résidence principale. Ou votre épargne de précaution et votre prévoyance Madelin ne sont pas encore en place : l'immobilier passe alors après.

La bonne méthode n'est pas de décider seul, sous la pression d'une opportunité : c'est de poser le projet immobilier dans l'ensemble de votre situation. C'est l'objet d' un bilan patrimonial préalable, qui confronte l'achat à vos autres priorités, et de la question du financement de votre installation. Une fois la décision d'acheter prise, reste la question de la structure— et c'est là que la SCI entre en scène.

§ 2POURQUOI UNE SCI·3 MIN

Pourquoi loger les murs dans une SCI plutôt qu'en nom propre ?

La SCI n'est pas la seule façon d'acheter ses murs. On peut acheter en nom propre, ou loger l'immeuble à l'actif du BNC. Mais neuf fois sur dix, la SCI reste la structure la plus souple. Je détaille pourquoi.

Une SCI est une société civile immobilière (art. 1832 du Code civil) : deux associés minimum, aucun capital minimum exigé. Son intérêt premier est la dissociation : l'immobilier vit dans une structure distincte de votre activité de soins. Le bien ne dépend plus de l'aléa professionnel, et vous détenez des parts — un actif divisible et transmissible — plutôt qu'un immeuble en bloc. La responsabilité des associés est indéfinie mais non solidaire (art. 1857 du Code civil) : chacun répond du passif social au prorata de ses parts, et non pour le tout.

Nom propre, SCI ou murs à l'actif du BNC : la SCI combine dissociation, souplesse de transmission et loyer déductible. Inscrire l'immeuble à l'actif du BNC le fait basculer en plus-value professionnelle, plus lourde.
CritèreNom propreSCIMurs à l'actif du BNC
TransmissionImmeuble en blocParts par tranches (donation, démembrement)Liée à la cession de la patientèle
Protection / dissociationPatrimoine personnel directement exposéImmobilier isolé de l'exerciceImmeuble mêlé à l'outil professionnel
LoyerPas de loyer à soi-même en directLoyer déductible du BNC, foncier pour la SCIPas de loyer (l'immeuble est à l'actif)
Plus-value de reventePlus-value des particuliers (22/30 ans)Particuliers (IR) ou pro (IS) selon l'optionPlus-value professionnelle, sans abattement durée

Comparée au nom propre, la SCI permet de transmettre progressivement (on donne des parts, pas un immeuble) et d'associer un conjoint ou des enfants dès l'origine. Comparée aux murs logés à l'actif du BNC, elle évite un piège classique : un immeuble inscrit à l'actif professionnel fait basculer la plus-value de l'immeuble en plus-value professionnelle et complique la cession de la patientèle (un repreneur veut rarement racheter les murs avec la clientèle). La SCI sort proprement l'immobilier du périmètre de l'exercice. Le choix entre exercice individuel et société est traité dans EI, SELARL ou SCM : la forme d'exercice du kiné, et plus largement dans exercer en BNC ou en SELARL. Le raisonnement est identique pour les autres professions de santé : voyez acheter les murs d'un cabinet médical en SCI, qui partage exactement la même mécanique.

IFI : les parts de SCI peuvent (parfois) sortir de l'assiette

Les parts de SCI sont en principe taxables à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) — mais seulement au-delà de 1,3 M€ de patrimoine immobilier net, un seuil que la plupart des kinés n'atteignent pas. La fraction des parts affectée à votre activité professionnelle et louée à votre structure d'exploitation peut, par ailleurs, sous conditions, être exonérée au titre des biens professionnels (art. 975 du CGI). Au conditionnel : cette exonération est strictement encadrée et suppose un audit nominatif. Ne la tenez jamais pour acquise sans validation.
§ 3LE CŒUR DE LA DÉCISION·4 MIN

SCI à l'IR ou à l'IS : le cœur de la décision

C'est la question qui se règle à la sortie, et tout s'y joue. Une SCI est transparente à l'IR par défaut (art. 8 du CGI) : la société ne paie pas d'impôt, chaque associé déclare sa quote-part de loyers en revenus fonciers. Mais elle peut opter pour l'impôt sur les sociétés (art. 239 du CGI) : cette option se renonce jusqu'au 5e exercice, puis devient irrévocable. C'est une décision structurante à poser avant la création, pas après.

SCI à l'IR — la transparence

Loyers imposés au barème (TMI) + 17,2 % de prélèvements sociaux. Pas d'amortissement déductible. Déficit foncier imputable 10 700 €/an sur le revenu global (art. 156, I-3°). À la revente : plus-value des particuliers (art. 150 U) — exonération d'IR à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans. Idéale pour détenir longtemps, transmettre ou revendre.

SCI à l'IS — l'amortissement

IS à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % (art. 219, I-b). L'amortissement du bâti (le terrain n'est pas amortissable) réduit fortement l'impôt annuel. Mais à la revente : plus-value professionnelle = prix − valeur nette comptable, amortissements réintégrés, sans abattement de durée. Puis PFU 31,4 % pour sortir le cash. L'effet ciseau de la sortie.

L'arbitrage tient en une bascule. À l'IR, vous payez davantage d'impôt chaque année (le loyer net est taxé à votre TMI, plus 17,2 % de prélèvements sociaux), mais la revente est allégée par les abattements pour durée de détention. À l'IS, l'amortissement écrase l'impôt annuel — votre résultat fiscal est faible, voire nul — puis la revente vous rattrape : tous les amortissements que vous avez déduits sont réintégrés dans le calcul de la plus-value, taxés sans le moindre abattement, et il faut encore sortir le produit de la société (re-taxé au prélèvement forfaitaire unique). L'impôt que l'IS vous épargne chaque année réapparaît à la revente.

IR vs IS pour une SCI détenant les murs d'un cabinet de kiné. L'IS allège l'impôt annuel mais alourdit la sortie ; l'IR fait l'inverse.
CritèreSCI à l'IRSCI à l'IS
Imposition des loyersBarème (TMI) + 17,2 % de PSIS 15 % / 25 % sur le résultat net
Amortissement du bâtiNon déductibleDéductible → impôt annuel faible
Déficit foncierOui, 10 700 €/an (art. 156, I-3°)Non (logique de résultat société)
Plus-value à la reventeParticuliers : exo IR 22 ans / PS 30 ansPro : prix − VNC, amortissements réintégrés, 15/25 %
Sortie du cashDirecte (associé personne physique)Distribution ré-taxée au PFU 31,4 %
Réversibilité de l'optionRégime de droit communIrrévocable après le 5e exercice

Le piège à ne jamais confondre : 150 U n'est PAS 151 septies B

On lit parfois qu'une SCI à l'IR serait « exonérée à 15 ans ». C'est faux. Les 15 ans correspondent à l'article 151 septies B, qui ne vise qu'un immeuble inscrit à l'actif d'une entreprise (BNC, BIC) — jamais une SCI. Pour une SCI à l'IR, c'est l'article 150 U (plus-value des particuliers) qui s'applique : exonération d'impôt sur le revenu à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans. Confondre les deux régimes fausse complètement le calcul de sortie.

Ma règle de décision IR/IS

Pour des murs qu'on garde, qu'on transmet aux enfants ou qu'on revendra un jour, c'est l'IR — sans hésiter : l'exonération progressive de plus-value est décisive, et la TMI du kiné (souvent 30 %) rend l'impôt foncier annuel supportable.
L'IS ne tient que dans un cas étroit : TMI très élevée (rare chez le kiné), horizon court, aucune revente envisagée. Pour la plupart des kinés, c'est l'IR. Cet arbitrage est détaillé sur les trois horizons (8, 15, 25 ans) dans notre guide pilier complet sur l'achat des murs en SCI.

Les prélèvements sociaux, enfin, parce que l'erreur est partout : sur une SCI à l'IR, les revenus fonciers et la plus-value immobilière restent à 17,2 % en 2026 (la hausse de CSG de la LFSS 2026 ne les touche pas). Le taux de 18,6 % ne concerne que les dividendes — donc le boni d'une SCI à l'IS. Le détail de cette dualité des prélèvements sociaux 2026 est expliqué dans notre guide dédié.

§ 4LOYER À SOI-MÊME·3 MIN

Se louer à soi-même : un mécanisme validé du BNC

Le vrai moteur du montage tient en une phrase : votre SCI vous loue les murs, et ce loyer est déductible. En exercice individuel, le loyer des locaux professionnels est une charge du bénéfice non commercial (art. 93 du CGI) : il réduit votre impôt sur le revenu. L'argent qui sortait en loyer « perdu » alimente désormais votre propre SCI.

Spécificité du kiné en BNC : un double effet

En BNC, baisser votre bénéfice par le loyer ne réduit pas seulement votre IR : cela diminue aussi l'assiette de vos cotisations sociales TNS et de la CARPIMKO, calculées sur le bénéfice. C'est un double effet propre à l'exercice individuel : un loyer de marché de 15 000 € versé à votre SCI réduit à la fois votre impôt sur le revenu et vos cotisations, là où une SELARL ne jouerait que sur l'IS de la société. Ce paramètre fait partie de l'arbitrage exposé dans BNC ou SELARL pour un libéral.

Se louer à soi-même : beaucoup de clients me demandent si c'est vraiment permis. Ça l'est, et le Conseil d'État l'a tranché. Un titulaire de BNC peut déduire un loyer qu'il se verse à lui-même (CE, 11 avril 2008, n° 287808 et sa jumelle n° 300302), à deux conditions cumulatives : (1) le loyer est effectivement versé (un vrai flux d'argent, pas une écriture), et (2) il est imposé en revenus fonciers chez le bailleur. La SCI ne fait que systématiser et sécuriser ce que le juge admet déjà en nom propre.

Le bon loyer, c'est le loyer de marché

Le garde-fou s'appelle acte anormal de gestion. Le loyer doit correspondre à la valeur locative de marché, documentée (comparables, surface, emplacement). Dès que l'administration établit un écart significatif, la charge de la preuve se renverse contre le contribuable (CE, 21 décembre 2018, n° 402006, SARL Croë Suisse ; CE, 4 juin 2019, n° 418357 pour le montant des loyers). Un loyer surévalué verra l'excédent réintégré au BNC ; un loyer anormalement bas expose la SCI à un redressement (BOI-BNC-BASE-40-60-30 : loyer « non excessif et proportionné aux nécessités de l'exploitation »). Bonne pratique : bail écrit et daté, révision indiciaire (indice ILAT), flux réel.

Le piège du micro-BNC : sans le réel, pas de loyer déductible

Attention au point qui bloque le montage. Au micro-BNC (abattement forfaitaire de 34 %, censé couvrir tous vos frais), le loyer versé à la SCI n'est pas déductible en plus de l'abattement. Pour que le loyer à soi-même devienne un levier, il faut être au régime réel / déclaration contrôlée 2035 (art. 96 du CGI). Le montage SCI suppose donc, en pratique, le passage au réel — un arbitrage que vous devez poser en amont. Bonne nouvelle : la majoration de 25 % pour non-adhésion à une AGA est supprimée depuis l'imposition des revenus 2023. Le choix micro / réel est détaillé dans déclaration 2035 du kiné : micro-BNC ou réel.
§ 5SPÉCIFICITÉ KINÉ·2 MIN

La SCI ne loue que les murs nus (boxes, plateau technique, balnéo restent dehors)

Là, le kiné tombe dans un piège que partagent toutes les activités à plateau technique. Une SCI qui loue un local équipé ou aménagé — tables, électrothérapie, mobilier des boxes, bassin de balnéothérapie — n'exerce plus une simple activité civile : elle exerce une activité commerciale et bascule à l'impôt sur les sociétés de plein droit (art. 206-2 du CGI, BOI-IS-CHAMP-10-30). Tout le bénéfice du régime IR voulu — exonération de plus-value à 22 / 30 ans, déficit foncier — s'effondre.

Murs nus dans la SCI, équipements dans le BNC ou la SCM

La règle d'or : la SCI ne loue que les murs nus. Les équipements (tables de massage, appareils d'électrothérapie, parcours et espaliers du plateau technique, mobilier des boxes, bassin de balnéothérapie) restent portés et financés par le BNC du kiné ou par la SCM— jamais inclus dans le bail de la SCI. Ne mettez aucun matériel dans le bail de la SCI : c'est ce qui distingue une location nue (civile, IR) d'une location équipée (commerciale, IS de plein droit).

D'où deux contrats à séparer nettement : le bail de la SCI ne porte que sur l'immeuble nu (murs, cloisons fixes, réseaux), tandis que les équipements amovibles relèvent du compte d'exploitation du kiné ou de la SCM. Cette séparation est aussi ce qui sécurise la déductibilité du loyer et la cohérence du montage. C'est un point à border avec votre expert-comptable dès la signature.

§ 6CAS CHIFFRÉ·4 MIN

Cas chiffré : Julie, kiné, IR vs IS sur des murs à 250 000 €

Assez de théorie : déroulons un vrai dossier, de l'achat à la revente, en passant par les années de détention. C'est à la sortie que se mesure le vrai coût de l'IS. Prénom fictif, ordres de grandeur réalistes ; les calculs figent les taux 2026 et les hypothèses sont explicitées.

Note de méthode : un cas est une illustration, pas une promesse

Ce cas chiffré sert à visualiser un mécanisme, pas à prédire votre résultat. Il repose sur des hypothèses (prix, loyer, TMI, durée, taux 2026) qui ne sont pas les vôtres. Les performances et scénarios passés ne préjugent pas des résultats futurs ; la fiscalité (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence) et le marché immobilier (prix, vacance, liquidité) peuvent évoluer. Aucun chiffre ci-dessous ne vaut garantie de résultat : refaites systématiquement le calcul avec votre conseiller, votre notaire et votre expert-comptable sur vos données réelles.

Hypothèses — Julie Marchand, 42 ans, kiné en EI, TMI 30 %

BNC au réel, TMI 30 %, célibataire (pour simplifier). Elle achète les murs de son cabinet 250 000 € (dont terrain ~20 % = 50 000 € non amortissable ; bâti 200 000 €). Loyer de marché : 15 000 €/an. Charges et taxe foncière : ~1 800 €/an. Revente envisagée à 20 ans, au même prix réel (250 000 €) pour isoler l'effet fiscal de la valorisation.

Au fil de l'eau : l'IS gagne… en apparence

Chaque année, le revenu locatif net est d'environ 15 000 − 1 800 = 13 200 €. Voyons ce qu'il devient dans chaque régime (hors intérêts d'emprunt, en régime de croisière ; pendant la phase de crédit, les intérêts viennent encore réduire le foncier imposable côté IR).

Impôt annuel au fil de l'eau (régime de croisière)

SCI a l'IR
  Revenu foncier net           = 15 000 - 1 800      = 13 200 EUR
  Impot = 13 200 x (30 % IR + 17,2 % PS)             = 6 230 EUR/an

SCI a l'IS
  Amortissement du bati        = 200 000 / 33 ans    = 6 060 EUR
  Resultat imposable           = 13 200 - 6 060      = 7 140 EUR
  IS a 15 %                     = 7 140 x 15 %        = 1 071 EUR/an

Ecart annuel apparent en faveur de l'IS  ~= 5 160 EUR/an

L'IS affiche une économie annuelle d'environ 5 160 € grâce à l'amortissement. Mais ce gain est un report d'impôt, pas un cadeau : il se paie à la revente. Côté IR, l'impôt réel est en outre minoré pendant toute la durée du crédit par les intérêts d'emprunt imputés sur le foncier.

À la revente (20 ans) : l'effet ciseau de l'IS

Vingt ans plus tard, Julie revend les murs au même prix, 250 000 €. Le calcul de sortie sépare nettement les deux régimes.

Imposition de la plus-value à la revente (prix 250 000 €)

SCI a l'IR (plus-value des particuliers, art. 150 U)
  Plus-value brute = 250 000 - 250 000               = 0 EUR
  Impot                                              = 0 EUR
  (et de toute facon : exo IR a 22 ans, PS a 30 ans)

SCI a l'IS (plus-value professionnelle)
  Amortissements cumules = 6 060 x 20 ans            = 121 200 EUR
  Valeur nette comptable = 250 000 - 121 200         = 128 800 EUR
  Plus-value pro = 250 000 - 128 800                 = 121 200 EUR
  IS = 42 500 x 15 % + 78 700 x 25 %
     = 6 375 + 19 675                                = 26 050 EUR
  + PFU 31,4 % pour sortir le cash distribue (boni)  = couche en sus

Côté IR, plus-value nulle ici (et de toute façon exonérée par la durée de détention). Côté IS, environ 26 050 € d'IS sur la plus-value professionnelle, AVANT la taxation de la distribution au PFU 31,4 % : les ~5 160 €/an économisés au fil de l'eau, vous les rendez via ces 26 050 € d'IS à la revente — d'autant plus si le bien s'est valorisé.

L'économie d'impôt annuelle de l'IS (~5 160 €/an) est en partie reprise à la sortie. À prix de revente strictement constant et en pur cash, l'IS peut même rester moins coûteux que l'IR sur la durée : l'avantage décisif de l'IR n'apparaît qu'avec la valorisation du bien (plus-value réelle exonérée par la durée de détention) ou sa transmission par parts. Chiffres illustratifs aux taux 2026, à recalculer selon votre situation.
Bilan sur 20 ansSCI à l'IRSCI à l'IS
Impôt cumulé au fil de l'eau (≈)6 230 €/an (minoré pendant le crédit)1 071 €/an
Impôt à la revente≈ 0 €≈ 26 050 € d'IS + PFU sur la distribution
Sortie de l'immobilierNette, sans frottementEffet ciseau (réintégration + distribution)
Verdict pour murs conservés / transmisGagnantÀ réserver aux cas très spécifiques

Le verdict pour un kiné

Pour un kiné aux revenus modérés qui conserve ou transmet ses murs, l'IR gagne presque toujours : l'impôt foncier annuel à TMI 30 % reste supportable, et la plus-value des particuliers est purgée à 22 / 30 ans — elle ne sera jamais imposée comme une plus-value professionnelle. L'IS reste une niche (TMI très élevée, aucune revente envisagée). Pour l'arbitrage complet sur les trois horizons (8, 15, 25 ans), voyez le guide pilier de l'achat des murs en SCI.
Hagnéré Patrimoine

IR ou IS, crédit ou comptant : faisons les chiffres

Un CGP indépendant modélise votre achat de murs de kiné sur 20 ans, met l'IR et l'IS face à face, fixe un loyer défendable et monte le plan de financement avec votre banque et votre notaire — sans vous pousser vers une option qui ne sert pas votre intérêt.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 7FINANCEMENT·3 MIN

Financer à crédit : effet de levier et déficit foncier

Presque personne n'achète ses murs comptant, et c'est une bonne chose : à crédit, ce sont en partie les loyers (versés par vous-même) et l'économie d'impôt qui remboursent l'échéance — c'est l'effet de levier. Avec un apport de 10 à 20 % et les frais, vous empruntez le reste sur 15 à 20 ans. Prenez 40 000 € d'apport sur un cabinet à 250 000 € : vous pilotez un bien que vous ne pourriez jamais sortir de votre trésorerie.

Apport, frais et coût d'entrée

Apport : en général 10 à 20 % du prix.
Frais de notaire (ancien) : environ 7 à 8 % du prix au total.
Droits de mutation (DMTO) : autour de 5,8 à 6,3 % selon le département. Ces frais s'ajoutent au prix : à budgéter dès le plan de financement.

Deux pièges : intérêts d'emprunt et TVA non récupérable

(1) Dans une SCI à l'IR, les intérêts d'emprunt s'imputent uniquement sur les revenus fonciers (report 10 ans), jamais sur le revenu global (BOI-RFPI-BASE-30-20). Seuls les travaux (entretien, réparation, amélioration — dont la mise aux normes PMR et les cloisons des boxes) peuvent créer un déficit foncier imputable sur le revenu global, plafonné à 10 700 €/an (art. 156, I-3° du CGI), surplus reportable 10 ans. Engagement : conserver le bien loué jusqu'au 31 décembre de la 3e année suivant l'imputation.
(2) Les actes de kiné étant exonérés de TVA (art. 261-4-1° du CGI), la TVA des travaux et du matériel n'est pas récupérable : c'est un coût net, à budgéter en TTC — une différence majeure avec une activité taxable.

La question du crédit s'inscrit dans le plan global de votre installation : voyez financer son installation de kiné : prêt, crédit-bail et aides, et la vue d'ensemble de l'immobilier du professionnel libéral, qui couvre l'ensemble des stratégies (murs, SCPI, démembrement).

§ 8SPÉCIFICITÉ MÉTIER·2 MIN

Spécificités du cabinet de kiné : accessibilité PMR et bail

Un cabinet de kiné n'est pas un local de bureau ordinaire : c'est un établissement recevant du public (ERP), presque toujours de 5e catégorie (petite capacité), qui accueille des patients souvent à mobilité réduite. À ce titre, il est soumis à des obligations d'accessibilité PMR qu'il faut vérifier avant d'acheter — et qui, bien gérées, deviennent un levier fiscal.

Un cabinet de plain-pied, aux normes PMR

Cadre : loi n° 2005-102 du 11 février 2005 et Code de la construction et de l'habitation. Pour un cabinet de kiné, visez un local de plain-pied : rampe d'accès, sanitaires PMR, largeur de passage et cheminement adaptés. Pas de contrainte de radioprotection (à la différence d'un cabinet dentaire), mais des aménagements lourds possibles : cloisonnement des boxes, plateau technique (parcours, espaliers), et parfois balnéothérapie (bassin = charge d'eau, étanchéité, dalle renforcée). Faites établir l'état d'accessibilité du local et chiffrez les travaux avant de signer.

Le bail, maintenant. Le kiné libéral relève par défaut du bail professionnel (art. 57 A de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986) : durée minimale de 6 ans, souple, c'est le régime naturel du cabinet. Le bail commercial (art. L. 145-1 et s. du Code de commerce) reste possible sur option conventionnelle, plus protecteur mais plus rigide. Dans tous les cas, la répartition des gros travaux (mise aux normes PMR, installation de la balnéo) doit être clausulée dès l'achat. Et rappelez-vous : les travaux PMR portés par une SCI à l'IR créent un déficit foncier déductible, mais la TVA reste à votre charge.

§ 9CABINET DE GROUPE·3 MIN

Cabinet de groupe : la SCI commune entre associés d'une SCM

De plus en plus de kinés exercent en cabinet de groupe, souvent via une SCM (société civile de moyens) qui mutualise les locaux, le matériel et le secrétariat. Quand ces associés veulent acheter les murs ensemble, une confusion fréquente surgit : non, la SCM ne sert pas à acheter l'immobilier.

SCM ≠ SCI : ne pas confondre les deux

La SCM (art. 239 quater A du CGI) mutualise et refacture les moyens (loyer, matériel, personnel) entre praticiens : elle est transparente et ne dégage pas de bénéfice propre. La SCI, elle, détient les murs. Ce sont deux structures distinctes : la SCM ne doit jamais acquérir un bien immobilier. Le montage propre est à trois étages : la SCI détient les murs partagés → elle signe un bail unique avec la SCM → la SCM refacture le loyer aux associés au prorata de leur usage.

Cas pratique — Cabinet « Les Tilleuls », 3 kinés associés

Trois kinés, associés d'une SCM, achètent les murs 360 000 € via une SCI commune où ils détiennent chacun un tiers des parts. La SCI signe un bail unique avec la SCM, qui refacture le loyer aux trois praticiens. Sept ans plus tard, l'un d'eux quitte le cabinet : il cède ses parts de SCI au nouvel arrivant — droits d'enregistrement 5 % à la charge de l'acquéreur (art. 726, I-2° du CGI, parts de société à prépondérance immobilière), contre ~5,8 % de DMTO sur une vente directe d'immeuble. Le gain du cédant relève de la plus-value des particuliers (art. 150 UB, abattements pour durée de détention : exonération d'IR à 22 ans, de PS à 30 ans). L'immeuble ne bouge pas ; seules les parts changent de mains. La responsabilité reste non solidaire (art. 1857) : chacun au prorata.

Trois points sont à régler dès la constitution. Calez la répartition des parts de SCI sur les apports réels (indépendamment des parts de SCM). Signez un bail unique de la SCI vers la SCM, pour clarifier les flux. Et surtout, inscrivez dans les statuts une clause d'agrément et une méthode de valorisation des parts : c'est ce qui évite le blocage quand un associé s'en va. On peut d'ailleurs quitter la SCM (et donc l'exercice commun) tout en restant dans la SCI — mais sans droit d'usage des locaux. La forme d'exercice et la SCM sont détaillées dans la SCM, société de moyens du kiné.

§ 10TRANSMISSION·3 MIN

Transmettre progressivement les parts à ses enfants

C'est l'atout n° 1 de la SCI sur le long terme. Un immeuble se transmet d'un bloc, et les droits tombent d'un coup. Des parts de SCI, elles, se donnent par tranches, en lissant la fiscalité sur toute une vie.

Le premier levier est l'abattement de donation (art. 779 du CGI) : chaque parent peut donner 100 000 € par enfant en franchise de droits, abattement rechargeable tous les 15 ans (art. 784). Un couple peut ainsi transmettre 200 000 € par enfant tous les 15 ans, en parts de SCI, sans fiscalité. (Le gel des abattements DMTG est régulièrement évoqué : à suivre, au conditionnel.) En revanche, la réduction de droits de 50 % de l'art. 790 du CGI (donation en pleine propriété avant 70 ans), réservée — comme le pacte Dutreil — aux titres de sociétés à activité opérationnelle, ne s'applique pas aux parts d'une SCI de location nue (activité civile).

Le second levier est le démembrement (art. 669 du CGI) : vous donnez la nue-propriété des parts à vos enfants — sa valeur taxable est réduite selon votre âge (par exemple, entre 61 et 70 ans révolus, la nue-propriété vaut 60 % de la pleine propriété ; à partir de 71 ans, 70 %) — tout en conservant l'usufruit, donc les loyers. À votre décès, l'usufruit s'éteint et vos enfants deviennent pleins propriétaires sans droits supplémentaires.

Sans convention de démembrement, le sort du prix échappe à votre intention

Attention à un arrêt de 2024. En cas de vente de la totalité des actifs de la société civile, à défaut de convention le produit de cession est soumis à un quasi-usufruit (Cass. 3e civ., 19 septembre 2024, n° 22-18.687) : l'usufruitier peut disposer des sommes, mais doit en restituer l'équivalent au nu-propriétaire en fin d'usufruit (créance de restitution). Le capital est ainsi économiquement réservé au nu-propriétaire, sans que le prix soit nécessairement remployé : un résultat qui peut ne pas correspondre à votre intention. D'où l'utilité d'une convention de démembrement rédigée dès la donation, fixant le sort du prix (remploi, répartition, modalités du quasi-usufruit). Faites-la rédiger par votre notaire avant la donation.

Le pacte Dutreil ne s'applique PAS à une SCI de location nue

Ne le promettez jamais : l'abattement de 75 % du pacte Dutreil (art. 787 B du CGI) est réservé aux titres de sociétés ayant une activité opérationnelle. Une SCI de location nue exerce une activité civile et en est exclue. La seule décote applicable aux parts reste celle de l'illiquidité (souvent estimée à 10-15 %, au conditionnel, sans taux légal), pas Dutreil.

Cette stratégie de transmission s'articule avec celle du cabinet lui-même. Pour le mécanisme détaillé de la donation des parts en démembrement, et les règles générales de l'abattement de 100 000 € par enfant tous les 15 ans, voyez nos guides dédiés.

§ 11LA SORTIE·3 MIN

À la retraite : conserver, louer au successeur ou revendre ?

À la retraite, trois options s'ouvrent — et le bon choix dépend de vos besoins de revenus et de vos projets pour vos enfants. Surtout, la SCI vous permet de découpler la cession de votre patientèle (au repreneur) de la conservation des murs (un revenu locatif). Ce sont deux fiscalités sans rapport — les confondre coûte cher.

3 scénarios de sortie

A. Conserver et louer au successeur. La SCI à l'IR transforme les murs en revenu de retraite régulier (loyers + 17,2 % de prélèvements sociaux), un complément précieux à votre pension CARPIMKO. Vous gardez les parts, ou vous les démembrez au profit de vos enfants.

B. Revendre. En SCI à l'IR, c'est la plus-value des particuliers (art. 150 U) : exonération d'IR à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans. En SCI à l'IS, la plus-value professionnelle est lourde (cf. sections 3 et 6).

C. Transmettre. On donne les parts aux enfants (cf. section 10), en franchise ou en démembrement.

Ne pas confondre la PV des murs et la PV de la patientèle

Deux régimes radicalement différents, à ne jamais mélanger : la plus-value des murs (détenus en SCI à l'IR) relève des particuliers (art. 150 U, 22 / 30 ans). La plus-value de cession de la patientèle du kiné relève des plus-values professionnelles : comme le kiné exerce une activité de prestations de services, l'exonération de l'article 151 septies est souvent acquise (totale si les recettes ≤ 90 000 €, dégressive jusqu'à 126 000 €, activité exercée depuis au moins 5 ans). Au titre d'un départ en retraite, l'art. 151 septies A exonère d'IR mais laisse les PS dus : sur une plus-value professionnelle à long terme, ceux-ci sont désormais à 18,6 % (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + solidarité 7,5 %), la hausse de CSG de la LFSS 2026 s'appliquant aux PV professionnelles dès les revenus réalisés à compter du 1er janvier 2025 — à ne pas confondre avec les 17,2 % maintenus sur les revenus fonciers et la plus-value immobilière des murs. Le détail propre au kiné est traité dans céder sa patientèle de kiné : plus-value, exonérations et contrat, et le cadre général dans la cession du cabinet et les plus-values professionnelles.

Cette sortie fait partie d'un plan de retraite plus large. Pour comprendre pourquoi les loyers de la SCI sont un complément, et non un substitut, à votre régime obligatoire, voyez la retraite CARPIMKO et le complément par les loyers. Et pour situer les murs dans l'ensemble de votre stratégie d'épargne, voyez où placer son épargne professionnelle de kiné.

Au conditionnel : des propositions de réforme de la plus-value immobilière (passage à 17 ans, coefficient d'érosion monétaire) ont circulé, mais elles ne sont pas promulguées. Au 24 juin 2026, le régime 22 ans (IR) / 30 ans (PS) reste pleinement en vigueur : ne raisonnez pas sur « 17 ans ». Pour vendre comme pour donner à vos enfants, la SCI à l'IR reste le choix qui ouvre le plus de portes.

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Sources et références légales

  • Structure et fiscalité de la SCI

    Art. 8 CGI (transparence : revenus fonciers pour la SCI à l'IR). Art. 239 CGI (option pour l'IS, irrévocable après le 5e exercice). Art. 219, I-b CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Art. 206-2 CGI et BOI-IS-CHAMP-10-30 (la location d'un local équipé entraîne l'IS de plein droit : louer les murs nus). Art. 1832 et 1857 du Code civil (société civile, responsabilité indéfinie mais non solidaire au prorata des parts). Art. 975 CGI (exonération d'IFI des biens professionnels, au conditionnel).

  • Loyer, charges et déficit foncier

    Art. 93 CGI (loyer des locaux professionnels déductible du BNC). Art. 96 et 102 ter CGI (réel 2035 vs micro-BNC). CE 11 avril 2008 n° 287808 et n° 300302 (déduction du loyer versé à soi-même : versement effectif + imposition en revenus fonciers ; BOI-BNC-BASE-40-60-30). CE 21 décembre 2018 n° 402006 et CE 4 juin 2019 n° 418357 (acte anormal de gestion, loyer de marché). Art. 156, I-3° CGI (déficit foncier imputable 10 700 €/an). BOI-RFPI-BASE-30-20 (intérêts d'emprunt imputables sur le seul revenu foncier).

  • Plus-values et sortie

    Art. 150 U et 150 UB / 150 VC CGI (plus-value des particuliers : exonération d'IR à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans). BOI-BIC-PVMV-20-10 (plus-value professionnelle de la SCI à l'IS : réintégration des amortissements, taxation sur la valeur nette comptable). Art. 151 septies CGI (plus-value de cession de la patientèle de kiné : régime distinct des murs). Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026) : prélèvements sociaux maintenus à 17,2 % sur le foncier et les plus-values immobilières.

  • Cabinet de kiné, bail et cabinet de groupe

    Loi n° 2005-102 du 11 février 2005 et Code de la construction et de l'habitation (accessibilité des ERP / PMR). Art. 261-4-1° CGI (actes de kiné exonérés de TVA : TVA non récupérable). Art. 57 A de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 (bail professionnel, durée minimale 6 ans). Art. L. 145-1 et s. du Code de commerce (baux commerciaux, sur option). Art. 239 quater A CGI (SCM). Art. 726, I-2° CGI (cession de parts de société à prépondérance immobilière : droits de 5 %).

  • Transmission

    Art. 779 et 784 CGI (abattement 100 000 € par enfant et par parent rechargeable tous les 15 ans). Art. 790 CGI (réduction de droits de 50 % avant 70 ans : réservée aux activités opérationnelles, donc inapplicable aux parts d'une SCI de location nue). Art. 669 CGI (barème de l'usufruit). Cass. 3e civ. 19 septembre 2024 n° 22-18.687 (convention de démembrement indispensable). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil exclu pour une SCI de location nue).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. L'arbitrage IR / IS, le choix de la structure et le calibrage du loyer doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre notaire et votre expert-comptable. Les cas chiffrés sont des illustrations aux taux 2026 et supposent les hypothèses explicitées ; ils ne valent pas garantie de résultat. Les chiffres et taux cités sont à jour au 24 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points sont signalés au conditionnel lorsque le texte ne tranche pas encore. L'investissement immobilier comporte des risques (vacance, illiquidité, évolution des prix).

Foire aux questions

Tout sur l'achat des murs de votre cabinet de kiné en SCI structure, IR ou IS, loyer, transmission et retraite.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : acheter ou louer, IR ou IS, loyer à soi-même, micro ou réel, murs nus, cabinet de groupe et transmission. Réponses sourcées et à jour 2026.