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Guide 150-0 B ter 2026Catalogue actifs16 minMis à jour 9 juillet 20263 cas chiffrés

Actifs éligibles au réinvestissement 150-0 B ter : la liste complète 2026

Votre holding a vendu les titres apportés dans les 3 ans : pour conserver le report d'imposition, vous devez réinvestir au moins 70 % du produit de cession (régime LF 2026, cessions à compter du 21/02/2026) dans une activité économique éligible, sous 36 mois, et conserver 5 ans. Mais dans quoi, exactement ? Ce guide dresse le catalogue à jour : les 4 catégories éligibles, la liste négative (immobilier locatif, SCPI, marchand de biens désormais exclu), la frontière 70 % contraint / 30 % libre, et 3 cas chiffrés. Rater la cible, c'est faire tomber le report et payer 31,4 % de plus-value. Par Hagnéré Patrimoine (ORIAS 23002291).

REMPLOI 150-0 B ter 2026

Sécuriser les 70 % de votre apport-cession et écarter les actifs exclus

Audit de remploi : calcul du seuil (70 %), identification des actifs éligibles (activité, contrôle, capital, FCPR), écartement des exclus (immobilier, SCPI, marchand de biens 2026), panachage et calendrier (36 mois / 5 ans). Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Seuil 70 % et calendrier vérifiés
  • Actifs éligibles vs exclus tranchés
  • Panachage activité + fonds modélisé
  • Multi-partenaires, sans produit-maison

SEUIL DE REMPLOI (2026)

70 %

DÉLAI POUR RÉINVESTIR

36 mois

CONSERVATION

5 ans

QUOTA FONDS (FCPR…)

75 %

PV SI LE REPORT TOMBE

31,4 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1L'ESSENTIEL·2 MIN

L'essentiel : réinvestir 70 % pour garder le report

L'essentiel en 30 secondes

  • Le report tombe si la holding cède les titres apportés moins de 3 ans après l'apport, sauf remploi d'au moins 70 % du produit de cession, en 36 mois, dans une activité économique éligible, conservée 5 ans (cessions à compter du 21/02/2026).
  • Quatre catégories seulement sont éligibles à cette poche contrainte : financer une activité, acquérir le contrôle d'une société, souscrire au capital, ou des parts de fonds FCPR/FPCI/SLP/SCR.
  • Au-delà de 3 ans de détention par la holding : aucune obligation de remploi, le produit se place librement.
  • Un remploi non conforme fait tomber le report : toute la plus-value d'apport est alors taxée à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS).

Votre société se vend 3 000 000 €, pour un prix d'acquisition quasi nul. Sans stratégie, la plus-value part aussitôt à l'impôt : 31,4 % de prélèvement forfaitaire unique (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), majorés de la CEHR et, pour les plus hauts revenus, de la CDHR — soit jusqu'à un tiers du gain évaporé avant même d'avoir pu le réinvestir. L'apport-cession 150-0 B ter renverse la logique : la plus-value est mise en report et c'est 100 % du produit qui continue de travailler dans votre holding. La contrepartie tient en une phrase : si la holding revend les titres dans les 3 ans, elle doit remployer au moins 70 % du prix dans une activité économique éligible. Toute la difficulté est là : encore faut-il savoir dans quoi réinvestir.

Reste la seule question qui compte en pratique : dans quoi réinvestir ce produit sans faire tomber le report ? La réponse n'est pas « ce que vous voulez ». L'article 150-0 B ter du CGI impose une liste fermée d'actifs éligibles — resserrée par la loi de finances pour 2026. Un mauvais support, et c'est toute la plus-value gelée qui repasse à l'impôt. Ce guide est le catalogue précis de cette liste : ce qui entre dans les 70 %, ce qui en est exclu, et surtout pourquoi — pour que vous sécurisiez votre report plutôt que de le laisser tomber sur un mauvais réflexe.

Rappelons le cadre en une phrase, sans le dupliquer (il est détaillé dans notre guide ultime du 150-0 B ter et dans le pilier apport-cession) : quand la holding, contrôlée par l'apporteur, cède les titres dans les 3 ans de l'apport, elle doit remployer une part majoritaire du prix dans une vraie activité, faute de quoi le report est déchu. Cette page ne traite pas de la règle du pourcentage (voyez le réinvestissement de 70 %), ni du délai (voyez le délai pour réinvestir), ni de la conservation (voyez la durée de conservation). Elle répond à une seule question, la plus recherchée : dans quoi ?

Report n'est pas exonération

Point de vocabulaire qui change tout : le 150-0 B ter diffère l'impôt, il ne l'efface pas. La plus-value d'apport est calculée, figée, et mise « en report ». Elle ne s'éteint définitivement qu'au décès de l'apporteur ou par une donation qualifiée. Tant que le report court, un remploi raté suffit à le faire tomber : la plus-value latente est alors imposée au PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026), majorée le cas échéant de la CEHR et de la CDHR.
§ 2LE RÉGIME DUAL·3 MIN

60 % ou 70 % ? Le régime dual selon la date de cession

Avant de dresser le catalogue, il faut trancher un point que beaucoup d'articles n'ont pas encore corrigé : le seuil de remploi a changé en 2026. Deux régimes coexistent aujourd'hui, et c'est la date de cession par la holding — pas la date d'apport — qui détermine lequel s'applique.

Les deux régimes de remploi selon la date de cession par la holding (loi n° 2026-103 du 19/02/2026, art. 11 ; loi n° 2018-1317 du 28/12/2018).
ParamètreCession du 01/01/2019 au 20/02/2026 (LF 2019)Cession à compter du 21/02/2026 (LF 2026)
Seuil de remploi60 % du produit net70 % du produit net
Délai pour réinvestir24 mois36 mois (3 ans)
Conservation remploi direct (a-c)12 mois5 ans
Conservation via fonds (d)5 ans5 ans
Périmètre des activitésLargeResserré (économie productive)

C'est la date de CESSION qui tranche, pas la date d'apport

L'erreur fréquente : croire que le régime dépend de la date à laquelle vous avez apporté vos titres. Faux. Le fait générateur du remploi, c'est la cession des titres par la holding. Une holding qui a reçu l'apport en 2023 mais qui vend en mars 2026 relève du régime 70 % / 36 mois / 5 ans. Le chiffre-héros de ce guide est donc 70 % ; le 60 % ne concerne plus que les cessions déjà réalisées avant le 21 février 2026.

Le BOFiP n'est pas encore à jour — le texte légal prime

À l'heure où nous écrivons, la doctrine administrative (BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-20, version du 18/08/2025) affiche encore les anciennes valeurs (60 % / 2 ans / 1 an) : elle n'a pas intégré la réforme. Ce n'est pas une contradiction juridique — le texte de loi prime sur le BOFiP, et l'article 150-0 B ter modifié par la LF 2026 fait foi. Attendez-vous à une mise à jour de la doctrine dans les prochains mois. En attendant, c'est bien 70 % qu'il faut viser pour toute cession postérieure au 21/02/2026. Le détail des nouveautés est dans notre guide apport-cession 2026 : ce qui change.
§ 3LES DEUX POCHES·2 MIN

Deux poches : 70 % contraint, 30 % libre

Le plus simple est de raisonner en deux poches. La première, 70 % du prix, est contrainte : elle doit obligatoirement aller dans l'une des quatre catégories d'actifs éligibles, et y rester 5 ans. La seconde, les 30 % restants, est libre : aucune contrainte de nature, vous en faites ce que bon vous semble dans la holding.

Poche contrainte — 70 %

Doit être remployée dans l'une des 4 catégories éligibles (financement d'activité, prise de contrôle, souscription au capital, fonds FCPR/FPCI/SLP/SCR), dans les 36 mois, et conservée 5 ans. Immobilier locatif, SCPI, trésorerie et gestion de son propre patrimoine y sont interdits.

Poche libre — 30 %

Aucune contrainte de nature. On peut y loger SCPI, immobilier locatif, contrat de capitalisation, compte à terme, compte-titres, or, produits structurés. Ces supports restent dans l'enveloppe de la holding (fiscalité IS) et n'affectent pas le report.

Le piège classique : loger l'immobilier sur la mauvaise poche

L'erreur qu'on rattrape le plus souvent en clientèle : vouloir mettre les 70 % en SCPI ou en immeuble locatif parce que « c'est une valeur sûre ». Ces actifs ne sont pas éligibles à la poche contrainte : les y loger, c'est un remploi nul, donc la déchéance du report. L'immobilier locatif et les SCPI ne sont autorisés que sur la poche libre de 30 %. Retenez la règle : l'immobilier patrimonial n'alimente jamais les 70 %.

Une précision de vocabulaire : ces deux poches ne concernent que le cas d'une cession dans les 3 ans. Si la holding conserve les titres plus de 3 ans avant de vendre, il n'y a plus de poche contrainte du tout : 100 % du produit est libre. C'est le cas le plus confortable, développé au cas n° 3 (§11).

§ 4LE CATALOGUE·4 MIN

Les 4 catégories éligibles (art. 150-0 B ter, I, 2°, a à d)

L'article 150-0 B ter, I, 2° énumère limitativement quatre emplois éligibles du produit de cession. Tout remploi qui n'entre dans aucune de ces cases est disqualifié.

a) Financer une activité opérationnelle

Le financement de moyens permanents d'exploitation affectés à son activité : acquérir du matériel, un fonds de commerce, un actif industriel ou agricole, un local d'exploitation… affecté à une activité commerciale, industrielle, artisanale, libérale ou agricole. L'idée directrice : l'argent doit financer une vraie activité économique, pas la gestion d'un patrimoine. Le Conseil d'État exige d'ailleurs que le remploi ait un véritable caractère économique : le simple rachat, par la société, d'un bien appartenant déjà à l'apporteur — qui permet seulement d'appréhender les liquidités — n'est pas un réinvestissement éligible (CE 10/07/2019 n° 411474, rendu sous l'article 150-0 B et transposable).

Nuance datée : l'activité financière n'est plus un blanc-seing en 2026

L'activité financière (banque, assurance, courtage, gestion) était admise sous le BOFiP antérieur. La LF 2026, en renvoyant au standard des activités opérationnelles de l'article 199 terdecies-0 A du CGI, restreint fortement ce périmètre pour les cessions à compter du 21/02/2026. Ne comptez donc plus l'activité financière comme éligible sans la faire valider au cas par cas.

b) Acquérir le contrôle d'une société opérationnelle

L'acquisition d'une fraction du capital conférant le contrôle d'une ou plusieurs sociétés opérationnelles soumises à l'IS. Attention à la jurisprudence : pour que ce remploi soit valable, la holding qui investit ne doit pas déjà contrôler la société cible à la date de l'acquisition (CE 16/02/2024 n° 472835). Racheter une société que vous contrôlez déjà ne compte pas. Les holdings passives et sociétés d'investissement sont exclues : la cible doit être opérationnelle.

c) Souscrire en numéraire au capital d'une société opérationnelle

La souscription en numéraire au capital initial ou à une augmentation de capital de sociétés opérationnelles (France, UE ou EEE, soumises à l'IS). Ici, pas besoin d'acquérir le contrôle : il suffit d'apporter de l'argent frais au capital d'une entreprise éligible. C'est la voie du capital-développement : financer directement une PME ou une jeune entreprise, sans passer par un fonds.

d) Souscrire des parts de fonds éligibles (FCPR, FPCI, SLP, SCR)

La souscription de parts ou actions de FCPR, FPCI, SLP ou SCR (ou véhicules équivalents de l'UE/EEE). C'est la voie déléguée : au lieu de choisir vous-même l'entreprise, vous confiez la sélection à un fonds de capital-investissement. Mais le fonds doit respecter un quota d'investissement de 75 % en titres de sociétés opérationnelles éligibles, apprécié sous 5 ans, et les parts doivent être conservées 5 ans (art. 163 quinquies B CGI). Ce quota de 75 % est spécifique au remploi 150-0 B ter : ne le confondez pas avec le quota de 50 % du FCPR de droit commun. Le détail de la sélection est dans notre guide FCPR éligibles 150-0 B ter.

Mémo express

Les 4 actifs de remploi éligibles (art. 150-0 B ter, I, 2°)

  • (a) Financer une activité opérationnelle (commerciale, industrielle, artisanale, libérale, agricole) — moyens permanents d'exploitation.
  • (b) Acquérir le contrôle d'une ou plusieurs sociétés opérationnelles (que la holding ne contrôle pas déjà).
  • (c) Souscrire en numéraire au capital de sociétés opérationnelles (argent frais).
  • (d) Parts de fonds FCPR / FPCI / SLP / SCR à quota d'investissement de 75 %, conservées 5 ans.

Cas particulier du libéral en SEL / SPFPL

Si vous exercez en société d'exercice libéral et apportez à une SPFPL, l'objet social ordinal restreint fortement le périmètre du remploi (SEL de la même profession, ou fonds éligibles). Ce cas dédié — SPFPL ou holding classique à l'IS — est traité dans notre guide apport-cession du libéral en SEL / SPFPL.
Hagnéré Patrimoine

Identifier les actifs éligibles à votre remploi

Un conseiller en gestion de patrimoine calcule votre seuil de 70 %, cartographie les 4 catégories éligibles applicables à votre situation, écarte les supports exclus (immobilier, SCPI, marchand de biens) et sécurise le calendrier de 36 mois.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 5LE TABLEAU·3 MIN

Tableau récapitulatif : éligible / non éligible sur les 70 %

Support par support, ce qui passe et ce qui ne passe pas sur la poche des 70 %. Gardez en tête qu'un actif « non éligible » ici reste presque toujours possible sur la poche libre de 30 %.

Éligibilité à la poche contrainte de 70 %. Un actif non éligible reste généralement possible sur la poche libre de 30 %.
Actif / opérationPoche 70 % ?Précision
Financement d'une activité opérationnelleÉligibleMoyens d'exploitation affectés à l'activité (a)
Acquisition du contrôle d'une société opérationnelleÉligibleCible non déjà contrôlée (b) — CE 472835
Souscription en numéraire au capital d'une sociétéÉligibleSociété opérationnelle à l'IS, UE/EEE (c)
Parts de FCPR / FPCI / SLP / SCRÉligibleQuota 75 %, conservation 5 ans (d)
Achat d'un actif d'exploitation (terrain, machine)ÉligibleS'il est affecté à une activité économique
Hôtellerie / para-hôtellerie opérationnelleÉligibleActivité de services avec moyens matériels/humains
Immobilier locatif nuNon éligibleGestion de patrimoine, revenus fonciers
Location meublée (LMNP / LMP)Non éligibleActivité patrimoniale (art. 35) — CE 442946
SCPI patrimonialesNon éligibleRevenus fonciers, non opérationnel
Gestion de son propre portefeuille de titresNon éligibleGestion patrimoniale passive
Compte à terme / placement de trésorerieNon éligibleAucun projet économique réel
Contrat de capitalisationNon éligibleEnveloppe patrimoniale — poche libre
Rachat d'un bien déjà détenu par l'apporteurNon éligibleAppropriation déguisée — CE 411474
Marchand de biens / promotion / lotissementNon éligible (2026)Exclu pour les cessions ≥ 21/02/2026
Activité financière (banque, assurance, courtage)Restreinte (2026)Fortement restreinte par la LF 2026

Marchand de biens : le grand changement de 2026

Le vrai basculement de 2026, c'est le marchand de biens. Avant la réforme, le marchand de biens, la promotion immobilière et le lotissement étaient admis comme activités commerciales éligibles. La LF 2026, en recentrant le remploi sur l'économie productive, les fait basculer d'éligible à NON éligible pour les cessions à compter du 21/02/2026. Seule l'hôtellerie / para-hôtellerie opérationnelle (une vraie activité de services, avec personnel et prestations) reste éligible. Si votre projet de remploi reposait sur de la promotion, il est à réétudier.
§ 6L'IMMOBILIER·2 MIN

L'immobilier : (presque) jamais éligible sur les 70 %

C'est la question n° 1 en rendez-vous : « je peux mettre les 70 % en immobilier, non ? » La réponse, pour l'immobilier patrimonial et locatif, est non. La gestion de son propre patrimoine immobilier est expressément exclue du remploi économique. En pratique, quatre familles sont écartées :

Ce qui est exclu de la poche 70 %

L'immobilier de rendement n'est pas un remploi économique

  • Location nue : revenus fonciers, gestion de patrimoine — exclu.
  • Location meublée (LMNP / LMP) : activité patrimoniale au sens de l'article 35 du CGI — exclu, sauf para-hôtellerie (CE 19/04/2022 n° 442946).
  • SCPI : parts d'une société de gestion immobilière, revenus fonciers — exclu.
  • Marchand de biens, promotion, lotissement : exclus pour les cessions à compter du 21/02/2026 (recentrage économie productive).

La seule porte qui reste ouverte, c'est l'immobilier affecté à une activité opérationnelle : l'hôtellerie et la para-hôtellerie avec de vrais moyens matériels et humains, ou un local acquis pour y exploiter une activité commerciale ou libérale. Le critère n'est pas le bien lui-même, mais l'activité économique qu'on y exerce. Un immeuble loué nu ne coche pas la case ; un hôtel exploité, oui.

Bonne nouvelle : l'immobilier reste possible sur les 30 %

Ne renoncez pas à l'immobilier pour autant. Sur la poche libre de 30 % — et sur 100 % du produit si la holding a vendu au-delà de 3 ans — vous pouvez parfaitement acquérir des SCPI, de l'immobilier locatif ou tout autre support patrimonial. La contrainte ne pèse que sur les 70 % réservés au remploi économique.
§ 7LA LISTE NÉGATIVE·3 MIN

La liste négative détaillée : ce qui disqualifie le remploi

Au-delà de l'immobilier, quatre types d'opérations que les cédants tentent régulièrement — prêt en compte courant, rachat de leur propre bien, compte à terme, portefeuille coté — ne valent pas remploi. Les connaître évite les erreurs les plus coûteuses — et les redressements pour abus de droit.

Mémo express

Ce qui n'est PAS un réinvestissement économique éligible

  • La gestion de son propre patrimoine mobilier : portefeuille de valeurs mobilières géré passivement, actions cotées détenues sans logique d'entreprise.
  • La gestion de son propre patrimoine immobilier : location nue ou meublée patrimoniale, SCPI (voir §6).
  • Le simple placement de trésorerie : compte à terme, compte courant, produits de taux — sans projet économique.
  • Le rachat d'un bien appartenant déjà à l'apporteur : appropriation déguisée des liquidités (CE 10/07/2019 n° 411474).
  • Le marchand de biens, la promotion, le lotissement (depuis le 21/02/2026) et l'activité financière (restreinte en 2026).

Abus de droit : le remploi de façade coûte 40 % à 80 %

Un remploi fictif ou une appropriation des liquidités (par exemple, la holding prête le produit de cession à l'apporteur via un compte courant jamais remboursé, ou souscrit un fonds non éligible pour la forme) tombe sous le coup de l'abus de droit : articles L. 64 et L. 64 A du Livre des procédures fiscales, avec des majorations de 40 % à 80 % (art. 1729, b du CGI), en plus de la déchéance du report. Les mécanismes de contrôle et les points de vigilance sont détaillés dans notre guide remise en cause du 150-0 B ter par l'administration.

La règle tient en une image : votre argent doit financer une entreprise qui embauche et facture, pas votre propre patrimoine. Réutiliser le produit pour de la gestion patrimoniale, ou le faire tourner en interne sans risque économique réel, n'est pas un remploi. Face à un support douteux, posez la question du vérificateur : cette PME a-t-elle des salariés, un chiffre d'affaires, un risque d'exploitation ? Si non, ce n'est pas du remploi.

§ 8LA POCHE LIBRE·2 MIN

Que faire des 30 % restants (et de 100 % au-delà de 3 ans) ?

Une fois les 70 % correctement remployés, les 30 % restants sont à vous, sans contrainte de nature. Et si la holding a vendu plus de 3 ans après l'apport, c'est l'intégralité du produit qui est libre. Cette poche reste logée dans la holding, donc dans un cadre fiscal IS souvent avantageux.

La poche libre accueille tout support patrimonial ; les 70 % éligibles doivent d'abord être sécurisés.
Support de la poche libreIntérêtLe guide dédié
Contrat de capitalisation de la holdingEnveloppe capitalisante, fiscalité IS pilotéeContrat de capitalisation et 150-0 B ter
Compte-titres / ETFLiquidité, diversificationPrivate equity et non-coté
SCPI, immobilier locatifRevenus complémentaires (hors 70 %)—
Compte à terme, produits de tauxSécurité de la trésorerie—
Or, produits structurés, club-dealsDécorrélation, sur-mesure—

La poche libre reste dans la holding : optimiser sans casser le report

L'avantage de la poche libre, c'est qu'elle travaille dans l'enveloppe de la holding (fiscalité IS), et non sur votre compte personnel amputé du PFU. Le contrat de capitalisation souscrit par la holding est un classique de cette poche : il capitalise sans frottement annuel majeur et n'affecte en rien le report. Voyez notre guide dédié le contrat de capitalisation et le 150-0 B ter.
§ 9LE PANACHAGE·2 MIN

Panacher plusieurs actifs pour atteindre 70 %

Rien n'oblige à tout mettre dans un seul actif. Vous pouvez combiner les catégories (a), (b), (c) et (d) jusqu'à atteindre le seuil de 70 %. C'est d'ailleurs le montage de Marc (§11) : 900 000 € pour reprendre une PME, 500 000 € en FCPR, pour couvrir ses 1 400 000 € de remploi. Seule règle : chaque brique doit être individuellement éligible et respecter son propre engagement de conservation de 5 ans.

Le calcul du remploi minimal (régime 2026)

Remploi minimal = 70 % × produit net de cession

Exemple : produit de cession = 2 000 000 €
Remploi minimal = 0,70 × 2 000 000 = 1 400 000 €
Poche libre = 2 000 000 − 1 400 000 = 600 000 € (30 %)

Le total des briques éligibles (activité + contrôle + capital + fonds) doit atteindre au moins ce montant, dans les 36 mois de la cession.

Panacher répartit le risque et règle un problème très concret : rares sont les dossiers où une seule opération absorbe 1,4 M€ d'un coup. Combiner une entreprise en direct et un ou deux fonds de private equity éligibles est souvent la solution la plus réaliste — à condition de tenir le calendrier.

§ 10LES FONDS·3 MIN

Le remploi via fonds (FCPR / FPCI / SLP / SCR) en synthèse

La catégorie (d) — les fonds de capital-investissement — est celle que choisissent la plupart des cédants qui ne veulent pas gérer eux-mêmes une reprise : un seul ticket, une société de gestion aux commandes. En échange, deux exigences fermes : le fonds doit respecter un quota d'investissement de 75 % en titres de sociétés opérationnelles éligibles (apprécié sous 5 ans), et vous devez conserver les parts 5 ans.

Les atouts du remploi via fonds

Points forts

  • Sélection déléguée à une société de gestion
  • Ticket unique, diversification immédiate
  • Quota d'éligibilité géré par le fonds
  • Accès à des PME et ETI non cotées

Les limites à connaître

Points de vigilance

  • Illiquidité : blocage typique de 8 à 10 ans
  • Risque de perte en capital
  • Courbe en J (rendement différé)
  • Vérifier le quota 75 % propre au 150-0 B ter

Ne pas confondre les quotas ni les véhicules

Attention à deux confusions fréquentes. D'abord le quota : le remploi 150-0 B ter exige 75 %, alors que le FCPR de droit commun se contente de 50 % — ce n'est pas le même seuil. Ensuite le véhicule : FCPR (grand public), FPCI (investisseurs avertis, ticket élevé), SLP et SCR n'ont pas les mêmes règles d'accès. Notre guide sur les FCPR éligibles au 150-0 B ter détaille le quota de 75 % et la sélection. Pour comprendre la classe d'actifs, voyez notre guide private equity et le format ouvert des fonds ELTIF 2.0.

Note de méthode : illiquidité et risque de perte en capital

Le private equity via FCPR ou FPCI est un placement illiquide (parts bloquées plusieurs années) et risqué : une perte en capital est possible. L'avantage fiscal du remploi (maintien du report) est acquis indépendamment du rendement obtenu, mais il ne transforme pas un placement risqué en placement garanti. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures : la logique fiscale et la logique financière se raisonnent séparément.
§ 11CAS CHIFFRÉS·4 MIN

Trois cas chiffrés à l'euro

Trois cédants, trois issues opposées, tout à l'euro près. Mise au point méthodologique : pour rester lisibles, les cas supposent que la plus-value d'apport est proche du prix de cession (prix d'acquisition initial faible) et retiennent un PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS). Ce sont des ordres de grandeur pédagogiques, non des simulations personnalisées.

Cas 1 · Panachage · holding cède 2 000 000 € à 18 mois

Marc — 1,4 M€ remployés en panachant contrôle + FCPR

Marc, 54 ans, ex-dirigeant industriel, a apporté ses titres à sa holding. Celle-ci revend à 18 mois (cession en mai 2026, donc régime LF 2026) pour 2 000 000 €. Cession dans les 3 ans → remploi obligatoire.

Remploi minimal = 2 000 000 € × 70 % = 1 400 000 €, à réinvestir dans les 36 mois et à conserver 5 ans.

Panachage retenu : 900 000 € en acquisition du contrôle d'une PME opérationnelle (catégorie b) + 500 000 € en parts de FCPR éligible à quota 75 % (catégorie d) = 1 400 000 €. Le seuil est atteint, le report est maintenu.

Les 600 000 € (30 %) restants sont placés librement dans la holding (contrat de capitalisation + compte-titres). Point de vigilance : chaque brique doit être conservée 5 ans, et les parts de FCPR sont bloquées 8 à 10 ans (illiquidité). Le panachage contrôle + fonds est le montage le plus courant pour absorber un gros produit de cession.

Cas 2 · Piège immobilier · holding cède 1 800 000 € à 2 ans

Claire — le réflexe SCPI qui fait tomber le report : 565 200 €

Claire, 48 ans, a cédé sa société de services via sa holding, qui revend 1 800 000 € dans les 3 ans (cession 2026). Son banquier lui propose de remployer les 70 % (1 260 000 €) en SCPI et immobilier locatif — « des valeurs sûres ».

Problème : SCPI et immobilier patrimonial sont non éligibles à la poche contrainte. Le remploi éligible est donc de 0 € → déchéance du report.

Coût : plus-value latente ≈ 1 800 000 € × 31,4 % = 565 200 €, majorés de la CEHR (art. 223 sexies) et le cas échéant de la CDHR (art. 224, imposition minimale 20 %), plus les intérêts de retard.

La bonne voie : remployer 70 % dans une des 4 catégories (par exemple FCPR + prise de contrôle), et réserver la SCPI et l'immobilier locatif à la poche libre de 30 % (540 000 €). Même erreur, deux issues opposées : 0 € d'impôt si le remploi est éligible, 565 200 € s'il ne l'est pas.

Cas 3 · Réflexe temporel · apport ancien

Antoine — vendre au-delà de 3 ans : aucune obligation de remploi

Antoine, 60 ans, a le même produit de cession dans les deux cas — seule change la date de vente par sa holding.

Variante A : la holding revend moins de 3 ans après l'apport (cession juin 2026) → obligation de remploi de 70 %, dans les 36 mois, conservation 5 ans. Il faut trouver des actifs éligibles.

Variante B : Antoine a apporté ses titres tôt ; la holding les conserve plus de 3 ans avant de vendre → aucune obligation de remploi, le report est maintenu sans condition, et 100 % du produit se place librement (SCPI, immobilier, capitalisation, ce qu'il veut).

Loger ses titres dans la holding longtemps avant la cession envisagée, c'est s'offrir la liberté totale de remploi. Nuance datée : si la cession de la variante A était intervenue avant le 21/02/2026, le seuil aurait été de 60 % / 24 mois / 12 mois. Que devient l'impôt à la sortie ? Voyez notre guide sortie du 150-0 B ter.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés (plus-value ≈ produit de cession, taux arrondis). Ils ne valent pas une simulation personnalisée : le résultat réel dépend du prix d'acquisition exact des titres, de la CEHR / CDHR sur le revenu fiscal de référence, du calendrier précis et de la nature exacte des actifs de remploi. Modélisez au cas par cas avant toute décision.
Méthode documentée

Modéliser votre remploi à l'euro avant de réinvestir

Comme dans les trois cas ci-dessus, on chiffre votre opération : seuil de 70 %, actifs éligibles vs exclus, panachage optimal, calendrier de 36 mois et conservation de 5 ans, et coût d'un remploi raté. Vous tranchez sur un tableau chiffré, comme celui de Marc ou de Claire, pas sur le conseil d'un banquier pressé.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 12LES ERREURS·2 MIN

Les 7 erreurs qui font tomber le report

À ne pas faire

Les 7 erreurs qui coûtent le report (et 31,4 % de plus-value)

  • 1. Mettre les 70 % en SCPI ou immobilier locatif — non éligibles à la poche contrainte (§6). L'erreur la plus fréquente.
  • 2. Racheter un bien qu'on possède déjà — appropriation déguisée, remploi nul (CE 411474).
  • 3. Placer la trésorerie sur un compte à terme en pensant « cocher la case » — aucun projet économique.
  • 4. Viser 60 % alors qu'on est au régime 70 % (cession ≥ 21/02/2026) — remploi insuffisant.
  • 5. Rater le délai de 36 mois — voir le délai pour réinvestir.
  • 6. Revendre l'actif de remploi avant 5 ans — voir la durée de conservation.
  • 7. Investir en marchand de biens / promotion en 2026 — devenu non éligible (§5).

Chacune de ces erreurs déclenche la même sanction : la déchéance du report, donc la plus-value d'apport imposée au PFU de 31,4 %, majorée des intérêts de retard et, en cas de montage de façade, des pénalités pour abus de droit (40 % à 80 %). Les modalités de contrôle sont détaillées dans remise en cause du 150-0 B ter.

§ 13SYNTHÈSE·1 MIN

Synthèse : votre check-list de remploi

Votre check-list de remploi 150-0 B ter (2026)

  • Cession par la holding dans les 3 ans de l'apport ? Si oui → remploi obligatoire (sinon, produit libre).
  • Remployer au moins 70 % du produit net (cessions ≥ 21/02/2026) dans les 36 mois.
  • Choisir parmi les 4 catégories : financer une activité, acquérir le contrôle, souscrire au capital, parts de fonds (quota 75 %).
  • Conserver 5 ans chaque actif de remploi.
  • Écarter les exclus : immobilier locatif, SCPI, trésorerie, marchand de biens (2026).
  • Placer les 30 % librement dans la holding.
  • Documenter la substance économique de chaque remploi (rempart anti-abus de droit).

Retenez ceci : la liste éligible tient sur quatre lignes, mais bien lue, elle suffit à sécuriser un report de plusieurs centaines de milliers d'euros — les 565 200 € que Claire a failli payer. Deux façons de dormir tranquille : loger ses titres dans la holding assez tôt pour vendre après 3 ans (zéro contrainte, comme Antoine variante B), ou verrouiller ses cibles de remploi dès la signature pour ne pas courir après le délai de 36 mois. Pour resituer ce remploi dans l'ensemble du dispositif, revenez au guide ultime du 150-0 B ter, au montage d'apport-cession à holding, et à la synthèse des nouveautés dans apport-cession 2026.

Note de méthode. Chaque remploi doit apporter une véritable substance économique et se documenter dès l'acte de cession : c'est ce dossier qui vous protège en cas de remise en cause par l'administration. Parce que l'éligibilité d'un actif se joue au cas par cas (nature de l'activité, calendrier, quota des fonds, régime daté 60 % ou 70 %) et qu'une erreur se paie au prix fort, un remploi de 150-0 B ter mérite une étude personnalisée. C'est précisément le travail que Clément Chatelain et l'équipe du cabinet mènent aux côtés des dirigeants cédants : cartographier les actifs éligibles, écarter les exclus et sécuriser le calendrier.

ACCOMPAGNEMENT

Structurer le remploi de votre apport-cession avec un conseiller en gestion de patrimoine

Conseil en gestion de patrimoine : calcul du seuil de remploi (70 %), sélection des actifs éligibles (financement d'activité, prise de contrôle, souscription au capital, FCPR/FPCI éligibles), écartement des exclus, panachage, respect du délai de 36 mois et de la conservation de 5 ans. Une vision globale et chiffrée, du produit de cession au report sécurisé.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Bilan patrimonial offert
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur
  • Modélisation du remploi à l'euro
4,6/5sur Trustpilot (33 avis au 30/09/2026)

Sécuriser votre remploi 150-0 B ter avec un CGP multi-partenaires, non détenu par une banque ni par un assureur

Pas de produit-maison. Calcul du seuil de 70 %, sélection des actifs éligibles et écartement des exclus (immobilier, SCPI, marchand de biens 2026), panachage activité et fonds, respect du délai de 36 mois et de la conservation de 5 ans, sans jamais faire tomber le report.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • CGI — le remploi et le report

    Art. 150-0 B ter CGI (report d'imposition, contrôle III-2°, remploi I-2° a à d). Art. 150-0 B CGI (sursis en l'absence de contrôle). Art. 199 terdecies-0 A CGI (standard des activités opérationnelles éligibles). Art. 163 quinquies B CGI (fonds FCPR/FPCI/SCR/SLP éligibles, quota 75 %). Art. 35 CGI (location nue/meublée patrimoniale). Art. 150-0 A, 150-0 D et 200 A CGI (plus-value mobilière, PFU). Doctrine : BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-20 (version 18/08/2025, antérieure à la LF 2026).

  • Fiscalité 2026 et durcissement

    LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026, art. 11 : remploi 70 %, délai 3 ans, conservation 5 ans, recentrage sur l'économie productive, cessions à compter du 21/02/2026). LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 : CSG du capital 10,6 %, prélèvements sociaux 18,6 %, PFU 31,4 % sur la plus-value mobilière). LF 2019 (loi n° 2018-1317 du 28/12/2018 : seuil relevé de 50 à 60 %).

  • Contributions et abus de droit

    Art. 223 sexies CGI (CEHR, 3 à 4 %). Art. 224 CGI (CDHR, imposition minimale 20 %). Art. 238 quindecies et 150-0 D ter CGI (exonération PME et abattement dirigeant-retraite, alternatives au report). Art. 167 bis CGI (exit tax). Art. 1729, b CGI et L. 64 / L. 64 A LPF (abus de droit, majorations 40 / 80 %).

  • Jurisprudence structurante

    CE 10/07/2019 n° 411474 (le remploi doit avoir un véritable caractère économique ; le rachat par la société d'un bien appartenant déjà à l'apporteur n'est pas un réinvestissement éligible — rendu sous l'article 150-0 B, transposable). CE 19/04/2022 n° 442946 (location meublée non économique, sauf para-hôtellerie). CE 16/02/2024 n° 472835 (remploi par prise de contrôle : la société investisseuse ne doit pas déjà contrôler la cible).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le remploi d'un apport-cession doit faire l'objet d'une étude individualisée (calcul du seuil, éligibilité des actifs, calendrier, conservation, abus de droit). Les chiffres et taux cités sont à jour au 9 juillet 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026) a durci le régime du remploi ; le BOFiP (BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60-20, version du 18/08/2025) n'a pas encore intégré ces valeurs et affiche encore 60 % / 2 ans / 1 an — le texte légal prime, mais l'articulation détaillée du quota des fonds et de la liste des exclusions doit être vérifiée au cas par cas avec votre conseil. Le private equity (FCPR, FPCI) est illiquide et comporte un risque de perte en capital : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les hypothèses des cas chiffrés (plus-value approchée par le prix de cession) sont signalées comme telles et constituent des ordres de grandeur pédagogiques, non une simulation personnalisée.

Foire aux questions

Tout sur les actifs éligibles au réinvestissement 150-0 B ter seuil de 70 %, délai, conservation, immobilier, SCPI, FCPR et poche libre.

Les questions qu'on nous pose le plus après une cession : dans quoi réinvestir, quel pourcentage et quel délai en 2026, combien de temps conserver, l'immobilier et les SCPI, le marchand de biens désormais exclu, les FCPR et leur quota, le panachage, le compte à terme et l'abus de droit. Réponses sourcées et à jour 2026.