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Guide orthodontiste 202615 minMis à jour 25 juin 2026Cas chiffré 1,2 M€

Céder son cabinet d'orthodontie : exonérer la plus-value au départ en retraite

Un cabinet d'orthodontie — forte patientèle d'aligneurs, plateau CFAO/3D, parfois plusieurs fauteuils — se vend souvent plus d'un million d'euros. À ce niveau, les plafonds d'exonération saturent : le 238 quindecies s'éteint à 1 M€, l'abattement de 500 000 € ne couvre qu'une partie de votre gain. La vraie question n'est plus « quel dispositif ? » mais « que me reste-t-il au-dessus des plafonds, et vaut-il mieux céder mes parts ou ma patientèle ? ». Et rappelez-vous : exonéré ≠ 0 €, les prélèvements sociaux restent dus. Sur une plus-value de 1 M€, l'écart entre céder ses parts et céder son fonds dépasse 70 000 €. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

CESSION ORTHODONTIE & RETRAITE 2026

Chiffrer ce qui vous reste après la vente de votre cabinet d'orthodontie

Audit de cession-retraite pour un cabinet fortement valorisé : arbitrage parts de SEL (abattement 500 000 €, PS 18,6 %) ou patientèle BNC (151 septies A, PS 17,2 %), saturation du 238 quindecies au-delà de 1 M€, cabinet multi-associés, calendrier des 24 mois et liquidation CARCDSF. Cabinet 100 % indépendant.

  • Arbitrage parts / fonds chiffré
  • Saturation des plafonds modélisée
  • PS résiduels et CEHR/CDHR intégrés
  • Calendrier 24 mois synchronisé

ABATTEMENT (PARTS SEL)

500 000 €

238 QUINDECIES NUL

> 1 000 000 €

PS PARTS / FONDS

18,6 % / 17,2 %

DÉLAI CESSATION / RETRAITE

24 mois

CAISSE DE RETRAITE

CARCDSF

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LA GROSSE CESSION·2 MIN

Pourquoi un cabinet d'orthodontie sature les plafonds d'exonération

L'essentiel en 30 secondes

  • Un cabinet d'orthodontie se vend souvent plus d'un million d'euros : à ce niveau, les plafonds d'exonération saturent.
  • 238 quindecies : exonération nulle au-delà de 1 000 000 € de valeur. Abattement 150-0 D ter : 500 000 € seulement, et sur l'impôt sur le revenu uniquement.
  • La vraie question : parts de SEL ou patientèle BNC ? Le support décide du plafond, du taux d'impôt et du taux de prélèvements sociaux.
  • Exonéré ≠ 0 € : les prélèvements sociaux (18,6 % sur les parts, 17,2 % sur le fonds) restent toujours dus.
  • L'orthodontiste relève de la CARCDSF (jamais de la CARMF).

Vous avez bâti votre cabinet en vingt ou trente ans, et un repreneur vous en propose aujourd'hui un beau prix — un million, parfois davantage. Vous y avez droit, à cette exonération de plus-value au départ à la retraite : ça, vous le savez déjà. Ce qu'on vous dit moins, c'est qu'à ce niveau de prix elle ne couvre plus tout, et que la facture résiduelle peut chiffrer plusieurs dizaines de milliers d'euros — au gré d'une seule décision prise des années plus tôt : vendre vos parts ou votre patientèle.

Car un cabinet d'orthodontie n'est pas un cabinet dentaire généraliste comme un autre. La patientèle d'aligneurs est récurrente, suivie sur des contrats pluriannuels ; le plateau technique est lourd (scanner intra-oral, cône beam, imprimante à aligneurs, chaîne CFAO, amortis au titre des articles 39 et 39 A CGI) ; il y a souvent deux ou trois fauteuils. Tout cela tire la valorisation vers le haut : souvent plus de 500 000 €, fréquemment au-delà du million d'euros.

Or les dispositifs d'exonération de plus-value ont été calibrés sur des cabinets plus modestes. Au-delà de leurs plafonds, ils s'éteignent. Le 238 quindecies n'exonère plus rien au-delà de 1 000 000 € ; l'abattement de 500 000 € du 150-0 D ter ne couvre qu'une fraction d'une plus-value à sept chiffres. Du coup, votre vrai sujet n'est plus le principe de l'exonération — c'est l'ardoise qui subsiste une fois les plafonds dépassés, et le support que vous cédez : parts ou patientèle.

Dernier rappel utile : avec une tranche marginale d'imposition à 45 % et un revenu fiscal de référence qui explose l'année de la vente, l'orthodontiste est presque toujours concerné par la CEHR et la CDHR (§10). Et il liquide sa retraite à la CARCDSF : chirurgien-dentiste spécialiste qualifié en orthopédie dento-faciale, il ne relève jamais de la CARMF des médecins.

L'angle de ce guide : la grosse cession, pas le b.a.-ba

Ce guide ne ré-explique pas chaque dispositif en long : pour la carte complète des six régimes d'exonération, voyez vendre son cabinet dentaire : comment exonérer la plus-value, et pour les deux dispositifs « 500 000 € » expliqués pas à pas, voyez céder son cabinet dentaire au départ en retraite. Ici, on traite ce qui est propre à l'orthodontie : la saturation des plafonds, l'arbitrage parts/fonds chiffré à 1,2 M€ et le cabinet à plusieurs associés.
§ 2LE GRAND TRI·2 MIN

Le grand tri : cédez-vous des parts de SEL ou votre patientèle ?

Avant de parler dispositifs, une seule question tranche tout — et elle ignore votre spécialité : que vendez-vous, au juste ? Économiquement, vous cédez votre activité dans les deux cas. Fiscalement, le support juridique ouvre deux mondes étanches. Le fondement de ce tri est l'article 151 nonies I CGI.

Le raisonnement tient en une chaîne simple. Votre mode d'exercice aujourd'hui — BNC en direct ou SEL à l'IS — décide de la nature de votre patientèle : actif professionnel d'un côté, titres privés de l'autre. Cette nature commande à son tour le régime de cession : plus-value professionnelle ou plus-value mobilière, deux univers qui ne communiquent pas. Et ce même régime fixe les trois chiffres qui comptent: le plafond d'exonération, le taux d'impôt sur le revenu et le taux de prélèvements sociaux (17,2 % ou 18,6 %). Manquez cet embranchement, et tout le calcul qui suit part sur le mauvais pied.

Vous cédez votre PATIENTÈLE / fonds (BNC)

Vous exercez en libéral direct (BNC) : votre patientèle est de l'actif professionnel. Sa cession est une plus-value PROFESSIONNELLE, qui ouvre l'arsenal 151 septies A (retraite, IR exonéré sans plafond), 238 quindecies (valeur) et 151 septies B (murs). Prélèvements sociaux : 17,2 %.

Vous cédez des PARTS de SEL (SELARL, SELAS à l'IS)

Vos titres restent dans votre patrimoine privé, même si vous exercez dans la société. Leur cession est une plus-value MOBILIÈRE des particuliers (art. 150-0 A). Le seul dispositif retraite : l'abattement fixe de 500 000 € de l'art. 150-0 D ter (sur l'IR). Prélèvements sociaux : 18,6 % sur tout.

Le fondement du tri : l'article 151 nonies I CGI

L'article 151 nonies I CGI assimile les parts d'une société à l'impôt sur le revenu (où vous exercez) à de l'actif professionnel. À l'inverse, l'associé d'une SEL à l'impôt sur les sociétés détient des titres privés, même s'il y exerce son art : leur cession relève de la plus-value mobilière. C'est ce choix de structure, fait des années plus tôt, qui décide du régime de cession. Pour comprendre quand basculer, voyez orthodontiste : à partir de quel revenu passer en SELARL.

Mémo express

Exonéré n'est pas net d'impôt

  • Les dispositifs retraite (150-0 D ter, 151 septies A) n'effacent que l'impôt sur le revenu.
  • Les prélèvements sociaux restent toujours dus : 18,6 % sur les parts, 17,2 % sur le fonds.
  • Seule une exonération totale du 238 quindecies (valeur < 500 000 €) efface à la fois l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux — un cas rare pour un cabinet d'orthodontie.
§ 3ARTICLE 238 QUINDECIES·2 MIN

Le 238 quindecies : le seuil dégressif qui mord au-delà de 500 000 €

Sur la cession d'un fonds ou d'une patientèle BNC, l'article 238 quindecies CGI exonère la plus-value selon la valeur de cession, sans condition de départ à la retraite (BOI-BIC-PVMV-40-20-50). C'est souvent le premier dispositif auquel on pense. Pour un cabinet d'orthodontie bien valorisé, c'est aussi le premier à rendre les armes.

La règle : exonération totale jusqu'à 500 000 € de valeur, dégressive entre 500 000 € et 1 000 000 €, et nulle au-delà de 1 000 000 €. L'activité doit avoir été exercée depuis au moins 5 ans. L'immobilier d'exploitation est exclu (il relève du 151 septies B).

Taux d'exonération du 238 quindecies (entre 500 000 € et 1 000 000 €)

Taux exonéré = (1 000 000 € − valeur cédée) / 500 000 €

Exemples :
  Valeur 600 000 € → (1 000 000 − 600 000) / 500 000 = 80 % exonéré
  Valeur 750 000 € → (1 000 000 − 750 000) / 500 000 = 50 % exonéré
  Valeur 900 000 € → (1 000 000 − 900 000) / 500 000 = 20 % exonéré
  Valeur ≥ 1 000 000 € → 0 % exonéré

L'exonération porte à la fois sur l'impôt sur le revenu et sur les prélèvements sociaux — mais seulement sur la fraction exonérée.

Tableau de saturation du 238 quindecies. Pour un cabinet d'orthodontie valorisé au-delà du million, l'exonération de valeur ne joue plus du tout.
Valeur cédée du fondsTaux exonéréPart imposable
≤ 500 000 €100 %0 %
600 000 €80 %20 %
700 000 €60 %40 %
750 000 €50 %50 %
800 000 €40 %60 %
900 000 €20 %80 %
≥ 1 000 000 €0 %100 %

Anti-piège : ne confondez pas les seuils

Deux faux seuils circulent. (1) Les anciens montants 300 000 / 500 000 € sont périmés : depuis la loi de finances pour 2022, les seuils sont 500 000 / 1 000 000 €. (2) Les seuils relevés à 700 000 / 1 200 000 € ne visent que les jeunes agriculteurs (238 quindecies VII bis) : ils ne s'appliquent jamais à un orthodontiste. Pour vous, c'est 500 000 / 1 000 000 €.

Passé le million, le 238 quindecies ne vous apporte donc plus rien. C'est là que l'article 151 septies A, qui n'a aucun plafond de prix, prend le relais sur l'impôt sur le revenu (§4).

§ 4ARTICLE 151 SEPTIES A·2 MIN

151 septies A : le relais sans plafond de prix sur la patientèle

Quand la valeur du fonds dépasse le million, l'article 151 septies A CGI devient l'outil central. Il exonère la totalité de l'impôt sur le revenu de la plus-value professionnelle (court terme et long terme), sans plafond de prix, à la seule condition de partir à la retraite (BOI-BIC-PVMV-40-20-20). Une réserve, toujours la même : les prélèvements sociaux de 17,2 % restent dus.

Les conditions de l'article 151 septies A

  • Activité exercée depuis au moins 5 ans.
  • Cession d'une entreprise individuelle ou de l'intégralité des parts d'une société de personnes à l'IR (les cessions partielles sont exclues).
  • Cesser toute fonction dans la structure et faire valoir vos droits à la retraite dans un délai de 24 mois, avant ou après la cession.
  • La structure est une PME et vous ne contrôlez pas le repreneur (vous ne détenez pas plus de 50 % de ses droits).

Le cumul, et son ordre d'application

Sur la cession du fonds, le 151 septies A se cumule avec le 238 quindecies et le 151 septies B (BOI-BIC-PVMV-40-20-20-50), dans cet ordre : 1. 151 septies B (murs) → 2. 151 septies A (retraite, efface l'impôt sur le revenu) → 3. 238 quindecies (selon la valeur). En revanche, le 151 septies et le 238 quindecies sont alternatifs (on choisit l'un ou l'autre). Au-delà de 1 M€, le 238 quindecies n'apporte plus rien : c'est le 151 septies A qui efface seul l'impôt sur le revenu, et il ne reste que 17,2 % de prélèvements sociaux.

Exonération d'IR, pas de prélèvements sociaux (ni d'immobilier)

Le 151 septies A exonère l'impôt sur le revenu, mais pas les prélèvements sociaux de 17,2 %. Inutile d'aller chercher une jurisprudence : l'article efface l'impôt sur le revenu, pas la CSG/CRDS. Les prélèvements sociaux ont leur propre assiette, ils ne bougent pas. Autre limite : le dispositif exclut les murs du cabinet (immobilier d'exploitation), qui relèvent principalement de l'article 151 septies B (abattement de 10 % par an au-delà de la 5e année, exonération totale à 15 ans). Sur les murs, voyez orthodontiste : détenir les murs du cabinet via une SCI.
§ 5ARTICLE 150-0 D TER·2 MIN

L'abattement de 500 000 € sur les parts de SEL (150-0 D ter)

En SELARL ou SELAS à l'impôt sur les sociétés, quand vous cédez vos titres, vous basculez sur l'autre versant fiscal : la plus-value est mobilière (art. 150-0 A), et le dispositif retraite est l'article 150-0 D ter CGI, un abattement fixe de 500 000 € réservé au dirigeant partant à la retraite (BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-30).

On retranche 500 000 € de la plus-value, puis on applique l'impôt sur le revenu (PFU de 12,8 % ou barème) sur le surplus. Cet abattement ne joue que sur l'impôt sur le revenu : les prélèvements sociaux de 18,6 % frappent la totalité de la plus-value, abattement compris. À noter : l'abattement est individualisé par membre du foyer fiscal (un couple de dirigeants cédants dispose de 2 × 500 000 €) et s'apprécie par société cible.

Les conditions de l'article 150-0 D ter

  • La société est une PME (UE) à l'impôt sur les sociétés, exerçant une activité opérationnelle (l'activité libérale en fait partie).
  • Vous avez exercé une fonction de direction (gérant de SELARL, président ou DG de SELAS) de façon continue pendant les 5 ans précédant la cession.
  • Vous détenez les titres depuis au moins 1 an et au moins 25 % des droits (seuil apprécié seul ou au sein du groupe familial : conjoint, ascendants, descendants, frères et sœurs).
  • Vous cessez toute fonction et faites valoir vos droits à la retraite dans les 24 mois (avant ou après).
  • La cession porte sur la totalité (ou la quasi-totalité) de vos titres ; vous ne détenez pas plus de 1 % du repreneur pendant 3 ans.

Le dispositif est prorogé jusqu'au 31 décembre 2031

L'abattement 150-0 D ter devait s'éteindre fin 2024. La loi de finances pour 2025 (loi n° 2025-127 du 14/02/2025) l'a prorogé jusqu'au 31 décembre 2031. Il est donc pleinement applicable pour une cession réalisée en 2026. Si vos titres sont logés sous une holding, voyez SPFPL de dentiste : céder ses titres de SEL via la holding.

L'écueil de la sous-rémunération (CE 7 mai 2025, n° 491635)

Un orthodontiste en SELARL pilote souvent son arbitrage salaire/dividendes en se versant une rémunération de gérance faible. Attention : une rémunération de direction dérisoire sur les 5 ans précédant la vente peut faire perdre l'abattement de 500 000 € — la fonction de direction doit être effective et normalement rémunérée. À distinguer de la rémunération « technique » de l'associé exerçant, traitée à part. Cet équilibre se prépare des années à l'avance : voyez SELARL ou SELAS : rémunération de direction et de cession.

Mémo express

L'abattement est-il « gaspillé » sur une grosse plus-value ? Non.

  • Sur une plus-value bien supérieure à 500 000 €, l'abattement plafonne l'impôt sur le revenu : économie maximale 500 000 € × 12,8 % = 64 000 €.
  • Le surplus de plus-value reste imposé à 12,8 % (ou au barème).
  • Il ne touche jamais les prélèvements sociaux de 18,6 %, qui frappent 100 % du gain.
  • Conclusion : il reste utile, mais n'aboutit jamais à « 0 € » sur une cession de parts.
§ 6CAS CHIFFRÉ·3 MIN

Cas chiffré : Sophie, orthodontiste, SELARL valorisée 1,2 M€ à 64 ans

Le verdict sur 1 000 000 € de plus-value

  • Parts de SEL (150-0 D ter) : impôt sur le revenu 64 000 € + prélèvements sociaux 186 000 € = ≈ 250 000 €.
  • Fonds / patientèle BNC (151 septies A) : impôt sur le revenu 0 € + prélèvements sociaux 172 000 € = ≈ 172 000 €.
  • Soit un écart de ≈ 78 000 € selon le support — un écart qui se joue en amont, pas le jour de la vente.

Sophie, 64 ans, dirige sa SELARL d'orthodontie (deux fauteuils, forte patientèle d'aligneurs) depuis plus de 20 ans. Elle la cède 1 200 000 €. Le prix de revient de ses titres est d'environ 200 000 € → plus-value ≈ 1 000 000 €. Mettons les deux supports côte à côte, sur cette plus-value d'un million. Précision : on suppose ici la cession des parts (scénario réel de Sophie) face au scénario théorique d'une patientèle BNC de même valeur, pour isoler l'effet du support.

Cas central · Dr Sophie Berthier · SELARL · parts 1,2 M€ · retraite à 64 ans

Scénario parts de SEL (150-0 D ter) : ≈ 250 000 € au total

Sophie vend ses parts de SELARL. Régime de la plus-value mobilière, dispositif retraite 150-0 D ter.

Abattement de 500 000 € → base d'impôt sur le revenu = 1 000 000 − 500 000 = 500 000 €. Impôt sur le revenu au PFU = 500 000 × 12,8 % = 64 000 €.

Les prélèvements sociaux de 18,6 % frappent la totalité de la plus-value : 1 000 000 × 18,6 % = 186 000 €.

Total ≈ 250 000 € (hors CEHR/CDHR). L'abattement lui économise 64 000 € d'impôt sur le revenu, mais ne touche pas les prélèvements sociaux.

Comparaison · même praticien · patientèle BNC 1 M€ · retraite à 64 ans

Scénario patientèle BNC (151 septies A) : ≈ 172 000 € au total

Même valeur, support BNC. Sophie cède sa patientèle valant 1 000 000 €. Régime de la plus-value professionnelle.

238 quindecies : valeur 1 000 000 € → exonération nulle (plafond atteint, cf. §3).

151 septies A : impôt sur le revenu exonéré à 100 % (sans plafond de prix).

Restent les prélèvements sociaux de 17,2 % : 1 000 000 × 17,2 % = 172 000 €. Total ≈ 172 000 € (hors CEHR/CDHR).

À valeur égale, le support détermine la facture. L'écart vient de deux effets : IR plafonné (parts) contre IR exonéré sans plafond (fonds), et dualité des PS 18,6 % / 17,2 %.
À plus-value égale (1 000 000 €)Parts de SEL (150-0 D ter)Fonds / patientèle BNC (151 septies A)
Impôt sur le revenu64 000 € (PFU sur 500 000 € après abattement)0 € (IR exonéré, sans plafond)
Prélèvements sociaux186 000 € (18,6 % sur 1 000 000 €)172 000 € (17,2 % sur 1 000 000 €)
Coût total≈ 250 000 €≈ 172 000 €
Écart≈ 78 000 € selon le support

Le support se choisit EN AMONT, pas le jour de la vente

On ne transforme pas une SELARL à l'IS en exercice BNC le jour de la cession pour capter le meilleur régime. Le choix de structure, fait des années plus tôt, fige le régime de cession — c'est pourquoi un cabinet d'orthodontie à forte valorisation doit raisonner sa sortie dès la constitution ou la transformation de sa structure. Pour anticiper ce choix, voyez à partir de quel revenu passer en SELARL, et pour le même arbitrage côté grosses valorisations chirurgicales, la cession d'activité du chirurgien.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des chiffres d'illustration, arrondis exprès (hypothèse plus-value ≈ prix moins prix de revient, taux arrondis, hors CEHR/CDHR) : le but est de montrer l'écart entre les deux supports, pas de remplacer le chiffrage que Quentin fait sur le prix de revient réel de vos titres. Le résultat réel dépend du prix de revient exact des titres, de la part immobilière, du revenu fiscal de référence et de l'application de la CEHR/CDHR (§10).
Hagnéré Patrimoine

Arbitrer parts ou fonds sur votre cabinet d'orthodontie, au point de PS près

Un CGP indépendant identifie votre support, modélise la saturation des plafonds, chiffre l'abattement 500 000 € (parts) contre l'exonération 151 septies A (fonds), intègre la dualité des prélèvements sociaux et la CEHR/CDHR, et vous dit ce qui reste à l'euro après la vente.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 7MULTI-ASSOCIÉS·2 MIN

Cabinet à plusieurs praticiens : un abattement chacun, mais le minoritaire perd tout

Les cabinets d'orthodontie à plusieurs fauteuils et plusieurs associés sont fréquents. Et là, attention : l'abattement de 500 000 € ne se partage pas — chaque associé a le sien, à condition de cocher deux cases (au moins 25 % des droits et un mandat de direction).

Associé dirigeant ≥ 25 % : son propre abattement

Chaque associé qui est dirigeant, détient au moins 25 % des droits et part lui-même à la retraite dispose de SON abattement de 500 000 € (150-0 D ter), individualisé par cédant. Côté fonds, chaque cédant a son propre 151 septies A / 238 quindecies (assiette individuelle).

Associé minoritaire ou non-dirigeant : rien

L'associé qui détient moins de 25 % des droits (seuil apprécié seul ou au sein du groupe familial : conjoint, ascendants, descendants, frères et sœurs), ou qui n'a pas de fonction de direction effective et normalement rémunérée, n'a AUCUN abattement. Sa plus-value de cession de parts est taxée au PFU plein de 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS), sans aucune franchise.

Cas multi-associés · Karim & Léa · cabinet d'orthodontie 2 fauteuils

Karim garde son abattement, Léa paie le PFU plein

Karim et Léa exploitent ensemble un cabinet d'orthodontie à deux fauteuils, en SELARL.

Karim est gérant et détient 60 % des parts. Il part à la retraite et cède : son abattement de 500 000 € (150-0 D ter) joue pleinement sur sa plus-value.

Léa, associée à 20 % et sans mandat de direction, cède aussi ses parts : elle n'a aucun abattement. Sa plus-value est taxée au PFU plein de 31,4 %. À plus-value égale, elle perd l'économie d'impôt sur le revenu que l'abattement procure (jusqu'à 64 000 € pour 500 000 € de gain abattu) : c'est tout l'enjeu du seuil de 25 % et du mandat de gérance.

Désynchronisation des départs : un piège discret

Si un associé part et l'autre reste, surveillez la condition de cession de la quasi-totalité des titres et le lien cédant / repreneur (ne pas vendre à une structure que l'on contrôle, sous peine de perdre le 151 septies A / 150-0 D ter). Réorganiser la détention avant la sortie — via une SPFPL qui loge les titres de SEL ou une holding patrimoniale— permet d'anticiper plutôt que de subir.
§ 8DUALITÉ DES PS·2 MIN

Prélèvements sociaux 2026 : pourquoi 18,6 % sur les parts et 17,2 % sur le fonds

On l'a vu sur le cas de Sophie : 1,4 point de prélèvements sociaux, sur un million d'euros, c'est 14 000 €. Cette dualité est récente (LFSS 2026, loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) et la plupart des simulateurs en ligne ne l'ont pas encore intégrée — d'où ces 14 000 € qui passent inaperçus sur le cas de Sophie.

Parts de SEL → 18,6 % (plus-value mobilière)

La CSG sur les revenus du capital est passée de 9,2 % à 10,6 % au 1er janvier 2026. La cession de parts de SEL relève désormais de 18,6 % (10,6 CSG + 0,5 CRDS + 7,5 solidarité), appliqués à la TOTALITÉ de la plus-value, abattement de 500 000 € compris. Le PFU total sur le surplus est donc de 31,4 %, et non 30 %.

Fonds / patientèle BNC → 17,2 % (plus-value professionnelle)

La plus-value PROFESSIONNELLE conserve la CSG à 9,2 %, donc 17,2 % au total (9,2 + 0,5 + 7,5). La hausse de 2026 ne la touche pas. Base légale : art. L. 136-6 et L. 136-8 du Code de la sécurité sociale.

Mémo express

Sur les parts, pas de « 0 € total » possible

  • L'abattement 150-0 D ter ne joue que sur l'impôt sur le revenu → 18,6 % frappent toute la plus-value, quelle que soit l'importance de l'abattement.
  • Il n'existe donc pas de cession de parts de SEL aboutissant à 0 € d'imposition globale.
  • La CSG de 6,8 points n'est déductible que si vous optez pour le barème (art. 154 quinquies CGI), pas en PFU.

Le détail de cette dualité, son fondement légal et ses conséquences sur tous vos revenus du capital figurent dans notre guide dédié prélèvements sociaux 2026 : la dualité 17,2 % / 18,6 % expliquée.

§ 9LE CALENDRIER·2 MIN

Le calendrier des 24 mois et la retraite CARCDSF

La condition la plus piégeuse est commune aux deux dispositifs (150-0 D ter et 151 septies A) : vous devez cesser toute fonction et faire valoir vos droits à la retraite dans une fenêtre de 24 mois autour de la cession. Heureusement, le Conseil d'État a assoupli cette lecture.

Mémo express

Ce que dit le Conseil d'État (CE 16 octobre 2019, n° 417364)

  • La cessation de fonctions et la liquidation de la retraite sont deux événements distincts.
  • L'ordre est indifférent : vous pouvez liquider votre retraite avant ou après la cession.
  • Chacun de ces deux événements doit se situer dans les 24 mois autour de la cession → en pratique, une fenêtre qui peut atteindre près de 4 ans.
  • Si le délai n'est pas tenu entre la cession et l'un des deux événements, l'avantage fiscal est remis en cause.

Orthodontiste : on liquide à la CARCDSF, jamais à la CARMF

L'orthodontiste est un chirurgien-dentiste spécialiste qualifié en orthopédie dento-faciale : il relève de la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes), pas de la CARMF (la caisse des médecins). C'est la liquidation de vos droits à la CARCDSF qui doit intervenir dans la fenêtre des 24 mois. Pour préparer la baisse de revenu et le niveau de pension, voyez retraite de l'orthodontiste : préparer la baisse de revenus avec la CARCDSF.

« Rester opérer après la vente » = danger

La cessation de toute fonction est stricte. Continuer à exercer rémunéré dans la structure cédée peut faire tomber l'exonération sur la totalité de la plus-value. C'est particulièrement sensible en orthodontie, où la patientèle d'aligneurs est suivie sur plusieurs mois : une transition trop longue avec le repreneur doit être encadrée pour ne pas requalifier votre départ.
§ 10HAUTS REVENUS & APPORT·2 MIN

CEHR, CDHR et apport-cession : amortir l'année de la vente

Une plus-value à sept chiffres fait exploser votre revenu fiscal de référence l'année de la vente — et déclenche deux contributions que les exonérations de plus-value ne neutralisent pas.

CEHR et CDHR : les contributions des grosses cessions

  • La CEHR (contribution exceptionnelle sur les hauts revenus, art. 223 sexies CGI) : 3 % puis 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR pour un célibataire, 500 000 / 1 000 000 € pour un couple. Une plus-value > 1 M€ la déclenche quasi systématiquement.
  • La CDHR (contribution différentielle sur les très hauts revenus, art. 224 CGI) impose un plancher d'imposition de 20 % du RFR au-delà de 250 000 / 500 000 €. Créée par la LF 2025 (loi n° 2025-127 du 14/02/2025), elle a été reconduite par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026). Sa pérennité au-delà de 2026 reste à confirmer dans les lois de finances suivantes.
Levier : une exonération de plus-value (151 septies A / 238 quindecies) qui réduit le RFR peut alléger la CEHR/CDHR ; à l'inverse, le PFU « non barème » fige l'impôt mais la plus-value reste dans le RFR. Le détail : CEHR et CDHR : l'impôt qui s'ajoute sur les grosses cessions.

Apport-cession 150-0 B ter : reporter, pas sortir cash (parts de SEL)

En amont d'une cession de parts de SEL, l'article 150-0 B ter CGI permet de reporter l'imposition en apportant les titres à une holding (ou SPFPL) que vous contrôlez. Règles 2026 (cessions par la holding dans les 3 ans) : remploi d'au moins 70 % du produit dans une activité économique, dans un délai de 3 ans, conservation des actifs 5 ans. Ce n'est pas un outil de sortie cash : le Conseil d'État (8 octobre 2010, Bauchart n° 313139 et Bazire n° 301934) exige un réinvestissement économique significatif, faute de quoi l'abus de droit (art. L. 64 LPF) est encouru. Voyez apport-cession (150-0 B ter) : reporter l'impôt avant la cession.

Enfin, l'année de cession, un versement sur un PER (art. 154 bis CGI, jusqu'à 88 911 € déductibles en 2026) abaisse l'impôt sur le revenu à votre tranche marginale de 45 % : autrement dit, plus votre revenu de l'année de vente est haut, plus le versement rapporte — à 45 %, 10 000 € versés effacent 4 500 € d'impôt. Attention : à la sortie, les gains du PER supportent 18,6 % de prélèvements sociaux. Voyez le PER pour purger l'impôt de l'année de cession.

Note de méthode sur le réemploi du produit de cession

Une fois la plus-value optimisée, le produit net se réinvestit (PER, assurance-vie, SCPI, immobilier). Les rendements qui pourront vous être présentés à cette étape sont des hypothèses : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et tout placement comporte un risque de perte en capital. L'optimisation décrite ici porte sur la fiscalité de la cession, qui est, elle, connue d'avance ; le rendement du réemploi, lui, ne l'est jamais. D'abord on verrouille l'exonération de la cession ; ensuite, et seulement ensuite, on choisit où replacer l'argent selon votre âge et votre appétit pour le risque. Mélanger les deux étapes, c'est l'erreur classique.
§ 11TRANSMETTRE·2 MIN

Transmettre plutôt que vendre : l'alternative donation / Dutreil

La vente n'est pas la seule sortie. Si un de vos enfants est lui-même orthodontiste ou dentiste, la donation du cabinet change complètement le calcul : elle purge la plus-value latente chez le donataire, sous réserve de l'abus de droit (art. L. 64 LPF).

Mémo express

Donation avant cession : la condition de réalité

  • CE 9 avril 2014 n° 353822 et CE 28 mai 2014 n° 359911 : la donation n'est pas abusive si elle est réelle — dépouillement immédiat et irrévocable, sans réappropriation du prix par le donateur.
  • Un éventuel quasi-usufruit doit être conclu avant la cession, pas après.
  • Abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans (art. 779 CGI).
  • Pacte Dutreil (art. 787 B CGI) : exonération de 75 % de la valeur des titres transmis, sous engagements de conservation et de direction.
  • Réduction de droits de 50 % si donation en pleine propriété avant 70 ans (art. 790 CGI), en complément de Dutreil.

Ces montages restent à manier au conditionnel et sous condition de réalité : ils ne s'improvisent pas. Pour la mécanique complète de la transmission d'un cabinet, voyez transmettre son cabinet à ses enfants : donation et pacte Dutreil et, pour la vue d'ensemble côté libéral, cession et transmission d'activité au départ à la retraite.

La cession s'inscrit dans une séquence

Vendre, c'est la dernière marche, pas la première. Dans l'ordre : on fige le support des années avant (parts ou patientèle), on cale le calendrier des 24 mois sur la liquidation CARCDSF, on chiffre ce qui reste vraiment après prélèvements sociaux et CEHR/CDHR, et on décide alors entre vendre et transmettre. Pris isolément, chacun de ces choix peut coûter des dizaines de milliers d'euros ; c'est leur enchaînement qu'on travaille en rendez-vous.
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Sources et références légales

  • CGI — cession des parts de SEL (plus-value mobilière)

    Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant partant à la retraite, prorogé jusqu'au 31/12/2031 par la LF 2025). Art. 150-0 A CGI (plus-value mobilière des particuliers). Art. 200 A CGI (PFU 12,8 %). Art. 151 nonies I CGI (tri actif professionnel / titres privés). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession). Doctrine : BOI-RPPM-PVBMI-20-40-10-30, BOI-RPPM-PVBMI-20-40-20, BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60.

  • CGI — cession du fonds / patientèle BNC (plus-value professionnelle)

    Art. 151 septies A CGI (départ à la retraite, IR exonéré sans plafond de prix, PS dus). Art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur, totale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €, nulle au-delà). Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes, alternatif). Art. 151 septies B CGI (immobilier d'exploitation). Doctrine : BOI-BIC-PVMV-40-20-20, BOI-BIC-PVMV-40-20-50, BOI-BIC-PVMV-40-20-20-50.

  • Prélèvements sociaux et hauts revenus 2026

    LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : PS 18,6 % sur la plus-value mobilière des titres de SEL, 17,2 % maintenu sur la plus-value professionnelle). Art. L. 136-6 et L. 136-8 CSS. Art. 154 quinquies CGI (CSG déductible 6,8 points si barème). LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026, validée Cons. const. n° 2026-901 DC : barème IR 2026, reconduction de la CDHR). Art. 223 sexies CGI (CEHR 3/4 %). Art. 224 CGI (CDHR, plancher 20 % du RFR). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin, 88 911 € en 2026). Art. 779 / 787 B / 790 CGI (donation, Dutreil). Art. L. 64 LPF (abus de droit).

  • Jurisprudence structurante

    CE 16/10/2019 n° 417364 (cessation de fonctions et liquidation de la retraite distinctes, ordre indifférent, fenêtre pouvant atteindre 4 ans). CE 7/05/2025 n° 491635 (effectivité de la fonction de direction et caractère normalement rémunéré, sinon perte de l'abattement). CE 8/10/2010 n° 313139 (Bauchart) et n° 301934 (Bazire) (apport-cession, réinvestissement économique). CE 9/04/2014 n° 353822 et CE 28/05/2014 n° 359911 (donation réelle avant cession). Caisse de retraite : CARCDSF pour l'orthodontiste (jamais la CARMF).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Chaque cession de cabinet d'orthodontie doit faire l'objet d'une étude individualisée (identification du support parts de SEL / patientèle BNC, vérification des conditions, saturation des plafonds, multi-associés, calendrier des 24 mois, prélèvements sociaux résiduels, CEHR/CDHR, liquidation CARCDSF). Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les hypothèses des cas chiffrés (plus-value approchée par le prix de cession) sont signalées comme telles.

Foire aux questions

Tout sur la cession d'un cabinet d'orthodontie au départ à la retraite saturation des plafonds, arbitrage parts ou fonds, prélèvements sociaux et calendrier.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : ai-je encore droit à une exonération au-delà d'un million d'euros, faut-il vendre les parts ou la patientèle, l'abattement de 500 000 € est-il gaspillé, pourquoi 18,6 % d'un côté et 17,2 % de l'autre, comment fonctionne le cabinet multi-associés, le calendrier des 24 mois et l'apport-cession. Réponses sourcées et à jour 2026.