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Guide dentistes 202615 minMis à jour 25 juin 2026Plafond TNS 88 911 €

PER chirurgien-dentiste : combien d'impôt économisez-vous selon votre BNC ?

Vous êtes chirurgien-dentiste libéral, votre tranche marginale est à 41 %, et chaque année une part lourde de votre BNC part en impôt. Le PER est votre levier de déduction le plus puissant : l'article 154 bis du CGI vous laisse déduire jusqu'à 88 911 € en 2026. Concrètement, avec 130 000 € de BNC, vous déduisez 25 291 € — soit environ 10 369 € d'impôt en moins. Voici la table de simulation BNC par BNC, et pourquoi le PER ne remplacera jamais votre CARCDSF. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE PER DENTISTE 2026

Chiffrer votre plafond PER et votre économie d'impôt réelle

Audit de votre situation de chirurgien-dentiste libéral : plafond TNS art. 154 bis sur votre BNC, économie d'impôt à votre tranche, articulation prévoyance Madelin / PER, articulation avec la CARCDSF et arbitrage déductible / non déductible. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et calibrage avec votre expert-comptable.

  • Calcul de votre plafond 154 bis exact
  • Économie d'impôt nette à 41 %
  • Prévoyance Madelin sécurisée d'abord
  • Cabinet 100 % indépendant

BNC 130 000 € → PLAFOND

25 291 €

ÉCO. 130k À 41 %

≈ 10 369 €

FORMULE 154 BIS

10 % + 15 %

PLAFOND TNS MAX

88 911 €

PS GAINS PER 2026

18,6 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1L'ESSENTIEL·2 MIN

Combien un dentiste peut déduire : la réponse en 30 secondes

Chaque printemps, au moment de la déclaration, la même question revient : une part lourde de votre BNC de chirurgien-dentiste s'en va en impôt à 41 %, et vous cherchez le levier qui en récupère le plus — légalement, sans montage hasardeux. Vous voulez un chiffre, pas un cours de fiscalité ? Le voici, sans détour : un chirurgien-dentiste libéral en BNC peut déduire de son bénéfice imposable jusqu'à 88 911 € en 2026 en versant sur un PER, grâce à un plafond réservé aux indépendants, l'article 154 bis du CGI : là où un salarié plafonne autour de 37 680 €, vous montez jusqu'à 88 911 €. Même quand le bénéfice est modeste, un plancher de 4 806 € garantit toujours une déduction minimale. L'économie d'impôt, elle, dépend de votre tranche : à 41 % — la tranche habituelle du dentiste installé — déduire 25 291 € (le plafond d'un BNC de 130 000 €), c'est environ 10 369 € d'impôt en moins dès cette année. Dit autrement : 10 000 € qui partaient à l'impôt deviennent 10 000 € d'épargne à votre nom. On déroule la formule, puis la table BNC par BNC, et enfin la sortie à la retraite — avec un garde-fou qui sépare nettement le dentiste du médecin : la CARCDSF.

Le PER du dentiste en 30 secondes

Le plafond : l'article 154 bis vous laisse déduire 10 % de votre bénéfice (dans la limite de 8 PASS) + 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS — jusqu'à 88 911 €, plancher 4 806 €. L'économie vaut grosso modo votre versement × TMI : 10 000 € versés, c'est 4 100 € d'impôt en moins à 41 %. Trois pièges à connaître : votre statut commande le plafond, la déduction ne touche pas vos cotisations CARCDSF / URSSAF, et le plafond TNS se perd s'il dort — c'est maintenant ou jamais. Et un garde-fou métier : avant de saturer le PER, sécurisez votre prévoyance Madelin (le risque invalidité du geste est majeur), et n'oubliez pas que le PER complète votre CARCDSF sans lui créer le moindre droit.

Gardez une chose en tête : 88 911 € est un plafond, pas une cible. Le bon montant à verser est celui qui « racle » votre tranche d'imposition la plus élevée sans amputer votre trésorerie ni votre épargne de précaution. Pour calculer précisément votre économie selon votre tranche, voyez notre guide calculer son économie d'impôt PER selon sa TMI. La mécanique est la même que pour le médecin généraliste, lui aussi souvent à 41 %, et plus puissante encore pour l'anesthésiste à très haut BNC, quasi systématiquement à 45 %. Ici, on se concentre sur ce qui change pour vous : la table de simulation BNC par BNC, les pièges et les cas réels du dentiste.

§ 2LE CŒUR·4 MIN

Le plafond TNS du dentiste (art. 154 bis) : la formule 10 % + 15 %

C'est ce qui sépare l'indépendant du salarié : pendant que le salarié s'arrête à 10 % de ses revenus, vous ajoutez une seconde tranche à 15 % sur le haut de votre bénéfice — de quoi presque doubler la déduction. L'article 154 bis du CGI vous autorise à déduire le plus élevé de deux montants : la formule majorée, ou un plancher de sécurité.

La formule, chiffre pour chiffre

Le plafond se construit en deux temps : 10 % de votre bénéfice imposable (retenu dans la limite de 8 PASS), puis 15 % de la fraction de ce bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. Si votre bénéfice est inférieur à 1 PASS, seuls les 10 % jouent — et c'est alors le plancher de 4 806 € qui prend le relais. Au-delà de 8 PASS de bénéfice (384 480 €), la majoration de 15 % cesse de courir : vous êtes au maximum, 88 911 € — un niveau que la plupart des dentistes n'atteignent pas, leur bénéfice se logeant dans la table du §3.

Le plafond TNS 2026 du dentiste, du plancher au maximum

PLAFOND PER TNS = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
                + 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)

PASS 2026 = 48 060 EUR   |   8 PASS = 384 480 EUR

PLANCHER = 10 % x 1 PASS                    = 4 806 EUR
MAXIMUM  = 10 % x 384 480
         + 15 % x (384 480 - 48 060)
         = 38 448 + 50 463                  = 88 911 EUR

Le maximum de 88 911 € suppose un bénéfice d'au moins 384 480 € (8 PASS), rare chez un dentiste. En pratique, on applique la formule 10 % + 15 % sur votre bénéfice exact, et le plancher de 4 806 € s'applique tant que 10 % du bénéfice lui est inférieur.

La base de calcul, c'est le bénéfice de votre déclaration 2035 (recettes encaissées moins charges déductibles), au titre de l'année N— et c'est important : le PASS retenu est celui de 2026 (48 060 €), à ne pas confondre avec le plafond salarié, assis sur l'année N-1 (j'y reviens au §5). Voici les chiffres clés à mémoriser pour 2026 :

Les quatre repères 2026 du plafond TNS art. 154 bis. La base de calcul est le PASS de l'année N (48 060 € en 2026).
Repère 2026ValeurRôle
PASS 202648 060 €Base de la formule (arrêté du 22/12/2025)
8 PASS384 480 €Bénéfice au-delà duquel la majoration 15 % cesse
Plancher 154 bis4 806 €10 % du PASS — déduction minimale garantie
Maximum 154 bis88 911 €Plafond atteint dès 384 480 € de bénéfice

Au-delà de 8 PASS de bénéfice, seuls les 10 % continuent de jouer : la majoration de 15 % est figée à son maximum. Pour le détail du calcul support par support et la combinaison avec un ancien contrat Madelin, voyez le plafond TNS art. 154 bis détaillé pas à pas.

Madelin et 154 bis : la même enveloppe

Si vous aviez un ancien contrat Madelin retraite, il partageait déjà ce plafond 154 bis. Depuis la loi PACTE (1er octobre 2020), ces contrats ne sont plus commercialisés : le PER les a remplacés et reprend le même plafond. Vos versements Madelin retraite et PER se cumulent dans la même enveloppe — à ne pas confondre avec le plafond distinct de la prévoyance et de la complémentaire santé Madelin (7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice), une autre ligne du 154 bis, prioritaire pour le dentiste, détaillée au §8 et dans la prévoyance Madelin du libéral.
§ 3SIMULATION·4 MIN

Combien vous déduisez selon votre BNC : la table de simulation

Voici, BNC par BNC, ce que vous pouvez déduire et l'impôt économisé selon votre tranche. Repérez la ligne de votre bénéfice imposable, puis lisez l'économie dans la colonne de votre tranche. Un dentiste à 130 000 € de BNC, par exemple, déduit 25 291 € et économise environ 10 369 € à 41 %.

Plafond 154 bis et économie d'impôt sur le revenu selon le BNC et la TMI, taux 2026. Le plafond suit la formule 10 % + 15 % ; l'économie suppose que le versement reste dans la tranche indiquée. À 220 000 €, la TMI réelle est de 45 % : l'économie atteint plutôt 21 506 € (voir l'avertissement ci-dessous).
BNC imposablePlafond 154 bisÉco. à 30 %Éco. à 41 %
80 000 €12 791 €3 837 €5 244 €
100 000 €17 791 €5 337 €7 294 €
120 000 €22 791 €6 837 €9 344 €
130 000 € (cas type)25 291 €7 587 €10 369 €
160 000 €32 791 €9 837 €13 444 €
220 000 € (TMI 45 %)47 791 €—19 594 € (à 45 % : 21 506 €)

Attention, ce chiffre est un plafond, pas une promesse

L'économie « plafond × TMI » suppose que tout le versement reste dans votre tranche la plus haute. Si verser fait basculer une partie de votre revenu d'une tranche vers la suivante, les premiers euros déduits « valent » votre TMI haute et les suivants moins : du coup l'économie s'effrite euro après euro. La règle : on remplit d'abord la tranche la plus chère : en 2026, le seuil entre 30 et 41 % se situe à 84 577 € par part, et celui entre 41 et 45 % à 181 917 € par part. Un dentiste à 130 000 € de BNC reste, même après avoir versé 25 291 €, au-dessus de 84 577 € → tout est déduit à 41 %. Pour connaître votre tranche exacte et l'effet d'un versement, appuyez-vous sur l'identification de votre TMI 2026 et le détail du calcul TMI par TMI.

Aller plus loin : votre BNC ne figure pas dans la table ?

La table fonctionne par paliers, mais le plafond 154 bis se calcule au centime près sur votre bénéfice exact. Pour un BNC intermédiaire (par exemple 145 000 €), reprenez la formule : 10 % × 145 000 + 15 % × (145 000 − 48 060) = 14 500 + 14 541 = 29 041 € de plafond. La mécanique est identique pour tout libéral : nous la déclinons pour le médecin dans le PER du médecin généraliste (TMI 41 %) et, plus largement, dans le PER de la profession libérale : plafond 154 bis et les 3 pièges.

Attention à ce que ces chiffres disent vraiment : ils mesurent l'économie d'impôt, certaine et immédiate, mais rien de la performance du PER une fois investi, qui dépend des supports choisis et n'est jamais garantie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et le capital n'est pas garanti hors fonds en euros. Ces chiffres ne tiennent pas non plus compte de vos cotisations sociales, qui, elles, ne bougent pas : ce sera le piège n°1.

Hagnéré Patrimoine

Combien le PER vous fait-il vraiment économiser ?

Un CGP indépendant calcule votre plafond 154 bis exact à partir de votre BNC, votre économie nette à votre tranche et le montant qui sature vraiment votre tranche, ni plus ni moins — après avoir sécurisé votre prévoyance.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 4CAS CONCRET·3 MIN

Cas chiffré : le Dr Petit, 130 000 € de BNC, TMI 41 %

Voici un cas réel, déroulé euro par euro. Le prénom est fictif, mais le profil et les ordres de grandeur sont ceux d'un chirurgien-dentiste libéral installé. Ces simulations figent les taux 2026 et supposent les conditions remplies ; elles ne valent pas conseil personnalisé.

Cas 1 — Dr Camille Petit, chirurgienne-dentiste libérale (TMI 41 %)

Son bénéfice BNC 2026 s'élève à 130 000 €. Elle veut déduire le maximum utile.

Plafond 154 bis : 10 % × 130 000 = 13 000 €, plus 15 % × (130 000 − 48 060) = 12 291 € → 25 291 €.
Effet de tranche : le seuil 30 / 41 % est à 84 577 € par part. Même après avoir versé 25 291 €, son bénéfice reste au-dessus de ce seuil → tout le versement est déduit à 41 %.
Économie d'IR : 25 291 × 41 % ≈ 10 369 €.
Note : à 41 %, chaque euro versé revient à 0,59 € de poche pour 1 € placé à son nom. Ni un livret, ni une assurance-vie ne vous rendent 41 centimes par euro dès le versement.

Le piège à ne pas oublier sur ce cas

Pour le Dr Petit, les 25 291 € versés restent dans l'assiette des cotisations CARCDSF et URSSAF : ses charges sociales ne baissent pas d'un euro. L'avantage est purement fiscal (l'IR), et c'est déjà considérable. Par ailleurs, l'effort net de trésorerie n'est pas une dépense : les sommes versées constituent une épargne récupérable à la retraite, à son nom. À la sortie en capital, elle paiera l'IR sur le capital et 31,4 % sur les gains, mais probablement à une TMI plus basse (30 %) — d'où le gain net de l'arbitrage.

Cas 2 — le dentiste à haut BNC (220 000 €) et le pilotage du RFR

Pour un dentiste à très haut BNC, le levier est plus puissant encore. À 220 000 € de bénéfice, le plafond 154 bis grimpe à 10 % × 220 000 + 15 % × (220 000 − 48 060) = 22 000 + 25 791 = 47 791 €, et la TMI est de 45 % → l'économie d'IR avoisine 21 506 €.

À ce niveau seulement, la question des surtaxes commence à se poser : à 220 000 € de BNC, le RFR d'un célibataire reste néanmoins sous 250 000 € → la CEHR et la CDHR ne se déclenchent en général pas. Elles ne deviennent un vrai sujet que pour les très hauts BNC ou les dentistes en SEL qui se distribuent des dividendes. On formule ce point au conditionnel : voyez CEHR / CDHR : le garde-fou des hauts revenus et la CDHR du libéral : l'impôt plancher de 20 %.

Note de méthode : ce que ces cas chiffrent (et ce qu'ils ne chiffrent pas)

Ces cas isolent une seule variable certaine : l'économie d'impôt sur le revenu de l'année du versement, qui découle mécaniquement du barème et de votre tranche. Ils ne modélisent pas la croissance de votre épargne : une fois investi, votre PER est exposé aux marchés, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures— le capital n'est pas garanti hors fonds en euros. Les prénoms sont fictifs, les ordres de grandeur réalistes pour un dentiste installé, mais votre situation réelle (parts du foyer, autres revenus, réductions d'impôt déjà mobilisées) peut décaler le résultat : d'où l'intérêt d'une simulation nominative.
§ 5TECHNIQUE·3 MIN

154 bis ou 163 quatervicies : les deux plafonds à ne pas confondre

Sortez votre dernier avis d'imposition : le « Plafond épargne retraite » qui y figure ne montre qu'un seul de vos deux plafonds. Ce plafond-là, c'est celui de l'article 163 quatervicies — le plafond classique, commun à tous les contribuables. Mais le dentiste travailleur non salarié dispose, en plus, du plafond spécifique TNS de l'article 154 bis, bien plus large, qui ne figure pas sur l'avis.

Art. 154 bis — le plafond TNS du dentiste

Réservé aux travailleurs non salariés (BNC au réel, gérant majoritaire de SELARL). Base : le bénéfice de l'année N (PASS 2026). Formule 10 % + 15 %, maximum 88 911 €. Mais : strictement individuel, non reportable, non mutualisable. Il se déduit du revenu catégoriel BNC (déclaration 2035).

Art. 163 quatervicies — le plafond classique

Commun à tous (salariés, épargne personnelle). Base : les revenus de l'année N-1 (PASS 2025). Formule 10 % seulement, maximum 37 680 €. Mais : mutualisable entre conjoints (case 6QR) et reportable (3 ans, porté à 5 ans par la LF 2026). Il se déduit du revenu global (2042).

Le piège des bases PASS : N pour le TNS, N-1 pour le salarié

Ne jamais uniformiser les bases. Le plafond 154 bis s'assoit sur le PASS de l'année N (48 060 € en 2026 → plancher 4 806 €). Le plafond 163 quatervicies s'assoit sur le PASS de l'année N-1 (47 100 € en 2025 → plancher 4 710 €, maximum 37 680 €). Beaucoup d'avis d'imposition pré-remplis se calent sur le mauvais PASS : d'où des disponibles faux, que l'on corrige régulièrement en rendez-vous.

Comment les deux plafonds s'articulent

Et non, on ne cumule pas : un même euro versé ne se déduit qu'une seule fois. En pratique, ce qui est déduit au titre du 154 bis vient en diminution du disponible calculé au titre du 163 quatervicies — l'anti-double-emploi de la doctrine BOI-IR-BASE-20-50-20. Pour le dentiste « pur BNC », le 154 bis est de loin le plafond utile ; le 163 quatervicies résiduel sert surtout à un conjoint salarié ou aux pluriactifs. Pour visualiser tout votre disponible, voyez votre plafond PER 2026 : disponible, report et mutualisation.

Cas 3 — le dentiste pluriactif (vacation hospitalière ou universitaire salariée + cabinet)

Prenez un dentiste qui assure des vacations hospitalières ou universitaires salariées (salaire net imposable 40 000 €) tout en exerçant en cabinet libéral (bénéfice BNC 110 000 €). Sur son salaire, il ouvre le 163 quatervicies : 10 % × 40 000 = 4 000 €. Sur son bénéfice BNC, il ouvre le 154 bis : 10 % × 110 000 + 15 % × (110 000 − 48 060) = 11 000 + 9 291 = 20 291 €. Il cumule donc les deux enveloppes. Dans l'absolu, le cumul théorique des deux plafonds peut atteindre 126 591 € (88 911 € + 37 680 €) — sous réserve d'avoir les revenus et la capacité d'épargne correspondants. Le couple, lui, ne peut mutualiser que le 163 quatervicies (case 6QR) : le 154 bis reste individuel.
§ 6PIÈGE N°1·2 MIN

Le piège social : déductible de l'impôt ≠ déductible des cotisations

En rendez-vous, c'est la phrase qui revient le plus chez les praticiens : « j'ai versé sur mon PER, ça va baisser mes cotisations CARCDSF, non ? » Non. Le versement PER déduit fait baisser l'impôt sur le revenu, mais il reste dans l'assiette de vos cotisations sociales obligatoires— CARCDSF et URSSAF (fondement : art. L. 131-6 du Code de la sécurité sociale). Vous cotisez sur la somme versée comme si vous ne l'aviez pas versée.

Concrètement, ça change deux choses. La première saute aux yeux : l'avantage du PER tient tout entier dans la colonne « éco. » de la table ci-dessus — l'économie « versement × TMI », ni un euro de CARCDSF en moins, ni baisse de l'assiette sociale. La seconde est plus sournoise : quand vous arbitrez entre vous rémunérer / sortir davantage et verser sur un PER, vous touchez à l'assiette qui nourrit vos droits sociaux (retraite de base, indemnités journalières). D'où une règle simple : le bon montant ne se fixe pas au tableau, il se cale sur votre tranche réelle et votre besoin de trésorerie — et ça, c'est typiquement ce qu'on cale à trois avant la clôture : vous, votre expert-comptable et nous.

Le malentendu qu'on corrige le plus souvent en rendez-vous

La déduction de l'article 154 bis joue uniquement sur l'impôt sur le revenu. Elle ne réduit pas vos cotisations CARCDSF ni URSSAF. Avant d'ajuster un versement à la hausse, faites le point avec votre expert-comptable : lui seul a la vue complète sur votre assiette sociale et vos droits futurs. Le PER reste un très bon outil pour un dentiste à 41 % — à condition de le choisir pour ce qu'il fait vraiment baisser : l'impôt sur le revenu.
§ 7PIÈGE N°2·2 MIN

154 bis : ni reportable, ni mutualisable (maintenant ou jamais)

Deuxième piège : les deux plafonds ne se traitent pas pareil dans le temps. Le plafond TNS de l'article 154 bis non utilisé à la clôture de l'exercice est définitivement perdu : il n'est ni reportable sur les années suivantes, ni mutualisable avec votre conjoint. À l'inverse, le 163 quatervicies est, lui, à la fois reportable et mutualisable. Pour un dentiste TNS, au 31 décembre le compteur du 154 bis est remis à zéro, sans report possible.

Report et mutualisation : ce qui est possible selon le plafond. Le 154 bis ne se reporte ni ne se partage, d'où l'importance de le saturer chaque année si votre TMI le justifie.
LevierPlafond 154 bis (TNS)Plafond 163 quatervicies
Report dans le tempsNon — perdu en fin d'exerciceOui : 3 ans, porté à 5 ans (LF 2026, plafonds ≥ 2026)
Mutualisation entre conjointsNon — strictement individuelOui (case 6QR de la 2042)

La loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a porté le report du 163 quatervicies de 3 à 5 ans — mais uniquement pour les plafonds générés à compter de 2026 (mesure non rétroactive). Les reliquats nés en 2023 restent à 3 ans et expirent fin 2026. Rappel utile : tout cela ne concerne que le 163 quatervicies, jamais le 154 bis du dentiste.

Doctrine non encore à jour : citez le texte de loi

Au 9 juin 2026, le BOFiP (BOI-IR-BASE-20-50-20, dans sa version applicable à cette date) mentionne encore un report « de trois années ». La source à jour est le texte de loi (LF 2026), pas la doctrine, qui n'a pas encore été republiée. Nous le signalons en toute transparence. Détails dans la réforme du PER (LF 2026, art. 9).

70 ans : la déductibilité s'arrête

Autre nouveauté de la LF 2026 : depuis le 1er janvier 2026, les versements effectués par un titulaire âgé de 70 ans ou plus ne sont plus déductibles à l'entrée (en contrepartie, ces primes non déduites ressortent sans impôt sur le revenu). Peu impactant pour un dentiste en pleine activité, mais c'est une borne de plus qui plaide pour maximiser ses versements déductibles tant qu'on exerce.
§ 8PRIORITÉ MÉTIER·3 MIN

Avant le PER : la prévoyance Madelin, prioritaire pour le dentiste

Avant de parler épargne à un dentiste, il y a une chose à poser sur la table : votre revenu repose entièrement sur votre geste. Vue, mains, dos, station debout prolongée : la dépendance physique au geste dentaire est forte, et une incapacité, même temporaire, arrête à la fois votre revenu et votre capacité à alimenter un PER. C'est pourquoi la hiérarchie est claire : on sécurise la prévoyance Madelin avant de saturer le PER d'épargne. En clair : on couvre l'arrêt de travail avant de penser rendement.

Bonne nouvelle : la prévoyance Madelin relève aussi de l'article 154 bis, mais sur une enveloppe distincte de celle de la retraite. Elle ne grignote pas votre plafond de 88 911 €. Le plafond du volet prévoyance et complémentaire santé est de 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, le tout plafonné à 3 % de 8 PASS, soit environ 11 534 € en 2026. (Un volet « perte d'emploi » Madelin existe par ailleurs : 1,875 % du bénéfice ou 2,5 % du PASS.)

L'enveloppe prévoyance Madelin du dentiste (2026)

PLAFOND PREVOYANCE / SANTE = 7 % x PASS + 3,75 % x benefice
                           (plafonne a 3 % de 8 PASS = 11 534 EUR)

Exemple : benefice 130 000 EUR
= 7 % x 48 060 + 3,75 % x 130 000
= 3 364 + 4 875
= 8 239 EUR (sous le plafond de 11 534 EUR)

Cette enveloppe est indépendante du plafond retraite de 88 911 €. Pour un dentiste à 130 000 € de bénéfice, elle autorise environ 8 239 € de cotisations prévoyance / santé déductibles, sans entamer son plafond PER.

Le PER ne doit jamais évincer la prévoyance

La séquence prioritaire pour le dentiste : d'abord des indemnités journalières et une rente d'invalidité calibrées sur votre train de vie, ensuite l'épargne PER. Saturer son PER en laissant un trou de prévoyance, c'est optimiser l'impôt en exposant l'essentiel : votre revenu. Nous détaillons les garanties à viser dans la prévoyance Madelin du libéral, et l'approche dirigeant dans la prévoyance du dirigeant.
§ 9LA SORTIE·3 MIN

Sortir son PER à la retraite : capital ou rente, et la fiscalité 2026

Le Dr Petit déduit à 41 % pendant qu'elle exerce. À la retraite, son cabinet cédé et ses revenus en baisse, elle repasse souvent à 30 %. Tout le pari du PER tient dans cet écart de tranche : 41 % aujourd'hui contre 30 % demain. Encore faut-il connaître la fiscalité de sortie, qui diffère selon que vous récupérez l'épargne en capital ou en rente.

La sortie en capital

À la sortie en capital (pour des versements déduits à l'entrée), le retrait se lit en deux parts : la part « versements » est imposée au barème de l'IR, sans l'abattement de 10 % des pensions classiques. Beaucoup de simulateurs grand public appliquent quand même cet abattement de 10 % au capital : c'est faux. Le quotient, lui, reste mobilisable pour lisser une grosse sortie. La part « gains » est imposée au PFU de 31,4 % (art. 200 A du CGI).

Les prélèvements sociaux du PER, c'est 18,6 % — pas 17,2 %

C'est l'erreur la plus fréquente sur la sortie du PER. Sur les gains du PER à la sortie, les prélèvements sociaux sont de 18,6 % (CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5, depuis la LFSS 2026), ce qui porte le PFU à 31,4 %, et non 30 %. Le taux de 17,2 % ne vaut que pour l'assurance-vie, les contrats de capitalisation et les revenus fonciers nus. Et le prélèvement réduit de 7,5 % de certains contrats anciens ne s'applique pas au PER issu de la loi PACTE. Le détail de cette dualité : prélèvements sociaux 2026 : la dualité 18,6 % / 17,2 %.

La sortie en rente

En rente, le régime diffère selon l'origine des versements. Pour des versements déduits, la rente est imposée comme une pension (rente viagère à titre gratuit, art. 158-5 du CGI), avec l'abattement de 10 %, plus les prélèvements sociaux. Pour des versements non déduits, c'est le régime de la rente viagère à titre onéreux (art. 158-6 du CGI) : seule une fraction est imposable, selon l'âge au premier versement de la rente. La base de déblocage (capital, fractionné ou rente) est posée par l'article L. 224-5 du Code monétaire et financier, et les six cas de sortie anticipée par l'article L. 224-4.

Exemple chiffré : le gain net de l'arbitrage de tranche

Reprenons le Dr Petit. À l'entrée, elle déduit 25 291 € à 41 % et économise ≈ 10 369 € d'impôt immédiat. Si, à la retraite, elle récupère ce capital alors que sa TMI est retombée à 30 %, la part « versements » ressort imposée à 30 % (≈ 7 587 € d'impôt sur les 25 291 €) au lieu de 41 %. L'écart de tranche — environ 11 points— représente le cœur du gain : vous avez « stocké » l'impôt à 41 % pour le « libérer » à 30 %. Les gains, eux, restent au PFU de 31,4 % à la sortie. C'est une illustration au taux 2026 : la fiscalité de sortie applicable sera celle en vigueur le jour du dénouement, qui peut différer.

La vraie question : votre TMI demain sera-t-elle plus basse qu'aujourd'hui ?

Le PER est gagnant si votre TMI à l'entrée (41 % en pleine activité) est supérieure à votre TMI à la sortie (souvent 30 % à la retraite) : c'est exactement le calage de tranche illustré par le cas du Dr Petit ci-dessus. C'est aussi pourquoi, à TMI de 11 % — cas rarissime pour un dentiste installé — l'option non déductible serait préférable. Pour comparer capital et rente au cas par cas, et arbitrer avec l'assurance-vie, voyez la fiscalité à la sortie du PER : capital ou rente et PER ou assurance-vie : que choisir selon votre profil.
§ 10RETRAITE·2 MIN

Le PER ne remplace pas la CARCDSF : il comble le trou de pension

Reste la question qui clôt presque tout rendez-vous, une fois le plafond chiffré : « et ma retraite obligatoire dans tout ça ? » Le chirurgien-dentiste cotise déjà à une retraite obligatoire propre à sa profession : la CNAVPL pour le régime de base (gérée par la CARCDSF), le régime complémentaire de la CARCDSF, et la prestation complémentaire de vieillesse (PCV) du praticien conventionné, dont une partie est cofinancée par l'Assurance maladie. Attention : le dentiste relève de la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes), et non de la CARMF, qui est la caisse des médecins. Ce socle vous assure une pension — mais, au regard des revenus d'un dentiste installé, son taux de remplacement reste faible, et l'écart à combler une fois en retraite est significatif.

Le PER ne vient pas remplacer ces régimes : il vient en plus. Là où la CARCDSF fonctionne en répartition (vos cotisations financent les retraités actuels), le PER capitalise votre propre épargne, à votre nom, tout en la défiscalisant à l'entrée. Il ne crée aucun point ni trimestre CARCDSF. Concrètement : la CARCDSF pose le socle obligatoire, le PER ajoute l'étage facultatif que la répartition ne financera jamais. Pour replacer cet effort dans une stratégie patrimoniale d'ensemble, voyez la gestion de patrimoine du dentiste, au-delà du cabinet, et la mécanique générale de retraite du libéral dans la retraite de la profession libérale.

Le PER complète, il ne remplace pas — et n'ajoute aucun droit à la caisse

La CARCDSF est obligatoire ; personne ne choisit entre sa caisse et un PER. La vraie décision, c'est combien ajouter par-dessus, avec une déduction fiscale immédiate sur l'étage facultatif. Les valeurs de point et de cotisations de la CARCDSF évoluent chaque année : nous les vérifions à la source (carcdsf.fr) lors de la simulation, plutôt que de projeter une pension dans le vide. Ce qui est certain, lui, c'est l'économie d'impôt à l'entrée — la colonne « éco. » de la table du §3.
§ 11STATUT·2 MIN

Dentiste associé de SEL : le plafond change avec le statut

Deux dentistes qui déclarent le même revenu peuvent se retrouver avec des plafonds du simple au double. La ligne de partage ? Leur régime social— travailleur non salarié d'un côté, assimilé salarié de l'autre. C'est lui qui fixe l'assiette du 154 bis, et donc le plafond applicable.

C'est le régime social (TNS vs assimilé salarié), et non le diplôme, qui fixe le plafond PER applicable au dentiste.
Votre statutRégime socialPlafond applicableMaximum 2026
BNC au réel (déclaration contrôlée 2035)TNSArt. 154 bis (assiette = bénéfice BNC)88 911 €
Gérant majoritaire de SELARL / EURL à l'ISTNSArt. 154 bis (rému art. 62 + part technique BNC depuis 2024)88 911 €
Président de SELAS / gérant minoritaire de SELARLAssimilé salariéArt. 163 quatervicies37 680 €

Deux arrêts du Conseil d'État fixent la règle. Le premier précise que la déduction de l'article 154 bis n'est admise que sur une rémunération imposée en BNC ou en article 62, jamais sur des traitements et salaires (CE 8 décembre 2017, n° 409429). Conséquence : le président de SELAS, assimilé salarié, est cantonné au plafond de 37 680 €. La bascule en BNC de la rémunération « technique » des associés de SEL résulte de la réforme doctrinale applicable depuis le 1er janvier 2024 (rescrit BOI-RES-BNC-000136) : la part qui rémunère l'activité libérale relève des BNC (sauf lien de subordination). Le Conseil d'État est venu durcir ce régime en annulant la tolérance forfaitaire des 5 % qui permettait d'affecter sans justification 5 % de la rémunération du gérant majoritaire au mandat de l'article 62 (CE 8 avril 2025, n° 492154) : l'associé doit désormais justifier la ventilation entre part technique (BNC) et part de mandat (art. 62). C'est cette part imposée en BNC qui ouvre l'accès au plafond 154 bis. Le choix entre SELARL et SELAS dépasse le seul PER : il engage votre régime social, vos cotisations et votre rémunération — on l'arbitre en détail dans SELARL ou SELAS pour le dentiste : quelle structure choisir et, côté rémunération, dans salaire ou dividendes en SELARL de dentiste.

On commence toujours par le statut, jamais par le calcul

Avant tout calcul, posez votre régime social : c'est lui, pas votre BNC, qui décide si vous plafonnez à 37 680 € ou à 88 911 €. Pour replacer ce choix de structure dans une stratégie d'ensemble (trésorerie, transmission), voyez la SPFPL pour dentiste et l'ensemble des leviers dans la défiscalisation du chirurgien-dentiste ainsi que comment payer moins d'impôts légalement quand on est dentiste.

Récapitulatif : votre PER de dentiste en 5 décisions

1. Le statut d'abord. TNS au réel ou gérant majoritaire → 154 bis, jusqu'à 88 911 € ; assimilé salarié → 163 quatervicies, 37 680 €. C'est lui qui ouvre le plafond, pas le BNC. 2. La prévoyance Madelin ensuite, avant de saturer le PER : le risque invalidité du geste passe devant l'optimisation fiscale. 3. Le versement calibré sur votre tranche, pas sur le plafond : à 41 %, 25 291 € déduits valent environ 10 369 € d'impôt en moins — mais le bon montant est celui qui sature votre tranche haute sans assécher votre trésorerie. 4. Le timing : le 154 bis est « maintenant ou jamais » (ni report, ni mutualisation), et la déduction ne touche pas vos cotisations CARCDSF / URSSAF. 5. La place du PER : il complète votre retraite CARCDSF, il ne la remplace pas et ne lui ajoute aucun droit. Seule l'économie d'impôt de l'année est certaine ; ce que rapportera ensuite l'épargne dépend des marchés.
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Sources et références légales

  • CGI — les deux plafonds de déduction

    Art. 154 bis CGI (plafond TNS : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction du bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS ; plancher 4 806 € ; maximum 88 911 € en 2026 ; volet prévoyance et santé distinct : 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafonné à 3 % de 8 PASS, soit environ 11 534 €). Art. 163 quatervicies CGI (plafond épargne retraite classique : 10 % des revenus pro nets N-1 dans la limite de 8 PASS N-1, ou 10 % du PASS N-1 ; maximum 37 680 € ; mutualisation des conjoints case 6QR, report). Art. 62 CGI (rémunération des gérants majoritaires de SELARL ou d'EURL à l'IS). Art. 197 CGI (barème IR 2026, seuil 30/41 % à 84 577 €, seuil 41/45 % à 181 917 € par part). Doctrine : BOI-BNC-BASE-40-60-50-20, BOI-BIC-CHG-40-50-40-10, BOI-IR-BASE-20-50-20 (version applicable au 9 juin 2026).

  • Réformes 2026 (LF / LFSS) et sortie du PER

    Loi n° 2026-103 du 19/02/2026 (LF 2026) : report des plafonds 163 quatervicies porté de 3 à 5 ans pour les plafonds générés à partir de 2026 (non rétroactif), fin de la déductibilité des versements après 70 ans depuis le 01/01/2026. Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : CSG sur le capital portée à 10,6 %, prélèvements sociaux sur les gains du PER à la sortie de 18,6 %, PFU de sortie de 31,4 %. Arrêté du 22/12/2025 : PASS 2026 = 48 060 € (8 PASS = 384 480 €). Sortie : art. 158-5 et 158-6 CGI, art. 200 A CGI, BOI-RSA-PENS-30-10-20, CMF art. L. 224-4 et L. 224-5.

  • Statut du dentiste et accès au 154 bis (jurisprudence)

    CE 8/12/2017 n° 409429 (la déduction 154 bis n'existe que sur une rémunération imposée en BNC ou art. 62, jamais sur les traitements et salaires : le président de SELAS ou le gérant assimilé salarié relève du 163 quatervicies). CE 8/04/2025 n° 492154 (annulation de la tolérance forfaitaire des 5 % : la rémunération technique de l'activité libérale en SEL relève des BNC, à charge pour l'associé de justifier la ventilation technique / mandat art. 62 ; la bascule technique → BNC résulte de la réforme doctrinale applicable au 01/01/2024, rescrit BOI-RES-BNC-000136). C'est cette part imposée en BNC qui ouvre l'accès au plafond 154 bis.

  • RFR, garde-fous hauts revenus et niches

    Art. 223 sexies CGI (CEHR : 3 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR, 4 % au-delà de 500 000 / 1 000 000 €). Art. 224 CGI (CDHR : imposition minimale de 20 % du RFR au-delà de 250 000 / 500 000 €, créée par la LF 2025 — loi n° 2025-127 du 14/02/2025 art. 10, validée par le Conseil constitutionnel n° 2025-874 DC du 13/02/2025 — et reconduite par la LF 2026, loi n° 2026-103 du 19/02/2026, validée par le Conseil constitutionnel n° 2026-901 DC du 19/02/2026 ; périmètre exact du calcul et pérennité au-delà de 2026 signalés au conditionnel). Un dentiste à 130 000 € de BNC reste très en deçà de ces seuils ; ils ne concernent que les très hauts BNC ou les SEL distribuant des dividendes. Art. 200-0 A CGI (le PER déductible est hors du plafonnement global des niches de 10 000 €).

  • Cotisations sociales et retraite du dentiste

    Art. L. 131-6 CSS (le versement PER déduit reste dans l'assiette des cotisations TNS ; CARCDSF, URSSAF). Retraite obligatoire du chirurgien-dentiste : CNAVPL (régime de base, géré par la CARCDSF), régime complémentaire de la CARCDSF et prestation complémentaire de vieillesse (PCV) cofinancée par l'Assurance maladie pour le praticien conventionné — à distinguer de la CARMF, qui est la caisse des médecins. Valeurs de point et de cotisations 2026 à vérifier sur carcdsf.fr. Loi PACTE n° 2019-486 du 22/05/2019 (création du PER, fermeture des contrats Madelin à la commercialisation au 01/10/2020, transférables vers un PER).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Le calcul de votre plafond de déduction et le dimensionnement de vos versements doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable. Les chiffres et taux cités sont à jour au 9 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les valeurs de cotisations et de point de la CARCDSF sont indicatives et à vérifier sur carcdsf.fr. Le périmètre exact de la CDHR et sa pérennité au-delà de 2026 sont signalés au conditionnel lorsque le texte ne tranche pas encore clairement. Le PER comporte un risque de perte en capital et son épargne est bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé.

Foire aux questions

Tout sur le PER du chirurgien-dentiste libéral en 2026 plafond, simulation par BNC, CARCDSF, sortie.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec les dentistes : combien déduire selon son BNC, l'économie à 41 %, le piège des cotisations CARCDSF, la priorité à la prévoyance, le report et la sortie. Réponses sourcées et à jour 2026.