Combien un dentiste peut déduire : la réponse en 30 secondes
Chaque printemps, au moment de la déclaration, la même question revient : une part lourde de votre BNC de chirurgien-dentiste s'en va en impôt à 41 %, et vous cherchez le levier qui en récupère le plus — légalement, sans montage hasardeux. Vous voulez un chiffre, pas un cours de fiscalité ? Le voici, sans détour : un chirurgien-dentiste libéral en BNC peut déduire de son bénéfice imposable jusqu'à 88 911 € en 2026 en versant sur un PER, grâce à un plafond réservé aux indépendants, l'article 154 bis du CGI : là où un salarié plafonne autour de 37 680 €, vous montez jusqu'à 88 911 €. Même quand le bénéfice est modeste, un plancher de 4 806 € garantit toujours une déduction minimale. L'économie d'impôt, elle, dépend de votre tranche : à 41 % — la tranche habituelle du dentiste installé — déduire 25 291 € (le plafond d'un BNC de 130 000 €), c'est environ 10 369 € d'impôt en moins dès cette année. Dit autrement : 10 000 € qui partaient à l'impôt deviennent 10 000 € d'épargne à votre nom. On déroule la formule, puis la table BNC par BNC, et enfin la sortie à la retraite — avec un garde-fou qui sépare nettement le dentiste du médecin : la CARCDSF.
Le PER du dentiste en 30 secondes
Gardez une chose en tête : 88 911 € est un plafond, pas une cible. Le bon montant à verser est celui qui « racle » votre tranche d'imposition la plus élevée sans amputer votre trésorerie ni votre épargne de précaution. Pour calculer précisément votre économie selon votre tranche, voyez notre guide calculer son économie d'impôt PER selon sa TMI. La mécanique est la même que pour le médecin généraliste, lui aussi souvent à 41 %, et plus puissante encore pour l'anesthésiste à très haut BNC, quasi systématiquement à 45 %. Ici, on se concentre sur ce qui change pour vous : la table de simulation BNC par BNC, les pièges et les cas réels du dentiste.
Le plafond TNS du dentiste (art. 154 bis) : la formule 10 % + 15 %
C'est ce qui sépare l'indépendant du salarié : pendant que le salarié s'arrête à 10 % de ses revenus, vous ajoutez une seconde tranche à 15 % sur le haut de votre bénéfice — de quoi presque doubler la déduction. L'article 154 bis du CGIvous autorise à déduire le plus élevé de deux montants : la formule majorée, ou un plancher de sécurité.
La formule, chiffre pour chiffre
Le plafond se construit en deux temps : 10 % de votre bénéfice imposable (retenu dans la limite de 8 PASS), puis 15 % de la fraction de ce bénéfice comprise entre 1 et 8 PASS. Si votre bénéfice est inférieur à 1 PASS, seuls les 10 % jouent — et c'est alors le plancher de 4 806 € qui prend le relais. Au-delà de 8 PASS de bénéfice (384 480 €), la majoration de 15 % cesse de courir : vous êtes au maximum, 88 911 € — un niveau que la plupart des dentistes n'atteignent pas, leur bénéfice se logeant dans la table du §3.
Le plafond TNS 2026 du dentiste, du plancher au maximum
PLAFOND PER TNS = 10 % x benefice (dans la limite de 8 PASS)
+ 15 % x (min(benefice, 8 PASS) - 1 PASS)
PASS 2026 = 48 060 EUR | 8 PASS = 384 480 EUR
PLANCHER = 10 % x 1 PASS = 4 806 EUR
MAXIMUM = 10 % x 384 480
+ 15 % x (384 480 - 48 060)
= 38 448 + 50 463 = 88 911 EURLe maximum de 88 911 € suppose un bénéfice d'au moins 384 480 € (8 PASS), rare chez un dentiste. En pratique, on applique la formule 10 % + 15 % sur votre bénéfice exact, et le plancher de 4 806 € s'applique tant que 10 % du bénéfice lui est inférieur.
La base de calcul, c'est le bénéfice de votre déclaration 2035 (recettes encaissées moins charges déductibles), au titre de l'année N— et c'est important : le PASS retenu est celui de 2026 (48 060 €), à ne pas confondre avec le plafond salarié, assis sur l'année N-1 (j'y reviens au §5). Voici les chiffres clés à mémoriser pour 2026 :
| Repère 2026 | Valeur | Rôle |
|---|---|---|
| PASS 2026 | 48 060 € | Base de la formule (arrêté du 22/12/2025) |
| 8 PASS | 384 480 € | Bénéfice au-delà duquel la majoration 15 % cesse |
| Plancher 154 bis | 4 806 € | 10 % du PASS — déduction minimale garantie |
| Maximum 154 bis | 88 911 € | Plafond atteint dès 384 480 € de bénéfice |
Au-delà de 8 PASS de bénéfice, seuls les 10 % continuent de jouer : la majoration de 15 % est figée à son maximum. Pour le détail du calcul support par support et la combinaison avec un ancien contrat Madelin, voyez le plafond TNS art. 154 bis détaillé pas à pas.
Madelin et 154 bis : la même enveloppe
Combien vous déduisez selon votre BNC : la table de simulation
Voici, BNC par BNC, ce que vous pouvez déduire et l'impôt économisé selon votre tranche. Repérez la ligne de votre bénéfice imposable, puis lisez l'économie dans la colonne de votre tranche. Un dentiste à 130 000 € de BNC, par exemple, déduit 25 291 € et économise environ 10 369 € à 41 %.
| BNC imposable | Plafond 154 bis | Éco. à 30 % | Éco. à 41 % |
|---|---|---|---|
| 80 000 € | 12 791 € | 3 837 € | 5 244 € |
| 100 000 € | 17 791 € | 5 337 € | 7 294 € |
| 120 000 € | 22 791 € | 6 837 € | 9 344 € |
| 130 000 € (cas type) | 25 291 € | 7 587 € | 10 369 € |
| 160 000 € | 32 791 € | 9 837 € | 13 444 € |
| 220 000 € (TMI 45 %) | 47 791 € | — | 19 594 € (à 45 % : 21 506 €) |
Attention, ce chiffre est un plafond, pas une promesse
Aller plus loin : votre BNC ne figure pas dans la table ?
Attention à ce que ces chiffres disent vraiment : ils mesurent l'économie d'impôt, certaine et immédiate, mais rien de la performance du PER une fois investi, qui dépend des supports choisis et n'est jamais garantie. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et le capital n'est pas garanti hors fonds en euros. Ces chiffres ne tiennent pas non plus compte de vos cotisations sociales, qui, elles, ne bougent pas : ce sera le piège n°1.
Combien le PER vous fait-il vraiment économiser ?
Un CGP indépendant calcule votre plafond 154 bis exact à partir de votre BNC, votre économie nette à votre tranche et le montant qui sature vraiment votre tranche, ni plus ni moins — après avoir sécurisé votre prévoyance.
Cas chiffré : le Dr Petit, 130 000 € de BNC, TMI 41 %
Voici un cas réel, déroulé euro par euro. Le prénom est fictif, mais le profil et les ordres de grandeur sont ceux d'un chirurgien-dentiste libéral installé. Ces simulations figent les taux 2026 et supposent les conditions remplies ; elles ne valent pas conseil personnalisé.
Cas 1 — Dr Camille Petit, chirurgienne-dentiste libérale (TMI 41 %)
Plafond 154 bis : 10 % × 130 000 = 13 000 €, plus 15 % × (130 000 − 48 060) = 12 291 € → 25 291 €.
Effet de tranche : le seuil 30 / 41 % est à 84 577 € par part. Même après avoir versé 25 291 €, son bénéfice reste au-dessus de ce seuil → tout le versement est déduit à 41 %.
Économie d'IR : 25 291 × 41 % ≈ 10 369 €.
Note : à 41 %, chaque euro versé revient à 0,59 € de poche pour 1 € placé à son nom. Ni un livret, ni une assurance-vie ne vous rendent 41 centimes par euro dès le versement.
Le piège à ne pas oublier sur ce cas
Cas 2 — le dentiste à haut BNC (220 000 €) et le pilotage du RFR
À ce niveau seulement, la question des surtaxes commence à se poser : à 220 000 € de BNC, le RFR d'un célibataire reste néanmoins sous 250 000 € → la CEHR et la CDHR ne se déclenchent en général pas. Elles ne deviennent un vrai sujet que pour les très hauts BNC ou les dentistes en SEL qui se distribuent des dividendes. On formule ce point au conditionnel : voyez CEHR / CDHR : le garde-fou des hauts revenus et la CDHR du libéral : l'impôt plancher de 20 %.
Note de méthode : ce que ces cas chiffrent (et ce qu'ils ne chiffrent pas)
154 bis ou 163 quatervicies : les deux plafonds à ne pas confondre
Sortez votre dernier avis d'imposition : le « Plafond épargne retraite » qui y figure ne montre qu'un seul de vos deux plafonds. Ce plafond-là, c'est celui de l'article 163 quatervicies — le plafond classique, commun à tous les contribuables. Mais le dentiste travailleur non salarié dispose, en plus, du plafond spécifique TNS de l'article 154 bis, bien plus large, qui ne figure pas sur l'avis.
Art. 154 bis — le plafond TNS du dentiste
Réservé aux travailleurs non salariés (BNC au réel, gérant majoritaire de SELARL). Base : le bénéfice de l'année N (PASS 2026). Formule 10 % + 15 %, maximum 88 911 €. Mais : strictement individuel, non reportable, non mutualisable. Il se déduit du revenu catégoriel BNC (déclaration 2035).
Art. 163 quatervicies — le plafond classique
Commun à tous (salariés, épargne personnelle). Base : les revenus de l'année N-1 (PASS 2025). Formule 10 % seulement, maximum 37 680 €. Mais : mutualisable entre conjoints (case 6QR) et reportable (3 ans, porté à 5 ans par la LF 2026). Il se déduit du revenu global (2042).
Le piège des bases PASS : N pour le TNS, N-1 pour le salarié
Comment les deux plafonds s'articulent
Et non, on ne cumule pas : un même euro versé ne se déduit qu'une seule fois. En pratique, ce qui est déduit au titre du 154 bis vient en diminution du disponible calculé au titre du 163 quatervicies — l'anti-double-emploi de la doctrine BOI-IR-BASE-20-50-20. Pour le dentiste « pur BNC », le 154 bis est de loin le plafond utile ; le 163 quatervicies résiduel sert surtout à un conjoint salarié ou aux pluriactifs. Pour visualiser tout votre disponible, voyez votre plafond PER 2026 : disponible, report et mutualisation.
Cas 3 — le dentiste pluriactif (vacation hospitalière ou universitaire salariée + cabinet)
Le piège social : déductible de l'impôt ≠ déductible des cotisations
En rendez-vous, c'est la phrase qui revient le plus chez les praticiens : « j'ai versé sur mon PER, ça va baisser mes cotisations CARCDSF, non ? » Non. Le versement PER déduit fait baisser l'impôt sur le revenu, mais il reste dans l'assiette de vos cotisations sociales obligatoires— CARCDSF et URSSAF (fondement : art. L. 131-6 du Code de la sécurité sociale). Vous cotisez sur la somme versée comme si vous ne l'aviez pas versée.
Concrètement, ça change deux choses. La première saute aux yeux : l'avantage du PER tient tout entier dans la colonne « éco. » de la table ci-dessus — l'économie « versement × TMI », ni un euro de CARCDSF en moins, ni baisse de l'assiette sociale. La seconde est plus sournoise : quand vous arbitrez entre vous rémunérer / sortir davantage et verser sur un PER, vous touchez à l'assiette qui nourrit vos droits sociaux(retraite de base, indemnités journalières). D'où une règle simple : le bon montant ne se fixe pas au tableau, il se cale sur votre tranche réelle et votre besoin de trésorerie — et ça, c'est typiquement ce qu'on cale à trois avant la clôture : vous, votre expert-comptable et nous.
Le malentendu qu'on corrige le plus souvent en rendez-vous
154 bis : ni reportable, ni mutualisable (maintenant ou jamais)
Deuxième piège : les deux plafonds ne se traitent pas pareil dans le temps. Le plafond TNS de l'article 154 bis non utilisé à la clôture de l'exercice est définitivement perdu : il n'est ni reportable sur les années suivantes, ni mutualisable avec votre conjoint. À l'inverse, le 163 quatervicies est, lui, à la fois reportable et mutualisable. Pour un dentiste TNS, au 31 décembre le compteur du 154 bis est remis à zéro, sans report possible.
| Levier | Plafond 154 bis (TNS) | Plafond 163 quatervicies |
|---|---|---|
| Report dans le temps | Non — perdu en fin d'exercice | Oui : 3 ans, porté à 5 ans (LF 2026, plafonds ≥ 2026) |
| Mutualisation entre conjoints | Non — strictement individuel | Oui (case 6QR de la 2042) |
La loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a porté le report du 163 quatervicies de 3 à 5 ans — mais uniquement pour les plafonds générés à compter de 2026 (mesure non rétroactive). Les reliquats nés en 2023 restent à 3 ans et expirent fin 2026. Rappel utile : tout cela ne concerne que le 163 quatervicies, jamais le 154 bis du dentiste.
Doctrine non encore à jour : citez le texte de loi
70 ans : la déductibilité s'arrête
Avant le PER : la prévoyance Madelin, prioritaire pour le dentiste
Avant de parler épargne à un dentiste, il y a une chose à poser sur la table : votre revenu repose entièrement sur votre geste. Vue, mains, dos, station debout prolongée : la dépendance physique au geste dentaire est forte, et une incapacité, même temporaire, arrête à la fois votre revenu et votre capacité à alimenter un PER. C'est pourquoi la hiérarchie est claire : on sécurise la prévoyance Madelin avant de saturer le PER d'épargne. En clair : on couvre l'arrêt de travail avant de penser rendement.
Bonne nouvelle : la prévoyance Madelin relève aussi de l'article 154 bis, mais sur une enveloppe distincte de celle de la retraite. Elle ne grignote pas votre plafond de 88 911 €. Le plafond du volet prévoyance et complémentaire santé est de 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, le tout plafonné à 3 % de 8 PASS, soit environ 11 534 € en 2026. (Un volet « perte d'emploi » Madelin existe par ailleurs : 1,875 % du bénéfice ou 2,5 % du PASS.)
L'enveloppe prévoyance Madelin du dentiste (2026)
PLAFOND PREVOYANCE / SANTE = 7 % x PASS + 3,75 % x benefice
(plafonne a 3 % de 8 PASS = 11 534 EUR)
Exemple : benefice 130 000 EUR
= 7 % x 48 060 + 3,75 % x 130 000
= 3 364 + 4 875
= 8 239 EUR (sous le plafond de 11 534 EUR)Cette enveloppe est indépendante du plafond retraite de 88 911 €. Pour un dentiste à 130 000 € de bénéfice, elle autorise environ 8 239 € de cotisations prévoyance / santé déductibles, sans entamer son plafond PER.
Le PER ne doit jamais évincer la prévoyance
Sortir son PER à la retraite : capital ou rente, et la fiscalité 2026
Le Dr Petit déduit à 41 % pendant qu'elle exerce. À la retraite, son cabinet cédé et ses revenus en baisse, elle repasse souvent à 30 %. Tout le pari du PER tient dans cet écart de tranche : 41 % aujourd'hui contre 30 % demain. Encore faut-il connaître la fiscalité de sortie, qui diffère selon que vous récupérez l'épargne en capital ou en rente.
La sortie en capital
À la sortie en capital (pour des versements déduits à l'entrée), le retrait se lit en deux parts : la part « versements » est imposée au barème de l'IR, sans l'abattement de 10 % des pensions classiques. Beaucoup de simulateurs grand public appliquent quand même cet abattement de 10 % au capital : c'est faux. Le quotient, lui, reste mobilisable pour lisser une grosse sortie. La part « gains » est imposée au PFU de 31,4 % (art. 200 A du CGI).
Les prélèvements sociaux du PER, c'est 18,6 % — pas 17,2 %
La sortie en rente
En rente, le régime diffère selon l'origine des versements. Pour des versements déduits, la rente est imposée comme une pension (rente viagère à titre gratuit, art. 158-5 du CGI), avec l'abattement de 10 %, plus les prélèvements sociaux. Pour des versements non déduits, c'est le régime de la rente viagère à titre onéreux (art. 158-6 du CGI) : seule une fraction est imposable, selon l'âge au premier versement de la rente. La base de déblocage (capital, fractionné ou rente) est posée par l'article L. 224-5 du Code monétaire et financier, et les six cas de sortie anticipée par l'article L. 224-4.
Exemple chiffré : le gain net de l'arbitrage de tranche
La vraie question : votre TMI demain sera-t-elle plus basse qu'aujourd'hui ?
Le PER ne remplace pas la CARCDSF : il comble le trou de pension
Reste la question qui clôt presque tout rendez-vous, une fois le plafond chiffré : « et ma retraite obligatoire dans tout ça ? » Le chirurgien-dentiste cotise déjà à une retraite obligatoire propre à sa profession : la CNAVPL pour le régime de base (gérée par la CARCDSF), le régime complémentaire de la CARCDSF, et la prestation complémentaire de vieillesse (PCV) du praticien conventionné, dont une partie est cofinancée par l'Assurance maladie. Attention : le dentiste relève de la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes), et non de la CARMF, qui est la caisse des médecins. Ce socle vous assure une pension — mais, au regard des revenus d'un dentiste installé, son taux de remplacement reste faible, et l'écart à combler une fois en retraite est significatif.
Le PER ne vient pas remplacer ces régimes : il vient en plus. Là où la CARCDSF fonctionne en répartition (vos cotisations financent les retraités actuels), le PER capitalise votre propre épargne, à votre nom, tout en la défiscalisant à l'entrée. Il ne crée aucun point ni trimestre CARCDSF. Concrètement : la CARCDSF pose le socle obligatoire, le PER ajoute l'étage facultatif que la répartition ne financera jamais. Pour replacer cet effort dans une stratégie patrimoniale d'ensemble, voyez la gestion de patrimoine du dentiste, au-delà du cabinet, et la mécanique générale de retraite du libéral dans la retraite de la profession libérale.
Le PER complète, il ne remplace pas — et n'ajoute aucun droit à la caisse
Dentiste associé de SEL : le plafond change avec le statut
Deux dentistes qui déclarent le même revenu peuvent se retrouver avec des plafonds du simple au double. La ligne de partage ? Leur régime social— travailleur non salarié d'un côté, assimilé salarié de l'autre. C'est lui qui fixe l'assiette du 154 bis, et donc le plafond applicable.
| Votre statut | Régime social | Plafond applicable | Maximum 2026 |
|---|---|---|---|
| BNC au réel (déclaration contrôlée 2035) | TNS | Art. 154 bis (assiette = bénéfice BNC) | 88 911 € |
| Gérant majoritaire de SELARL / EURL à l'IS | TNS | Art. 154 bis (rému art. 62 + part technique BNC depuis 2024) | 88 911 € |
| Président de SELAS / gérant minoritaire de SELARL | Assimilé salarié | Art. 163 quatervicies | 37 680 € |
Deux arrêts du Conseil d'État fixent la règle. Le premier précise que la déduction de l'article 154 bis n'est admise que sur une rémunération imposée en BNC ou en article 62, jamais sur des traitements et salaires (CE 8 décembre 2017, n° 409429). Conséquence : le président de SELAS, assimilé salarié, est cantonné au plafond de 37 680 €. La bascule en BNC de la rémunération « technique » des associés de SEL résulte de la réforme doctrinale applicable depuis le 1er janvier 2024 (rescrit BOI-RES-BNC-000136) : la part qui rémunère l'activité libérale relève des BNC (sauf lien de subordination). Le Conseil d'État est venu durcir ce régime en annulant la tolérance forfaitaire des 5 % qui permettait d'affecter sans justification 5 % de la rémunération du gérant majoritaire au mandat de l'article 62 (CE 8 avril 2025, n° 492154) : l'associé doit désormais justifier la ventilation entre part technique (BNC) et part de mandat (art. 62). C'est cette part imposée en BNC qui ouvre l'accès au plafond 154 bis. Le choix entre SELARL et SELAS dépasse le seul PER : il engage votre régime social, vos cotisations et votre rémunération — on l'arbitre en détail dans SELARL ou SELAS pour le dentiste : quelle structure choisir et, côté rémunération, dans salaire ou dividendes en SELARL de dentiste.
On commence toujours par le statut, jamais par le calcul
Récapitulatif : votre PER de dentiste en 5 décisions
Optimiser votre PER de dentiste avec Quentin Hagnéré
Cabinet de Chambéry, 100 % indépendant. On calcule votre plafond 154 bis exact à partir de votre BNC, on sécurise d'abord votre prévoyance Madelin, on optimise votre économie d'impôt et on calibre vos versements avec votre expert-comptable. Si saturer le plafond cette année assèche votre trésorerie pour rien, on vous le dira — et on calera le montant juste avec votre expert-comptable.

