Aller au contenu principal
Aller au contenu principal
Guide sage-femme 202615 minMis à jour 25 juin 20263 cas chiffrés

Céder sa patientèle de sage-femme : la fiscalité de la transmission en 2026

Vous avez accompagné des centaines de naissances et de suivis, et au moment de céder votre patientèle une question vous obsède : combien va-t-il vous rester une fois l'impôt passé ? Sur le papier, la cession dégage une plus-value professionnelle taxée 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux) — soit près de 17 000 € sur une patientèle de 55 000 €. La bonne nouvelle : parce qu'une sage-femme réalise le plus souvent moins de 90 000 € de recettes, l'article 151 septies efface généralement TOUT l'impôt — IR et prélèvements sociaux compris —, sans même avoir à partir à la retraite. On détaille les trois régimes d'exonération 2026, le contrat de cession et 3 cas chiffrés à l'euro. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine (ORIAS 23002291).

CESSION DE PATIENTÈLE 2026

Chiffrer l'impôt exact de votre cession et activer la bonne exonération

Audit de cession de patientèle de sage-femme : qualification de la plus-value (droit de présentation BNC), seuils 151 septies / 238 quindecies, départ à la retraite CARCDSF, court terme et long terme, puis réemploi du prix encaissé. Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Régime de plus-value identifié
  • Exonération 151 septies confirmée
  • Court terme / long terme distingués
  • Réemploi du prix préparé

TAUX THÉORIQUE

31,4 %

EXO TOTALE (RECETTES)

90 000 €

EXO TOTALE (VALEUR)

500 000 €

PS PV PRO 2026

18,6 %

CE QUE PAIE LA SAGE-FEMME

0 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1CE QUE VOUS CÉDEZ·2 MIN

Ce que vous cédez n'est pas vos patientes, c'est un droit de présentation

L'essentiel en 30 secondes

  • Vous ne cédez pas vos patientes (elles restent libres de leur praticien), mais un droit de présentation à la patientèle : présentation de votre repreneuse, accompagnement, engagement de non-réinstallation, transmission des dossiers dans le respect du secret médical.
  • Ce droit de présentation est un actif incorporel non amortissable. Sa cession dégage une plus-value professionnelle BNC à long terme, tant que vous exercez en nom propre.
  • La cession de clientèle médicale est licite depuis l'arrêt de la Cour de cassation du 7 novembre 2000, à condition de sauvegarder la liberté de choix de la patiente.
  • Le taux théorique est de 31,4 %, mais l'exonération de l'article 151 septies le ramène le plus souvent à 0 € pour une sage-femme.

Levons d'emblée un malentendu, car il commande tout le régime fiscal. Quand une sage-femme « vend sa patientèle », elle ne cède pas une liste de patientes comme on vendrait un stock : les patientes restent libres de suivre, ou non, la repreneuse. Ce qui se vend, juridiquement, c'est un droit de présentation — vous présentez activement votre successeur à votre clientèle et à vos prescripteurs (gynécologues, maternités, PMI), vous vous engagez à ne pas vous réinstaller à proximité, et vous transmettez les dossiers dans le respect du secret médical. C'est cette qualification qui vous ouvre les exonérations qui, le plus souvent, ramènent votre impôt à zéro.

Longtemps jugée illicite, cette cession a été validée par la Cour de cassation (1ré chambre civile, 7 novembre 2000, n° 98-17.731) : la cession de clientèle médicale est licite « à la condition que soit sauvegardée la liberté de choix du patient ». La sage-femme est en effet une profession médicale réglementée (articles L. 4151-1 et suivants du Code de la santé publique), imposée en BNC, prestations de services. C'est le fondement de tout ce qui suit.

Droit de présentation = plus-value professionnelle BNC à long terme

Le droit de présentation est inscrit (ou inscriptible) à l'actif de votre activité libérale. Comme il s'agit d'un actif incorporel non amortissable détenu depuis plus de deux ans, sa cession relève de la plus-value professionnelle à long terme (et non de la plus-value mobilière des particuliers). Vous avez créé votre patientèle vous-même ? Sa valeur d'origine est quasi nulle : la plus-value est donc à quasi 100 % à long terme. Cette qualification ne vaut que si vous exercez en nom propre (BNC), ce qui est le cas de l'immense majorité des sages-femmes. En société d'exercice libéral (SEL) à l'IS, vous cédez des titres, et la logique bascule (voir §11). Le renvoi des règles BNC aux règles BIC se fait par l'article 93 quater CGI (doctrine BOI-BNC-BASE-30-30-10).

Cette page traite le côté VENDEUR (votre plus-value)

On se place ici du point de vue de la cédante : la fiscalité de la plus-value et les régimes d'exonération. Le prix de la patientèle, son amortissement chez la repreneuse et les droits d'enregistrement relèvent du côté acheteur : ils sont traités dans notre guide miroir rachat de cabinet de sage-femme : prix, patientèle et valorisation. Le contrat (clauses de présentation, de non-concurrence et d'accompagnement) est repris au §9.
§ 2LE TAUX THÉORIQUE·2 MIN

Combien ça coûte avant exonération : 31,4 % en 2026

Commençons par le pire scénario, celui sans la moindre exonération — c'est ce repère qui mesure ce que chaque dispositif vous fera réellement économiser. La patientèle, élément incorporel détenu depuis bien plus de deux ans, génère une plus-value professionnelle à long terme : 12,8 % d'impôt sur le revenu (article 39 quindecies CGI) + 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 %.

Le bon chiffre 2026

18,6 % de prélèvements sociaux, pas 17,2 %

On a longtemps lu « 30 % » (12,8 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux) pour la cession d'une patientèle. Ce n'est plus exact en 2026. La LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) relève la CSG du capital de 9,2 % à 10,6 % sur les plus-values mobilières et sur les plus-values professionnelles : la plus-value de patientèle supporte donc 18,6 % de prélèvements sociaux (CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %). Le taux de 17,2 % maintenu (article L. 136-8 IV du Code de la sécurité sociale) ne vise qu'une liste limitative — assurance-vie, contrats de capitalisation, revenus fonciers, plus-values immobilières, PEL/CEL ouverts avant 2018 —, qui n'inclut pas la plus-value professionnelle. La patientèle BNC se taxe donc à 31,4 % avant exonération, comme les titres de SEL. Gardez la tête froide : ce débat 17,2 / 18,6 ne vous concernera sans doute jamais, puisque l'exonération efface aussi les prélèvements sociaux (voir §4).
Depuis la LFSS 2026, la plus-value professionnelle BNC supporte 18,6 % de PS, au même titre que les titres de SEL : total 31,4 % — mais le plus souvent 0 € après exonération.
Ce que vous cédezNature de la plus-valueIRPS 2026Total
Patientèle / droit de présentation (BNC)Professionnelle (long terme)12,8 %18,6 %31,4 %
Titres de SELARL / SELAS (IS)Mobilière des particuliers12,8 %18,6 %31,4 %

La théorie, puis la réalité

Retenez ce chiffre : 31,4 % en théorie. En pratique, une sage-femme ne paie presque jamais cela. Reste à voir où ça se complique — le matériel amorti, qu'on traite juste après — et surtout pourquoi l'article 151 septies ramène presque toujours la note à zéro. C'est le cœur de ce qui suit.
§ 3COURT TERME / LONG TERME·2 MIN

Court terme ou long terme : l'échographe vous rattrape

Si vous avez acheté un échographe ou un véhicule pro, lisez ce qui suit avant de fixer votre prix : le matériel amorti ne se taxe pas comme la patientèle. C'est la distinction court terme / long terme. La patientèle, élément incorporel non amortissable que vous avez créé vous-même, est à quasi 100 % de long terme : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS, et c'est elle que les exonérations effacent. Mais dès que vous cédez aussi le matériel inscrit à votre registre des immobilisations, le calcul bascule.

La part « court terme » = vos amortissements repris

Si vous cédez votre échographe, votre cardiotocographe (monitoring) ou un véhicule inscrit à un prix supérieur à leur valeur nette comptable, la fraction correspondant aux amortissements déjà déduits sur ces biens est une plus-value à court terme (article 39 duodecies CGI) : elle est réintégrée à votre bénéfice et imposée au barème de l'impôt sur le revenu (à votre tranche marginale) plus cotisations, avec un étalement possible sur trois ans (articles 39 duodecies et 39 quaterdecies CGI). Point capital : le 151 septies A (départ à la retraite) ne vise que le long terme — il ne couvre donc PAS cette reprise d'amortissements, alors que le 151 septies et le 238 quindecies couvrent court terme ET long terme.
La patientèle relève du long terme (31,4 % avant exonération). La fraction correspondant aux amortissements déjà déduits sur le matériel médical est une plus-value à court terme, imposée au barème de l'IR.
Composante de la cessionNatureIRPS 2026Total
Patientèle / droit de présentationLong terme12,8 %18,6 %31,4 %
Amortissements de l'échographe / du monitoring reprisCourt termebarème IRcotisations sociales TNS (pas les PS du capital)TMI

En pratique, sur une cession de sage-femme, l'essentiel du prix correspond à la patientèle (long terme), le matériel pesant peu — surtout si vous n'avez pas amorti d'échographe. Notez enfin que les actes de sage-femme sont exonérés de TVA (article 261-4-1° CGI, profession médicale réglementée) : vous avez acheté votre matériel et votre véhicule TTC, sans pouvoir récupérer la TVA. Et si vous êtes au micro-BNC, vous n'avez par construction déduit aucun amortissement : pas de plus-value à court terme à réintégrer, la cession est intégralement à long terme.

§ 4ARTICLE 151 SEPTIES·3 MIN

L'article 151 septies : le levier qui exonère le plus souvent TOUT

Pour une sage-femme, c'est le dispositif qui fait toute la différence, et pourtant peu d'entre vous l'ont en tête au moment de céder. L'article 151 septies CGI exonère la plus-value en fonction de vos recettes, pas de la valeur du cabinet. Condition d'entrée : avoir exercé votre activité depuis au moins 5 ans. Les recettes retenues sont la moyenne hors taxes des deux années civiles qui précèdent la cession (BOI-BIC-PVMV-40-10-10-30).

Seuils PRESTATIONS DE SERVICES (BNC), applicables à la sage-femme. À ne pas confondre avec les seuils 250 000 / 350 000 € des activités de vente de marchandises.
Recettes moyennes HT (prestations de services)Effet
≤ 90 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
> 90 000 € et < 126 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 126 000 €Aucune exonération par les recettes

Taux d'exonération partielle (151 septies)

Taux exonéré = (126 000 − recettes moyennes HT) / 36 000

Exemple :
  recettes 100 000 €
  → (126 000 − 100 000) / 36 000 = 72,2 %
  → 72,2 % de la plus-value est exonérée

Entre 90 000 € et 126 000 € de recettes, l'exonération décroît linéairement de 100 % à 0 %. Au-delà de 126 000 €, ce régime ne joue plus : c'est l'article 238 quindecies (§5), qui raisonne sur la valeur, qui prend le relais.

Là où tout se joue pour une sage-femme : sous 90 000 €, c'est 0 €

Une sage-femme libérale réalise très souvent moins de 90 000 € de recettes annuelles — des revenus modérés, une activité à taille humaine, sans les indemnités kilométriques massives d'un infirmier « gros rouleur ». Sous ce seuil, et avec 5 ans d'exercice, l'article 151 septies efface la totalité de la plus-value : ni les 12,8 % d'impôt sur le revenu, ni les 18,6 % de prélèvements sociaux. Aucune condition de départ à la retraite, aucune condition de valeur de cession. Aucun autre régime ne s'applique aussi naturellement à votre profil, ni n'efface l'impôt de façon aussi complète. L'idée répandue selon laquelle « il reste toujours les prélèvements sociaux » est fausse ici : le 151 septies les efface aussi.

Une précision pour sécuriser le bénéfice : l'exonération suppose un exercice personnel, direct et continu de l'activité jusqu'à la cession. Une patientèle donnée auparavant en location-gérance (où vous percevez une redevance sans exercer) sort du champ des recettes éligibles — un point confirmé par la jurisprudence administrative. Pour une sage-femme qui exerce elle-même jusqu'au bout, ce n'est pas un sujet. Doctrine applicable : BOI-BIC-PVMV-40-10-10-20 (conditions) et -30 (formule), article 151 septies CGI.

Hagnéré Patrimoine

Vérifier que votre cession sera bien exonérée par le 151 septies

Un conseiller en gestion de patrimoine calcule vos recettes moyennes des deux années civiles, confirme l'application du 151 septies (ou du bon régime), chiffre à l'euro ce qui reste éventuellement dû, et prépare le réemploi du prix encaissé.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 5ARTICLE 238 QUINDECIES·3 MIN

Si vos recettes dépassent 90 000 € : l'exonération par la valeur (238 quindecies)

Vos recettes franchissent les 90 000 €, parfois les 126 000 € (cabinet de groupe, secteur dense, plein temps prolongé) ? Le 151 septies ne joue alors plus, ou plus qu'en partie. Un second régime prend alors le relais : l'article 238 quindecies CGI, qui exonère la plus-value selon la valeur de cession, et non selon les recettes. Condition d'entrée identique : 5 ans d'activité (BOI-BIC-PVMV-40-20-50).

Seuils en vigueur 2026. L'ancien seuil 300 000 / 500 000 € est PÉRIMÉ (rehaussé par la loi de finances pour 2022). Couvre IR et prélèvements sociaux.
Valeur de cessionEffet
< 500 000 €Exonération TOTALE (IR + PS)
≥ 500 000 € et < 1 000 000 €Exonération PARTIELLE (dégressive)
≥ 1 000 000 €Aucune exonération

Taux d'exonération partielle (238 quindecies)

Taux exonéré = (1 000 000 − valeur de cession) / 500 000

Exemple :
  cession 620 000 €
  → (1 000 000 − 620 000) / 500 000 = 76 %
  → 76 % de la plus-value est exonérée

Entre 500 000 € et 1 000 000 € de valeur, l'exonération décroît de 100 % à 0 %. C'est un seuil de VALEUR, à ne pas confondre avec les seuils de RECETTES du 151 septies (§4). Pour une patientèle de sage-femme, ce cas dégressif est exceptionnel : la valeur est presque toujours bien sous 500 000 €.

Une condition exigeante : céder une branche complète, pas une moitié

Le 238 quindecies suppose la transmission d'une branche complète et autonome d'activité, pas un simple morceau de clientèle. La CAA de Lyon (28 mai 2019, n° 17LY02682) a refusé l'exonération à un praticien qui cédait sa clientèle en deux temps (la moitié immédiatement, l'autre moitié à terme) tout en poursuivant son activité dans l'intervalle : pas de branche complète d'un seul tenant, pas d'exonération. La leçon est concrète : évitez les cessions partielles ou échelonnées si vous visez ce régime. En revanche, vous ne devez pas contrôler le repreneur (pas plus de 50 % de ses droits), et l'immobilier est exclu de l'assiette : si vous cédez aussi vos murs, ils relèvent du seul article 151 septies B.

Concrètement, une patientèle de sage-femme vaut quasi toujours moins de 500 000 €. Le 238 quindecies aboutit donc presque systématiquement à une exonération totale — IR et prélèvements sociaux effacés — dès que les recettes ont fait sortir du 151 septies. Retenez surtout que 151 septies (recettes) et 238 quindecies (valeur) sont alternatifs : on chiffre les deux et on garde le plus favorable, jamais les deux à la fois.

§ 6ARTICLE 151 SEPTIES A·2 MIN

Vous partez à la retraite : l'article 151 septies A (et pourquoi il efface l'IR, pas les PS)

Beaucoup de consœurs pensent que c'est le réflexe à avoir en partant à la retraite : vous cédez votre patientèle au moment de partir à la retraite, et l'article 151 septies A CGI vient exonérer la plus-value (BOI-BIC-PVMV-40-20-20). Reste une nuance coûteuse, qu'il faut connaître : il n'efface que l'impôt sur le revenu.

Les conditions de l'article 151 septies A

  • Activité exercée depuis au moins 5 ans.
  • Cession d'une entreprise individuelle ou de l'intégralité des parts d'une société à l'IR (les cessions partielles sont exclues).
  • Cesser toute fonction dans la structure et faire valoir vos droits à la retraite (liquidation CARCDSF, section sages-femmes) dans un délai de 24 mois, avant ou après la cession.
  • Pas de lien de contrôle avec le repreneur (pas plus de 50 % de ses droits). Pas de plafond de prix : le 151 septies A reste utile même au-delà de 1 000 000 €.

Le piège à connaître

Le départ à la retraite n'efface PAS les prélèvements sociaux

L'article 151 septies A exonère l'impôt sur le revenu sur la plus-value, mais les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus. Cela résulte du texte (qui ne vise que l'IR) et de la doctrine, le BOFiP le confirmant explicitement (BOI-BIC-PVMV-40-20-20) : une plus-value exonérée d'IR n'est pas pour autant exonérée des contributions sociales, qui ont leur assiette propre. Conséquence directe pour une sage-femme : tant que vos recettes sont sous 90 000 € (151 septies) ou votre prix sous 500 000 € (238 quindecies), ces deux régimes — qui effacent IR + PS — sont supérieurs au 151 septies A (IR seul). Le 151 septies A ne devient décisif qu'au-delà de ces seuils. Réflexe inverse fréquent : activer le 151 septies A « parce qu'on part à la retraite » laisserait inutilement 18,6 % de PS sur la table.

La cessation de fonctions s'apprécie au jour de la cession

La CAA de Lyon (24 avril 2018, n° 16LY03862) a jugé que la condition de cessation s'apprécie au jour de la cession : vous pouvez reprendre une activité (remplacements, vacations) après le délai de 24 mois sans perdre le bénéfice de l'exonération. C'est la liquidation de vos droits CARCDSF qui matérialise la condition « faire valoir ses droits à la retraite ». Pour caler précisément le calendrier départ/retraite et anticiper votre pension, voyez notre guide calculer sa pension CARCDSF avant de fixer la date de cession.
§ 7QUEL RÉGIME ?·2 MIN

Quel régime pour VOUS ? L'arbre de décision de la sage-femme en 3 questions

L'arbre de décision en 30 secondes

  • Recettes ≤ 90 000 € ? → article 151 septies, exonération totale (IR + PS). C'est la situation de la majorité des sages-femmes : vous vous arrêtez là.
  • Recettes plus élevées mais prix < 500 000 € ? → article 238 quindecies, exonération totale aussi.
  • Au-delà de ces deux seuils, en partant à la retraite ? → article 151 septies A : l'IR tombe, mais les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus.

Trois dispositifs, et la quasi-totalité des sages-femmes s'arrêtent au premier. Posez-vous trois questions dans l'ordre : combien je facture (mes recettes), combien je vends (le prix), est-ce que je liquide ma retraite dans la foulée. Neuf fois sur dix, la réponse tient à la première.

151 septies — selon les RECETTES

Efface l'IR ET les prélèvements sociaux. Critère : recettes ≤ 90 000 € (total), dégressif jusqu'à 126 000 €. C'est le régime central de la sage-femme : ses recettes restent souvent sous ce seuil, donc exonération totale, sans condition de retraite.

238 quindecies — selon la VALEUR

Neutralise l'IR comme les prélèvements sociaux. Critère : valeur de cession < 500 000 €. Prend le relais quand les recettes dépassent 90 000 € : la patientèle vaut presque toujours bien moins, donc exonération totale. Alternatif au 151 septies.

151 septies A — DÉPART RETRAITE

Efface l'IR SEULEMENT : les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus. Critère : cessation + liquidation CARCDSF dans 24 mois. Utile surtout au-delà de 500 000 € (rare pour une sage-femme) ou en complément.

Pour une sage-femme, le 151 septies (recettes) est le régime qui joue le plus souvent. Le 238 quindecies prend le relais sur la valeur ; le 151 septies A ne prime que tout en haut de l'échelle.
Votre situationRégime applicableRésultat
Recettes ≤ 90 000 € (5 ans d'activité)151 septies (recettes)Exonération TOTALE IR + PS, sans condition de retraite
Recettes 90 000–126 000 €151 septies dégressif ou 238 quindecies (valeur), au plus favorableLe 238 quindecies (prix < 500 000 €) donne l'exonération totale
Recettes > 126 000 €, prix < 500 000 €238 quindecies (valeur)Exonération TOTALE IR + PS
Départ à la retraite, au-delà des seuils ci-dessus151 septies AIR exonéré, PS 18,6 % dus sur la fraction imposable

La règle à retenir

151 septies efface IR + PS · 238 quindecies efface IR + PS · 151 septies A n'efface que l'IR

  • 151 septies (recettes ≤ 90 000 €) et 238 quindecies (valeur < 500 000 €) effacent l'impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Ce sont les deux régimes « zéro impôt ».
  • 151 septies A (retraite) n'efface que l'impôt sur le revenu ; les 18,6 % de prélèvements sociaux restent dus.
  • 151 septies et 238 quindecies sont alternatifs : on retient le plus favorable, jamais les deux à la fois. L'ordre de cumul fixé par la doctrine (BOI-BIC-PVMV-40-20-20-50) place le 151 septies B (murs) en premier, puis le 151 septies A, puis le 238 quindecies.

Déménager ne remet pas le compteur des 5 ans à zéro

Le Conseil d'État (13 juin 2018, n° 401942) juge que le délai de 5 ans s'apprécie au regard de l'activité elle-même, et non de chaque local ou cabinet. Vous avez déménagé, changé de cabinet, racheté une patientèle en cours de carrière, rejoint une maison de santé ? Tant que votre activité de sage-femme se poursuit sans interruption, le compteur des 5 ans n'est pas remis à zéro. Une sage-femme passée d'un cabinet de ville à une maison de santé pluriprofessionnelle dix ans plus tard garde son antériorité : c'est l'activité qui compte, pas le mur.

Aller plus loin : le cadre commun à toutes les professions libérales

Ces trois régimes (151 septies, 238 quindecies, 151 septies A) ne sont pas propres à la sage-femme : ils s'appliquent à toute cession de cabinet libéral, avec les mêmes mécaniques mais des seuils qui dépendent de la nature de l'activité. Pour le panorama d'ensemble — articulation des dispositifs, cas du dirigeant en société, calendrier de cessation —, voyez notre guide pilier céder son cabinet et exonérer la plus-value en profession libérale, ainsi que la cession de patientèle d'un médecin généraliste pour un cas voisin.
§ 8CAS CHIFFRÉS·3 MIN

Trois cas chiffrés à l'euro : Sophie, Nathalie et Christine

Voici les trois mêmes seuils, appliqués à trois cas illustratifs de sages-femmes. La première, Sophie, a des recettes modestes et le 151 septies efface tout ; la deuxième, Nathalie, passe au-dessus de 90 000 € et c'est le filet 238 quindecies qui la sauve ; la troisième, Christine, part à la retraite et illustre le piège des prélèvements sociaux. Une précision avant de chiffrer : pour rester lisibles, ces cas supposent que la plus-value est proche du prix de cession (patientèle créée par la praticienne, valeur d'origine quasi nulle). Le gain net réel se modélise au cas par cas.

Cas 1 · Sage-femme · EI · 28 ans d'exercice · 62 ans

Sophie — patientèle 55 000 €, recettes 65 000 € : impôt = 0 €

Sophie exerce en entreprise individuelle depuis 28 ans, recettes ~65 000 €/an. Elle cède sa patientèle 55 000 € à une jeune consœur et part à la retraite.

Repère sans exonération : 55 000 € × 31,4 % ≈ 17 270 € (7 040 € d'IR à 12,8 % + 10 230 € de PS à 18,6 %). Mais ses recettes (65 000 €) sont inférieures à 90 000 € et elle a exercé plus de 5 ans : l'article 151 septies joue à plein, en exonération TOTALE.

Impôt sur la plus-value = 0 € : ni les 12,8 % d'IR, ni les 18,6 % de PS. Et contrairement à une idée répandue, il ne reste pas les prélèvements sociaux : le 151 septies les efface aussi. Sophie encaisse 55 000 € nets. Elle n'avait même pas besoin de partir à la retraite pour ne rien payer : elle empoche ≈ 17 270 € qu'une lecture pressée de la loi lui aurait coûtés.

Cas 2 · Sage-femme · EI · cabinet de groupe · 58 ans

Nathalie — recettes 100 000 €, cession 55 000 € : le filet 238 quindecies → 0 €

Nathalie exerce en cabinet de groupe, recettes ~100 000 €/an. Elle cède sa patientèle 55 000 €, sans partir à la retraite (elle change de région).

Ses recettes (100 000 €) sont entre 90 000 € et 126 000 € : le 151 septies n'exonère qu'en partie. Taux exonéré = (126 000 − 100 000) / 36 000 = 72,2 % seulement. Sans autre régime, 27,8 % de la plus-value resterait taxable.

Mais la valeur de cession (55 000 €) est très inférieure à 500 000 € : l'article 238 quindecies prend le relais et exonère la totalité de la plus-value — IR et prélèvements sociaux. Comme les deux régimes sont alternatifs, on retient le plus favorable : 0 € d'impôt. Quand le critère « recettes » ne suffit plus, c'est le critère « valeur » qui ramène la note à zéro.

Cas 3 · Sage-femme · EI · départ à la retraite · 64 ans

Christine — patientèle 80 000 € : le réflexe « retraite » laisserait 14 880 € de PS

Christine part à la retraite à 64 ans, recettes ~110 000 €/an, et cède sa patientèle 80 000 €. Réflexe naturel : « je pars à la retraite, donc 151 septies A ».

Le mauvais réflexe (151 septies A) : il exonère bien l'IR, mais laisse les 18,6 % de prélèvements sociaux : 80 000 € × 18,6 % = 14 880 € de PS à payer. Le départ à la retraite, à lui seul, ne suffit pas à tomber à zéro.

Le bon réflexe (238 quindecies) : la valeur (80 000 €) est très inférieure à 500 000 € → exonération TOTALE, IR et prélèvements sociaux. Résultat : 0 € d'impôt au lieu de 14 880 €. Leçon : sous 500 000 €, le 238 quindecies bat toujours le 151 septies A — partir à la retraite n'apporte rien de plus et laisserait inutilement les PS sur la table.

Ce que disent ces trois cas

Pour une sage-femme, la cession de patientèle finit presque toujours à 0 d'impôt

  • Recettes < 90 000 € (Sophie) : 151 septies = exonération totale, IR et PS effacés, sans condition de retraite. C'est la situation de la majorité des sages-femmes.
  • Recettes > 90 000 € mais prix < 500 000 € (Nathalie) : le 238 quindecies prend le relais et efface tout aussi.
  • Départ à la retraite (Christine) : ne vous précipitez pas sur le 151 septies A. Sous 500 000 €, le 238 quindecies fait mieux car il efface aussi les prélèvements sociaux. Le « il reste toujours les PS » n'est vrai que pour le 151 septies A — les deux autres les effacent.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement simplifiés (hypothèse plus-value ≈ prix, taux arrondis). Ils ne valent pas une simulation personnalisée : le résultat réel dépend du prix d'acquisition exact de la patientèle, de la part de matériel (court terme) et de vos recettes des deux dernières années. Premier réflexe : faire calculer vos recettes moyennes et qualifier formellement votre plus-value avec notre guide le cadre général des exonérations de plus-value de cession d'un cabinet libéral, puis modéliser au cas par cas. Voyez aussi le cas voisin de la cession de patientèle d'une infirmière libérale.
§ 9LE CONTRAT·2 MIN

Sécuriser la vente : le contrat de cession de patientèle

Un prix bien négocié ne vaut rien si la patientèle file ailleurs trois mois après la signature. Le contrat est précisément ce qui transforme une promesse de présentation en clientèle qui reste — et il protège la vendeuse autant que la repreneuse. Côté vendeur, trois clauses structurent l'accord.

Les clauses clés côté vendeur

  • Clause de présentation : vous vous engagez à présenter activement votre repreneuse à vos patientes et à vos prescripteurs (gynécologues, maternités, PMI). C'est le cœur de ce que vous cédez : sans présentation effective, la valeur s'évapore.
  • Clause d'accompagnement / transition : une période de quelques semaines à quelques mois durant laquelle vous exercez aux côtés de la repreneuse pour fidéliser la patientèle et assurer la continuité des suivis.
  • Clause de non-réinstallation (non-concurrence) : vous vous engagez à ne pas vous réinstaller à proximité. Pour être valable, elle doit être limitée dans le temps et dans l'espace et proportionnée aux intérêts à protéger — il n'existe pas de durée « légale » universelle, chaque clause s'apprécie au cas par cas, sous peine de nullité.

Sur le plan pratique, le contrat doit ventiler le prix entre la patientèle (long terme) et le matériel (potentiel court terme), prévoir l'information des patientes et la transmission ou conservation des dossiers dans le respect du secret médical (Code de la santé publique et RGPD : information des patientes, droit d'opposition). La cession est ensuite enregistrée, ce qui lui donne date certaine.

Droits d'enregistrement à la charge de l'ACQUÉREUR (art. 719 CGI). Neutres pour la vendeuse : ils n'affectent pas votre plus-value.
Tranche de prix de cessionTaux des droits d'enregistrement (art. 719 CGI)
Jusqu'à 23 000 €0 %
De 23 000 € à 200 000 €3 %
Au-delà de 200 000 €5 %

Les droits d'enregistrement, c'est l'acheteur qui les paie — pas vous

Une bonne nouvelle pour la vendeuse : les droits d'enregistrement de l'article 719 CGI sont à la charge de l'acquéreur, pas de la cédante. Barème : 0 % jusqu'à 23 000 €, 3 % de 23 000 à 200 000 €, 5 % au-delà (BOI-ENR-DMTOM-10-20-20). Ils n'affectent en rien votre plus-value. Cette taxe pèse sur le budget global de la repreneuse — un sujet que nous détaillons côté acheteur dans notre guide la même cession vue du côté de la repreneuse : prix de rachat, valorisation et financement.
§ 10LE RÉEMPLOI·2 MIN

L'impôt est nul : que faire du prix encaissé ?

Le chèque arrive sur votre compte, le plus souvent net d'impôt grâce au 151 septies. Et la pension CARCDSF (section sages-femmes), elle, ne suffira pas à tenir votre niveau de vie. Ce capital est précisément la pièce qui comble l'écart — à condition de ne pas le laisser sur le compte courant le temps de « réfléchir ».

Chaque ligne renvoie à un guide spécialisé du cluster sage-femme / patrimoine.
ObjectifLe levierLe guide dédié
Réduire l'IR de l'année de cessionVersement PER (art. 154 bis CGI, jusqu'à ~88 911 € déductibles en 2026), à votre TMIPER sage-femme
Compléter une retraite CARCDSF insuffisanteRéemploi du prix en rentes / capitaux programmésRetraite CARCDSF sage-femme
Préparer la transmissionAssurance-vie (abattement 152 500 € / bénéficiaire, art. 990 I ; gains aux PS de 17,2 % — et non 18,6 % : l'AV reste dans la liste limitative L.136-8 IV)Assurance-vie
Faire travailler l'épargne disponibleAllocation diversifiée (assurance-vie, SCPI, comptes-titres)Placement sage-femme libérale

Mémo express

Trois réflexes patrimoniaux l'année de la cession

Note de méthode sur le réemploi du prix

Réemployer le produit de la vente, c'est investir : tout placement (PER, assurance-vie, contrat de capitalisation, unités de compte, SCPI) comporte un risque de perte en capital, et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Le PER offre un avantage à l'entrée (déduction) mais une fiscalité à la sortie (les gains supportent alors 18,6 % de prélèvements sociaux, contre 17,2 % en assurance-vie) : à TMI basse, l'économie d'impôt de l'année de cession ne doit pas masquer le calcul global. Le choix d'allocation dépend de votre horizon, de votre besoin de revenu et de votre tolérance au risque — il se construit avec un conseiller.
§ 11DÉCLARER & FORMALITÉS·2 MIN

Déclarer la plus-value et la cessation d'activité

Dernière étape, la moins glamour : la paperasse. Trois ou quatre formalités, mais une moyenne de recettes (151 septies) et une fenêtre de 24 mois (151 septies A) qui se préparent deux à trois ans avant la vente. La plus-value de cession se déclare l'année de la cessation, et un oubli de délai se transforme vite en pénalité.

Les formalités de fin d'activité

  • Déclaration de cessation dans les 60 jours auprès du guichet unique, avec déclaration des résultats et de la plus-value.
  • La plus-value est portée sur la déclaration 2035 (déclaration contrôlée / régime réel) ou traitée dans le cadre du régime micro-BNC, le cas échéant.
  • Information de la CARCDSF, section sages-femmes (jamais CARPIMKO) et du Conseil de l'Ordre des sages-femmes.
  • Les exonérations (151 septies, 238 quindecies, 151 septies A) s'appliquent aussi bien au micro-BNC qu'au réel 2035 : votre régime déclaratif ne vous prive d'aucun dispositif.

Le micro-BNC (article 102 ter CGI) applique un abattement forfaitaire de 34 % sous le seuil de recettes en vigueur (83 600 € en 2026 pour les prestations de services) ; au-delà, ou sur option, c'est le réel et la 2035. Pour préparer le statut et l'arbitrage en amont, appuyez-vous sur notre guide installation de la sage-femme libérale : EI, SCM ou SEL.

Cas particulier : si vous exerciez en SELARL à l'IS

Rare chez les sages-femmes, mais à connaître : si vous exerciez en SELARL à l'impôt sur les sociétés, vous ne cédez pas une patientèle (elle appartient à la société) mais des titres. La plus-value devient mobilière (article 150-0 A CGI), taxée à 31,4 % (12,8 % + 18,6 % de PS), et les exonérations professionnelles (151 septies, 238 quindecies, 151 septies A) ne s'appliquent pas. Le seul dispositif de faveur est alors l'abattement fixe de 500 000 € de l'article 150-0 D ter, réservé au dirigeant partant à la retraite, et qui ne joue que sur l'IR. Pour trancher entre les modes d'exercice, voyez SEL de sage-femme : l'arbitrage fiscal.

La cession s'inscrit dans une séquence

Vendre, c'est l'acte visible ; mais qualifier la plus-value (patientèle BNC), confirmer l'exonération (151 septies en priorité), rédiger un contrat solide, déclarer dans les délais et replacer le prix (PER, assurance-vie, complément CARCDSF) forment une seule chaîne. La rater par un bout — une déclaration hors délai, un PER souscrit trop tard — coûte plus cher que la vente elle-même. À noter, les zones aidées (ZRR / France Ruralités Revitalisation) sont un autre régime de faveur, mais à l'installation, pas à la cession. C'est l'intérêt d'un bilan : enchaîner ces étapes à froid, plutôt que de les découvrir chez le notaire le jour de la signature.
Méthode documentée

Préparer la cession ET le réemploi avec un conseiller en gestion de patrimoine

Audit patrimonial : on qualifie votre plus-value, on confirme l'exonération 151 septies, on chiffre ce qui reste éventuellement à payer, puis on organise le réemploi du prix (PER, assurance-vie, complément de retraite CARCDSF). On chiffre chaque étape avant de la déclencher.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
ACCOMPAGNEMENT

Préparer la cession de votre cabinet de sage-femme avec un conseiller en gestion de patrimoine

Conseil en gestion de patrimoine : qualification de la plus-value, choix de l'exonération (151 septies, 238 quindecies, 151 septies A), timing du départ à la retraite CARCDSF, contrat de cession, puis réemploi du prix (PER, assurance-vie). Une vision globale et chiffrée.

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée.

  • Bilan patrimonial offert
  • Cabinet non détenu par une banque ni par un assureur
  • Modélisation de la cession à l'euro
4,6/5sur Trustpilot (33 avis au 30/09/2026)

Céder votre patientèle avec un CGP multi-partenaires, non détenu par une banque ni par un assureur

Pas de produit-maison. Qualification de votre plus-value, calcul de l'exonération applicable, distinction court terme / long terme, puis réemploi du prix (PER, assurance-vie, complément de retraite CARCDSF).

Le rendez-vous offert : recueil de votre situation et présentation des mécanismes généraux, sans recommandation personnalisée. Les prestations décrites ci-dessus relèvent d'une mission sur lettre de mission signée.

Bilan gratuitCabinet CIF · COA · COBSPSans engagement

Sources et références légales

  • CGI — exonérations de plus-value professionnelle

    Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes : 90 000 / 126 000 € pour les prestations de services BNC, activité 5 ans, IR et PS purgés). Art. 238 quindecies CGI (exonération selon la valeur : totale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €, immobilier exclu). Art. 151 septies A CGI (départ à la retraite, IR seul, 24 mois). Art. 151 septies B CGI (murs du cabinet, 10 %/an au-delà de la 5e année). Art. 39 duodecies, 39 quindecies, 93 quater CGI (court terme / long terme, taux 12,8 %). Doctrine : BOI-BNC-BASE-30-30-10, BOI-BIC-PVMV-40-10-10-20 et -30, BOI-BIC-PVMV-40-20-50, BOI-BIC-PVMV-40-20-20, BOI-BIC-PVMV-40-20-20-50.

  • Prélèvements sociaux 2026 et droits d'enregistrement

    LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025) : CSG relevée à 10,6 %, PS 18,6 % sur la plus-value professionnelle BNC ; 17,2 % maintenu (liste limitative L. 136-8 IV CSS : assurance-vie, capitalisation, foncier, PV immobilières). Art. L. 136-6 CSS (CSG sur les revenus du patrimoine). Art. 719 CGI (droits d'enregistrement sur cession de clientèle, 0 / 3 / 5 %, à la charge de l'acquéreur, BOI-ENR-DMTOM-10-20-20). Art. 261-4-1° CGI (actes de sage-femme exonérés de TVA).

  • Profession de sage-femme, titres de SEL et réemploi du prix

    Art. L. 4151-1 et suivants du Code de la santé publique (exercice de la profession médicale de sage-femme, CARCDSF section sages-femmes — jamais CARPIMKO ni CARMF). Art. 150-0 A CGI (plus-value mobilière des particuliers). Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € pour le dirigeant partant à la retraite, IR seul). Art. 154 bis CGI (déduction PER / Madelin, ~88 911 € en 2026). Art. 990 I CGI (assurance-vie, abattement 152 500 € / bénéficiaire). Art. 102 ter CGI (micro-BNC, abattement 34 %).

  • Jurisprudence structurante

    Cass. 1ré civ. 07/11/2000 n° 98-17.731 (licéité de la cession de clientèle médicale sous réserve de la liberté de choix du patient). CE 13/06/2018 n° 401942 (le délai de 5 ans s'apprécie sur l'activité, pas sur chaque local). CAA Lyon 28/05/2019 n° 17LY02682 (branche complète exigée pour le 238 quindecies, refus d'une cession en deux temps). CAA Lyon 24/04/2018 n° 16LY03862 (art. 151 septies A : cessation appréciée au jour de la cession). L'exonération d'IR du 151 septies A ne s'étend pas aux prélèvements sociaux, d'assiette propre.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier, et ne se substitue pas aux règles déontologiques de la profession de sage-femme. Chaque cession de patientèle doit faire l'objet d'une étude individualisée (qualification de la plus-value, vérification des seuils de recettes et de valeur, distinction court terme / long terme, timing du départ à la retraite CARCDSF, rédaction du contrat). Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les hypothèses des cas chiffrés (plus-value approchée par le prix de cession) sont signalées comme telles. Aucun barème de valorisation de patientèle n'est avancé : la valeur s'apprécie au cas par cas.

Foire aux questions

Tout sur la fiscalité de la cession d'une patientèle de sage-femme taux, exonérations, retraite, contrat et réemploi du prix.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : à quel taux, vraiment 0 € sous 90 000 € de recettes, quel régime choisir, payer en partant à la retraite, court terme vs long terme, le délai de 5 ans, le contrat de cession, les droits d'enregistrement et le réemploi du prix. Réponses sourcées et à jour 2026.