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Guide chirurgien 202615 minMis à jour 25 juin 2026Cas chiffré 350 000 €

Chirurgien en SELARL : arbitrer entre rémunération et dividendes

Gérant majoritaire de votre SELARL, vous êtes travailleur non salarié : votre rémunération supporte déjà 40 à 45 % de cotisations TNS, et la fraction de dividendes qui dépasse 10 % du capital y bascule aussi. Se payer « tout en dividendes » ne marche plus. Sur une SELARL qui dégage 350 000 € de bénéfice, le bon arbitrage n'est ni tout salaire ni tout dividende : c'est un mix calibré, à la fois fiscal, social et patrimonial. Voici la méthode chiffrée, à jour 2026. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

ARBITRAGE RÉMUNÉRATION / DIVIDENDES 2026

Calculer votre mix optimal rémunération / dividendes de chirurgien

Audit indépendant : modélisation à l'euro de la séquence rémunération-socle, capitalisation à l'IS et dividende calibré sous le seuil des 10 %. Surcoût des cotisations TNS, plafond PER, provision N+1/N+2 et pilotage du RFR sous la CEHR et la CDHR intégrés.

  • Mix rémunération/dividendes chiffré
  • Surcoût de la règle des 10 % calculé
  • Plafond PER et impact retraite CARMF intégrés
  • Cabinet 100 % indépendant

PFU DIVIDENDES

31,4 %

DIVIDENDES SANS COTIS.

10 %

COTIS. TNS AU-DELÀ

~40-45 %

PLAFOND PER

88 911 €

BÉNÉFICE DU CAS

350 000 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE STATUT TNS·3 MIN

L'essentiel : en SELARL, vous êtes TNS — et ça change tout

Le verdict en 30 secondes

  • En SELARL, le chirurgien est gérant majoritaire = travailleur non salarié (TNS) : double étage de cotisations.
  • Sa rémunération supporte de l'ordre de 40 à 45 % de cotisations TNS, mais ouvre des droits retraite et prévoyance.
  • La fraction de dividendes dépassant 10 % du capital y rebascule aussi (règle des 10 %, art. L. 131-6 CSS).
  • Le bon arbitrage est une séquence à quatre étages : rémunération-socle (droits + PER) → capitalisation à l'IS → dividende sous le seuil → pilotage du RFR (CEHR/CDHR).
  • Le PFU des dividendes en 2026 = 31,4 %, pas 30 %.

Chaque fin d'exercice, la même question revient sur la table : « cette année, je me verse une grosse rémunération ou je sors le maximum en dividendes ? » C'est l'arbitrage qui décide, à lui seul, de plusieurs dizaines de milliers d'euros par an — et qui, mal posé, peut vous faire payer l'impôt sur les sociétés, les cotisations et l'impôt sur le revenu sur le même euro, sans vous ouvrir le moindre droit. Car posée ainsi, c'est une question piégée : elle suppose qu'il faut choisir l'un contre l'autre, alors qu'en SELARL la bonne réponse n'est jamais « tout l'un » ni « tout l'autre ». Et surtout, elle oublie la variable qui commande tout le reste : votre statut social. Car en société d'exercice libéral, le chirurgien est, dans la quasi-totalité des cas, gérant majoritaire de sa SELARL — donc travailleur non salarié. Ce statut n'est pas un détail administratif : c'est lui qui déclenche le fameux double étage de cotisations qui rend l'arbitrage si particulier. Ce guide vous donne la méthode chiffrée, étage par étage, pour calibrer votre mix — illustrée sur une SELARL qui dégage 350 000 €.

Être TNS (art. L. 611-1 du Code de la sécurité sociale ; le gérant majoritaire est exclu du régime général réservé aux assimilés salariés par l'art. L. 311-3) signifie deux choses. D'abord, votre rémunération supporte des cotisations TNS de l'ordre de 40 à 45 % — c'est plus léger qu'un assimilé salarié, mais loin d'être anodin. Ensuite, et c'est le piège, vos dividendes ne sont pas tranquilles : la fraction qui dépasse 10 % du capital y bascule aussi (§4). En contrepartie de la rémunération, vos cotisations alimentent votre retraite (CNAVPL pour la base, CARMF pour la complémentaire et l'ASV) et votre prévoyance ; un dividende, lui, n'alimente rien.

Le cadre juridique : ordonnance 2023-77

L'exercice en société des professions libérales réglementées (dont les chirurgiens) est régi depuis le 1er septembre 2024 par l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a remplacé l'ancienne loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990. Le chirurgien installé en SELARL en est gérant : s'il détient (seul ou avec son foyer) plus de la moitié des parts, il est gérant majoritaire, donc TNS. C'est le cas le plus fréquent — et celui que vise tout ce guide.

SELARL ou SELAS : le statut social commande l'arbitrage

Le choix de la forme n'est pas neutre. En SELAS, le chirurgien président est assimilé salarié : ses charges sociales sont nettement plus lourdes (de l'ordre de 75 à 82 % sur la rémunération nette), mais sa protection sociale est meilleure et, surtout, ses dividendes échappaient historiquement à la règle des 10 %. En SELARL, le gérant majoritaire est TNS : charges plus légères (~40-45 %), mais règle des 10 % sur les dividendes. Pour le chirurgien déjà installé en SELARL — l'immense majorité — le débat est tranché : la règle des 10 % s'applique, et c'est sur cette base qu'il faut calibrer le mix. Pour le choix de la forme elle-même, voyez nos guides EI, EURL, SELARL, SELAS : le choix de forme qui commande l'arbitrage et la SPFPL du chirurgien.

Hagnéré Patrimoine

Votre SELARL est-elle calibrée pour le bon arbitrage ?

Un CGP indépendant audite votre statut, votre capital et votre TMI, puis chiffre la séquence rémunération-socle, capitalisation à l'IS et dividende calibré.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 2AVANT IS / APRÈS IS·2 MIN

L'asymétrie de base : la rémunération sort avant l'IS, le dividende après

Avant de comparer les taux, il faut comprendre le moment où l'impôt tombe. Toute la différence entre rémunération et dividende tient à ce décalage : l'une se prélève avant l'impôt sur les sociétés, l'autre après. Comparer « 1 € de salaire » et « 1 € de dividende » brut à brut, c'est comparer deux euros qui n'ont pas vécu la même histoire fiscale.

La rémunération — charge déductible (avant IS)

Elle réduit le bénéfice taxable à l'IS (art. 211 CGI), à deux conditions : un travail effectif et un montant non excessif (art. 39, 1-1° CGI). Imposée chez vous en traitements et salaires via le régime de l'article 62 CGI (mandat), avec l'abattement de 10 %. Elle ouvre des droits retraite (CNAVPL + CARMF), une prévoyance et le plafond PER. En contrepartie, elle supporte les cotisations TNS (~40-45 %) puis l'IR au barème (TMI souvent 45 %).

Le dividende — prélevé après IS

Il sort du résultat APRÈS l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % — art. 219, I-b CGI), donc déjà amputé. Il ne réduit pas la base IS et n'ouvre aucun droit social. À la distribution : PFU 31,4 % sous le seuil des 10 % ; au-delà, la fraction excédentaire rebascule en cotisations TNS pour le gérant majoritaire de SELARL.

Le double étage de taxation du dividende

Bénéfice de la SELARL
   −  IS  (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %)
   =  bénéfice distribuable

Distribution à l'associé :
   • fraction ≤ 10 % du capital + primes + CCA
        −  PFU 31,4 %  =  net
   • fraction > 10 %
        −  cotisations TNS (~40-45 %) + IR au barème  =  net

Le dividende a TOUJOURS subi l'IS au niveau de la société avant d'arriver chez vous. C'est pourquoi un dividende « à 31,4 % » coûte en réalité davantage : il faut ajouter l'IS payé en amont. La rémunération, elle, échappe à l'IS (elle est déductible).

Le piège de la comparaison brut à brut

« Le dividende, c'est 31,4 %, la rémunération c'est 45 % de charges : le dividende gagne. » Ce raccourci est faux. D'abord parce que le dividende a déjà supporté l'IS dans la société (jusqu'à 25 %), alors que la rémunération est déductible. Ensuite parce que la rémunération « achète » des droits (retraite, prévoyance, plafond PER) que le dividende n'achètera jamais (§3). Et enfin parce qu'au-delà du seuil des 10 %, vous cumulez l'IS payé en amont et les cotisations TNS, sans la moindre contrepartie en droits. Notez au passage que la CSG est déductible de 6,8 points sur la rémunération soumise au barème (art. 154 quinquies CGI).
§ 3CE QUE LA RÉMU ACHÈTE·3 MIN

Ce que seule la rémunération « achète » (et que le dividende n'ouvre jamais)

En rendez-vous, le débat se réduit presque toujours au net après impôt à l'instant T : « combien me reste-t-il dans la poche ? » C'est le mauvais angle. Il fait oublier tout ce que la rémunération construit dans le temps, et que le dividende, lui, ne construit jamais : un dividende, c'est 0 trimestre, 0 point CARMF, 0 prévoyance, 0 indemnité journalière, 0 plafond PER.

Mémo express

Ce que seule la rémunération construit

  • Des droits à la retraite (base CNAVPL + complémentaire et ASV CARMF) : un dividende ne valide aucun trimestre, n'acquiert aucun point.
  • Une prévoyance (indemnités journalières, invalidité, décès) : le dividende n'ouvre aucune couverture.
  • Un plafond PER / Madelin déductible : la rémunération est l'assiette du PER ; le dividende n'y contribue pas d'un euro.
Se verser de la rémunération OUVRE le plafond PER (jusqu'à 88 911 € déductibles à la TMI) ; le dividende, non. Le PASS 2026 est de 48 060 €, 8 PASS = 384 480 €. Sur un bénéfice de 350 000 € (inférieur à 8 PASS), le plafond PER atteignable est d'environ 80 000 € (le maximum de 88 911 € n'étant atteint qu'à partir d'un bénéfice de 384 480 €).
LevierArticleCe que la rémunération ouvre (2026)
PER / Madelin retraiteArt. 154 bis CGI10 % du bénéfice + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS — plancher 4 806 €, plafond jusqu'à 88 911 €
Madelin prévoyance / santéArt. 154 bis CGI7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice, plafonné à ~11 534 €
Droits retraite CARMFStatut TNS médicalTrimestres validés + points RCV et ASV — un dividende n'en valide aucun

Rémunération + PER : le combo que le tout-dividende détruit

Prenez un euro de rémunération à 45 % de TMI, logé dans un PER du libéral (jusqu'à 88 911 € déductibles) : c'est environ 45 % d'impôt évité. En prime, du patrimoine retraite qui se constitue, et un RFR qui baisse (donc moins de CEHR/CDHR, §10). Le tout-dividende, à l'inverse, ferme cette porte : pas de plafond PER, pas de droits. Avant de fuir les cotisations, regardez ce que vous perdez sur la retraite du chirurgien, qu'un dividende n'alimente jamais. La CARMF ne suffisant déjà pas à compenser la chute de revenus au départ, c'est un arbitrage à ne pas prendre à la légère.

À retenir

Le vrai coût du tout-dividende

Se payer 100 % en dividendes, c'est troquer un gain fiscal immédiat — souvent illusoire pour un capital faible — contre une retraite et une prévoyance amputées. La rémunération coûte cher en cotisations, mais elle rachète ce coût en droits. Le dividende, non.
§ 4LA RÈGLE DES 10 %·3 MIN

Le cœur du sujet : la règle des 10 % sur les dividendes

« Les dividendes, c'est juste le PFU, pas de charges. » C'est la phrase qu'on entend dès qu'un chirurgien découvre sa SELARL. Elle est fausse dès lors que vous êtes gérant majoritaire, donc TNS. Une règle spécifique, propre aux travailleurs indépendants, vient rattraper la fraction « haute » de vos dividendes.

La règle des 10 % (art. L. 131-6 CSS)

Dividendes + intérêts de CCA versés à l'associé TNS :

  • Fraction ≤ 10 % de (capital social libéré
      + primes d'émission + solde moyen du CCA)
        →  PFU 31,4 %  (pas de cotisations TNS)

  • Fraction > 10 %
        →  réintégrée dans l'assiette des
           COTISATIONS TNS (~40-45 %) + IR au barème
  • Capital + primes :appréciés au dernier jour de l'exercice précédant la distribution
  • CCA :compte courant d'associé, retenu pour son solde moyen annuel
  • Périmètre :par associé exerçant, conjoint / PACS / enfants mineurs inclus

L'assiette du seuil n'est PAS le seul capital social : c'est capital libéré + primes d'émission + solde moyen du CCA. Un capital faible rend donc le seuil dérisoire.

Capital faible = seuil dérisoire

Imaginons une SELARL au capital de 10 000 €, sans prime ni compte courant : le seuil des 10 % vaut 1 000 €. Si le chirurgien se distribue 60 000 € de dividendes, seuls 1 000 € profitent du PFU à 31,4 % ; les 59 000 € restants — soit 98,3 % de la distribution — sont réintégrés dans l'assiette des cotisations TNS, comme un revenu d'activité. Sur une SELARL capitalisée à 10 000 €, distribuer en masse n'a donc plus aucun sens : autant laisser le bénéfice capitaliser à l'IS (§6).

Deux précisions de méthode. D'abord, la fraction excédentaire bascule en cotisations TNS en plus de l'IR au barème, mais elle n'est pas, en plus, soumise aux 18,6 % de prélèvements sociaux des dividendes : il n'y a pas de double prélèvement social sur la même fraction. Ensuite, attention à l'assiette : l'abattement de 40 % (art. 158 CGI) ne joue que pour l'IR au barème ; l'assiette sociale, elle, retient le dividende brut à 100 %. Sur le fond, la règle est solide : le Conseil constitutionnel l'a validée (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010, critères « objectifs et rationnels »), et le décret d'application (n° 2009-423) a été confirmé par le Conseil d'État (27 mai 2011, n° 328905).

Le mécanisme mérite d'être compris fraction par fraction. Nous l'avons détaillé, avec le calcul de l'assiette et des cas chiffrés, dans le guide dédié Dividendes de SEL et cotisations sociales : l'article L. 131-6 CSS, fraction par fraction.

Faut-il augmenter le capital pour relever le seuil ?

Puisque le seuil dépend du capital, des primes et du compte courant, on peut le relever en jouant sur ces trois leviers. C'est légitime — mais attention au garde-fou de l'abus de droit fiscal (art. L. 64 du Livre des procédures fiscales) : l'augmentation de capital doit être réelle et justifiée, pas un montage cosmétique destiné au seul contournement des cotisations. Il faut aussi peser le coût (formalités, irréversibilité : sortir le capital exige ensuite une réduction de capital). En pratique, le compte courant d'associé est souvent le levier le plus souple : il relève le seuil sans bloquer durablement la trésorerie. À arbitrer avec votre expert-comptable et au regard de votre stratégie de trésorerie de SELARL.

§ 5PFU 31,4 %·2 MIN

La fiscalité du dividende sous le seuil : PFU 31,4 %, pas 30 %

On lit encore partout « flat tax à 30 % ». En 2026, le compte n'y est plus : la LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025) a porté la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %. Le PFU des dividendes n'est donc plus à 30 %, mais à 31,4 %. Le décompte, ligne par ligne :

Un dividende n'est JAMAIS à 17,2 % : ce taux de PS vise l'assurance-vie, les contrats de capitalisation, le foncier nu et les plus-values immobilières. La hausse de CSG de +1,4 point au 01/01/2026 ne touche que les revenus du capital financiers (dividendes, intérêts, plus-values mobilières).
ComposanteTauxBase
IR (PFU)12,8 %Art. 200 A CGI
CSG10,6 %Art. L. 136-8 CSS (relevée par la LFSS 2026)
CRDS0,5 %Contribution au remboursement de la dette sociale
Prélèvement de solidarité7,5 %Inchangé
Total PFU dividendes31,4 %12,8 IR + 18,6 PS

Le signal d'autorité : 31,4 %, pas 30 %

Beaucoup de contenus, même récents, écrivent encore « 30 % » ou « 17,2 % » pour un dividende. En 2026, c'est 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de PS). Le détail de cette dualité des prélèvements sociaux — pourquoi un dividende est à 18,6 % quand l'assurance-vie reste à 17,2 % — figure dans notre guide prélèvements sociaux 2026 : pourquoi un dividende supporte 18,6 % (et non 17,2 %).

Option barème : presque toujours perdante à votre TMI

Vous pouvez renoncer au PFU et opter pour le barème (option globale au niveau du foyer). Vous gagnez alors l'abattement de 40 % sur le dividende (art. 158, 3-2° CGI, réservé à l'option barème — jamais avec le PFU) et la CSG déductible de 6,8 points l'année suivante (art. 154 quinquies CGI). Mais le dividende s'ajoute alors à vos autres revenus et grimpe dans votre tranche : pour un chirurgien à 45 % de TMI, l'option est presque toujours perdante. Note pratique : un acompte d'IR de 12,8 % est prélevé à la source à la distribution, sauf dispense sous condition de RFR (art. 117 quater CGI).
§ 6LA MÉTHODE À 4 ÉTAGES·3 MIN

La méthode : un arbitrage à quatre étages, dans l'ordre

Quand un confrère me demande « alors, combien je me verse ? », je ne réponds jamais par un chiffre. Je lui dessine quatre étages sur un coin de table, dans cet ordre — et là, au lieu d'un pari de fin d'exercice fait au doigt mouillé avec l'expert-comptable la veille de l'AG, on a quatre nombres qu'on pose les uns après les autres.

Étage 1 · Rémunération-socle

Se verser le revenu de vie, ouvrir les droits (retraite CNAVPL/CARMF, prévoyance) et saturer le plafond PER/Madelin (jusqu'à 88 911 €, art. 154 bis CGI). C'est le seul étage qui construit des droits. Coût : cotisations TNS ~40-45 % + IR au barème.

Étage 2 · Capitalisation à l'IS

Laisser le bénéfice non nécessaire dans la SELARL : il n'est imposé qu'à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %), souvent bien moins que votre TMI (45 %). Réinvesti via un contrat de capitalisation PM (art. 238 septies E CGI) ou une trésorerie placée.

Étage 3 · Dividende calibré

Distribuer sous (ou autour de) le seuil des 10 %. En dessous : PFU 31,4 % seulement. Au-delà : cotisations TNS sans droits en contrepartie. Le seuil se relève en renforçant capital, primes ou compte courant (de façon justifiée).

Étage 4 · Pilotage du RFR

Doser l'ensemble pour rester sous les seuils hauts revenus (CEHR, CDHR). Le PER, le déficit foncier et la capitalisation en SELARL abaissent le RFR ; rémunération et dividende le gonflent. C'est le réglage fin (§10).

À retenir

L'ordre des versements compte plus que le montant

On commence par fixer une rémunération juste suffisante : elle couvre le revenu de vie, ouvre les droits sociaux et sature le plafond PER. Le bénéfice résiduel reste alors dans la société, capitalisé à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %), au lieu d'être sorti à perte. Le dividende ne vient qu'ensuite, calibré sous le seuil des 10 % pour éviter le rattrapage par les cotisations. Et tout au bout, on règle le RFR pour passer sous les seuils de la CEHR et de la CDHR. C'est cet ordre qui sépare le chirurgien qui découvre ses cotisations sur son avis d'appel URSSAF en N+1 de celui qui les avait provisionnées dès la distribution.

Pourquoi il n'y a pas de seuil universel

Le « combien me verser » dépend de quatre variables : votre besoin de revenu, votre plafond PER, votre TMI et la structure de votre capital. Aucun montant passe-partout ne vaut pour tout le monde. Plutôt que de tout distribuer, on préfère souvent capitaliser le bénéfice non distribué dans la SELARL et le faire fructifier à l'IS, puis réinvestir intelligemment le dividende calibré une fois sorti.
§ 7CAS CHIFFRÉ 350 000 €·5 MIN

Cas chiffré : chirurgien, SELARL à 350 000 € de bénéfice

Prenons une situation typique — celle d'une chirurgienne qui dégage 350 000 € et hésite chaque décembre entre prime et dividende. Un avertissement avant de lire les chiffres : ce sont des ordres de grandeur pédagogiques, arrondis exprès pour que la logique saute aux yeux. Le taux de cotisations TNS retenu (de l'ordre de 43 %, milieu de fourchette) est une simplification : il varie selon le niveau de revenu et la dégressivité au-delà des plafonds.

Les hypothèses communes

Dr Auriane Lefebvre, chirurgienne, gérante majoritaire de sa SELARL. Bénéfice avant sa rémunération et avant IS = 350 000 €. Capital social 10 000 €, pas de compte courant significatif → seuil des 10 % ≈ 1 000 €. Célibataire, TMI 45 %. On compare trois trajectoires : tout en rémunération (A), tout en dividendes (B), le mix optimal (C).

Scénario A · Tout en rémunération

Dr Lefebvre — le tout-salaire

Auriane se verse la rémunération maximale que permet le bénéfice. Schématiquement, l'enveloppe de 350 000 € se partage entre la rémunération nette et ses cotisations : comme les cotisations TNS sont assises sur la rémunération nette (et non sur l'enveloppe totale), elles représentent de l'ordre de 105 000 € (soit ~43 % d'une rémunération nette d'environ 245 000 €), laquelle est ensuite soumise à l'IR au barème (TMI 45 %).

Les plus : droits retraite maximaux, PER saturé (jusqu'à ~80 000 € déductibles à 45 % à ce niveau de bénéfice), prévoyance pleine. Les moins : un RFR très élevé qui déclenche la CEHR à plein et expose à la CDHR (§10), et quasiment aucune capitalisation à l'IS — tout est sorti, tout est taxé tout de suite.

Ce qu'il faut retenir : le tout-salaire ouvre tous les droits, mais c'est la trajectoire la plus lourde fiscalement et socialement, et elle laisse filer l'avantage de l'IS à 15/25 %.

Scénario B · Tout en dividendes

Dr Lefebvre — le tout-dividende qui se retourne

Auriane se verse une rémunération minimale et veut tout sortir en dividendes. Le bénéfice passe d'abord par l'IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % au-delà, soit environ 83 000 € d'IS sur 350 000 €, laissant ~267 000 € distribuables.

Puis le couperet de la règle des 10 % : son seuil vaut 1 000 €. Seuls ces 1 000 € profitent du PFU à 31,4 %. Les ~266 000 € restants sont réintégrés dans l'assiette des cotisations TNS — soit, à ~43 %, de l'ordre de 114 000 € de cotisations, auxquelles s'ajoute encore l'IR au barème sur cette fraction requalifiée en revenu d'activité. Bilan : elle empile l'IS, les cotisations TNS et l'IR sur le même euro, sans valider un seul trimestre ni acquérir un seul point CARMF.

Le piège : sur un capital faible, « tout dividende » coûte plus cher que le tout-salaire, et sans en ouvrir les droits. On en paie le prix sans en toucher la contrepartie.

Scénario C · Le mix optimal — le verdict

Dr Lefebvre — la méthode des quatre étages

Auriane applique la séquence. Étage 1 : elle se verse une rémunération-socle qui couvre son train de vie et sature son PER (jusqu'à ~80 000 € déductibles à 45 % à ce niveau de bénéfice, art. 154 bis CGI), tout en validant ses trimestres et ses points CARMF.

Étage 2 : le bénéfice résiduel capitalise à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %) plutôt que d'être distribué à perte — il financera demain l'achat de matériel, une trésorerie placée ou une transmission. Étage 3 : elle distribue un dividende calibré sous ou autour du seuil des 10 % (relevé si elle a renforcé son capital ou son compte courant de façon justifiée). Étage 4 : grâce au PER et à la capitalisation, son RFR reste maîtrisé, sous (ou au plus près) des seuils de la CEHR et de la CDHR.

Résultat : moins de cotisations « pour rien », des droits retraite réellement construits, de l'impôt reporté sur le bénéfice capitalisé, et un RFR piloté. Le gain net se chiffre dossier par dossier, mais le mix C bat A et B sur les trois plans qui comptent : net, droits, RFR.

Synthèse des trois trajectoires sur 350 000 € de bénéfice (ordres de grandeur pédagogiques, cotisations TNS à ~43 %, capital 10 000 €, célibataire TMI 45 %). Le mix C gagne parce qu'il combine droits préservés, impôt reporté et RFR piloté.
CritèreA · Tout salaireB · Tout dividendeC · Le mix
IS payé dans la sociétéQuasi nul (rému déductible)~83 000 € (15/25 %)Modéré (sur le résiduel capitalisé)
Cotisations TNSMaximales (~105 000 €)Élevées (~114 000 € sur la fraction > 10 %)Calibrées sur la rémunération-socle
IR + CEHR + CDHRTrès élevés (RFR plein)Élevés (fraction au barème)Maîtrisés (PER + capitalisation)
PER constituéMaximal (~80 000 € à ce bénéfice)0 € (dividende = pas de plafond)Saturé
Droits CARMFPleinsAucunPréservés
VerdictLourd mais protecteurTout payé, rien acquisOptimal

Note de méthode : ces chiffres sont des simulations, pas une promesse

Les montants ci-dessus sont des modélisations pédagogiques, volontairement arrondies pour faire ressortir la logique de l'arbitrage. Ils reposent sur des hypothèses simplificatrices (taux de cotisations TNS moyen de ~43 %, capital de 10 000 €, célibataire à 45 % de TMI, bénéfice de 350 000 €) : le taux réel de cotisations dépend de votre niveau de revenu et de la dégressivité au-delà des plafonds, et votre situation familiale modifie tous les seuils. Aucun résultat ne peut être transposé tel quel à votre dossier : seule une modélisation individualisée à l'euro près, refaite chaque année à la lumière de la loi de finances et de la loi de financement de la sécurité sociale, donne le mix juste. Le réglage de l'an dernier n'est jamais celui de cette année.

Le choc de trésorerie : provisionnez les cotisations N+1/N+2

Les cotisations TNS de l'année N ne sont pas prélevées tout de suite : elles font l'objet d'un appel provisionnel, puis d'une régularisation en N+1, voire N+2. Si vous distribuez un gros dividende au-delà du seuil des 10 %, les cotisations correspondantes tomberont plus tard — et gare si vous les avez déjà dépensées. Règle de prudence : bloquez de l'ordre de 40 à 45 % de la fraction excédentaire dès la distribution, sans y toucher. Attention aussi à la réforme de l'assiette des cotisations TNS (décrets 2024-688 et 2025-708, applicable à compter de 2026 sur les revenus 2025) qui modifie le calcul : raison de plus pour ne pas figer un taux et provisionner large.
Hagnéré Patrimoine

Quel est VOTRE mix optimal, à l'euro près ?

Un CGP indépendant modélise votre cas — bénéfice, capital, TMI, besoin de revenu — et calcule la séquence rémunération / capitalisation / dividende, plafond PER, provision des cotisations et impact retraite CARMF inclus.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 8REQUALIFICATION BNC·2 MIN

L'angle mort à sécuriser : la requalification en BNC (CE 8 avril 2025)

Un sujet distinct de l'arbitrage dividendes, mais à cadrer dès la paie : depuis 2025, la rémunération du chirurgien associé de SEL change de catégorie fiscale. En pratique, neuf chirurgiens sur dix le confondent avec la règle des 10 % sur les dividendes. Ce sont deux choses sans rapport, et les mélanger coûte cher au contrôle.

Par son arrêt du 8 avril 2025 (CE, 8e-3e ch., n° 492154), le Conseil d'État a annulé la tolérance des 5 % qui figurait au paragraphe 550 de la doctrine BOI-RSA-GER-10-30. Conséquence : la rémunération de votre activité technique d'exercice (les actes de chirurgie eux-mêmes) est imposée en BNC (art. 92 CGI ; rescrit BOI-RES-BNC-000136), dès les revenus 2024. Seule la rémunération du mandat de gérance (la fonction de direction de la société) reste imposée selon l'article 62 CGI. La ventilation entre les deux doit désormais être justifiée individuellement et factuellement, plus par une clé forfaitaire.

À marteler : cela ne touche QUE la rémunération, jamais les dividendes

Il n'existe aucune « requalification de dividendes en BNC ». Les dividendes restent des revenus de capitaux mobiliers (RCM), soumis au PFU sous le seuil des 10 % et aux cotisations TNS au-delà. Ce sont deux réformes totalement distinctes : l'une est fiscale (la rémunération technique passe en BNC) ; l'autre est sociale (la fraction de dividendes > 10 % du capital bascule en cotisations). Concrètement : la BNC se règle sur votre bulletin de paie et votre 2035 ; la règle des 10 %, sur le procès-verbal d'AG qui décide du dividende. Deux dossiers, deux interlocuteurs.

Mémo express

Checklist anti-requalification de votre paie

  • Documentez les actes de direction réels (dates, décisions, procès-verbaux) pour justifier la part « mandat ».
  • Justifiez la ventilation technique / mandat de façon factuelle — pas une clé forfaitaire de 5 %.
  • Coordonnez-vous avec votre expert-comptable dès la constitution et à chaque clôture.
  • Pour le choix de la structure et le passage en société, voyez BNC ou SELARL : quand passer en société devient réellement intéressant.
§ 9LA SPFPL NE FAIT PAS ÉCRAN·2 MIN

La SPFPL ne fait pas écran sur le social (mais reste utile)

« Je loge ma SELARL sous une SPFPL, les dividendes remontent à la holding, donc j'échappe aux cotisations sur la fraction des 10 %. » C'est l'argument qu'un confrère m'a sorti la semaine dernière, persuadé d'avoir trouvé la faille. La Cour de cassation l'a fermée en 2023.

Dans son arrêt du 19 octobre 2023 (Cass. 2e civ. n° 21-20.366, publié au bulletin), la Cour a jugé que les bénéfices de la SEL où le travailleur indépendant exerce entrent dans l'assiette de ses cotisations (art. L. 131-6 CSS) même lorsqu'ils sont distribués à la SPFPL qui détient le capital, « peu important leur perception effective » par l'associé. Les faits : un chirurgien-dentiste, associé d'une SELARL détenue à 1 % en direct et 99 % via sa SPFPL. Pourvoi rejeté : la holding ne fait pas écran sur le social.

Mémo express

La SPFPL : utile, mais pas pour ça

  • Elle ne neutralise pas le seuil des 10 % : les dividendes restent dans l'assiette TNS de l'exerçant.
  • Elle conserve d'autres atouts réels : régime mère-fille (art. 145 et 216 CGI, quote-part de 5 % → frottement d'IS d'environ 1,25 %), réinvestissement, rachat de cabinets, préparation de la transmission.
  • Autrement dit, on monte une SPFPL pour racheter le cabinet d'un associé partant ou préparer sa transmission, pas pour effacer la règle des 10 %.

Une nuance doctrinale à manier avec prudence

Une réponse ministérielle Anglars (JO Sénat, 27 février 2025) apporte une nuance sur les modalités d'application. Elle relève toutefois de la doctrine (non jurisprudentielle) et reste à confirmer : nous la signalons au conditionnel et ne fondons aucune stratégie dessus. La règle solide, c'est l'arrêt de 2023. Pour structurer correctement la holding, voyez notre guide dédié pourquoi tout chirurgien à hauts revenus devrait étudier la SPFPL.
§ 10CEHR / CDHR·2 MIN

À 350k, la vraie bataille : CEHR et CDHR

L'arbitrage rémunération/dividende n'est pas qu'une affaire de cotisations : c'est aussi un levier sur votre revenu fiscal de référence (RFR) — le quatrième étage de la méthode. À 350 000 € de bénéfice, ces deux contributions ne sont plus une hypothèse : elles tombent.

La CDHR (contribution différentielle sur les hauts revenus), créée par la LF 2025 (loi 2025-127, validée Cons. const. n° 2025-874 DC) puis reconduite par la LF 2026 (loi 2026-103, validée Cons. const. n° 2026-901 DC), garantit une imposition minimale de 20 % du RFR. Sa pérennité au-delà de 2026 et le détail de son calcul (décote, taux moyen, revenus exceptionnels) restent à suivre.
ContributionArticleDéclenchement (RFR)Taux
CEHRArt. 223 sexies CGI> 250 k / 500 k € (cél.) ; 500 k / 1 M € (couple)3 % puis 4 %
CDHRArt. 224 CGI> 250 k € (cél.) / 500 k € (couple)Imposition minimale 20 % du RFR

Le mécanisme de la CDHR mérite une précision, formulée au conditionnel car le périmètre fin évolue : au-delà des seuils, l'administration compare votre imposition réelle à un plancher de 20 % du RFR ; si vous êtes en dessous, vous payez la différence. Un système de décote lisse l'entrée dans le dispositif, et un acompte est dû en fin d'année. Les références (LF 2025, LF 2026, et les deux décisions du Conseil constitutionnel) sont solides ; c'est le réglage annuel du barème qu'il faut vérifier chaque année.

Capitaliser à l'IS plutôt que distribuer = ne pas gonfler son RFR

Voici l'effet d'arbitrage clé : rémunération ET dividende gonflent tous deux votre RFR et vous tirent vers la CEHR et la CDHR. À l'inverse, le PER (art. 154 bis), le déficit foncier et la capitalisation à l'IS (un bénéfice laissé dans la SELARL n'entre pas dans votre RFR personnel) l'abaissent. Un dividende exceptionnel et massif peut, à lui seul, faire franchir un seuil ; un dividende réparti dans le temps et combiné à la capitalisation l'évite.

L'arbitrage s'inscrit dans une séquence patrimoniale

Une fois le mix calé, le dossier ne s'arrête pas là — c'est même là qu'il commence vraiment. La séquence posée, on enchaîne sur la SPFPL du chirurgien, la trésorerie de la SELARL, le PER et le pilotage global des impôts. Pour creuser la CEHR et la CDHR, voyez CEHR et CDHR : les seuils 250 k / 500 k €, le cas du médecin spécialiste face à la CDHR, et notre guide défiscalisation du chirurgien : les leviers concrets.
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Sources et références légales

  • CSS — statut social et règle des 10 %

    Art. L. 611-1 CSS (affiliation du gérant majoritaire de SELARL aux travailleurs indépendants — TNS). Art. L. 311-3 CSS (assimilés salariés rattachés au régime général ; a contrario le gérant majoritaire en est exclu). Art. L. 131-6 CSS (réintégration dans l'assiette des cotisations TNS de la fraction de dividendes et d'intérêts de compte courant excédant 10 % du capital, des primes d'émission et du solde moyen du compte courant d'associé). Art. L. 136-8 CSS (taux des prélèvements sociaux, CSG du capital portée à 10,6 % au 01/01/2026). Décrets 2024-688 et 2025-708 (réforme de l'assiette des cotisations TNS, applicable à compter de 2026 sur les revenus 2025).

  • CGI — rémunération du dirigeant et requalification BNC

    Art. 211 CGI et art. 39, 1-1° CGI (déductibilité de la rémunération du dirigeant du résultat IS, sous condition de travail effectif et de montant non excessif). Art. 62 CGI (rémunération du mandat de gérance du gérant majoritaire de SELARL). Art. 92 CGI (la rémunération technique de l'associé de SEL relève des BNC). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin TNS, plancher 4 806 €, plafond 88 911 € en 2026). Doctrine : BOI-RSA-GER-10-30 (suppression de la tolérance des 5 %), BOI-RES-BNC-000136.

  • CGI — fiscalité du dividende et IS

    Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS). Art. 117 quater CGI (acompte de 12,8 % prélevé à la source, dispense sous condition de RFR). Art. 158, 3-2° CGI (option barème, abattement de 40 % réservé au barème). Art. 154 quinquies CGI (CSG déductible de 6,8 points en cas d'option barème). Art. 219 I-b CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). Art. 145 et 216 CGI (régime mère-fille, quote-part de 5 %). Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation détenu par une personne morale). Doctrine : BOI-RPPM-RCM-30-20-30.

  • Hauts revenus, lois de finances et jurisprudence

    Art. 223 sexies CGI (CEHR 3/4 % au-delà de 250 000 / 500 000 €). Art. 224 CGI (CDHR, imposition minimale de 20 % du RFR). Art. L. 64 LPF (abus de droit fiscal). LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025 : dualité des PS, dividendes à 18,6 %). LF 2025 (loi 2025-127 du 14/02/2025, art. 10 : création de la CDHR) et LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026 : reconduction de la CDHR). Ordonnance 2023-77 du 08/02/2023 (exercice en société des professions libérales réglementées). Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (la SPFPL ne fait pas écran). Cons. const. n° 2010-24 QPC du 06/08/2010 (validation de la règle des 10 %). CE 27/05/2011 n° 328905 (validité du décret 2009-423). CE 8e-3e ch. 08/04/2025 n° 492154 (rémunération technique = BNC). Cons. const. n° 2025-874 DC et n° 2026-901 DC (validation de la CDHR).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La décision de privilégier la rémunération ou les dividendes en SELARL doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable (statut social, modélisation chiffrée selon votre TMI et la structure de votre capital, plafond PER, impact retraite CARMF, provision des cotisations, pilotage du RFR). Les chiffres et taux cités sont à jour au 25 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Le taux de cotisations TNS retenu (de l'ordre de 40 à 45 %) est une fourchette indicative, donnée à titre pédagogique. La réforme de l'assiette des cotisations TNS (applicable à compter de 2026 sur les revenus 2025) et la pérennité de la CDHR au-delà de 2026 sont signalées au conditionnel lorsque le texte ne tranche pas encore définitivement.

Foire aux questions

Tout sur l'arbitrage rémunération ou dividendes du chirurgien en SELARL règle des 10 %, PFU, cotisations TNS, CDHR et SPFPL.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : faut-il se verser une rémunération ou des dividendes, comment se calcule le seuil des 10 %, la fiscalité réelle du dividende en 2026, le rôle de la SPFPL, la requalification en BNC, la CEHR et la CDHR. Réponses sourcées et à jour 2026.