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Guide médecin généraliste · SELARL 202616 minMis à jour 25 juin 2026Cas chiffré · 140 000 €

Médecin généraliste en SELARL : se verser un salaire ou des dividendes ?

« Tout en dividendes, c'est moins de charges » : le conseil de couloir le plus répandu chez les généralistes en SELARL est aussi le plus coûteux. Au-delà de 10 % du capital, vos dividendes ne sortent plus à 31,4 % mais entrent dans vos cotisations TNS (de l'ordre de 40 à 45 %) — et un dividende ne construit aucune retraite CARMF. La vraie question n'est pas « salaire OU dividendes », mais dans quel ordre les empiler. Démonstration sur un bénéfice de 140 000 €.

MÉDECIN SELARL 2026

Calibrer votre mix salaire / dividendes selon votre bénéfice et votre capital

Bilan patrimonial offert pour médecin en SELARL : socle de rémunération qui sature le PER et valide la CARMF, calibrage du dividende sous le seuil des 10 %, pilotage du RFR. Cabinet multi-partenaires, sans produit-maison.

  • Mix salaire/dividendes chiffré
  • Calibrage PER + droits CARMF
  • Sans produit-maison
  • Plan d'action écrit

PFU DIVIDENDES

31,4 %

RÈGLE

L. 131-6 CSS

PLAFOND PER

88 911 €

IS RÉDUIT

15 % ≤ 42 500 €

PASS 2026

48 060 €

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

Mis à jour le 25 juin 2026 · Conforme à la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025), à la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026) et au PASS 2026 fixé à 48 060 €. Guide pour le généraliste déjà en SELARL, gérant majoritaire (TNS).

C'est l'une des questions qui revient le plus souvent en rendez-vous avec les médecins généralistes passés en société : « je me verse un salaire ou des dividendes ? » Et la réponse de couloir, celle qu'on entend entre deux portes au cabinet, est presque toujours la même : « mets-toi tout en dividendes, c'est moins de charges ». C'est faux. Ou, plus exactement, c'est une vérité qui date d'avant la règle des 10 %, et qui coûte aujourd'hui très cher au gérant majoritaire de SELARL.

La bonne question n'est pas « salaire ou dividendes », comme s'il fallait choisir un camp. C'est dans quel ordre les empiler. Car ces deux flux ne jouent pas le même rôle : le salaire est une charge déductible de l'impôt sur les sociétés qui construit votre retraite, votre prévoyance et votre PER; le dividende, lui, se distribue après impôt et ne construit rien — et au-delà d'un certain seuil, il n'est même plus si avantageux. Ce guide démonte le mythe, pose la mécanique 2026 et la démontre sur le cas d'une généraliste à 140 000 € de bénéfice. Pour la question préalable « faut-il d'abord passer en société ? », voyez notre guide médecin généraliste : SELARL ou rester en BNC.

L'essentiel en 30 secondes

  • Le « tout dividende » est un piège: au-delà de 10 % du capital (art. L. 131-6 CSS), la fraction excédentaire bascule de 31,4 % à des cotisations TNS de l'ordre de 40 à 45 %.
  • Le dividende ne construit aucun droit : ni retraite CARMF, ni prévoyance, ni plafond PER. Seule la rémunération les ouvre.
  • Le PFU des dividendes est de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux), et non 30 %, ni 17,2 %.
  • La bonne stratégie est un mix à étages: rémunération-socle, résiduel capitalisé à l'IS, dividende calibré sous le seuil. L'ordre compte plus que le montant.
§ 1LE MYTHE·3 MIN

Le réflexe « tout dividende » : pourquoi il se retourne contre vous

Le conseil « tout en dividendes » repose sur une intuition simple : un dividende n'est pas un salaire, donc il ne supporte pas de cotisations sociales. C'était vrai il y a quinze ans. Ça ne l'est plus pour le gérant majoritaire de SELARL depuis que la règle des 10 % a été généralisée (LFSS 2013). Aujourd'hui, ce réflexe se retourne contre celui qui l'applique mécaniquement — et trois vérités contre-intuitives l'expliquent.

Trois choses qu'on oublie. D'abord, au-delà de 10 % de votre capital, vos dividendes ne sont plus de « simples » dividendes aux yeux de l'URSSAF : ils entrent dans l'assiette de vos cotisations TNS (j'y reviens au §5). Ensuite, un dividende ne construit rien — pas un trimestre de retraite, pas un point de CARMF, pas une couverture prévoyance, pas un euro de plafond PER. Et même sous le seuil, il vous coûte 31,4 % en 2026, pas les 30 % qu'on entend encore.

Un mot sur à qui je parle : ce guide vise le généraliste déjà installé en SELARL et gérant majoritaire, donc travailleur non salarié affilié à la CARMF. Si vous hésitez encore à franchir le pas de la société, c'est une autre question, traitée dans notre guide dédié.

Le mythe à 31,4 %

Sous le seuil des 10 %, un dividende coûte 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux) — pas 30 %, et jamais 17,2 %. Au-delà du seuil, il ne s'agit même plus de ce taux : la fraction excédentaire bascule dans les cotisations TNS (de l'ordre de 40 à 45 %). Le « tout dividende » n'est donc ni gratuit, ni un raccourci.
Hagnéré Patrimoine

Votre mix salaire/dividendes est-il optimal ?

Capital, compte courant, TMI, besoin de revenu : le bon dosage est propre à chaque médecin. Un CGP certifié ORIAS calibre votre socle de rémunération et votre dividende, droits CARMF et PER compris.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 2STATUT·3 MIN

Votre statut social commande tout l'arbitrage

Avant les chiffres, une seule question commande tout le reste : quel est votre statut social? C'est lui qui décide si la règle des 10 % vous concerne, quel est le coût réel de votre rémunération, et quelle protection sociale vous construisez. Et il dépend entièrement de la forme de votre société et de votre fonction.

Gérant majoritaire de SELARL = TNS et CARMF

Si vous êtes gérant majoritaire de SELARL — le cas le plus fréquent du généraliste en société — vous êtes travailleur non salarié (TNS). Votre rémunération de gérance est imposée comme un traitement et salaire (art. 62 CGI), mais socialement vous relevez de la sécurité sociale des indépendants et de la CARMF (art. L. 611-1 et L. 631-1 CSS). Vos charges sociales représentent de l'ordre de 40 à 45 % de la rémunération, et c'est ce statut qui déclenche la règle des 10 % sur vos dividendes.

Président de SELAS = assimilé salarié

Si vous êtes président de SELAS (ou gérant minoritaire de SELARL), vous êtes assimilé salarié: rémunération imposée selon l'art. 80 ter CGI, rattachement au régime général (art. L. 311-3 CSS), avec une couverture proche de celle d'un cadre — mais des charges plus lourdes, de l'ordre de 75 à 82 % de la rémunération nette. Le cadre juridique commun à toutes ces structures est désormais l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a remplacé l'ancienne loi de 1990 sur les SEL.

Un point commun, enfin : aucun de ces statuts n'ouvre l'assurance chômage. Ni le TNS, ni l'assimilé salarié dirigeant ne cotisent à l'assurance chômage — un sujet à ne pas perdre de vue dans la construction de votre protection sociale.

Le statut social du dirigeant de SEL : il commande le coût de la rémunération et l'application de la règle des 10 %.
DirigeantRégime socialRéférenceRègle des 10 % sur dividendes
Gérant majoritaire de SELARLTNS (indépendants + CARMF)Art. 62 CGI · L. 611-1 / L. 631-1 CSSOui (~40-45 % au-delà du seuil)
Gérant minoritaire de SELARLAssimilé salarié (régime général)Art. 80 ter CGI · L. 311-3 CSSNon (sur le mandat)
Président de SELASAssimilé salarié (régime général)Art. 80 ter CGI · L. 311-3 CSSConvergence depuis 2025 (voir §11)
§ 3LA RÉMUNÉRATION·3 MIN

La rémunération : une charge déductible qui ouvre des droits

Commençons par la rémunération. On la dit souvent « la plus chargée » des deux options : vrai sur le papier, et faux dès qu'on regarde ce qu'elle achète. Car elle a deux vertus que le dividende n'aura jamais : elle est déductible de l'impôt sur les sociétés, et elle construit votre avenir.

Déductible de l'IS (contrairement au dividende)

La rémunération du dirigeant est une charge déductible du résultat soumis à l'IS (art. 211 et 39, 1-1° CGI ; BOI-IS-BASE-30-20 et BOI-BIC-CHG-40-40-10), à deux conditions : qu'elle corresponde à un travail effectif et qu'elle ne soit pas excessive. Chaque euro de rémunération réduit donc le bénéfice imposable de la société. Le dividende, à l'inverse, se distribue après l'IS : il n'est jamais déductible. C'est le détail qui change tout, et qu'on saute dès qu'on raisonne « net en poche ».

Elle construit votre retraite et votre PER

Imposée au barème de l'IR (art. 197 CGI), à une TMI souvent de 41 %, parfois 45 % pour les bénéfices élevés, la rémunération supporte des cotisations TNS de l'ordre de 40 à 45 %. Mais ces cotisations ne sont pas « perdues » : elles achètent des droits — des trimestres et des points de retraite (base CNAVPL + complémentaire CARMF), une prévoyance (indemnités journalières, invalidité, décès), et surtout elles ouvrent votre plafond PER/Madelin, que seule la rémunération ouvre (art. 154 bis CGI), qui peut atteindre 88 911 € de déduction en 2026. Le dividende n'ouvre, lui, aucun de ces droits.

Aller plus loin : ce que le PER ajoute au socle

Prenons un socle de rémunération de 70 000 €. Le plafond PER/Madelin ouvert (art. 154 bis CGI) tourne alors autour de 10 000 à 12 000 € de versement déductible. À une TMI de 41 %, ces 12 000 € versés vous font économiser de l'ordre de 4 900 € d'impôt la même année — tout en construisant votre retraite. Un dividende de 12 000 €, lui, n'ouvre aucun plafond et n'économise rien. C'est le détail complet que nous chiffrons dans notre guide PER de la profession libérale.

La rémunération-socle

Points forts

  • Déductible de l'IS (réduit le bénéfice imposable)
  • Ouvre la retraite CARMF + la prévoyance
  • Ouvre le plafond PER/Madelin (jusqu'à 88 911 €)
  • Cotisations ~40-45 % mais qui génèrent des droits

Points de vigilance

  • Imposée au barème de l'IR (TMI 41-45 %)
  • Charges sociales appelées et régularisées dans le temps

Le dividende

Points forts

  • Sous le seuil des 10 % : PFU à 31,4 % seulement
  • Souplesse (versé une fois le résultat connu)

Points de vigilance

  • Non déductible de l'IS (distribué après impôt)
  • Au-delà de 10 % : cotisations TNS ~40-45 %
  • Ne construit aucun droit (retraite, prévoyance, PER)
§ 4LE DIVIDENDE·3 MIN

Le dividende : 31,4 % en 2026, et non 30 %

Le taux exact, maintenant — et c'est sans doute le chiffre que mes clients connaissent le plus mal. Depuis le 1er janvier 2026, un dividende sous le seuil des 10 % ne coûte plus 30 % mais 31,4 %.

Le prélèvement forfaitaire unique (art. 200 A CGI) se décompose en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux. Ces 18,6 % résultent de la hausse de 1,4 point de la CSG sur les revenus du capital (LFSS 2026, loi n° 2025-1403, art. L. 136-8 CSS) : CSG 10,6 % + CRDS 0,5 % + prélèvement de solidarité 7,5 %. Deux pièges à éviter absolument : ce n'est pas 30 % (la CSG a augmenté), et ce n'est jamais 17,2 % — ce dernier taux est réservé à l'assurance-vie, au contrat de capitalisation et aux revenus fonciers nus, pas aux dividendes.

L'option pour le barème progressif, qui ouvre l'abattement de 40 % (art. 158, 3-2° CGI) et la CSG déductible de 6,8 points (art. 154 quinquies CGI), n'est intéressante qu'à TMI faible — rarement le cas du généraliste cible, déjà à 41 ou 45 %. Côté trésorerie, un acompte de 12,8 % est prélevé à la source l'année du versement (art. 117 quater CGI), avec dispense possible sous condition de revenu fiscal de référence.

Dividende net sous le seuil des 10 %

Dividende net = Dividende brut x (1 - 0,314)

Exemple : 10 000 € brut x (1 - 0,314) = 6 860 € net

Ce calcul ne vaut que pour la fraction de dividende restant sous le seuil des 10 % du capital. Au-delà, voir la règle des 10 % en section 5 : la fraction excédentaire ne suit plus le PFU.

Pourquoi 18,6 % et non 17,2 % en 2026 ?

La dualité des prélèvements sociaux 2026 fait des dégâts dans les calculs. Les dividendes (comme les intérêts et les plus-values mobilières) sont à 18,6 %; l'assurance-vie et les revenus fonciers nus restent à 17,2 %. On détaille cette distinction dans notre guide CSG, CRDS et prélèvements sociaux 2026.
§ 5LE CŒUR DU SUJET·4 MIN

La règle des 10 % : quand vos dividendes deviennent du salaire

C'est ici que tout se joue. La mécanique qui retourne l'arbitrage du généraliste, c'est la règle des 10 %. Pour le gérant majoritaire de SELARL, une partie des dividendes ne suit pas le régime tranquille du PFU — elle est traitée, pour le calcul des cotisations, comme de la rémunération.

La règle des 10 % en 30 secondes

  • Le seuil= 10 % × (capital libéré + primes d'émission + compte courant moyen).
  • Sous le seuil : le dividende sort au PFU à 31,4 %.
  • Au-delà : la fraction excédentaire entre dans les cotisations TNS (~40-45 %), pas de double prélèvement, mais elle ouvre des droits.
  • Fondement : art. L. 131-6 CSS, validé par le Conseil constitutionnel (2010-24 QPC).

Le seuil = 10 % du capital + primes + compte courant

L'article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale— un texte de droit social, pas de fiscalité — prévoit que la fraction de dividendes (et d'intérêts de compte courant) qui dépasse 10 % de la somme du capital social libéré, des primes d'émission et du solde moyen annuel du compte courant d'associé est réintégrée dans l'assiette des cotisations TNS du gérant majoritaire. Le capital retenu inclut les parts du praticien, mais aussi celles de son conjoint non séparé de biens et de ses enfants mineurs.

Le seuil et la fraction cotisée

Seuil = 10 % x (capital libéré + primes d'émission + CCA moyen)

Fraction soumise aux cotisations TNS = Dividendes versés - Seuil

Exemple : capital 10 000 € + CCA moyen 5 000 € → seuil = 1 500 €. Sur un dividende de 20 000 €, 1 500 € restent au PFU et 18 500 € entrent dans l'assiette des cotisations TNS.

Au-delà : cotisations TNS ~40-45 %, et pas de double prélèvement

Sous le seuil, le dividende suit le PFU à 31,4 %. Au-delà, la fraction excédentaire supporte les cotisations TNS — de l'ordre de 40 à 45 % — au lieu des 18,6 % de prélèvements sociaux. Bonne nouvelle : il n'y a pas de double prélèvement (la fraction cotisée n'est pas en plus soumise aux PS), et — point souvent oublié — ces cotisations génèrent des droits (retraite, prévoyance). La règle a été validée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010) : elle n'est pas contestable.

Le piège est le capital faible. Avec un capital de 10 000 € et aucun compte courant, le seuil n'est que de 1 000 € (un compte courant d'associé le relève d'autant) : tout dividende au-delà bascule. C'est précisément ce qui rend le « tout dividende » si coûteux pour le généraliste lambda, dont la SELARL a souvent été créée au capital minimum. Pour le calcul détaillé, fraction par fraction, et la gestion de la provision, voyez notre guide dividendes de SEL : la règle des 10 % et la provision N+1/N+2.

La règle des 10 % n'est PAS du BOFiP

Attention à ne pas la chercher dans la doctrine fiscale : c'est une règle de sécurité sociale (art. L. 131-6 CSS), pas une règle de l'impôt. C'est l'URSSAF et la CARMF qui l'appliquent, pas le service des impôts. Cette distinction explique pourquoi elle échappe souvent aux simulateurs purement fiscaux — et pourquoi tant de médecins la découvrent trop tard.
§ 6CAS CHIFFRÉ·5 MIN

Cas chiffré : Dr Élodie, généraliste, 140 000 € de bénéfice

Un chiffre vaut mieux qu'un long discours. Prenons Dr Élodie, généraliste secteur 1, est gérante majoritaire de sa SELARL. Son bénéfice avant rémunération est de 140 000 €. Le capital de sa société est de 10 000 € et son compte courant moyen d'environ 5 000 € — soit un seuil des 10 % à 1 500 €. Elle est célibataire, à une TMI de 41 %. Comparons deux trajectoires.

Scénario A · Dr Élodie · le tout-dividende

Tout en dividendes — et pourquoi ça déçoit

Élodie ne se verse aucune rémunération et laisse tout le bénéfice supporter l'IS, pour distribuer ensuite. L'IS sur 140 000 € : 15 % × 42 500 € = 6 375 €, puis 25 % × 97 500 € = 24 375 €, soit environ 30 750 € d'IS. Le résultat distribuable est d'environ 109 250 €.

Sur ce dividende de 109 250 €, seuls 1 500 € passent sous le seuil (PFU 31,4 %). Les 107 750 € restants basculent dans l'assiette des cotisations TNS, à 40-45 %.

La leçon : Élodie subit un choc de cotisations massif, régularisé l'année suivante, sans avoir construit le moindre droit— zéro trimestre CARMF, zéro plafond PER. Elle paie presque le prix d'une rémunération… sans en toucher aucune contrepartie sociale.

Scénario B · Dr Élodie · le mix à étages

Le mix à étages — la méthode

Étage 1 — la rémunération-socle (~70 000 €) : elle couvre le train de vie, valide les droits CARMF, ouvre un PER déductible (de l'ordre de 10 000 à 12 000 € ici), supporte ~40-45 % de charges qui génèrent des droits, et reste déductible de l'IS.

Étage 2 — capitaliser le résiduel à l'IS : ce qui n'est pas distribué reste dans la SELARL, à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €) — un différé d'imposition qui peut être investi via la trésorerie de la société.

Étage 3 — un dividende calibré : autour du seuil des 10 % (ici ~1 500 € au PFU), le surplus n'étant distribué qu'en connaissance de cause, ou après avoir relevé le capital (voir §10). Étage 4 — vérifier le RFR pour ne pas déclencher inutilement la CEHR ou la CDHR.

Le verdict : le mix ne bat pas forcément le tout-dividende sur le net immédiat, mais il gagne sur les trois plans qui comptent dans la durée — protection sociale construite, différé d'IS et RFR maîtrisé. L'ordre des étages prime sur le montant.

Dr Élodie, 140 000 € de bénéfice : le tout-dividende contre le mix à étages. Chiffres arrondis, à titre pédagogique.
CritèreScénario A — tout dividendeScénario B — le mix
IS payé≈ 30 750 € (sur 140 000 €)Réduit (rémunération déductible)
Cotisations TNSSur ~107 750 € de dividende (choc)Sur la rémunération-socle (droits acquis)
Droits CARMF construitsAucunOui (trimestres + points)
Plafond PER ouvert0 €~10 000 à 12 000 € déductibles
Résiduel capitalisé à l'ISNon (tout sorti)Oui (différé d'imposition)
Risque trésorerie N+1Élevé (régularisation massive)Maîtrisé (cotisations lissées)

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement arrondis pour que la logique saute aux yeux. Le taux global de cotisations TNS retenu (~40-45 %) est dégressif et varie selon la caisse, le secteur conventionnel et le niveau de revenu. Le plafond PER réel dépend du bénéfice imposable précis. Les projections d'investissement du résiduel capitalisé ne sont jamais garanties : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et tout placement comporte un risque de perte en capital. Ce cas ne remplace pas une simulation personnalisée, seule à même de trancher votre dosage optimal — dans le respect de votre déontologie de praticien.

Aller plus loin : que faire du résiduel capitalisé ?

Dans le scénario B, le bénéfice non distribué reste dans la SELARL après IS. Cette trésorerie n'a pas vocation à dormir : elle peut être investie au sein de la société (contrat de capitalisation, SCPI, titres) pour faire travailler le différé d'imposition. C'est tout l'objet de notre guide placer la trésorerie de sa SEL : capitaliser le résiduel à l'IS.
§ 7LE COÛT CACHÉ·3 MIN

Le coût caché du tout-dividende : votre retraite CARMF

Un de nos clients généralistes l'a découvert passé la cinquantaine : ses années de tout-dividende lui avaient fait manquer des points CARMF qu'il ne rachèterait jamais. C'est le coût qu'aucune simulation d'IS ne fait apparaître, parce qu'il ne se voit pas l'année de la distribution : la retraite et la protection sociale que vous ne construisez pas. Un dividende ne cotise nulle part : ni CNAVPL pour la base, ni CARMF pour la complémentaire. Côté prévoyance, idem — pas un euro d'indemnités journalières en cas d'arrêt.

Le régime de retraite du médecin se compose du régime de base CNAVPL et de la CARMF (retraite complémentaire et régime ASV — l'allocation supplémentaire de vieillesse, dont une partie est financée par la CPAM pour les praticiens de secteur 1). Toutes ces cotisations s'assoient sur votre rémunération, jamais sur vos dividendes. Concrètement, un généraliste qui sort 100 000 € en dividendes plutôt qu'en rémunération ne valide aucun trimestre sur ces 100 000 € : sa pension CARMF s'en ressentira, parfois de plusieurs centaines d'euros par mois.

Mémo express

100 € de rémunération ≠ 100 € de dividende

  • 100 € de rémunération = des trimestres et points de retraite (CNAVPL + CARMF), une prévoyance (IJ, invalidité, décès) et du plafond PER ouvert.
  • 100 € de dividende = 0 trimestre, 0 point CARMF, 0 prévoyance, 0 euro de plafond PER.
  • Le dividende optimise l'instant T ; seule la rémunération construit l'avenir.

C'est pour cette raison que la CARMF, à elle seule, ne suffira pas à maintenir votre niveau de vie à la retraite — un sujet que nous développons dans retraite du médecin généraliste : pourquoi la CARMF ne suffira pas et dans compléter sa retraite CARMF : 4 solutions. Les valeurs de cotisation et de point CARMF 2026 sont susceptibles d'évoluer (réforme de l'assiette des indépendants au 1er janvier 2026) : nous les vérifions au cas par cas sur carmf.fr.

Aller plus loin : transformer le socle en patrimoine

La logique se prolonge naturellement au-delà du contrat. Le plafond PER ouvert par votre socle de rémunération est le premier réceptacle, mais ce n'est pas le seul : assurance-vie, SCPI, immobilier, contrat de capitalisation au sein de la société complètent le dispositif. Nous balayons l'ensemble des enveloppes dans notre guide où placer son argent quand on est en profession libérale.
§ 8TRÉSORERIE·2 MIN

La bombe à retardement : le choc de trésorerie N+1 / N+2

C'est l'appel de cotisations de l'automne suivant qui surprend le plus de médecins en rendez-vous. Les cotisations TNS ne sont pas prélevées en temps réel : elles sont d'abord appelées de façon provisionnelle (sur un revenu antérieur), puis régularisées en N+1, voire en N+2. Conséquence : une distribution massive au-delà du seuil des 10 % en année N ne déclenche pas tout de suite la facture de cotisations — elle tombe l'année suivante, parfois quand l'argent a déjà été dépensé.

Le réflexe d'un confrère bien conseillé : dès le versement au-delà du seuil, il met de côté 40 à 45 % de la fraction excédentaire sur un compte à part, et n'y touche plus jusqu'à la régularisation. Ne la considérez jamais comme disponible : c'est ce qui évite le trou d'air de trésorerie l'année d'après. Le mécanisme complet et son calendrier sont détaillés dans notre guide dividendes de SEL : la règle des 10 % et la provision N+1/N+2.

À provisionner : ~40-45 % de la fraction au-delà de 10 %

Toute distribution franchissant le seuil doit s'accompagner d'une mise de côté immédiate. Bloquez 40 à 45 % de la part excédentaire sur un compte dédié, et ne la touchez pas : la régularisation des cotisations TNS arrivera en N+1 ou N+2.
§ 9PIÈGE DÉCLARATIF·3 MIN

Le piège déclaratif : votre rémunération technique requalifiée en BNC

Depuis avril 2025, un arrêt du Conseil d'État rebat les cartes — et beaucoup de médecins le confondent à tort avec la règle des 10 %, alors que le sujet est tout autre. Par sa décision n° 492154 du 8 avril 2025, le Conseil d'État (8e-3e chambres) a jugé que la rémunération de l'activité technique libérale de l'associé d'une SEL relève des bénéfices non commerciaux (art. 92 CGI), et non plus des traitements et salaires — sauf lien de subordination caractérisé. Seule la part qui rémunère un mandat de gérance réel reste imposée à l'article 62 CGI.

Surtout, cette décision met fin à la tolérance forfaitaire de 5 % qui permettait de qualifier mécaniquement une fraction de la rémunération en gérance (§ 550 du BOI-RSA-GER-10-30, mis à jour le 16 juillet 2025) : le juge a estimé que ce forfait « ajoutait à la loi ». Le point a été confirmé par le rescrit BOI-RES-BNC-000136. Conséquence pratique : chaque praticien doit désormais justifier individuellement la ventilation entre sa rémunération technique (BNC) et sa rémunération de gérance (art. 62), pour les revenus à compter de 2024, via la déclaration adaptée (2035-SD ou 2042 selon le régime).

CE 8 avril 2025 : la fin du forfait 5 %, à ne pas confondre avec les 10 %

Deux sujets distincts, qu'on mélange tout le temps : la requalification en BNC vise la rémunération de l'associé (comment elle est imposée) ; la règle des 10 % vise les dividendes (comment ils sont cotisés). L'arrêt de 2025 ne change pas l'arbitrage salaire/dividendes, mais c'est un piège déclaratif réel. La bascule BNC est aussi au cœur du choix SELARL ou rester en BNC.

Le réflexe à avoir avant votre prochaine liasse

N'attendez pas un contrôle pour vous mettre en règle. Un de nos clients généralistes a anticipé : avec son expert-comptable, il a chiffré le temps réellement passé à gérer la société (réunions, décisions, banque) pour justifier la part relevant de l'article 62, puis basculé le reste en BNC (art. 92), déclaré sur le bon formulaire (2035-SD ou 2042 selon le régime). Ce n'est pas une option fiscale à arbitrer, mais une obligation déclarative : faites-la valider par votre expert-comptable et votre conseil dès l'exercice en cours.
§ 10LES LEVIERS·3 MIN

Augmenter le capital, SPFPL : les leviers (et leurs limites)

Puisque le seuil des 10 % se calcule sur le capital, deux questions qu'un confrère sur deux nous pose : « puis-je relever mon capital pour distribuer plus au PFU ? » et « une holding ne ferait-elle pas écran ? ». Tranchons-les.

Relever le capital ou loger un compte courant

Relever le capital social, ou loger un compte courant d'associé, augmente mécaniquement le seuil des 10 %— donc la part de dividendes qui sort au PFU plutôt qu'en cotisations. C'est un levier parfaitement légitime, à une condition : que l'opération soit réelle et justifiée économiquement, pas cosmétique. Une augmentation de capital fictive, défaite l'année suivante, serait fragile face à un contrôle.

Cas 2 · Dr Karim · généraliste SELARL · capital relevé

Le levier du capital, bien employé

Karim porte le capital de sa SELARL de 10 000 € à 40 000 € et porte son compte courant moyen de 5 000 € à 20 000 €. Son seuil des 10 % passe de 1 500 € à 6 000 €. Résultat : 4 500 € de dividendes supplémentaires sortent désormais au PFU 31,4 % au lieu d'entrer dans les cotisations TNS — à condition que les 30 000 € injectés au capital soient bien sur le compte de la société, pas un jeu d'écritures défait en janvier suivant.

La SPFPL ne fait pas écran

Loger sa SELARL sous une société de participations financières (SPFPL) ne neutralise pas le seuil des 10 %. La Cour de cassation l'a clairement jugé (2e civ., 19 octobre 2023, n° 21-20.366, publié) : les dividendes remontés à la holding restent, pour la fraction excédant 10 % du capital, dans l'assiette des cotisations TNS de l'associé qui exerce. La SPFPL conserve néanmoins ses autres atouts (régime mère-fille, réinvestissement, préparation de la transmission) — détaillés dans notre guide SPFPL : la holding qui change la fiscalité du libéral.

La SPFPL ne fait pas écran (Cass. 19/10/2023)

Beaucoup espèrent qu'en faisant remonter les dividendes à une holding, ils échapperont aux cotisations. C'est faux : la jurisprudence est fixée. La holding est un excellent outil de structuration et d'effet de levier — pas un moyen de contourner la règle des 10 %.
§ 11STRUCTURE·2 MIN

SELARL ou SELAS : la convergence 2025 sur les dividendes

Une question revient pour ceux qui hésitent encore sur la forme de leur société : « la SELAS ne serait-elle pas plus avantageuse pour les dividendes ? » Historiquement, oui : le président de SELAS, assimilé salarié, distribuait ses dividendes au seul PFU, hors du champ de la règle des 10 %. Depuis le 1er janvier 2025, cet avantage n'existe plus.

La LFSS 2024 (loi n° 2023-1250) a étendu la règle des 10 % aux présidents de SELAS (associés exerçants), à compter du 1er janvier 2025, sans période transitoire : c'est désormais du droit positif. L'avantage « dividendes hors champ » a donc disparu pour la fraction excédant le seuil. Le statut assimilé salarié subsiste néanmoins pour la rémunération de mandat (couverture proche d'un cadre, charges de l'ordre de 75 à 82 %).

Point de vigilance : si le principe est acquis, certaines modalités fines d'application URSSAF (assiette du compte courant, articulation avec le mandat) restent à sécuriser au cas par cas. Pour le choix de structure lui-même, voyez le comparatif SELARL ou SELAS : quelle structure choisir et notre guide EI, EURL, SELARL, SELAS : le statut qui commande l'arbitrage.

SELARL — gérant majoritaire (TNS)

Points forts

  • Charges de rémunération ~40-45 % (plus légères)
  • Affiliation CARMF (régime des médecins)

Points de vigilance

  • Règle des 10 % applicable de longue date
  • Couverture prévoyance à compléter (Madelin)

SELAS — président (assimilé salarié)

Points forts

  • Couverture sociale proche d'un cadre
  • Avantage dividendes historique (en voie d'érosion)

Points de vigilance

  • Charges de rémunération ~75-82 % (plus lourdes)
  • Règle des 10 % désormais applicable (depuis 2025)
§ 12LA MÉTHODE·3 MIN

La méthode Hagnéré Patrimoine : calibrer votre mix

Récapitulons la séquence, étage par étage. L'arbitrage salaire/dividendes du généraliste en SELARL n'est pas un choix binaire : c'est un système à quatre étages, que l'on règle dans cet enchaînement précis — la même méthode des quatre étages de l'arbitrage salaire/dividendes en SEL appliquée au cas du médecin.

À retenir

Les quatre étages du mix

  • Étage 1 — la rémunération-socle : juste suffisante pour le train de vie, elle valide la CARMF et sature le plafond PER (jusqu'à 88 911 €).
  • Étage 2 — le résiduel capitalisé à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %), plutôt que sorti.
  • Étage 3 — un dividende calibré sous ou autour du seuil des 10 %, pour éviter le rattrapage par les cotisations.
  • Étage 4 — le réglage du RFR pour rester sous les seuils de la CEHR et de la CDHR.

Ce dernier étage est trop souvent négligé. Un excès de dividendes gonfle votre revenu fiscal de référence, ce qui peut déclencher la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR, 3 puis 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 €, art. 223 sexies CGI) et la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR, imposition minimale de 20 % du RFR, art. 224 CGI, reconduite par la LF 2026). Piloter le RFR fait donc partie intégrante de l'arbitrage — un sujet développé dans profession libérale à hauts revenus : piloter son RFR et la CDHR : la contribution différentielle de 20 % du RFR.

Le bon dosage d'un généraliste à 140 000 € de bénéfice, célibataire et propriétaire de ses murs, n'est pas celui d'un confrère à 90 000 € qui loue son cabinet. C'est pour ça qu'on le calibre dossier par dossier — en bilan, chez Hagnéré Patrimoine (cabinet enregistré ORIAS n° 23002291, à Bassens, près de Chambéry), dans le respect de votre déontologie de praticien.

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Sources et références légales

  • Code de la sécurité sociale — statut et cotisations

    Art. L. 131-6 CSS (réintégration dans l'assiette des cotisations TNS de la fraction de dividendes excédant 10 % du capital libéré, des primes d'émission et du compte courant d'associé). Art. L. 611-1 et L. 631-1 CSS (affiliation du gérant majoritaire de SELARL aux travailleurs indépendants). Art. L. 311-3 CSS (assimilés salariés : président de SELAS et gérant minoritaire). Art. L. 136-8 CSS (taux de la CSG, portée à 10,6 % sur les revenus du capital au 1er janvier 2026).

  • Code général des impôts — rémunération et dividendes

    Art. 62 CGI (rémunération du gérant majoritaire, traitements et salaires) et art. 80 ter CGI (dirigeants assimilés salariés). Art. 92 CGI (BNC, rémunération de l'activité technique de l'associé de SEL). Art. 211 et 39 CGI (déductibilité IS de la rémunération : travail effectif et non excessive). Art. 219 CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). Art. 200 A, 158, 117 quater et 154 quinquies CGI (PFU 31,4 %, option barème et abattement 40 %, acompte 12,8 %, CSG déductible). Art. 197 CGI (barème de l'IR). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin, plafond 88 911 € en 2026). Art. 223 sexies et 224 CGI (CEHR et CDHR).

  • LFSS 2026 (loi 2025-1403) et LF 2026 (loi 2026-103)

    Loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS 2026) : hausse de 1,4 point de la CSG sur les revenus du capital, portant les prélèvements sociaux à 18,6 % sur les dividendes (PFU 31,4 %). Loi n° 2026-103 du 19 février 2026 (LF 2026) : barème de l'IR (0/11/30/41/45 %), maintien du taux réduit d'IS à 42 500 €, reconduction de la contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR). Le périmètre exact de la CDHR (revenus retenus, décote) reste à confirmer au texte selon l'exercice.

  • Régime des SEL et règle des 10 %

    Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (exercice en société des professions libérales réglementées, qui remplace la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990) et cadre des SPFPL. Règle des 10 % généralisée aux sociétés à l'IS par la LFSS 2013 (loi n° 2012-1404 du 17 décembre 2012). Extension annoncée aux associés exerçants présidents de SELAS par la LFSS 2024 (loi n° 2023-1250 du 26 décembre 2023), au 1er janvier 2025 — à confirmer, sans doctrine fiscale dédiée à ce jour.

  • BOFiP et jurisprudence

    BOFiP : BOI-RSA-GER-10-30 (rémunération des associés et gérants de SEL, BNC art. 92 vs gérance art. 62, suppression du forfait 5 %), BOI-RES-BNC-000136 (rescrit BNC), BOI-BIC-CHG-40-40-10 et BOI-IS-BASE-30-20 (déductibilité IS de la rémunération). Jurisprudence : CE 8 avril 2025 n° 492154 (rémunération technique en BNC, fin du forfait 5 %) ; Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (la SPFPL ne fait pas écran) ; Cons. const. n° 2010-24 QPC du 6 août 2010 (validation de la règle des 10 %). Valeurs CARMF 2026 : à vérifier sur carmf.fr.

Information

Ce guide n'est pas un conseil personnalisé.

Ce guide est un panorama informatif à jour au 8 juin 2026, rédigé par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, Bassens 73000). Il ne constitue ni un conseil personnalisé ni une recommandation au sens de l'art. L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les chiffrages présentés sont des ordres de grandeur pédagogiques, volontairement arrondis : le taux global de cotisations TNS retenu (de l'ordre de 40 à 45 %) est dégressif et varie selon votre caisse et votre revenu. L'arbitrage entre rémunération et dividendes dépend de votre situation (capital, TMI, train de vie, horizon retraite) et de votre déontologie médicale. Certains points (modalités URSSAF fines d'application de la règle des 10 % à la SELAS, valeurs CARMF 2026, périmètre de la CDHR) restent à confirmer au texte. Consultez un conseiller avant toute décision.

Foire aux questions

Tout sur l'arbitrage salaire / dividendes du médecin en SELARL en 2026.

Règle des 10 %, PFU 31,4 %, droits CARMF, choc de trésorerie, requalification BNC, SELARL ou SELAS. Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous.