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PER individuel, PER TNS, PEREC, transfert d'anciens contrats et arbitrage fiscal : nous vous aidons à choisir le bon cadre et le bon niveau de versement.
Votre Interlocuteur Sur Ce Sujet
Quentin Hagnéré
CGP indépendant spécialisé en PER et préparation de la retraite
Quentin Hagnéré accompagne salariés, indépendants et dirigeants sur l'ouverture, le transfert et l'optimisation fiscale des PER, avec une logique patrimoniale globale et non produit par produit.
Sommaire
- 1. Carrière courte, capital concentré : 1 M€ doit durer 50 ans
- 2. Le piège des revenus en pic
- 3. L'objectif valorisation : faire grossir le capital
- 4. La logique des 4 poches
- 5. Quelles enveloppes pour 1 M€
- 6. Trois scénarios d'allocation selon le profil
- 7. Exemple chiffré sur 1 M€
- 8. Reconversion et image : investir dans son après-carrière
- 9. Nos convictions chez Hagnéré Patrimoine
- Sources, mentions et avertissement
Publié le 23 juin 2026 · Mis à jour le 23 juin 2026 · Par Quentin Hagnéré, CGP (conseiller en gestion de patrimoine) CIF / COA / COBSP, enregistré à l'ORIAS sous le numéro 23002291.
Un sportif professionnel ou un artiste à succès vit une trajectoire financière à part : il gagne beaucoup en quelques années, puis voit ses revenus d'activité chuter brutalement. La carrière moyenne d'un sportif de haut niveau dépasse rarement 10 à 15 ans, quand le capital accumulé devra, lui, financer 40 à 50 ansde vie. C'est le piège du pic : ce n'est pas le pactole, c'est un revenu temporaire qui doit durer toute une existence. Avec 1 million d'euros, le vrai sujet n'est donc pas le rendement, c'est la durée.
L'idée qu'on défend ici : transformer ce pic de revenus en un capital qui grossit pendant la carrière et devient une rente après. Vous y trouverez la méthode des 4 poches, le levier du PER déduit au taux marginal de 45 %, trois allocations chiffrées d'un million (cibles ~3 %, ~5 % et ~7 % net, illustratives) et un exemple où 1 M€ placé à 27 ans pourrait théoriquement approcher 2 M€ en fin de carrière.
Ce guide est volontairement centré sur l'objectif valorisation: faire grossir le capital pendant la carrière plutôt que le consommer trop tôt. Pour la mécanique générale d'investissement d'un million tous profils confondus, voyez notre guide investir 1 000 000 €. Si vous disposez plutôt de 2 millions, notre dossier gérer une carrière courte avec 2 M€ est plus adapté. Pour des patrimoines plus importants, voyez nos dossiers sportif ou artiste : gérer 3 M€ et sportif ou artiste : gérer 10 M€ et l'après-carrière. Et pour la seule phase d'après-carrière, consultez transformer ses gains en rente.
En 60 secondes
- Pour qui ? Sportif, artiste ou créateur à carrière courte disposant d'environ 1 M€, objectif valorisation.
- Le principe : capitaliser pendant le pic de revenus, convertir en rente après la carrière.
- Méthode : 4 poches (Sécurité, Revenu, Croissance, Illiquide) + 3 profils chiffrés.
- Levier signature : le PER, qui déduit au taux marginal de 45 % pendant les années à très hauts revenus.
- Risque principal : consommer le capital trop tôt, ou ne pas anticiper la chute de revenus.
Avertissement
Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les chiffres et allocations cités sont illustratifs et non garantis : tout investissement comporte un risque de perte en capital et les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La fiscalité dépend de votre situation individuelle et de votre statut (salarié, BNC, société). Pour une analyse adaptée, sollicitez un bilan patrimonial personnalisé.
À propos de l'auteur
Quentin Hagnéré
Conseiller en Gestion de Patrimoine — fondateur de Hagnéré Patrimoine
Quentin Hagnéré et son équipe accompagnent dirigeants, professions libérales, sportifs, artistes et non-résidents dans la structuration de patrimoines de 1 à plus de 10 M€. Le cabinet applique une méthodologie CGP conforme MIF II / DDA, avec rapport écrit opposable.
1. Carrière courte, capital concentré : pourquoi 1 M€ doit durer 50 ans
La singularité du sportif et de l'artiste tient à l'asymétrie de leur courbe de revenus. Pendant la carrière, les gains sont concentrés sur une fenêtre étroite — souvent une dizaine d'années pour un sportif de haut niveau, parfois davantage pour un artiste, mais rarement linéaire. Une fois cette fenêtre refermée, le revenu d'activité s'effondre. Le million accumulé n'est donc pas un surplus de confort : c'est le socle qui devra produire un revenu pendant un demi-siècle.
Ce déséquilibre impose un changement de logiciel. On ne raisonne pas comme un cadre qui épargne régulièrement jusqu'à 64 ans, mais comme quelqu'un qui dispose d'un capital tôt et doit le faire travailler très longtemps. La bonne nouvelle, c'est que cet horizon long est un allié : il permet à l'intérêt composé de faire le gros du travail, à condition de ne pas entamer le capital prématurément.
Le chiffre clé
Une carrière de 10 à 15 ans face à 40 à 50 ansà financer : voilà le rapport qui dicte toute la stratégie. À un taux de retrait soutenable de 3 à 5 % net (illustratif, non garanti), 1 M€ peut produire de l'ordre de 30 000 à 50 000 € de revenu durable par an — mais seulement après avoir laissé le capital grossir. Pour approfondir la notion de taux de retrait, voyez notre guide devenir rentier : le taux de retrait soutenable.
2. Le piège des revenus en pic : tout gagner en quelques années
Gagner très gros aujourd'hui et presque rien demain crée deux problèmes : une fiscalité écrasante pendant la carrière, et un vide de revenus après. Les traiter ensemble, dès le pic, fait toute la différence entre un capital qui fond et un capital qui dure.
Lisser une fiscalité très élevée pendant la carrière
Au sommet de la carrière, un sportif ou un artiste se retrouve fréquemment dans la tranche marginale à 45 %, potentiellement majorée de la contribution exceptionnelle sur les hauts revenus (CEHR, art. 223 sexies du CGI : 3 % puis 4 % au-delà de 250 000 € et 500 000 € de revenu fiscal de référence), voire de la contribution différentielle (CDHR, art. 224, qui vise un taux plancher pour les très hauts revenus ; son périmètre 2026 reste à confirmer). À ces niveaux, chaque euro de revenu supplémentaire est lourdement taxé : lisser devient une priorité.
Plusieurs leviers existent, mais ils dépendent étroitement du statut :
- L'étalement du bénéfice (art. 100 bis du CGI) : pour des revenus relevant des bénéfices non commerciaux, on peut, sur option écrite, être imposé sur le bénéfice moyendes 3 ou 5 dernières années. Idéal pour une activité dont les recettes varient fortement d'une année à l'autre.
- Le système du quotient (art. 163-0 A du CGI) : pour un revenu exceptionnel ponctuel (prime de transfert, gros cachet, à-valoir), l'impôt est calculé en ajoutant le quart du revenu, puis en multipliant par quatre l'impôt correspondant, ce qui atténue la progressivité du barème.
- Le PER : déduire les versements du revenu imposable au taux marginal le plus élevé pendant le pic, pour les récupérer plus tard, à une tranche bien plus basse.
Selon votre statut
Le régime fiscal applicable dépend de votre situation précise : salarié d'un club, travailleur indépendant en BNC, ou société dédiée. L'étalement de l'art. 100 bis et le quotient ne jouent pas dans tous les cas, et certains revenus (sponsoring, droits à l'image) suivent leurs propres règles. Aucun de ces leviers ne doit être activé sans validation préalable de votre conseiller et de votre expert-comptable. Le PER, levier fiscal du pic de revenus, reste en revanche pertinent dans la grande majorité des configurations.
Anticiper la chute brutale de revenus après la carrière
Vers 35 à 40 ans, le sportif voit ses revenus d'activité fondre presque du jour au lendemain. C'est précisément le moment où le capital doit prendre le relais. La stratégie consiste à capitaliser sans distribuer pendant la carrière — quand la fiscalité est saturée — puis à basculer vers le revenu après, lorsque la tranche d'imposition a chuté. Cette séquence, simple dans son principe, évite deux erreurs fréquentes : payer de l'impôt inutile sur des revenus distribués au mauvais moment, et se retrouver sans relais de revenu une fois la carrière terminée. La phase d'après-carrière et la conversion en rente font l'objet d'un guide dédié.
3. L'objectif valorisation : faire grossir le capital, pas le consommer trop tôt
C'est la différence majeure avec un retraité qui cherche une rente immédiate : ici, on ne consomme pas le million, on le fait grossir. Tant que les revenus d'activité couvrent le train de vie, le capital n'a pas à être entamé. On privilégie donc des enveloppes capitalisantes (assurance-vie, PEA, PER) où les gains s'accumulent sans frottement fiscal annuel — ce qui est doublement précieux quand on est déjà au plafond de l'impôt.
Sur un horizon de 40 à 50 ans, le temps porte l'essentiel de la performance. Un capital qui croît sans retrait bénéficie pleinement de l'effet boule de neige : les gains génèrent à leur tour des gains. C'est le luxe que procure une carrière démarrée jeune — à condition de ne pas y toucher trop tôt.
Notre principe
Pendant la carrière, on accumule : capitalisation maximale, distributions minimales, déduction PER au taux marginal. Après la carrière, on convertit: bascule progressive vers la poche Revenu et mise en place d'une rente. Un seul capital, deux régimes de pilotage successifs.
4. La logique des 4 poches pour un sportif ou un artiste
La méthode des 4 poches est notre grille de lecture pour structurer un patrimoine lisible et pilotable. La Sécurité protège, le Revenu distribuera demain, la Croissancefait grossir et l'Illiquidecapte une prime de long terme. Règle d'or : la poche Illiquide grossit avec le patrimoine— de l'ordre de 5 à 25 % à 1 M€ selon le profil, davantage à 5 ou 10 M€ dans une logique de family office.
Poche Sécurité — un filet pour l'après-carrière
Fonds euros (rendement de l'ordre de 2,6 % net en 2026, illustratif) et fonds obligataires datés logés en assurance-vie : capital garanti ou rendement connu à l'échéance. Pour un sportif, cette poche joue un rôle très concret de matelas anti-blessureet de réserve entre deux contrats, et amortit la transition de carrière. On la complète d'une prévoyance adaptée, distincte du placement.
Poche Revenu — préparer une rente future
On y trouve les SCPI européennes (rendement de l'ordre de 4,7 à 4,9 % illustratif), la nue-propriété de SCPI (décote à l'entrée, hors assiette IFI), les fonds obligataires datés et les produits structurés à coupon. Cette poche est en sommeil pendant la carrière : elle prépare la rente qui prendra le relais quand les revenus d'activité disparaîtront.
Poche Croissance — le moteur principal sur un horizon long
Le cœur du dispositif valorisation : des ETF actions monde (indices larges type MSCI World ou S&P 500) logés en priorité dans le PEA, puis en assurance-vie, puis en compte-titres. Sur 40 à 50 ans, c'est cette poche qui porte l'essentiel de la performance. Elle est volatile à court terme, mais l'horizon long absorbe les secousses.
Poche Illiquide — une part raisonnable de non coté
Private equity (de l'ordre de 11 % net par an en moyenne historique, avec une forte dispersion), dette privée, infrastructure non cotée et nue-propriété. Un sportif jeune peut accepter une durée de blocage de plusieurs années : son horizon rend la prime d'illiquidité parfaitement cohérente. On la dose selon le profil, jamais au détriment du filet de sécurité.
Aller plus loin — la part d'illiquide grossit avec le patrimoine
À 1 M€, la poche Illiquide reste mesurée (5 à 25 % selon le profil). Mais c'est une logique qui s'amplifie quand le patrimoine grandit : de l'ordre de 20 à 25 % à 5 M€, jusqu'à 30 à 40 % au-delà de 10 M€, dans une approche de family office. Pour visualiser le revenu qu'un capital peut produire selon le rendement, notre simulateur pédagogique combien rapporte 1 million d'euros placés donne des ordres de grandeur (illustratifs).
5. Quelles enveloppes pour 1 M€
Assurance-vie, PEA et PER pendant les années à hauts revenus
Les poches définissent quoi détenir ; les enveloppes définissent où le loger pour optimiser la fiscalité. Pour un sportif au taux marginal maximal, le trio gagnant est clair : le PER comme pivot de déduction, le PEA pour la croissance actions, et l'assurance-vie pour la souplesse et la transmission.
| Enveloppe | Fiscalité après détention | PS 2026 | Rôle dans l'allocation |
|---|---|---|---|
| Assurance-vie (> 8 ans) | Abattement 4 600 / 9 200 €, puis 7,5 % ≤ 150 k€ de primes (12,8 % au-delà) | 17,2 % | Toutes poches + transmission (990 I / 757 B) |
| PEA (> 5 ans) | Exonéré d'impôt sur le revenu | 18,6 % | Poche Croissance (ETF actions monde) |
| PER | Déduction des versements (TMI jusqu'à 45 %) | 18,6 % (sortie en capital) | Levier du pic de revenus |
| Compte-titres | PFU 31,4 % (12,8 % + 18,6 %) | 18,6 % | Complément Croissance / Illiquide |
Le PERest le levier signature du persona : déduction des versements au taux marginal (jusqu'à 45 %), plafond de l'ordre de 37 680 € pour un salarié et jusqu'à environ 88 911 € pour des revenus en BNC, plafond non utilisé reportable 5 ans (LF 2026). Attention : depuis 2026, les versements après 70 ans ne sont plus déductibles. À la sortie en capital, la part de gains supporte 18,6 % de prélèvements sociaux. Pour un sportif mobile à l'international, l'assurance-vie luxembourgeoise peut compléter le dispositif (neutralité fiscale, portabilité).
Exemple — l'économie d'impôt du PER au taux marginal maximal
Un sportif au taux marginal de 45 %verse, en BNC, 80 000 € sur son PER au cours d'une bonne année. Cette déduction réduit son revenu imposable d'autant : l'économie d'impôt approche 36 000 €(45 % de 80 000 €). Les sommes capitalisent ensuite à l'abri de l'impôt. À la sortie, idéalement après la carrière quand la tranche a baissé, le capital est imposé — mais à un taux bien plus faible. C'est tout l'intérêt d'un outil de report dans le temps. Chiffres illustratifs ; le plafond réel et le statut sont à valider avec votre expert-comptable.
Dualité des prélèvements sociaux 2026
Depuis la LFSS 2026, deux taux coexistent. 17,2 % sur l'assurance-vie, le contrat de capitalisation, les revenus fonciers et les plus-values immobilières. 18,6 % (CSG relevée de 1,4 point) sur les dividendes, les intérêts, les plus-values mobilières, le PEA, le PER et les crypto-actifs. Résultat : le PFU est de 30 % sur l'assurance-vie, mais de 31,4 % sur les dividendes et plus-values mobilières hors enveloppe. On ne raisonne donc jamais avec un taux unique : tout dépend de la nature du revenu.
6. Trois scénarios d'allocation selon le profil
Du plus prudent au plus offensif, voilà comment répartir un million. Le point commun : un objectif de valorisation, donc une part importante laissée à la Croissance et à l'Illiquide que l'horizon long autorise.
| Poche | Prudent (~3 %) | Équilibré (~5 %) | Dynamique (~7 %+) |
|---|---|---|---|
| Sécurité | 40 % — 400 k€ | 25 % — 250 k€ | 15 % — 150 k€ |
| Revenu | 25 % — 250 k€ | 20 % — 200 k€ | 15 % — 150 k€ |
| Croissance | 30 % — 300 k€ | 40 % — 400 k€ | 45 % — 450 k€ |
| Illiquide | 5 % — 50 k€ | 15 % — 150 k€ | 25 % — 250 k€ |
Comment lire ces trois profils
Voyez ces répartitions comme des points de départ, pas comme un menu fixe. Le bon profil dépend de votre âge, de votre statut, de votre horizon de carrière restant et de votre tolérance au risque réel — celle qui se révèle après une baisse de 30 % des marchés, pas dans un marché haussier. Les cibles de rendement (~3, ~5, ~7 % net) sont des ordres de grandeur selon le profil et l'horizon, jamais des promesses. Un sportif peut d'ailleurs démarrer Dynamique en début de carrière puis glisser vers Équilibré puis Prudent à mesure que l'après-carrière approche. Pour situer votre million dans le paysage des hauts patrimoines, voyez aussi combien faut-il pour être financièrement libre.
Profil Prudent — cible ~3 % net
Ici on veut un capital qui ne perde pas, mais qui continue de progresser. La poche Sécurité (40 %, 400 k€)en fonds euros et fonds obligataires datés au sein d'une assurance-vie offre capital garanti et rendement connu à l'échéance — rassurant quand on sait ses revenus appelés à chuter. La poche Revenu (25 %, 250 k€) en SCPI européennes et produits structurés à coupon prépare une rente complémentaire. La poche Croissance (30 %, 300 k€) en ETF actions monde, en PEA et assurance-vie, porte encore la performance du portefeuille. La poche Illiquide (5 %, 50 k€)se limite à de la nue-propriété de SCPI (décote à l'entrée, hors fiscalité sur la période). Pour qui : profil averse au risque ou proche de la fin de carrière.
Profil Équilibré — cible ~5 % net
Avec 40 à 50 ans d'horizon, on accepte davantage de volatilité. La Sécurité descend à 25 % (250 k€), simple filet de transition. La Revenu (20 %, 200 k€)ajoute de l'infrastructure distributive aux SCPI et structures. La Croissance domine à 40 % (400 k€): ETF monde en PEA (purge de l'impôt après 5 ans) et en assurance-vie pour la souplesse. L'Illiquide grimpe à 15 % (150 k€) : private equity et dette privée en assurance-vie. Le PER sert à déduire pendant le pic ; on sécurise progressivement les plus-values. Pour qui :sportif en milieu de carrière, à l'aise avec les marchés.
Profil Dynamique — cible ~7 % net et plus
Un sportif jeune, avec quarante ans devant lui et l'envie de faire croître fortement son capital, peut viser une allocation offensive. La Sécurité se limite à 15 % (150 k€), juste un coussin pour ne pas vendre au mauvais moment. La Revenu reste à 15 % (150 k€) en structures et SCPI européennes, pour amortir la volatilité. La Croissance atteint 45 % (450 k€): ETF monde en PEA et compte-titres, exposition maximale aux marchés mondiaux. L'Illiquide monte à 25 % (250 k€): private equity, dette privée et infrastructure non cotée en assurance-vie, qui bénéficient pleinement de l'horizon. Le PER reste l'outil clé pendant les années à très hauts revenus. À l'approche de la fin de carrière, on réduit le risque et on réoriente vers la poche Revenu. Pour qui : sportif jeune, en début de carrière.
Quel profil pour votre million ?
Prudent, équilibré ou dynamique : le bon dosage se cale sur votre situation et le temps qu'il vous reste à courir. Un conseiller affine votre allocation.
Rappel : ces trois allocations et leurs cibles de rendement sont illustratives et non garanties. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.
7. Exemple chiffré sur 1 M€
Illustratif — hypothèses explicites
Le cas ci-dessous est une simulation pédagogique, hors fiscalité et frais, à rendement constant. Il illustre un calcul de capitalisation, sans prédire aucun résultat. Une année à +7 % peut être suivie d'une année à −20 %, et la moyenne lisse une réalité bien plus heurtée : ce scénario est non garanti et comporte un risque de perte en capital.
Prenons un sportif de 27 ans qui place 1 M€ en profil Dynamique : 150 k€ en Sécurité (fonds euros + obligataire daté), 150 k€ en Revenu (SCPI + structures), 450 k€ en Croissance (ETF actions monde en PEA et assurance-vie), 250 k€ en Illiquide (private equity + dette privée).
Doublement théorique — la règle des 72
Durée de doublement ≈ 72 ÷ taux annuel 72 ÷ 7 ≈ 10,3 ans Capital final = capital initial × (1 + 7 %) ^ n
- Capital initial :1 000 000 €
- Taux net cible (hypothèse) :~7 % / an
- Horizon :~10 ans (27 → 37 ans)
À ~7 % net, capitalisation sans retrait, le capital double en une dizaine d'années (illustratif, non garanti).
| Horizon | Capital (hypothèse ~7 % net) | Étape |
|---|---|---|
| Aujourd'hui (27 ans) | 1 000 000 € | Allocation Dynamique, capitalisation |
| +10 ans (~37 ans) | ~2 000 000 € | Doublement théorique (règle des 72) |
| Fin de carrière (~40 ans) | ~2 000 000 € | Bascule vers poche Revenu → rente 60–80 k€/an |
À 40 ans, fin de carrière, le portefeuille pourrait ainsi approcher 2 M€. Le sportif le bascule alors progressivement vers une poche Revenu pour générer une rente de l'ordre de 60 000 à 80 000 € par an — un revenu de relais financé par ce que le capital aura gagné pendant la carrière. Encore une fois : illustratif, non garanti, risque de perte en capital.
8. Reconversion et image : investir dans son après-carrière
Au-delà du placement financier, le sportif et l'artiste ont plusieurs leviers spécifiques à piloter. D'abord les droits à l'image et le sponsoring, qui peuvent être structurés via une société dédiée pour lisser et optimiser leur taxation — un sujet à part entière que nous traitons dans notre guide holding patrimoniale (à cadrer impérativement avec votre expert-comptable).
Ensuite, la mobilité internationale: un sportif qui évolue à l'étranger doit raisonner résidence fiscale, conventions et retenue à la source. Chaque situation est singulière et ne peut être tranchée dans un guide général ; nos repères figurent dans fiscalité des non-résidents.
Enfin, la reconversion: une part raisonnable du capital peut financer un projet d'après-carrière (formation, entreprise, investissement entrepreneurial). C'est légitime, à condition de plafonner ce projet — par exemple 10 à 15 % du capital — et de ne pas toucher à la poche Sécurité. À cadrer au cas par cas avec votre conseiller.
Structurer votre après-carrière, dès maintenant
Droits à l'image, mobilité, reconversion : autant de chantiers à ouvrir tant que la carrière dure. Faisons le point ensemble.
9. Nos convictions chez Hagnéré Patrimoine
Ce que nous défendons pour un sportif ou un artiste
- On gère d'abord par l'horizon. Un million qui doit durer 50 ans se pilote par le temps disponible, pas par la performance court terme.
- Capitaliser pendant le pic, convertir après. Deux régimes de pilotage successifs, dans cet ordre et pas l'autre.
- Le PER au taux marginal maximal est le levier fiscal signature de ce profil — sous réserve du statut.
- La poche Illiquide a sa place dès 1 M€ sur un horizon aussi long, en la dosant selon le profil.
- Allocation, fiscalité, transition de carrière, prévoyance : chacun de ces leviers se décide à l'avance.
Nous raisonnons toujours en classes d'actifs et en enveloppes, jamais en noms de produits. Cette neutralité, sur un horizon long et clairement défini, est ce qui fait durer un pic de revenus. Pour la vision la plus large de votre situation, voyez notre approche de la gestion de fortune.
Carrière courte, revenus en pic ?
Faites le point avec un conseiller Hagnéré Patrimoine pour transformer votre 1 M€ en patrimoine qui durera toute votre vie.
Sources, mentions et avertissement
Sources et références (2026)
- CGI : art. 125-0 A (assurance-vie), 200 A (PFU), 990 I et 757 B (transmission AV), 100 bis (étalement du bénéfice des sportifs et artistes), 163-0 A (système du quotient), 163 quatervicies (déduction PER), 223 sexies (CEHR), 224 (CDHR), 964 à 972 et 968 (IFI).
- BOFiP : BOI-BNC-SECT-20-20 (étalement du bénéfice), BOI-IR-LIQ-20-30-20 (système du quotient).
- Lois récentes : LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025, dualité des prélèvements sociaux 17,2 % / 18,6 %) ; LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026, régime du PER).
- Repères : PASS 2026 = 48 060 €. Rendements illustratifs (non garantis) : fonds euros ~2,6 % net, SCPI ~4,7–4,9 %, private equity ~11 %/an net moyen (forte dispersion).
Article mis à jour le 23 juin 2026. Législation à jour de la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026) et de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025). Certains périmètres (CDHR 2026) restent susceptibles de précisions doctrinales.
Avertissement : ce contenu est informatif et ne constitue pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les chiffres, allocations et rendements cités sont illustratifs et non garantis ; tout investissement comporte un risque de perte en capital. La fiscalité dépend de votre situation individuelle et de votre statut. Les leviers fiscaux propres aux sportifs et artistes (étalement, quotient) s'appliquent sous conditions et doivent être validés avec votre expert-comptable.
Hagnéré Patrimoine — Conseil en gestion de patrimoine et de fortune. ORIAS n° 23002291 (CIF, COA, COBSP). 7 Rue Ernest Filliard, 73000 Chambéry. backoffice@hagnere-patrimoine.fr.

