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Guide médecins spécialistes 202615 minMis à jour 9 juin 2026Taux de remplacement souvent < 35-40 %

Préparer sa retraite quand on est médecin spécialiste : au-delà de la CARMF

Vous cotisez beaucoup à la CARMF — et vous toucherez peu, en proportion. C'est le paradoxe du spécialiste à hauts revenus : vos cotisations retraite sont plafonnées (la complémentaire RCV est écrêtée à 168 210 € de revenu en 2026), mais votre revenu, lui, ne l'est pas. Résultat : un taux de remplacement qui tombe souvent sous 35-40 %. Voici pourquoi ce trou se creuse, et les 4 piliers — PER, assurance-vie, immobilier, et votre SEL — pour le combler. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE RETRAITE SPÉCIALISTE 2026

Chiffrer votre trou de pension et le capital à constituer

Audit de votre future retraite de médecin spécialiste : estimation de votre pension CARMF (base, RCV, ASV), calcul du « trou » par rapport à votre revenu d'activité, et calibrage du complément (PER, assurance-vie, immobilier, SEL/SPFPL, cession). Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et coordination avec votre expert-comptable.

  • Estimation de votre pension CARMF réelle
  • Calcul du trou de revenu à compenser
  • Calibrage PER / assurance-vie / immobilier
  • Architecture SEL, SPFPL et cession (150-0 D ter)

TAUX DE REMPLACEMENT HAUT REVENU

souvent < 35-40 %

PLAFOND COMPLÉMENTAIRE RCV

3,5 PASS = 168 210 €

PER DÉDUCTIBLE 2026 (MAX)

88 911 €

ASV SECTEUR 2 FINANCÉE CPAM

0 %

TAUX PLEIN AUTOMATIQUE

67 ans

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE CONSTAT·2 MIN

Le paradoxe : cotiser beaucoup, toucher peu en proportion

Imaginez le jour de votre départ : après trente ans à 25 000 € par mois, votre première pension CARMF tombe — et elle affiche 3 000 € par mois. Pas une erreur de relevé : c'est le décalage le plus mal anticipé du spécialiste à hauts revenus. Vous versez chaque année plusieurs dizaines de milliers d'euros de cotisations obligatoires à la CARMF, et le jour venu, votre pension ne couvrira sans doute qu'une fraction modeste de votre dernier revenu d'activité. La CARMF n'est pas « faible » dans l'absolu : elle est insuffisante en proportion du train de vie d'un médecin à 200 000, 300 000 ou 400 000 € de bénéfice annuel. La mécanique tient en une phrase : vos cotisations retraite sont plafonnées (la complémentaire RCV est écrêtée à 168 210 € de revenu en 2026), alors que votre revenu, lui, ne l'est pas. Ce guide chiffre le « trou » et détaille les quatre piliers pour le combler — idéalement quinze ans avant le départ.

La retraite du spécialiste en 30 secondes

Trois étages, un seul constat. Une retraite de base CNAVPL plafonnée à 5 PASS (240 300 €), une complémentaire RCV écrêtée à 3,5 PASS (168 210 €), une ASV dont le secteur 2 supporte l'intégralité. Au-delà de ces plafonds, vous cotisez sans acquérir un seul droit supplémentaire : le taux de remplacement d'un haut revenu tombe souvent sous 35-40 %. Le reste — l'écart avec votre revenu — ne se comble qu'en capitalisant à votre nom via quatre piliers : PER, assurance-vie, immobilier, et votre SEL.

Dans ce guide, on pose d'abord le diagnostic (sections 1 à 4) : comment se construit votre retraite obligatoire, pourquoi le décrochage s'accentue avec le revenu, et pourquoi le secteur 2 paie une double peine. Puis on passe aux solutions (sections 5 à 10) : les quatre piliers de capitalisation, en finissant par votre SEL et la cession de vos parts. Enfin, une feuille de route par âge (section 11). Le profil voisin du généraliste est traité dans la retraite du médecin généraliste face à la CARMF.

Déontologie : aucun montant individuel ne peut être garanti

Les chiffres de ce guide sont des ordres de grandeur pédagogiques. Votre pension réelle dépend de votre carrière complète (durée d'assurance, revenus de chaque année, secteur d'exercice) et se lit sur votre relevé individuel de situation (RIS) ou votre estimation indicative globale (EIG), ainsi que sur carmf.fr. Une moyenne sectorielle ne dit rien de votre pension : seul votre relevé la donne.
§ 2ARCHITECTURE·3 MIN

Les 3 étages de votre retraite obligatoire : CNAVPL + RCV + ASV

Avant de comprendre pourquoi la pension décroche, regardons comment elle se monte, étage par étage. En tant que médecin, vous relevez de la catégorie « santé » des professions libérales (art. L. 640-1 du Code de la sécurité sociale), affiliée à la CNAVPL. Cette dernière chapeaute dix sections professionnelles (art. L. 641-1 CSS) : la CARMF est la section des médecins. Votre retraite obligatoire empile alors trois régimes, chacun avec sa logique propre — et chacun avec son propre plafond.

Trois étages, trois plafonds

La base CNAVPL (art. L. 642-1) est un régime par points, plafonné à 5 PASS : au-delà de 240 300 € de revenu, vous n'acquérez plus de droits de base. La complémentaire RCV (art. L. 644-1) constitue en général la part la plus importante de votre pension, mais elle est écrêtée à 3,5 PASS (168 210 €). L'ASV (art. L. 645-1) ne concerne que les conventionnés : en secteur 1, une partie est financée par l'Assurance maladie ; en secteur 2, vous payez tout. Aucun des trois étages n'est calibré sur les vrais revenus d'un spécialiste.
Les trois régimes obligatoires du médecin, valeurs au 1er janvier 2026. Les valeurs de point et les cotisations sont à confirmer sur carmf.fr.
RégimeBase légaleCotisation 2026Plafond d'assietteValeur de service du point
Base CNAVPL (par points)CSS L. 642-18,73 % ≤ 1 PASS / 1,87 % de 1 à 5 PASS5 PASS = 240 300 €0,6599 € [à vérifier sur carmf.fr]
Complémentaire RCVCSS L. 644-111,80 %3,5 PASS = 168 210 €77,14 € [à vérifier sur carmf.fr]
ASV (conventionnés)CSS L. 645-1 à L. 645-3Forfait + ajustement5 PASS = 240 300 €11,82 € [à vérifier sur carmf.fr]

Un point à votre avantage : la déductibilité sans plafond

Ces trois cotisations obligatoires sont intégralement déductibles de votre bénéfice BNC, sans plafond (BOI-BNC-BASE-40-60-50-20). C'est un avantage réel — à ne pas confondre avec le PER / Madelin facultatif, lui plafonné (art. 154 bis, voir section 6). Les cotisations obligatoires réduisent votre BNC ; le PER facultatif réduit votre impôt dans une limite annuelle.

Le même plafonnement frappe d'ailleurs toutes les professions libérales, comme l'explique notre guide préparer sa retraite de professionnel libéral. La spécificité du spécialiste, c'est que ses revenus dépassent largement ces plafonds — d'où le décrochage que nous chiffrons dans la section suivante.

§ 3LE MÉCANISME·3 MIN

Le décrochage : pourquoi plus vous gagnez, moins vous êtes couvert

Le plafonnement des cotisations, ce n'est pas un détail technique de fiche de paie : c'est précisément le moteur de la chute du taux de remplacement. On va le montrer chiffres en main. Prenons un spécialiste à 300 000 € de bénéfice. Il cotise — et acquiert des droits — exactement comme un confrère à 168 210 €. La fraction de son revenu comprise entre 168 210 € et 300 000 €, soit 131 790 €, ne génère aucun point de complémentaire RCV. Et la fraction entre 240 300 € et 300 000 €, soit 59 700 €, ne génère aucun point de base.

Le décrochage de proportion (spécialiste à 300 000 €)

Revenu d activite                          = 300 000 EUR
Plafond d assiette base (5 PASS)           = 240 300 EUR   -> 59 700 EUR sans droit de base
Plafond d assiette complementaire RCV      = 168 210 EUR   -> 131 790 EUR sans droit RCV

Taux de remplacement = Pension annuelle CARMF (base + RCV + ASV) / Dernier revenu d activite

Plus le revenu monte au-dessus des plafonds (168 210 € pour la RCV, 240 300 € pour la base), plus le dénominateur grossit sans que le numérateur suive : le taux de remplacement s'effondre mécaniquement. Rien à vendre là-dedans : c'est juste une division dont le dénominateur enfle.

Conclusion : pour un haut revenu, le taux de remplacement de la seule CARMF se situe souvent sous 35-40 % du dernier revenu (estimation sectorielle, au conditionnel). À mettre en perspective avec le généraliste, plutôt autour de 40-50 % — non parce que son régime est meilleur, mais parce que son revenu, plus bas, dépasse moins les plafonds. Le décrochage est d'autant plus marqué que vous gagnez plus.

Cas 1 — Dr Sandrine M., chirurgienne secteur 2, 300 000 €, départ à 67 ans

Son dernier bénéfice BNC s'élève à ≈ 300 000 € par an, soit de l'ordre de 25 000 € par mois de revenu d'activité.

Droits acquis : elle cotise sur 240 300 € au plus pour la base et 168 210 € au plus pour la RCV. Les fractions de 59 700 € (base) et 131 790 € (RCV) au-dessus des plafonds ne lui rapportent aucun droit.
ASV : en secteur 2, elle paie l'intégralité de la cotisation (forfait ≈ 5 751 € + ajustement 4 %), 0 € de prise en charge CPAM.
Pension obligatoire estimée (base + RCV + ASV cumulés, carrière pleine) : de l'ordre de 35 000 à 45 000 € par an [estimation sectorielle, au conditionnel, à affiner sur le RIS].
Taux de remplacement : de l'ordre de 12 à 15 % de son dernier revenu — un « trou » de 200 000 € et plus de revenu annuel à compenser.

La hausse 2026 de la cotisation RCV : un signal à lire

La cotisation complémentaire RCV est passée de 10,20 % (2025) à 11,80 % (2026), soit une hausse de l'ordre de 16 % [à vérifier sur carmf.fr]. Vous payez davantage, sans que vos droits montent d'autant : c'est le symptôme d'un système par répartition sous tension. C'est l'argument le plus concret en faveur d'une retraite capitalisée à votre nom — la seule jambe que vous maîtrisez.
Méthode documentée

Quel est VOTRE taux de remplacement réel ?

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§ 4SECTEUR 1 / SECTEUR 2·3 MIN

Secteur 2 : la double peine que personne ne chiffre

Le troisième étage n'existe que pour les médecins conventionnés : l'allocation supplémentaire de vieillesse (ASV) (art. L. 645-1 CSS), assise sur une cotisation forfaitaire (art. L. 645-2) et une part d'ajustement proportionnelle. Et c'est précisément le spécialiste, souvent passé en secteur 2 pour ses dépassements d'honoraires, qui prend cette double peine de plein fouet — un coût que presque personne ne lui chiffre.

Le texte est explicite : aux termes de l'art. L. 645-3 CSS, « les caisses d'assurance maladie participent au financement de cette cotisation dans les conditions prévues au 5° du I de l'article L. 162-14-1 » — c'est-à-dire la convention médicale. Or cette participation ne joue qu'en secteur 1 : pour les médecins conventionnés de secteur 1, les caisses financent les deux tiers (≈ 66,7 %) de la cotisation, sur la part forfaitaire comme sur la part d'ajustement ; le médecin n'en supporte qu'un tiers. En secteur 2, la prise en charge est de 0 % : le médecin règle l'intégralité.

Secteur 1 (conventionné, sans dépassement)

Part forfaitaire à la charge du médecin ≈ 1 917 €, ajustement ≈ 1,3333 % du revenu (plafonné à 5 PASS). La CPAM prend en charge les deux tiers (≈ 66,7 %) de la cotisation ASV, sur le forfait comme sur l'ajustement. L'ASV coûte donc nettement moins cher, pour des droits identiques. Avantage réel, mais conditionnel au maintien du conventionnement.

Secteur 2 (dépassements d'honoraires)

Part forfaitaire ≈ 5 751 €, ajustement ≈ 4,00 % du revenu (plafonné à 5 PASS), et 0 % de prise en charge CPAM : le médecin paie tout. À droits ASV identiques, le spécialiste de secteur 2 débourse de l'ordre de 8 000 à 10 000 € de plus par an que son équivalent de secteur 1 (écart de forfait ≈ 3 834 € + écart d'ajustement sur le revenu plafonné) — sans pension supérieure en contrepartie.

ASV 2026 : secteur 1 vs secteur 2 (ordres de grandeur à vérifier sur carmf.fr). Le secteur 2 paie l'intégralité de sa cotisation ASV, pour des droits identiques.
ASV 2026 (ordres de grandeur)Secteur 1Secteur 2
Part forfaitaire à la charge du médecin≈ 1 917 €≈ 5 751 €
Part d'ajustement (médecin)≈ 1,3333 %≈ 4,00 %
Prise en charge par la CPAM2/3 (≈ 66,7 %)0 %
Valeur de service du point ASV11,82 € [à vérifier]11,82 € [à vérifier]

L'avantage du secteur 1 est réel, mais conditionnel

La prise en charge de l'ASV en secteur 1 dépend du maintien du conventionnement et des paramètres de la convention médicale, qui évoluent. Surtout, elle ne change rien au diagnostic d'ensemble : même en secteur 1, le cumul des trois étages laisse un écart majeur avec le revenu d'un spécialiste. L'ASV améliore le socle ; elle ne le porte pas au niveau de votre train de vie.
§ 5LA STRATÉGIE·2 MIN

Au-delà de la CARMF : 4 piliers pour reconstruire votre revenu de retraite

On a posé le diagnostic ; reste le plus utile : reconstruire le revenu. Le « trou » d'un spécialiste ne se comble pas avec un seul produit : il se comble avec une architecture à quatre piliers. Trois besoins, trois enveloppes — plus une quatrième que les plans d'épargne classiques ignorent : votre société elle-même. Capitaliser en défiscalisant tant que votre tranche est haute, garder de la liquidité tout en préparant la transmission, faire tomber un revenu régulier — et, parce que vous exercez en société, transformer votre SEL et sa cession en capital de sortie.

Les 4 piliers de la retraite capitalisée du spécialiste

1. Le PER (art. 154 bis) : déduction à l'entrée, imbattable à 41-45 % de tranche. 2. L'assurance-vie : liquidité et transmission hors succession (990 I). 3. L'immobilier / les SCPI : un revenu qui tombe chaque mois. 4. Votre SEL / SPFPL et la cession des parts : le réservoir et le capital de sortie que les assureurs oublient. Le bon dosage entre les quatre dépend de votre tranche, de votre horizon et de votre forme d'exercice.
Les 4 piliers pour combler le trou de pension du spécialiste. Taux 2026 — attention à la dualité des prélèvements sociaux (voir sections 6 et 9).
PilierAtout principalPS 2026Quand le privilégier
PER (154 bis)Déduction à l'entrée (TMI 41-45 %)18,6 % sur les gains à la sortieTMI élevée en activité, horizon long
Assurance-vieLiquidité + transmission (990 I)17,2 % maintenuSouplesse, conjoint, succession
Immobilier / SCPIRevenu régulier17,2 % (foncier nu / PV immo)Cash-flow mensuel à la retraite
SEL / SPFPL + cessionRéservoir + capital de sortie18,6 % (PV mobilière)Médecin en société (SELARL, SELAS)

Chaque pilier est détaillé dans les sections suivantes : le PER (section 6), l'assurance-vie et l'immobilier (section 7), la SEL et la SPFPL comme réservoir (section 8), et la cession comme capital retraite (section 9).

Note de méthode : ce que valent (et ne valent pas) les projections

Tout calcul de complément de retraite repose sur des hypothèses de rendement. Or les performances passées ne préjugent pas des performances futures : un PER, une assurance-vie en unités de compte, une SCPI ou un contrat de capitalisation comportent un risque de perte en capital, et un revenu locatif n'est jamais garanti. Les ordres de grandeur de ce guide servent à poser la méthode, pas à promettre un résultat. Une projection sérieuse teste plusieurs scénarios (prudent, central, dynamique) et s'ajuste chaque année : c'est tout l'objet d'un suivi patrimonial dans la durée.
§ 6PILIER 1 — LE PER·4 MIN

Le PER : votre levier n°1 (jusqu'à 88 911 € déductibles)

Pour un médecin TNS dans la tranche haute, aucun autre levier de défiscalisation ne rend autant que le PER. L'article 154 bis du CGI vous laisse déduire de votre bénéfice 10 % (dans la limite de 8 PASS) + 15 % de la fraction comprise entre 1 et 8 PASS, avec un plancher de 4 806 € et un maximum de 88 911 € en 2026 (atteint dès un bénéfice de 384 480 €).

Le plafond 154 bis, calculé au maximum

Le plafond PER maximal du spécialiste en 2026

Plafond max 154 bis = 10 % x 384 480 (8 PASS)     = 38 448 EUR
                    + 15 % x 336 420 (7 PASS, de 1 a 8 PASS) = 50 463 EUR
                    --------------------------------------
                    = 88 911 EUR

Economie d impot a 45 % = 88 911 x 45 %  = 40 010 EUR
Economie d impot a 41 % = 88 911 x 41 %  = 36 454 EUR

À 45 % de tranche marginale — la tranche cible du spécialiste — un versement plein fait économiser jusqu'à 40 010 € d'impôt sur le revenu. L'effort d'épargne réel est ainsi quasiment divisé par deux.

Cas 2 — Dr Karim B., radiologue, 250 000 € de BNC, TMI 45 %, 52 ans

Son plafond 154 bis 2026 se calcule ainsi : 10 % × 250 000 = 25 000 €, plus 15 % × (250 000 − 48 060) = 15 % × 201 940 ≈ 30 291 €, soit un plafond de l'ordre de 55 291 € [calcul indicatif, à confirmer au point près selon le bénéfice imposable exact].

En versant 55 000 € sur son PER, à 45 % de tranche, il économise de l'ordre de 24 750 € d'impôt : son effort net réel est d'environ 30 250 €. Gagnant, car sa tranche à la retraite sera probablement plus basse (30 %) qu'aujourd'hui (45 %). L'économie d'impôt, elle, est certaine (elle ne dépend que de votre tranche) ; le rendement du capital placé, lui, ne l'est jamais — d'où l'intérêt de raisonner d'abord sur l'avantage fiscal. Le détail chiffré : combien d'impôt le PER fait économiser selon votre BNC.

Trois pièges à connaître (anti-survente)

Le PER est puissant, mais ce n'est pas un produit miracle. Trois points méritent d'être posés clairement.

  • Il ne crée pas de droits CARMF. Le versement PER déduit reste dans l'assiette des cotisations sociales (art. L. 131-6 CSS) : l'avantage se mesure uniquement à l'impôt sur le revenu, jamais en réduction de charges.
  • Le plafond 154 bis n'est pas reportable. Le plafond facultatif non utilisé est perdu à la clôture de l'exercice ; seul le plafond général du 163 quatervicies est reportable (3 ans selon la doctrine, porté à 5 ans pour les plafonds générés à compter de 2026 selon la LF 2026 — point à confirmer au texte, à formuler prudemment). La mutualisation entre conjoints mariés ou pacsés reste possible sur demande.
  • La sortie est fiscalisée. En capital, la part versements est imposée au barème sans l'abattement de 10 % des pensions (BOI-RSA-PENS-30-10-20), et les gains au PFU de 31,4 % (prélèvements sociaux de 18,6 % depuis la LFSS 2026). Le PER gagne quand votre tranche à la retraite est plus basse qu'en activité.

Le PER optimise l'impôt, pas les charges sociales

Retenez la nuance : le PER reste dans l'assiette des cotisations CARMF et URSSAF (art. L. 131-6 CSS). C'est un outil d'optimisation à l'impôt sur le revenu, pas une réduction de cotisations sociales — et il ne reconstitue aucun droit dans le régime obligatoire. Le détail complet du mécanisme : le guide complet du Plan d'épargne retraite ; et le contexte de votre tranche : médecin spécialiste dans la tranche à 45 %.
§ 7PILIERS 2 & 3·3 MIN

Assurance-vie, SCPI, immobilier : générer un revenu et transmettre

2. L'assurance-vie : liquidité et transmission

Là où le PER bloque l'épargne jusqu'à la retraite, l'assurance-vie reste disponible à tout moment. Après 8 ans, le rachat bénéficie d'un abattement annuel (4 600 € seul, 9 200 € pour un couple). Surtout, ses prélèvements sociaux restent à 17,2 % en 2026 (et non 18,6 % comme le PER), ce qui maintient sa flat tax à 30 %. Et elle se transmet hors succession : abattement de 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I) pour les primes versées avant 70 ans, 30 500 € au-delà (art. 757 B). C'est le pendant naturel du PER — l'assurance-vie : liquidité et transmission (990 I).

3. L'immobilier et les SCPI : un revenu régulier

Pour un revenu qui tombe chaque mois à la retraite, l'immobilier garde sa place. Les SCPI (pierre-papier) distribuent des loyers sans gestion directe ; l'achat des murs de votre cabinet (souvent en SCI) constitue un actif retraite qui se valorise pendant votre activité. Les revenus fonciers de la location nue supportent des prélèvements sociaux de 17,2 % (maintenus en 2026), et le déficit foncier reste imputable jusqu'à 10 700 € par an sur le revenu global — 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique (dispositif sous réserve de prorogation au 31/12/2027) — (art. 156 CGI). Pour explorer la pierre-papier : les SCPI comme complément de revenu à la retraite.

Complémentarité, pas concurrence

Beaucoup de confrères nous demandent en rendez-vous : « PER ou assurance-vie ? ». La vraie réponse, c'est les deux, plus l'immobilier — chacun couvre un moment différent de votre vie : défiscaliser tant que votre tranche est haute (PER), garder de la liquidité et préparer la transmission (assurance-vie), puis générer un revenu pour le quotidien (immobilier / SCPI). Le bon dosage entre les trois, lui, est propre à votre situation.

La dualité des prélèvements sociaux 2026 à ne pas confondre

Depuis la LFSS 2026, deux taux coexistent. 18,6 % sur les gains du PER (comme sur les dividendes et les plus-values mobilières — y compris la cession de parts de SEL), ce qui porte le PFU à 31,4 %. 17,2 % maintenu sur l'assurance-vie, les contrats de capitalisation, les revenus fonciers nus et les plus-values immobilières. Un radiologue qui applique 17,2 % au lieu de 18,6 % à la cession de ses parts de SEL se trompe de plusieurs milliers d'euros sur sa projection.
§ 8PILIER 4A — LE RÉSERVOIR·3 MIN

Votre SEL et votre SPFPL : le 4e pilier que les assureurs oublient

Voici la spécificité du médecin en société, et le pilier le plus souvent oublié des plans d'épargne classiques. Si vous exercez en SELARL ou en SELAS, votre société peut servir de réservoir de trésorerie longue : plutôt que de tout sortir en dividendes (lourdement fiscalisés), vous laissez une partie capitaliser à l'intérieur, avec un frottement d'impôt sur les sociétés réduit (IS à 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, puis 25 %). La société peut détenir un contrat de capitalisation (art. 238 septies E CGI) pour faire travailler cette trésorerie sur le long terme.

SELARL ou SELAS : votre statut social change tout le raisonnement retraite

La forme d'exercice ne change pas que la fiscalité : elle détermine votre statut social, et donc votre régime de retraite et votre plafond PER. Le gérant majoritaire de SELARL est travailleur non salarié (TNS) : il cotise à la CARMF et au Madelin, et son plafond PER (art. 154 bis) se calcule sur son BNC / sa rémunération de gérance. Le président de SELAS est assimilé salarié : il relève du régime général (en complément de la CARMF) et son plafond PER « salarié » s'assoit sur sa rémunération nette. Avant tout calcul de complément retraite, validez votre statut : SELARL ou SELAS pour le médecin spécialiste.

Le caveat anti-survente : la SPFPL n'est pas un tuyau magique

La SPFPL (société de participations financières de profession libérale) permet de loger vos parts de SEL et de faire remonter les dividendes pour les réinvestir. C'est un montage réellement utile, mais c'est aussi celui qu'on nous présente le plus souvent mal calibré, quand un confrère arrive avec un projet déjà ficelé par un tiers. Deux décisions récentes encadrent strictement son usage :

  • Cass. 2e civ. 19 octobre 2023, n° 21-20.366 : les dividendes versés par une SEL à une SPFPL sont soumis aux cotisations sociales TNS sur la fraction dépassant 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant (détenus par le professionnel, son conjoint et ses enfants mineurs), chez l'associé relevant du régime TNS. Faire remonter ses dividendes dans une SPFPL ne les fait pas échapper aux charges.
  • CE 8 avril 2025, n° 492154 : la rémunération technique de l'associé exerçant en SEL est imposée en BNC (fin de la tolérance forfaitaire des 5 %). Pour un gérant majoritaire de SELARL (statut TNS), ce BNC sert d'assiette à vos cotisations CARMF et de base au calcul de votre plafond PER : la mécanique se tient. Pour un président de SELAS (assimilé salarié), le raisonnement diffère (cotisations au régime général, plafond PER assis sur la rémunération nette) : voir l'encadré ci-dessous.

La SPFPL capitalise et réinvestit, elle ne contourne pas les charges

Le réservoir SEL / SPFPL reste pertinent pour capitaliser et réinvestir une trésorerie longue, pas pour échapper aux cotisations sociales au-delà de 10 % du capital. Utilisée pour capitaliser une trésorerie de SELARL sur dix ou quinze ans, elle a du sens ; vendue comme un moyen d'échapper aux cotisations, elle vous expose à un redressement URSSAF. Pour structurer : placer la trésorerie de sa SEL : le réservoir retraite et la SPFPL comme coffre-fort de dividendes du libéral.
§ 9PILIER 4B — LA SORTIE·4 MIN

Vendre son cabinet ou ses parts de SEL pour financer sa retraite

Le quatrième pilier a un second volet, décisif : le jour où vous arrêtez, votre cabinet ou vos parts de SEL valent un capital — parfois plusieurs centaines de milliers d'euros. Bien anticipée, cette cession devient le capital retraite qui finance vos enveloppes (assurance-vie, SCPI). Trois régimes de faveur cohabitent, selon que vous cédez des titres ou un fonds / une clientèle.

Cession de titres de SEL : l'abattement de 500 000 € (150-0 D ter)

Si vous cédez vos parts de SEL en partant en retraite, l'art. 150-0 D ter CGI ouvre un abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value, en IR seul, dispositif prorogé jusqu'au 31/12/2031 (art. 70 de la LF 2025). Conditions : activité depuis au moins 5 ans, société répondant à la définition européenne des PME, cession intégrale, cessation des fonctions et liquidation des droits dans les 24 mois (BOI-RPPM-PVBMI-20-40).

Cession de la clientèle / du fonds BNC (151 septies A, 238 quindecies)

Si vous exercez en nom propre (BNC) et cédez votre clientèle ou votre fonds, l'art. 151 septies A CGI exonère l'IR de la plus-value au départ en retraite (activité ≥ 5 ans, cessation / retraite sous 24 mois). L'art. 238 quindecies exonère totalement la plus-value en dessous de 500 000 € de valeur (dégressif jusqu'à 1 000 000 €), et l'art. 151 septies selon les recettes (peu pertinent pour un haut revenu).

Le piège majeur : l'abattement ne couvre que l'IR, jamais les PS

Que ce soit le 150-0 D ter ou le 151 septies A, l'exonération porte sur l'impôt sur le revenu seulement. Les prélèvements sociaux restent dus — 18,6 % sur la plus-value mobilière en 2026. Et la plus-value entre dans votre RFR, susceptible de déclencher la CEHR ou la CDHR l'année de la cession (voir section 10). Confondre exonération d'IR et exonération totale est l'erreur la plus coûteuse.

Cas 3 — Dr Hélène R., spécialiste en SELARL, cession des parts à 66 ans

Elle cède ses parts de SELARL en partant en retraite, dégageant une plus-value de 600 000 €.

150-0 D ter : abattement fixe de 500 000 € → plus-value imposable à l'IR = 100 000 € (PFU 12,8 % = 12 800 € d'IR).
Prélèvements sociaux : dus sur la totalité des 600 000 € à 18,6 % = 111 600 € — l'abattement ne les couvre pas.
Net après IR + PS : de l'ordre de 475 600 € de capital retraite mobilisable, à réinvestir en assurance-vie et SCPI pour générer un revenu régulier.
+ vigilance RFR : l'année de cession, vérifier l'impact CEHR / CDHR.
Les régimes de faveur de la cession-retraite du spécialiste (2026). Dans tous les cas, les prélèvements sociaux restent dus.
RégimeArticlePortéeIRPS 2026Condition clé
Cession de titres de SEL150-0 D terAbattement fixe 500 000 €AbattuDus (18,6 %)Retraite + cessation sous 24 mois, prorogé 31/12/2031
Cession clientèle / fonds BNC151 septies AExonération IRExonéréDusActivité ≥ 5 ans, retraite sous 24 mois
Cession d'activité (valeur)238 quindeciesTotale < 500 000 €ExonéréDusDégressif jusqu'à 1 000 000 €

Une variante structurante existe pour différer l'imposition : l'apport-cession (art. 150-0 B ter), qui place la plus-value d'apport de titres à une holding soumise à l'IS en report, sous obligation de réinvestissement économique de 60 % sous 24 mois en cas de cession dans les 3 ans. Pour le détail de la cession : céder son cabinet et exonérer sa plus-value au départ en retraite.

§ 10CONTEXTE FISCAL·2 MIN

Hauts revenus : articuler retraite et contribution différentielle (CDHR)

Un spécialiste qui optimise sa retraite doit garder un œil sur les surtaxes des hauts revenus : elles peuvent rattraper une partie de l'avantage, ou se déclencher l'année d'une cession. Deux dispositifs, assis sur le revenu fiscal de référence (RFR).

CEHR et CDHR 2026, assises sur le revenu fiscal de référence. La CDHR a été reconduite par la LF 2026.
ContributionArticleDéclenchement (RFR)Taux / effet
CEHR223 sexies CGI> 250 000 / 500 000 € (célib.) ; 500 000 / 1 000 000 € (couple)3 % puis 4 %
CDHR224 CGI> 250 000 / 500 000 €Imposition minimale de 20 % du RFR

La CDHR (art. 224 CGI) garantit une imposition minimale de 20 % du RFR pour les RFR supérieurs à 250 000 / 500 000 €. Créée par l'art. 10 de la LF 2025 (loi n° 2025-127 du 14/02/2025, validée par le Cons. const. n° 2025-874 DC du 13/02/2025), elle a été reconduite par la LF 2026 (loi n° 2026-103 du 19/02/2026, Cons. const. n° 2026-901 DC du 19/02/2026), jusqu'au retour du déficit public sous 3 % du PIB. Le périmètre exact du calcul (revenus retenus, taux moyen, décote) et sa pérennité au-delà de 2026 sont à apprécier au cas par cas et à formuler au conditionnel.

L'articulation à surveiller : PER, cession et plancher CDHR

Deux points pratiques. D'abord, un versement PER réduit votre revenu net imposable mais pas nécessairement le plancher de 20 % du RFR de la CDHR : vérifiez l'interaction avant de raisonner « économie à 45 % ». Ensuite, la plus-value de cession (RFR) peut faire basculer une année dans la CEHR / CDHR : l'étalement ou l'anticipation de l'opération devient un enjeu. Le détail : la contribution différentielle (CDHR) et le spécialiste à hauts revenus et l'ensemble des leviers : tous les leviers de défiscalisation du médecin spécialiste.
§ 11PASSER À L'ACTION·2 MIN

Votre feuille de route retraite, par âge

Préparer sa retraite de spécialiste se joue sur la durée, et chaque tranche d'âge a sa priorité. L'essentiel est de commencer tôt : un PER ouvert à 42 ans pèsera plus lourd qu'un PER deux fois plus alimenté ouvert à 55 ans.

40-50 ans : poser les fondations

Maximisez le PER au plus haut de votre tranche (jusqu'à 88 911 €/an déductibles), démarrez l'assurance-vie pour prendre date, et visez l'immobilier de rendement. L'effet du temps est décisif : chaque année gagnée allège l'effort mensuel futur.

50-60 ans : structurer

Densifiez le PER, structurez votre SEL / SPFPL en réservoir, et préparez l'architecture de cession : le 150-0 D ter exige une anticipation (les conditions des 24 mois et des 5 ans se planifient en amont).

60-67 ans : déclencher au bon moment

Calez le départ sur le taux plein automatique à 67 ans (annulation de la décote quelle que soit la durée d'assurance), déclenchez la cession dans la fenêtre des 24 mois, et arbitrez le cumul emploi-retraite (réforme applicable aux pensions liquidées à compter du 01/01/2027, au conditionnel).

Le bon réflexe : partir du trou, pas du produit

Le bon montant d'épargne mensuel se calcule à l'envers : partez de votre trou annuel réel, celui que vous lisez sur votre RIS. Et validez toujours l'assiette sociale de vos versements avec votre expert-comptable : inutile de verser 88 911 € si cela vous oblige à puiser dans votre trésorerie professionnelle en novembre — on cale le versement sur votre tranche réelle et votre cash disponible.

Pour aller plus loin, deux ressources : les leviers de complément en détail dans les 4 leviers pour compléter une retraite CARMF, et la comparaison avec le profil voisin dans la retraite du médecin généraliste face à la CARMF.

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Sources et références légales

  • Code de la sécurité sociale — les trois régimes obligatoires du médecin

    Art. L. 640-1 CSS (affiliation des médecins à l'organisation autonome d'assurance vieillesse). Art. L. 641-1 CSS (CNAVPL et sections ; la CARMF est la section des médecins). Art. L. 642-1 CSS (régime de base par points : 8,73 % jusqu'à 1 PASS, 1,87 % de 1 à 5 PASS, plafonné à 5 PASS soit 240 300 €). Art. L. 644-1 CSS (régime complémentaire RCV : cotisation 11,80 % dans la limite de 3,5 PASS, soit 168 210 € en 2026). Art. L. 645-1 à L. 645-3 CSS (ASV des médecins conventionnés ; participation des caisses d'assurance maladie au financement, dans les conditions du 5° du I de l'art. L. 162-14-1, à hauteur des deux tiers (≈ 66,7 %) en secteur 1, 0 % en secteur 2). Décret n° 2011-1644 du 25/11/2011 (régime ASV des médecins libéraux).

  • Combler le trou : PER, assurance-vie, fiscalité 2026

    Art. 154 bis CGI (déduction PER / Madelin du bénéfice BNC : 10 % du bénéfice dans la limite de 8 PASS, majorés de 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS ; plancher 4 806 €, maximum 88 911 € en 2026 ; le PER ne crée pas de droits CARMF, plafond non reportable). Art. 163 quatervicies CGI (plafond général reportable, 3 ans selon la doctrine, porté à 5 ans pour les plafonds générés à compter de 2026 selon la LF 2026, à confirmer au texte ; mutualisation entre conjoints). Art. 990 I CGI (abattement assurance-vie de 152 500 € par bénéficiaire, primes avant 70 ans) et art. 757 B CGI (abattement de 30 500 €, primes après 70 ans). Art. 156 CGI (déficit foncier). Art. 158-5 a CGI (pensions imposées avec abattement de 10 %). Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation détenu par une société). Doctrine : BOI-IR-BASE-20-50-20, BOI-RSA-PENS-30-10-20, BOI-TCAS-AUT-60, BOI-BNC-BASE-40-60-50-20.

  • Cession du cabinet et des parts de SEL : le capital retraite

    Art. 150-0 D ter CGI (abattement fixe de 500 000 € sur la plus-value de cession de titres de dirigeant partant en retraite, IR seul, prélèvements sociaux dus, prorogé jusqu'au 31/12/2031 par l'art. 70 de la LF 2025 ; BOI-RPPM-PVBMI-20-40). Art. 151 septies A CGI (exonération d'IR de la plus-value professionnelle au départ en retraite, PS dus ; BOI-BIC-PVMV-40-20-20). Art. 238 quindecies CGI (exonération totale < 500 000 €, dégressive jusqu'à 1 000 000 €). Art. 151 septies CGI (exonération selon les recettes). Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, report et réinvestissement de 60 % sous 24 mois). Conditions : activité ≥ 5 ans, cessation et liquidation des droits dans les 24 mois.

  • Hauts revenus, surtaxes et jurisprudence SEL

    Art. 223 sexies CGI (CEHR : 3 % et 4 % au-delà de 250 000 / 500 000 € de RFR pour un célibataire, 500 000 / 1 000 000 € pour un couple). Art. 224 CGI (CDHR : imposition minimale de 20 % du RFR pour les RFR supérieurs à 250 000 / 500 000 € ; créée par l'art. 10 de la LF 2025, loi n° 2025-127 du 14/02/2025, Cons. const. n° 2025-874 DC du 13/02/2025 ; reconduite par la LF 2026, loi n° 2026-103 du 19/02/2026, Cons. const. n° 2026-901 DC du 19/02/2026). Art. L. 131-6 CSS (assiette des cotisations TNS). Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (dividendes SEL versés à une SPFPL soumis aux cotisations TNS). CE 8/04/2025 n° 492154 (rémunération technique des associés de SEL imposée en BNC, fin de la tolérance des 5 %). CE 13/06/2018 n° 401942 (condition des 5 ans du 238 quindecies).

  • Réformes 2026 (LF / LFSS), PASS et valeurs de point (à vérifier sur carmf.fr)

    Loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 (LFSS 2026) : gel du calendrier de relèvement de l'âge légal, CSG sur le capital portée à 10,6 % (prélèvements sociaux sur les gains du PER et les plus-values mobilières de 18,6 %, PFU 31,4 %), prélèvements sociaux de l'assurance-vie et du foncier nu maintenus à 17,2 %. Arrêté du 22/12/2025 : PASS 2026 = 48 060 € (3,5 PASS = 168 210 €, 5 PASS = 240 300 €, 8 PASS = 384 480 €). Au 1er janvier 2026, sous réserve de vérification sur carmf.fr : valeur de service du point de base de l'ordre de 0,6599 €, point RCV de l'ordre de 77,14 €, point ASV de l'ordre de 11,82 €. Taux plein automatique à 67 ans.

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. Les valeurs de point, cotisations et part de prise en charge ASV de la CARMF sont des ordres de grandeur 2026 à vérifier sur carmf.fr ; ils peuvent évoluer chaque année. Le taux de remplacement et la pension moyenne cités sont des estimations sectorielles, jamais une projection individuelle : votre montant réel dépend de votre carrière complète et figure sur votre relevé individuel de situation (RIS / EIG). Les chiffres et taux fiscaux cités sont à jour au 9 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Les calculs de complément de retraite et les opérations de cession (150-0 D ter, 151 septies A) doivent faire l'objet d'une étude individualisée, validée avec votre expert-comptable. Tout investissement comporte un risque de perte en capital et l'épargne d'un PER est bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé.

Foire aux questions

Tout sur la retraite du médecin spécialiste en 2026 taux de remplacement, secteur 2, PER, cession, SPFPL.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous avec les spécialistes, chirurgiens et radiologues : pourquoi le taux de remplacement chute, la double peine du secteur 2, le plafond PER, le sort de la SELARL et la cession comme capital retraite. Réponses sourcées et à jour 2026.