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Guide architecte 202616 minMis à jour 24 juin 2026Cas chiffré 130 000 €

Architecte en SELARL : salaire ou dividendes, quelle répartition ?

Vous êtes en société d'architecture à l'IS et chaque fin d'exercice, la même question revient : me verser un salaire, des dividendes, ou les deux ? On vous a sûrement glissé « sors tout en dividendes, ça ne coûte que la flat tax ». En SEL, c'est un piège. Au-delà de 10 % de votre capital, vos dividendes sont rattrapés par les cotisations sociales (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale), et un dividende n'ouvre aucun droit retraite — ce qui pèse lourd quand on cotise à une CIPAV notoirement faible. Le PFU 2026 n'est pas à 30 % mais à 31,4 %, et l'abattement de 10 % côté salaire a disparu. La vraie méthode tient en quatre étages, qu'on déroule sur un cas chiffré à 130 000 € de bénéfice. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

ARBITRAGE SALAIRE / DIVIDENDES ARCHITECTE 2026

Calculer votre mix optimal rémunération / dividendes en société d'architecture

Audit indépendant : modélisation à l'euro de la séquence rémunération-plancher, capitalisation à l'IS et dividende calibré selon votre statut (SELARL ou SELAS), votre TMI et la structure de votre capital. Surcoût de la règle des 10 %, plafond PER et impact retraite CIPAV intégrés.

  • Mix rémunération/dividendes chiffré
  • Surcoût de la règle des 10 % calculé
  • Plafond PER et retraite CIPAV intégrés
  • Cabinet 100 % indépendant

PFU DIVIDENDES

31,4 %

DIVIDENDES SANS COTIS.

10 %

COTIS. TNS AU-DELÀ

~40-45 %

PLAFOND PER

88 911 €

IS PME

15 / 25 %

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1LE FAUX BON CALCUL·3 MIN

Le faux bon calcul : « tout en dividendes »

Ce qu'il faut avoir en tête avant d'arbitrer

  • Il n'y a pas de réponse unique « salaire OU dividendes » : le bon mix associe une rémunération-plancher (trimestres + droits CIPAV + PER), un dividende calibré et de la capitalisation à l'IS.
  • Au-delà de 10 % de votre capital, vos dividendes basculent en cotisations sociales pour le gérant majoritaire de SELARL (art. L. 131-6 CSS) — c'est le piège.
  • Un dividende n'ouvre aucun droit retraite ni prévoyance et ne crée aucun plafond PER.
  • Le PFU des dividendes en 2026 = 31,4 % (pas 30 %), et l'abattement de 10 % côté salaire a disparu (CE 8 avril 2025).

« Sors le maximum en dividendes, ça ne coûte que la flat tax. » On l'entend partout — au déjeuner avec un confrère, sur un forum, parfois dans la bouche de son propre comptable, à chaque fin d'exercice. Et c'est rassurant, justement parce que c'est simple. En société d'architecture à l'IS, ce conseil peut vous coûter plusieurs dizaines de milliers d'euros de cotisations en trop et zéro trimestre de retraite validé. Car « salaire ou dividendes ? », posée ainsi, est une question piégée : elle suppose qu'il faut choisir l'un contre l'autre, alors qu'en SEL ce n'est jamais « tout l'un » ni « tout l'autre ». La vraie question, la seule qui se calcule, est : combien me verser, sous quelle forme, et dans quel ordre ?

Beaucoup d'architectes croient que les dividendes (PFU 31,4 %) battent toujours la rémunération (cotisations + impôt au barème). C'est faux dès que l'on dépasse le seuil des 10 % — et surtout dès qu'on intègre ce que la rémunération « achète » et que le dividende n'achètera jamais : des trimestres, des points de retraite, un plafond PER, une prévoyance. Tout l'arbitrage se joue autour de trois taux — les voici, avant d'entrer dans le détail.

Les trois taux qui structurent l'arbitrage de l'architecte en SEL. La bonne réponse n'est jamais un camp (tout salaire ou tout dividende) mais un dosage qui se calcule. Le taux de cotisations TNS (~40-45 %) est un ordre de grandeur.
LevierCoût / taux 2026Référence
IS dans la société d'architecture15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %Art. 219 I-b CGI
Dividende sous le seuil de 10 %PFU 31,4 % (12,8 IR + 18,6 PS)Art. 200 A CGI ; L. 136-8 CSS
Dividende au-delà de 10 %Cotisations TNS ~40-45 % EN PLUS de l'IRArt. L. 131-6 CSS

Cet article suppose la SEL déjà acquise

On part ici du principe que vous êtes déjà en société d'architecture à l'IS (ou sur le point de l'être). Si vous hésitez encore entre rester en BNC (déclaration contrôlée 2035) et passer en SEL, c'est une question en amont que nous traitons dans notre guide Architecte : passer en SELARL ou rester en BNC, le comparatif. Et si votre sujet est la couche holding au-dessus de la SEL, rendez-vous sur Holding SPFPL d'architecte. Ici, on pilote uniquement la répartition du bénéfice une fois la SEL en place.
§ 2LA SOCIÉTÉ D'ARCHITECTURE·2 MIN

Société d'architecture à l'IS : la « boîte » qu'on pilote

Une société d'architecture (SARL/SAS de droit commun, ou SEL d'architecture — SELARL/SELAS) à l'IS est une boîte fiscale : elle encaisse les honoraires de maîtrise d'œuvre (soumis à la TVA à 20 %, l'architecte facture et récupère la TVA déductible), déduit ses charges, paie l'IS sur son bénéfice. C'est seulement après que la question « quoi en faire ? » se pose. Côté texte, tout a changé récemment : depuis le 1er septembre 2024, l'exercice en société des professions libérales réglementées repose sur l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a remplacé la loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990.

Architecte = profession libérale réglementée, pas officier ministériel

L'architecte est inscrit à l'Ordre des architectes (loi n° 77-2 du 3 janvier 1977). Ce n'est pas un officier ministériel : il n'y a ni droit de présentation, ni finance d'office. La clientèle / l'agence se cède librement (plus-value professionnelle). Pour la société d'architecture, l'article 13 de la loi 77-2 impose que plus de la moitié du capital social et des droits de vote soit détenue par des architectes (les autres associés, dont les personnes morales, restant minoritaires). Cette contrainte de détention conditionne, on le verra, le statut social et donc tout l'arbitrage.

Une fois l'IS payé, le bénéfice de la société ne peut sortir vers vous que par deux portes — et il existe une troisième option qui consiste à ne pas le faire sortir du tout :

À retenir

Les trois destinations du bénéfice

  • La rémunération : déductible avant l'IS, soumise aux cotisations, elle ouvre vos droits (retraite CIPAV, prévoyance, plafond PER).
  • Le dividende : prélevé après l'IS, au PFU 31,4 % — sous réserve du piège des 10 % (§6).
  • Et une troisième voie qu'on oublie presque toujours : ne rien sortir du tout. Le bénéfice reste dans la société, capitalisé à l'IS, et on le fait fructifier plutôt que de le distribuer (→ trésorerie de SEL placée).
§ 3SELARL OU SELAS·3 MIN

SELARL (TNS) ou SELAS (assimilé salarié) : le statut décide avant la fiscalité

Avant même de parler fiscalité ou TMI, la première variable qui commande l'arbitrage, c'est votre statut social— il découle de la forme de votre société et de la répartition du capital. C'est lui qui détermine si la règle des 10 % s'applique à vos dividendes.

Le gérant majoritaire de SELARL reste affilié, pour son exercice libéral, à la base CNAVPL et à la complémentaire CIPAV (jamais une autre caisse). Le président de SELAS relève du régime général (art. L. 311-3 CSS) pour son mandat, mais demeure affilié à la CIPAV pour son activité libérale.
DirigeantRégime socialCoût social (ordre de grandeur)Règle des 10 %
Gérant majoritaire SELARLTNS — base CNAVPL + complémentaire CIPAV~40-45 % du netS'applique pleinement (art. L. 131-6 CSS)
Président de SELASAssimilé salarié (régime général)~70-80 % de chargesZone grise — conditionnel (voir ci-dessous)

SELARL — gérant majoritaire (TNS)

Points forts

  • Cotisations plus légères (~40-45 %)
  • Pilotage rémunération/dividendes fin
  • Accès au plafond PER 88 911 € (art. 154 bis CGI)

Points de vigilance

  • Règle des 10 % sur les dividendes (art. L. 131-6 CSS)
  • Protection sociale et retraite CIPAV plus limitées

SELAS — président (assimilé salarié)

Points forts

  • Protection sociale renforcée (hors chômage)
  • Dividendes historiquement hors règle des 10 %

Points de vigilance

  • Charges de l'ordre de 70 à 80 %
  • Traitement des dividendes > 10 % = zone grise à sécuriser

Dividendes du président de SELAS : une zone grise à formuler honnêtement

On lit souvent que la règle des 10 % aurait été étendue à tous les associés exerçants de SEL, président de SELAS compris. Nous le formulons au conditionnel. L'article L. 131-6 CSS vise les travailleurs non salariés, et le président de SELAS n'est pas TNS au titre de son mandat. Distinguez ce qui est tranché (gérant majoritaire de SELARL = cotisé au-delà de 10 %, c'est certain) de ce qui reste à sécuriser au cas par cas (l'alignement du président de SELAS). Le cadre général de cette convergence est détaillé dans nos guides SEL : salaire ou dividendes et Dividendes de SEL et cotisations sociales.
§ 4LE SALAIRE·3 MIN

Le salaire : une charge déductible… mais l'abattement de 10 % a disparu

La rémunération que vous vous versez est une charge déductible du résultat soumis à l'IS (art. 211 et 39, 1-1° CGI), à deux conditions : un travail effectif et un montant non excessif. Elle réduit donc l'assiette de l'IS. En contrepartie, elle supporte les cotisations sociales (TNS pour le gérant majoritaire), puis l'impôt sur le revenu. Mais à la différence du dividende, elle achète des droits : trimestres, points CNAVPL et CIPAV, prévoyance, et surtout le plafond PER/Madelin.

Mémo express

Ce que seule la rémunération construit

  • Des droits à la retraite (base CNAVPL + complémentaire CIPAV) : chaque euro cotisé valide des trimestres et acquiert des points.
  • Une prévoyance Madelin (indemnités journalières, invalidité, décès), qui couvre l'architecte en cas de coup dur.
  • Un plafond PER déductible (art. 154 bis CGI), dont la rémunération est l'assiette.
  • Le dividende, lui, ne donne rien de tout cela : ni trimestre, ni point, ni couverture, ni plafond PER. C'est tout l'enjeu de ne pas « tout passer en dividendes ».

Nouveau 2024-2026 : la fin de l'abattement de 10 % en SEL

En rendez-vous, c'est l'info qui surprend le plus. Depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération correspondant à votre activité technique d'architecture (conception, missions de maîtrise d'œuvre — votre exercice libéral) est imposée en BNC (déclaration contrôlée 2035, frais réels), et non plus en traitements et salaires avec l'abattement forfaitaire de 10 %. Seule la rémunération de votre mandat social de gérance relève encore de l'article 62 du CGI. Le Conseil d'État (arrêt du 8 avril 2025, n° 492154) a annulé la tolérance des 5 % (§ 550 de BOI-RSA-GER-10-30), confirmée par une réponse ministérielle de février 2026. Conséquence sur l'arbitrage : l'écart « salaire vs dividendes » se resserre, puisque le salaire perd son abattement automatique de 10 %. C'est une raison de plus de calculer finement, et de bien tenir à jour vos charges déductibles d'architectepour compenser la perte de l'abattement.
§ 5LE DIVIDENDE — PFU 31,4 %·2 MIN

Le dividende : PFU à 31,4 %, pas 30 % (et l'option barème)

Le chiffre que tout le monde répète — « le dividende, c'est 30 % de flat tax » — est faux en 2026. La LFSS 2026 a relevé la CSG sur les revenus du capital de 9,2 % à 10,6 %. Le PFU des dividendes n'est donc plus à 30 %, mais à 31,4 %. Voici le détail — pour la fraction sous le seuil des 10 % (au-delà, c'est le §6).

Un dividende n'est JAMAIS à 17,2 % : ce taux de PS vise l'assurance-vie, les contrats de capitalisation, le foncier nu et les plus-values immobilières. La hausse de CSG de +1,4 point au 01/01/2026 ne touche que les revenus du capital « financiers » (dividendes, intérêts, plus-values mobilières).
ComposanteTauxBase
IR (PFU)12,8 %Art. 200 A CGI
Prélèvements sociaux18,6 %CSG 10,6 + CRDS 0,5 + solidarité 7,5 (art. L. 136-8 CSS, LFSS 2026)
Total PFU dividendes31,4 %—

Net d'un dividende sous le seuil des 10 %

Net en poche  =  dividende brut × (1 − 0,314)

  Exemple : 20 000 € de dividende sous le seuil
    →  20 000 × 0,686  =  13 720 € net

Valable uniquement pour la fraction sous le seuil des 10 %. Au-delà, la fraction excédentaire bascule dans l'assiette des cotisations TNS (voir §6) : le calcul n'est alors plus du tout le même.

Option barème : seulement si votre TMI est faible

Vous pouvez renoncer au PFU et opter pour le barème (option globale au niveau du foyer). Vous gagnez alors l'abattement de 40 % sur le dividende (art. 158, 3-2° CGI, réservé à l'option barème — jamais avec le PFU) et la CSG déductible l'année suivante. Mais le dividende s'ajoute alors à vos autres revenus et grimpe dans votre tranche : pour un architecte à 41-45 % de TMI, l'option est presque toujours perdante. Point central à retenir pour la suite : cet abattement de 40 % est purement fiscal (IR) — il ne réduit jamais l'assiette des cotisations sociales de la fraction au-delà de 10 % (§6). Le détail des modalités d'imposition figure dans la doctrine BOI-RPPM-RCM-30-20.
§ 6LE PIÈGE DES 10 %·4 MIN

Le piège : les dividendes au-delà de 10 % deviennent des cotisations

Reste le piège que personne ne mentionne quand on monte sa SELARL : on croit que les dividendes ne supportent « que le PFU, pas de charges ». C'est faux dès lors que vous êtes gérant majoritaire (donc TNS). Une règle spécifique, propre aux travailleurs indépendants, vient rattraper la fraction « haute » de vos dividendes.

La règle des 10 % (art. L. 131-6 CSS)

Seuil  =  10 % × ( capital social libéré
             + primes d'émission
             + solde MOYEN annuel du CCA )

  • Fraction de dividendes ≤ seuil
        →  PFU 31,4 %  (pas de cotisations)

  • Fraction > seuil
        →  réintégrée dans l'assiette des
           COTISATIONS TNS (~40-45 %), EN PLUS de l'IR
           sur 100 % de son montant

CCA = compte courant d'associé. L'assiette du seuil n'est PAS le seul capital social : c'est capital libéré + primes d'émission + solde moyen du CCA. Un capital faible rend donc le seuil dérisoire. L'abattement de 40 % (option barème) ne joue jamais sur la fraction cotisée.

La règle des 10 % en chiffres

Prenons une SELARL d'architecture au capital de 10 000 €, sans prime ni compte courant. Le seuil des 10 % vaut donc 1 000 €. Si le gérant majoritaire se distribue 30 000 € de dividendes : d'abord, les 1 000 € sous le seuil supportent le PFU à 31,4 % ; ensuite, les 29 000 € restants sont réintégrés dans l'assiette des cotisations TNS, comme du revenu d'activité — et cela s'ajoute à l'impôt sur le revenu dû sur cette fraction. Sur une SELARL capitalisée à 10 000 €, près de 97 % des dividendes basculent ainsi en cotisations. Distribuer en masse n'a alors plus aucun sens : autant laisser le bénéfice capitaliser à l'IS.

Et juridiquement, pas d'échappatoire : la règle est solide. Le Conseil constitutionnel l'a validée (décision n° 2010-24 QPC du 6 août 2010), jugeant ses critères « objectifs et rationnels » et son objectif légitime : empêcher qu'on substitue des dividendes faiblement taxés à de la rémunération cotisée. Précision importante : ce mécanisme est social (URSSAF), pas fiscal — il n'y a pas de BOFiP qui le porte, et la fraction réintégrée est intégrée à l'assiette sociale déclarée à l'URSSAF (déclaration sociale de l'indépendant). Pour la mécanique fine, fraction par fraction, voyez notre guide dédié Dividendes de SEL et cotisations sociales : l'article L. 131-6 fraction par fraction.

Relever le seuil : un levier légitime, mais à doser

On peut relever le seuil des 10 % en augmentant le capital social ou en logeant un compte courant d'associé : mécaniquement, plus la base est élevée, plus la part de dividendes au PFU est large. Mais attention — l'augmentation de capital immobilise du cash et doit être réelle, pas cosmétique. Le levier a du sens jusqu'à un certain point ; au-delà, mieux vaut capitaliser le bénéfice à l'IS que de tout vouloir distribuer.
§ 7LE FAUX PIÈGE DE LA SPFPL·3 MIN

Le faux piège : « mettre la SEL sous une SPFPL pour échapper aux cotisations »

« Je loge ma société d'architecture sous une SPFPL, les dividendes remontent à la holding, donc j'échappe aux cotisations sur les 10 %. » C'est le montage qu'un confrère vous vante parfois, persuadé d'avoir trouvé la faille. En principe, il se trompe — la Cour de cassation a fermé cette porte.

Dans son arrêt du 19 octobre 2023 (Cass. 2e civ. n° 21-20.366, publié au bulletin), la Cour a jugé que les bénéfices de la SEL où le travailleur indépendant exerce entrent dans l'assiette de ses cotisations (art. L. 131-6 CSS) même lorsqu'ils sont distribués à la SPFPL qui détient le capital : la holding ne fait pas écran. Précision d'exactitude : cet arrêt a été rendu dans un litige concernant un chirurgien-dentiste (caisse CARCDSF), associé d'une SELARL détenue à 1 % en direct et 99 % via sa SPFPL. Sa portée est générale (elle vise le mécanisme de l'article L. 131-6) et donc transposable à l'architecte affilié à la CIPAV — mais l'arrêt lui-même ne visait pas un architecte.

L'état du droit 2026 est plus nuancé qu'il n'y paraît

Deux réponses ministérielles ont relativisé la portée de cet arrêt : la RM Sénat n° 02878 du 27 février 2025 (il s'agirait d'un cas d'espèce, pas d'un arrêt de principe) et la RM Sénat n° 01461 du 21 août 2025 (réintégration subordonnée à des critères, notamment l'importance des dividendes par rapport à la rémunération et la détention majoritaire à la fois dans la SEL et dans la SPFPL). En pratique, le risque viserait surtout les montages abusifs (SEL unipersonnelle + SPFPL détenue à près de 100 % par l'unique associé exerçant), plutôt que la détention via holding en soi. Nous le formulons au conditionnel : une réponse ministérielle ne lie ni l'URSSAF ni le juge. À auditer au cas par cas.

Mémo express

La SPFPL : utile, mais pas pour échapper aux cotisations

  • Elle ne neutralise pas automatiquement le seuil des 10 % : c'est le mythe à démonter.
  • Elle conserve de vrais atouts : régime mère-fille (art. 145 et 216 CGI — remontée des dividendes quasi exonérée, friction d'environ 1,25 % = 5 % de quote-part de frais et charges × 25 % d'IS), réinvestissement, rachat de parts de confrères, préparation de la transmission.
  • La SPFPL d'architectes existe (décret n° 2016-876 du 29 juin 2016) : objet limité à la détention de sociétés d'architecture, capital contrôlé par des architectes.

Le montage holding se traite ailleurs

Ici, on a démonté le mythe. La construction complète de la couche holding — quotités, mère-fille, apport-cession (art. 150-0 B ter, durci par la LF 2026), capitalisation — est détaillée dans nos guides dédiés Holding SPFPL d'architecte et SPFPL et profession libérale. Ces dividendes mis de côté dans la holding, c'est souvent ce qui rachète les parts d'un associé sortant ou finance la transmission quelques années plus tard.
§ 8CAS CHIFFRÉ·5 MIN

Cas chiffré : Julien, architecte, 130 000 € de bénéfice

Julien est un cas qu'on voit revenir presque chaque printemps, au moment d'affecter le résultat de l'exercice : la méthode se vérifie sur pièces. Un avertissement avant de lire les chiffres : ce sont des ordres de grandeur pédagogiques, arrondis exprès pour que la logique saute aux yeux. Le taux de cotisations TNS retenu (~40-45 %) est une fourchette indicative qui varie selon le niveau de revenu ; les taux d'IS, d'IR et de PFU, eux, sont exacts.

Scénario A · Julien · gérant majoritaire SELARL · capital 10 000 €

Julien — le « tout rémunération » qui sur-cotise

Julien dégage un bénéfice (avant sa propre rémunération) de 130 000 €, dans une SELARL d'architecture au capital de 10 000 €, sans compte courant. TMI 41 %. Son comptable lui a dit « verse-toi tout en salaire, c'est plus simple à déclarer » — alors il l'a fait : il se verse tout en rémunération, environ 130 000 €, et l'IS résiduel tombe quasi à zéro.

Le décompte : sur ces 130 000 €, il supporte des cotisations TNS de l'ordre de 40-45 %, puis l'IR au barème (BNC pour la part technique, sans abattement de 10 % depuis 2025). Côté droits, c'est le maximum : trimestres validés, plafond PER saturé, prévoyance. Mais le net en poche est le plus faible des deux scénarios, et il alimente surtout une caisse — la CIPAV — au rendement faible (§9). Rien n'est capitalisé dans la société.

La limite : sur-cotiser au-delà du plancher utile, c'est payer cher des droits CIPAV peu rentables, sans rien mettre de côté à l'IS.

Scénario B · Même Julien · le mix optimisé

Julien (variante) — la méthode des quatre étages

Reprenons Julien, même bénéfice de 130 000 €, mais cette fois il applique la séquence.

Étage 1 — rémunération-plancher utile (~45 000 €) : de quoi couvrir son train de vie, valider ses 4 trimestres, ouvrir sa prévoyance Madelin et surtout saturer son plafond PER (déduit à 41 %). Étage 2 — IS sur le résiduel : le bénéfice restant (~85 000 € avant IS) supporte l'IS à 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 % — soit un taux moyen très inférieur à sa TMI de 41 %. Étage 3 — dividende calibré sous le seuil des 10 % : il distribue un dividende mesuré au PFU 31,4 %, en gardant l'œil sur le seuil (1 000 € ici, d'où l'intérêt de ne pas tout distribuer). Étage 4 — capitalisation : le surplus reste dans la société, placé, plutôt que cotisé pour rien.

Résultat : moins de cotisations « sèches », des droits réellement utiles construits, un PER déduit à 41 % et de l'impôt reporté sur le bénéfice capitalisé. Le gain net se chiffre dossier par dossier, mais Julien gagne sur les trois plans qui comptent : moins de cotisations, des trimestres validés, de l'impôt différé.

Cas annexe · Sophie · capital social de 1 000 €

Sophie — le piège du capital trop faible

Sophie a constitué sa SELARL d'architecture avec le minimum : 1 000 € de capital. Son seuil des 10 % vaut donc… 100 €. Autrement dit, quasiment tout dividende qu'elle distribuerait basculerait immédiatement dans l'assiette des cotisations TNS.

La leçon : avec un capital aussi faible, la voie du dividende est presque fermée. Deux options réelles : augmenter le capital ou loger un compte courant d'associé pour relever le seuil (en immobilisant du cash), ou assumer une stratégie rémunération-plancher + capitalisation à l'IS, en distribuant peu. C'est typiquement le dossier où l'on chiffre avant de décider.

Note de méthode : ces chiffres sont illustratifs

Les montants ci-dessus sont des ordres de grandeur pédagogiques, simplifiés (taux de cotisations, tranches, arrondis) pour faire ressortir la logique. Ils ne valent pas une simulation personnalisée : le résultat réel dépend de votre statut exact, de votre niveau de revenu, de votre TMI, de la structure de votre capital, de vos déductions (PER/Madelin) et du niveau de rémunération de sortie. Le détail du calcul des cotisations et des points retraite figure dans nos guides Retraite CIPAV de l'architecte et PER du libéral. À modéliser au cas par cas avant toute décision.
Hagnéré Patrimoine

Quel est VOTRE mix optimal, à l'euro près ?

Un CGP indépendant modélise votre cas — statut, capital, TMI, besoin de revenu — et calcule la séquence rémunération-plancher / capitalisation à l'IS / dividende calibré, plafond PER et impact retraite CIPAV inclus.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 9LE COÛT CACHÉ : LA CIPAV·2 MIN

Le coût caché : la rémunération nourrit une retraite CIPAV faible

C'est l'argument que les architectes découvrent le plus tard, et celui qui change le plus souvent leur décision — la plupart des comptables le passent sous silence. En vous versant de la rémunération, vous cotisez à la base CNAVPL et à la complémentaire CIPAV. Or l'architecte fait partie des professions qui sont restées affiliées à la CIPAV après la réforme de 2018 (décret n° 2018-1048), et la CIPAV est notoirement peu rentable au regard des cotisations versées : son rendement est défavorable. Sur-cotiser « pour la retraite obligatoire » construit donc peu de pension.

Le dividende, lui, ne construit AUCUNE retraite

Sur ce point, la mécanique est sans appel : un dividende n'ouvre aucun droit retraite — ni trimestre, ni point CIPAV. C'est précisément pour cela qu'on ne peut pas « tout passer en dividendes » sans conséquence : on supprime alors toute construction de droits. Mais à l'inverse, gonfler la rémunération au-delà du plancher utile revient à alimenter une caisse au rendement faible. D'où la logique de l'arbitrage : une rémunération-plancher qui valide les trimestres, ouvre le plafond PER et la prévoyance — puis on capitalise par ailleurs.

Concrètement, la répartition en découle : on fixe une rémunération juste suffisante pour les droits utiles, et on construit sa retraite réelle par la capitalisation (PER déduit à 41-45 %, assurance-vie, immobilier), pas en gonflant les cotisations CIPAV. Le diagnostic complet du régime est dans notre guide Retraite CIPAV de l'architecte : à quoi vous attendre vraiment, et la stratégie pour la compléter dans doubler une retraite CIPAV notoirement faible.

§ 10LA MÉTHODE HAGNÉRÉ·3 MIN

La méthode Hagnéré : rému-plancher, dividendes calibrés, surplus capitalisé

Quand un architecte me demande « alors, combien je me verse ? », je ne réponds jamais par un chiffre. Je lui dessine quatre étages sur un coin de table, dans cet ordre — et la question cesse d'être un pari pour devenir une séquence qui se calcule.

Les quatre étages de l'arbitrage de l'architecte. Pris isolément, chaque étage ne dit rien ; c'est de les empiler dans cet ordre que vient le gain.
ÉtageLevierPourquoiRepère 2026
1 · Rémunération-plancherSe verser le revenu de vie, valider les trimestres et saturer le PERSeule la rémunération ouvre retraite, prévoyance et plafond PERPER jusqu'à 88 911 € (art. 154 bis CGI)
2 · Dividende calibréDistribuer sous le seuil des 10 %Au-delà, le dividende est cotisé ~40-45 % sans ouvrir de droitsSeuil = 10 % (capital + primes + CCA)
3 · Capitalisation à l'ISLaisser le surplus dans la société, placéL'IS (15/25 %) est souvent inférieur à votre TMI (41-45 %)15 % ≤ 42 500 €, puis 25 %
4 · PER au plafondDéduire à la TMI 41-45 %Le levier n°1 de l'architecte à hauts revenusDéduction à la tranche marginale

À retenir

La séquence en une phrase

  • Une rémunération-plancher : revenu de vie + 4 trimestres + saturation du plafond PER + prévoyance.
  • Un dividende calibré sous le seuil des 10 %, pour éviter le rattrapage par les cotisations.
  • Le surplus capitalisé à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %), placé plutôt que sorti.
  • Le PER au plafond, déduit à la TMI — le moteur patrimonial à 41-45 %.

Où loger le surplus capitalisé

Le bénéfice laissé dans la société n'est pas de l'argent perdu. Capitalisé dans la société (ou remonté à une SPFPL via le régime mère-fille), il peut alimenter une trésorerie d'entreprise placée (contrat de capitalisation de personne morale, compte à terme), financer l'achat des murs de l'agence, ou se déployer côté privé une fois sorti. Pour l'allocation de votre épargne personnelle à 41 % de TMI, voyez où placer son argent quand on est architecte et la brique SCPI en assurance-vie pour architecte. La couche holding et l'apport-cession (art. 150-0 B ter, durci par la LF 2026) sont traités dans Holding SPFPL d'architecte.

Note de méthode : un arbitrage fiscal, pas une promesse de rendement

La logique des quatre étages compare des coûts certains (IS, cotisations, PFU, impôt évité par le PER déduit à votre tranche), pas des performances espérées. L'avantage du PER, en particulier, est un gain fiscal immédiat à l'entrée — déduire à 41 ou 45 %, c'est mécanique — distinct de la performance future des supports, qui n'est jamais garantie : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et tout placement comporte un risque de perte en capital. Quel montant verser sur un PER selon votre bénéfice BNC est détaillé dans notre guide dédié PER architecte : combien déduire pour baisser l'impôt.
§ 11REVENUS EN DENTS DE SCIE·2 MIN

Revenus d'architecte en dents de scie : piloter d'une année sur l'autre

Contrairement à d'autres libéraux dont les honoraires tombent régulièrement, l'architecte encaisse par à-coups : ses revenus sont irréguliers, en dents de scie selon les chantiers et les phases de paiement. Un gros projet livré peut faire bondir le bénéfice une année, puis un creux l'année suivante. L'arbitrage salaire/dividendes n'est donc pas figé : il se module.

Mémo express

Piloter selon le cycle des chantiers

  • Années hautes (gros projets livrés) : sortir moins en dividendes, capitaliser davantage à l'IS pour ne pas faire exploser la TMI et le RFR.
  • Années basses (creux d'activité) : se verser davantage de rémunération pour lisser l'IR et maintenir les droits — ou puiser dans le résiduel capitalisé.
  • Le PER reste le lisseur le plus souple : on déduit quand le revenu est haut, on récupère à la retraite.

Quotient ou PER ?

Le système du quotient (art. 163-0 A CGI) permet d'atténuer la progressivité de l'impôt sur un revenu exceptionnel, mais ses conditions sont strictes (le revenu doit dépasser la moyenne des revenus nets des trois dernières années). En pratique, pour un architecte aux revenus en dents de scie, le PER est plus souple et plus puissant à 41-45 % de TMI. La logique d'ensemble du lissage est développée dans notre guide revenus irréguliers du libéral : lisser sa fiscalité d'une année sur l'autre.
§ 12ERREURS À ÉVITER·2 MIN

5 erreurs qui coûtent cher

Les cinq erreurs les plus fréquentes dans l'arbitrage de l'architecte en SEL. Chacune découle d'une croyance répandue mais inexacte en 2026.
L'erreurPourquoi c'est fauxLe bon réflexe
Tout sortir en dividendesAu-delà du seuil de 10 %, c'est cotisé ~40-45 % ET aucun droit retraiteCalibrer le dividende sous le seuil + rému-plancher
Croire que l'abattement de 10 % du salaire existe encoreSupprimé : rémunération technique en BNC (CE 8/4/2025 n° 492154)Tenir une comptabilité de frais réels (2035)
Croire que la SPFPL fait écran systématiquementCass. 21-20.366 : la holding ne fait pas écran (sauf nuances RM 2025)Auditer le montage ; ne pas en faire un schéma d'évitement
Calculer les cotisations sur 60 % de la fraction > 10 %L'abattement de 40 % est fiscal (IR) ; en social, l'assiette est à 100 %Raisonner sur 100 % de la fraction excédentaire
Sur-cotiser « pour la retraite CIPAV »Rendement de la CIPAV défavorableRému-plancher + capitaliser (PER, AV)

Une règle de déontologie

On ne tranche pas ça en lisant un guide : il faut poser vos chiffres sur la table. Le statut (SELARL/SELAS), la structure du capital, le niveau et la régularité des revenus, les déductions PER/Madelin, le projet patrimonial (murs, transmission) changent le verdict. Restons factuels : l'objectif n'est pas de « payer zéro », mais de sortir votre argent au bon endroit, sans cotiser pour rien ni risquer un redressement URSSAF. Pour l'itinéraire complet, voyez notre guide pilier optimisation fiscale de la profession libérale : le guide de A à Z, et le pilotage des hauts revenus dans profession libérale à hauts revenus.
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Sources et références légales

  • La règle des 10 % et le statut social

    Art. L. 131-6 CSS (réintégration dans l'assiette des cotisations TNS de la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes d'émission et du compte courant d'associé). Art. L. 311-3 CSS (président de SELAS assimilé salarié). Statut social : gérant majoritaire de SELARL = travailleur non salarié (CNAVPL + CIPAV pour l'architecte). Validité du dispositif : Cons. const. n° 2010-24 QPC du 06/08/2010 (critères objectifs et rationnels).

  • Fiscalité du dividende et de la rémunération

    Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS). Art. 158, 3-2° CGI (option barème, abattement de 40 % réservé au barème). Art. L. 136-8 CSS (CSG du capital portée à 10,6 % au 01/01/2026, LFSS 2026). Art. 219 I-b CGI (IS 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %). Art. 62 et 92 CGI (rémunération de mandat vs rémunération technique BNC). Art. 211 et 39, 1-1° CGI (déductibilité). Art. 154 bis CGI (PER/Madelin TNS, plafond 88 911 € en 2026). Doctrine : BOI-RSA-GER-10-30, BOI-RPPM-RCM-30-20.

  • Société d'architecture, SEL et SPFPL

    Loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l'architecture, art. 13 (quotités de détention du capital par des architectes). Loi n° 90-1258 du 31 décembre 1990 et ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (exercice en société des professions libérales réglementées, en vigueur au 01/09/2024). Décret n° 2016-876 du 29 juin 2016 (SPFPL d'architectes). Décret n° 2018-1048 du 28 novembre 2018 (professions restant affiliées à la CIPAV). Régime mère-fille : art. 145 et 216 CGI, BOI-IS-BASE-10-10-10.

  • Jurisprudence, réponses ministérielles et lois 2026

    Cass. 2e civ. 19/10/2023 n° 21-20.366 (la SPFPL ne fait pas écran ; litige chirurgien-dentiste, portée générale). CE 8e-3e ch. 08/04/2025 n° 492154 (rémunération technique de l'associé de SEL = BNC, fin de la tolérance des 5 %). RM Sénat n° 02878 (27/02/2025) et n° 01461 (21/08/2025) sur la portée de l'arrêt SPFPL. LFSS 2026 (loi 2025-1403 du 30/12/2025). LF 2026 (loi 2026-103 du 19/02/2026). Arrêté du 22/12/2025 (PASS 2026 = 48 060 €).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La décision de privilégier la rémunération ou les dividendes dans une société d'architecture doit faire l'objet d'une étude individualisée préalable (statut social, modélisation chiffrée selon votre TMI et la structure de votre capital, plafond PER, impact retraite CIPAV). Les chiffres et taux cités sont à jour au 24 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points — notamment le champ exact des cotisations sur les dividendes du président de SELAS et la portée de l'arrêt SPFPL — sont signalés au conditionnel lorsque le texte ou la doctrine ne tranchent pas encore clairement.

Foire aux questions

Tout sur l'arbitrage salaire ou dividendes de l'architecte en SEL règle des 10 %, PFU, cotisations, retraite CIPAV et statut.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : faut-il se verser un salaire ou des dividendes, comment se calcule le seuil des 10 %, la fiscalité réelle du dividende en 2026, le rôle de la SPFPL, l'impact retraite CIPAV, SELARL ou SELAS. Réponses sourcées et à jour 2026.