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Guide architecte 202619 minMis à jour 25 juin 2026Mère-fille 1,25 %

Holding SPFPL d'architecte : optimiser et capitaliser vos dividendes de SELARL

Après une bonne année de chantiers, votre SELARL d'architecture dégage plus de bénéfice que vous n'en consommez. Distribuer ces dividendes en direct, c'est en laisser 31,4 % à l'impôt (PFU 2026) — et au-delà de 10 % du capital, des cotisations sociales par-dessus. Les faire remonter dans une SPFPL d'architectes sous le régime mère-fille, c'est ne payer qu'environ 1,25 % d'IS : sur 100 000 €, vous conservez près de 30 000 € de plus pour racheter, capitaliser ou transmettre. Ce guide montre comment le montage se construit, ce qu'il permet vraiment — et le piège des cotisations que la moitié des plaquettes commerciales passe sous silence. Par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine indépendant (ORIAS 23002291).

STRATÉGIE SPFPL 2026

Savoir si la SPFPL a un sens pour votre agence et chiffrer le gain net annuel

Audit de votre SEL d'architecture : régime mère-fille, effet de levier au rachat, intégration fiscale, apport-cession et transmission Dutreil. Cabinet 100 % indépendant, modélisation chiffrée et anti-survente sur le piège des cotisations.

  • Audit de votre SEL et de votre projet
  • Chiffrage du gain mère-fille net de frais
  • Montage d'acquisition à effet de levier
  • Cabinet 100 % indépendant

MÈRE-FILLE EFFECTIF

1,25 %

PFU DIVIDENDES 2026

31,4 %

INTÉGRATION FISCALE

0,25 %

DÉTENTION ARCHITECTES

> 50 %

CADRE JURIDIQUE

Ord. 2023-77

Quentin Hagnéré·Fondateur de Hagnéré Patrimoine

Cabinet Hagnéré Patrimoine · ORIAS 23002291 · CIF · COA · COBSP

§ 1DÉFINITION·3 MIN

SPFPL d'architectes, SEL, holding patrimoniale : trois étages à ne pas confondre

Votre SEL d'architecture dégage de beaux bénéfices après une bonne année de chantiers, mais chaque fois que vous voulez sortir des dividendes pour les placer, vous en laissez près d'un tiers à l'impôt : sur 100 000 € distribués, 31 400 € partent en PFU. Les faire transiter par une SPFPL, c'est ramener cette friction à 1 250 € — et garder 30 000 € de plus pour racheter les parts d'un associé qui part, financer une seconde agence ou préparer votre transmission, plutôt que de les voir dormir sur un compte. La SPFPL répond à cette frustration — à condition de bien comprendre ce qu'elle est, et surtout ce qu'elle n'est pas.

La SPFPL d'architectes en 30 secondes

La SPFPL (Société de Participations Financières de Professions Libérales) est la holding réservée aux libéraux réglementés qui détient vos parts de SEL d'architecture. On la résume à trois usages : capitaliser (les dividendes de la SEL remontent à 1,25 % d'IS au lieu de 31,4 % de PFU, grâce au régime mère-fille), racheter (la holding emprunte et rembourse avec ces dividendes quasi défiscalisés : c'est l'effet de levier) et transmettre (apport-cession, pacte Dutreil). Le seul vrai piège : elle n'efface pas automatiquement vos cotisations sociales, et son objet est limité.

La SPFPL est, techniquement, une holding « pure » dont l'objet est de détenir des parts ou actions de SEL (sociétés d'exercice libéral) d'architecture, sans exercer elle-même la profession. Elle ne conçoit pas de bâtiment, ne signe pas de mission de maîtrise d'œuvre : elle détient. Et c'est ce statut passif — elle détient, point — qui lui ouvre la porte du régime mère-fille. L'architecte est une profession libérale réglementée (inscrite à l'Ordre des architectes, loi n° 77-2 du 3 janvier 1977), mais pas un officier ministériel : la cession de sa clientèle et de son agence est libre, il n'y a ni droit de présentation ni agrément du Garde des Sceaux. Ses prestations sont par ailleurs soumises à la TVA au taux normal de 20 % (l'exonération des soins de l'article 261-4-1 du CGI ne le concerne pas), ce qui lui permet de récupérer la TVA déductible sur ses achats et ses investissements.

Les trois étages : SEL, SPFPL, vous

Le montage se lit de bas en haut. En bas, la SEL d'architecture (SELARL avec gérant majoritaire TNS, ou SELAS avec président assimilé salarié), à l'IS, qui exerce et facture ses missions. Au-dessus, la SPFPL qui détient les titres de la SEL et fait remonter les dividendes. Au sommet, vous, l'architecte, qui tenez la holding. Pour passer en société d'exercice plutôt qu'en nom propre (BNC, déclaration contrôlée 2035), voyez d'abord notre comparatif SELARL ou BNC pour l'architecte (et, côté méthode générale, BNC ou SELARL) : la SPFPL est l'étage au-dessus de la SEL, pas un substitut.

Côté droit, le cadre 2026 repose sur trois textes : la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 qui régit la profession d'architecte, le décret n° 2016-876 du 29 juin 2016 qui a créé la SPFPL de profession libérale d'architectes (SPFPLA), et l'ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023, qui a refondu l'exercice en société des professions libérales réglementées (entrée en vigueur le 1er septembre 2024, en remplacement de l'ancienne loi 90-1258). Depuis cette réforme, la SPFPL peut détenir jusqu'à 100 % de la SEL d'architecture.

SPFPL ≠ holding patrimoniale : l'objet est LIMITÉ

C'est l'erreur qu'on voit le plus souvent en rendez-vous. L'objet de la SPFPL d'architectes est contraint : elle ne peut détenir que des titres de SEL d'architecture (SELARL/SELAS) et exercer des activités accessoires destinées exclusivement à leur fonctionnement. Elle ne peut pas coiffer une SARL ou une SAS d'architecture « loi 1977 » classique (non-SEL), ni se transformer en holding à objet libre dans laquelle on loge n'importe quel placement patrimonial. Pour piloter de l'immobilier de rendement ou un portefeuille financier sans lien avec l'agence, c'est une holding patrimoniale de droit commun qu'il faut monter à côté, pas la SPFPL. Confondre les deux étages expose à une non-conformité au regard de l'Ordre.
§ 2LE LEVIER SIGNATURE·4 MIN

Le régime mère-fille : 1,25 % d'IS au lieu de 31,4 %

Si vous lisez cette page, c'est probablement pour ce chiffre-là. Quand vous sortez des dividendes de votre SEL directement vers votre compte personnel, vous subissez le PFU à 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026). Quand ces mêmes dividendes remontent vers une SPFPL, ils ne supportent qu'une friction d'environ 1,25 %. Entre les deux, le rapport est de 1 à 25.

D'où vient ce 1,25 % : l'exonération de 95 % expliquée

Le mécanisme repose sur le régime mère-fille (articles 145 et 216 du CGI). Lorsqu'une société remonte des dividendes d'une filiale, 95 % de ces dividendes sont exonérés d'IS. Seule une quote-part de frais et charges (QPFC) de 5 % reste imposable à l'impôt sur les sociétés (25 %). L'imposition effective est donc de 5 % × 25 % = 1,25 % (doctrine BOFiP BOI-IS-BASE-10-10-20).

Le calcul à l'euro près sur 100 000 € de dividendes

AVEC SPFPL (regime mere-fille)
  100 000 EUR de dividendes SEL -> SPFPL
  95 000 EUR exoneres + (5 000 EUR x 25 %) = 1 250 EUR d'IS
  => friction de 1,25 %

EN DIRECT (dividendes verses a l'architecte)
  100 000 EUR x 31,4 % (PFU 2026) = 31 400 EUR d'impot
  => 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS

ECART = 31 400 - 1 250 = 30 150 EUR / an

Soit, après environ 2 500 € de frais de structure annuels, près de 27 650 € de capacité de réinvestissement supplémentaire chaque année — tant que les fonds restent dans la holding.

Note de méthode : lisez ces chiffres pour ce qu'ils sont

Tous les calculs de ce guide sont des illustrations fiscales, pas des promesses de rendement. Ils figent les taux 2026 (PFU 31,4 %, friction mère-fille 1,25 %, IS 25 %) et supposent les conditions du régime réunies. Une fois les fonds capitalisés dans la holding, leur performance dépend des placements choisis : les performances passées ne préjugent pas des performances futures, et tout investissement comporte un risque de perte en capital. Votre situation réelle se chiffre au cas par cas.

Les 5 conditions à respecter

Ce 1,25 % se gagne : le régime mère-fille n'a rien d'automatique. Deux conditions de fond pour commencer : détenir au moins 5 % de la SEL et garder les titres deux ans. Le vrai piège est ailleurs — les parts doivent être en pleine propriété, un démembrement et l'exonération saute. Le reste tient de la formalité : mère et fille à l'IS, capital intégralement libéré. Cinq conditions cumulatives :

Les 5 conditions du régime mère-fille (art. 145 CGI). La condition de pleine propriété est le piège le plus fréquent : un démembrement des parts fait perdre l'exonération de 95 %.
ConditionExigencePiège à éviter
Seuil de détentionAu moins 5 % du capital de la SELEn dessous de 5 %, pas de régime mère-fille
Durée de conservationEngagement de conserver les titres 2 ansUne revente avant 2 ans remet en cause l'exonération
Nature des droitsTitres détenus en pleine propriétéLe démembrement (usufruit/nue-propriété) exclut le régime
Régime d'impositionMère et fille soumises à l'ISUne SEL restée à l'IR ferme la porte
CapitalCapital intégralement libéréUn capital non libéré bloque l'éligibilité

Attention : ce n'est pas de l'argent dans votre poche

La friction de 1,25 % ne vaut que tant que les fonds restent dans la SPFPL (réinvestis, capitalisés, ou affectés au remboursement d'un emprunt). Le jour où vous sortez cet argent vers votre compte personnel, le PFU de 31,4 % s'applique à nouveau. La SPFPL diffère et réoriente l'impôt sur les dividendes, elle ne l'efface pas. Voyez-la comme un outil de capitalisation et de financement de projet, pas comme un moyen de toucher des dividendes en franchise d'impôt.
§ 3ANGLE — DÉTENTION·3 MIN

Qui peut détenir la SPFPL d'architectes (le seuil de plus de 50 %)

Beaucoup de pages génériques sur la SPFPL répètent « plus de la moitié du capital aux professionnels ». Pour l'architecte, c'est exact — à la différence de l'expert-comptable, qui est lui à un seuil des deux tiers. Mais le détail compte : la règle porte sur le capital et les droits de vote, et elle plafonne la part des tiers. C'est l'une des spécificités à connaître avant de monter le moindre montage.

La règle cardinale : plus de la moitié du capital ET des droits de vote

L'article 13 de la loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 impose que plus de la moitié (> 50 %) du capital social et des droits de vote de la société d'architecture soit détenue par des architectes — personnes physiques inscrites à l'Ordre, ou sociétés d'architecture elles-mêmes détenues à plus de 50 % par des architectes. Les associés personnes morales non-architectes ne peuvent détenir plus de 25 % du capital et des droits de vote, et les parts ou actions doivent être nominatives. Ce n'est ni un seuil des deux tiers, ni de 75 % : c'est bien plus de la moitié, capital comme droits de vote.

La SPFPL peut détenir jusqu'à 100 % de la SEL (ordonnance 2023-77), mais c'est alors la détention de la SPFPL elle-même qui doit respecter, en transparence, l'exigence des > 50 % aux architectes en exercice. Autrement dit, le pouvoir reste entre les mains de ceux qui exercent réellement le métier. Le contrôle relève de l'Ordre des architectes — jamais du Garde des Sceaux, puisque l'architecte n'est pas un officier ministériel. Côté retraite, l'architecte relève de la base CNAVPL et de la complémentaire CIPAV : il fait partie des professions qui sont restées à la CIPAV après la réforme de 2018 (décret 2018-1048).

Récapitulatif de la détention

SPFPL ≤ 100 % de la SEL (ordonnance 2023-77). > 50 % du capital ET des droits de vote aux architectes inscrits, en transparence (loi 77-2 art. 13). Tiers personnes morales non-architectes ≤ 25 % du capital et des droits de vote, parts nominatives. Objet limité à la détention de titres de SEL d'architecture et aux accessoires liés à leur fonctionnement. Forme : SARL (gérant TNS), SAS (président assimilé salarié) ou SA (capital minimum de 37 000 €). Contrôle : Ordre des architectes. Avant tout montage, faites valider votre éligibilité et la rédaction des statuts par l'Ordre et votre conseil.

Aller plus loin : SELARL ou SELAS sous la holding ?

La forme de la SEL sous la SPFPL conditionne votre statut social et le traitement de vos dividendes. En SELARL, le gérant majoritaire est travailleur non salarié (cotisations CNAVPL + CIPAV, fraction de dividendes > 10 % cotisée). En SELAS, le président est assimilé salarié (charges plus lourdes sur la rémunération, mais dividendes historiquement hors champ des cotisations TNS — un terrain sous surveillance anti-abus en 2026). Ce choix se tranche en amont de la holding : on le détaille dans SELARL ou BNC pour l'architecte et l'arbitrage rémunération/dividendes dans salaire ou dividendes en SELARL d'architecte.
§ 4ANGLE PRINCIPAL — LEVIER·4 MIN

Racheter des parts ou intégrer un associé par effet de levier (LBO)

On retient surtout le mère-fille, mais en pratique c'est l'effet de levier au rachat qui fait basculer un dossier : il transforme la SPFPL d'un simple coffre à capitaliser en outil d'acquisition. L'idée : faire racheter des parts de SEL — celles d'un associé qui part, ou financer l'entrée d'un nouvel associé dans l'agence — par la holding plutôt que par vous, à crédit, et rembourser ce crédit avec des dividendes quasi défiscalisés.

Premier ressort : c'est la holding qui s'endette, pas vous

La SPFPL contracte elle-même l'emprunt d'acquisition des parts. Résultat : vous n'immobilisez pas votre trésorerie personnelle, et — surtout — vous n'avez pas à vous verser au préalable les dividendes (taxés à 31,4 %) qu'il aurait fallu pour payer comptant. La capacité de remboursement de la holding remplace votre apport personnel.

Le ressort qui fait tout : rembourser avec des dividendes quasi défiscalisés

C'est ici que se joue le cœur de l'opération. Les intérêts de l'emprunt sont déductibles du résultat de la SPFPL (article 39 CGI), pendant que la SEL fait remonter ses dividendes à la holding via le mère-fille (friction 1,25 %). La SPFPL rembourse alors le crédit avec ces dividendes : zéro PFU, zéro CSG sur l'opération d'acquisition. Au final, l'impôt qui aurait amputé un remboursement « en direct » disparaît presque entièrement. Les garde-fous anti-abus (amendement Charasse, article 223 B ; plafonnement ATAD des charges financières, article 212 bis) existent mais ne sont, en pratique, quasiment jamais bloquants pour un rachat d'agence d'architecture.

Le coût net de remboursement de 100 € d'emprunt. Avec la SPFPL, presque chaque euro de dividende sert au remboursement, au lieu d'en perdre près d'un tiers en impôt.
Pour rembourser 100 € de capital d'empruntSans SPFPL (dividendes perso)Avec SPFPL (mère-fille)
Dividendes bruts nécessaires≈ 145,8 € (31,4 % partent à l'impôt)≈ 101,3 € (friction 1,25 %)
Part qui sert vraiment au remboursement68,6 %98,8 %

Sur la durée, l'écart devient considérable. Pour un rachat financé par 50 000 € de dividendes par an pendant 7 ans, l'économie cumulée s'établit à environ : 50 000 × 7 × (31,4 % − 1,25 %) ≈ 105 525 €. Pour beaucoup d'architectes, c'est tout simplement ce qui justifie d'avoir une holding au moment d'une opération sur le capital de l'agence. Réserve propre au métier : l'échéancier de remboursement doit composer avec un chiffre d'affaires en dents de scie selon les chantiers — mieux vaut conserver un coussin de trésorerie dans la SEL.

Note de méthode : une projection, pas une garantie

Ce cumul de 105 525 € est une illustration arithmétique qui suppose une distribution constante de 50 000 € chaque année pendant 7 ans et des taux 2026 figés. Dans la réalité, une agence d'architecture distribue davantage les bonnes années et moins les années creuses : le gain réel dépend de votre capacité effective de distribution et de la durée de l'emprunt. Aucun rendement n'est promis ici ; seule l'économie de friction fiscale est modélisée, à conditions remplies.
Hagnéré Patrimoine

Structurer le rachat de votre agence en SPFPL

Un CGP indépendant modélise votre opération : montant et durée de l'emprunt, capacité de distribution de la SEL au fil des chantiers, gain fiscal du levier. À l'arrivée, un montage chiffré et un échéancier de remboursement, pas une estimation au doigt mouillé.

Premier échangeSans engagementCadre documenté
§ 5NIVEAU SUPÉRIEUR·2 MIN

L'intégration fiscale : descendre à 0,25 % (au-delà de 200 000 €/an)

Au-dessus du mère-fille, il reste un cran à gagner. Lorsque votre SPFPL détient au moins 95 % du capital de la SEL (jusqu'à 100 % depuis l'ordonnance 2023-77), elle peut opter pour l'intégration fiscale (article 223 A du CGI). La quote-part de frais et charges sur les dividendes intra-groupe est alors ramenée de 5 % à 1 %, ce qui abaisse l'imposition effective à seulement 0,25 % (1 % × 25 %).

L'option engage le groupe pour 5 ans, suppose des exercices alignés et que toutes les sociétés soient à l'IS. Avantage complémentaire pour le levier : l'intégration permet d'imputer directement les intérêts et charges de la holding sur le bénéfice de la SEL, ce qui amplifie l'effet de levier les premières années d'un rachat.

Quand l'intégration vaut-elle le coup ?

Le gain marginal de l'intégration (passer de 1,25 % à 0,25 %, soit 1 point sur les dividendes remontés) ne couvre son surcoût comptable qu'à partir d'environ 200 000 € de dividendes annuels durables, ou en configuration multi-SEL. En dessous, le simple régime mère-fille suffit largement — d'autant que les revenus d'une agence sont rarement linéaires. L'amendement Charasse (article 223 B) reste applicable au sein du groupe intégré.
§ 6TRÉSORERIE·3 MIN

Que faire de la trésorerie remontée dans la SPFPL (objet limité)

Vos dividendes sont remontés à 1,25 % de friction et dorment maintenant dans la SPFPL. La déception arrive vite en rendez-vous : non, vous ne pouvez pas tout y loger. L'objet de la SPFPL est limité, contrairement à une holding patrimoniale libre.

Ce qu'on peut loger dans la SPFPL

Trois usages seulement tiennent dans cet objet limité — les voici :

Les emplois de trésorerie compatibles avec l'objet limité de la SPFPL d'architectes. Le 'comment placer' détaillé relève de la page trésorerie de la SELARL d'architecte.
Emploi de la trésorerieMécanismePoint fiscal clé
Murs de l'agence (SC dédiée)Société civile liée au fonctionnement de la SEL, option TVA possible (art. 260-2 CGI car l'exploitant est assujetti)Loyers d'une SCI à l'IR : PS 17,2 % (location nue, pas 18,6 %)
Participations dans d'autres SELDétention de parts d'autres SEL d'architectureRégime mère-fille reconductible sur chaque filiale
Supports de capitalisation PMContrat de capitalisation à l'IS (art. 238 septies E), compte à terme, SCPIImposition forfaitaire annuelle au taux de l'IS, régularisée au dénouement

Le détail des arbitrages de placement (rendement, risque, durée) ne se traite pas ici : pour cela, voyez la trésorerie de votre SELARL d'architecte et placer la trésorerie d'une société à l'IS. Pour loger les murs, voyez acheter les murs de votre agence via une SCI.

Ce qu'on NE peut PAS faire dans la SPFPL

On ne peut pas transformer la SPFPL en holding patrimoniale libre : y loger un portefeuille d'actions sans lien avec l'activité, de l'immobilier locatif de pur rendement, des cryptoactifs… déborde de son objet. Le jour où votre besoin dépasse la détention et le financement de vos SEL d'architecture, la bonne réponse est de monter une holding patrimoniale de droit commun à côté, et non de détourner la SPFPL. Cette discipline d'objet est aussi ce qui sécurise l'exonération d'IFI au titre des biens professionnels.
§ 7CAS CHIFFRÉS·4 MIN

3 cas chiffrés : Camille, Julien, le couple Mercier

Plutôt qu'un développement théorique, trois dossiers types — chacun illustre l'un des usages de la SPFPL : la capitalisation (cas 1), l'effet de levier au rachat (cas 2), et l'apport-cession combiné à la transmission (cas 3). Les prénoms sont fictifs, mais les profils et les ordres de grandeur sont ceux qu'on voit passer en rendez-vous à Chambéry. Ces simulations figent les taux 2026 et supposent les conditions du régime réunies ; elles ne valent pas conseil personnalisé.

Cas 1 — Camille, architecte en SELARL : SEL à 150 000 € de bénéfice

Sa SELARL d'architecture dégage 150 000 € de bénéfice après sa rémunération de gérante majoritaire (TNS, CNAVPL + CIPAV). IS de la SEL : 15 % jusqu'à 42 500 € (6 375 €) + 25 % sur 107 500 € (26 875 €) = 33 250 € → résultat net distribuable ≈ 116 750 €.

Option A — distribution directe : 116 750 € × 31,4 % (PFU) = 36 660 € de prélèvement → il lui reste ≈ 80 090 € sur son compte personnel (et au-delà de 10 % du capital, la fraction excédentaire bascule en cotisations CNAVPL/CIPAV).
Option B — remontée mère-fille : 116 750 € remontés → QPFC 5 % × 25 % ≈ 1 459 € d'IS → ≈ 115 291 € disponibles dans la holding pour capitaliser, rembourser un emprunt ou réinvestir.
Écart de friction ≈ 35 200 €/an conservés au niveau de la holding. Réserve : le jour où Camille se redistribuera la fraction > 10 %, les cotisations L. 131-6 redeviennent dues. Pour placer cette trésorerie, voyez la trésorerie de la SELARL d'architecte.

Cas 2 — Julien, architecte : rachat de parts d'un associé par effet de levier

Un associé part, ses parts valent 250 000 €. Julien n'a pas 250 000 € de cash personnel.

Sans SPFPL : pour disposer de 50 000 € nets par an afin de rembourser à titre personnel, il devrait sortir ≈ 73 000 € de dividendes bruts (50 000 / (1 − 0,314)) chaque année.
Avec SPFPL : la holding emprunte 250 000 € (intérêts déductibles, art. 39) et rembourse avec ≈ 50 000 € de dividendes remontés à 1,25 % (friction ≈ 625 €) → presque chaque euro sert au remboursement.
L'effet de levier holding divise quasiment par deux le coût fiscal du rachat : c'est exactement à ça que sert la holding au moment d'un rachat. Encore faut-il que la SEL puisse effectivement distribuer ces dividendes chaque année — avec un CA en dents de scie selon les chantiers, on cale l'échéancier sur un coussin de trésorerie prudent.

Cas 3 — Le couple Mercier, architectes : préparer la transmission de l'agence

Les époux Mercier apportent leurs parts de SEL d'architecture (valeur 800 000 €, plus-value latente 600 000 €) à leur SPFPL avant transmission.

Apport-cession (150-0 B ter) : la plus-value de 600 000 € est placée en report (pas d'impôt immédiat). S'ils conservent les titres > 3 ans dans la holding → aucune condition de remploi ; s'ils cèdent < 3 ans → réinvestir ≥ 70 % sous 3 ans, conservation 5 ans (règle LF 2026).
Transmission aux enfants : pacte Dutreil (787 B) → exonération de 75 % des droits de mutation, sous engagement de conservation et de direction.
Bonus : la plus-value en report est purgée au décès de l'apporteur. Le détail dans transmettre son cabinet et son patrimoine.
§ 8ANGLE — LE VRAI PIÈGE·3 MIN

Le vrai piège : la SPFPL n'efface pas les cotisations sociales

Ici, on prend le contre-pied des plaquettes commerciales — parce qu'une erreur sur ce point se solde souvent par un redressement URSSAF. Beaucoup de contenus présentent la SPFPL comme un bouclier automatique contre les cotisations sociales : c'est inexact.

Le seuil des 10 % et l'article L. 131-6

La règle de référence est celle du seuil des 10 % : la fraction de dividendes (et d'intérêts de compte courant) excédant 10 % du capital social, des primes d'émission et du solde moyen de compte courant d'associé est réintégrée dans l'assiette des cotisations sociales TNS du professionnel exerçant (article L. 131-6 du Code de la sécurité sociale) — pour l'architecte gérant majoritaire de SELARL, au titre de la base CNAVPL et de la complémentaire CIPAV. En deçà de 10 %, on reste au PFU de 31,4 %.

Ce que l'arrêt du 19 octobre 2023 a tranché

La question décisive : l'interposition d'une SPFPL fait-elle écran ? La Cour de cassation (2e civ., 19 octobre 2023, n° 21-20.366), sur le fondement de l'article L. 131-6 CSS, a jugé que les dividendes versés par une SEL à une SPFPL contrôlée par le professionnel restent dans l'assiette de ses cotisations dès lors qu'ils rémunèrent son travail, pour la fraction excédant 10 %. Cet arrêt a été rendu à propos d'un libéral exerçant en SEL : sa solution se transpose à l'architecte. Point essentiel souvent mal compris : la Cour n'a pas supprimé le seuil de 10 % — seule la fraction au-delà est concernée.

La nuance 2025 : le flux SEL → SPFPL en principe non cotisé

Une réponse ministérielle de 2025 est venue préciser qu'en principe, les cotisations ne frappent que les dividendes versés à des personnes physiques, et que l'arrêt de 2023 doit se lire comme circonscrit aux montages-écrans unipersonnels (SEL unipersonnelle dont une SPFPL détenue à ~100 % par le seul professionnel). Hors abus, le flux SEL → SPFPL ne serait donc pas cotisé tant que les fonds restent dans la holding. Mais attention : une réponse ministérielle ne lie ni l'Urssaf ni le juge, le risque demeure sur les configurations unipersonnelles, et dès que vous appréhendez personnellement les sommes (redistribution), le PFU et les cotisations sur la fraction > 10 % redeviennent dus. C'est un point à sécuriser au cas par cas, statuts et flux à l'appui.

La SPFPL purge l'IS, pas le social

La SPFPL n'est pas un effaceur de cotisations sociales sur la fraction de dividendes > 10 % appréhendée par le professionnel. Ce qui reste parfaitement intact, en revanche : l'effet de levier au rachat, la capitalisation de la trésorerie et la transmission. Construisez le montage sur ces trois usages réels, pas sur la promesse de cotisations nulles. Le détail du calcul figure dans architecte en SELARL : salaire ou dividendes (la règle des 10 %) et, côté méthode générale, dans dividendes de SEL et cotisations sociales.
§ 9POURQUOI MAINTENANT·2 MIN

Pourquoi la SPFPL est plus pertinente depuis 2024 (fin de l'abattement 10 %)

Un changement fiscal récent renforce l'intérêt de la SPFPL. Depuis l'imposition des revenus 2024, la rémunération correspondant à l'activité libérale technique des associés de SEL est imposée dans la catégorie des BNC (et non plus en traitements et salaires), ce qui supprime l'abattement forfaitaire de 10 % pour frais professionnels (remplacé par les frais réels en BNC, déclaration contrôlée 2035).

Le Conseil d'État (8 avril 2025, n° 492154) a confirmé cette imposition en BNC et invalidé la tolérance doctrinale des 5 % (fraction de rémunération réputée affectée à la gérance sans justification) ; c'est précisément cette qualification en BNC qui prive de l'abattement de 10 % propre aux traitements et salaires. Conséquence directe : capitaliser le dividende dans la SPFPL — plutôt que de tout sortir en rémunération désormais moins favorablement traitée — gagne en intérêt relatif. Faut-il alors se verser moins de rémunération technique et plus de dividendes ? Cet arbitrage, on le détaille dans architecte en SELARL : salaire ou dividendes.

L'interposition de la SPFPL ne change rien à la rémunération technique

Attention : la rémunération « technique » que vous percevez pour votre exercice au sein de la SEL reste imposée en BNC, et l'ajout d'une SPFPL au-dessus n'y change rien. La holding agit sur le traitement des dividendes, pas sur la qualification de votre rémunération d'exercice. C'est précisément ce qui fait de l'équilibre rémunération/dividendes un arbitrage à part entière, distinct de la décision de monter une SPFPL.

Aller plus loin : la SPFPL n'est qu'un étage du dispositif

À une TMI de 41 ou 45 %, la SPFPL se combine avec deux leviers qu'elle ne remplace pas. D'un côté, le PER, qui déduit votre versement de votre revenu imposable au taux marginal : c'est l'outil le plus rentable pour un architecte à hauts revenus — voyez le PER de l'architecte. De l'autre, votre retraite CIPAV (base CNAVPL + complémentaire CIPAV), notoirement faible au regard de vos revenus : les pistes pour la compléter sont détaillées dans retraite CIPAV de l'architecte. Et parce que vos revenus sont souvent en dents de scie, la holding sert aussi à lisser : elle capitalise les bonnes années — un réflexe qu'on creuse dans architecte aux revenus en dents de scie : lisser sa fiscalité. En clair, la holding sert à capitaliser le dividende : elle ne remplace ni un PER ni votre épargne retraite personnelle.
§ 10APPORT-CESSION & TRANSMISSION·3 MIN

Apporter ses parts de SEL à la SPFPL sans impôt immédiat (150-0 B ter)

Dernier grand usage : préparer une vente ou une transmission. L'apport-cession (article 150-0 B ter du CGI) permet d'apporter ses parts de SEL d'architecture à une SPFPL contrôlée par l'apporteur (contrôle au sens de l'article 150-0 B ter : en pratique plus de 50 % des droits de vote ou financiers, ou un contrôle de fait ; a minima 33,33 % lorsqu'aucun autre associé ne détient une fraction supérieure) en plaçant la plus-value d'apport en report d'imposition— pas d'impôt à payer au moment de l'apport.

Le mécanisme du report

Une fois les titres logés dans la holding, deux scénarios. Si la SPFPL conserve les titres plus de 3 ans, le report est maintenu sans aucune condition de remploi. Si elle cède avant 3 ans, le report n'est maintenu que sous condition de réinvestissement du produit dans une activité économique éligible.

Durcissement LF 2026 : 70 % / 3 ans / conservation 5 ans

La loi de finances 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a durci le remploi pour les apports/cessions réalisés à compter du 21 février 2026 : en cas de cession par la holding avant 3 ans, le report n'est maintenu que si au moins 70 % du produit (contre 60 % auparavant) est réinvesti sous 3 ans (contre 2 ans), avec conservation des actifs réinvestis au moins 5 ans et une liste de remplois éligibles resserrée (les simples actifs financiers passifs sont exclus). Au-delà de 3 ans de détention, aucune condition. Ne raisonnez plus sur l'ancien régime 60 % / 2 ans.

Deux atouts complètent le dispositif. D'abord, la plus-value en report est purgée au décès de l'apporteur, ce qui en fait un outil de transmission redoutable. Ensuite, l'apport préalable à la holding se combine avec le pacte Dutreil (article 787 B CGI), qui exonère 75 % de la valeur des titres transmis par donation ou succession. Le détail figure dans l'apport-cession (150-0 B ter) pour reporter l'impôt et transmettre son cabinet et son patrimoine.

§ 11COÛT & LIMITES·3 MIN

Coût, seuil de rentabilité et limites (IFI, objet)

Une holding coûte de l'argent à monter et à faire tourner. La SPFPL a un coût de création de 1 500 à 9 000 € (rédaction des statuts à l'objet conforme à l'ordonnance 2023-77 et à la loi 77-2, formalités auprès de l'Ordre des architectes) et un coût récurrent de 2 000 à 3 000 € par an (comptabilité, juridique, dépôt des comptes). Reste à savoir à partir de quel niveau de dividendes le jeu en vaut la chandelle.

Seuil de rentabilité de la SPFPL d'architectes (le surcoût de structure retenu croît avec le volume géré, de 2 000 à 3 000 € par an). Dès quelques dizaines de milliers d'euros de dividendes remontés chaque année, le gain net devient nettement positif ; au-delà de 200 000 €, l'intégration fiscale s'ajoute.
Dividendes annuels remontésÉconomie mère-fille (~30,15 %)Surcoût de structureGain net annuel
30 000 €≈ 9 045 €~ 2 500 €≈ +6 545 €
100 000 €≈ 30 150 €~ 2 750 €≈ +27 400 €
200 000 €≈ 60 300 €~ 3 000 €≈ +57 300 €

En pratique, la SPFPL devient nettement rentable dès quelques dizaines de milliers d'euros de dividendes annuels — et elle se justifie indépendamment de tout seuil dès lors qu'il existe un projet de rachat ou de transmission, où c'est l'effet de levier (et non la seule économie de friction) qui fait la différence.

Le préalable : être en SEL

Un point d'ordre, enfin : tant que vous exercez en nom propre, la SPFPL ne sert à rien. Il faut d'abord être en SEL d'architecture. En BNC individuel (déclaration contrôlée 2035), on passe donc en société d'exercice avant de coiffer le tout d'une holding. Cette séquence se prépare dans architecte : SELARL ou BNC et l'arbitrage de rémunération dans architecte en SELARL : salaire ou dividendes.

IFI : vos parts de SPFPL sont en principe hors champ

Côté impôt sur la fortune immobilière, les titres de la SPFPL qui détient votre SEL d'exercice constituent en principe des biens professionnels, exonérés d'IFI dans la quasi-totalité des cas — à condition que vous exerciez effectivement votre activité et que les conditions de l'exonération soient réunies. Seule la fraction représentative d'actifs immobiliers non affectés à l'activité serait taxable au prorata. À regarder de près si vous détenez beaucoup de murs hors exploitation ; et, au-delà des hauts revenus, gardez aussi à l'œil la contribution différentielle sur les très hauts revenus (CDHR). Pour replacer la SPFPL dans une stratégie d'ensemble, voyez la gestion de patrimoine pour architecte et profession libérale à hauts revenus.
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Sources et références légales

  • Cadre juridique de la SPFPL d'architectes

    Loi n° 77-2 du 3 janvier 1977 sur l'architecture, art. 13 (plus de la moitié du capital et des droits de vote aux architectes, associés personnes morales non-architectes 25 % maximum, parts nominatives). Décret n° 2016-876 du 29 juin 2016 (SEL d'architecture et SPFPL de profession libérale d'architectes). Ordonnance n° 2023-77 du 8 février 2023 (exercice en société des professions libérales réglementées, en vigueur le 1er septembre 2024 ; la SPFPL peut détenir jusqu'à 100 % de la SEL, objet limité à la détention de participations et aux activités accessoires). Contrôle par l'Ordre des architectes (l'architecte n'est pas un officier ministériel).

  • CGI — régime mère-fille et intégration

    Art. 145 CGI (régime mère-fille : détention d'au moins 5 % du capital, conservation 2 ans, pleine propriété). Art. 216 CGI (exonération de 95 % des dividendes, quote-part de frais et charges de 5 %, IS effectif 1,25 %). Art. 223 A CGI (intégration fiscale, quote-part ramenée à 1 %, friction 0,25 %, détention ≥ 95 %). Art. 219 CGI (IS : 15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà). Doctrine BOFiP : BOI-IS-BASE-10-10-20.

  • CGI / CSS — levier, trésorerie et cotisations

    Art. 39 CGI (déductibilité des intérêts de l'emprunt d'acquisition des titres de SEL). Art. 238 septies E CGI (contrat de capitalisation de personne morale à l'IS, imposition forfaitaire annuelle). Art. 260-2 CGI (option TVA des loyers d'une société civile de murs assujettie). Art. 200 A CGI (PFU 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'IR + 18,6 % de PS depuis la LFSS 2026, loi 2025-1403 du 30/12/2025). Art. L. 131-6 CSS (cotisations TNS sur la fraction de dividendes excédant 10 % du capital, des primes et du compte courant ; base CNAVPL et complémentaire CIPAV pour l'architecte, décret 2018-1048).

  • CGI — apport-cession et transmission

    Art. 150-0 B ter CGI (apport-cession, report d'imposition ; durcissement LF 2026, loi 2026-103 du 19/02/2026 : remploi d'au moins 70 % sous 3 ans, conservation 5 ans, pour les apports/cessions à compter du 21 février 2026). Art. 787 B CGI (pacte Dutreil, exonération de 75 %). Doctrine : BOI-RPPM-PVBMI-30-10-60. TVA des prestations d'architecture au taux normal de 20 % : BOI-TVA-LIQ-20-20 (l'art. 261-4-1 ne s'applique pas).

  • Jurisprudence

    Cass. 2e civ. 19 octobre 2023 n° 21-20.366 (dividendes d'une SEL remontés à une SPFPL contrôlée par le professionnel et cotisations TNS sur la fraction excédant 10 % : l'interposition de la holding ne fait pas écran ; solution rendue à propos d'un libéral exerçant en SEL, transposable à l'architecte ; la Cour n'a pas supprimé le seuil de 10 %). Une réponse ministérielle de 2025 en a circonscrit la portée aux montages unipersonnels, sans lier l'Urssaf ni le juge. CE 8 avril 2025 n° 492154 (rémunération technique des associés de SEL imposée en BNC, fin de l'abattement forfaitaire de 10 %).

Avertissement

Information éducative — pas un conseil personnalisé.

Ce guide est rédigé à titre informatif par Hagnéré Patrimoine, cabinet de conseil en gestion de patrimoine enregistré ORIAS sous le n° 23002291 (CIF · COA · COBSP, adhérent CNCEF Patrimoine, cabinet basé à Bassens). Il ne constitue ni un conseil personnalisé, ni une recommandation d'investissement au sens de l'article L. 533-13 du Code monétaire et financier. La création d'une SPFPL d'architectes et tout montage à effet de levier, d'apport-cession ou de transmission doivent faire l'objet d'une étude individualisée préalable, validée avec votre expert-comptable, l'Ordre des architectes et, le cas échéant, un avocat fiscaliste. Les chiffres et taux cités sont à jour au 16 juin 2026 mais peuvent évoluer (LF/LFSS annuelles, doctrine BOFiP, jurisprudence). Certains points sont signalés au conditionnel lorsque le texte ou la doctrine ne tranchent pas encore clairement.

Foire aux questions

Tout sur la SPFPL de l'architecte en 2026 régime mère-fille, détention, levier, cotisations, transmission.

Les questions qu'on nous pose le plus en rendez-vous : à quoi sert une SPFPL d'architectes, comment marche le mère-fille, qui doit détenir le capital, le piège des cotisations, ce qu'on peut y loger, le coût et l'apport-cession. Réponses sourcées et à jour 2026.